L'Edito 03/01/2008 à 01h24

Vive le pétrole à plus de 100 dollars ?


Les prix du pétrole à plus de 100 dollars ? Mais c’est une très bonne nouvelle, entend-on ici ou là.

Pensez, expliquent ceux qui défendent ce paradoxe : le pétrole cher, c’est le début de la fin d’un produit qui mine notre environnement. C’est une incitation puissante à changer ses habitudes de consommation ; à économiser l’énergie ; à investir dans le solaire, l’éolien, la biomasse, l’hydrogène ; à transporter les marchandises par rail plutôt que par camion ; à construire des pistes cyclables... C’est la seule façon de mettre un coup d’arrêt au réchauffement suicidaire de la planète, et de contenir la montée des océans : la flambée des prix réussira là où les hommes ont échoué. Pour sauver l’environnement, ces derniers n’ont-ils pas enchaîné en vain, depuis plus de 30 ans, conférence sur conférence, sans aucun résultat tangible ? Le pétrole cher, c’est l’occasion de refaire le monde !

Ceux qui se réjouissent ainsi n’ont peut-être pas tort, dans une vision rêvée de notre vie à long terme. Mais gare à ne pas être trop béat ! La réalité est, pour l’instant, loin de correspondre à leur raisonnement.

D’abord, les industriels ne réagissent pas toujours à la flambée des prix comme on pourrait le souhaiter. Plutôt que de mettre le cap vers des énergies nouvelles, les groupes pétroliers mettent les bouchées doubles pour forer, toujours plus loin, toujours plus profond, toujours plus sale. Total vient ainsi d’annoncer des investissements d’un milliard d’euros par an dans les sables bitumineux canadiens, dont l’exploitation est, selon les organisations écologistes, très polluante. « Le groupe ne fait quasiment rien en matière d’énergies propres au regard de ses moyens financiers phénoménaux. Cette stratégie est lamentable ! “ , déplorent les Amis de la terre.

Ensuite, très concrètement, la cherté du pétrole a des conséquences dramatiques pour les ménages les plus vulnérables. En France, les pêcheurs ne sont pas les seuls concernés. Le sont tous ceux qui se chauffent au fuel ou au gaz, tous ceux qui, en zone rurale notamment, ne peuvent pas se passer de voiture. Pour les familles pauvres, la hausse des prix du pétrole est un cauchemar. L’Etat doit intervenir pour les aider à s’y adapter. Pas forcément en baissant les taxes sur le fuel ou l’essence. Le gouvernement peut aussi aider au financement de l’isolement des maisons, à l’achat de véhicules qui consomment peu, à l’équipement de chauffe-eau solaires...

Dans le domaine de l’environnement, comme ailleurs, il n’existe pas de ‘ main invisible’ qui résoudrait, par la simple magie de l’évolution d’un prix, tous les problèmes. Les cours du pétrole, assurent les experts, vont continuer à grimper. Avant de pouvoir crier ‘ vive le pétrole cher’ , il faut s’assurer que les gouvernements s’engagent à accompagner, en y mettant les moyens, ce changement d’ère.
Pascal Riché


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  • acpiknik
    acpiknik
    CoNsTrUcT ! f .|
    • Posté à 02h28 le 03/01/2008
    • Internaute 24300
      CoNsTrUcT ! f .|

    En effet le pétrole cher va nous aider à évoluer mais il faut qd même se rendre compte de ce qu’est le pétrole ! Le clavier sur lequel je tape, la carroserie de mon écran ou de l’UC de mon PC, les trois quart des matériaux qui nous entourent ne sont que des dérivés du pétrole. Le plus de pétrole n’est pas seulement une révolution énergétique et c’est en celà que nous nous voyons pas vivre sans cette matière première.

    Adrien

    PS : Mais il va falloir y parvenir ! ;)

    • virginie78
      virginie78 répond à acpiknik
      Éteignez votre TV et apprenez à (...)
      • Posté à 06h25 le 03/01/2008
      • Internaute 25883
        Éteignez votre TV et apprenez à (...)

      Comme beaucoup de Français, j’habite en HLM. je n’ai donc aucune maitrise sur le chauffage par exemple. Alors que parfois il peut être excessif comme cette nuit .
      Moi la nuit, mon chat et une bonne couverture en laine me suffisent. mais ce n’est pas moi qui décide !

    • pablico
      pablico répond à acpiknik
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 13h55 le 03/01/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      depuis que j’ai lu :

      Lien

      je me demande vraiment si l’on est pas au cœur d’un grand délire collectif, et qu’on est en train de crier avec les loups.
      En effet on nous présente des thèses, mais jamais l’anti-thèses dans notre brave presse.
      Dans cet article tout les bases (nos idées toutes faites) sont analysées et sont remises en cause.
      Ce qui est déstabilisant, et souvant vexant.
      Même si on doit économiser et diversifier l’énergie bien sur.

    • Gib.
      Gib. répond à acpiknik
      • Posté à 15h53 le 03/01/2008
      • Internaute 21396

      *******MON DESSIN DE PRESSE DU JOUR*******

      Lien

      Il va vraiment falloir envisager la suite, il est urgent de trouver d’autres manières de polluer.

    • sarcasm
      sarcasm répond à acpiknik
      célibataire
      • Posté à 21h20 le 03/01/2008
      • Internaute 27017
        célibataire

      « Le pétrole cher va nous aider à évoluer », c’est vrai mais au moins trois facteurs montrent qu’une politique de l’énergie ne saurait s’appuyer uniquement sur la croyance en la capacité d’anticipation par les marchés de la raréfaction des énergies fossiles (et matières premières...) et du dérèglement climatique :

      1) Le charbon, encore abondant et bon marché : sa part dans le mix énergétique mondial a augmenté ces 20 dernières années et de nombreux projets sont dans les tuyaux, avec ou sans technique adaptée de séquestration de carbone... A long terme, le prix de l’électricité produite à base de charbon devrait augmenter du fait des marchés de droit à polluer, mais tous sont loin d’y être déjà soumis, et la visibilité à moyen terme reste nulle (rien après 2012...)

      2) Le risque d’une « bulle verte », déjà annoncée au début de l’année par M.Bell, et qui est en train d’éclater en partie en Allemagne : l’exhubérance des marchés financiers (et il est vrai, la volonté d’affichage des gouvernements) ont conduit à d’énormes investissements sur les biocarburants et le photovoltaïque qui, non seulement sont moins efficaces que les économies d’énergie (c’est le cas pour toutes les énergies renouvelables), mais sont aussi parmi les moins efficaces (à l’heure actuelle) des nouvelles énergies. Seuls des investissements massifs en R&S à moyen-terme permettraient de rendre ces technologies compétitives, mais seuls les pouvoirs publics peuvent encourager les entreprises à s’y consacrer...

      3) La formation : si la demande en énergies renouvelables et en économies d’énergie explose (notamment avec des incitations gouvernementales) sans que l’offre soit structurée et formée pour y répondre, le side effect de la hausse du prix du pétrole sera...de faire augmenter le prix des énergies renouvelables et des travaux d’économies d’énergies !

      En fait le principal problème, c’est que le prix du marché est sensé représenter à l’instant t l’ensemble des anticipations. Or, si l’on peut raisonnablement prévoir un prix très élevé du pétrole pour dans 20 ans, il est impossible d’anticiper son évolution spontannée à 5 ans ou à 50 ans. Les acteurs économiques ne sont donc pas incités à réaliser l’ensemble des investissements qui seraient rentables pour disons un prix du pétrole à 100 dollars et un prix de la tonne de carbone à 20 euros.

      Conclusion : les pouvoirs publics doivent se porter garant du haut prix du pétrole (tout en accompagnant les ménages modestes et les PMZ dans leurs investissements) et de la tonne de carbone à court comme à long terme.

      Par exemple, au lieu de réclammer à corps et à cris le retour de la « TIPP flottante », anesthésiant passager et couteux, la gauche devrait demander l’instauration d’une « TIPP coulante ». Lorsque le prix du pétrole brut baisserait, il serait compensé par une hausse de la fiscalité que maintiendrait son coût réel, et vice-versa !

      • Gabin2012
        Gabin2012 répond à sarcasm
        • Posté à 11h44 le 04/01/2008
        • Internaute 15798

        Bravo, excellent commentaire, étayé et intéressant. ça change de l’article lui-même, et de la plupart des commentaires, franchement stupides.

        Il me semble cela dit que personne n’ose poser une question pourtant sous jacente à tous les débats sur les prix du pétrole ou du gaz : s’il s’avère qu’il faut faire un choix entre le pouvoir d’achat des pauvres d’aujourd’hui et la sauvegarde de l’environnement pour les générations futures (et je vois mal comment on pourrait y couper...), qui va trancher et comment ? Autrement dit, doit-on continuer à considérer l’énergie comme un bien de première nécessité ? (voilà de quoi faire exploser les clivages politiques traditionnels, et nous rappeler à quel point l’URSS fût le pire ennemi de l’environnement)

        Lien

  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 02h52 le 03/01/2008
    • Internaute 3366
      http://www.nouvellesociete.org

    Il faudra bien arrêter enfin la désinformation par les pétrolières. Tôt ou tard, l’éolien et le solaire, mais demain, plutôt le nucléaire que le gaz et le pétrole.

    Lien

    Pierre JC Allard

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 03h39 le 03/01/2008
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    la pollution se raisonne aujourd’hui en émission de CO2, faisant passer le nucléaire en énergie propre, quel paradoxe ! ! !
    il est clair que le pétrole ne polluera plus que quand il n’y en aura plus, mais dans quel état sera la planéte
    il est clair aussi que les compagnies pétroliéres cacheront l’épuisement de leurs réserves jusqu’au dernier moment
    on va payer trés cher un pétrole jusqu’au bout et la planéte n’en tirera aucun profit , l’humanité non plus
    la transition sera brutale et il ne restera plus que le nucléaire pour alimenter le gros de notre consommation d’énergie
    on va trouver face à un autre probléme encore plus grave
    tout le monde n’aura pas les moyens de faire du nucléaire « propre “ et les réserves d’uranium s’épuiseront rapidement aussi
    on se chauffera au bois , pour combien de temps ?
    la pollution au CO2 sera un doux souvenir

    je ne sais pas ou on va mais on y va

  • Jerem59-
    • Posté à 04h38 le 03/01/2008
    • Internaute 26909

    c’est vrai que pour l’instant les faits ne suivent pas leur raisonnement mais pour combien de temps ?

    Que total investisse encore plus il n’en tombera que de plus haut car pour extraire le pétrole des sables bitumeux il faut une quantité considérable de gaz.
    Or dans peu de temps il faudra choisir :
    ou les canadiens se chauffent
    ou il vendent leur gaz aux américains pour leurs besoins sans cesse croissants
    ou il l’utilise pour extraire du pétrole

    mais satisfaire tout le monde ne sera pas possible...

    • JeanCardinal
      JeanCardinal répond à Jerem59-
      • Posté à 20h15 le 03/01/2008
      • Internaute 25139

      Oh, mais c’est qu’ils ont plein d’idées les pétroliers. Et pourquoi pas injecter du CO2 dans les puits. Comme ça on vend du pétrole et en même temps des permis de rejetter du CO2. N’est-ce pas magnifique ?

  • PonG
    PonG
    rationaliste fondamentaliste à (...)
    • Posté à 06h29 le 03/01/2008
    • Internaute 14407
      rationaliste fondamentaliste à (...)

    Quintuplement du prix du baril en 8 ans. C’est tout de même faramineux.

    Et dans la série « Les économistes sont des gens qui sauront vous expliquer demain pourquoi ce qu’ils ont prévu hier ne s’est pas produit aujourd’hui », je serai très curieux de savoir :

    1) si l’un d’eux avait anticipé le phénomène à ce niveau (je dis bien « à ce niveau »),
    2) quelles conséquence ils auraient annoncées dans un tel scénario (je pense à ceux qui nous disent que c’est pas bien grave et que, ben en gros, « ça roule »).

    Si qqun a des billes là dessus, je suis vraiment preneur.

    • nipivime
      nipivime répond à PonG
       ; -
      • Posté à 07h18 le 03/01/2008
      • Internaute 503
         ; -

      - hm... « quintuplement du prix du baril en 5 ans »... c’est surtout qu’il était au plus bas à l’époque... disons « niveau de prix jusqu’ici connnu uniquement en phase de crise aigue »

      Quelques remarques qui ne sont pas réponses à PonG :
      - en défense « light » des économistes : un papier de Artus et Kaabi, de 2005 je crois, était intitulé quelque chose comme « le pétrole dans 10 ans, un baril à 380 dollars » (trouvable sur le net, sans aucun doute). A l’époque, toute la communauté d’économistes avait moqué le provocateur et tancé le poète. Juste pour dire qu’il faut pas généralisé.
      - on apprend aux économistes, quand ils commencent leur métier, à répondre qu’ils peuvent donner, comme prévision, « a date or a rate », (en anglais dans le texte, donc « une date ou un niveau »), mais jamais les deux à la fois.
      - les économistes sont rarement outillés pour anticiper un monde qui diffère plus que légèrement du monde actuel. Notamment parce que leurs techniques d’analyse s’appuient trop souvent sur des séries temporelles qui ne peuvent que bouger par petites étapes. Et aussi parce que, comme on dit, il vaut mieux se tromper avec tout le monde qu’avoir raison tout seul. Et aussi parce que leurs oeillères sont grandes : -).
      - ce pétrole en hausse est cause (et également, d’ailleurs, conséquence) de modifications internationales qui vont bien plus loin que l’analyse traditionnelle des économistes... il faudrait convoquer la géopolitique (qui sont les pays en position de force), l’histoire longue (comment penser le monde dans un rapport « Nord/Sud » renouvelé), la géologie (ou est le pic de Hubert ?), la technologie (on fait comment, pour le plastique ?), les sciences de l’environnement bien sûr, la sociologie (ne plus prendre l’avion ?)...
      On n’a pas fini de s’en poser, des questions, sur le monde qui vient.
      N :)

      • rigas
        rigas répond à nipivime
        sociologue
        • Posté à 11h55 le 03/01/2008
        • Internaute 1087
          sociologue

        merci nipivime pour la référence

        j’avais lu cet article fascinant dans Libé et ne me souvenait plus du nom de ces deux économistes qui prévoyaient le pétrole à 380 dollars dans dix ans. Le papier n’est plus sur Libé (2005). Mais un blog y fait référence ici.
        Lien

      • asozial
        asozial répond à nipivime
        Bobo reprazent - aus Berlin.
        • Posté à 13h07 le 03/01/2008
        • Internaute 2273
          Bobo reprazent - aus Berlin.

        quoi ? les économistes devraient prendre la complexe réalité en compte, et pas juste justifier l’idéologie libérale-capitaliste ?

         
        • nipivime
          nipivime répond à asozial
           ; -
          • Posté à 15h03 le 03/01/2008
          • Internaute 503
             ; -

          Les économistes sont, hélas, des humains comme les autres.

          Certains, certes, ont choisi d’être prêtres aveugles de la Grande Religion Boursière. D’autres, rares, aiment à essayer de comprendre ce qui se passe dans le monde, en vivant en ascètes sur l’Aventin et en gardant leur pureté originelle de citoyen incorruptible. La plupart naviguent quelque part entre les deux extrêmes.

          Ainsi que tout un chacun, d’ailleurs.

          Comme disent les Fatals Picards, « que le communiste sans livret A me jette la première pierre »
          N :)

          • asozial
            asozial répond à nipivime
            Bobo reprazent - aus Berlin.
            • Posté à 20h53 le 03/01/2008
            • Internaute 2273
              Bobo reprazent - aus Berlin.

            je n’ai pas livret A mais je ne suis pas communiste, t’as de la chance ! ;)

        2 autres commentaires
      • dijaca
        dijaca répond à nipivime
        • Posté à 15h45 le 03/01/2008
        • Internaute 23338

        les prévisions sont par définition des spéculations, qui peuvent tomber juste ou pas, mais ce que je comprends c’est qu’on a mis plus de 30 ans à assoir un mode de vie axée sur la consommation, et qui est totalement remis en question aujourd’hui. si l’on remplace le pétrole par les bioethanols, cela ne se fera-til pas au détriment des besoins alimentaires nécessaires aux peuples, car l’utilisation des céréales, betteraves, maïs, nécessaires à la fabrication du bioethanol je crois je ne suis pas une connaisseuse, vont par définition suivre le même process que le pétrole, devenir de plus en plus cher, spéculation à la hausse des fabricants, et surtout des intermédiaires, des boursicoteurs, etc.... cerle vraiment vicieux......

      • PonG
        PonG répond à nipivime
        rationaliste fondamentaliste à (...)
        • Posté à 14h27 le 05/01/2008
        • Internaute 14407
          rationaliste fondamentaliste à (...)

        Merci à nipivime pour ces eclaircissements instructifs.
        En gros si je comprends bien, vous m’expliquez qu’en économie, les modèles mathématiques tiennent la route (ce qui en soit vaudrait déjà une discussion) mais que leur domaine de validité est très restreint. Sauf erreur de ma part, cela signifie qu’ils sont grossiers. Vous évoquez la complexité de la réalité qu’ils tentent de modéliser et je suis bien d’accord avec vous. Je dirais même qu’elle est probablement très supérieure à celle du climat de notre planète par exemple. Or on sait la difficulté à modéliser cette question et on sait surtout la prudence qu’elle impose aux climatologues quant à la fiabilité de leurs prévisions.

        Si l’on ajoute à cela le conformisme que vous évoquez, tout cela va dans le sens de ma remarque initiale un peu ironique. Il ne s’agissait pas de nier toute crédibilité aux économistes et moins encore à l’économie mais juste de regretter que leurs discours - ou la façon dont on les présente et les utilise ! - ne prenne quasiment pas en compte l’extrême restriction de leur domaine de validité et leurs incertitudes.

        Il est vrai que si on le faisait de manière rigoureuse, le reliquat d’information fiable et utile à la prise de décision opérationnelle serait dans la très grande majorité des cas très faible (vous me direz si je me trompe).

        Cordialement

    • viva-musica
      viva-musica répond à PonG
      viva-musica.blogspot.com
      • Posté à 13h27 le 03/01/2008
      • Internaute 26956
        viva-musica.blogspot.com

      La bonne nouvelle, c’est avec un dollar faible, on ressent moins la hausse du pétrole. Les mauvaises nouvelles par contre, la baisse du dollar pénalise l’ensemble de l’économie mondiale (à commencé par la Chine) et le pétrole continuera de monter (augmentation des besoins et manque de matière première)

      Dans l’idéal, ont renouvelerait nos sources d’énergie, mais quelle difficulté pour un particulier d’avoir un chauffe eau solaire ou même mieux, des panneaux produisant de l’électricité pouvant être revendu à EDF. (Pourtant, des toits au soleil, ça ne manquent pas en France)

    • Jerem59-
      Jerem59- répond à PonG
      • Posté à 18h19 le 03/01/2008
      • Internaute 26909

      Ce n’est pas du coté des économistes qu’il faut regarder pour trouver les pronostiques « a ce niveau » les plus anciens c’est plutôt les géologues tel hubbert et sont pic.(Lien) ou encore du coté des « clubs de réflexions » tel le club de Rome et sont rapport meadows (Lien)

    • robindesfoix
      robindesfoix répond à PonG
      cherche une issue
      • Posté à 22h09 le 03/01/2008
      • Internaute 26023
        cherche une issue

      si les economistes étaient payés sur l’exactitude de leurs prévisions 90% D’entre eux seraient RMISTE

  • alonzanfan
    • Posté à 07h00 le 03/01/2008
    • Internaute 24871

    dans tout les cas tout est tracé,ferions nous l’effort de ne plus prendre la voiture ,de moins consommer,de ne plus utiliser l’electricité ect..je pense que non, donc sans etre un expert il n’ent pas difficile d’immaginer un futur avec le petrole de + en + cher et la monté en force du nucéaire ,de plus tout les problemes engendrés par l’energie ce resoudrons « au pied du mur“comme le probleme du rechauffement de la planete....

  • re-belle
    re-belle
    mère au foyer
    • Posté à 07h02 le 03/01/2008
    • Internaute 24966
      mère au foyer

    j’échangerais bien ma titine contre un attelage avec foin sans OGM ! ! ! ...mon garage sera rénové en box pour cheval de trait ! ! ! ...

  • sinclair
    • Posté à 07h48 le 03/01/2008
    • Internaute 2580

    A qui profite ce prix élevé ? :
    -Aux compagnies pétrolières
    -Aux producteurs
    -A l’état

    Peut on se passer du pétrole a moyen terme ? Non ! le remplacement sera nécessairement long et difficile.

    En attendant des perspectives éloignées et riantes de pollution zéro et d’énergie renouvelable, on ne peut se passer du pétrole pour simplement vivre et travailler. Il ne s’agit pas d’un bien de confort comme le téléphone portable dont on peut se passer (si si on peut) ni d’un bien apportant du plaisir comme la cigarette dont on peut aussi se passer. Non le pétrole est une question de survie de notre société.

    La seule alternative a moyen terme capable de le remplacer en partie est l’énergie nucléaire. On tomberait de charybde en scylla, bien que l’on veuille nous faire croire le contraire. Gardez a l’esprit Tchernobyl et three mile island

    En attendant ce prix élevé est le résultat d’une spéculation le prix montera tant que l’on pourra le payer et alimenter la spéculation. Les compagnies pétrolières n’ont aucun intérêt à changer quoi que ce soit, l’état non plus d’ailleurs.

    Ne rêvons nous sommes ceux qui vont payer la facture. Et ceux qui gagnent le moins seront les plus touchés.

    Quant a l’intervention de l’état je n’y crois guère. Il n’en a pas ou plus les moyens et n’a plus de capacité incitative a l’innovation vis a vis des multinationales qui ont souvent un budget comparable ou supérieur aux états. Ces holding ont l’œil rivé sur les bénéfices et pour l’instant tout va bien. Leur politique est a court terme et la planète ne fait pas partie de leur préoccupation tant que cela n’augmente pas leur bénéfice.

    Chez Suez GDF par exemple bien que GDF ne soit pas totalement nationalisée la préoccupation est d’augmenter le prix du gaz pour l’instant 4% le reste après les municipales. L’autre préoccupation est de mettre en adéquation le salaire du PDG de GDF 300 000€ avec celui du PDG de Suez 2,9 millions (voir le canard enchainé) et croyez le ou non mais ce n’est pas pour diminuer celui de Suez

    • nipivime
      nipivime répond à sinclair
       ; -
      • Posté à 15h17 le 03/01/2008
      • Internaute 503
         ; -

      Euh... « a qui profite... » ? Mais ce n’est personne qui fixe le prix, c’est d’ailleurs un des grands problèmes de la chose. Même l’OPEP, qui fut longtemps un cartel (et donc le contrexemple du prix de marché) n’a plus de prise sur le marché actuel du pétrole.

      Quant à savoir qui y gagne, c’est toujours compliqué. il faut, aux producteurs, rajouter les pays eux-mêmes. Quoique l’on sait qu’un prix du pétrole élevé n’est pas forcément synonyme de bien être, ce qu’on appelle « Maladie Hollandaise » : une ressource abondante et très chère se traduit par une perte de compétitivité pour tout le reste de l’économie, dans le pays producteur qui, le jour où les prix baissent, se retrouve fort démuni (sans parler des phénomènes de corruption ou de mauvaises gouvernance qui, souvent, arrivent avec la possession d’une « rente »).
      Mais admettons qu’ils y gagnent.
      Faut y rajouter tous ceux qui produisent des choses dont les prix augmentent avec le pétrole (souvent, l’ensemble des matières premières).
      Et donc, si ceux qui exportent du pétrole importent, par exemple, du Cuivre ou des matières premières agricoles, leur « gain“’ est réduit d’autant.

      D’accord, faudrait s’entendre sur ce que veut dire ‘y gagner’...

      L’Etat... c’est moins sûr. En France ? Il y gagne à court terme, avec la TIPP. Mais lui aussi a des dépenses en pétrole (il faut les faire tourner, les Rafales...). Et puis il subventionne, d’une manière ou d’une autre, les perdants (très vite, comme les marins pêcheurs, ou plus lentement, puisqu’il devra bien compenser d’une manière ou d’une autre les pertes de revenus des ménages ou s’attendre à avoir moins de recettes fiscales).

      Pour l’intervention de l’Etat et l’exemple GDF, je suis assez d’accord avec sinclair. D’où la question suivante : qui est, vraiment, prêt à renoncer à tout ce que signifie une économie boursière ?

      N :)

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 08h30 le 03/01/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Vive le gaz cher ! ! ! !
    Vive le lait cher ! ! !
    Vive le poisson cher ! ! !
    Vive la vie chère ! ! !

    Plus pour moins de riches !
    Moins pour plus de pauvres !

    Lien

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 22h50 le 03/01/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    LA REVANCHE DE LA NATURE

    Le problème n’est pas l’utilisation de la matière première qu’est le pétrole, mais sa sur-utilisation. À des fins de profits insatiables pour certains, pour la satisfaction de quelques envies aussi gloutonnes et destructrices qu’égoïstes et inutiles pour la grande masse des privilégiés.

    À qui profitent ces prix élevés ? se demande-t-on plus haut. Et qui va encore payer ? Mais payer quoi si le produit pétrolier disparaît ? Et avec quoi quand ils auront asséché nos porte-monnaie aussi sûrement que leurs foutus puits ? En vérité, leur machine insensée est en train de s’enrayer grave et ils le savent.

    Bien sûr que la grande crise énergétique qui s’annonce provoquera des dégâts dans toutes les couches de la population. Bien sûr qu’elle conduira à des fuites en avant suicidaires vers d’autres sources d’énergie et de gains. Mais les compagnies pétrolières peuvent toujours se jeter à corps perdus ans dans leurs forages déments. Il y a fort à parier qu’ils vont se retrouver un beau jour le nez dans la tourbe comme les chercheurs d’or délirants de la conquête de l’Ouest. Les shadoks aussi pompaient.

    Car la Nature est en passe de donner un coup de poing sur la table. De prendre sa revanche à notre détriment. En nous privant d’une manne que nous avons gaspillée, elle va nous contraindre à en rabattre sur notre ambition et notre arrogance. Elle finira par réussir ce que nous avons été incapables de faire : nous raisonner et ne pas péter plus haut que nous avions le cul.

    Il est très bien l’article de Pascal Riché, mais je ne partage pas son espoir final. « Avant de pouvoir crier “vive le pétrole cher”, il faut s’assurer que les gouvernements s’engagent à accompagner, en y mettant les moyens, ce changement d’ère. »

    Allons voyons, c’est l’inverse qui est en train de se produire. Effarés devant le sable qui se dérobe sous nos pieds, nous portons à notre tête les plus hallucinés d’entre nous. Non, c’est bien la Nature qui va avoir le dernier mot. Avec hélas les inévitables dégâts collatéraux qui en découleront. Mais aussi j’espère, le secours de ces « résistants » providentiels que les grandes crises font souvent apparaître.

    Pour ma part, j’attends et espère désormais ce moment incontournable avec impatience et calme.

  • D.Benchenouf
    • Posté à 09h15 le 03/01/2008
    • Internaute 26083

    Il serait interessant d’avoir des explications vulgarisées sur les augmentations progressives des prix du baril au cours de ces dernieres années. A quoi cela est-il dû ? Les facteurs exogènes qui ont entraîné ces hausses successives sont-ils des effets pervers, ou bien ont-ils été provoqués délibérément pour aboutir précisément à cette situation ? Si c’est la cas, qui les a provoqués ? Qui a vraiment profité de ces augmentations ?
    Il serait interessant de savoir dans quelle part le profit a été réparti, pour les pays producteurs et pour les Compagnies. L’on se rendrait peut être compte que ces Grosses Compagnies sont devenues plus riches que la majorité des pays de la planète. Et l’on pourrait découvrir, dans la foulée, que ces Entités d’argent ont barre sur la Maison Blanche dont ils tirent les ficelles. Il est tout aussi interessant de constater que ces augmentations viennent à point nommé pour juguler l’expansionnisme économique chinois, dont le principal handicap est le coût énergetique de production. Avec un baril à 50 dollars les Chinois pourraient, à moyen terme, provoquer un bouleversement des rapports internationaux et menacer directement les grosses industries occidentales, surtout américaines et celles de l’automobile notamment. Le soudain interet des Amricains pour le Sahel africain, au pretexte de la lutte contre le terrorisme international, ne procède pas-t-il d’une stratégie américaine de barrer la route à la volonté chinoise d’initier une politique énergétique dans ce continent ? Les autres régions pétrolifères et gazières du monde, hormis celles de la Russie, étant déjà sous influence américaine. Mais il serait utile, je crois, que des journalistes spécialisés entreprennent de traiter ces questions dans le fond, dans un langage accessible, pour nous permettre de comprendre les vrais enjeux de cette question. Nous pourrions découvrir que pour ceux qui dirigent le monde, ceux dont le commun des mortels n’a pas la moindre connaissance, ont pour la pauvre humanité que nous sommes, la même perception que celle que les gros prédateurs de la jungle ont pour un troupeau de gnous.
    D.BENCHENOUF

  • lisbeth
    • Posté à 09h27 le 03/01/2008
    • Internaute 26919

    Je trouve que Total a bon dos : cette entreprise a du fric : haro sur le baudet ! Je connais un peu, et je sais qu’ils font plus de choses qu’on ne pense pour le développement durable, mais ils sont discrets et personne ne va demander des infos. C’est plus facile de critiquer et de réclamer des compensations, des amendes etc.

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à lisbeth
      yetiblog.org
      • Posté à 09h33 le 03/01/2008
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      « Je trouve que Total a bon dos... »

      C’est une blague ?

      • galaad94
        galaad94 répond à Le Yéti
        Paris
        • Posté à 18h24 le 03/01/2008
        • Internaute 20204
          Paris

        Moi j’aime bien Total... Ils vendent partout dans le monde... mais ils payent leurs impots en France.

        C’est mieu que Exxon (ou autres) qui vend partout dans le monde mais paye ces impots aux US.

  • herisson83bis
    herisson83bis
    conseiller prud'homme
    • Posté à 09h39 le 03/01/2008
    • Internaute 9790
      conseiller prud'homme

    Le plus consternant n’est pas cette hausse du pétrole, c’est le pourquoi de cette hausse provoquée par des spéculateurs qui retardent ou font « tourner » leurs stocks en attendant l’augmentation par la pénurie qu’ils provoquent...
    Plus grave est la recrudescence des centrales au charbon qui aggravent encore plus la pollution...

  • actimem
    • Posté à 09h52 le 03/01/2008
    • Internaute 26918

    En effet ce « record » est plus dû à la spéculation. Sachez que les pays producteurs du pétrole le vendent moins cher que l’eau. Tellement moins cher que les Etats (dits riches) sont obligés de taxer lourdement pour avoir un niveau marché raisonnable.

    On peut en vouloir aux pays producteurs mais le seul péché de ces derniers est d’avoir accepté leur soumission aux diktats des pays riches (du monde libre dira l’autre !).

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 09h51 le 03/01/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Les gouvernements, à commencer par le notre , veulent en profiter pour relancer les centrales nucleaires ..
    Parce que c’est ecologique ,ca fait partie du Grenelle de l’environnement , la construction de ligne de TGV nucleaire qui roulent a 400 Km/h maintenant , sous pretexte que ca ne rechauffe pas la planete , au depart ..

    « Il est assurément dommage que la société humaine rencontre de si brûlants problèmes au moment où il est devenu matériellement impossible de faire entendre la moindre objection au discours marchand »

    Guy Debord, toujours ..

  • STEFFEN Louis
    STEFFEN Louis
    ancien enseignant réformateur
    • Posté à 09h53 le 03/01/2008
    • Expert 25070
      ancien enseignant réformateur

    Ce ne sera pas facile, le changement ne se fera pas automatiquement, il y aura des résistances et des tentatives de récupération de toutes sortes. Tout le monde s’accorde sur ce point. Mais la hausse est inévitable, la rareté aussi et les plus récalcitrants seront bien obligés d’abandonner leur amour sacré de la bagnole, d’investir pour isoler leurs maisons au lieu de dépenser des sommes considérables pour la déco et l’embellissement de leur « sam suffit », ou pour aller se faire dorer en Tunisie ou aux Maldives. Il faudra choisir entre l’utile et le gadget, la cohabitation avec les autres dans les transports en commun ou l’individualisme forcené de la voiture personnelle. Quant aux gens modestes et aux ruraux, qu’ils organisent leur combat au lieu de gémir et de rester passifs. Qu’ils adhèrent aux syndicats et aux orgnisations de consommateurs au lieu de dormir devant TF1 ou d’aller à la pêche. Les arguments misérabilistes de la fausse compassion ont trop servi.

  • charlotte cordier
    • Posté à 09h54 le 03/01/2008
    • Internaute 14287

    Ce sont certainement des lendemains tres difficiles qui nous attendent
    toutes les matiéres premières sont en ce moment entrain d’ augmenter de façon exponentielle , en particulier tout ce qui rentre dans la composition des nouvelles technologies , solaire , communications etc
    il ne faut pas se leurrer notre système économique est voué à la décroissance dans les années à venir ,
    je crois que beaucoup n’ont pas encore réalisé cela , rien qu’ a voir la précipitation des acheteurs de grosses voitures polluantes et grosses consommatrices de carburants au mois de décembre
    cela se fera dans la douleur , voir dans le combat pour obtenir les dernières ressources de cette pauvre terre que nous avons bien mis a mal en peu de temps

    • Yzokrass
      • Posté à 10h50 le 03/01/2008
      • Internaute 24438

      Je pense aussi que nous allons vers la décroissance mais elle sera subie alors que nous pourrions déjà l’organiser en ce moment.
      Mais pour cela, il faut des états forts qui puissent dicter les règles face aux multinationales.
      C’est malheureusement l’inverse qui est en train de se produire avec des gouvernements qui donnent toutes libertés aux entreprises de chercher toujours à produire plus, à vendre plus.
      Tant que l’intérêt collectif ne primera pas sur les intérêts individuels, tant que l’argent sera la valeur essentielle au détriment de toutes les valeurs humanistes, nous continuerons à foncer dans le mur.
      Mais la décroissance ne sera possible qu’avec une vraie prise de conscience des populations et leur acceptation des changements de modes de vie qu’elle implique.
      En attendant, le pétrole à 100 dollars n’est certainement pas encore assez cher pour stopper tous les échanges internationaux de marchandises et mettre un coup de frein à la mondialisation.

  • graphos
    graphos
    randonneur
    • Posté à 09h55 le 03/01/2008
    • Internaute 25785
      randonneur

    vive le petrole cher ! ! ! !
    ainsi nous ne prendrons et n’acheterons plus de voiture.
    Renault, Peugeot et les autre pourront mettre la clé sous la porte les chomeurs on connait ça.
    Nous pourrons retourner à l’age de pierre la pollution sera à son niveau le plus bas, le réchauffement climatique sera stoppé il pourra meme y avoir une nouvelle ere glaciaire.
    alors on rasera les forets pour se chauffer provocant ainsi une nouvelle pollution ! ! !

  • guitouni
    • Posté à 10h42 le 03/01/2008
    • Internaute 26805

    Je trouve assez triste la pauvreté des commentaires. Tout le monde est d’accord qu’il y a un probleme, il faut moins polluer, moins consommer, etc...

    Mais qui est prêt à faire des efforts dans ce sens et comment ?

    L’orgie consumériste de Noel a-t-elle été moins forte cette année ? Bien sur que non !

    Moins de touristes partiront-ils en avion en tunisie ou en république dominicaine cet été ? Je n’en ai pas l’impression !

    Les gens renonceront-ils à partir en WE avec leur voiture ? Idem.
    Bien sur quelques parisiens seront bien contents de rappeler fièrement qu’ils n’ont pas de voiture (alors que c’est le simple bon sens de ne pas avoir de voiture à Paris) mais cela ne changera rien.

    Par exemple, au dernier contributeur, qui se surnomme « randonneur ».

    Comment vas-tu les faire tes randonnées ? En vélo ? En voiture solaire ?

    • Yzokrass
      Yzokrass répond à guitouni
      • Posté à 14h57 le 03/01/2008
      • Internaute 24438

      Tu as raison Guitourni et il me semble que la première mesure à mettre en oeuvre serait de consommer intelligemment en privilégiant des produits de qualité au détriment de l’avalanche de produits « merdiques » qui nous vient de l’autre bout de la planète.
      Cela limiterait déjà considérablement le nombre de porte-conteneurs qui sillonnent les mers dans tous les sens.
      Ces produits étant par ailleurs plus fiables, ils ne nécessitent pas d’être remplacés aussi souvent.
      Sur le plan de l’alimentation, il est possible de privilégier les produits locaux et de saison. Là aussi, on pourrait facilement gagner un grand nombre de transports maritimes et routiers.
      Pour les WE en voiture, je pense qu’avec un litre d’essence à 1.5 ou 2 euros, on va commencer à réfléchir avant de partir.
      Des choix sont possibles quotidiennement dans notre consommation et c’est à nous de les faire.
      Malheureusement, nos gouvernants entretiennent l’illusion que la croissance est éternelle, sans limite et la population semble avoir besoin d’y croire.
      Le salut viendra de la prise conscience de chacun d’entre nous mais là, je suis un peu pessimiste.

    • galaad94
      galaad94 répond à guitouni
      Paris
      • Posté à 18h40 le 03/01/2008
      • Internaute 20204
        Paris

      Je suis tout a fait d’accord... c’est facile de dire que tout qui est fait est nul... sans proposer quoi que ce soit.

      Pour ma part je pense que le petrole cher reste la seule solution dans notre société « de marché » pour faire changer les choses.

      La preuvent : l’ensemble des constructeurs de voiture ne pense qu’a reduire la consomation (et ils reussissent comparez les conso actuelle et celle d’il y a 10ans) et à trouver de nouvelles sources d’energie. C’est également vrai pour les autres industries qui toutes cherchent à faire des économies d’energie (industrie, avion, construction, etc.)

      Bien sur ca ne va pas assez vite... mais quand même beaucoup plus vite que lorsque le petrole était a 20$.

      C’est un fait... Et ca ne suffit pas. Alors les états et la politique commence à prendre le pâs. Regardez l’importance de l’écologie cette année en comparaison d’il y a 10ans (Al Gore, Hulot, même les chinois et Sarko...). Je ne dis pas qu’ils sont de bonne fois, mais c’est un fait : ils influent (et les medias les relayent) les populations (ou l’inverse...).

      Bref vive le petrole cher ! Même si ca ne m’arrange pas : j’habite en banlieu parisienne et je n’ai pas d’autre solution pour aller travailler que prendre une voiture... que j’ai changé pour la plus petite possible. Snif.

      • robindesfoix
        robindesfoix répond à galaad94
        cherche une issue
        • Posté à 20h17 le 03/01/2008
        • Internaute 26023
          cherche une issue

        reveille toi le petrole cher ne fera pas baisser la pollution mais grossir certains portefeuilles
        si tous les constructeur faisait jeudi une voiture qui consomme 1 litre de carburant vendredi on te vendrait le litre a 15 euros
        on parle de pénurie depuis trente ans ça fait bien rire les pétroliers,mais puisqu’on leur dis qu’on va manquer de pétrole et bien augmentons le petrole
        si demain tout le monde respectait le code de la route
        tu crois que le gouvernement renoncerais a la mane des
        amendes.
        l’écologie sera le prochain pretexte pour imposer de nouvelle taxe et celui qui gueulera sera en plus montré du doigt ,regardez ce salaud qui ne pense qu’a sa gueule et toute la bonne masse populaire le tondra
        sur la place publique sous le regard bienveillant de celui qui les a pris pour ce qu’ils sont.
        notre cher president c’est fait elire sur le meme principe ,c’est la faute des immigres, des assistés
        des profiteurs,et bien sur les endormis l’ont élus
        reveilles toi ! ! ! ! toute les mesures que l’on nous
        bassines et les catastrophes que l’on nous annonce
        non qu’un seul et ultime but TE TONDRE ! ! ! !

  • Peureux anonyme
    • Posté à 11h23 le 03/01/2008
    • Internaute 24415

    Il me semble que, en 1980, lors de la révolution islamique en Iran, le cours du pétrole avait atteint 40$ le baril, ce qui, en monnaie constante, doit être plus que nos 68€ actuels.

    Le problème posé, à terme, reste le transport individuel.

    Pour l’énergie « fixe » (logements, bureaux...), les centrales nucléaires, et les sur générateurs type super phénix satisferont les besoins avec une disponibilité bien plus réelle, plus sure et moins polluante que les autres sources d’énergie. Le bienvenu réchauffement climatique nous aidera à réduire nos besoins de chauffage.

    Par contre dans les transports, hors le train, le métro, les trams et trolley bus, il risque ne rester que le vélo et le cheval. L’avenir appartiendrait donc aux citadins. Plutôt que d’isoler des pavillons de banlieue ou des maisons à la campagne qui risquent d’être désertés faute de transports, ne vaudrait il pas mieux construire de grandes tours d’habitation à proximité de stations de métro ? Les ruraux auront un peu de carburant de synthèse pour l’agriculture. Pour le reste, ils n’auront qu’à marcher à pied ou à cheval. On ne peut prétendre vivre à la campagne et bénéficier des avantages de la ville.

    • MarcDS
      MarcDS répond à Peureux anonyme
      • Posté à 12h38 le 03/01/2008
      • Internaute 815

      Que faut-il pour faire comprendre aux supporters du nucléaire que la promotion de cette technologie sert uniquement les intérêts de ceux qui profitent à fond du système actuel, ceux qui ne veulent surtout pas entendre parler d’économies d’énergie ni de quoi que ce soit qui pourrait faire baisser la sacro-sainte CONSOMMATION ? Le nucléaire nous leurre en nous laissant espérer que nous pourrons préserver notre mode de vie sans trop de mal. Et les investissements pharamineux nécessaires pour construire de nouvelles centrales (où ?) le seront au détriment des mesures à prendre pour l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.
      Tout ceci sans même parler des inconvénients du nucléaire et du manque prochain d’uranium...

      • Peureux anonyme
        Peureux anonyme répond à MarcDS
        • Posté à 15h13 le 03/01/2008
        • Internaute 24415

        Rien ni personne n’empêche ceux qui ne veulent pas consommer de vivre dans l’ascétisme.

         
        • robindesfoix
          robindesfoix répond à Peureux anonyme
          cherche une issue
          • Posté à 16h12 le 03/01/2008
          • Internaute 26023
            cherche une issue

          on a jamais vu la police contraidre les gens d’entrer dans les magasins pour acheter
          mais on a souvent vu un service d’odre se mettre en place pour canaliser les foules au moment des soldes
          la preuve le mois prochain ! ! ! !

        1 autres commentaires
  • W0lf
    • Posté à 11h35 le 03/01/2008
    • Internaute 16399

    Je rigole, oui le prix du pétrole et de ses dérivés augmente sans arrêt et vous voyez moins de voitures sur les routes vous ?
    Et comment fait-on en région Parisienne par exemple ? Les transports urbains sont déjà saturés, comme les routes d’ailleurs...
    Avant de se réjouir, faudrait penser à mettre en place des solutions qui permettront à la majorité de vivre convenablement cette « révolution » qui pour le moment enrichit les grosses multinationales et continue de plonger les précaires vers le bas !

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