A debattre 02/01/2008 à 19h32

La lutte contre la dépression rallume la guerre des psys

Julia Pascual | Etudiante CFJ

Pour les psychanalystes, la récente campagne du gouvernement fait la part trop belle aux théories comportementalistes.



En octobre 2000, à Paris (Flore-Ael Surun/TF)

Personne n’a pu y échapper. Au détour d’une rue, d’une pub à la télé, à la radio ou chez le médecin, la campagne du gouvernement contre la dépression vous est forcément tombée dessus au cours du mois d’octobre. C’est la première opération massive de prévention publique en la matière. Panneaux grands formats, spots multiples, site Internet et 500000 exemplaires d’un guide dispatchés en France, à l’attention des professionnels et de leurs patients.

(DR) « Dépression : savoir plus pour en sortir » : le ministère de la Santé et l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) ont déployé d’importants moyens pour, in fine, provoquer une nouvelle fronde des psychanalystes. Constat de départ du guide :

« Il existe une maladie qui touche plus de 3 millions de personnes en France, une maladie qui peut vous empêcher de parler, de rire, de manger, de travailler, de dormir ou de vous lever le matin, une maladie qui peut vous empêcher de vivre, cette maladie, c’est la dépression. »

De prime abord, l’initiative du gouvernement a l’air consensuelle. Mais pour beaucoup de « psy », il est impossible de concevoir la dépression comme une maladie, ce qui encourage l’usage de traitements médicamenteux tout en jetant le discrédit sur des pratiques telles que la « psychothérapie ».

Bref, la campagne fait réapparaître la grande fracture qui divise le monde des « psy » et qui oppose les tenants de la psychanalyse (freudiens, lacaniens) aux héritiers de l’association de psychiatrie américaine (appelés comportementalistes et cognitivistes).

(DR)Les premiers accusent les seconds d’avoir glissé dans la campagne gouvernementale leur idéologie biologisante, médicalisante et normalisante. Les seconds se défendent d’avoir la mainmise sur la campagne.

Jacques-Alain Miller, philosophe et psychanalyste (gendre de Jacques Lacan et qui revendique le monopole de son héritage intellectuel) s’est posé en chef de file d’une virulente contre-campagne au sein de sa revue Le Nouvel Âne et à travers des colloques intitulés « Résister aux cognitivistes » (il n’a pas souhaité répondre à nos questions).

La guerre intestine au « monde psy » relève d’un débat d’experts difficile à vulgariser, mais qui a des conséquences concrètes sur la manière dont on appréhende l’homme, sur l’importance qu’on accorde au psychisme dans ses souffrances et sur les solutions que l’on apporte à son « mal-être ».

Les lacaniens/freudiens centrent leur travail sur le sujet et sur l’origine inconsciente et traumatique de ses problèmes. Ils promeuvent la psychanalyse, au cours de laquelle l’individu use de la parole pour aborder ses problèmes.

A l’inverse, les comportementalistes n’interviennent pas sur les origines des maux, mais travaillent au traitement des symptômes qui en découlent. Ils s’appuient sur des classifications médicales établies par la psychiatrie américaine à travers un manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV). Leur courant est lié à l’apparition et au développement des traitements psychotropes.

Lilia Mahjoub, présidente de l’Ecole de la cause freudienne et membre du conseil de l’association mondiale de psychanalyse, porte un regard critique sur la campagne du gouvernement :

« La dépression devient une sorte d’entité fourre-tout où les ’malades’ sont incités à consulter leur médecin généraliste pour que celui-ci leur prescrive des antidépresseurs. »

Marie-Jean Sauret est psychanalyste et professeur de psychologie clinique à l’Université de Toulouse II le Mirail :

« Tout ça part d’un préjugé : c’est l’organisme qui détermine le comportement. Le guide affirme que la dépression est une maladie. Alors on donne des médicaments, les symptômes disparaissent et on vous dit : ’Vous voyez que c’est biologique.’ Or on ne sait pas s’il existe une maladie.

“L’humain doit parler, donner un sens à ce qu’il vit. La dépression survient dans le rapport au monde du sujet. Les médicaments ne rendent pas au sujet un sens à sa vie même s’ils tamponnent son angoisse, sa fatigue, son agressivité, même s’ils inhibent ses symptômes. Personne n’est réductible à son organisme.”

Colette Soller (J.P./Rue89)Colette Soler appartient à l’Ecole de psychanalyse des forums du champ lacanien. Elle estime que la campagne de prévention est une “campagne de production de la dépression” :

Pour elle, “cette campagne est la pointe de l’iceberg (…) d’un mouvement idéologique scientiste et réducteur (dans lequel) la psychanalyse est directement ciblée” :

Le débat dépasse la simple critique faite à la campagne de prévention. Pour Marie-Jean Sauret, la montée en puissance des idéologies comportementalistes et cognitivistes est révélatrice d’une évolution plus globale de la société. Une évolution qui expliquerait, en outre, la multiplication des passages à l’acte suicidaires et des états dépressifs :

“Dans le monde contemporain, il y a une montée surpuissante de la dépression. Elle sera bientôt la première cause de décès chez les jeunes. Ça traduit notamment le rejet d’une société de surconsommation. L’individu n’accepte pas que le désir soit capté par la consommation d’un objet. La dépression est alors la protestation logique du sujet contre la façon dont le monde contemporain le traite. C’est une manière de sauver sa singularité. Le capitalisme a besoin de réduire l’homme à un objet du marché. Nous sommes formatés : on veut la pilule du bonheur, il n’y a plus de place pour l’inconscient.”

Jean Cottraux est psychiatre. Il est l’un des auteurs du “Livre noir de la psychanalyse” (2005), un ouvrage qui contredit les théories psychanalytiques et qui a marqué la montée en puissance de la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) en France. Pour lui, la campagne du gouvernement est tout à fait “neutre” :

Aude Caria est également l’une des auteurs du guide. Psychologue et responsable de la Maison des usagers du CHU de Saint-Anne, elle s’étonne de la polémique suscitée par l’ouvrage :

“Je ne reconnais pas ce qui est reproché au guide. Jacques-Alain Miller est parti en croisade. Il attribue au guide et à ses concepteurs des intentions qu’ils n’ont pas eues. La seule philosophie du guide est celle d’avoir une vertu pédagogique.”

Selon elle, le guide ne donne en aucun cas la préférence aux traitements médicamenteux :

“Le guide ne dit pas : allez demander du Prozac à votre médecin. (…) La place de la psychothérapie est clairement reconnue et si le guide revient souvent sur le rôle des médecins généralistes, c’est parce qu’ils sont les premiers prescripteurs d’antidépresseurs. (...) Est-ce que ça médicalise la dépression ? Oui, en quelque sorte… Mais qui aller voir sinon ? La loi du médecin référent oblige à passer par son généraliste.”

  • 45746 visites
  • 181 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • m a i a
    m a i a
    aquoiboniste
    • Posté à 20h59 le 02/01/2008
    • Internaute 9081
      aquoiboniste

    Article très intéressant quant-aux guéguerres de psys, qui se partagent la misère laissée à ces professions par les politiques de santé publique, les théories et les pratiques les plus diverses, le tout dans un maëlström de revendications de courants et d’intitulés de professions imbitable pour le commun des mortels.

    Mais... quid des « malades » ,des « déprimés » ou des « dépressifs » comme chacun choisira de les appeler ?

    Choisissent-ils leur méthode thérapeutique ? Sont-ils à même de faire ce choix justement, dans cette période de leur vie ? Comment différencie-t-on, si l’on est pas un peu versé dans ces disciplines, un psychothérapeute d’un psychologue, ou encore un psychanalyste d’un psychiatre, sans compter les multitâches (non c’est pas une insulte) qui sont parfois plusieurs choses à la fois ?

    La campagne de « pub » a le mérite d’alerter et de faire savoir à tous que « ça » existe, que « ce » ne sont pas que des caprices ou des vues de l’esprit, un mal-être ou une mauvaise passe.
    Et que ça peut se « traiter » : par des médicaments, et aussi par d’autres formes thérapeutiques.

    On entend beaucoup les psys, moins les dépressifs...

    Pourtant tous ne se cachent pas ; et savoir se reconnaître « malade » permet pafois de se découvrir, de réagir et d’avancer.

    Je suis malade. Je me soigne depuis 13 ans. J’ai passé 6 mois en HP. Je n’en n’ai pas honte. Je vis très correctement, voire même intensément, malgré une forme chronique et endogène de dépression. J’ai usé de plusieurs formes de thérapies, et je ne sais toujours pas s’il y en a une meilleure qu’une autre. Je ne serai jamais guérie, et c’est pas un drame (sauf que je creuse le trou de la sécu, ok).

    Alors les psys, soyez gentils, étudiez-nous, diagnostiquez-nous, tergiversez entre vous, mais laissez-nous dire et choisir ce qui nous convient pour vivre, ok ?

     ; -)

    maia, deprime-time.

    • peut-être
      peut-être répond à m a i a
      • Posté à 14h12 le 03/01/2008
      • Internaute 26676

      (...) Comment différencie-t-on, si l’on est pas un peu versé dans ces disciplines, un psychothérapeute d’un psychologue, ou encore un psychanalyste d’un psychiatre(...)m a i a (CPE d’banlieue) : tout simplement quand tu passes à la caisse ! Le psychanalyste c’est pour les riches et les déprimites, mais quand tu es malade le psychiatre s’impose.
      Freud prenait de la cocaïne et vivait à une autre époque ; et entre Freud et Lacan je préfère Henri Laborit.

  • Les Ln au carré
    Les Ln au carré
    démocrates sociales convaincues
    • Posté à 21h09 le 02/01/2008
    • Internaute 23203
      démocrates sociales convaincues

    Le « problème » de la dépression est certainement aujourd’hui une question de société. Si on vivaient dans une société où il existe un peu plus d’espoirs de lendemins qui chantent, on arriveraient à réduire le nombre de dépressifs.

    De plus, la médication est souvent un vrai PIEGE A CONS, dans ce cas précis... Il ne devrait pas y avoir autant de facilités à avoir accès à ce type de médicaments ! Le fait de les utiliser de plus en plus fréquement montre surtout notre impuissance et notre méconnaissance de ces « problèmes ».

    Quand au fait que les Psy s’indignent, pour une fois que je suis d’accord avec eux, il faut bien le souligner... Ils sont en contact direct avec les personnes dépressives, et qu’on le veuillent ou non, ils sont encore ceux qui connaissent le mieux les effets des médicaments qu’ils prescrivent, parce qu’ils les voient tous les jours. Mais je ne suis pas certaine que TOUS les psy pensent ce qui est dit ici...

    S’ils disent qu’il y a risque de dérive dans ses campagnes d’« information », je suis bien obligée de dire que ce risque je le vois bien aussi...

  • gébé
    • Posté à 21h39 le 02/01/2008
    • Internaute 8332

    il ne faut pas faire de confusions : ce sont tous des « psychothérapeutes », ceux qui soignent le mental.

    mais seuls les psychiatres, ainsi que dit plus haut, sont d’abord médecins, spécialisés ensuite.

    Le risque de cette campagne, c’est quand même, et effectivement, de faire aller consulter des gens mal dans leur peau, auxquels un généraliste prescrira des anti-dépresseurs.

    à mon avis, ceux-ci ne devraient être donnés que par des spécialistes (psychiatres), après diagnostic de dépression vraie, accompagné d’une psychothérapie.

    En ce sens les psychanalystes (qui n’ont pas eux l’obligation d’être médecins) n’ont pas tout à fait tort en disant que le seul médicament ne peut guérir.

    il y a la forme et le fond.

    La forme ce sont les symptômes de la maladie dépressive. Les anti-dépresseurs permettent de les atténuer, voire supprimer dans la plupart des cas.

    Le fond, c’est le « pourquoi » de la dépression.

    il est évident qu’il est absurde de vouloir traiter les seules conséquences sans s’attaquer à la cause. Et c’est bien sur là le risque de s’en tenir au seul généraliste et aux médicaments.

    D’où la mise en oeuvre en parallèle d’une psychothérapie par le psychiatre.

    Le rôle des psychanalystes, eux, n’est pas de délivrer des médicaments, mais de s’attaquer seulement au fond (l’analyse, qui peut durer des années), en pensant que les symptômes disparaîtront d’eux-même au bout de X... séances.

    il me semble bien que le traitement de la cause et des conséquences simultanément soit quand même le plus rationnel...

    • tiburs
      tiburs répond à gébé
      • Posté à 11h46 le 05/01/2008
      • Internaute 6751

      Je ne comprend pas l’idee que le traitement biologique est insuffisant pour traiter quelqu’un souffrant de depression. Parfois il est suffisant. La psychanalyse ni les therapies comportementales n’ont le monopole du soin « de fond » de la depression.
      Parfois il vaut mieux 6 mois d’antidepresseur et se soigner simplement sans exces d’introspection et de verbalisation. Tout simplement parceque on est plus a l’aise dans une demarche tres medicale et moins psychologisante (comme tout acte de soins une psychotherapie peut etre nefaste, donc le tout est d’en bien mesurer l’utilite).
      Pour d’autres, il est preferable de faire une psychotherapie car cela correspond mieux a leur problematique. Tout est question d’evaluation precise du besoin.
      En tous cas, je pense erroné de proner comme « un must » la combinaison medicaments+psychotherapie.
      En psychiatrie tout est question d’adaptation à un patient particulier qui forcément n’est pas assimilable à une sorte de patient-type. Le gros danger des tentatives de reglementation des soins psys est de vouloir mettre en place des regles rigides avec une evaluation minimaliste et vite faite.
      Un bon psychiatre se doit d’avoir une liberté d’évaluation et de choix dans les l’outils therapeutiques.

      Pour finir je dirai qu’il y a une imperieuse necessite de renforcer la recherche en psychiatrie qui est le parent pauvre (pauvre parmi les pauvres il est vrai) de la recherche en France. Si on veut bien soigner les concitoyens il faut de vrais moyens pour des equipes formees à l’evaluation des pratiques de soins.

  • compte supprimé14
    • Posté à 21h39 le 02/01/2008
    • Internaute 19130

    Les laboratoires pharmaceutiques ne sont que des philanthropes.
    Dans le même ordre d’idées (ce n’est pas Lacan qui m’intéresse mais les vendeurs de médocs) : que dire de l’une des dernières campagnes de l’INPES (c’est nous) contre le tabac, financée en grande partie par Pfizer (Lien), lequel laboratoire est autorisé à commercialiser en France, depuis le début de l’année 2007, un médicament anti-tabac, le Champix, réputé efficace mais très controversé (cf. quelques mots clefs sur le Net). Drôle de coïncidence ! La pub précise, « parlez-en à votre médecin ». On imagine la campagne de publicité et de marketing direct faite, au même moment, auprès de ceux que l’on appelle dans le jargon marketing des « prescripteurs » (ceux qui font vendre grâce à leur statut, « le docteur a dit »).
    Combien de membres du ministère de la Santé, de chercheurs de l’INRA, du CNRS ou de l’INSERM (pour ne citer que ceux-là), sont-ils obligés de manger leur chapeau (ou tout autre couvre-chef), juste pour récupérer des financements que l’Etat (c’est encore nous) ne lui donnera pas, trop préoccupé à concocter quelque nouvelle arme, bien massive ?

  • Monsieur Grabeuz
    • Posté à 22h04 le 02/01/2008
    • Internaute 26671
      ...

    Pourquoi faut il toujour tomber dans la caricature Psychanalyste contre cognitiviste... ?
    L’étude du psychisme est bien plus large et s’ouvre sur des champs de domaines extremement variés (cybernetique, systemie, sociopsychologie, holisme, integratif, humaniste, etc...)
    La depression est effectivment un vaste fourre-tout, et la brochure, est il me semble assez neutre pour interpeler la personne en souffrance sur son mal-être sans lui soumettre une réponse dogmatique (avec ou sans soutien médicamenteux). La psychanalyse est une des réponse parmi tant d’autres (thérapie béhavioriste, corporelle, thérapie de soutien, multimodal,..., et pourquoi pas peindre et faire l’amour d’ailleurs...).
    Mais après avoir été dépossédé du traitement de la schizophrénie, de l’autisme et des phobies, certains (pas tous heureusement, seulement les talibanalystes dogmatiques) ont peur de voir que le grand public s’apercoive que la psychanalyse n’est pas toute puissante. Pauvre psychanalyse, elle mérite bien mieux que ses querelles conservatrices... Et pauvre dépressionS, elles méritent un autre débat (sur les causes par exemple et sur la société anxiogène et l’environnement pathologique en particulier) !

    Monsieur Grabeuz, psychologue clinicien (qui n’a pas choisi son camp entre le tonton autrichien et le chien qui bave...)

    • Chou marin
      Chou marin répond à Monsieur Grabeuz
      sal'bête plein'd'poils
      • Posté à 15h58 le 06/01/2008
      • Internaute 12261
        sal'bête plein'd'poils

      Merci pour faire entendre votre voix, celle de la majorité de psys qui sont plus occupés a travailler et a réfléchir qu’a vociférer contre l’« ennemi ».

      Si seulement on pouvait vous entendre plus souvent.

  • soffi
    soffi
    là bas, trés loin...
    • Posté à 22h06 le 02/01/2008
    • Internaute 2096
      là bas, trés loin...

    bonsoir

    J ai reçu le guide que vous citez (apres en avoir fait la demande sur le site). Pas tres interessant, basique... Une ballade en quelque sorte.

    Je pense que l on ne doit pas mettre tout le compte de la depression, des tas de gens ont un coup de déprime mais ne souffriront jamais de depression.

    C est bien d en parler, mais avec prudence ! Un diagnostic doit être établi de façon précise, et une thérapie en paralléle est recommandée.

    C est comme lorsqu on a mal à une dent, l antalgique calmera la douleur, mais si vous n allez pas chez le dentiste, elle réapparaitra.

    Derrière cette campagne, se cachent les grands labos pharmaceutiques, un énorme business pour eux.

    La campagne anti tabac et tout son florilège de méthodes, de médocs pour stopper la cigarette est partie « en guerre » .

    Depressifs et fumeurs, banzaiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

  • glopglop70
    • Posté à 22h16 le 02/01/2008
    • Internaute 26451

    Tous les jours au travail on m’en demande plus. Tous les jours on me dit que ce que je fais n’est pas suffisant. Tous les jours des effectifs non remplacés et leur production répartie entre ceux qui ont encore la chance ( ?) de travailler. De quoi devrais je me plaindre ? je fais partie de ceux là ! Ceux à qui l’on dit tous les jours qu’il faut travailler plus (pas gagner plus, travailler plus).....
    Alors dans ces conditions il est peut être normal de peter les boulons, de ne pas se sentir suffisamment performant. Le regard des autres c’est important et si quotidiennement on nous renvoie une image d’insatisfaction sur nous même....
    Bref, j’ai craqué cet été et suis allé consulter rapidement mon médecin traitant : résultat 3 semaines de d’anxiolitiques sans arrêt de travail puis 3 semaines de congés salvateurs. Je suis rentré au boulot, très détaché et je ne me sens plus impliqué dans mon travail. Je fais au mieux ce que je dois faire et puis basta. Je refuse de travailler plus et de mettre la pression sur mes collègues : une équipe de 13 personnes dont 3 sont sous anti-dépresseurs et 2 prennent refuge dans l’alcool (sans pour autant être déja alcooliques... le risque est présent pourtant).
    Pour résoudre ce mal-être ce n’est surement pas en alimentant ces minables querelles de spécialistes qui défendent leur bout de gras. Mais peut-être en rechercher la cause dans notre société matérialiste et individualiste, égoiste (« egoiste » le nom d’un parfum, « poison » d’un autre, étonnant non ?). Le remède est probablement dans la lutte collective pour une société plus juste, plus humaine. Entrons dans les partis politiques et les syndicats de notre choix (car nous avons le choix) et apportons y un peu de nous même si nous pensons pouvoir les améliorer au lieu de toujours baver sur ceux qui revent de changer le monde et qui se laisseraient corrompre. Le cynisme c’est facile mais surtout cela fait le jeu de ceux qui ont le pouvoir actuellement et de manière si obscène.
    Diable, battons nous pour une société meilleure de partage et d’entraide.
    La vie, ce n’est pas la loi du plus fort, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire. La plupart des espèces qui ont survécu l’on fait grace à la vie en groupe et jamais en s’entretuant.

    • Un compte supprime
      • Posté à 04h16 le 03/01/2008
      • Internaute 21837
        nc

      Bien vu pasglop pasglop. De toute facon la psychanalyse c’est pas pour les ouvriers. Une autre therapie, c’est la greve, la bonne bouffe et la bonne vie, les conges et les 30 heures.

      Un monde de depressifs, evidement, c’est inevitable avec le monde qu’on se fabrique. Tout le monde le sait, la grisaille des banlieues et la tele-pour-les cons, ca file le blues.

      Travailler plus pour gagner un peu plus, de quoi se payer un psy ou des anti dep...

    • manu - le vrai
      • Posté à 11h27 le 03/01/2008
      • Internaute 13157

      Compte tenu de vos propos, le dernier numéro d’écoRev’ devrait vous intéresser : Repenser le travail avec André Gorz.
      Il y a un article dessus sur le site de rue89 : Lien

      Ce numéro offre des pistes pour repenser le partage et l’entraide dès aujourd’hui et pour demain.

  • Pancho27
    • Posté à 22h51 le 02/01/2008
    • Internaute 26892

    Heu, excusez-moi, mais il me semble qu’il a manqué à l’(excellente) auteure de l’article la connaissance d’un livre assez fondamental sur la question, qui montre que l’affaire est loin de se réduire à la « bagarre entre psys », comme l’ont déjà suggéré plusieurs posts pertinents évoquant le rôle de l’industrie pharmaceutique.
    Il s’agit du livre de Philippe Pignarre « Comment la dépression est devenue une épidémie » (qui date pourtant de... 2001) et que l’éditeur présente comme suit :

    « Le nombre de personnes souffrant de dépression en France et dans les pays occidentaux a été multiplié par sept en dix ans : c’est comme une épidémie. Comment expliquer un phénomène aussi extraordinaire ? Est-il l’effet, comme on le dit souvent, d’un environnement social de plus en plus stressant ? Loin de cette idée reçue, la réponse que propose Philippe Pignarre dans cet ouvrage très accessible en surprendra plus d’un. Quand la dépression a commencé à se répandre dans les années soixante-dix, explique-t-il, les psychiatres, se détournant de la psychanalyse, ont opté pour la psychiatrie biologique : l’origine de la dépression ne serait pas dans le psychisme du patient, mais dans ses neurones. C’est cette hypothèse fragile, paradoxalement, qui est à l’origine de l’“ épidémie ”. Elle a mobilisé d’énormes moyens financiers, alors qu’aucun test biologique ne permet de diagnostiquer la dépression : les industriels du médicament testent au hasard les substances et élargissent les définitions des différentes formes de dépression (toujours plus nombreuses) chaque fois qu’ils trouvent un médicament “ efficace ”. Chacun se voit désormais offrir la possibilité de traduire sous forme de “ dépression ” son mal-être : la cause déclenchante - deuil d’un proche, problèmes familiaux, harcèlement moral… - serait secondaire, le problème viendrait des gènes ou de la biologie du cerveau. Et les antidépresseurs sont là pour redonner l’énergie qui semble manquer…Cette approche est-elle vraiment la meilleure pour soulager les souffrances bien réelles de millions de personnes ? Philippe Pignarre explore ici d’autres voies. Et il montre qu’une véritable biologie psychiatrique ne se constituera pas dans le simple prolongement des connaissances empiriques permettant de mettre au point les antidépresseurs. »

    Pour plus de détails sur le livre (et la presse qui en a parlé), voir :
    Lien

    • gébé
      gébé répond à Pancho27
      • Posté à 23h59 le 02/01/2008
      • Internaute 8332

      bonjour,

      je viens d’aller sur le site de Philippe PIGNARRE. Très intéressant et à recommander à tous ceux que le sujet interesse...

    • ClaireChar
      ClaireChar répond à Pancho27
      • Posté à 11h33 le 03/01/2008
      • Internaute 16497

      Peux t’on également imaginer que l’épidémie de dépression s’est faite parallèlement aux développements et à la vulgarisation de la consultation psychatrique ?
      En gros y’a t’il plus de depressifs parce qu’il y a plus de psys ou le contraire ?

      J’entends par là que bien souvent un mal être temporaire essence même de la vie peut se transformer en véritable mal être profond quand on va chercher loin et profondément des potentiels sources.

      je pense qu’il est capital de se poser des questions de remettre en cause son enfance d’avancer sur la connaissance de soi, mais finalement est -ce qu’on peut considérer à partir d’un moment qu’aller trop loin c’est entrer dans un cercle infernal dont il va être difficile de sortir ?

      J’imagine qu’il s’agit d’un débat difficile à poser aux professionnels dont c’est le fond de commerce mais cela serait intéressant.

      le % de personnes ayant consulté un psy qui se sont sentis mieux ? moins bien ?
      peut être y’a t’il un seuil à ne pas franchir ?

      • Marlowe
        Marlowe répond à ClaireChar
        • Posté à 14h31 le 03/01/2008
        • Internaute 22772

        Ce que vous dites laisse transparaitre une grande méconnaissance du travail des « psys » et /ou du fonctionnement humain.Vous semblez comparer la dépression à la grippe.Le simple fait de se soigner ne peut pas faire aller plus mal.C’est justement d’avoir négligé ,banalisé les alertes qui fait qu’en pensant régler un simple coup de pompe on est « submergé » par des années de mal-être refoulé sur les bras .La souffrance psychique est plus ou moins comparable à un abcès qui doit impérativement être drainé,la psychanalyse n’est pas un cosmétique qui permet de faire illusion ,cela c’est le rôle du médicament .Seul un travail de fond par la parole ,peut-être libérateur et salvateur même si je vous l’accorde il faut brasser un certain nombre de choses et passer par des zones de turbulences.Mais l’investissement du sujet ne peut au final quêtre payant sur le long terme.

  • Abu
    Abu
    • Posté à 23h27 le 02/01/2008
    • Internaute 2762

    Ce débat en occident « psychanalystes“/‘cognitivistes’ me semble stérile, peut-être que l’occident aurait intérêt sur tous ces sujets à apprendre et comprendre les philosophies orientales (bouddhisme, hindouisme, yoga ...).

    Il semble que dire ‘tous les cognitivistes’ = ‘prescripteurs de psychotropes’ soit réducteur. Les cognitivistes qui ont développé la ‘Mindfullness-Based Cognitive Therapy’ font clairement le choix d’une approche non basée sur les psychotropes :

    Lien

    Et plutôt une appropriation à l’occidentale des approches orientales !

  • Pupuce
    • Posté à 23h37 le 02/01/2008
    • Internaute 5040

    Je constate que ces deux psychanalystes, comme nombre de leurs pairs, prêchent pour leur paroisse et font preuve sinon de mauvaise foi du moins d’un esprit de clocher qui ne fait pas honneur à leur pratique (avec toutefois un peu de nuance chez la seconde intervenante).

    Non, il n’est pas nécessaire d’être psychotique pour souffrir d’une grave dépression (çà peut même être le contraire, la souffrance venant d’une perception lucide et aigüe de sa cause).
    Oui, l’antidépresseur dans ce cas est indispensable face à l’ampleur de la souffrance et l’urgence de la soulager ; l’approche psychanalytique ne peut dans ce cas n’intervenir qu’en second lieu, au risque sinon de faire perdre un temps précieux au malade et d’aggraver sa situation. Si tant est que l’orientation pychanalytique sur l’inconscient soit effectivement la bonne réponse : toutes les pathologies mentales ne relèvent pas de ce champ.

    Le problème de la dépression c’est qu’elle est sournoise et très difficile à déceler par celui qui en souffre. A tel point que le malade ne prend conscience de son mal qu’au détour d’un traitement par anti-dépresseur... Et on ne devient pas accro aux anti-dépresseurs, de plus, de part leurs effets secondaires assez gênants, il est notoire que les malades ont tendance à vouloir interrompre le traitement (au moins momentanément).

    • Tom Bombadil
      Tom Bombadil répond à Pupuce
      Je ne suis pas un hobbit
      • Posté à 14h16 le 03/01/2008
      • Internaute 9759
        Je ne suis pas un hobbit

      Je ne suis pas d’accord, je les trouve plutôt intéressantes toutes les deux. Ce que dit la première, c’est qu’elle ne prétend pas posséder la martingale universelle qui soignerait tout, simplement, et qu’elle admet que le champs de la dépression échappe en grande partie à sa compétence. C’est déjà beaucoup, et c’est plus sans doute que ce que dirait Jacques-Alain Miller (et pas Léger, pauvre de moi).

      Maintenant, on peut aussi entendre que le choix des médicaments, quels que soient ses ressorts, est aussi le choix de ne pas plonger dans les racines de son expérience, mais de s’en couper, et d’une certaine manière de la nier, quitte après, à choisir de revenir dessus. Le problème de ces querelles, c’est aussi qu’elles placent les patients en situation d’être jugés sur leurs choix thérapeutiques. Quand on entend cela de la bouche de cette belle femme, avec ses yeux un peu trop ronds et ses belles manières, on entend forcément aussi l’idée que c’est mal de se couper ainsi de soi, que c’est une faute. Je ne crois pas qu’elle le pense comme ça, et je suis certain qu’elle ne le formulerait pas ainsi, mais c’est vrai qu’on l’entend quand même.

      Même si c’est particulièrement difficile, il revient aussi à chaque patient de prendre la responsabilité de ses choix, sans se laisser culpabiliser par les tenants des écoles. Mais ça, c’est déjà être très avancé, finalement...

      D’accord par contre sur la difficulté à reconnaître qu’une dépression est un état « anormal » et qu’elle n’est pas une fatalité indépassable. Là aussi, théoriquement, le médecin devrait faire correctement son travail et aider à la prise de conscience du patient avant de lui prescrire des médicaments. Ils font, effectivement, ressentir l’incongruité du mal-être précédent par comparaison avec le nouvel équilibre chimique qu’ils produisent, mais dans le même temps, il est déjà trop tard pour plonger, et plus difficile encore d’admettre que l’état d’équilibre chimique que l’on vit est tout aussi « anormal » que l’état de dépression précédent.

    • Pupuce
      Pupuce répond à Pupuce
      • Posté à 18h43 le 03/01/2008
      • Internaute 5040

      Je voulais dire : « A tel point que le malade ne prend PARFOIS conscience de son mal qu’au détour d’un traitement par anti-dépresseur... ».

  • hagalma
    • Posté à 23h56 le 02/01/2008
    • Internaute 8451

    C’est marrant, je ne me souviens pas du tout de cette campagne contre (pour) la dépression. Il faut dire que je ne regarde plus les JT et la TV, qui avaient peut-être un rôle anti-dépresseur, mais dont les effets secondaires -colère, exaspération- produisaient finalement le contraire de ce que j’en attendais : un apaisement cathartique. Non, je ne me souviens pas, si ce n’est éventuellement l’image de notre nouveau président que je trouvais alors un peu abattu (il y a des réussites qui font déprimer ; à un moment, je me suis demandé s’il prenait des médicaments...).
    Oui, la dépression, comme beaucoup de choses, est un marché. Un marché entre soi et soi parfois, dans un colloque qui exclu tout autre. Un marché pour des professions, certainement, pour les labos il va sans dire, et puis pour les idées (dis moi ce que tu penses de l’origine de la dépression, et je te dirai qui tu es). Plus « prozaïquement », c’est une souffrance pas facile à vivre. On en sort quelques fois en faisant pipi sur la télé, et puis en acceptant aussi les remises en question. Il y a des psychanalystes tout à fait aptes à accompagner ce cheminement, et des prescriptions médicamenteuses tout à fait indiquées pour franchir un moment difficile. Je suis rassuré que la psychanalyse puisse être attaquée, d’abord parce qu’elle n’a pas à rester calfeutrée, ensuite parce que ça prouve que compte
    encore son message : on ne guérit pas de la vie.

    Merci à julia Pascual pour son article.

  • Servais-Jean
    • Posté à 00h20 le 03/01/2008
    • Internaute 4591
      43

    Moi j’écoute Le Bon Docteur Sarkozy : C’est génétique.
    Il a dit aussi qu’être Président c’est une vocation.
    Alors les psy...

  • Monsieur Grabeuz
    • Posté à 00h30 le 03/01/2008
    • Internaute 26671
      ...

    Tiens, au fait, ça me fait penser, suite à la demande de la Fédération Française des psychologues et de la psychologie, on avait fait un dessin pour illustrer la sortie de la brochure, mais ils n’avaient pas osé la mettre sur leur site...
    Lien

  • PierreAdrien06-
    • Posté à 00h47 le 03/01/2008
    • Internaute 25405

    Pour moi les psy c’est des extras terrestres...

    Cependant tu peux tomber sur des bons, je veux dire sur des supers...

    Il y a quelques années, ma femme accompagnera mon fils chez un psy,...

    D’après l’instituteur, notre petit bonhomme a de petits problèmes ? lesquels, va savoir toi, en plus en bonne santé physique et mentale.

    Je ne suis pas d’accord pour aller consulter ce genre de soi disant médecin, mon fils est tout à fait normal dans les résultats scolaires, il pratique du sport, quoi un petit plein de vie, normal.

    Pour ne pas avoir de regrets, ma femme prends RV chez ce sorcier ...

    Après une bonne 1/2H à 3/4H la séance d’entretien est terminée, le môme sort et bien entendu en tant que Maman ma femme soucieuse lui demande le résultat de l’opération ?
    Docteur alors ?

    Le môme va très bien lui dit-il ! ! ! et là sur ces mots, il lui dit que cet elle qui est malade ! ! !

    Véridique ! ! !

    PS : quelques années après je me suis laissé dire que le spy était le pot de l’instit ;
    Cherchez l’erreur...

  • Elleif
    • Posté à 01h22 le 03/01/2008
    • Internaute 25314

    j’ai pris connaissance du document gouvernemental à l’occasion de la lecture de l’article. en apparence les 2 approches sont citées. donc acte. J’ai été plus choqué par le chapitre sur les arrêts maladie :
    - son titre (« Peut on bénéficier d’un arrêt de travail ? » par son caractère interrogatif dévoile un de ses objectifs cachés : inciter les personnes en souffrance et les médecins à ne pas faire (ou demander) des arrêts de travail (pas bon pour la sécu et pas bon pour les patrons). bref : culpabilisez mais ne tirez pas au flan.
    - l’idée de soulagement de la souffrance n’est pas indiquée comme (bonne) « raison » de l’arrêt de travail. Ha bon ? !
    - par contre, l’idée que l’on ne serait pas en bonne capacité de production est évoqué comme bonne raison de s’arrêter. On voit donc qu’on est autorisé (moralement) à arrêter son travail si c’est dans l’intérêt du patron. Merci pour lui.
    - enfin, quand même, la brochure fini par dire (assez brièvement) que la poursuite du travail (stress, harcèlement) n’est peut être pas bon pour la personne (le mot salarié n’est - de mémoire - jamais prononcé dans la brochure). Mais ne rèvons pas : la brochure nous indique juste après que « Toutefois, et dans la plupart des cas, l’arrêt de travail ne sera pas poursuivi très longtemps » (elle enchaine même sans complexe « L’activité et les liens professionnels sont un élément d’équilibre et de construction de l’identité, un facteur de socialisation essentiel et un moteur de confiance en soi. Le travail peut en cela favoriser la guérison »).

    Nous y voilà donc : les arrêts de travail pour dépression, par leur nombre décuplé depuis les années 80, mais aussi par leur nécessaire (ET LEGITIME)longue durée, sont en train de plomber les comptes de la sécu.

    En réalité, l’explosion des dépressions des 20 dernières années est ESSENTIELLEMENT D ORIGINE PROFESSIONNELLE. Les dépenses devraient donc basculer sur la branche accidents du travail/maladies professionnelles par la reconnaissance dans un tableau. Mais le MEDEF ne veut pas en entedre parler (et M BERTRAND ne les y pousse pas) ; car dans cette branche, les cotisations sont (naturellement) à la seule charge des entreprises.

    C.Q.F.D.

  • Elleif
    • Posté à 01h36 le 03/01/2008
    • Internaute 25314

    petit complément (à mon message précédent) :

    toute ma sympathie à Glopglop70 qui a parfaitement résumé la principale cause de l’explosion des dépressions :
    - la pression mentale au travail.

    Elle est générale et « naturelle » au système. Au 19° siècle on chargeait les dos des salariés puisque le travail était manuel. Au 21° on charge les tètes puisque le travail est devenu de service. Au 19° on payait les ouvriers à la pièce. Au 21° on récompense les employés et cadres à l’évaluation du résultat. Un vieux rêve de patron (et de Président) ; un cauchemar pour les autres.

    Rien n’a changé finalement. Juste la forme. Et notre malheureuse division.

  • Horowitz
    Horowitz
    Pedo Psychiatre Paris
    • Posté à 01h55 le 03/01/2008
    • Internaute 26179
      Pedo Psychiatre Paris

    Il faut prendre TRES au sérieux les enjeux qui se font jour autour de la psy car ils sont révélateurs de toute une idéologie, dont, par exemple le candidat sarkozy avait laissé échapper quelques bribes dans la campagne présidentielle (exemple la génétique et la pédophilie) : à savoir une médicalisation exclusive et totalement réductrice du fait psychique ...
    Cela va bien au delà de la dépression et dépasse bien sûr l’ex candidat qui ne fait que relayer, une fois de plus les simplifications dominantes ...
    Ainsi savez vous que de plus en plus les enfants en difficulté à l’école doivent, pour un nombre non négligeable d’entre eux, « intégrer » le statut « handicapés » pour pouvoir bénéficier des aides adaptées à l’école ... ce qui bien sûr, loin de les aider ne fait que rajouter à leur sentiment d’impuissance et d’infériorité, angoisse leurs parents, désespère enseignants et professionnels et risque sans doute de les stigmatiser.
    Bref une démarche totalement contre productive en terme de soin comme de pédagogie mais économique au final tant financièrement (nombre de parents répugnent à cette démarche) qu’intellectuellement ( quand chacun sera dans sa petite case ..)
    Pour plus de renseignements j’invite parents, enseignants et ...« concernés » à lire et signer la pétition lancée dans ce sens
    Lien
    Pour la dépression même type de schématisme... plus de rentabilité, au bon endroit (labos) moins de questions sur une complexité des causes (environnementales, psychologiques, sociales et ...médicales) ...

    • framboise92
      framboise92 répond à Horowitz
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 16h06 le 03/01/2008
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Bonjour,

      Je comprends l’inquiétude des parents mais étant professeur des écoles en maternelle, nous nous heurtons à un manque de moyens et de personnel. De plus, dans les réseaux d’aide, un enfant n’est pas forcément fiché mais aidé.C’est le seul moyen que nous avons de lui permettre une prise en charge individuelle ou en petits groupes et les résultats sont souvents notoires ! Malgré notre investissement qui relève du don de soi, de notr expérience et de notre analyse personnelle, nous avons besoin d’aide de professionneles et de temps, et de moyens.
      Très préoccupant !
      Cordialement.

      • Horowitz
        Horowitz répond à framboise92
        Pedo Psychiatre Paris
        • Posté à 01h07 le 04/01/2008
        • Internaute 26179
          Pedo Psychiatre Paris

        Bonjour,
        Je suis parfaitement d’accord avec vous et je connais bien le dévouement des enseignants ainsi que le manque cruel de moyens ...
        Mon propos ne visait absolument pas les RASED, dont les moyens faibles sont systématiquement amputés mais cette aberration qu’est la demande faite aux parents de saisir la MDPH (Maison Départementale de la Personne Handicapée) dés qu’une aide un peu consistante s’impose ...
        Je pense que notre pétition l’expose assez bien...
        Lien
        Cordialement

  • gossipor
    • Posté à 02h24 le 03/01/2008
    • Internaute 25329

    Il vaudrait vraiment mieux avoir lu et assimilé l’intégralité du Livre noir de la psychanalyse » pour émettre la moindre idée sur le sujet. J’en recommande vivement la lecture à toute personne sensée qui serait tentée d’approcher un gourou freudien ou de cette espèce dans l’espoir de mieux se connaître ou de se mieux porter.

    Ses auteurs mériteraient non seulement un Nobel de littérature mais aussi celui de la Santé (si cela existe).

    La planète serait-elle sur le point d’être enfin débarassée de ces nuisibles psy freudiens ? Vous souvient-il des experts psy de l’affaire d’Outreau ? Sur la foi de leurs auto-proclamées « expertises », ce ne sont pas moins de 13 innocents qui ont vu leur vie brisée et qui ont failli finir en prison des années durant. Pour des crimes (sur enfants) qu’ils n’avaient pas commis ! Merci aux psy universitaires, bardés de diplôme, pour ce beau succès.

    Le « charlatan de Vienne » et son cortège d’adeptes n’ont plus qu’à ranger leur divan à la cave avec leur mythique Oedipe, obsessions sexuelles infantiles, improbable transfert, contre-transfert et autres Traumdeutung.

    Ce Livre noir est non seulement accablant pour les suppôts de Freud, Lacan & consorts mais aussi fort convaincant (pour l’intelligence) et totalement persuasif (pour la volonté).

    Autant fréquenter les diseurs(euses) de bonne aventure, les astrologues et autres tireurs de cartes pour s’en mieux porter. Et c’est moins cher...et moins traumatisant : -) !

    Les chapitres consacrés aux « victimes de la psychanalyse » sont particulièrement recommandés dans le Livre Noir (si vous n’avez pas le temps d’avaler tout le pavé).

    Cela dit, il existe probablement d’excellents psychiatres qui ont compris tardivement - avant de s’en écarter définitivement - que l’analyse freudienne, le transfert et tout le bazar faisaient partie d’une gigantesque imposture à succès commercial indubitable, au même titre que la scientologie. Ils ont tourné le dos à cette pseudo-science totalement inefficace. Bravo à eux ! Elle ressemble d’ailleurs fort aux pratiques de ce psycho-groupe dangereux par sa cupidité, sa suffisance, son refus de se remettre en question et sa volonté d’asservissement de la clientèle.

    L’imposture séculaire freudienne aura donc duré plus d’un siècle. Je me félicite qu’elle s’effrite, grâce à ce LiVre noir (qui rendra l’Homme blanc ou noir plus liBre, comme aurait pu dire Lacan. Jusques Lacan aura-t-il abusé de notre patience : -) ?

    J’avais eu de nombreux doutes, à la lecture de Freud et (du peu) de Lacan que j’ai tenté de lire. Du jeu de mots de comptoir hissé au niveau d’une philosophie pas trop structurée... Cet individu avait réussi à faire baver des ronds de chapeau à des milliers de gogos comme jadis Lavater et Gall avaient inventé la phrénologie, science soi-disant capable de détecter les criminels en puissance par la palpation des bosses de leur crâne. La psychanalyse a fait mieux : propager un corpus d’hypothèses, universellement reconnues et jamais vérifiées ! Etonnant que la très officielle Répression des Fraudes qui va fouiner les étals de poisson pour en vérifier la fraîcheur, n’ait jamais mis la main au collet des psys freudiens dans leurs boudoirs...

    Après avoir savouré Le Livre noir de la psychanalyse, mes doutes ont non seulement été confirmés mais renforcés par la démonstration brillante et irréfutable (malgré les piètres tentatives de réfutation des derniers zélateurs du businessman viennois)des quarante auteurs dudit Livre noir.

    Un Livre noir qui apporte, paradoxalement, une lumière revitalisante et rafraîchissante. Enfin un peu de raison diffusée à des milliers d’exemplaires, voilà qui est salutaire pour la santé mentale des Français.

    Les auteurs du Livre noir ont osé dire, comme dans le conte d’Andersen : Le roi est nu !

    Oui, oui, je sais, il est fort difficile à la brillante classe d’intellectuels parisiens d’admettre qu’ils se sont trompés lourdement. Leur sale petit violon d’Ingres lucratif est en péril. Avant d’interdire la fumée en public, le législateur eût été mieux inspiré d’interdire la pratique coûteuse des facéties freudiennes érigées au rang de beaux-arts et de négoces fort enrichissants. Je me félicite que certains soient contraints de fermer boutique à brève échéance, depuis que le masque est tombé.

    La confession de l’Eglise catholique romaine coûtait tout de même moins cher mais il est vrai qu’elle comblait ce manque à gagner en vendant des indulgences.

    Il en est allé de même pour les intellectuels et autres philosophes communistes qui n’ont rien dit lors des purges staliniennes, qui sont demeurés muets en 1956 lors de l’invasiont des troupes du Pacte de Varsovie en Hongrie, pas plus qu’ils n’ont bronché en 1958 lorsque l’envahisseur d’un pays frère a déferlé avec bottes et canons en Tchécoslovaquie. Ils sont demeurés muets lorsque les ouvriers du chantier naval de Dansk ont voulu renverser le tyran polonais... De ces marxistes en peau de lapin, on n’entend plus parler. Il en ira de même pour les psys freudiens, maintenant que le mouvement d’épuration est amorcé.

    Ce sont les mêmes penseurs, aveuglés par leurs théories fumeuses, qui ont réussi à faire accroire que la psychanalyse était une science, utile et bénéfique de surcroît.

    Les gogos et une partie des psys convertis ont donc changé de ton. Il faudra beaucoup de courage au dernier carré des freudiens pour admettre l’effondrement de leur gagne-pain, enfin dénoncé comme la plus colossale mystification jamais imaginée.

    On peut donc se féliciter que de courageux démystificateurs aient pris la plume pour faire rendre l’âme aux vaches sacrées du freudisme.

    Comment, vous avez dit « prendre la plume » ? Ne voyez vous pas qu’il s’agit de votre sexe ? De l’Oedipe refoulé, à n’en pas douter. Il faut travailler la-dessus.

    Comment, vous avez parlé de « vaches sacrées » ? Qui dit vache dit pis. Qui dis pis, dit mamelles et lait. Qui dit mamelles dit maman ? Ce qui est blanc ne vous rappelle rien ? Ca ne vous parle pas ? Mais c’est du sperme, cher client, oui, du sperme ! La vérité a jailli, comme le sperme. Vous rêvez de baleine ? Mais c’est d’une baleine à sperme, bien sûr ! Problème....noeud névrotique. Revenez me voir durant sept ans, deux à 5 fois par semaine et on pourra commencer à débroussailler votre inconscient sous-jacent. Vous m’avez-compris ! Je ne garantis aucun résultat mais je vous félicite d’avoir sollicité mes services. Vous avez de la chance car j’ai un agenda hyper-booké. Je vous prends donc en consultation. A propos, c’est 100 euros que vous me devez pour la séance. Cash. L’abonnement pour trois ans met la séance à 90 euros. Et je ne dis pas merci. Car c’est un échange égalitaire entre nous, bien entendu.

    Et, sur le pas de la porte, après la première séance :

    -Ah, vous étiez seul à Noël cette année, coupé du monde ? Nous parlerons de la castration la prochaine fois. « Coupé du monde », ça ne vous rappelle rien ?

    • Tom Bombadil
      Tom Bombadil répond à gossipor
      Je ne suis pas un hobbit
      • Posté à 10h53 le 03/01/2008
      • Internaute 9759
        Je ne suis pas un hobbit

      Ouais Gossipator, vous avez raison. Une bonne camisole chimique sur le bon peuple, et il arrêtera peut-être d’essayer de comprendre. On pourra loghorréer tant qu’on veut sur les forums, entre machines bioniques. C’est trop chiant, les sentiments, c’est comme l’intellligence du monde, ça fait mal au cerveau. Mais tant de haine, et si peu articulée, c’est presque inquiétant. On mesure à vous lire le bonheur qui vous a saisi quand un être compétent, mieux, quarante êtres compétents, ont enfin su mettre des mots sur tout ce fatras que vous n’arriviez pas à lire et que vous ne saviez pas dire. Ouf.

    • Charles Bukowski
      • Posté à 11h58 le 03/01/2008
      • Internaute 26546

      gossipor : « La psychanalyse a fait mieux : propager un corpus d’hypothèses, universellement reconnues et jamais vérifiées ! »

      Et la lobotomie, c’était pas une hypothèse au départ ? Une hypothèse qui malheureusement perdure sous une forme moins définitve à travers les éléctrochocs. Si selon vous la psychanalyse est un tissu de mensonges, en tout cas elle est moins dangereuse qu’une certaine psychiatrie que vous vous gardez de dénoncer.

      Sinon tout y est : haine des intellectuels, des communistes et des psychanalistes. Manque que les francs-maçons et les homosexuels, mais c’est peut-être pour faire diversion.

      • PonG
        PonG répond à Charles Bukowski
        rationaliste fondamentaliste à (...)
        • Posté à 15h56 le 05/01/2008
        • Internaute 14407
          rationaliste fondamentaliste à (...)

        Avertissement aux inconditionnel de la PK : ne lisez pas, vous allez trouver ça haineux.
        A ceux qui se donnent la peine de juger sur pièce : ça devrait aller.

        ––

        >« Sinon tout y est : haine des intellectuels... »

        Je défends la raison. La psychanalyse est précisément un danger pour la raison. La pk, c’est comme la théologie : c’est très bien pour l’intellect (alambiqué à souhait), catastrophique pour la raison (parce qu’il faut surtout ne pas trop chercher de cohérence, en tout cas, pas trop rigoureusement).

        > »...des communistes »

        Je défends la gauche. La pk est un danger pour la gauche. Une « médecine » réservée aux riches (de l’aveu même de Freud ! !) et dont l’un des effets notoires est de persuader l’individu que la cause de ses pb est nécessairement en lui, ce qui évite qu’il s’en prenne jamais à l’ordre social. En cela aussi, la pk ressemble à la religion. C’est l’agent objectif du statu quo et de l’ordre.

        >« Manque que les francs-maçons et les homosexuels »

        Je défends la liberté individuelle et combat les préjugés. La PK est un des pires agents d’ostracisme. Sous ses dehors révolutionnaires factices, elle n’a fait que conforter sous une forme sophistiquée les certitudes les plus réactionnaires et les plus éculées. Interrogez-vous un peu sur le statut que confère aux femmes la pk. Ensuite, passez aux homosexuels, c’est encore pire. Vous vous donnerez cette peine ?

        Ennoncer une vérité désagréable, ce n’est pas être haineux, c’est juste énnoncer une vérité.

    • Bardamu
      Bardamu répond à gossipor
      difficile
      • Posté à 13h51 le 03/01/2008
      • Internaute 25491
        difficile

      Diantre, belle diatribe ! Mais il me semble que vous jetez le bébé avec l’eau du bain, en récusant en bloc la psychanalyse. Autant je vous rejoins dans la dénonciation de l’effet yau-de-poêle et de l’amphigouri lacanien, autant il me semble que chez Freud il y a un côté « libérateur » à conserver, en tout cas des avancées intellectuelles indéniables qu’on ne peut pas balayer d’un revers de main (même chose d’ailleurs pour le marxisme : maintenant que nous sommes débarrassés des communistes, on peut enfin lire Marx comme le grand penseur qu’il est).

      La guerre des psys m’intéresse moins à vrai dire que la surmédicalisation de la société. Votre en fant dit « Aghreu » au lieu d’« arheu » ? Aussitôt on vous conseille de l’envoyer chez l’orthophoniste, bébé n’est pas sage ? il doit être hyperactif, il faut envisager un traitement... On détecte des dyslexiques, dyscalculiques, dysorthographiques à tour de bras, toute défaillance devient pathologie, toute singularité est déviance...

      Et tout le monde gravite allégrement autour de son nombril, scrutant avidement son propre psychisme comme si nos petites personnes avaient tellement d’importance... Tous ces gens qui prennnet la vie au sérieux et par la même occasion se prennnent au sérieux sont à vrai dire assommants.

      Tiens, il y a une belle citation de Wittgenstein qui dit tout sur la vie : « la solution du problème que tu vois dans la vie, c’est une manière de vivre qui fasse disparaître le problème »...

  • Panca
    Panca
    raleur qui aime les débats
    • Posté à 03h40 le 03/01/2008
    • Internaute 23059
      raleur qui aime les débats

    Quand je lis les interventions des psychanalystes je vois se pointer une vieille querelle qui remonte à Freud et qui n’est pas loin d’être une querelle de chapelles. Un mot sur le spot : ce n’est pas faire du tout violence aux dépressifs que de dire qu’ils endurent une grande souffrance car c’est aller contre la contre-vérité et vraie croyance populaire « qu’il suffit de sortir, de se remuer, pour que cela passe ». Si cela gène d’employer le terme de maladie pour cet état de souffrance, qui par ailleurs s’observe et se mesure (dans un numéro du magazine La Recherche on montre une comparaison entre l’activité du cerveau d’un dépressif et d’un non dépressif par imagerie médicale et on voit que l’activité de beaucoup de zones du cerveau d’un dépressif est très diminuée et en dessous de ce qu’elle devrait être) quel autre terme employer alors ?
    Reconnaitre un tel trouble ou maladie est l’exact contraire du scientisme. Mais est scientiste l’attitude, reprochée aux psychiatres d’abord par Freud puis par les écoles de psychanalistes, qui consiste à croire qu’à tel symptôme de dépression va correspondre telle dose de telle molécule qui va le faire disparaître et la dépression avec : ceci est une croyance mécaniste et anti-scientifique qui nie la complexité du cerveau, de ses interrelations avec les autres organes, ainsi que les interrelations de la personne dépressive avec son entourage.
    Les écoles de psychanalises ne sont pas en reste elles non plus de certaines « imperfections » : Ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir entamer une psychanalise, il y faut une certaine capacité à s’auto-observer et à se comprendre même si par ailleurs le psy est là pour y contribuer, mais seulement y contribuer, ce n’est pas non plus donné à tout le monde de la réussir, une psychanalyse « cela remue » et les accidents de psychanalyse cela existe comme existent les accidents médicamenteux. Sans parler d’accident de psychanalyse, j’invite
    à lire les mémoires du célèbre « homme au loup » dont on nous dit que Freud l’a guéri.
    Un mot des attitudes sociales et politiques, posant question à propos des droits de l’homme, qui consistent à dire « qu’il faut » hospitaliser (au moins provisoirement) les dépressifs (ou les fous) contre leur volonté que cela soit « pour leur bien ou pour le bon fonctionnement de l’ordre public », ou au contraire « qu’il ne faut rien faire ». Oblige-t-on un malade du coeur à se soigner ? Non ! On lui fait signer une décharge. Pour ce qui est du risque envers les autres ou du trouble à l’ordre public, en dépit de meurtres épouvantables ayant défrayé la chronique, les praticiens reconnaissent que la proportion de délinquants et d’actes de délinquances chez les dépressifs ou les fous est la même que celle observée chez les bien-portants et ce n’est pas par intellectualisme que Michel Foucaut à employé le mot de disparu à propos de certains internés. A l’inverse, refuser à un cardiaque une admission dans un service parce que son état serait dû, par exemple, à la pollution ou à une mauvaise alimentation, et donc au corps social, est tout aussi excessif !

    • PonG
      PonG répond à Panca
      rationaliste fondamentaliste à (...)
      • Posté à 05h13 le 05/01/2008
      • Internaute 14407
        rationaliste fondamentaliste à (...)

      D’accord avec l’essentiel de votre message mais...

      Vous dites : « ...est scientiste l’attitude [...] qui consiste à croire qu’à tel symptôme de dépression va correspondre telle dose de telle molécule qui va le faire disparaître et la dépression avec... »

      Je n’ai jamais compris le sens du mot « scientiste » et quand on gratte un peu personne n’a jamais été capable de me l’expliquer.

      Dans ce domaine, je ne sais dire que deux choses : c’est « scientifique » ou ça ne l’est pas.

      Ce que vous décrivez n’est pas scientifique pour une raison toute simple : il y a le verbe « croire ».
      Pour reprendre votre exemple, de deux choses l’une :
      1) Soit on a mené (correctement !) des études qui montrent clairement que, comme vous dites, « à tel symptôme de dépression [correspond] telle dose de telle molécule qui va le faire disparaître et la dépression avec ».
      Dans ce cas, on ne CROIT rien, on SAIT.

      2) soit on n’a aucune étude de ce type - je vous rassure c’est le cas (en tout cas pas avec cette exactitude mécaniste) - et dans ce cas, ON NE SAIT PAS.
      Et le scientifique qui dirait le contraire adopterait une attitude tout simplement PAS SCIENTIFIQUE et non « scientiste ».

      Et on en est là dans ce domaine. On découvre de plus en plus de choses mais il y en a encore plus qu’on ne sait pas. Et d’une certaine manière, tant mieux.

      Bref, l’important est de retenir que dans un cas comme dans l’autre, on ne CROIT rien. On sait, ou on ne sait pas. Point.
      Et même quand on sait, on ne sait jamais que JUSQU’A PREUVE DU CONTRAIRE.

      La science c’est ça. Le contraire du dogme.

      Et le scientisme, j’ai bien l’impression que ce serait plutôt l’incompréhension de la science par les non scientifiques et AUSSI malheureusement parfois (mais encore trop souvent) par les scientifique eux-même.

  • PonG
    PonG
    rationaliste fondamentaliste à (...)
    • Posté à 11h54 le 03/01/2008
    • Internaute 14407
      rationaliste fondamentaliste à (...)

    Préalable :
    1) Pour éviter une politisation erronnée et déplacée de mon propos je précise que je suis un sarkophobe endurci.
    2) la suite n’est pas un plaidoyer pour les labos de pharmacie, l’HP ou les TCC. Il y a dans ces domaines bien des turpitudes et bien des insuffisances (certaines très graves), c’est certain.

    Néanmoins :

    –––

    Rallumer la guerre des psys ? Pourquoi pas. Qui pourra dire que les consensus mou, les compromis frileux entre praticiens et politiques sont acceptables lorsqu’il s’agit de santé publique ?

    Le problème est pourtant on ne peut plus simple à poser :

    SOIT la psychanalyse SOIGNE, SOIT elle ne SOIGNE PAS.

    Si elle soigne il faut la valider une bonne fois pour toute et la promouvoir en tant que thérapie.
    Si elle ne soigne pas et elle doit disparaître du champ de la santé (individuellement, chacun continue bien sûr à faire ce qu’il veut en allant, à sa guise voir son psychanalyste, son homéopathe, son astrologue, sa voyante ou son gourou).

    Jusque là, normalement, tout le monde devrait être d’accord.

    Le problème c’est que justement, la question est tranchée :
    La psychanalyse ne soigne PAS.

    On en doute ? Une telle affirmation est inacceptable ? Sectaire ? Scientiste ?
    Alors il suffit de vérifier. Mettre ses certitudes à l’épreuve des faits.
    Il se trouve que cette dure réalité, les psychanalystes eux-même ont été obligé de la reconnaître :

    Je cite - tenez vous bien - l’Association Internationale de Psychanalyse, qui devant l’avalanche d’études scientifiques démontrant l’absence d’efficacité thérapeutique de la PK, a du, dans le rapport Fonagy et coll – 2002, Lien), admettre ceci :

    « Il n’y a pas d’étude qui permette de conclure sans équivoque que la psychanalyse soit efficace, par rapport à un placebo actif ou une autre forme de traitement. Il n’y a pas de méthode disponible qui pourrait de manière incontestable indiquer l’existence d’un processus psychanalytique. »

    Cette aveu est à lire et à relire. Je crois qu’on ne peut pas faire plus accablant. Et il vient de l’AIP !

    En résumé, il dit : scientifiquement en tant que thérapie, jusqu’à preuve du contraire, ça ne vaut rien.
    Pourtant, plus loin le rapport ajoute en substance « mais on y croit quand même » ( !).

    A ce point tout est dit. La psychanalyse est une croyance (jusqu’à preuve du contraire). Comme toute croyance, chacun est libre de la faire sienne. Mais il ne revient pas à l’état de les cautionner, et encore moins, des les financer. Pas plus celle-là qu’une autre.

    La psychanalyse ne relève donc pas du domaine de la santé publique. Il est donc tout simplement normal qu’elle le quitte. Ca ne devrait même pas faire débat.

    Pour le reste, il ne s’agit pas de l’erradiquer pour elle même. Les croyances sont les croyances, et il semble que l’homme en ai besoin pour vivre.

    Que chacun aille donc voir son psy s’il le souhaite. Mais nos impôts doivent servir à autre chose.

    P.S. : Jacques-Alain Miller « n’a pas souhaité répondre à [vos] questions » ? C’est que, voyez-vous, il semble que Jacques-Alain Miller n’aime pas les questions.

    • Crispus
      Crispus répond à PonG
      • Posté à 14h02 le 03/01/2008
      • Internaute 15293

      « Sarkophobe » ? Ouille, ouille, ouille ! Mais c’est pas loin de la dépression, ça ! Heureusement ça se soigne très bien. Et surtout très vite ( pas de psychamachin interminable, non, non ) : avec le sirop du Bon Docteur Kouchner vous devriez être sur pieds en deux temps trois mouvements. Une précaution toutefois : cessez absolument de lire des trucs « psy » (quels qu’ils soient )c’est dangereux et de toutes façons parfaitement inutile du moment que vous disposez de l’intégrale de Bigard.(N.B : vous pouvez la déduire du montant de vos impôts, sachez-le. Alors, elle est pas belle la vie ?).

    • sdr
      sdr répond à PonG
      • Posté à 14h04 le 03/01/2008
      • Internaute 12069

      Poser cette simple question « SOIGNE » ou « SOIGNE PAS » c’est présupposer qu’il s’agit d’une maladie, pathologie, dont les symptomes, les composantes, sont clairement identifiés et classifiés. Cela ne me parait pas si évident pour la dépression qui est protéiforme, multi-causale.
      La psychanalyse ne se résume pas à une « croyance », elle a des effets reconnus, notamment par les patients ! Dire que la psychanalyse ne relève pas de la santé publique, c’est aussi aller un peu vite et choisir un camp.
      Les adeptes des TCC, tels Jean Cottraux cité dans l’article, sont aussi ceux qui publient et vendent leurs prestations auprès de grands labos qui fabriquent les antidépresseurs prescrits par les acteurs officiels de la santé publique... Votre rapport, ses auteurs, il est financé par qui comment ?
      A y regarder de façon simpliste, je dirais qu’il y a deux camps dans les thérapeutes de la dépression : ceux qui traitent le malade en objet, soignent principalement leurs symptomes et se soumette à la loi du médicament donc aux infos (intox) des labos.
      Et ceux qui traitent le malade en sujet, cherchent en amont du symptome les maux à la racine, par la parole et l’écoute, ils n’affichent pas de résultats spectaculaires et immédiats sur le symptome mais obtiennent des résultats pérennes sur le long terme sur le sujet lui-même et toutes les pathologies ou névroses associées qu’il présente.
      La psychanalyse devrait faire partie de la psychiatrie (elle-meme remboursée) et du coup serait peut être un peu mieux prise en charge pour le bénéfice du patient.
      Contrairement à ce que vous dites, ce serait bien que le patient cesse de penser qu’il s’agit de simples croyances (obscures) et que sa guérison dépend seulement de substances chimiques psychotropes auxquelles ils deviendra accro (et qui feront des rentes aux trusts pharmaceutiques).
      Vos croyances à vous me semblent un peu réductrices - et naives - par rapport au vrai problème posé.

      • manju35
        manju35 répond à sdr
        • Posté à 19h23 le 03/01/2008
        • Internaute 8396

        Bien sur,que la psychanalyse est une croyance.
        Et comme toutes les croyances,elle est respectable.
        Mais comme toutes les croyances,elle doit faire partie du champ de l’intime,de l’aventure individuelle,d’une quête personnelle.
        Elle n’a pas sa place dans l’aigue(à l’hopital),d’un mal-être ; où il faut traiter la souffrance(parfois la survie)d’une personne.
        Elle est inefficace et sans indication,dans la très grande majorité des pathologies du psychisme.
        La psychanalyse est un peu ; ce qu’est le caviar à la gasronomie.

  • framboise92
    framboise92
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 07h53 le 03/01/2008
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    Bonjour et bonne année,
    Des difficultés dans ma vie ont fait que j’ai dû consulter dans un cmp. Je prends aussi un antidépresseur. Lees deux cumulés m’aident beaucoup !
    Ce que j’aimerais dire, c’est que la psychanalyse coûte trop cher ! ! ! C’est un luxe. Mes séances au cmp m’ont fait m’analyser, par la force des choses,mais j’aurais aimé esayer une vraie psychanalyse....Ceci-dit, je m’en sors tout à fait bien et je suis à même de réagir, d’avoir du recul et d’adapter mon comportement aux difficultés de la vie. La souffrance reste en partie mais n’empêche pa d’avancer...

  • Fozzie
    Fozzie
    Riendutoutiste tendance dure
    • Posté à 09h02 le 03/01/2008
    • Internaute 1195
      Riendutoutiste tendance dure

    Si j’osais, je dirais que tout ça est déprimant... Mais en fait, n’est-ce pas tout simplement une question de FRIC ? J’ai l’esprit mal tourné mais ma maman a dû manger des fayots quand elle était enceinte, alors c’est pas ma faute.

  • Susanna
    Susanna
    Individu
    • Posté à 09h05 le 03/01/2008
    • Internaute 10099
      Individu

    Bonjour,
    Au moins votre article existe et pose, même insuffisamment, les questions que l’on doit se poser.
    Cependant, en lisant les réactions, je constate que, comme vous le redoutiez, il n’est vraiment pas facile de vulgariser. C’est ce qui permet à un « rationaliste fondamentaliste » ( ? ?) d’énoncer doctement que « soit la psychanalyse SOIGNE, soit ELLE NE SOIGNE PAS ». C’est simple ça aspire sans doute au bon sens.
    J’évite de plonger dans la suite (approximative) de son délire ordonné, pour simplement dire que ce n’est pas tout à fait comme ça que les choses se passent.

    Vous auriez sans doute dû rappeler pourquoi les psychanalyses européenne et américaine ont rompu, et sur quels désaccords fondamentaux (en bref : les Américains pensent que la psychanalyse doit viser à insérer un individu dans un mode de production, ce qui n’est pas si anodin). De ce point de vue, l’histoire est assez instructive et nous entraîne assez loin, par exemple du côté des labos, qui non seulement produisent les molécules agissant sur la dépression, mais aussi financent la recherche aux Etats-Unis... Savez vous ainsi que la classification internationale des troubles mentaux est américaine et que ce fait est loin d’être sans conséquences ?
    Poser les choses ainsi vous aurait permis d’éviter les réactions viscérales tranchées et aurait appuyé les interrogations (légitimes) que vous tentez de développer.

    • marie 75
      marie 75 répond à Susanna
      • Posté à 10h02 le 03/01/2008
      • Internaute 3563

      La chose la plus importante à retenir c’est que si un de vos proches va mal (anorexie, déprim à rallonge, troubles de l’humeur importants...) emmenez le voir d’urgence un psychiatre.
      - Pour les médocs, référez vous à la revue Prescrire (hors de toute pub de labo : cf art. sur champix) (philippe Pignarre cité en réf. plus haut)
      - Les généralistes (à de très rares exceptions) ne sont pas formés pour les pb psychiques (ce sont les représentants des labos qui les « forment »... d’où par ex la diffusion max de prozac qui peut - chez les jeunes - déclencher des troubles bipolaires.
      Donc faire gaffe ! Il n’existe pas de formation continue des toubibs ! Et cela c’est grave ! Il faudrait une vraie politique de santé.
      - ne crachons pas sur les psy... de la parole, mais ne passons jamais à côté d’un pb plus grave.
      - trouver un psychiatre est plus difficile que de trouver un psy... car il y en a peu.
      - on ferme les lits dans les hôpitaux psy qui sont abandonnés et - pourtant - parfois ils sont indispensables. Ne dites pas qu’on enferme en France : il faudrait des lits !

      Le stress au boulot, à l’école, à la fac... le chômage, la solitude, la misère ... sont des facteurs déterminants de ce mal de vivre.
      Beaucoup de SDF en souffre.
      Les tôles sont pleines de non soignés !

      La dépression (au sens large) est un pb central de santé publique qui demanderait beaucoup plus qu’un petit fascicule et une campagne de presse qui a coûté la peau des fesses.
      Mais là aussi : politique bling-bling !

      La politique de santé est le dernier souci de Sarko/L’UMP.
      Les urgentistes sont en grève !
      Les heures supp. ne sont plus payées dans les hostos !
      On fout en l’air le syst. hospitalier françaisau profit de la générale de santé !
      Alors ... les pb des psychanalystes ... sont loin des vrais difficultés de la santé française.
      Leurs honoraires sont libres, non remboursés... Ils n’auront pas à pâtir de la franchise médicale !

      Allo Freud ? Passez moi Lacan !

    • PonG
      PonG répond à Susanna
      rationaliste fondamentaliste à (...)
      • Posté à 12h07 le 03/01/2008
      • Internaute 14407
        rationaliste fondamentaliste à (...)

      Bonjour Susanna

      >C’est ce qui permet à un « rationaliste fondamentaliste » ( ? ?)

      J’aime bcp vos deux points d’interrogation. J’avais cru comprendre que les « effets de vérité » (vous savez, ceux que l’on trouve entre les lignes et même entre les mots) c’était la spécialité des tenants de la psychanalyse, quand les « scientistes » dans mon genre, bêtement limités au sens premier des mêmes mots, se contentent de chercher, comme ils peuvent, la vérité tout court. J’aurais loupé quelque chose ? « Rationaliste fondamentaliste » c’est un oxymore. Et un un oxymore, en général, c’est de l’humour.

      Mais l’essentiel c’est bien en effet que « soit la psychanalyse SOIGNE, soit ELLE NE SOIGNE PAS ».

      C’est peut-être trop simple pour vous, mais dans l’administration d’un pays, il y a un domaine qui s’appelle la santé publique. Et lorsque la santé publique se saisit d’une discipline, il ne me parait pas si ridicule de se demander si elle est bonne pour la SANTE publique.
      Je n’ai pas posé la question de l’utilitié de la pk. J’ai posé celle de son statut de thérapie. C’en est une ou pas ?
      C’est en effet une question très simple. Mais essentielle. Et si la réponse est sans doute bcp moins simple, ça n’autorise pas à s’affranchir de se la poser. Il faut assurément se garder des attitudes qui consistent à simplifier les pb complexes, comme le fait si bien notre cher président. Mais ne sont pas plus souhaitables les attitude qui consistent à se tirer à bon compte des questions simples en disant « c’est plus compliqué que ça » quand ça ne l’est pas. Pour un excellent exemple, voir ici notre bien aimé président : Lien. Ca, ça porte un nom qui fait référence aux meurs sexuelles douteuses des mouches.

      La question de la nature profonde de la pk est en effet une question complexe. Et je me garderai bien de me prononcer.
      Cela n’en rend pas moins pertinente la question de savoir si elle est une thérapie ou pas. Si on répond oui, elle doit soigner - au passage vous voudrez peut-être m’expliquer pourquoi, alors qu’elle est selon vous si peu pertinente, l’AIP se la pose aussi cette question, mais là encore je suppose que vous préfèrerez « éviter » - . Si on répond non, alors la santé publique ne doit ni la promouvoir ni la financer (ni la combattre d’ailleurs).

      >« J’évite de plonger dans la suite (approximative) de son délire ordonné, pour simplement dire que ce n’est pas tout à fait comme ça que les choses se passent. »

      Je pense que vous faite en effet bien d’« éviter ». « Esquiver » aurait été plus approprié je pense. Je vous le confirme, oui cette démarche aspire au bon sens. La qualifier de délire sans aucun argument est assez commode. Mais dans ce domaine, la pratique est courante. Ca s’appelle une pirouette. J’ironisais sur Miller, vous confirmez.

  • GRRR
    • Posté à 09h50 le 03/01/2008
    • Internaute 26922

    « Psychanalyste » prend 2 « y » sauf erreur.
    Négligence de la fome = négligence du contenu ?

  • cinghiale
    • Posté à 10h00 le 03/01/2008
    • Internaute 23946

    Ainsi donc les psychanalystes seraient paranos ? Faudrait qu’ils consultent un psychiatre. N’empêche, j’ai trouvé la campagne « neutre ». Longtemps en entreprise, la dépression a été considérée comme maladie de fumiste ; qu’une campagne officielle appelle l’attention sur sa réalité et sa dangerosité me semble louable. Et d’accord avec tous les posts qui évoquent le risque de dépression au travail, mais ce n’est pas l’essence du travail même, ni d’ailleurs la charge de travail qui est en cause (qui peut s’affecter de devoir être efficace et productif ?) mais un certain type de relation hiérarchique technocratico-humiliant qu’il convient de dénoncer

  • Lechat
    Lechat
    esprit critique
    • Posté à 10h02 le 03/01/2008
    • Internaute 23925
      esprit critique

    Bonjour
    la dépression en France
    Lien
    la dépression a différentes causes
    Elle peut etre due a un déréglement chimique c’est pour cette raison que les médicaments sont efficaces
    Lien

    Les modes d’action de la sérotonine
    Son implication dans la dépression
    Lien

    Dépression saisonnière, transporteur de sérotonine, luminothérapie

    Lien

    La dépression peut etre due à un gène de prédisposition

    La dépression imputée à une interaction entre un gène et l’environnement
    Lien
    Le gene 5-HTT predispose a la depression
    Lien
    Les mêmes gènes pour l’anxiété et la dépression ?

    Lien

    La dépression peut également etre due à des maladies hormones..médicaments
    causes hormonales (grossesse, ménopause, problèmes liés à la glande thyroïde), des causes physiques (AVC, infection, zona...parkinson...)

    Fallait y penser : la dépression est due au terrain allergique de papa, maman ! !
    Il existe une association entre dépression et atopie, mais la nature de ce lien est encore non connue. Est-ce un facteur environnemental qui intervient, ou un facteur génétique ?

    Lien

    les différentes dépressions
    La mélancolie (psychose maniaco-dépressive ou dépression endogène) ;
    Les états dépressifs exogènes névrotiques ou réactionnels ;
    Les états dépressifs atypiques ;
    Les états dépressifs au cours de l’évolution d’une psychose chronique ;
    Les états dépressifs dits secondaires : alcool, corticoïdes, infections, traumatismes, tumeurs cérébrales...

    L’alimentation peut également avoir une influence

    Contre la dépression : une alimentation équilibrée... et des oméga-3 !
    Lien
    Un médecin competent recherche la cause avant de donner des anti dépresseurs

    J’ai été dépressive un oligo-élément qui n’est pas du lithium a résolu ce problème c’était simplement du à un déséquilibre
    ATTENTION au millepertuis(en vente libre) qui est efficace mais il y a les memes risques que pour le prozac ....c’est à dire risque de suicide

  • STEFFEN Louis
    STEFFEN Louis
    ancien enseignant réformateur
    • Posté à 10h19 le 03/01/2008
    • Expert 25070
      ancien enseignant réformateur

    Cette dispute ressemble fort à un combat des « scientifiques » contre les « littéraires », c’est-à-dire à une querelle d’universitaires qui défendent deux chapelles opposées. D’un côté la « rigueur » mathématique, de l’autre « l’humanisme » de la parole. Et chacun abonde dans son domaine d’excellence, dans son territoire de pouvoir aussi. Pour les spectateurs incompétents que nous sommes la tentative est grande de renvoyer dos à dos les comportemantalistes cognitivistes rigides et les ratiocinateurs abscons. Les uns et les autres se sont enfermés dans des discours de plus et plus hermétiques, inacessibles au commun des mortels. Qui comprend vraiment Lacan, par exemple ? Lui-même ne devait-il pas parfois s’interroger sur la signification de sa propre parole, comme tout le monde ? Alors ne pourrait-on pas tenter de trouver un langage moins sophistiqué qui dépasserait les divisions et les rivalités des chimistes et des artistes ?

    • PonG
      PonG répond à STEFFEN Louis
      rationaliste fondamentaliste à (...)
      • Posté à 05h19 le 05/01/2008
      • Internaute 14407
        rationaliste fondamentaliste à (...)

      >« Cette dispute ressemble fort à un combat des “scientifiques” contre les “littéraires” »

      C’est malheureusement exactement ça. Vous avez mis le doigt dessus.
      Je dis malheureusement surtout parce que si cette oposition est une assez triste réalité, elle n’est en rien une fatalité. Et quitte à faire encore plus « cour d’école » et à conforter votre tentation de renvoyer les protagonistes dos à dos, j’oserai dire (ok, en simplifiant je vous l’accorde mais l’idée est celle-là) :
      « C’est pas nous c’est eux. »

      Je m’explique un peu. Il n’y a en fait que de mauvaises raisons à cette opposition. Je ne les détaille pas, ce n’est pas l’endroit mais d’autres l’ont fait parfaitement comme le philosophe Jacques Bouveresse dans son très beau texte « Qu’appellent-ils penser »
      (Lien).
      Lorsque vous dites « Les uns et les autres se sont enfermés dans des discours de plus et plus hermétiques, inacessibles au commun des mortels. Qui comprend vraiment Lacan, par exemple ? “, eh bien en fait, vous tenez la différence : si un cognitiviste pédagogue vous explique son truc, vous comprendrez parfaitement, et même dans le détail pour peu que vous y passiez le temps nécessaire. En revanche je vous mets au défi de comprendre Lacan (je dis bien ‘COMPRENDRE’, pas tenter des interprétations aussi fumeuses qu’hasardeuses, com-prendre) même en y passant votre vie.

      Il y a là un enjeu véritable et je pèse mes mots : c’est celui de la raison. Rien de moins.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4