A la une 22/10/2010 à 21h14

Comment la police empêche les journalistes de travailler en manif

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

Malgré les dénégations des autorités, vidéos et témoignages montrent que la police empêche la presse d’informer le public.

« Il n’y a évidemment pas de consigne », répond officiellement la police nationale quand on l’interroge sur plusieurs cas de journalistes dont le matériel a été matraqué ou confisqué par des CRS, quand les personnes n’ont pas été elles-mêmes violentées ou interpellées. Plusieurs documents et témoignages recueillis par Rue89 montrent pourtant une nervosité assez fréquente pour empêcher ces journalistes de rapporter au public des images des manifestations.

Il y a eu ce cas du mardi 12 octobre au soir, près de la Bastille à Paris : un preneur de son de TF1 et un journaliste de Canal + avaient été frappés et molestés par des CRS. Le second n’était pas en service, mais l’IGS, la police des polices, a tout de même été saisie.

Sur cette photo inédite qu’a obtenue depuis Rue89, on voit le journaliste de Canal+, à terre, brandissant sa carte de presse. Encore plus parlant est le haut de la scène : un caméraman filme, tout en tenant lui aussi sa carte d’identité professionnelle. Malgré cela, le CRS qui lui fait face l’asperge -ou s’apprête à l’asperger- de gaz lacrymogène.


Agression de deux journalistes par des CRS place de la Bastille à Paris, le 12 octobre 2010 (Capucine Granier-Deferre)

« Un CRS m’a mis un coup de poing, direct »

Toujours dans le quartier de la Bastille, encore le même soir, une manifestante est violemment frappée par un CRS. Elle est étudiante en photographie, et ne possède pas encore de carte de presse.

Mais comme les photojournalistes professionnels, Capucine Granier-Deferre utilise un appareil photo sophistiqué, le genre de matériel que son prix rend généralement inaccessible aux amateurs. Il est en tout cas volumineux, et donc visible par quiconque, y compris un CRS. Elle récolte pourtant un coup de poing qui lui vaudra six jours d’interruption temporaire de travail (ITT) et la conduira à déposer plainte à l’IGS :

« Avec d’autres photographes, on s’est retrouvés pris dans une souricière dans cette rue. Une ligne de policiers s’est mise devant nous. Un CRS a frappé un manifestant, j’ai mis mon bras pour me protéger, et là il m’a mis un coup de poing direct. » (Voir la vidéo tournée par le journaliste William Amsellem)

« Je dis : “Je suis journaliste, je suis photographe.” »

Cinq jours plus tard, encore à la Bastille, les photoreporters Philip Poupin et Corentin Fohlen font un reportage pour Paris Match. Ils suivent une bande d’une trentaine de jeunes très excités, dont celui qui casse la vitrine d’une banque.

Les casseurs pénètrent dans l’opéra Bastille. Les deux journalistes veulent en faire autant, mais des CRS les en empêchent. « Là, on se dit que ce n’est pas la peine d’entrer », relate Philip Poupin. Mais les CRS sont agressifs :

« Je dis : “Je suis journaliste, je suis photographe.” Je mets mes bras en l’air, et je prends un coup de matraque sur le front et un autre sur le coude. »

Son médecin lui délivrera quatre jours d’ITT. En attendant, un autre photographe (un free-lance travaillant pour Le Parisien) reçoit un coup de matraque sur son appareil photo. « Tu sais combien ça coûte ce matériel ? », crie-t-il au CRS. Il sera ensuite bousculé et perdra une optique d’une valeur de 200 euros.

Les trois photojournalistes se retrouvent bloqués devant l’opéra par un cordon de CRS. Ils protestent, disent que la police n’a pas le droit de les empêcher de travailler. Au bout d’une dizaine de minutes, un gradé intervient et les « libère ».

« T’as une carte de presse ? [...] Ta gueule ! »

Si ces soirées à la Bastille furent particulièrement riches en attaques de policiers contre des professionnels récoltant des images pour l’information du public, ces cas ne semblent pas exceptionnels.

Le 1er octobre, un caméraman travaillant pour le site Actusoins.com, Stéphane Puccini, couvre une manifestation d’infirmiers. Il n’a pas de carte de presse, et l’on entend le policier lui poser la question avant de l’interpeller de manière très musclée.

Deux caméras tournent la même scène selon deux points de vue différents : celle de LCI (à 1’15’’) montre l’interpellation particulièrement violente du caméraman. (Voir la vidéo)

Et ses images à lui, pour Actusoins, qui enregistrent très bien les propos tenus par les CRS.

— « T’as une carte de presse ? [...] »
— « J’travaille pour Actusoins ! Vous avez pas le droit de faire ça ! »
— « Ta gueule ! » (Voir la vidéo, à 0’49)

« On s’en fout de la presse, allez hop ! Taisez-vous ! »

La caméra de Stéphane Puccini a été détruite. Il a déposé plainte le 6 octobre. Les policiers parisiens seraient-ils donc particulièrement excités ?

Non, c’est le cas en province aussi. Le dimanche 17 octobre, le journaliste David Reid, un citoyen britannique qui travaille comme correspondant free-lance pour la BBC et l’agence de presse Reuters dans la région lyonnaise, veut couvrir un blocus de routiers au péage de Villefranche-sur-Saône.

Cette fois, les propos des policiers sont beaucoup plus clairs, même si les images sont moins spectaculaires. L’un d’eux lui arrache d’emblée sa caméra des mains, avec des mots qu’on entend très nettement puisque le policier ne stoppe pas l’enregistrement :

— « Non, vous filmez pas Monsieur. C’est terminé. Le droit à l’image, non. C’est terminé. Pour l’instant, vous ne filmez pas, sinon c’est : au poste ! »

— « Donnez-moi ma caméra. »

— « Non, ici c’est la police, vous vous taisez. Vous dégagez d’ici, allez hop hop hop ! [...] On s’en fout de la presse, allez hop ! Taisez-vous ! [...] »

Jusqu’ici, ces images n’avaient pas été entièrement diffusées. Les voici. (Voir la vidéo)

David Reid a été très choqué par le comportement de ces policiers, au point de contacter Reporters sans frontières :

« J’ai travaillé en Amérique centrale, en Afrique, en Inde, jamais un policier ne m’a arraché ma caméra des mains. »

« En manifestation, on peut être filmé de partout »

Face au mutisme des autorités, qui ont répondu par le traditionnel renvoi de patate chaude d’un service à l’autre (préfecture de police de Paris, direction générale de la police nationale, cabinet du ministre de l’Intérieur), Rue89 a contacté le commissaire en retraite Jean-François Herdhuin, qui décryptait pour nous cette semaine les techniques de maintien de l’ordre en manifestations.

Il ne s’exprime donc qu’en son nom propre :

« Il est très clair qu’il n’y a pas de consigne pour empêcher la presse de travailler lors des manifestations. Quand on est dans une manifestation, on peut être filmé de partout, y compris par des téléphones portables. Dans ce contexte, je ne vois pas l’intérêt qu’il y aurait aujourd’hui à museler les journalistes.

Dans le contexte parfois tendu d’une manifestation, les policiers peuvent avoir des gestes d’énervement, des rebuffades qui sont regrettables, mais ne sont pas délibérées. Pour éviter ce genre de choses, j’avais proposé qu’il y ait de multiples caméras, mais ce n’est pas encore le cas. »

Pour lui, la réaction des policiers présents à Villefranche, qui invoquent le « droit à l’image » pour empêcher un journaliste de les filmer, est clairement « une erreur » :

« Dès lors qu’ils sont sur la voie publique, les policiers sont dans l’exercice de leurs fonctions et ne peuvent donc pas invoquer le droit à l’image ou au respect de la vie privée.

En revanche, il faut se mettre à la place du policier qui rentre chez lui et qu’on interpelle dans son immeuble car on l’a vu au 20 heures. »

Dans la police, il y aurait des consignes écrites et formelles pour interdire aux policiers d’empêcher les journalistes de faire leur travail d’information du public.

Les faits montrent qu’elles ne sont pas respectées.


Dessin de Baudry

Rectifié le 22/10/2010 à 22h39 : l’épisode de l’opéra Bastille s’est déroulé le 16 octobre, et non le 12 comme les épisodes précédents dans le même quartier.

Ajout le 24/10/2010 à 15h51 : Ecouter sur la Voix des Allobroges.org un policier de Chmabery expliquer aux journalistes d’éteindre leur caméra car ils ne veulent pas de « mauvaise pub ».

  • 186598 visites
  • 493 réactions
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  • général_bol
    général_bol répond à Yp2
    Ah, si on envoyait les cons / (...)
    • Posté à 10h37 le 23/10/2010
    • Internaute 94412
      Ah, si on envoyait les cons / (...)

    « Pujadas »

    ... je suppose qu’il s’agit de Pue-jadas ?

    « il le ferait s’il était un journaliste compétent. »

    pour l’instant il a plûtot l’air d’un con pétaradant !

  • vermisseau
    vermisseau
    étudiant ingénieur en (...)
    • Posté à 21h54 le 22/10/2010
    • Internaute 26276
      étudiant ingénieur en (...)

    ce qui est bien c’est que Rue89 peut filmer serreinnement les manifestations : les CRS ne s’en prennent qu’aux journalistes et aux casseurs

    • général_bol
      général_bol répond à vermisseau
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 10h39 le 23/10/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      Si le vermisseau voulait bien retourner sagement à ses chères études au lieu de se distinguer ? ! ?

      • vermisseau
        vermisseau répond à général_bol
        étudiant ingénieur en (...)
        • Posté à 11h27 le 23/10/2010
        • Internaute 26276
          étudiant ingénieur en (...)

        toujours dur d’entendre un discours avec lequel on n’est pas d’accord hein ?

        en même temps les généraux n’y sont pas trop habitués, à force d’évoluer dans un monde de peignes-cul

         
        • général_bol
          général_bol répond à vermisseau
          Ah, si on envoyait les cons / (...)
          • Posté à 15h35 le 23/10/2010
          • Internaute 94412
            Ah, si on envoyait les cons / (...)

          « toujours dur d’entendre un discours »

          Ah, parce qu’en plus fallait entendre qq chose ? |o|

        1 autres commentaires
  • Luc Skaïoualquère
    Luc Skaïoualquère
    French Resistance
    • Posté à 23h08 le 22/10/2010
    • Internaute 130442
      French Resistance

    .

  • toutankh
    toutankh
    Cerveau en fuite
    • Posté à 21h54 le 22/10/2010
    • Internaute 117386
      Cerveau en fuite

    Merci Rue89 pour cet article. Le rôle de la police est de faire respecter la loi et de protéger les citoyens.

    Ce qu’on voit ces dernières semaines c’est que :
    - la police ne respecte pas la loi ; voir par exemple les « casseurs » qui sont des policiers déguisés, ou les policiers et CRS qui tapent des manifestants et des journalistes même s’ils n’ont rien fait qu’exercer leur droit à manifester en paix
    - la police ne protège pas les citoyens du tout (encore des preuves en vidéo), et va même jusqu’à tirer au flashball sur leurs enfants

    Cela ne fait que renforcer un sentiment de défiance vis-à-vis de notre police nationale, déjà bien installé ces dernières années suite aux abus de garde à vue, et à l’usage intempestif de faux délits (outrage etc).

    Un regret cependant : ouvrir franchement le débat sur la police française et ses abus serait sans doute salutaire, à condition d’y allouer une couverture médiatique à la hauteur, histoire qu’il soit suivi d’effets. Au lieu de cela, vous vous indignez des violences policières contre les journalistes, un peu comme de la partie visible d’un iceberg. Bien entendu ces violences contre les journalistes constituent un symptôme alarmant - mais seulement un symptôme ! Si vous voulez que les violences policières contre les journalistes cessent, c’est à vous, qui en avez le pouvoir, de faire de la question des violences policières en général une question d’actualité incontournable.

    • général_bol
      général_bol répond à toutankh
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 10h42 le 23/10/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      « à condition d’y allouer une couverture médiatique à la hauteur, histoire qu’il soit suivi d’effets. »

      on peut aussi prévoir d’y consacrer pas mal d’années (lumière ?), tant est grande l’ampleur de la tâche (sur les taches !)

  • Duc du Granlac
    Duc du Granlac
    Républicain
    • Posté à 21h58 le 22/10/2010
    • Internaute 86373
      Républicain
  • dad-ô-space
    dad-ô-space
    Doux Rêveur...
    • Posté à 21h59 le 22/10/2010
    • Internaute 118468
      Doux Rêveur...

    Ce pays est de plus en plus terrifiant ! ...

    • nemo3637
      nemo3637 répond à dad-ô-space
      Déchoukeur
      • Posté à 01h26 le 23/10/2010
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      T’as encore rien vu !
      Vois le « retour de baton » qui va s’abattre sur toute la société si le mouvement social est vaincu.
      Et les oisons n’auront plus qu’à aller bruler un cierge pour espérer la victoire de la gauche aux-prochaines-élections-on-va-voir-ce-qu’on-va-voir...
      Eh oui, on verra surtout la veste qu’elle va prendre et la montée de l’extréme-droite, institutionnalisée cette fois « pour la bonne cause »....

  • ROBES_PIERRE
    ROBES_PIERRE
    rectificateur
    • Posté à 22h02 le 22/10/2010
    • Internaute 32234
      rectificateur

    ce serait drole qu’un jour un anesthesiste ait dans son service un policier à soigner ....

  • telemaque50
    • Posté à 22h04 le 22/10/2010
    • Internaute 10420

    Donnez du pouvoir et un uniforme a des gens peu éduqués, a qui vous ne donnez comme directives que de réprimer, vous arrivez évidemment a ce résultat !
    Les hommes qui postulent pour ce genre de profession, si tenté qu’elle en soit une, ne sont a priori pas a même de faire autre chose, et de plus, on leurs apprend a être répressifs et violents.
    Ils n’ont aucune excuse a leur brutalité gratuite.
    Bien sur comme on dit « les ordres viennent d’en haut » belle phrase pour se disculper de sa propre violence et de sa responsabilité.
    Néanmoins, au regard de ce qui a pu se passer naguère, il y a moins de morts.
    Souvenez vous du métro Charonne en 1962.
    Il est nécessaire que de telles images soient publiées, elles resterons, et montrerons dans quelques années une bonne vision du mandat de sarkosy le boni-menteur

  • loosy
    • Posté à 22h04 le 22/10/2010
    • Internaute 126760

    « Dans la police, il y aurait des consignes écrites et formelles pour interdire aux policiers d’empêcher les journalistes de faire leur travail d’information du public. “

    Mouais, la consigne...on sent trop venir le truc en filigrane : si c’est pas un journaliste avec sa carte de presse, t’as le droit de matraquer le gars et son matos...

  • Daniel Zéro-
    Daniel Zéro-
    Re - traité
    • Posté à 22h04 le 22/10/2010
    • Internaute 96621
      Re - traité

    Un prétexte que les journaleux saisissent au vol pour justifier leur mauvais boulot !

  • speedy38-
    speedy38-
    Ingénieur des travaux finis
    • Posté à 22h07 le 22/10/2010
    • Internaute 124689
      Ingénieur des travaux finis

    Ben quoi, il faut bien qu’ils se défoulent ces pauvres CRS...
    Comme personne ne les aime, ils se vengent comme ils peuvent, par déception. Ils veulent tant qu’on les aime...

    Si les manifestantes venaient leur faire pleins de bisous tout partout ils seraient sans doute plus courtois et plus accueillants, qui sait ?

    • LE_DENTISTE
      LE_DENTISTE répond à speedy38-
      le_dentiste
      • Posté à 23h40 le 22/10/2010
      • Internaute 45576
        le_dentiste

      non pas besoin de bisous, un bon coup de matraque en pleine bouche, et un bon viol ça suffit.

      Plus sérieusement, on oublie aussi les viols qu’une bonne partie d’un service de crs ont perpétré sur des prostitués de la région parisienne. On peut parler aussi du flics qui planquait des mini caméras dans les chiottes des ses collègues féminines...

      La police est devenue un bon vieux ramassis de tocards...

      • speedy38-
        speedy38- répond à LE_DENTISTE
        Ingénieur des travaux finis
        • Posté à 00h33 le 23/10/2010
        • Internaute 124689
          Ingénieur des travaux finis

        un bon coup de matraque en pleine bouche

        C’est par intérêt professionnel que vous prônez cette solution ?

        Les dentistes subissent-ils eux aussi les affres de la crise ?

        Il faut dire que les soins dentaires prescrits aux CRS matraqués dans l’exercice de leur fonction seraient pris en charge par l’État, ce qui donnerait une bouffée d’oxygène à la profession...

        et un bon viol

        Si j’allais au bout de votre raisonnement, je soutiendrais aussi les proctologues...

        Un bon viol avec les tonfas que l’on introduirait intégralement dans le corps de ces fonctionnaires, nécessitant ainsi l’intervention de ces médecins qualifiés...

        Ça relancerait aussi cette profession.

        En effet, elle subit la crise de plein fouet, l’augmentation du prix des smartphones entraînant une diminution de l’utilisation des ces appareils à des fins ludiques...

         
        • LE_DENTISTE
          LE_DENTISTE répond à speedy38-
          le_dentiste
          • Posté à 08h49 le 23/10/2010
          • Internaute 45576
            le_dentiste

          Les cas que je cite sont véridiques et ont fait la une il y a de cela quelques mois.

          • speedy38-
            speedy38- répond à LE_DENTISTE
            Ingénieur des travaux finis
            • Posté à 11h29 le 23/10/2010
            • Internaute 124689
              Ingénieur des travaux finis

            Oups ! ! ! J’ai ENCORE oublié le smiley ! ! !
            Quelle négligence... Le voici :  ; -)

        2 autres commentaires
  • al.jk
    al.jk
    penseur
    • Posté à 22h05 le 22/10/2010
    • Internaute 58477
      penseur

    La sécurité est la première des libertés ! Nous dit-on.
    Tout allait bien tant que le maintien de l’ « ordre » concernait ceux qu’il devait tacitement concerner. Mais dès que la logique prend dans ces filets un peu plus « au large » alors là rien ne va plus. Les journalistes ont vendu du « ordre et sécurité » à tout va et maintenant ils viennent s’en plaindre ! Il fallait porter un regard critique au moment opportun : c’était cela faire leur métier et pas uniquement quand on est concerné !

  • Pierre-Dominique
    • Posté à 22h08 le 22/10/2010
    • Internaute 41130

    A chaque fois, des policiers. Ils sembleraient quand même que les gendarmes mobiles soient plus professionels...
    Sinon, on attend toujours un article de Rue 89 sur les violences commises par les casseurs, à Lyon, contre les commerces tenus par les membres de la communauté blanche...
    Sur le fond, je pense après que les flics ont autre chose à foutre, en ces circonstances, que de dialoguer avec des journalistes. Donc quand ils demandent à un cameraman de se mettre ailleurs, vaut mieux que celui-ci s’éxécute. On peut pas à la fois se mettre dans leurs pattes, les gêner dans leur travail, et ensuite quémander leur aide lorsque l’on se fait bolosser par la diversité.

    • Eliott40000
      Eliott40000 répond à Pierre-Dominique
      Rêveur
      • Posté à 00h56 le 23/10/2010
      • Internaute 70590
        Rêveur

      Euh, c’est quoi « la communauté blanche » ?

      • Pierre-Dominique
        • Posté à 12h06 le 23/10/2010
        • Internaute 41130

        à votre avis ?

         
        • Eliott40000
          Eliott40000 répond à Pierre-Dominique
          Rêveur
          • Posté à 21h09 le 23/10/2010
          • Internaute 70590
            Rêveur

          Ben, si je pose la question !
          Je ne sais pas moi :
          - Une congrégation de religieuses ?
          - Une secte ?
          - Un groupe de fans de Pierre Perret ?

          Non, ne me dites pas que ce sont des gens, blancs de peau et qui adorent porter des chemises noires.....

        1 autres commentaires
    • général_bol
      général_bol répond à Pierre-Dominique
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 15h43 le 23/10/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      « A chaque fois, des policiers. Ils sembleraient quand même que les gendarmes mobiles soient plus professionels... »

      Ce serait un peu vite oublier que dans les écoles de gendarmerie (Tulle en l’occurrence), les gendarmes mobiles sont surnommés « les débiles » par leurs collègues ! : -)))))

  • Mansan-
    • Posté à 22h10 le 22/10/2010
    • Internaute 25381

    a guerre menée par le terrorisme, telle qu’elle est présentée par les responsables gouvernementaux, par les médias, par les forces de polices et par les terroristes eux-mêmes contre leurs adversaires déclarés, est tout à fait invraisemblable.

    L’exaltation idéologique peut conduire à toutes sortes de crimes, et l’héroïsme individuel comme les assassinats en série appartiennent à toutes les sociétés humaines. Ces sortes de passions ont contribué depuis toujours à construire l’histoire de l’humanité à travers ses guerres, ses révolutions, ses contre-révolutions. On ne peut donc être surpris qu’un mitrailleur, un kamikaze ou un martyre commettent des actes dont les résultats politiques seront exactement opposés à ceux qu’ils prétendent rechercher, car ces individus ne sont pas ceux qui négocient sur le marché des armes, organisent des complots, effectuent minutieusement des opérations secrètes sans se faire connaître ni appréhendés avant l’heure du crime.

    Quoiqu’elle veuille s’en donner l’allure, l’action terroriste ne choisit pas au hasard ses périodes d’activités, ni selon son bon plaisir ses victimes. On constate inévitablement une strate périphérique de petits terroristes, dont il est toujours aisé de manipuler la foi ou le désir de vengeance, et qui est, momentanément, tolérée comme un vivier dans lequel on peut toujours pécher à la commande quelques coupables à montrer sur un plateau : mais la « force de frappe » déterminante des interventions centrales ne peut-être composée que de professionnels ; ce que confirment chaques détails de leur style.

    L’incompétence proclamée de la police et des services de renseignements, leurs mea-culpa récurrent, les raisons invoquées de leurs échecs, fondées sur l’insuffisance dramatique de crédits ou de coordination, ne devraient convaincre personne : la tâche la première et la plus évidente d’un service de renseignements est de faire savoir qu’il n’existe pas ou, du moins, qu’il est très incompétent, et qu’il n’y a pas lieu de tenir compte de son existence tout à fait secondaire. Pourtant, ces services sont mieux équipés techniquement aujourd’hui qu’ils ne l’ont jamais été.

    Tout individu notoirement ennemi de l’organisation sociale ou politique de son pays, et, d’avantage encore, tout groupe d’individus contraint de se déclarer dans cette catégorie est connu de plusieurs services de renseignements. De tels groupes sont constamment sous surveillance. Leurs communications internes et externes sont connues. Ils sont rapidement infiltrés par un ou plusieurs agents, parfois au plus haut niveau de décision, et dans ce cas aisément manipulables. Cette sorte de surveillance implique que n’importe quel attentat terroriste ait été pour le moins permis par les services chargés de la surveillance du groupe qui le revendique, parfois encore facilité ou aidé techniquement lorsque son exécution exige des moyens hors d’atteinte des terroristes, ou même franchement décidé et organisé par ces services eux-mêmes. Une telle complaisance est ici tout à fait logique, eu égard aux effets politiques et aux réactions prévisibles de ces attentats criminels.

    Le siècle dernier, l’histoire du terrorisme a démontré qu’il s’agit toujours, pour une faction politique, de manipuler des groupes terroristes en vue de provoquer un revirement avantageux de l’opinion publique dont le but peut être de renforcer des dispositifs policiers pour contrer une agitation sociale, présente ou prévisible, ou de déclancher une opération militaire offensive, et son cortège d’intérêts économiques, à laquelle s’oppose la majorité de la nation.
    Allemagne 1933 : Hitler

    Le 30 janvier 1933, Hitler est nommé chancelier d’Allemagne et chef du pouvoir exécutif. Pourtant, deux adversaires potentiels sont encore devant lui : le Reichstag, qui vote les lois, arrête le budget et décide la guerre, ainsi que le parti communiste allemand, qui, dans le marasme économique de l’époque, pouvait se relever inopinément et constituer un dangereux concurrent. Le 22 février, Goering, alors président du Reichstag attribue aux SD (Sicherheitsdienst : Service de renseignements de sûreté) des fonctions de police auxiliaire. Le 23, la police perquisitionne au siège du parti communiste et y « découvre » un plan d’insurrection armée avec prises d’otages, multiples attentats et empoisonnements collectifs. Le 27 février, un militant gauchiste s’introduit sans difficultés dans le Reichstag et, avec quelques allumettes, y provoque un incendie. Le feu s’étend si rapidement que le bâtiment est détruit. Tous les experts, techniciens et pompiers, ont témoigné qu’un tel incendie ne pouvait être l’œuvre d’un seul homme. Bien après la guerre, d’anciens nazis confirmeront le rôle des SD dans cet attentat. Dès le lendemain de l’incendie, plusieurs milliers d’élus et de militants communistes sont arrêtés, l’état d’urgence décrété, le parti communiste interdit. Quinze jours plus tard les nazis remportent les élections au Reichstag, Hitler obtient les pleins pouvoirs et, dès juillet 1933, interdit tous les autres partis.
    Italie 1970 : les Brigades rouge

    Au cours des années septante, l’Italie était au bord d’une révolution sociale. Grèves, occupations d’usines, sabotages de la production, remise en question de l’organisation sociale et de l’Etat lui-même ne semblaient plus pouvoir être jugulé par les méthodes habituelle de la propagande et de la force policière. C’est alors que des attentats terroristes, destinés à provoquer de nombreuses victimes, et attribués à un groupe « révolutionnaire », les Brigades Rouges, sont venu bouleverser l’opinion publique italienne. L’émotion populaire permit au gouvernement de prendre diverses mesures législatives et policières : des libertés furent supprimées sans résistance, et de nombreuses personnes, parmi les plus actives du mouvement révolutionnaire, furent arrêtées : l’agitation sociale était enfin maîtrisée. Aujourd’hui, les tribunaux eux-mêmes reconnaissent que la CIA était impliquée, de même que les services secrets italiens, et que l’Etat était derrière ces actes terroristes.
    USA 1995 : Timothy Mc Veigh

    Le 19 avril 1995, un vétéran de la première guerre du Golfe, Timothy Mc Veigh, lance contre un bâtiment du FBI, à Oklahoma City, un camion chargé d’engrais et d’essence. Le bâtiment s’effondre et fait cent soixante-huit victimes. Au cours de l’instruction, Mc Veigh a déclaré avoir été scandalisé par l’assaut donné par le FBI, deux ans plus tôt, à une secte d’adventiste à Wacco, dans le Texas. Assaut au cours duquel périrent plus de quatre-vingt membres de la secte, dont vingt-sept enfants. Révolté par ce crime, Mc Veigh était donc parti en guerre, seul, contre le FBI. Et au terme de son procès, largement médiatisé, il a été exécuté, seul, par une injection mortelle, devant les caméras américaines.

    Après l’attentat, 58 % des Américains se sont trouvés d’accord pour renoncer à certaine de leur liberté afin de faire barrage au terrorisme. Et dans l’effervescence populaire entretenue par les médias, le président Clinton du signer le consternant antiterrorism Act autorisant la police à commettre de multiples infractions à la constitution américaine.

    Au vu des ravages causés par l’attentat, Samuel Cohen, le père de la bombe à neutrons, avait affirmé : « Il est absolument impossible, et contre les lois de la physique, qu’un simple camion remplis d’engrais et d’essence fassent s’effondrer ce bâtiment. » Deux experts du Pentagone étaient même venu préciser que cette destruction avait été « provoquée par cinq bombes distinctes », et avaient conclu que le rôle de Mc Veigh dans cet attentat était celui de « l’idiot de service ».

    Au cours de son procès, Mc Veigh a reconnu avoir été approché par des membres d’un « groupe de force spéciales impliquées dans des activités criminelles ». Le FBI ne les a ni retrouvés, ni recherchés. Mais dans cette affaire, la police fédérale a dissimulé tant d’informations à la justice qu’au cours de l’enquête, l’ancien sénateur Danforth a menacé le directeur du FBI d’un mandat de perquisition, mandat qu’il n’a pu malheureusement obtenir. L’écrivain Gore Vidal affirme, dans son livre La fin de la liberté : vers un nouveau totalitarisme, sans hésiter : « Il existe des preuves accablantes qu’il y a eu un complot impliquant des milices et des agents infiltrés du gouvernement afin de faire signer à Clinton l’antiterrorism Act ».
    USA : 11/9

    La situation mondiale exige l’ouverture continuelle de nouveaux marchés et demande à trouver l’énergie nécessaire pour faire fonctionner la production industrielle en croissance constante. Les immenses réserve des pays arabes, et la possibilité des se les approprier, d’acheminer cette énergie à travers des zones contrôlées, font désormais l’objet de conflits entre les USA, décidés à asseoir leur hégémonie, et les autres pays d’Europe et d’Asie. S’emparer de telles réserves aux dépends du reste du monde exige une suprématie militaire absolue et d’abord une augmentation considérable du budget de la défense. Mesures que la population américaine n’était, il y a quelques années encore, aucunement disposée à entériner. Le 11 janvier 2001, la commission Rumsfeld évoquait qu’un « nouveau Pearl Harbour constituera l’évènement qui tirera la nation de sa léthargie et poussera le gouvernement américain à l’action. »

    Les services de renseignements américains, qui prétendaient tout ignorer de l’attentat du 11 septembre, étaient si bien averti dans les heures qui ont suivi, qu’ils pouvaient nommer les responsables, diffuser des comptes rendus de communications téléphoniques, des numéros de cartes de crédit, et même retrouver inopinément le passeport intact d’un des pilotes terroristes dans les ruines fumantes des deux tours, permettant ainsi de l’identifier ainsi que ses présumés complices. La version des autorités américaines, aggravée plutôt qu’améliorée par cent retouches successives, et que tous les commentateurs se sont fait un devoir d’admettre en public, n’a pas été un seul instant croyable. Son intention n’était d’ailleurs pas d’être crue, mais d’être la seule en vitrine.

    Le pouvoir est devenu si mystérieux qu’après cet attentat, on a pu se demander qui commandait vraiment aux Etats-Unis, la plus forte puissance du monde dit démocratique. Et donc, par extension, on peut se demander également qui peut bien commander le monde démocratique ?
    Démocratie : Etat et Mafia

    La société qui s’annonce démocratique semble être admise partout comme étant la réalisation d’une perfection fragile. De sorte qu’elle ne doit plus être exposée à des attaques, puisqu’elle est fragile ; et du reste n’est plus attaquable, puisque parfaite comme jamais société ne fut. Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi : le terrorisme. L’histoire du terrorisme est écrite par l’Etat, elle est donc éducative. Les populations ne peuvent certes pas savoir qui se cache derrière le terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique.

    On se trompe chaque fois que l’on veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia à l’Etat : ils ne sont jamais en rivalité. La théorie vérifie avec efficacité ce que toutes les rumeurs de la vie pratique avaient trop facilement montré. La Mafia n’est pas étrangère dans ce monde ; elle y est parfaitement chez elle, elle règne en fait comme le parfait modèle de toutes les entreprises commerciales avancées.

    La Mafia est apparue en Sicile au début du XIXe siècle, avec l’essor du capitalisme moderne. Pour imposer son pouvoir, elle a du convaincre brutalement les populations d’accepter sa protection et son gouvernement occulte en échange de leur soumission, c’est-à-dire un système d’imposition directe et indirecte (sur toutes les transactions commerciales) lui permettant de financer son fonctionnement et son expansion. Pour cela, elle a organisé et exécuté systématiquement des attentats terroristes contre les individus et les entreprises qui refusaient sa tutelle et sa justice. C’était donc la même officine qui organisait la protection contre les attentats et les attentats pour organiser sa protection. Le recours à une autre justice que la sienne était sévèrement réprimé, de même que toute révélation intempestive sur son fonctionnement et ses opérations.

    Malgré ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas la Mafia qui a subvertit l’Etat moderne, mais ce sont les Etats qui ont concocté et utilisé les méthodes de la Mafia. Tout Etat moderne contraint de défendre son existence contre des populations qui mettent en doute sa légitimité est amené à utiliser à leur encontre les méthodes les plus éprouvées de la Mafia, et à leur imposer ce choix : terrorisme ou protection de l’Etat.

    Mais il n’y a rien de nouveau à tout cela. Thucydide écrivait déjà, 400 ans avant Jésus-Christ, dans La guerre du Péloponnèse : « Qui plus est, ceux qui y prenaient la parole étaient du complot et les discours qu’ils prononçaient avaient été soumis au préalable à l’examen de leurs amis. Aucune opposition ne se manifestait parmi le reste des citoyens, qu’effrayait le nombre des conjurés. Lorsque que quelqu’un essayait malgré tout des les contredire, on trouvait aussitôt un moyen commode des les faire mourir. Les meurtriers n’étaient pas recherchés et aucune poursuite n’était engagée contre ceux qu’on soupçonnait. Le peuple ne réagissait pas et les gens étaient tellement terrorisés qu’ils s’estimaient heureux, même en restant muet, d’échapper aux violences. Croyant les conjurés bien plus nombreux qu’ils n’étaient, ils avaient le sentiment d’une impuissance complète. La ville était trop grande et ils ne se connaissaient pas assez les uns les autres, pour qu’il leur fût possible de découvrir ce qu’il en était vraiment. Dans ces conditions, si indigné qu’on fût, on ne pouvait confier ses griefs à personne. On devait donc renoncer à engager une action contre les coupables, car il eût fallut pour cela s’adresser soit à un inconnu, soit à une personne de connaissance en qui on n’avait pas confiance. Dans le parti démocratique, les relations personnelles étaient partout empreintes de méfiance, et l’on se demandait toujours si celui auquel on avait à faire n’était pas de connivence avec les conjuré ».

    Aujourd’hui, les manipulations générales en faveur de l’ordre établi sont devenues si denses qu’elles s’étalent presque au grand jour. Pourtant, les véritables influences restent cachées, et les intentions ultimes ne peuvent qu’être assez difficilement soupçonnées, presque jamais comprises.

    Notre monde démocratique qui, jusqu’il y a peu, allait de succès en succès, et s’était persuadé qu’il était aimé, a du renoncer depuis lors à ces rêves ; il n’est aujourd’hui plus que l’arme idéologique d’un nouvel ordre mondial.

    • stabilob0ss
      stabilob0ss répond à Mansan-
      Sans-culotte
      • Posté à 23h30 le 22/10/2010
      • Internaute 114332
        Sans-culotte

      Que dire de plus.
      Je suis totalement d’accord avec vous.

      A gerber.

  • Danielle29
    Danielle29
    Soutien à amonhumbleavis
    • Posté à 22h10 le 22/10/2010
    • Internaute 30791
      Soutien à amonhumbleavis

    La police crée les lois maintenant, selon le besoin du moment ?
    Trop, c’est trop !

    On entend bien peu les hommes et femmes politiques, de gauche, mais aussi de la droite diite républicaine prendre la parole haut et fort sur ces questions gravissimes pour notre démocratie agonisante.
    Leur lâcheté est immensément coupable.

  • Mansan-
    • Posté à 22h11 le 22/10/2010
    • Internaute 25381

    La guerre menée par le terrorisme, telle qu’elle est présentée par les responsables gouvernementaux, par les médias, par les forces de polices et par les terroristes eux-mêmes contre leurs adversaires déclarés, est tout à fait invraisemblable.

    L’exaltation idéologique peut conduire à toutes sortes de crimes, et l’héroïsme individuel comme les assassinats en série appartiennent à toutes les sociétés humaines. Ces sortes de passions ont contribué depuis toujours à construire l’histoire de l’humanité à travers ses guerres, ses révolutions, ses contre-révolutions. On ne peut donc être surpris qu’un mitrailleur, un kamikaze ou un martyre commettent des actes dont les résultats politiques seront exactement opposés à ceux qu’ils prétendent rechercher, car ces individus ne sont pas ceux qui négocient sur le marché des armes, organisent des complots, effectuent minutieusement des opérations secrètes sans se faire connaître ni appréhendés avant l’heure du crime.

    Quoiqu’elle veuille s’en donner l’allure, l’action terroriste ne choisit pas au hasard ses périodes d’activités, ni selon son bon plaisir ses victimes. On constate inévitablement une strate périphérique de petits terroristes, dont il est toujours aisé de manipuler la foi ou le désir de vengeance, et qui est, momentanément, tolérée comme un vivier dans lequel on peut toujours pécher à la commande quelques coupables à montrer sur un plateau : mais la « force de frappe » déterminante des interventions centrales ne peut-être composée que de professionnels ; ce que confirment chaques détails de leur style.

    L’incompétence proclamée de la police et des services de renseignements, leurs mea-culpa récurrent, les raisons invoquées de leurs échecs, fondées sur l’insuffisance dramatique de crédits ou de coordination, ne devraient convaincre personne : la tâche la première et la plus évidente d’un service de renseignements est de faire savoir qu’il n’existe pas ou, du moins, qu’il est très incompétent, et qu’il n’y a pas lieu de tenir compte de son existence tout à fait secondaire. Pourtant, ces services sont mieux équipés techniquement aujourd’hui qu’ils ne l’ont jamais été.

    Tout individu notoirement ennemi de l’organisation sociale ou politique de son pays, et, d’avantage encore, tout groupe d’individus contraint de se déclarer dans cette catégorie est connu de plusieurs services de renseignements. De tels groupes sont constamment sous surveillance. Leurs communications internes et externes sont connues. Ils sont rapidement infiltrés par un ou plusieurs agents, parfois au plus haut niveau de décision, et dans ce cas aisément manipulables. Cette sorte de surveillance implique que n’importe quel attentat terroriste ait été pour le moins permis par les services chargés de la surveillance du groupe qui le revendique, parfois encore facilité ou aidé techniquement lorsque son exécution exige des moyens hors d’atteinte des terroristes, ou même franchement décidé et organisé par ces services eux-mêmes. Une telle complaisance est ici tout à fait logique, eu égard aux effets politiques et aux réactions prévisibles de ces attentats criminels.

    Le siècle dernier, l’histoire du terrorisme a démontré qu’il s’agit toujours, pour une faction politique, de manipuler des groupes terroristes en vue de provoquer un revirement avantageux de l’opinion publique dont le but peut être de renforcer des dispositifs policiers pour contrer une agitation sociale, présente ou prévisible, ou de déclancher une opération militaire offensive, et son cortège d’intérêts économiques, à laquelle s’oppose la majorité de la nation.
    Allemagne 1933 : Hitler

    Le 30 janvier 1933, Hitler est nommé chancelier d’Allemagne et chef du pouvoir exécutif. Pourtant, deux adversaires potentiels sont encore devant lui : le Reichstag, qui vote les lois, arrête le budget et décide la guerre, ainsi que le parti communiste allemand, qui, dans le marasme économique de l’époque, pouvait se relever inopinément et constituer un dangereux concurrent. Le 22 février, Goering, alors président du Reichstag attribue aux SD (Sicherheitsdienst : Service de renseignements de sûreté) des fonctions de police auxiliaire. Le 23, la police perquisitionne au siège du parti communiste et y « découvre » un plan d’insurrection armée avec prises d’otages, multiples attentats et empoisonnements collectifs. Le 27 février, un militant gauchiste s’introduit sans difficultés dans le Reichstag et, avec quelques allumettes, y provoque un incendie. Le feu s’étend si rapidement que le bâtiment est détruit. Tous les experts, techniciens et pompiers, ont témoigné qu’un tel incendie ne pouvait être l’œuvre d’un seul homme. Bien après la guerre, d’anciens nazis confirmeront le rôle des SD dans cet attentat. Dès le lendemain de l’incendie, plusieurs milliers d’élus et de militants communistes sont arrêtés, l’état d’urgence décrété, le parti communiste interdit. Quinze jours plus tard les nazis remportent les élections au Reichstag, Hitler obtient les pleins pouvoirs et, dès juillet 1933, interdit tous les autres partis.
    Italie 1970 : les Brigades rouge

    Au cours des années septante, l’Italie était au bord d’une révolution sociale. Grèves, occupations d’usines, sabotages de la production, remise en question de l’organisation sociale et de l’Etat lui-même ne semblaient plus pouvoir être jugulé par les méthodes habituelle de la propagande et de la force policière. C’est alors que des attentats terroristes, destinés à provoquer de nombreuses victimes, et attribués à un groupe « révolutionnaire », les Brigades Rouges, sont venu bouleverser l’opinion publique italienne. L’émotion populaire permit au gouvernement de prendre diverses mesures législatives et policières : des libertés furent supprimées sans résistance, et de nombreuses personnes, parmi les plus actives du mouvement révolutionnaire, furent arrêtées : l’agitation sociale était enfin maîtrisée. Aujourd’hui, les tribunaux eux-mêmes reconnaissent que la CIA était impliquée, de même que les services secrets italiens, et que l’Etat était derrière ces actes terroristes.
    USA 1995 : Timothy Mc Veigh

    Le 19 avril 1995, un vétéran de la première guerre du Golfe, Timothy Mc Veigh, lance contre un bâtiment du FBI, à Oklahoma City, un camion chargé d’engrais et d’essence. Le bâtiment s’effondre et fait cent soixante-huit victimes. Au cours de l’instruction, Mc Veigh a déclaré avoir été scandalisé par l’assaut donné par le FBI, deux ans plus tôt, à une secte d’adventiste à Wacco, dans le Texas. Assaut au cours duquel périrent plus de quatre-vingt membres de la secte, dont vingt-sept enfants. Révolté par ce crime, Mc Veigh était donc parti en guerre, seul, contre le FBI. Et au terme de son procès, largement médiatisé, il a été exécuté, seul, par une injection mortelle, devant les caméras américaines.

    Après l’attentat, 58 % des Américains se sont trouvés d’accord pour renoncer à certaine de leur liberté afin de faire barrage au terrorisme. Et dans l’effervescence populaire entretenue par les médias, le président Clinton du signer le consternant antiterrorism Act autorisant la police à commettre de multiples infractions à la constitution américaine.

    Au vu des ravages causés par l’attentat, Samuel Cohen, le père de la bombe à neutrons, avait affirmé : « Il est absolument impossible, et contre les lois de la physique, qu’un simple camion remplis d’engrais et d’essence fassent s’effondrer ce bâtiment. » Deux experts du Pentagone étaient même venu préciser que cette destruction avait été « provoquée par cinq bombes distinctes », et avaient conclu que le rôle de Mc Veigh dans cet attentat était celui de « l’idiot de service ».

    Au cours de son procès, Mc Veigh a reconnu avoir été approché par des membres d’un « groupe de force spéciales impliquées dans des activités criminelles ». Le FBI ne les a ni retrouvés, ni recherchés. Mais dans cette affaire, la police fédérale a dissimulé tant d’informations à la justice qu’au cours de l’enquête, l’ancien sénateur Danforth a menacé le directeur du FBI d’un mandat de perquisition, mandat qu’il n’a pu malheureusement obtenir. L’écrivain Gore Vidal affirme, dans son livre La fin de la liberté : vers un nouveau totalitarisme, sans hésiter : « Il existe des preuves accablantes qu’il y a eu un complot impliquant des milices et des agents infiltrés du gouvernement afin de faire signer à Clinton l’antiterrorism Act ».
    USA : 11/9

    La situation mondiale exige l’ouverture continuelle de nouveaux marchés et demande à trouver l’énergie nécessaire pour faire fonctionner la production industrielle en croissance constante. Les immenses réserve des pays arabes, et la possibilité des se les approprier, d’acheminer cette énergie à travers des zones contrôlées, font désormais l’objet de conflits entre les USA, décidés à asseoir leur hégémonie, et les autres pays d’Europe et d’Asie. S’emparer de telles réserves aux dépends du reste du monde exige une suprématie militaire absolue et d’abord une augmentation considérable du budget de la défense. Mesures que la population américaine n’était, il y a quelques années encore, aucunement disposée à entériner. Le 11 janvier 2001, la commission Rumsfeld évoquait qu’un « nouveau Pearl Harbour constituera l’évènement qui tirera la nation de sa léthargie et poussera le gouvernement américain à l’action. »

    Les services de renseignements américains, qui prétendaient tout ignorer de l’attentat du 11 septembre, étaient si bien averti dans les heures qui ont suivi, qu’ils pouvaient nommer les responsables, diffuser des comptes rendus de communications téléphoniques, des numéros de cartes de crédit, et même retrouver inopinément le passeport intact d’un des pilotes terroristes dans les ruines fumantes des deux tours, permettant ainsi de l’identifier ainsi que ses présumés complices. La version des autorités américaines, aggravée plutôt qu’améliorée par cent retouches successives, et que tous les commentateurs se sont fait un devoir d’admettre en public, n’a pas été un seul instant croyable. Son intention n’était d’ailleurs pas d’être crue, mais d’être la seule en vitrine.

    Le pouvoir est devenu si mystérieux qu’après cet attentat, on a pu se demander qui commandait vraiment aux Etats-Unis, la plus forte puissance du monde dit démocratique. Et donc, par extension, on peut se demander également qui peut bien commander le monde démocratique ?
    Démocratie : Etat et Mafia

    La société qui s’annonce démocratique semble être admise partout comme étant la réalisation d’une perfection fragile. De sorte qu’elle ne doit plus être exposée à des attaques, puisqu’elle est fragile ; et du reste n’est plus attaquable, puisque parfaite comme jamais société ne fut. Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi : le terrorisme. L’histoire du terrorisme est écrite par l’Etat, elle est donc éducative. Les populations ne peuvent certes pas savoir qui se cache derrière le terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique.

    On se trompe chaque fois que l’on veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia à l’Etat : ils ne sont jamais en rivalité. La théorie vérifie avec efficacité ce que toutes les rumeurs de la vie pratique avaient trop facilement montré. La Mafia n’est pas étrangère dans ce monde ; elle y est parfaitement chez elle, elle règne en fait comme le parfait modèle de toutes les entreprises commerciales avancées.

    La Mafia est apparue en Sicile au début du XIXe siècle, avec l’essor du capitalisme moderne. Pour imposer son pouvoir, elle a du convaincre brutalement les populations d’accepter sa protection et son gouvernement occulte en échange de leur soumission, c’est-à-dire un système d’imposition directe et indirecte (sur toutes les transactions commerciales) lui permettant de financer son fonctionnement et son expansion. Pour cela, elle a organisé et exécuté systématiquement des attentats terroristes contre les individus et les entreprises qui refusaient sa tutelle et sa justice. C’était donc la même officine qui organisait la protection contre les attentats et les attentats pour organiser sa protection. Le recours à une autre justice que la sienne était sévèrement réprimé, de même que toute révélation intempestive sur son fonctionnement et ses opérations.

    Malgré ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas la Mafia qui a subvertit l’Etat moderne, mais ce sont les Etats qui ont concocté et utilisé les méthodes de la Mafia. Tout Etat moderne contraint de défendre son existence contre des populations qui mettent en doute sa légitimité est amené à utiliser à leur encontre les méthodes les plus éprouvées de la Mafia, et à leur imposer ce choix : terrorisme ou protection de l’Etat.

    Mais il n’y a rien de nouveau à tout cela. Thucydide écrivait déjà, 400 ans avant Jésus-Christ, dans La guerre du Péloponnèse : « Qui plus est, ceux qui y prenaient la parole étaient du complot et les discours qu’ils prononçaient avaient été soumis au préalable à l’examen de leurs amis. Aucune opposition ne se manifestait parmi le reste des citoyens, qu’effrayait le nombre des conjurés. Lorsque que quelqu’un essayait malgré tout des les contredire, on trouvait aussitôt un moyen commode des les faire mourir. Les meurtriers n’étaient pas recherchés et aucune poursuite n’était engagée contre ceux qu’on soupçonnait. Le peuple ne réagissait pas et les gens étaient tellement terrorisés qu’ils s’estimaient heureux, même en restant muet, d’échapper aux violences. Croyant les conjurés bien plus nombreux qu’ils n’étaient, ils avaient le sentiment d’une impuissance complète. La ville était trop grande et ils ne se connaissaient pas assez les uns les autres, pour qu’il leur fût possible de découvrir ce qu’il en était vraiment. Dans ces conditions, si indigné qu’on fût, on ne pouvait confier ses griefs à personne. On devait donc renoncer à engager une action contre les coupables, car il eût fallut pour cela s’adresser soit à un inconnu, soit à une personne de connaissance en qui on n’avait pas confiance. Dans le parti démocratique, les relations personnelles étaient partout empreintes de méfiance, et l’on se demandait toujours si celui auquel on avait à faire n’était pas de connivence avec les conjuré ».

    Aujourd’hui, les manipulations générales en faveur de l’ordre établi sont devenues si denses qu’elles s’étalent presque au grand jour. Pourtant, les véritables influences restent cachées, et les intentions ultimes ne peuvent qu’être assez difficilement soupçonnées, presque jamais comprises.

    Notre monde démocratique qui, jusqu’il y a peu, allait de succès en succès, et s’était persuadé qu’il était aimé, a du renoncer depuis lors à ces rêves ; il n’est aujourd’hui plus que l’arme idéologique d’un nouvel ordre mondial.

    • général_bol
      général_bol répond à Mansan-
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 15h46 le 23/10/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      Fatigué, endormi sur la souris... ou pas assez patient pour que le site digère la longueur du commentaire ?

  • freddy p
    freddy p
    un citoyen au service des (...)
    • Posté à 22h11 le 22/10/2010
    • Internaute 82944
      un citoyen au service des (...)

    LA Presse digne de ce nom est une arme digne qui leur fait peur.

    Certains lecteurs ne regardent que les images et ne savent pas lire ....

    Le petit dictateur à talonnette utilise la presse pour lui : il fallait voir la gueule des figurants, très certainement de l’umpayé avec l’argent de nos impôts lors de ces conférences gonflantes de presse.

    La france est en train de couler dans tous les domaines, voir le dernier classement de RSF

    • général_bol
      général_bol répond à freddy p
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 15h48 le 23/10/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      Ben voui... elle est poubelle la vie ?

  • salsabil
    salsabil
    ou la Mémoire d'avant Tombe
    • Posté à 22h12 le 22/10/2010
    • Internaute 59783
      ou la Mémoire d'avant Tombe

    Le prochain bastion de sarko : Museler et abattre la voix des médias (ceux qui dérangent entre autres).

    Les mains libres, il pourra régner en bon petit napoléon sur son petit royaume.

    Combattre la liberté d’expression est la fin des fins de la démocratie (cours de lycée). Mais cela ne dérange pas les patrons des médias.

    Après il ne faut pas s’étonner qu’on passe à la 44ème place des pays en matière de la liberté d’expression.

    (A part Coppé qui trouve que c’est un gag, car le petit s’en prend plein la tronche)

    • général_bol
      général_bol répond à salsabil
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 15h52 le 23/10/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      « Museler et abattre la voix des médias (ceux qui dérangent entre autres). »

      ... et c’est déjà commencé : c’est bien un copain bénévole (ouaffle, ouaffle, ouaffle !) à l’infâme Woerth qui demande 5M€ de dommages et intérêts à la Rue ?
      La maffiocratie est en bonne position dans le crédo de l’UMP !

  • dorrabis-
    dorrabis-
    pour la justice
    • Posté à 22h14 le 22/10/2010
    • Internaute 66440
      pour la justice

    Et on ouvre grand la gueule pour critiquer d’autres pays quand on impose une pensée unique sur nos médias d’ailleurs prorprieté de quelques renégats de la finance et du grand capital.....Alors notre 4eme pouvoir ,celui de la presse n’est qu’un mirage,chez nous ou chez omar bango c’est plus ou moins la meme chose comme liberté d’expression en fin de compte ! ! ! !

    • général_bol
      général_bol répond à dorrabis-
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 15h55 le 23/10/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      Et la liberté du nain de descendre qui le dérange, on en fait quoi de la liberté du nain, hein !
      Bon, eh ben faites pas chier avec votre démocratie hein !

  • Maltese
    Maltese
    Citoyen éclairé
    • Posté à 22h35 le 22/10/2010
    • Internaute 130618
      Citoyen éclairé

    Merci aux journalistes (même ceux de TF1 et LCI) et aux riverains qui filment les méthodes d’intervention des CRS. Ce que l’on remarque évidement c’est le sentiment d’impunité qui anime les « garants de l’ordre public », attaques verbales et physiques gratuites, non respect des journalistes....Ce qui choque également c’est leur état d’esprit, frapper une femme ou homme (à quand les enfants ?) à terre ou non cela ne les dérangent pas le moins du monde au contraire on se fait plaisir, équipés comme des robocops avec les copains derrière c’est facile de tabasser quelques méchants anesthésistes (qui n’ont rien de casseurs). Leur fonction leur permet cela ? Alors changeons la exigeons d’eux un minumum de respect et de professionnalisme, exigeons d’eux qu’ils soient au minimum reponsable civilement quand leurs agissments dépassent leur fonction (qui paiera l’objectif a 200 euros, qui paiera l’ITT ?) Alors oui merci aux caméramans de montrer la réalité de ces gens dont l’agressivité et brutalité sont inadmissibles. Ces images sont nécessaires et j’espère qu’elles provoqueront de nombreuses réactions de colère et d’indignations.

    • général_bol
      général_bol répond à Maltese
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 15h59 le 23/10/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      « Merci aux journalistes (même ceux de TF1 et LCI) »

      Ah, je vous en prie... pas de conclusions hâtives : si la boîte à cons était équipée de journalistes, çà se saurait ! : -)))))

  • dorrabis-
    dorrabis-
    pour la justice
    • Posté à 22h14 le 22/10/2010
    • Internaute 66440
      pour la justice

    Et on ouvre grand la gueule pour critiquer d’autres pays quand on impose une pensée unique sur nos médias d’ailleurs prorprieté de quelques renégats de la finance et du grand capital.....Alors notre 4eme pouvoir ,celui de la presse n’est qu’un mirage,chez nous ou chez omar bango c’est plus ou moins la meme chose comme liberté d’expression en fin de compte ! ! ! !

    • Psyfou
      Psyfou répond à dorrabis-
      pas glop
      • Posté à 23h11 le 22/10/2010
      • Internaute 102931
        pas glop

      Ce n’est plus la France, c’est l’Iran.
      Attendez vous demain à lire un billet vengeur de BHL dénonçant les méfait de sarkosy le petit, son pote...

      • stabilob0ss
        stabilob0ss répond à Psyfou
        Sans-culotte
        • Posté à 23h32 le 22/10/2010
        • Internaute 114332
          Sans-culotte

        Ouh bordel parlez pas de cte merde par pitié ! Je vous en conjure.

  • Minimaximus
    Minimaximus
    Lucide
    • Posté à 22h15 le 22/10/2010
    • Internaute 99716
      Lucide

    Si vous voulez vraiment punir sarkozy, il faut faire la grève totale de la consommation ; consommer uniquement les produits de première nécessité tel que la nourriture et l’eau, mais surtout, absolument s’abstenir de consommer du « reste », c’est à mon avis le seul moyen efficace pour foutre parterre ce nain de jardin...
    Les syndicats veulent arrêter la grève car ses leaders comme thibault et chérèque sont à la solde du pouvoir ; toutes les manifestations depuis le début ne sont qu’une vulgaire mascarade qui a juste servie à canaliser la colère du peuple et à montrer un semblant de démocratie.

    • Psyfou
      Psyfou répond à Minimaximus
      pas glop
      • Posté à 23h09 le 22/10/2010
      • Internaute 102931
        pas glop

      On a déjà commencé mais il est pas du tout certain qu’on reprenne nos anciennes modes, hé, hé...même après les grèves. Je m’apprête à vider mon compte en banque tous les mois une fois les traites prélevées et limiter fortement mes achats par carte bancaire. Je sais, c’est plus pratique mais comme les banques se servent à chaque fois pour le service rendu, je me dis que finalement je n’ai pas tant besoin de ce service.

  • Gat-ze
    Gat-ze
    [Chilanga]
    • Posté à 22h17 le 22/10/2010
    • Internaute 67612
      [Chilanga]

    Dis donc ca va pas en s arrangeant la France...

    C est terrifiant ces images ! ! ! Au secouuuuuuuuuurs ! ! ! !

    Apres le matraquage á tout-va, les coups de poings en pleine tronche d’une femme, la petage de matos... La prochaine étape c’est quoi ? Le tir á balles reelles pour que vraiment les manifestants ferment leurs gueules et les journalistes pareil ? ? ?

  • Hulk
    Hulk
    Gros con de droite
    • Posté à 22h18 le 22/10/2010
    • Internaute 108405
      Gros con de droite

    Et pourquoi les journalistes prendraient-ils moins de matraques dans le cul que les autres ? Dans Liberté, Égalité, Fraternité, il y a ÉGALITÉ je vous rappelle : ça veut dire, en langage gauchiste, qu’il faut le même traitement pour tout le monde. Dès lors, un journaliste a le droit et le devoir de se faire casser la gueule et fourrer une matraque dans le cul par la police au même titre que tout autre citoyen.

    Halte aux injustices et aux discriminations, merde à la fin...

    • dy
      dy répond à Hulk
      • Posté à 23h06 le 22/10/2010
      • Internaute 47181

      Votre argument tient la route.
      Néanmoins, s’il parait égalitaire et fraternel, qu’un journaliste subisse les mêmes outrages que tout le monde, il n’en demeure pas moins qu’il doit pouvoir être outragé en toute LIBERTE, c’est à dire en conservant son micro, sa caméra, son appareil photo.

      • Hulk
        Hulk répond à dy
        Gros con de droite
        • Posté à 23h21 le 22/10/2010
        • Internaute 108405
          Gros con de droite

        La police se fera un devoir de ranger micro, caméra et appareil photo au même endroit que la matraque, afin d’être sûr qu’ils ne soient pas égarés.

         
        • dy
          dy répond à Hulk
          • Posté à 23h36 le 22/10/2010
          • Internaute 47181

          Ça coule de source, les forces de l’ordre elles ne portent par ce nom pour rien.

        • Eliott40000
          Eliott40000 répond à Hulk
          Rêveur
          • Posté à 01h03 le 23/10/2010
          • Internaute 70590
            Rêveur

          L’essentiel est qu’il reste un peu place pour tes commentaires.....

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