recit 01/01/2008 à 21h20

La cigarette interdite : mon journal d'ex-enfumeuse

Zineb Dryef | Journaliste Rue89





Dans un troquet parisien en 1999 (Denis Bourges/Tendance floue).

Zineb Dryef, jeune journaliste de Rue89, fumeuse, s’est entraînée ces jours derniers à laisser son « vice » à la porte des cafés et des restaurants. Voici son témoignage.


Au petit-déjeuner, je broie du noir. Ce matin où j’entre pour la première fois en tant que non-fumeuse volontaire dans mon vieux café, je ne m’inquiète pas. Une demie-heure sans tabac pour avaler une tartine, un express et feuilleter Libé, ça devrait aller. A peine installée, je m’aperçois que la manche va être rude. Des cendriers vides sur les tables. Une odeur de croissants chauds et de tabac froid. Pas d’autre bruit que celui des cuillères au fond des tasses et de la télé allumée au-dessus du comptoir. Dehors, une pluie fine.

L’étape tartine se déroule sans autre incident que des miettes sur mon journal. A bien considérer ma tasse, je comprends que ça ne sert à rien d’essayer. Je ne parviendrai pas à apprécier ce petit déj’ sans cigarette. Cigarette précieuse que je m’empresse d’aller griller dehors.

Note : penser à investir, après le 1er janvier, dans une super cafetière et regretter l’époque bénie où même les matins d’hiver, je pouvais prendre mon petit déj’ dans un lieu public.


Au déjeuner, mes amis relèvent le défi. D’abord, l’indélicatesse. J’ai quelques minutes de retard mais je tiens à en fumer une dernière, sur le trottoir, avant de pousser les battants du restaurant. Une dame pressée me bouscule. Puis une autre. Le molosse chargé de donner un cachet « sécurité » à l’établissement me recommande de me mettre plus loin.

Mes mains sont rougies par le froid. Qu’importe, j’ai besoin d’aspirer, de respirer ma fumée. A peine écrasée, ma cigarette, je le ressens, me manquera tout au long du repas.

Dès que je suis installée, les autres me scrutent, perplexes. C’est que je n’ai pas encore dégainé mes Marlboro. J’explique les règles imposées par une rédaction en chef sadique. J’anticipe mon quotidien au 2 janvier 2008 : une vie sans tabac dans les lieux de vie. Une vie où la cigarette est reléguée à l’intimité.

Evidemment, à peine le sujet dévoilé, il envahit la conversation. Parler cigarette m’insupporte. Crispée, je passe ma commande. Le service est lent. Je ne savoure rien. Ne pense qu’à ça alors même que l’envie de fumer n’est pas là. La simple idée de ne pas pouvoir en allumer une si l’envie m’en vient me fait serrer un peu plus mon verre.

Et là, le dérapage. Je trottine vers les toilettes et comme je n’osais plus le faire depuis mes 15 ans, je m’y planque pour fumer. Les mêmes angoisses me font faire ma speedy-fumeuse : un serveur va me surprendre, le scandale, on n’écouterait aucune de mes explications, on me mettrait dehors, j’aurais honte. Jamais auparavant, on ne m’avait surpris. Là non plus.

Tiens, plus personne… Nous étions quatre autour de la table, nous sommes trois dehors. Mes amis jouent aussi le jeu. Les assiettes saucées, la mie de pain dispersée, les serviettes en papier déchiquetées, les verres vidés, il ne restait plus grand chose pour occuper nos index et majeurs accoutumés à saisir une tige.

Les copains sont formidables. Dehors, sous la pluie, nous fumons difficilement mais les copains sont volubiles. Monomaniaques, nous causons clopes, nous les coupables de l’enfumement généralisé de ce pays. Pour peu que la quatrième n’ait été seule à l’intérieur du resto, nous aurions pu rester à l’extérieur, oubliant le pourquoi de notre stationnement idiot.


A un premier rendez-vous : surtout, être en retard ! Premier rencard avec un type à houppette dans un bar de Belleville. Au titre des utiles prescriptions des mags féminins, celle de la ponctualité à un « date » un chouia galant est rendue impossible à suivre par la loi antifumeurs.

Arriver à l’heure, c’est tout de même s’exposer à l’éventualité d’attendre si l’autre est en retard. Et comment garder la moindre contenance, seule à sa table, sans cigarettes ? Mâchouiller une mèche de cheveux ? Manger des cacahuètes ? En adulte raisonnable, j’ai décidé de limiter les risques. Précautionneuse, je suis arrivée avec une demie-heure de retard.

Chanceuse, mon rendez-vous était non-fumeur. J’avais peur de manquer de sujets de conversation, de n’être pas très à l’aise, etc. Ces dégâts n’étaient rien face à l’immense catastrophe qui a suivi. Ce type, assis dans l’obscurité, discourant sur le passé, le cinéma et le vin n’était pas un délicat. Il est vrai que la soirée était pluvieuse, venteuse, mais je ne parvenais pas à calmer mon besoin de brûler du tabac. Je m’en suis expliquée. Ça l’a fait sourire. Puis, je suis sortie seule sur le trottoir. Goujat.


A un mariage, j’envie les non-fumeurs. Hôtel rive gauche. Les salles privatisées restent des lieux publics, donc non-fumeurs. « Sans alcool, la fête est plus folle », grince une publicité. Mais personne n’est parvenu à prouver. Idem pour la cigarette. Ce dimanche soir, l’idée était donc de faire la fête, d’être légère et conviviale sans en griller une.

J’ai envié, pour la première fois de ma vie, les non-fumeurs. Ils étaient aimables et de bonne humeur. Ils dansaient. Nous, les fumeurs avons joué la bande. Par petits groupes, nous allions nous glacer les os à l’entrée de l’hôtel. Un mariage, c’est une petite robe et des kilos d’écharpes, pulls et manteau au vestiaire. Impossible donc de les récupérer à chaque pause-clope.

Précieux instants. Près d’inconnus, je goûtais au plaisir des épaules nues au mois de novembre, de la clope éteinte au bout de trois bouffées en raison de mon incapacité à résister au froid... et de la gronderie. « Mademoiselle, la prochaine fois, utilisez les cendriers. » Un grand dadais coincé, serré dans un gilet bleu nuit, me fusille du regard. Ma demie cigarette gise sur les escaliers de l’hôtel. Les fumeurs sont vraiment des porcs.

A ceux qui s’étonnent ou qui ricanent, je réponds que rien n’est grave, pas même cette campagne infernale. Dans deux ans, j’aurai arrêté de fumer. Non pas en vertu de cette loi mais d’une promesse faite à ma première cigarette.

  • 26119 visites
  • 254 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • blosse
    blosse
    concepteur dans la pub
    • Posté à 22h40 le 01/01/2008
    • Internaute 26685
      concepteur dans la pub

    Je l’ai déjà dit sur un autre forum, mais je prends le risque de me répéter. J’ai été très choqué par une photo parue dans match lors d’un reportage consacré à « bling-bling ». On le voit, confortablement installé dans son bureau du palais entrain de tirer sur un havane façon Jr Ewing. C’est très anecdotique, mais surtout très révélateur du peu de cas qu’il fait des textes qu’il souhaite nous voir appliquer. Le commentaire (Paris-Match oblige) se contentait de souligner le goût prononcé et éclairé de « bling-bling » pour les cigares. A quand une photo de « BlingBling » entrain de foutre le feu à une C6 officielle dans les jardins du palais.

    • xedos9
      xedos9 répond à blosse
      • Posté à 17h01 le 02/01/2008
      • Internaute 16036

      non seulement il fume mais il boit bien de l’alccol et du vin comme au resto en italie avec la famille de carla sa poule ..

  • chirouble
    chirouble
    bordelique notoire
    • Posté à 22h57 le 01/01/2008
    • Internaute 24807
      bordelique notoire

    Je fume comme un sapeur.....et je suis rebelle.

    Personne ne décidera pour moi. Je sais qu’un jour, l’âge et la raison feront que .....Peut-être....j’arrêterai...peut-être seulement. Quand à ma mort, libre à moi de décider de quelle manière. Compte-tenu de l’avenir proposé, je deviens de plus en plus philosophe et l’expérience de l’au delà pourrait, pourquoi pas, me tenter. Bref, ce n’est pas un problème et il n’est pas dit que le tabac tue plus que l’industrie polluante ou les bagnoles présentent partout. Il n’est pas dit non plus que les cancers de la mal bouffe soient moins nombreux que ceux liés au tabac.

    En attendant, je constate que cette loi fera tout de même des ravages dans des lieux bien loin de ceux que fréquente Zyneb Dryef. Je passe beaucoup de temps dans un hameau en province, qui, par chance, possède une épicerie-dépôt de pain-journaux-tabac-bar-casse-croûte-belotte, et alors ? Qu’est-ce qu’on va faire ? L’endroit est tellement reculé que tout le monde doute des inspections et des inspecteurs. S’il le faut, un coup de gourdin derrière la tête, enterré vite-fait bien-fait ou plongé dans le puits.....mais tuer l’amitié, cette chaleur formidable que j’adore, les lieux de vie de ce coin paumé......ils peuvent aller se faire voir.

    Pour la région parisienne où j’habite, j’hésite entre ne plus jamais foutre les pieds au resto ou au bistro, ou, pour palier au manque, changer ma drogue et sniffer de la coc avant mes sorties. Ça dure plus longtemps.......ce n’est pas soumis aux taxes, pourquoi pas ?

    J’aimerai fumer le calumet de la paix en tout endroit. Je respecte tout le monde, mais je demande un tout petit coin pour que l’on me respecte aussi. Société de débiles, de peureux, de « on-ne-peut-rien-me-reprocher-je-suis-parfait-et-je-ne-risque-pas de-coûter-un-centime-à-la-société-je-suis-un-bon-citoyen-qui fait-là-où-on-me-dit-de-faire ».

    • kevangel
      kevangel répond à chirouble
      Chercheur
      • Posté à 23h12 le 01/01/2008
      • Expert 24356
        Chercheur

      Vous êtes rebelle... vous enrichissez les industriels du tabac et les fabricants des médicaments anticancéreux, merci au nom de tous ces actionnaires et longue vie à votre révolution ! Continuez à défendre votre liberté d’être soumis au joug de ces multinationales.

      • netchou
        netchou répond à kevangel
        A l'écoute.
        • Posté à 23h22 le 01/01/2008
        • Internaute 22292
          A l'écoute.

        Pourquoi ? Devrions-nous planter nous-même notre tabac ? Et d’autres n’enrichissent-ils pas les multinationales de la bouffe,des fringues,de l’électronique,de l’alcool ? Et vous-même,vous fabriquez tous ces produits ? Allez,j’en grille une(que je roule moi-même,dextérité !)

    • clausius
      clausius répond à chirouble
      • Posté à 16h02 le 02/01/2008
      • Internaute 24442

      C’est bien beau de dire que l’on souhaite mourir comme l’on veut. Justement, ceux qui inhalent la fumée passivement ne souhaitent peut être pas mourir comme ça, surtout quand on pense à ces serveurs qui parfois ont accepté ce boulot à contrecoeur parce qu’il faut bien boucler sa fin de mois, et qui se retrouvent obligés de servir dans cette ambiance. Je suis moi même fumeur et je suis 100 % pour cette loi, car elle va permettre enfin de respecter ces personnes là. Ceux qui brandissent l’étendard de la liberté n’ont que faire de la liberté des autres, mais bien uniquement de la leur.

    • charlotte cordier
      • Posté à 21h52 le 02/01/2008
      • Internaute 14287

      coment parler de respect , quand l’ un enfume et l’ autre supporte ?

    • xedos9
      xedos9 répond à chirouble
      • Posté à 21h42 le 03/01/2008
      • Internaute 16036

      j’espere que sarkozy ne prenne l’idée d’ imite les grecs ..

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 23h03 le 01/01/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Si vous voulez vraiment arrêter de fumer, Zineb, bon courage. Je crois que vous êtes plus accroc que moi ;)

    Je me suis réunie avec moi-même et j’ai décidé librement de ne pas arrêter, j’en ai assez qu’on veuille me dicter ce que je dois faire ou ne pas faire. J’espère qu’on n’en viendra pas comme aux EU où certains employeurs veillent à ce que leurs salariés ne fument pas, même chez eux. On est en train de virer à un mode de vie d’abrutis, fait d’interdictions et d’amendes.

    Pourquoi ne serait-il pas possible de se respecter les uns les autres ?

    • Di
      Di répond à caro
      • Posté à 11h11 le 02/01/2008
      • Internaute 8231

      En effet, vous avez raison caro - en plus, dans ces mêmes lieux où il est interdit de fumer même chez soi de peur de nuire à la santé d’autrui, il est permis par contre de sortir de chez soi avec autant de flingues dans son sac à main qu’on veut...

    • clausius
      clausius répond à caro
      • Posté à 16h05 le 02/01/2008
      • Internaute 24442

      Essayons juste alors de faire une campagne uniquement de com’ : « N’enfumez pas les autres, on ne vous y oblige pas mais essayez d’avoir du sens civique ».
      Il est évident que ça ne marchera pas. Dire le contraire, c’est être d’une mauvaise foi alarmante. Il n’y a pas d’autres choix que de l’imposer, car à ce moment là, pourquoi pas autoriser les gens à déféquer ou bon leur semble, au mépris des autres, sous pretexte de liberté individuelle ?

    • charlotte cordier
      charlotte cordier répond à caro
      • Posté à 21h55 le 02/01/2008
      • Internaute 14287

      D’ accord , faites ce qui bon vous semble , dans votre coin , et assumez jusqu’ au bout et si vous etes malades évitez de vous faire soigner , car la , je pense que c’ est la collectivité qui devra payer
      et ceux qui ont été enfumés , n’ont peut etre pas envie en plus de payer vos soins ...........

      • xedos9
        • Posté à 22h51 le 02/01/2008
        • Internaute 16036

        si vous attrapez le cancer comme je connait des amis proches qui n’ont jamais fumé ni bu une seul goute d’alcool je vous demanderz d’assumer aussi car tout le monde paye cette propagande est le fait de gens qui veulent nous reduire a l’etat d’esclave et nous retiurer toutes les liberté cela s’appel une secte (scientologie voir le site )

  • glaurent
    glaurent
    ingénieur info
    • Posté à 23h03 le 01/01/2008
    • Internaute 1516
      ingénieur info

    A tous les fumeurs qui trouvent que cette loi empiète sur leurs libertés : de mon point de vue de non-fumeur, le gouvernement fait son boulot en instaurant une loi qui protège le citoyen contre des entreprises dont le business est de vendre un produit toxique provoquant l’accoutumance.

    Vous préfèreriez qu’on laisse la bride sur le cou à ces sociétés, que la « main invisible du marché » fasse son oeuvre ?

    Et si vous dites que fumer est votre liberté (passons sur le fait que ce témoignage décrive clairement une dépendance), soit, mais il s’agit là de l’argument de base du libéralisme : chacun doit rester libre de ses choix, le marché a toujours raison, l’Etat doit intervenir le moins possible, et l’égoïsme de chacun ammène au bien commun.

    Au passage, si certains parmi les mécontents de cette loi protestent également contre la ratification parlementaire du traité de Lisbonne (statistiquement, sur ce site, il devrait y en avoir), parce qu’il avance une Europe libérale, je tiens juste à souligner qu’il y a une légère contradiction entre les deux positions : -).

    • caro
      caro répond à glaurent
      délinquante avérée
      • Posté à 23h12 le 01/01/2008
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      vous vous trompez de cible ! le gouvernement explique q’il s’agit de santé publique, et d’ailleurs, il se coupe d’une belle rentrée d’argent - taxe sur les cigarettes. Ce n’est donc pas après les cigaretiers qu’il en a, et même, il favorise les petits copains des labos qui fabriquent les patchs, gommes à mâcher et autres. Libre entreprise ou favoritisme ?

      Désolée donc votre raisonnement ne tient pas et ma position de fumeuse est en parfaite adéquation avec mon opposition au traité.

      • glaurent
        glaurent répond à caro
        ingénieur info
        • Posté à 09h02 le 02/01/2008
        • Internaute 1516
          ingénieur info

        Si le gouvernement favorisait vraiment les labos fabricants de patchs, vu les statistiques d’utilisation de ce produit comparées à celles de la cigarette, il ferait un bien mauvais calcul, non ? Sans même parler du fait que cette loi n’incitera sans doute qu’un très petit nombre de fumeurs à arrêter (et qu’il est assez évident que ça n’est pas non plus le but de cette loi).

        Bref, si le traité vous avait donné votre dose de nicotine, vous auriez même été pressée de voter pour : -).

         
        • elle-vessia
          elle-vessia répond à glaurent
          artiste visuelle
          • Posté à 20h23 le 02/01/2008
          • Internaute 15849
            artiste visuelle

          A « RUE89 » : j’ai essayé de lire tout ce qui a été publié et je note (quel hasard bizarre) que la plupart des textes contre le « fumage“dans les lieux publics sont sy-sté-ma-ti-que-ment passés aux oubliettes ! !
          On pourrait bien se poser la question : POURQUOI, seulement le hasard ? ? ?
          Permettez d’en douter...et désolée de vous le dire comme ça : je ne vous fais même pas confiance et ne crois plus en votre objectivité !

          • thierry reboud
            • Posté à 20h34 le 02/01/2008
            • Internaute 20923

            Je vais tâcher de vous l’écrire sans acrimonie...
            Le problème de savoir si nous pouvons ou pas fumer dans les lieux publics est résolu. Qyue ça nous gonfle ou qu’on s’en réjouisse, quelles que soient nos raisons ou nos déraisons, c’est fait.
            Et, contrairement à ce que vous et moi croyions, il semblerait bien que la loi soit respectée...
            Bien.
            L’article de Zineb Dryef ne traite pas de la légitimité morale ou non de cette loi. Il s’attache à montrer comment fait une fumeuse cofrontée à cette interdiction. La question n’est plus de savoir si nous, fumeurs, pétuneront dans les bistrots.
            Les messages d’anti-fumeurs qui nous exhortent peuvent assez légitimement (je trouve) nous les briser bien comme il faut. C’est finalement assez bénin que cela se traduise par une ou deux boules rouges.

            • elle-vessia
              elle-vessia répond à thierry reboud
              artiste visuelle
              • Posté à 22h29 le 02/01/2008
              • Internaute 15849
                artiste visuelle

              Eh oui, les boules rouges vous aimez : genre super marché du point rouge...à la retraite certainement ou freelance à Rue 89.... ! .....

        3 autres commentaires
    • marabbeh
      marabbeh répond à glaurent
      au comptoir du café du commerce
      • Posté à 23h30 le 01/01/2008
      • Internaute 20412
        au comptoir du café du commerce

      J’irais plus loin : c’est la liberté de fumer contre ma liberté de ne pas être enfumé. Comme vous ne me demandez jamais si votre fumée me dérange, je suis satisfait qu’une loi protège enfin ma liberté. Ce n’est ni plus ni moins de l’incivisme. La loi ne devrait jamais avoir à intervenir dans les relations sociales, si les citoyens étaient adultes et responsables. Malheureusement ce n’est pas le cas.

      Ca fait pas longtemps que j’ai arrêté de fumer. Mais en tant que fumeur, j’essayais au maximum de ne pas enfumer les autres, qu’ils aient été fumeurs ou pas. Cad je demandais si ma fumée dérangeait, même dans un lieu fumeur où il y avait beaucoup de monde. Mais je vois que la majorité des fumeurs se foutent d’enfumer les autres. Cette loi n’est qu’une conséquence de cette attitude. Fumeurs, cette loi c’est vous qui l’avez provoquée. Et s’il faut râler, c’est bien contre vous. Et personne d’autre.

    • Lemmy
      Lemmy répond à glaurent
      Headbanger since 1980
      • Posté à 01h21 le 02/01/2008
      • Internaute 24508
        Headbanger since 1980

      « le gouvernement fait son boulot en instaurant une loi qui protège le citoyen contre des entreprises dont le business est de vendre un produit toxique provoquant l’accoutumance. »

      Hahahahahaha ! ! ! ! ! En ce début d’année, au moins, on aura bien rigolé !

      Et Bruxelles, sous l’aval de nos dirigeants et à la grande joie de nos industriels, d’instaurer une loi nous empêchant de manger du poulet élevé en plein-air, puis une autre nous empêchant de fabriquer du fromage au lait cru... parceque bien entendu, ce sont de dangereux produits toxiques, il faut proteger le citoyen !

      Mais au fait, au sujet de ceux qui nous vendent des medocs au kilo : le gouvernement fait son boulot en instaurant une loi qui protège le citoyen contre des entreprises dont le business est de vendre un produit toxique provoquant l’accoutumance ? Ben... non ! Bizarre !

      • glaurent
        glaurent répond à Lemmy
        ingénieur info
        • Posté à 11h45 le 02/01/2008
        • Internaute 1516
          ingénieur info

        « Et Bruxelles, sous l’aval de nos dirigeants et à la grande joie de nos industriels, d’instaurer une loi nous empêchant de manger du poulet élevé en plein-air, puis une autre nous empêchant de fabriquer du fromage au lait cru... parceque bien entendu, ce sont de dangereux produits toxiques, il faut proteger le citoyen ! »

        ... et au premier cas d’intoxication alimentaire, tout le monde râle en disant que le gouvernement ou l’Europe ne fait pas assez pour réglementer. Par ailleurs il est toujours tout à fait possible d’acheter des poulets élevés en plein air ou du fromage au lait cru (ce dont je ne me prive personnellement pas).

        « le gouvernement fait son boulot en instaurant une loi qui protège le citoyen contre des entreprises dont le business est de vendre un produit toxique provoquant l’accoutumance ? Ben... non ! Bizarre ! »

        Pour moi les médicaments sont des produits qui ne se consomment que sur recommandation médicale, dans des quantités et sur une durée bien définie, et pour un but précis. Si pour vous il sont un produit récréatif et de consommation courante au même titre que la cigarette, vous avez un problème : -).

        Notez que lorsque le gouvernement tente de faire accepter les génériques, ou de ne plus rembourser des médicaments qui sont des placebos, ce sont le plus souvent les malades qui protestent.

         
        • Lemmy
          Lemmy répond à glaurent
          Headbanger since 1980
          • Posté à 12h29 le 02/01/2008
          • Internaute 24508
            Headbanger since 1980

          Désolé de vous decevoir Laurent, j’ai mis « nous » par politesse... ça fait 20 ans que je n’ai pas vu un généraliste (ou dealer). Donc mis à part mon ophtalmo, mon dentiste, et 2 boites d’Aspegic par ans...

          ... et au premier cas d’intoxication alimentaire, on se rend compte (mais la voix officielle ne vous le dira pas) que les produits en cause sont industriels : camembert « Le P...t », soit disant au « lait cru » (ce qui est faux, mais a permis aux lobbies de taper sur le vrai lait cru), poulet à la dioxine de Monsieur L., etc.

          Mouais, les malades protestent. Vous avez raison, mais le problème, c’est qu’il ne sont pas tous malades, on leur à fait croire qu’ils l’étaient pour leur vendre leur dose. Pendant des années, et aujourd’hui encore, on a gavé les gosses d’antibiotiques au moindre reniflement. Ils sont devenu très resistants... aux antibiotiques ! Pas aux virus. Qu’on fait les gouvernements pendant 30 ans, avant la campagne « antibiotiques / pas automatiques » ? Ont-ils oeuvré pour le bien du citoyen, ou celui de l’industrie pharmaceutique ?

          Alors certe, je vous l’accorde, certains politiques oeuvrent pour le bien public en toute bonne foi... mais ceux-là doivent souvent se sentir bien seuls.

          • glaurent
            glaurent répond à Lemmy
            ingénieur info
            • Posté à 13h19 le 02/01/2008
            • Internaute 1516
              ingénieur info

            Si pour vous un médecin est un « dealer », je ne crois pas utile de poursuivre la conversation.

            • Lemmy
              Lemmy répond à glaurent
              Headbanger since 1980
              • Posté à 13h45 le 02/01/2008
              • Internaute 24508
                Headbanger since 1980

              Houla, je ne « généralise » pas... c’est mon coté provoc, désolé de vous avoir froisser, si d’aventure un de vos proches en faisait partie. J’en connais moi aussi de très bons, mais comme tout, la qualité se fait rare. Peut-être la nouvelle génération ? Ou la plus ancienne d’ailleurs, le medecin traitant de mon épouse, qui doit avoir dans les 70 printemps (le médecin, pas mon épouse !) est loin d’être un dingue de l’ordonnance. Et a son âge, s’il pratique encore, je présume que c’est ce qui s’appelle « avoir la vocation ».

              Mais je connais aussi le mètier de « visiteur médical », qui consiste à fourguer des lots du dernier « trucomyl » avec un quota de prescriptions, et le « bon-point » qui va avec pour ceux qui le remplissent avec zèle. Ce qui a mené à toutes les dérives.

              • glaurent
                glaurent répond à Lemmy
                ingénieur info
                • Posté à 19h40 le 02/01/2008
                • Internaute 1516
                  ingénieur info

                Ça ne m’a pas froissé, c’est simplement qu’avec une telle vue sur le corps médical toute discussion rationnelle sur la question me semblait impossible.

                Vous dites que la qualité se fait rare, je ne crois pas, par essence la profession médicale laisse peu de place à ceux qui n’y cherchent qu’un moyen de s’enrichir. Il y a bien d’autres moyens plus efficaces et qui ne vous confrontent pas régulièrement à des situations difficiles.

                Sinon oui, la politique commerciale des labos pharmaceutiques est déplorable, mais pour le moment on ne s’en tire pas trop mal en France : la publicité pour les médicaments reste interdite (ceux qu’on ne peut obtenir que sur ordonnance), les génériques sont mis en avant, et même la franchise médicale n’est pas la plus mauvaise des mesure pour lutter contre la sur-médication (en espérant que les cas de personnes défavorisées ou ayant une maladie chronique soient bien gérés).

                Bref, pour en revenir au sujet, plutôt qu’une réelle atteinte à la liberté, je trouve au contraire que cette mesure va dans le bon sens : inciter les gens à ne pas intoxiquer eux-mêmes ou leur entourage, et à ne pas donner leur argent à des entreprises dont le seul but est de leur vendre une drogue.

        4 autres commentaires
    • Network 23
      Network 23 répond à glaurent
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 17h34 le 02/01/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Sauf que libéralisme politique n’est pas égal à libéralisme économique. Aux dernières nouvelles, en tout cas.

  • brise marine
    brise marine
    portier de nuit
    • Posté à 23h11 le 01/01/2008
    • Internaute 23644
      portier de nuit

    Le must,« mourir en bonne santé » Coluche dixit.

    • michelem
      michelem répond à brise marine
      • Posté à 01h23 le 02/01/2008
      • Internaute 16989

      J’ai connu une ASEM ,témoin de Jehovah de surcroît,qui sachant que je fumais,a essayé en vain de me convaincre d’arrêter.Elle a même prié pour moi ! ! !
      Son argument final,lorsque je lui ai dit que de toute façon,nous allions tous mourir un jour,a été le même que celui de Coluche « Elle ,au moins,mourrait en bonne santé »
      J’essaie de ne fumer que lorsque j’en ai vraiment envie,mais je ne supporte plus toutes les injonctions des « hygiénistes ».Et le fait que ce soit interdit me pousserait plutôt à me rebeller.
      Je rêve de bistrots déserts et de foule sur les trottoirs,papotant joyeusement et suffisamment fort pour montrer sa présence .Et d’un épais nuage de fumée que les non fumeurs devront traverser pour entrer ,la tête basse,un peu honteux,boire « sainement » et tristement leur café.
      Bonne Année à tous mes amis fumeurs et à bientôt sur les trottoirs ! ! !
      PS J’ai des copains non-fumeurs,et cette loi les choque dans son esprit liberticide.
      Quant à moi,ce qui m’inquiète le plus en ce moment,c’est le fichier ELOI et le sort réservé aux sans papiers .

      • pedro66
        pedro66 répond à michelem
        informaticien bon à rien
        • Posté à 11h50 le 02/01/2008
        • Internaute 25616
          informaticien bon à rien

        « boire “sainement” et tristement leur café. »

        Il faut absolument une cigarette pour pouvoir boire gaiement un café ou autre boisson .
        Et bien dis donc, tu dois être sacrément atteint(e) pour penser cela .
        En attendant les bistrots retrouveront ma clientèle .
        Dans tous les pays où ce genre de loi est passé, la fréquentation des cafés et restaurants à augmenté .
        Voytre argument principal est mort .
        Les fumeurs sont minoritaires, à ne pas oublier dans une démocratie, ne vous déplaise sans danser la javanaise ! ! ! ! !

         
        • thierry reboud
          thierry reboud répond à pedro66
          • Posté à 11h53 le 02/01/2008
          • Internaute 20923

          « Les fumeurs sont minoritaires, à ne pas oublier dans une démocratie », nous écrivez-vous.
          Les unijambistes aussi, vous préconisez quoi ?
          Bas de gamme, votre argumentation...

          • pedro66
            pedro66 répond à thierry reboud
            informaticien bon à rien
            • Posté à 12h00 le 02/01/2008
            • Internaute 25616
              informaticien bon à rien

            Les unijambistes subissent leur handicap, contrairement aux fumeurs que personne n’a obligé à fumer, mais qui eux imposent leur fumée empoisonnée aux autres .
            Je ne sais pas qui des deux à une argumentation bas de gamme .
            si tu as d’autres arguments de ce style, garde les ....

            • thierry reboud
              thierry reboud répond à pedro66
              • Posté à 12h05 le 02/01/2008
              • Internaute 20923

              Calmos, mon grand, allume-toi une cigarette !
              A lire de nombreux commentaires, nous sommes de pauvres malheureux dépourvus de volonté et livrés pieds et poings liés aux appétits des multinationales criminelles.
              Par ailleurs, je reconnais très volontiers que mon argument était parfaitement crétin. Il me semblait qu’il était au niveau, c’est tout... Donc, tant que tu auras des arguments de ce tonneau, eh ben, j’en aurai autant à ton service, camarade.

        3 autres commentaires
  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 23h17 le 01/01/2008
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Et oui , c’est une simple question de volonté...

    Que d’amis laissés sur le bord des cendriers, que de blondes et de brunes évaportées, sans flamme.

    Les abandons sont multiples et les renoncements ne se comptent plus.

    Bande de lâches !

    Sous prétexte d’un cancer un peu douloureux voir mortel,sous couvert d’interdiction ou d’augmentation des prix, combien ne goûtent plus aujourd’hui l’herbe de Nico ( ...non , pas cuilà ! lui nous enfume toujours !).

    La volonté , vous dis-je !

    Celle qui vous fait commencer à 17 ans par des goldos, et passer aux blondes, qui sont quand même meilleures pour se rouler un pêt’ !

    Plus de trente ans de clopes et pas l’intention d’arrêter.

    Depuis, j’ai remplacé le chichon par le Havane, c’est meilleur.

    Pas de café le matin sans cigarette.

    Vive les trottoirs libres, vive les cendriers de poche.

    Vivement le printemps et les bancs publics...

  • A déménagé le 13-10-2012
    • Posté à 23h22 le 01/01/2008
    • Internaute 19357
      non connue

    Et bien moi je me réjouis de pouvoir ENFIN aller au resto sans subir la fumée nauséabonde de gougnafiers qui s’occupaient de leur bien être avant de s’occuper du mien ,chacun son tour ! ! !
    Juste une remarque à Zineb ,ça ne t’inquiètes pas d’être dépendante à ce point là , moi je bois mais je peux rester sobre une semaine sans aucuns problèmes .
    Mais peut être les cigarettiers devraient donner la recette de ce qu’ils mettent dans les clopes aux pinardiers comme ça je deviendrais accro moi aussi et ça ferait le bonheur des viticulteurs mais pas de mon foie ! !

    • Eracius
      Eracius répond à A déménagé le 13-10-2012
      (ingénieur informaticien)
      • Posté à 14h14 le 03/01/2008
      • Internaute 26964
        (ingénieur informaticien)

      Pareil, je n’ai jamais compris ce besoin compulsif de fumer à longueur de journée. Qu’en serait-il si les amateurs de bières se promenaient avec un pack pour s’en décapsuler une toute les demies heures ?
      Et je dis ça en tant que fumeur occasionnel, une de temps en temps en soirée quand un peu d’accool a coulé. Mais jamais je n’ai ressenti ce besoin compulsif ...
      En tout cas, on va enfin pouvoir aller dans les pubs et boire une petite bière sans attraper un cancer du poumon et sans bruler ses fringues qui puent en rentrant.

  • blosse
    blosse
    concepteur dans la pub
    • Posté à 23h28 le 01/01/2008
    • Internaute 26685
      concepteur dans la pub

    Cher magenta, vous avez écrit ça à jeun ?

    • A déménagé le 13-10-2012
      A déménagé le 13-10-2012 répond à blosse
      non connue
      • Posté à 23h31 le 01/01/2008
      • Internaute 19357
        non connue

      Hélas non ! ! ! ! Mais j’ai bien entendu comme chaque année pris de bonnes résolutions ! ! !

  • thierry reboud
    • Posté à 23h31 le 01/01/2008
    • Internaute 20923

    Moi, ça y est. J’ai arrêté. Pas si difficile que ça, en fait. On m’avait dit que ce serait terrible, le manque, le sentiment de manque, tout ça... Ben non. J’ai arrêté, et avec un peu de volonté je vais tenir.
    Ce matin, je me suis mis face à la tentation. Je me suis demandé : allez, je craque ou pas ? Résultat, pas craqué. Je suis resté devant, sans moufter.
    J’ai allumé une cigarette et je ne suis pas allé au bistrot. Pas si compliqué, finalement.

    • michelem
      • Posté à 01h33 le 02/01/2008
      • Internaute 16989

      Bravo ! ! ! Tiens le coup , je crois d’ailleurs que je vais faire comme toi .Mon café est aussi bon qu’au bistrot ,j’écoute la musique que j’aime et si vraiment je suis en manque,je repèrerai les trottoirs et terrasses les plus sympas .
      Bonne Année et bon courage
      PS J’adore tes posts et suis presque toujours d’accord avec toi .

      • A déménagé le 13-10-2012
        A déménagé le 13-10-2012 répond à michelem
        non connue
        • Posté à 08h57 le 02/01/2008
        • Internaute 19357
          non connue

        Arrêtes ,vaniteux comme il est ,il va plus se sentir ! !
        Je plaisante bien sûr Thierry ,ne prend pas froid sur le trottoir , mets ton écharpe et ton bonnet ! ! !

         
        • thierry reboud
          • Posté à 13h36 le 02/01/2008
          • Internaute 20923

          Salut Magenta.
          Je préfère de très loin que tu t’occupes de ma santé de fumeur plutôt que de me convertir à l’abstinence !
          (Pour ce qui est de ma vanité, tu ne dois pas avoir tout à fait tort : que veux-tu, même fumeur, je reste humain...)
          Et merci à Michèle...

          • Mon-Al
            Mon-Al répond à thierry reboud
            roturière : -)
            • Posté à 15h57 le 02/01/2008
            • Internaute 24219
              roturière : -)

            Quitte à imposer une overdose avec votre vanité, je persiste à dire que vous seriez ENCORE plus humain si vous cessiez de vous enfumer...peut-être que vous seriez même l’Homme de l’Année du Time 2008...

            • thierry reboud
              thierry reboud répond à Mon-Al
              • Posté à 16h40 le 02/01/2008
              • Internaute 20923

              Mon-Al, soyez raisonnable (un peu, pas trop) : surhomme, ce serait invivable ! Même vous, vous finiriez pas me trouver insupportable !

        3 autres commentaires
  • netchou
    netchou
    A l'écoute.
    • Posté à 23h39 le 01/01/2008
    • Internaute 22292
      A l'écoute.

    A ces fins de repas ou un bon « rougaïe » bien épicé m’en embaumé la bouche,à ces parties de pêche par des matins frisquets,à ces « chasses » aux champignons par des journées d’automne ou la bonne sèche a été bienvenue et même à ces moment de douleurs,de peine et de chagrin ,à ces quelques feuille séchées de « nicotiana tabacum » je dis encore merci.Pffffffff.

  • A déménagé le 8-10
    • Posté à 23h40 le 01/01/2008
    • Internaute 1001
      nc

    J’ai cessé de fumer il y a un quart de siècle. J’ai arrêté d’un coup, le jour où j’ai réalisé que je ne fumais plus par plaisir mais par besoin.

    A part fumer un cigare le dimanche après-midi, je ne regrette rien.

    On n’arrête pas sous la contrainte sociale, on n’arrête pas sous la contrainte médicale, on arrête parce qu’on l’a décidé.

    A part ça, la rage d’intolérance qui grandit me fait peur.

    (Ce qui ne m’empêche pas d’avoir de mauvais souvenirs de gougnafiers comme les magentophobes ci-dessus)

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 00h55 le 02/01/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    LE CHAGRIN ET LA PITIÉ

    C’était le jour, déjà bien lointain, où je suis allé voir Le Chagrin et la pitié, un film de Marcel Ophuls sur les résistants de l’ombre. À cette époque-là, je me demandais ce que j’aurais été capable de faire si d’aventure j’avais été confronté aux mêmes épreuves extrêmes que ces résistants modestes et taiseux même sous la torture. Je fumais alors trois paquets de cigarettes par jour et il fallait bien me rendre à l’évidence : j’aurais donné père et mère pour une clope ! J’ai jeté paquets, briquet et cendrier. Et je n’ai plus jamais fumé (mais pas arrêté de boire, faut pas charrier !).

    Je ne tire aucune vanité de ce « haut fait d’armes ». C’était si dérisoire ! Le problème n’est pas d’arrêter de fumer ou non, de boire ou non, de maigrir ou de grossir, mais de ne pas déroger à la ligne de conduite que l’on s’est fixée. La mienne était d’arrêter de fumer et je l’ai fait. Pourtant, je ne suis pas tellement partisan de ces contraintes de sauvegarde au nom d’une prétendue santé publique et du souci sempiternel d’en réduire les dépenses afférentes.

    Cette fixette obsessionnelle de la durée, cette quête phobique de l’infini, sont hors de raison. D’abord, prolonger son temps pour faire quoi ? À trop avoir l’oeil rivé sur les compteurs et les jauges, on finit par oublier de profiter de la route et du voyage. Il faut voir l’angoisse de l’hypocondriaque accroché à ses fioles, ses pilules, ses suppositoires, suspendu aux résultats de ses check-up à répétition !

    Les excès honnis sont souvent des palliatifs indispensables à ce stress existentiel qui ronge le sang des acharnés d’éternité. Les interdire ne fait souvent que déplacer le problème. Nulle doute qu’ils resurgiront sous d’autres formes tout aussi meurtrières et violentes. Ou simplement dérisoires et pathétiques. Dans l’entreprise qui m’emploie et où il est comme partout désormais formellement interdit de fumer, combien de fois ai-je surpris d’honorables cadres tirer en douce une bouif dans les chiottes, tels de vulgaires morveux pris en faute.

    Enfin, il est clair que le cerveau aura du mal à suivre le rythme imposé par le corps. Alzheimer quand tu nous tiens ! J’ai souvenir de ma grand-mère maternelle mourant juste après son cent unième anniversaire après avoir copieusement engueulé ses filles septuagénaires : « Vous ne me ferez jamais croire que j’ai cet âge-là ! ». Je me souviens aussi qu’une quinzaine d’années avant, alors qu’elle avait encore toute sa tête, elle disait d’une voix douce : « Maintenant, ça serait pas mal que ça s’arrête. »

    Ha ha, chère grand-mère, je n’ai pas oublié ta leçon ! Ayons le culte forcené de l’insouciance, celui du qualitatif plutôt que du quantitatif ! Allons notre bonhomme de chemin, le nez dans la poudreuse et non sous le capot du moteur, le regard attentif à ces bas-côtés où il fait parfois si bon musarder !

    Cher fumeur invétéré, n’emmerde pas tes voisins (dont je suis) avec tes nuages nauséabonds. Mais je n’ai rien contre le fait qu’on te réserve des endroits bien clairement délimités, comme les cafés-tabac par exemple, pour sacrifier comme tu l’entends aux délices de ton vice exquis.

    Que les pisse-vinaigre intégristes aillent se réfugier, eux, dans les chapelles tristounettes où aucun bon vivant n’aura l’idée de les déranger.

  • ozone
    • Posté à 23h43 le 01/01/2008
    • Internaute 26756

    Cette loi ne fera pas chuter le chiffre d’affaire de nos chers tenanciers de bistrots, je ne suis pas inquiet. Les fumeurs fumeront moins, ce qui ne peut être un mal et les non-fumeurs respiront à nouveau dans tous les lieux conviviaux qu’ils apprécient aussi de fréquenter. Depuis quand est-ce les seuls fumeurs qui sont « sympathiques, anti-racistes et résistants ». Combien de fumeurs a-t-on vu voyager dans des wagons non-fumeurs et aller s’en griller une petite en fumeur, puis revenir tranquillement dans une atmosphèere saine ? Quid de cette odeur de tabac froid empreignée partout sur nos vêtements après une soirée en boîte ou dans un bar et que dire de cette haleine fétide après une bonne petite clope...C’est vrai, ça c’est la liberté...
    En temps qu’ancien fumeur, 1 an, putain que c’est dur, et vivant dans un pays oèu le tabac est interdit dans les lieux publics (canada) l’interdiction de fumer, n’empêche pas de faire des rencontres sympas, de passer de bons moments et d’aller s’en griller une petite dehors, quand il fait -30 c’est plus dur. Qu’est ce que ça coûte de quitter un bar, une boîte ( si les videurs ne nous font pas chier pour rentrer)pour en fumer une petite, ça ne changera pas fondamentalement nos comportements. Mais pas de panique avec le réchauffement climatique le problème ne se posera plus....
    Je suis content de ne plus donner mon fric et ma santé à « Cow boy Killer » .
    Bonne année à tous, fumeurs et non-fumeurs et un peu de tolérance pour 2008.

  • Lucien Duval
    • Posté à 00h27 le 02/01/2008
    • Internaute 24167

    Je suis fumeur .......
    Comment je vais faire ? ? ? ? ? ? ?
    Je vais être obligé d’arreter de polluer mes voisins,ça me fait chier en bon égoiste que je suis.....

    Aux armes citoyens défendons notre droit d’empecher les non fumeurs de venir avec leur saint poumons nous empecher de fumer.

    Résistons pour la liberté........
    Liberté de mourrir plus vite et payer pour ça ,de puer,d’avoir les dents et les doigts jaunes.....

    Je sors quand j’ai envie de fumer,et j’ai pas attendu d’y être obligé......

    • pedro66
      pedro66 répond à Lucien Duval
      informaticien bon à rien
      • Posté à 11h57 le 02/01/2008
      • Internaute 25616
        informaticien bon à rien

      Donc tu n’se pas concerné par cette loi .
      Bienheureux sois-tu ! ! !
      Mais pour quoi reagis-tu donc ? ? ? ? ? ? ?

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 6