a debattre 27/12/2007 à 11h37

Fallait-il vraiment avoir peur du grand méchant loup ?

Baptiste Peyron | Etudiant CFJ


Chasse au loup au Kirghizistan (Vladimir Pirogov/Reuters).

Le loup est-il un loup pour l’homme ? Avec son « Histoire du méchant loup » , synthèse de cinq siècles d’histoire commune avec le « canis lupus » , l’historien Jean-Marc Moriceau apporte une contribution de taille à ce passionnel débat de société :

« Je voulais dédramatiser, comprendre pourquoi, en France, on avait tellement peur du loup. Voir si cette peur était liée à des fantasmes collectifs, à une image littéraire, à une légende, ou bien à des réalités. »

En écrivant ce livre, Jean-Marc Moriceau, normalien et président de l’Association d’histoire des sociétés rurales, voulait aussi briser un tabou :

« Le loup est considéré par beaucoup comme la propriété quasi exclusive des naturalistes et des biologistes. Certains observateurs niaient les attaques de loups sur l’homme dans le passé, et étaient enclins à faire de l’hyper-critique à l’égard des historiens, pour ne pas laisser le champ ouvert à d’autres réalités. »

L’historien a lancé une sorte de concours sur tout le territoire. Sur les 90 directeurs d’archives départementales qu’il a contactés, plus de 80 lui ont répondu, l’abreuvant de codes d’archives, de références d’ouvrages et d’articles qui portent sur la question. S’ajoutent des centaines de courriers de généalogistes amateurs mentionnant des actes de sépulture rédigés à l’occasion d’attaques -mortelles- de loups.

La Bête du Gévaudan ? Une affaire « médiatique »

Alors, peur ou pas peur ? C’est un peu plus compliqué que ça. Au cours de la période étudiée, cette « Histoire du méchant loup » recense un peu plus de trois mille attaques de loups cartographiées, pour la plupart mortelles. « Ce chiffre reste faible par rapport aux dizaines de milliers de victimes de chutes, de noyades et d’épidémies » , note Jean-Marc Moriceau. Mais la vraie question n’est pas là :

« Même si, statistiquement, les moyennes nationales montrent que le risque d’attaque était très faible, localement, il l’était beaucoup moins. La manière avec laquelle les loups attaquaient et laissaient leurs victimes -souvent des enfants- entraînait un véritable traumatisme. »


Dessin tiré des ’Mémoires’ de Jean Burel, 1589, Le Puy-en-Velay (DR).

Sont-ce ces traumatismes qui ont construit des légendes comme celle de la Bête du Gévaudan, notre monstre du Loch Ness à nous ? C’est l’un des intérêts du livre que de consacrer une partie entière à l’histoire de cette bête, qui aurait massacré des centaines de personnes à compter de 1763. Au risque de décevoir les fans d’histoires mystérieuses, Jean-Marc Moriceau retient la dimension « médiatique » de l’affaire.

D’un côté, on a le « loup enragé » qui se jette sur tous les êtres vivants, leur arrache les chairs et les laisse dans des situations épouvantables. De l’autre, une petite catégorie de « loups sains » qui s’attaquent à des proies faciles au sein de la population humaine : la bête du Gévaudan ne serait ainsi que l’héritière d’une dizaine d’autres bêtes comparables, mais qui n’ont pas connu la même médiatisation :

« Quand la bête du Gévaudan intervient, l’actualité est libre pour récupérer des faits divers graves comme celui-là, et les monter en épingle à l’échelle européenne. Des bêtes, il y en a eu une dizaine, sans doute une vingtaine avant “ la” Bête. Il y en a encore eu quelques unes après. »

« Les interprétations fantaisistes ne résistent pas à l’analyse »

Jean-Marc Moriceau écrit ainsi que les techniques d’attaque et l’état des victimes ne laissent planer aucun doute sur l’identité des agresseurs. Dans ce cas, pourquoi les témoins employaient-ils le terme de « bête » , un mot à forte connotation religieuse ? Pour l’auteur, c’était avant tout un « procédé d’exorcisme » :

« Les gens savaient que le loup ordinaire n’attaquait pas l’homme. Ne voulant pas généraliser le comportement du loup, ils singularisaient ces attaques en désignant l’agresseur sous le terme de ’bête’. Il y avait quand même quinze mille à vingt mille loups en France. Si tous avaient été suspectés d’attaquer l’homme, c’eût été invivable ! “


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Que les amateurs de légende se consolent : le livre relate des traques quasi hollywoodiennes comme celle de cette bête’ , plus grosse qu’un loup ordinaire -tout de même-, abattue d’une balle, mais qui se relève instantanément pour attaquer son agresseur... On ne dira pas la suite pour ne pas tuer le suspense.

Quoi qu’il en soit, même s’il ne peut définitivement conclure en l’état actuel de la recherche, l’historien balaye les interprétations fantaisistes que les romanciers puis les cinéastes ont fait de la fameuse affaire du Gévaudan :

‘ Le déluge de fantasmes qui ont été exploités commerciallement, comme le fait qu’il y ait eu un agresseur unique -un homme déguisé en loup, un hybride, un loup téléguidé par un seul individu-, ne résistent pas à l’analyse scientifique.

Quand on fait la cartographie de l’ensemble des attaques, on voit qu’il est impossible à un seul individu, fût-il un loup très résistant, de se déplacer de quatre-vingts à cent kilomètres à travers des dénivellations importantes, pour faire une victime à l’extrémité d’un territoire, le lendemain à l’autre extrémité.’

Au final, Jean-Marc Moriceau soutient que son ‘ Histoire du méchant loup’ , malgré son extrême densité, ‘ n’est qu’une synthèse provisoire, amenée à des compléments de recherche, des inflexions, des nuances’ . En effet : depuis son édition, 250 cas d’attaques inédites de loups lui ont été indiqués. Pour une éventuelle réédition, il faudra penser à changer de sous-titre.

Histoire du méchant loup, 3 000 attaques de loup sur l’homme de Jean-Marc Moriceau - éd. Fayard - 623p., 30€.

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  • Galatée
    • Posté à 12h00 le 27/12/2007
    • Internaute 20094

    Si j’ai bien compris la méthode de Jean-Marc Moriceau, il s’appuie sur des archives qui relatent des témoignages ou des procès verbaux. Comme souvent en France, l’étude est franco-française. Il serait intéressant d’en mener une au moins européenne, pour comparer l’imagionaire collectif concernant le loup dans tous les pays et notamment dans des pays où il est encore présent comme l’Espagne, l’Italie, la Pologne, la Finlande, la Roumanie... On sait bien qu’aujourd’hui encore par exemple des ruraux attribuent des attaques ou des morsures sur l’homme à des loups pour justifier des battues et tuer ce prédateur qui (et là c’est vrai) s’attaque au bétail.

    • pablico
      pablico répond à Galatée
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 15h43 le 27/12/2007
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Pourquoi on a peur du loup ? c’est simple, tout petit on nous disait : si tu manges pas ta soupe le loup va venir te manger. le Loup était là à toute les sauces pour faire peur.
      ça marque dans l’inconscient, c’est comme l’histoire du père Noël. Ça formate les esprits. Après il faut pas se plaindre des conséquences. ; -)

      • donquijota
        donquijota répond à pablico
        • Posté à 23h08 le 30/12/2007
        • Internaute 26590

        je sais que ce poème d’Alfred de Vigny est long (on peut le trouver et l’imprimer OU LE LIRE DEPUIS Internet) mais il est très beau et peut donner à réfléchir ; il s’intitule LA MORT DU LOUP ; J’ai un certain âge pour ne pas dire un âge certain mais en relisant ce poème je me surprends encore a avoir les yeux humides.

  • Sexus Empiricus
    • Posté à 12h45 le 27/12/2007
    • Internaute 6004

    Un article intempestif - à la bonne heure !

    À propos de la Bête du Gévaudan, l’article parle de « notre monstre du Loch Ness ».
    Cette comparaison de monstre à monstre n’est pas juste, et la raison en est élémentaire : le Nessie du Loch est aquatique, l’eau douce est son domaine ; pas le garou du Gévaudan, que je sache, qui a l’air d’aller par monts et par vaux, les pieds sur terre, à pas de loup. S’il a l’eau, c’est à la bouche - et rien de plus.

    Non, la Bête (et c’est le côté « médiatique » qui y fait songer) joue plutôt, au XVIIIe siècle, le rôle dévolu à la figure du Pédophile à la fin du XXe siècle : peur, horreur et abominable homme de tous les dangers. Une sorte de Gilles de Rais en pleines « Lumières ». Déjà le gène de la barbe bleue ?

    3250 attaques sur les hommes répertoriées en cinq ou six siècles, c’est déjà beaucoup. Mais s’il n’y a pas de raison de douter a priori de cette indication chiffrée, que penser des sources ? Quel crédit leur accorder : comptes ou contes ?

    Il y a plus d’une dizaine d’années, lorsque compère loup a franchi nos frontières, il s’est curieusement mis à faire des ravages catastrophiques dans les troupeaux de France, alors que cette grande gueule se tenait beaucoup mieux chez nos voisins, comme si soudain, de l’autre côté du ruisseau, sa faim de chair s’était creusée.
    Drame du pastoralisme à la française ? Comme dit Galatée, « et là, c’est vrai »...

    • Les Ln au carré
      Les Ln au carré répond à Sexus Empiricus
      démocrates sociales convaincues
      • Posté à 13h02 le 27/12/2007
      • Internaute 23203
        démocrates sociales convaincues

      Oui, mais s’il est plus un problème chez nous, c’est que nous avons perdu l’habitude de nous en prémunir. Dans les pays voisins, comme ne Italie, les pratiques de pature des moutons ne se faont QUE sous le regard de chiens élevés dans le seul but de ne RIEN laisser approcher des troupeaux !
      En France, le loup n’étant plus là, les précautions ont été jugées innutiles, et le loup revenant (naturellement) il a la belle vie ! Il y a une question de peurs, mais aussi une non remise en question des pratiques pouvant ammener ce résultat.
      De plus, on crie souvent au loup, même en sachant qu’il n’est pas en cause, un chien errant peut faire autant de dégats qu’un loup, mais l’indemnisation n’est pas la même...

      • Sexus Empiricus
        • Posté à 13h19 le 27/12/2007
        • Internaute 6004

        Gagné ! Et vos remarques prouvent que vous voyez au-delà de l’arbre, une bonne partie de la forêt.
        (Sauf erreur, le mouton de Nouvelle-Zélande a tué plus d’agneaux français que canis lupus - avec ou sans pastou -, mais le pauvre berger ne peut que lever les bras au ciel lorsqu’il voit passer les cargos...)

         
        • Prolo du livre
          • Posté à 14h25 le 27/12/2007
          • Internaute 12784

          Quand un loup est venu se perdre dans la vallée de l’Ainan, il y a un ou deux ans, tout les agriculteurs (y compris ceux qui ne possèdent pas de bêtes) ont réclamé à corps et à cris une battue pour virer cet « immigré sans papiers »...
          Effectivement, ces « défenseurs des traditions » ne voulaient pas risquer de louper le jt de tf1, en passant du temps avec leurs bêtes...
          - Un éleveur est indemnisé pour des bêtes tuées.
          - Le Loup a une place dans l’écosystème
          - Les méthodes pastorales se sont « pasteurisées »...
          - Il est toujours facile de taper sur « le marginal »

          Il est amusant de voir que les personnes âgées (mes grands-parents par exemple), même instruites et écologistes, n’admettent toujours pas la légitimité de la place du loup (de l’ours également et de la plupart des grands prédateurs) dans l’écosystème, et réclament toujours son extermination.

          • DBL8
            DBL8 répond à Prolo du livre
            Retraité
            • Posté à 09h30 le 30/12/2007
            • Internaute 19562
              Retraité

            Mouaii ! ! n’empeche que l’éleveur a beau être indemnisé cela n’empeche pas que ce sont ses bêtes qui sont tués, et tout le travail qui s’en suis.
            D’accord le loup a un place dans l’écosystème, mais laquelle ET ou ?
            Les méthodes pastorales ? elles ont évoluées en même temps que la société ! Et ne pas prendre exemple sur les pays voisins, les conditions d’élevages ne sont pas les mêmes.
            Et oui le marginal est pas définition seul, donc plus vulnérable, et c’est bien facile pour ce défouler ! ! hélas.
            Cela ne m’amuse pas (mais là il doit y avoir de l’humour)de repenser à l’histoire que me racontait mon grand-père sur un loup qui avait emmené un agneau. (dans le 86, Journet, vers 1888)

            • Les Ln au carré
              Les Ln au carré répond à DBL8
              démocrates sociales convaincues
              • Posté à 12h21 le 30/12/2007
              • Internaute 23203
                démocrates sociales convaincues

              « D’accord le loup a un place dans l’écosystème, mais laquelle ET ou ? »

              Oui, la question est bien là...

              Mais pour le loup, en fait de réintroduction, il est revenu sans l’aide de personne en France... Quand à l’élevage, je comprend la détresse des bergers qui perdent un partie de leurs bêtes. Cependant, en Italie (là d’où viennent le loups actuellement en France) ils ne font pas autant de dégats ! Et c’est bien une question de pratique culturale. Il est normal que les loups arrivés en France trouvent que « c’est bien sympas ces grands troupeaux qu’on peut attaquer sans trop de crainte », et il serait étonnant qu’ils repartent là d’où ils viennent avec des conditions pareilles !
              Parce que vous feriez quoi vous, si vous trouviez un endroit où tout est plus facile ? ? ?

              Sinon, juste pour info : il existe des associations qui font l’élevage de chiens spécifiquement pour ce « problème », techniqques emprumtées à l’Italie (encore elle), et ils ne reviennent pas à plus de 800 euros par tête (ce qui est rembourcé dès la première attaque d’un loup).

        3 autres commentaires
    • pablico
      pablico répond à Sexus Empiricus
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 18h16 le 30/12/2007
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      325o attaques sur l’homme en six siècles, rien à côté des attaques que l’homme fait à l’homme.

  • re-belle
    re-belle
    mère au foyer
    • Posté à 12h48 le 27/12/2007
    • Internaute 24966
      mère au foyer

    le seul animal qui faut avoir vraiment peur c’est l’homme ! ! ! ... l’homme est un loup pour l’homme ! ! ! ...

    • A déménagé le 13-01-2012
      • Posté à 18h09 le 27/12/2007
      • Internaute 18368

      Non et non ! Et c’est bien le problème... si l’Homme était un loup pour l’Homme, quelle sérénité, quelle harmonie serait la vie !
      Non (hélas !), l’Homme n’est qu’un homme pour tout ce qui vit (ou vivait...).

  • soffi
    soffi
    là bas, trés loin...
    • Posté à 12h56 le 27/12/2007
    • Internaute 2096
      là bas, trés loin...

    Quand j etait petite, j etais le chaperon rouge,et je reste tres en colère ! ! ! Charles Perrault a complétement exagéré mon histoire, et à cause de lui ( et tant d autres) le loup a été mal vu, trés mal vu !

    Mais les enfants adorent avoir peur, et les histoires du grand méchant loup sont tellement nombreuses...

    L imaginaire des grands n est pas de reste, et tout ce qui est different, fait peur. Ce « prédateur » en fait partie.

    Par contre, l organisation de la meute est fascinante.

    Bref, merci à Jean-Marc MORICEAU ! ! !

    Et si il faisait les mêmes recherches conçernant les ours ?

  • Anarchosaurus
    Anarchosaurus
    râleur à plein temps
    • Posté à 15h26 le 27/12/2007
    • Internaute 9849
      râleur à plein temps

    A La Réunion, il n’y a évidemment pas de loup mais on trouve des requins, comme dans toutes les mers tropicales. On recense une vingtaine d’attaques mortelles au cours des 25 dernières années.
    Cela engendre une psychose chez tous les usagers des plages. Effectivement, tout comme les loups, les requins laissent des victimes en piètre état. De là le traumatisme.
    Cependant, si on compare les victimes d’attaques de requins au nombre de morts sur les routes (environ 100 par an à La Réunion), on se rend compte que le danger est plus important sur la route qui mène à la mer plutôt que dans la mer elle-même. De fait, aucun baigneur n’a jamais été attaqué à ma connaissance. Ce sont toujours des surfeurs et des véliplanchistes qui ont subi des morsures. Et encore une fois, si on rapporte le nombre de surfeurs au nombre d’attaques, le taux est faible.
    Pour finir, s’il n’y a pas de loups à La Réunion, chaque année des élevages de moutons et de volailles sont victimes des chiens errants. Et d’après les chiffres du ministère de l’Environnement, ces chiens errants tuent 10 fois plus de bétail en France que les quelques malheureux loups.
    « Mais quand on veut noyer son loup, on dit qu’il a la rage... »

  • wb69
    • Posté à 17h50 le 27/12/2007
    • Internaute 24560

    Pauvre loup, au lieu de se servir de ses crocs, il aurait dû apprendre à conduire ou à tirer au fusil de chasse comme cela il se serait noyé parmi les tueurs français anonymes autrement plus efficaces et moins médiatisés.

  • Le Squal
    • Posté à 17h51 le 27/12/2007
    • Internaute 25847

    La véritable question qui transparaît derrière ce genre d’étude et de réaction, c’est la place que l’on souhaite accorder aujourd’hui à tous ces animaux qui font la richesse et la beauté de nos espaces naturels. Seront-ils voués aux cages et aux enclos du fait de certains, quels qu’ils soient, qui pensent que la nature est désormais la place de l’Homme ? A l’orée du XXIe siècle, n’est-il pas temps de reconstruire ce que nous avons détruit lentement mais consciencieusement ? Il y avait des lynx dans nos forêts, des chats sauvages, des ours... Est-ce que les vaches et les moutons seront les seuls animaux à errer dans nos espaces verts ? N’y a-t-il pas des solutions, à l’heure où on cartographie Mars et où on trouve de potentielles futures planètes habitables, pour laisser vivre dans des espaces qui sont les leurs des animaux qui ne représentent plus aucun danger pour l’Homo Sapiens d’aujourd’hui, GPS à la main et numérique en bandoulière ? Des études prouvent que les chiens de berger de nouveau utilisés pour le gardiennage des troupeaux anihilent toute attaque sur les troupeaux protégés ! Cela ne suffit-il pas ?
    D’ailleurs, j’aimerais bien savoir quel est le nombre d’accidents liés à la chasse en France en comparaison des accidents liés aux animaux sauvages (en dehors des sorties de route)...

  • chriss
    • Posté à 18h03 le 27/12/2007
    • Internaute 25959

    Bonjour !

    Je ne vais pas vous conter la fâble « du loup et l’agneau » de qui vous savez...
    Vous connaissez la chute : << La raison du plus fort est toujours la meilleur... >>.

    La peur existe depuis que le monde et monde, mais son exploitation la plus vil c’est à l’Homme qu’on la doit.
    Aujourd’hui c’est plus du loup mais de son voisin de palier dont on a peur, de l’étranger..
    C’est un fond de commerce qui marche du tonnerre pour les politiques...

    Alors Je vais pas ,épiloguer sur le loup, trop longtemps parceque j’ai trop de respect pour cette animal, mème si en d’autres temps par des hivers à « pierre fendre » il n’avait pas d’autres choix que de se rabattre sur un humain égaré dans la tourmente.

    Lui au moins il sait reconnaître les siens, il est solidaire de la meute, si on meurt de faim c’est tous ensemble, si on fait ripaille c’est tous ensemble, les plus forts chassent si la proie est intransportable ils l’enfouissent et vont chercher les plus faibles.

    Contrairement aux Humains ils ne se dévorent pas entre eux, ils ont le respect de la hiérarchie parceque c’est une question de survie.

    C’est un des mammifères le plus intelligent qu’il soit , bien supérieur à l’Homme, (j’ai hésité à mettre un H majuscule à Homme je ne sais plus si on en est digne.)
    A ce propos je pense à l’autre fâble le « loup est le chien » << Mais quoi vous ne courrez dont point...>>. Révisez là ça fait un bien fou...

    Et bien a choisir je serais le loup, parceque la Liberté vaut mieux que la bombance...

    Pour finir par une petite histoire à propos des gens qui veulent les exterminer à tout prix pour des raisons fallacieuses...

    Des vieux bergers papotent sur un banc dans un hameau de montagne on est au mois de juin, et ils voient un énorme 4/4 descendre des pâturages d’été,

    Le conducteur trés fière les saluant à peine : << On a pas tout vu... >> dit un des anciens qui avait passé 3/4 de son existence à la transhumance à pied et à la surveillance des troupeaux pendant les 4 mois de l’estive.<< Et on verra pas tout lui répond un berger encore plus agé... >>.
    Et pour cause le propriétaire au 4/4 avait fait transhumé son cheptel directement sur l’alpage, le faisait surveiller par des patous(chiens à problémes pour les randonneurs je ne vous souhaites pas d’y être confronter, il n’y a aucune présence humaine).

    Monsieur le quat/quat était simplement venu s’assurer que la livraison était conforme et il rentrait peinard chez lui à Marseille.

    Pour crier au loup ! ! ! Au mois d’octobre afin de toucher non seulemnt les indemnités sur des pertes improbables mais de s’éclater un peu à l’ouverture de la chasse aux dépends, du loup vous l’aurez compris.

    Je vous souhaites pour 2008, d’en voir un dans le Mercantour ou ailleurs, pas dans un parc animalier ils ont trop le gôut des grands espaces.

    Bonne Année !

    • André Dupneu
      André Dupneu répond à chriss
      chef du contentieux
      • Posté à 19h53 le 27/12/2007
      • Internaute 24633
        chef du contentieux

      Le patou est un chien brave, mais qui n’a peur ni des loups ni des importuns. A bon entendeur...

  • Tal Lasker
    • Posté à 18h14 le 27/12/2007
    • Internaute 24967

    Des Loups furent « domestiqués“* par l’Homme au Néolithique, ils sont les chiens que nous connaissons aujourd’hui.
    *Les historiens se demandent si au lieu de domestication il ne faudrait pas parler de stratégies, d’intêrets communs (la chasse, la protection, la chaleur).

    Aujourd’hui nous ne sommes plus des chasseurs cueilleurs, nous avons des chiens, le loup ne représente aucun intérêt à nos yeux, et peut entré en rivalité avec nos activités(élevage,...). A bien y réfléchir nous sommes bien plus dangereux pour le loup qu’il ne le sera jamais pour nous.

  • A déménagé le 13-01-2012
    • Posté à 18h17 le 27/12/2007
    • Internaute 18368

    Si vos pas vous amènent en Lozère, faites un tour au parc de Ste Lucie.
    Feu Gérard Ménatory (l’un des grands spécialistes français du loup) y a installé un parc à loups qui mérite que l’on s’y attarde.

  • Jackysback
    • Posté à 18h17 le 27/12/2007
    • Internaute 17807

    Bonjour,
    Il est à noter une chose, pourtant importante,
    le problème n’est pas de savoir qui, de l’écologiste forcené au chasseur rural le plus simplet est le plus véhément et stupide. Il me semble que le travail de réintroduction d’espèce est sabordé des deux côtés.

    Il faut déjà éduquer les personnes qui seraient proches des loups, et de préférence éviter d’envoyer un agent gouvernemental ou un « vert », car il ne l’écouteraient pas. Il y as j’espère encore des experts animaliers qui ne sont pas « écolos » et qui savent peser le pour et le contre.
    Et enfin, aussi important, il faut des infrastructures efficaces, un suivi de la population animale et de leurs déplacement, et une étude préalable correcte.

    En prenant le temps de préparer les zones ou des animaux sauvages peuvent être réintroduit, en instalant des barrières artificielles aux endroits de passages les plus directs vers les élevages, et surtout, il faut interdire la chasse d’autres animaux la ou le loup est implanté afin qu’ils puissent se nourir d’animaux de la forêt.

    Un gros effort de préparation, un suivi efficace et une communication quotidienne avec les différentes personnes et communes concernées, voila la voie.

    Enfin, une dernière chose, il serait bon de s’assurer que les zones de réintroduction d’espèces soient entièrement dépolluées.

    • Les Ln au carré
      Les Ln au carré répond à Jackysback
      démocrates sociales convaincues
      • Posté à 12h08 le 30/12/2007
      • Internaute 23203
        démocrates sociales convaincues

      Je suis assez d’accord avec vous, de manière générale... Mais concernant le loup, il s’est « réintroduit » tout seul ! ! !
      Et oui, on l’oublie souvent, mais en France ce ne sont ni des associations ni des particuliers et encore moins l’Etat qui à « réintroduit le loup... Il est revenu par les voies de migrations normales pour son espèces : par l’Italie d’où il n’avait jamais disparut ! Alors qu’il faille éduquer et faire en sorte que les animaux sauvages reviennent dans leur milieu naturel, c’est vrai, MAIS attention à ce que la question ne soit pas escamotée non plus :

      Pour qui nous prenons-nous ? Pourquoi ne pouvons-nous pas tout simplement accepter de ne pas avoir la maitrise de tout ?

      Quand au fait de “suivis de populations”, et autres, attention : CE SONT DES ANIMAUX SAUVAGES, et pour ma part j’aimerais qu’ils le restent...

  • André Dupneu
    André Dupneu
    chef du contentieux
    • Posté à 19h49 le 27/12/2007
    • Internaute 24633
      chef du contentieux

    Donnez à manger au loup, vous en ferez un agneau. Donnez à manger à l’homme, il vous mangera un jour. Proverbe inuit.

  • Jacques Baillon
    • Posté à 20h08 le 27/12/2007
    • Internaute 26298

    Pour les personnes intéressées, voir ces trois autres sites qui parlent de ce livre (avec réactions et commentaires) :

    Lien

    Lien

    Lien

    et un « colloque » sur le sujet ici :

    Lien

    Mon avis personnel :

    Le titre annonce : 3000 attaques (de loups) sur l’homme en France, mais l’auteur admet lui-même que la moitié des données recueillies concernent des animaux n’ayant qu’un rapport incertain avec le loup : « bête inconnue », « bête sauvage », « bête cruelle », bête « façon de loup », bête « étrangère au pays » etc.. On pourrait aussi s’interroger sur la présence au banc des accusés de la « bête du Gévaudan », dont le mystère n’a jamais été élucidé, des « loups-lévriers » ou des loups-garous !

    Comme il fallait s’en douter la presse a fait ses choux gras de ce titre peu nuancé et de nombreux articles ou interviews de l’auteur ont déjà eu lieu avec bien sûr des titres choc mettant en évidence la dangerosité du loup. S’il n’est pas question de nier le risque que pouvaient représenter les loups (ou les chiens) enragés, ou l’intérêt (déjà connu) porté par ces animaux aux cadavres d’humains, on peut quand même se demander s’il n’aurait pas fallu s’interroger davantage sur la crédibilité des notes des curés. Bref, douter davantage.. La question religieuse ne peut être évacuée d’un trait de plume : les curés avaient un rôle, ils n’étaient pas seulement de fins observateurs de la vie à la campagne ! La punition « par le loup » c’était la punition de Dieu contre les pêchés des hommes et certains curés ne manquaient pas de le rappeler lorsqu’ils évoquaient les morts tragiques de leurs paroissiens.

    Il est également frappant de voir dans les registres paroissiaux l’incroyable mortalité infantile qu’il y avait à certaines époques. Parfois les curés ne donnent même pas les noms des jeunes morts et n’en signalent que le nombre. Que des carnivores sauvages aient trouvé là l’occasion de se nourrir sans effort n’est pas surprenant. De là à penser que par une sorte d’habitude certains curés aient cru bon de désigner le coupable tout trouvé - le loup- par une sorte de réflexe quand ils ne connaissaient pas la cause du décès (ce qui devait arriver souvent), afin de pouvoir donner l’extrême onction, il y a un pas que je serais personnellement bien volontiers tenté de franchir.

    J’aurais bien aimé voir M.Moriceau s’interroger juste un peu là-dessus, même en émettant quelques réserves, avant de parler de loups « anthropophages ». Idem pour le problème des chiens dont on ne parle jamais et qui devaient probablement courir la campagne en grand nombre s’attaquant eux aussi aux petits d’humains à l’occasion.

    Enfin, à part une ou deux citations, ce livre ignore volontiers les écrits des naturalistes contemporains des loups qui disent pour la plupart que le loup « n’attaque pas l’homme » ou qu’il attaque « rarement “ l’homme ou qu’il n’attaque l’homme que ‘lorsqu’il est enragé’. Pourtant leur avis aurait pu être pris en compte, non ? . Même si la plupart d’entre eux sont postérieurs à la révolution, période à partir de laquelle les loups ‘ anthropophages’ semblent devenir … des animaux en voie de disparition .. A partir de l’impressionnante documentation réunie par M. Moriceau, un vrai travail pluridisciplinaire incluant des biologistes reste donc à mener.

    J. Baillon.

    • Flammekueche
      Flammekueche répond à Jacques Baillon
      Historien
      • Posté à 07h37 le 29/12/2007
      • Internaute 26436
        Historien

      Une formule comme « façon de loup » ne signifie pas que l’attaque ne venait pas d’un loup. Si la formule contient un doute, ce n’est pas dans le sens que vous imaginez. Dans des procès de sorcellerie, où j’ai vu cette formule employée, il s’agit de faire d’une situation réelle, sur laquelle toutes les dépositions concordent, une situation qui fait preuve contre une accusée. Les dépositions les plus neutres envers l’accusée confirment l’attaque par le loup. Les dépositions à charge introduisent des détails qui impliquent le juge. Dire que c’est « une façon de loup » signifie que ce n’est pas un vrai loup. La déposition la plus agressive dira que telle personne s’était transformée en loup. Ainsi, « façon de loup » est effectivement une formule qui n’est pas neutre. Il reste une chose sûre : une attaque de loup a bien eu lieu...

  • Pupuce
    • Posté à 01h22 le 28/12/2007
    • Internaute 5040

    Ca me gonfle tous ces misanthropes manichéens.

    Si les hommes sont si mauvais que ça, alors que faites vous à bloguer plutôt que de ruminer dans votre coin.

    Quant au loup, il est très proche de l’homme dans ses comportements basiques (comme la plupart des mammifères grégaires), mais en plus brutal : notamment, s’ils partagent ce n’est qu’en période d’abondance de proies, et les « dominants » mangent les premiers. Et il arrive qu’ils s’entretuent (en particulier lors de confrontations entre meutes).

    PS : c’est pas un loup sur la photo.

  • FdT
    FdT
    En pleine décroissance
    • Posté à 09h58 le 28/12/2007
    • Internaute 24641
      En pleine décroissance

    Cette obsession anti-loup attribuant à ce canidé des caractéristiques quasi surnaturelles est typiquement française. On ne trouve pas ailleurs une telle fantasmagorie et haine viscérale entourant cet animal. Cela pourrait prêter à rire tant cela est ridicule à une époque où l’homme est le maître incontesté de cette planète. Comment peut-on au XXI ème siècle encore avoir peur d’un quadrupède d’une trentaine de kilos n’ayant que ces crocs pour ce défendre ? Existe-t-il encore des âmes naïves pouvant croire que le loup est une menace à la civilisation ? Nous savions déjà que Ben Laden menaçait la pérennité de la civilisation occidentale, voilà que maintenant le loup s’y met aussi...
    Plus sérieusement les Amérindiens ont évolué au milieu des loups durant des millénaires sans aucun problème, et si les amérindiens ont failli disparaître ce ne fut pas en raison du loup mais de la colonisation européenne qui apporta sur le continent américain son lot de maladies contagieuses et de génocides.
    Plus proche de nous les Espagnols et les Portugais, eux aussi grands éleveurs d’ovins, ne semblent pas non plus traumatisés par le loup. Ce n’est pas de gaieté de coeur que les éleveurs ibériques acceptent de perdre quelques têtes de bétail mais ils s’en accommodent aujourd’hui comme ils se le sont tout autant par le passé. Le loup a toujours été présent sur le péninsule ibérique et actuellement ses effectifs sont de l’ordre de plusieurs milliers (plus de 3000.) Et que dire des Slovènes, Roumains...chez qui loups, mais aussi ours et lynx, abondent ?

    Outre le fait qu’il a été diabolisé par le clergé pour des raisons politiques, cet animal a aussi permis de camoufler des meurtres. Après avoir assassiné un individu il suffisait de le mutiler atrocement grosso modo à l’image de ce que ferait une bête fauve et d’abandonner le cadavre en pleine forêt, et paf ! le tour était joué, la faute en incombait à Ysengrin...Rappelons que par le passé la médecine légale n’était pas aussi performante que maintenant.
    De nombreuse attaque de chiens errant ont également été attribués à tord à des loups. Faut-il rappeler que par le passé, époque où la SPA et la fourrière n’existaient pas, des meutes de chiens agressifs hantaient nos campagnes ? Or les chiens errants sont particulièrement agressifs à l’égard des humains en positions de faiblesses tels les femmes et enfants. Ceux qui ont vécu dans des pays du tiers-monde ayant une forte population de chiens errants savent de quoi je parle.

    Ceci dit le loup comme tout carnivore d’une certaine taille est potentiellement dangereux, certes part le passé il est indéniable que des femmes et des enfants gardiens de troupeaux aient pu devenir la proie facile d’un ou plusieurs loups affamés, mais franchement quand on regarde le nombres de victimes attribuées aux guerres on prend vite conscience où se trouve le vrai danger pour l’espèce humaine ! L’homme est un loup pour l’homme comme dirait l’autre.

    Faut-il rappeler qu’au XXI ème siècle qu’1 européen sur 2 a une chance d’attraper un cancer une fois dans sa vie ? Faut-il aussi rappeler qu’un cancéreux sur 2 mourra de sa maladie ? Selon les statistiques 25 personnes sur cent mourront d’un cancer ! Or curieusement ce scandale sanitaire fait verser moins d’encre et déchaîne moins de passion qu’une centaine de loup éparpillés sur le territoire français. Et nous ne parlerons pas de l’amiante, de Tchernobyle...sérieusement où se trouvent les vrais dangers et enjeux pour l’espèce humaine à notre époque ?

  • chriss
    • Posté à 13h34 le 28/12/2007
    • Internaute 25959

    Bonjour !

    Bien argumenté, j’imprime et je garde dans mes
    archives.
    J’envoie Pupuce ! la voisine du dessus lire votre article ça calmera , peut ètre, sa Phobie du Loup...
    Elle a les crocs contre moi ou quoi ?

    Salutations sincères.

    Meilleurs voeux pour vous et pour les loups pour cette année 2008 !

  • Jacques Baillon
    • Posté à 11h44 le 29/12/2007
    • Internaute 26298

    Réponse à Flammekueche (Historien)

    Je ne comprend pas bien le sens de votre message...
    Pour moi, écrire « façon de loup » indique qu’il y a hésitation à écrire « loup ». A partir du moment où certains curés disent « le loup » et où d’autres disent « façon de loup » ou « manière de loup » et toutes les autres variantes (bêtes féroces, bêtes cruelles etc..) cela signifie qu’ils ne sont pas vraiment sûrs de l’identité de l’animal en question ! Sinon, ils auraient directement écrit « loup ». Le doute ne profite donc ni à une thèse ni à l’autre, cela indique seulement que le rédacteur ne sait pas vraiment de quel animal il s’agit, ou qu’il ne peut en donner l’espèce.

    Etes-vous d’accord avec ça ?

    On est donc bien au coeur du problème lorsqu’on s’intéresse dans le détail aux divers vocables utilisés par les curés pour désigner l’animal coupable (ou supposé coupable) de tel ou tel attaque sur un être humain... et il faut bien avouer que l’on ne sait pas grand chose de tout cela..

    C’est d’ailleurs la même chose pour tout ce qui tourne autour du loup. Qu’ils s’agisse de réalités ou de mythes !

    La bête du Gévaudan, par exemple était aussi dénommée « Hyenne » sur certaines gravures d’époque et description (voir par exemple ici : Lien )

    Les « loups-garous », eux, peuvent être des loups « dont il faut se garer » ou des êtres surnaturels mais aussi selon certains récits des humains déguisés en loups pour des motifs peu avouables ! Voir cette curieuse histoire des « loups » de Primarette : Lien où le clergé et la noblesse sont carrément mis au banc des accusés !

    Voici un extrait de ce texte :

    « Les notables orientent astucieusement la croyance populaire, et savent pertinemment utiliser l’image du loup pour intensifier celle–ci. Dans la région qui nous intéresse Le Dauphiné, le loup-garou est au service du seigneur et du curé, dont il contribue à maintenir la domination, en confortant les habitants dans la crainte et l’obéissance. Il s’agissait d’hommes a la solde de ces autorités, déguisés en loup avec pour ordres de faire peur aux populations. L’épicentre de la zone où ce type de “ loups-garous ” existait, est situé entre Vienne et la Tour du Pin »

  • Baptiste Peyron
    Baptiste Peyron
    Auteur(e) de l'article Etudiant CFJ
    • Posté à 17h21 le 30/12/2007
    • Internaute 23739
      Etudiant CFJ

    Merci. Cette série d’échanges enrichit grandement le débat. Juste deux remarques :
    Tout à fait d’accord quand vous avancez que biologistes ou naturalistes ont (évidemment) leur mot à dire dans cette histoire. Mais c’est exactement ce que signifie l’auteur quand il parle d’inflexions et de nuances. Il n’y a pas d’absolutisme dans son propos.
    Tout à fait d’accord, aussi, quand vous affirmez qu’il y a des causes de mortalité infiniment et objectivement plus importantes que les attaques de loup. Mais ça, c’est un constat de base que personne ne conteste.
    Relisez bien l’article. La question n’est pas ici de déterminer qui, ou quoi, tue le plus l’homme ; si l’homme est plus dangereux que le loup (certes, il l’est). C’est de constater l’impact psychologique du loup sur l’être humain. Il est énorme. Cette discussion passionnée, raisonnée et argumentée le prouve.

  • soffi
    soffi
    là bas, trés loin...
    • Posté à 19h06 le 30/12/2007
    • Internaute 2096
      là bas, trés loin...

    Bonsoir

    J aimerai connaitre la race du chien sur la photo (le gris à gauche) ! Merci. Il me semble qu il soit proche d un lévrier...

    • jmetjm
      jmetjm répond à soffi
      • Posté à 10h28 le 31/12/2007
      • Internaute 23995

      bonjour.
      il semblerait que ce soit un lévrier russe,appelé sloughi(je ne suis pas sur de l’orthographe).Ce chien était autrefois utilisé pour chasser les grands fauves(loups,ours et tigres).

      • soffi
        soffi répond à jmetjm
        là bas, trés loin...
        • Posté à 20h14 le 31/12/2007
        • Internaute 2096
          là bas, trés loin...

        Merci !

        Je pensais à la même chose que vous, mais d apres les photos, ce n est pas ça !

        Je n ai pas trouvé ! Ce doit être un croisé !

        Peu importe, en tout cas, la photo n est pas jolie-jolie !

  • jmetjm
    • Posté à 11h52 le 31/12/2007
    • Internaute 23995

    On attribue souvent au monde rural des croyances extraordinaires,des légendes en veux tu en voilà et la bête du gévaudan n’y échappe pas.Or beaucoup de ces légendes sont nées dans les journaux,de l’esprit de quelques citadins tourmentés.Les paysans n’ont pas peur du loup mais ils s’en méfient.Ils savent l’animal doué d’intelligence.A l’époque de la bête du gévaudan,la France crevait de faim et perdre des bêtes était une catastrophe. Des attaques sur de jeunes bergers ont bien eu lieu, même si elles étaient très rares,c’était quand même très grave.aujourd’hui on en accepterait même pas une seule.Donc,le loup est revenu.personnellement ça ne me gène pas mais je me met à la place de l’éleveur de montagne dont le travail (pénible parfois) risque d’être détruit en une seule nuit.Nos montagnes ont besoin de paysans.ils sont une valeurs sûr,bien plus qu’une station de ski,ou qu’une attraction touristique.Dans les pyrénées orientales où j’habite,deux loups ont étés aperçus dans le massif du capcir à la frotière avec l’ariège.On à pensé à deux individus venus d’Espagne et bien pas du tout. les prélèvement de poils ont parlés.ils s’agit de lupus italicus,ceux là même qui recolonisent les alpes.incroyable voyage et pourtant bien réel.depuis on en entend plus parler.il sera difficile de maintenir l’élevage en montagne si les loups venaient à être trop nombreux. en octobre 2004,neuf loups ont étés abattus en Espagne dans les massifs des monts europa dans les Asturies par les autorités espagnoles suite à de nombreuses attaques.Si l’élevage disparait de nos montagnes,c’est la disparition des vautours,des marmottes,de l’aigle royal... et la liste peut s’agrandir(ces animaux sont aujourd’hui malheureusement directement dépendant de l’activité de l’élévage).Alors le retour du loup, pourquoi pas, mais réfléchissons bien.

  • FdT
    FdT
    En pleine décroissance
    • Posté à 03h48 le 01/01/2008
    • Internaute 24641
      En pleine décroissance

    Répétons-le la peur du loup que cela soit par le passé ou actuellement n’a jamais été justifiée par les faits. C’est l’utilisation de la figure du loup diabolisé par les autorités à des fins politiques au travers les époques qui est responsable de cette peur du loup profondément ancrée dans l’inconscient collectif.
    Les chiens errants ont indubitablement provoqué plus de morts par le passé (encore aujourd’hui les morsures de chiens font plusieurs victimes par an) que les loups, or existe-t-il une peur viscérale du chien ? Non ! Pourquoi ? Car ce danger potentiel n’a pas été instrumentalisé par les autorités, de mêmes pour les piqûres d’hémynoptères provoquant la mort de plusieurs personnes par an...