Compte japonais de Chirac : perquisition chez un avocat à Tahiti
Une perquisition a été ordonnée lundi dans les bureaux et aux deux domiciles de Me Jean-Dominique Desarcis, qui était l’avocat de Jean-Pascal Couraud ( » JPK » ), ce journaliste disparu il y a dix ans à Tahiti alors qu’il enquêtait sur diverses affaires sensibles. Des Arcis avait été dans la matinée convoqué par le juge Redonnet.
Deux jours plus tôt, samedi, France Inter avait diffusé une inverview de l’avocat, dans lequel ce dernier affirmait pour la première fois qu’il ne croyait pas à la thèse du suicide de JPK. Le journaliste, affirmait-il, était sur la piste de financements d’un compte de Jacques Chirac, probablement au Japon, mais aussi du financement des campagnes de ce dernier, et de trafics d’armes.
La perquisition a été effectuée à la demande du procureur de la République Jean Bianconi aux deux domiciles de l’avocat à Papeete et à Raiatea ainsi que dans ses bureaux. Il s’agissait de rechercher des documents concernant les mouvements financiers évoqués par l’avocat.
Parmi les documents saisis figureraient les notes personnelles de l’avocat et des échanges de courrier avec la famille de JPK.
Pascal Riché
► Article suivi : Dix ans après la mort de « JPK », les langues se délient
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Visiteur d'entreprise
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Questions :
Une perquisition chez l’avocat d’un journaliste victime d’un éventuel meurtre, c’est pour chercher quoi ?
1) Des preuves sur des financements de campagne chiraquienne par le moyen de trafics d’armes ?
2) Des preuves sur l’existence d’un compte bancaire chiraquien occulte à l’étranger ?
Et alors, même si on retrouvait des documents sur les magouilles de Chirac, cela prouvera t-il qu’il est le meurtrier ?
Dans le petit monde Polynésien, les exécutants et les intermédiaires, s’ils existent, sont probablement connus depuis longtemps. Y a t-il eu le moindre interrogatoire, la moindre perquisition, une garde à vue ?
J’ai plutôt l’impression que c’est plus les sources et les documents eux-même que l’on veut trouver que les coupables d’un crime odieux.
Un peu comme dans l’affaire Boulin.




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