Sur le terrain 16/12/2007 à 17h10

Ces étudiants qui squattent les beaux quartiers

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

L’association Macaq investit des immeubles cossus inoccupés. Reportage dans un de ces squats d’un nouveau genre.


Cliquez sur l’image pour voir le panoramique de Gilles Vidal

Cliquez ici pour voir le panoramique de Gilles Vidal

Dans ce quartier, la capitale est fidèle à son image de carte postale : lumineuse. Immeubles en pierre de taille, brasserie chic, arbres fiers. La porte franchie, l’illusion continue. Les occupants de cet espace, dont les murs pourraient être couverts de tapisserie sans que cela ne paraisse saugrenu, ne peuvent être que de tranquilles familles bourgeoises.

Ce bâtiment haut de gamme abrite pourtant près de trente squatteurs. A tous les étages, des éclats de vie artistique ou étudiante. Une cuisine commune dont les placards regorgent de pâtes et de café. Des pièces en travaux. De longs couloirs plutôt sombres. Ici et là, des affiches, des tabourets. Dans une vaste pièce vide, un immense miroir surmonte une cheminée. Des cris. « C’est la salle de répétition » , rassure Alexandre Archenoult, porte-parole de la sympathique association culturelle Macaq.

Les 27 occupants ont tous une chambre, et partagent les autres pièces

Ici, nul punk écroulé sur un matelas à même le sol, pas de parquet jonché de bouteilles vides ou de détritus. Bienvenue dans le squat du XXIe siècle, propre, lisse et convivial. Ultra-organisés, les Macaq ont installé, le 1er novembre 2006, dans cet espace de 1200 m2 habitables -laissé vacant par un important organisme d’assurance étranger- une cohabitation quasi-classique.

Les 27 occupants ont chacun une chambre et partagent la cuisine, le salon, les salles de bains et autres pièces de vie commune. Initialement prévu pour des artistes -c’est le but de l’association- l’immeuble accueille désormais quinze étudiants, tous expulsés de Montparnasse au mois d’octobre.


Camille, étudiant et squatteur (Audrey Cerdan/Rue89).

Au cinquième étage, un étudiant aux Beaux-Arts de 23 ans s’affaire sur un escabeau. Camille construit une cloison dans ce qui sera une salle de bains. C’est le deal. Pas de loyer à payer mais des travaux à effectuer. Il s’y prête volontiers d’autant qu’il n’imaginait pas pouvoir vivre dans un tel endroit :

« Depuis plusieurs mois, je vivais dans la mezzanine d’un artiste pour qui je travaille. Mais il ne voulais pas trop que je reste, moi non plus d’ailleurs. Or, impossible de trouver un loyer. Mes parents ne m’aident pas, je n’ai pas les moyens, la caution, les garants. »

Et comme beaucoup, le déclencheur sera un reportage sur l’association. Au mois d’août, l’étudiant tombe sur Les Inrocks : « Ca fait rêver mais j’avais un peu peur du mot squat. » Sans trop y croire, Camille remplit un formulaire d’inscription sur le site de Macaq. Quelques heures après, un sms le réveille : « Urgent, pour votre logement » suivi d’une adresse et d’un horaire. Le bon plan ne dure que quelques jours. Camille fait partie de ceux qui ont été expulsés de Montparnasse : « Je me suis senti con. »

« Au lieu de bouffer des pâtes dégueu, je peux en acheter de meilleures. »

Macaq le rappelle et lui propose une place dans cet immeuble à l’adresse gardée secrète. Depuis, il se dit heureux de partager l’immeuble avec ses « supers colocs » . Mais il précise n’être pas là pour la fête ou par goût particulier de la vie en communauté : « Je viens dans un squat pour dormir et bosser parce que je n’ai pas assez d’argent pour louer un appartement à Paris. » Camille ne souhaite pas non plus être consideré comme un paresseux ou un « squatteur » : « Au lieu de bouffer des pâtes dégueulasses, je peux m’en acheter de meilleures. Mais c’est tout. »

Etudiants et artistes fauchés partagent donc les frais des trois bornes wifi et de l’électricité. As de la débrouille, ils ont bricolé leur immeuble, repeint les murs et sont parfois parvenus à d’étonnants résultants.


Anthony, étudiant et squatteur (Audrey Cerdan/Rue89).

Bienvenue dans la chambre d’Anthony (voir panoramique ci-dessus), auteur de 34 ans. Une séparation et son loyer devenu trop élevé ont fait craindre la rue à cet habitué des espaces de vie décales (yourte à Angers). Un été à écrire, l’envie de monter un spectacle et un reportage sur Macaq vu à la télé lui redonnent la pêche : il rejoint la bande. En contrepartie de son toit, l’Angevin propose ses services de vidéaste.

Expulsé en septembre d’un immeuble investi par Macaq et Jeudi Noir rue de la Faisanderie, il atterit ici et s’y sent bien :

« Là bas, j’avais rencontré Gabriel. Il voulait mettre un piano sur un diable et aller au Burundi. Ca m’a ramené à mes premières amours, les trucs itinérants, mais depuis que je ici, je ne veux plus repartir. Et ça fait du bien. »


Florence, étudiante et squatteuse (Audrey Cerdan/Rue89).

Une jolie brune participe à la conversation. Florence, étudiante en école d’arthérapie sait que son expérience à Macaq est forcément ephémère. Du coup, elle s’éclate, s’enrichit, en profite en maximum : « Hier, on s’est tous retrouvé pour une crémaillère. C’était émotionnellement assez fort. »

Arrivée de Nantes pour ses études, elle faisait partie des privilégiés, ceux que les parents prennent en charge. 620 euros de loyer, quatre colocataires et un 120 mètres carré rue de la Banque. Jusqu’au départ à la retraite de son père : « Il n’a plus assez d’argent. Je travaille à côté mais c’est soit l’école, soit le loyer. J’ai choisi. »

Depuis 2006, les associations Macaq et Jeudi Noir se sont organisées en un ministère de la Crise du Logement, dont le squat-siège rue de la Banque, au centre de Paris, est en sursis. En guise de programme politique, une unique revendication : un logement décent pour tous.

Et pour les étudiants, un projet : la création de résidences universitaires dans des immeubles inoccupés. Depuis septembre, des squatteurs ont été expulsés à deux reprises, mais l’idée fait son chemin. Comme Camille ou Florence, de plus en plus d’étudiants se disent prêts à tenter ces nouveaux squats.

Panoramique : Gilles Vidal
Photos : Audrey Cerdan

Lire aussi : Les Don Quichotte évacués par la police, mais toujours déterminés

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  • delavergne
    delavergne
    journaliste
    • Posté à 17h25 le 16/12/2007
    • Journaliste 15106
      journaliste

    c’est fou de s’avouer que le 21e siècle sera le (dernier) siècle de la régression sociale... alors que depuis 1792, l’Histoire a prouvé que derrière desc rises, il y a avait une évolution positive pour la masse.

    triste et affligeant à l’ère de l’ultralibéralisme !

    • lamichael
      lamichael répond à delavergne
      • Posté à 21h32 le 16/12/2007
      • Internaute 20431

      l’étudiant en école de la vie à de l’avenir.
      peu de débouché mais au moins de la volonté d’apprendre a se débrouiller.
      et certainement qu’au dela des diplomes,vous garderez une expérience unique de votre passage parisien.
      bon courage a tous ceux qui se battent.

      ps : il est incroyable le nombre de plat différent que l’on peut faire avec des pâtes.
      merci les chinois.

    • guillaumekh
      guillaumekh répond à delavergne
      • Posté à 15h04 le 17/12/2007
      • Internaute 16868

      Le XXIe siècle ? Héla doucemeent mon vieux, on a encore 93 ans pour redresser la barre ! ^^

      • Le vilain petit canard 59/66
        Le vilain petit canard 59/66 répond à guillaumekh
        Montagnard.avec palmes ! mais (...)
        • Posté à 17h05 le 18/12/2007
        • Internaute 23669
          Montagnard.avec palmes ! mais (...)

        eh oui c’est le 21ème
        1800 à 1899 le 19 ème
        1900 à 1999 le 20 ème
        2000 à ? ? le 21ème
        c’ est même le 3ème millénaire c’ est fou non ?
        0 à 999 1er millénaire etc etc ...
        mon vieux

  • LOUAN
    • Posté à 18h22 le 16/12/2007
    • Internaute 24340

    C’est la preuve que le gouvernement n’assure pas le minimum vital à ses concitoyens !

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 18h28 le 16/12/2007
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    Super le panoramique !
    Mais ce n’est pas dangereux de publier l’image de l’appartement ? Si le proprio reconnait sont appartement.
    Curieux je vois qu’il y a eu 833 visites en 1h et 1 commentaire.
    Quelle misère, même si c’est sympa de se retrouver à plusieurs, toujours avec la crainte d’être débarqué à tout moment.
    Les politiques sont vraiment nuls et tous partis confondus. Il y a des spécialistes qui anticipent à tous les niveaux et ils n’ont rien fait.
    Les jeunes ont raison, tous des bouffons !
    Pas un pour rattraper l’autre.

    • kevangel
      kevangel répond à Les Chats
      Chercheur
      • Posté à 20h00 le 16/12/2007
      • Expert 24356
        Chercheur

      Vous inquiétez pas, le propriétaire ne lit que le Figaro et les Echos, il ne tombera jamais sur cet article.

    • Le vilain petit canard 59/66
      Le vilain petit canard 59/66 répond à Les Chats
      Montagnard.avec palmes ! mais (...)
      • Posté à 21h36 le 16/12/2007
      • Internaute 23669
        Montagnard.avec palmes ! mais (...)

      Pour les chats
      Non non pas de stress les minous nous vivons dans un état de droit le squatt devrait être une piste prioritaire à explorer par les assos.Faut être malin, retors et de mauvaise foi. Dire qu’ on a trouvé la porte ouverte (un tout petit mensonge)et qu’ on s’ est installé comparé aux arnaques des (im)puissants . Broutille. Après pour vous virer il faut un dépôt de plainte, un jugement, plus un jugement exécutoire etc etc et ça dure...certes c’ est un gros travail de bureau juridique (moins fun que... non je dis rien) mais SERVEZ VOUS DE LA LOI tant qu’ il n’ y a pas nuisance pour le voisinage, et les locaux respectés...et un peu avant que la première action juridique n’arrive à terme pour
      l’ expulsion (mini 2 ans) vous créez une nouvelle assos et vous la domiciliez au même endroit et c’ est reparti pour un tour ; En plus si beaucoup s’ y mettent en créant des tas de petites assos locales indépendantes mais fédérées et solidaires car les Don Quichotte sont trop visibles pour ça (quoique quoique)
      Là je peux vous dire que les choses bougeront et vite

      • ClaireChar
        • Posté à 13h02 le 17/12/2007
        • Internaute 16497

        Je suis pas très à l’aise avec votre post... Servez vous de la loi comme leitmotiv cela me gêne.
        Encore pour les immeubles de bureaux passent (le principe reste le même mais les conséquences financières sont moins graves)
        Mais Nombreux sont ceux qui se servent de la loi avec votre super logique et c’est la cata pour les jeunes locataires ou proprios.
        Un ami à moi en rentrant de vacances a tout simplement trouver sa serrure changer, et qq’un dans son appart. sûr de son droit il appelle la police qui vient et lui « ah aie aie vous auriez pas du nous appeler, vous auriez du prendre deux trois gros bras et virer le mec vous même maintenant c’est trop tard on doit faire suivre votre plainte ça va prendre des années ».
        Ca prend effectivement des années et en attendant lui n’a récupéré aucune affaire personnelle.
        Donc tout ça pour dire que les squatts ca a qd même ces limites et cela serait interessant aussi d’entendre parler de ces histoires...

         
        • Le vilain petit canard 59/66
          Le vilain petit canard 59/66 répond à ClaireChar
          Montagnard.avec palmes ! mais (...)
          • Posté à 17h43 le 18/12/2007
          • Internaute 23669
            Montagnard.avec palmes ! mais (...)

          je regrette sincérement que cela soit tombé sur votre ami mais dans mon propos il s’ agit de locaux inoccupés et vides de toutes traces d’ occupants
          c’ est quand même facile à repérer, pas de meubles etc.... et inoccupés depuis des années et c’ est aussi assez facile à constater. Poussières etc..
          Par contre, ceux qui ont fait ça chez votre ami sont des crapules c’ est clair.
          Mais sur le principe ça marche et il y a des tas de locaux vides. Beaucoup de propriètaires ne louent pas et préfèrent laisser leurs biens à l’ abandon certains espèrent spéculer (OUahh les prix montent) et laissent les logements vides à l’ affut d’ une bonne affaire à revendre et puis les locataires « c’ est que des problèmes »,et ils préfèrent PERDRE de l’ argent, certains sont très à l’ aise, pas besoin de l’ argent des loyers ça va faire augmenter nos impôts et d’autres n’ ont pas l’ argent pour mettre aux normes et laissent dormir ça 10, 15, 20, ans pour leurs héritiers (réels ou potentiels) C’ est un scandale quand d’ autres sont sur le trottoir.
          Merci de me permettre d’ apporter ces précisions.Le squatt a ses limites, aucun doute là-dessus.

        1 autres commentaires
  • martha
    martha
    Enseignante à la Réunion
    • Posté à 18h28 le 16/12/2007
    • Expert 5945
      Enseignante à la Réunion

    Je ne sais pas s’il y a régression mais il y a certainement permanence, les squats existaient déjà il y 30 ans , même public, mêmes causes , mêmes effets : squats d’étudiants fauchés dans des villes aux loyers trop chers. Alors, sont-ils plus nombreux ? Seraient-ils mieux organisés ? La débrouille n’a-t-elle pas toujours existé ? Il y a 30 ans, on en parlait peut-être moins , mais je me souviens bien des vêtements achetés à l’armée du salut, des meubles récupérés sur les trottoirs le jour des encombrants, et même des légumes ramassés à la fin du marché forain.Mais çà ne choquait personne, c’était même plutôt un mode de vie revendiqué. Lutter contre la société de consommation et le gaspillage. On était plutôt fiers d’être fauchés.
    Vous allez voir, çà va revenir à la mode cette philosophie baba-cool tant moquée dans les années 80.

  • Propergol
    Propergol
    Chasseur de troll
    • Posté à 18h37 le 16/12/2007
    • Internaute 24265
      Chasseur de troll

    Ce qui donne envie de chialer, c’est qu’un enf–-é de policier va ordonner l’assaut sous ordre du ministre de l’intérieur.

  • bertdo
    bertdo
    Instituteur, mais marre de l' (...)
    • Posté à 19h01 le 16/12/2007
    • Internaute 4505
      Instituteur, mais marre de l' (...)

    Il va bien falloir trouver des solutions alternatives pour arriver à loger tout le monde et, en particulier, les étudiants.
    Car poursuivre des études supérieures devient de plus en plus difficile, même maintenant pour les classes moyennes. Peut-être encore plus d’ailleurs pour elles, vu qu’elles ne bénéficient d’aucune aide par rapport à leurs revenus.
    Et ces initiatives des associations Macaq et Jeudi Noir vont dans le bon sens. En plus, les appartements « abandonnés » par leurs propriétaires sont remis à neuf.
    Dans l’avenir, au lieu d’arriver à une confrontation et des expulsions, on pourrait imaginer un partenariat entre les deux parties : le prêt pendant un certain nombre d’années des immeubles, à charge pour leurs occupants de les remettre en état.
    On disposerait alors d’un parc immobilier presque neuf qui pourrait par la suite être loué au bénéfice des propriétaires.
    Mais il ne faut pas rêver : nous ne sommes pas encore prêts dans ce pays à apaiser les tensions entre les différentes classes sociales.
    Et ce n’est certainement pas le gouvernement de Monsieur Sarkozy qui en prendra l’initiative.

  • soffi
    soffi
    là bas, trés loin...
    • Posté à 19h24 le 16/12/2007
    • Internaute 2096
      là bas, trés loin...

    Je trouve l idée excellente !

    Ce reportage ne risque t il pas de leur poser des problemes ? Je devine qu ils se sont posé la question !

    L appart a l air pas mal du tout ! Je ne pense pas que l organisme d assurance vient sur RUE 89 !

    Mais les voisins des autres immeubles ? ?

    En tout cas, bravo pour cette initiative, faut bien que les choses bougent !

    C est absolument ecoeurant de savoir que des tas d apparts sont laissés ainsi ,vides !

    Pourvu que ça dure, quelque part, et souhaitons que cette idée suscite d autres actions !

  • NIPSEN
    • Posté à 20h09 le 16/12/2007
    • Internaute 25128

    Merci a Rue 89 de ne pas déformer les témoignages pour dramatiser la situation.

    Dans le panorama il y a une bande son qui vous fait mentir, une des personnes intéroger ne dit pas « Je travaille à côté mais c’est soit l’école, soit le loyer. J’ai choisi. »

    Mais « ou je bossais pour me payer mon loyer, ou je bossais pour me payer mes etudes ». Rien a voir donc.

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à NIPSEN
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 20h30 le 16/12/2007
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Heu, je ne vois pas bien où est le problème ?

      • NIPSEN
        NIPSEN répond à Yann Guégan
        • Posté à 21h02 le 16/12/2007
        • Internaute 25128

        Réflechissez.

         
        • Le vilain petit canard 59/66
          Le vilain petit canard 59/66 répond à NIPSEN
          Montagnard.avec palmes ! mais (...)
          • Posté à 21h50 le 16/12/2007
          • Internaute 23669
            Montagnard.avec palmes ! mais (...)

          Pour NIPSEN
          J’ ai pas compris non plus (relu trois fois) je sens des sous entendus,
          « Réfléchissez » curieuse non réponse
          Dites clairement les choses sans mystérieuses arrières pensées ça facilitera la perception de chacun Merci

        1 autres commentaires
  • vol19
    • Posté à 20h48 le 16/12/2007
    • Internaute 13492

    Un espace, une initiative qui traduit quelquechose de l’ordre de la vie, une vie qui se construit ensemble.

    Une vie, au delà de cette réalité sociale mortifère, SDF, exclusion de logement et immeubles vides fermés...

    Mais cette vie justement, n’est-elle pas insupportable à ces vampires qui nous gouvernent et à ce système ? Détruire toutes jeunes pousses de vie parceque c’est ramener à leur propre vide insupportable derrière leurs tristes semblants.

    Continuez les jeunes, faites ce que soixantuitards ont trahis, et la génération suivante évité par bêtise...

  • frcht
    • Posté à 21h21 le 16/12/2007
    • Internaute 25133

    en agrandissant la photo je crois distingué des pieces de monnaie en franc ! 50 cts
    pqoui

    • kevangel
      kevangel répond à frcht
      Chercheur
      • Posté à 13h23 le 17/12/2007
      • Expert 24356
        Chercheur

      Exact, c’est bizarre. Une explication rue89 ?

      • Yann Guégan
        Yann Guégan répond à kevangel
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
        • Posté à 17h51 le 17/12/2007
          éditeur
        • Journaliste 1836
          Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

        Promis, je mets nos plus fins limiers sur cette affaire. Mais peut-être s’en servent-ils pour caler un meuble ? : -)

         
        • Le vilain petit canard 59/66
          Le vilain petit canard 59/66 répond à Yann Guégan
          Montagnard.avec palmes ! mais (...)
          • Posté à 17h51 le 18/12/2007
          • Internaute 23669
            Montagnard.avec palmes ! mais (...)

          non non cher Y.Guégan ce sont d’ odieux spéculateurs qui espèrent un retour du Franc (c’est trôle hein !)

        1 autres commentaires
    • Earlymo
      Earlymo répond à frcht
      bien situé
      • Posté à 13h42 le 20/12/2007
      • Internaute 25588
        bien situé

      héhé. Je m’appelle anthony, le panoramique a été fait dans ma chambre. J’ai trouvé ces pièces dans l’immeuble quand j’y suis arrivé et elles sont là parce que je ne sais pas encore quoi en faire. Rien de plus, je suppose que tu t’attendais à quelque chose de plus croustillant, désolé.

  • zazoo
    zazoo
    Production a Los Angeles
    • Posté à 21h28 le 16/12/2007
    • Internaute 25134
      Production a Los Angeles

    Ils ont quand meme reussi a deguelasser un mur avec un ignoble dessin marronasse. (voir panoramique)
    On squat parceque l’on a n’a pas d’autre alternative, mais dégrader ce qui n’est pas à eux c’est ce qui va au bout du compte les faire expulser.

  • soffi
    soffi
    là bas, trés loin...
    • Posté à 21h32 le 16/12/2007
    • Internaute 2096
      là bas, trés loin...

    Exact, des pieces de feu franc ! Je vois 1 franc 50cts, l autre, je ne la reconnais pas !

  • Valdo Lydeker
    Valdo Lydeker
    journaliste, auteur
    • Posté à 22h12 le 16/12/2007
    • Journaliste 7922
      journaliste, auteur

    Les Macaq ont beaucoup d’actions à leur actif, notamment un boulot associatif assez remarquable dans le XVIIème arrondissement, celui de Panafieu, à laquelle ils ont fort bien résisté ! et ce sont eux qui ont ouvert l’an dernier, avec Jeudi noir et le DAL, le ministère de la Crise du logement, aujourd’hui racheté par la mairie de Paris. A encourager !

  • miresa
    • Posté à 22h28 le 16/12/2007
    • Internaute 23506

    je vais me faire lyncher ....mais je ne suis pas d’accord ! !

    ils ont 1200 m2 à 23 , ça fait 50 m2 par personne , qui a ça dans Paris ? ? ?
    Ils ont du super matos , canon et compagnie, des super fringues ...des plantes vertes ( rouges ! !)
    bien sûr , puisqu’ils ne paient pas de loyer...
    ce sont des débrouillards , c’est tout..

    Je voudrais bien savoir s’ils acceptent n’importe qui dans leur assos et s’ils se serrent un peu quand il y a un mec avec de vrais problèmes qui frappe à la porte

    • Atalante
      Atalante répond à miresa
      Illusionnée
      • Posté à 23h04 le 16/12/2007
      • Internaute 24533
        Illusionnée

      Pas de lynchage en vue.. J’ai passé un week end dans leur ex-squatt le 17ème parallèle, à l’occasion de la préparation du vide grenier des Batignolles, il y a quelques années. A l’époque, sur six étages, l’espace était réparti entre activités associatives, espace de fabrication (décors, chars..) et appartements partagés par des gens que Macaq logeait en échange de menus services (cours artistiques à des enfants du quartier, aide associative,etc). Oui, Macaq accueille n’importe qui, pour peu qu’on veuille bien mettre la main à la pâte. Allez donc frapper à leur porte, et vous serez surprise ! Surprise des avancées sociales, culturelles, artistiques qu’ils ont amenées dans les quartiers qui les ont suivis. Et peut être pourriez vous alors vous même donner de votre temps pour partager avec d’autres..ah pardon, vous avez un métier, pas de temps disponible ? Figurez vous que les Macaq aussi.

      Alors des débrouillards, peut être. Mais des débrouillards utiles, chaleureux, partageurs, qui prennent peut être un espace, mais qui rendent en échange du temps, de l’investissement personnel : ça vaut bien un loyer !

      Et puis sachez faire la différence entre les membres de l’association et ceux qu’ils relogent, les uns ne sont pas forcément les autres, autrement dit, la « réquisition » des squatt ne sert pas un bas interêt personnel « pour ne pas payer de loyer ».

      Allez donc faire un tour sur leur site, vous constaterez par vous même !

      (et puis vraiment, dans le genre constructif comme commentaire : « ils ont des plantes vertes, c’est pas des vrais pauvres ! ! » ... on croit réver.)

      • Earlymo
        Earlymo répond à Atalante
        bien situé
        • Posté à 13h50 le 20/12/2007
        • Internaute 25588
          bien situé

        OK. Je m’appelle Anthony et c’est ma chambre qu’on voit en panoramique.
        Petites précisions : on a pas toujours été dans la dèche, j’ai eu des salaires, et je me suis acheté le matos à l’époque. Ensuite, je ne crois qu’avoir des plantes soit franchement un signe de richesse.
        L’idée est de ne pas loger tout le monde mais bien de permettre à certains de progresser dans leur domaine en ayant résolu cette problématique épineuse du logement. Et cela se fait sous certaines conditions, par exemple, pour bénéficier de cette situation, je mets mes modestes compétences de captation d’images et montages pour filmer les actions de l’assos, les monter pour que ce soit sur internet au plus tôt.
        Je vis dans ce squatt depuis 4 mois, j’ai pu ainsi monter un spectacle ciné-concert, écrire, composer, grandir, bref tout ce que le système actuel ne permet surtout pas.
        J’espère qu’avec la réponse faite juste au dessus, tu auras les précisions dont tu as besoin.
        Prenez soin de vous.

        Bye

        Anthony

  • RCH
    RCH
    • Posté à 22h44 le 16/12/2007
    • Internaute 25143

    enfin ils ont quand même : un reflex numérique canon , des téléphones portables ultra fins et des sacs à main à la mode vendus très chers.... ouf j’ai vraiment cru qu’ils étaient pauvres....

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à RCH
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 17h49 le 17/12/2007
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      L’appareil photo, c’est le mien ! : -) Je l’ai prêté à Audrey Cerdan, notre photographe, qui était sur le chemin de notre panoreporter Gilles Vidal. Même chose pour le téléphone portable et le sac à main, qui appartiennent en fait à l’auteur de l’article, également « piégée » par ce cliché à 360°. Les deux squattent Rue89... mais pas l’appartement en question. Promis, la prochaine fois, on les enferme dans la cuisine : -)

  • RCH
    RCH
    • Posté à 22h46 le 16/12/2007
    • Internaute 25143

    En effet miresa ils n’ont pas de mal à laisser dormir les mecs bourrés qui puent l’alcool en bas de chez eux... pas assez branchés...

  • Thomas GREDAT
    • Posté à 22h49 le 16/12/2007
    • Internaute 23794

    Au moins, ces immeubles inoccupés servent à quelque chose. Et abritent un style de vie bohême à mille lieues de ce qu’on nous propose.
    Vous vous rendez compte ? On ne leur demande même pas de loyer ! Seulement de mettre la main à la pâte !
    Conclusion : les autorités ne devraient pas tarder à mettre bon ordre aux intolérables turpitudes de ces dangereux fauteurs de trouble.

  • Anonyme

    Est-ce que quelqu’un de Rue89 peut me dire comment se dés inscrire ? c’est écrit nulle part.

  • yapiyop
    • Posté à 23h01 le 16/12/2007
    • Internaute 25145

    La personne avec le reflexe numérique, ne s’agirait il pas de la photographe ?
    et la jeune femme bien habillée, la journaliste Zineb Dryef ?

    Observez c’est bien,réflechir c’est mieux.

  • NaturallytheRacoon
    • Posté à 23h48 le 16/12/2007
    • Internaute 17494

    Ces « étudiants » squatters violent un droit fondamental, celui de la propriété privée.

    Je sais, ça a l’air béta comme ça, mais c’est juste un des quatre piliers de la démocratie...

    Ils seraient bien inspirés de relire la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen (un texte que beaucoup qualifieraient aujourd’hui d’ultra-libéral !).

    Est-ce vraiment si glorieux de faire payer à autrui le prix de ses choix de vie ?

    Quand on se veut « auteur », « artiste » ou « arthérapeuthe », la moindre preuve de dignité serait d’assumer ses prétentions. Quand on ne peut vivre d’un talent hypothétique, quand on entreprend des études bidons, on agit en adulte et on va voir ailleurs !
    Je ne sache pas que Van Gogh, Picasso, les Beatles ou Stanley Kubrick, durant leurs années d’apprentissage, aient estimé que d’autres qu’eux-mêmes devaient financer leur parcours personnel.

    En ce qui me concerne, je rêverais d’habiter à Paris - ce que mes revenus m’interdisent. Bizarrement, une vieux fond de morale chrétienne m’interdit de prendre possession du bien d’autrui. Je dois être un vieux con de droite...

    • rnsix
      • Posté à 01h21 le 17/12/2007
      • Internaute 25157

      vous avez tout à fait le profil du possédant de la terre entière qui préfère la laisser en friche et en perdition plutôt que de la partager pour sa mise en valeur.

    • Thomas GREDAT
      • Posté à 15h40 le 17/12/2007
      • Internaute 23794

      Vous avez raison : ces étudiants à revenus modestes violent un des droits fondamentaux de la République en s’octroyant des privilèges auxquels leur condition ne leur donne aucun droit ! Les richesses sont pour les riches ! Qu’ils prennent exemple sur Van Gogh, qui ne vendit qu’un seul tableau de son vivant et mourut dans la dèche, ou sur les Beatles, qui se firent exploiter par leur premier employeur à Hambourg et attendirent bien sagement de devenir célèbres pour pouvoir bénéficier de l’argent gagné, du moins ce que leur en laissèrent des hommes d’affaires respectables qui s’étaient servis avant ! Sinon, où va la société ?
      Plus sérieusement, vous posez une question de fond : un squat est, en effet, une atteinte à la propriété, et la propriété est le droit de chacun.
      Mais le véritable problème n’est-il pas qu’il y ait, à Paris et dans les grandes villes, des gens qui n’aient pas de logis tandis que des locaux restent vides parce que leurs propriétaires n’en ont pas l’utilité ? N’y a-t-il pas d’anomalie dans le fait que des locaux ne profitent à personne, en particulier à des gens qui pourraient en avoir besoin ?
      Je fais une proposition : et si les grandes entreprises qui détiennent des locaux vides pratiquaient une sorte de mécénat en y abritant des artistes, comme les étudiants de ce reportage ? Ou en signant un partenariat avec le DAL, par exemple, dont les bénéfices, à défaut d’être financiers, pourraient être promotionnels. Du style : « Ce squat vous est offert par Thimmgummy Inc. ». Une espèce de label « Logement équitable », comme il existe un label « Commerce équitable », qui ferait de la pub à l’entreprise (soyons réaliste !).
      Le meilleur moyen de ne pas être volé par ceux qui n’ont pas, c’est de leur donner un peu. Je ne parle même pas là de générosité, mais de vivre ensemble.

      • NaturallytheRacoon
        • Posté à 16h25 le 17/12/2007
        • Internaute 17494

        Je fais une proposition : Cotisons-nous pour offrir à Thomas Gredat un abonnement au « Monde » ou au « Figaro » ! Il découvrirait ainsi que ses propositions sont appliquées depuis belle lurette outre-Atlantique : ça s’appelle des fondations, c’est financé par des grands méchants capitalistes et ça autorise une création culturelle et scientifique bien plus libre et bien plus riche que dans notre vieille contrée colbertiste. Cette alternative libérale aux subventions étatiques a depuis longtemps été rejettée par nos « élites » (cf. Pineau) à Venise).

        L’ignare que je suis forcément vous remercie pour le premier paragraphe (j’en ai appris des choses grâce à vous !). Hé oui, la vie d’artiste est risquée ; c’est, à mon avis, ce qui participe à sa grandeur.

        Le meilleur moyen de ne pas être volé n’est pas, selon moi, de se départir d’une partie de son droit à la propriété ; c’est de voir garantie son droit à la sûreté, autre pillier de la démocratie.

        Je ne plaisantais pas lorsque, dans un post précédent, je prétendais que la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 serait aujourd’hui taxée d’ultra-libéralisme. Les droits qui y sont affirmés sont de nos jours sans cesse remis en cause sous couvert de bons sentiments et d’humanisme galvaudé.

         
        • Thomas GREDAT
          • Posté à 19h29 le 17/12/2007
          • Internaute 23794

          Merci pour les abonnements : c’est mon poissonnier qui va être content !
          Merci aussi de m’apprendre l’existence des fondations, comme celle du docteur Barnes aux Etats-Unis : l’inculte anti-capitaliste que je suis FORCEMENT ignorait qu’il pût exister des riches amateurs d’art qui encourageassent les artistes.
          Ceci dit, je ne vois pas le rapport avec le problème du logement.
          Je me suis peut-être mal exprimé : je proposais une sorte de mécénat en termes de logis, et non en termes financiers : au lieu de donner à ces artistes des sous, leur donner un logement dont le propriétaire ne sait que faire. Un logement vide n’est-il pas un gâchis ? Une initiative de ce genre serait oeuvre utile. Ce serait aussi un acte de générosité, l’une des vertus prônées par l’idéal chrétien dont vous vous réclamez.

        1 autres commentaires
    • Le vilain petit canard 59/66
      Le vilain petit canard 59/66 répond à NaturallytheRacoon
      Montagnard.avec palmes ! mais (...)
      • Posté à 18h14 le 18/12/2007
      • Internaute 23669
        Montagnard.avec palmes ! mais (...)

      la morale chrétienne ne parle-t-elle pas de charité
      vous n’êtes pas certain d être de droite ? ?
      Dans certaines contrèe tout le monde est locataire

      La PROPRIETE c’ est le VOL

      un vieux con de gauche certifié,estampillé,revendiqué

  • Valdo Lydeker
    Valdo Lydeker
    journaliste, auteur
    • Posté à 23h28 le 16/12/2007
    • Journaliste 7922
      journaliste, auteur

    C’est magnifique comme synthèse, le post de naturally the racoon : Tous les poncifs de ceux pour qui toute recherche, toute activité qui n’est pas rentable odt être jetée à la poubelle ! « talent hypothétique », « études bidons »..., tout le poujadisme et la haine de la culture des médiocres (et par parenthèse, on sait ce que Van Gogh a subit, et qu’il a pu, heureusment, comopter sur quelques personnes).
    Ce brave posteur si imprégné de morale chrétienne ne voit aucun inconvénient à ce que la « sacrée » propriété privée soit laissée vide et à l’abandon par pur calcul spéculatif, tandis que les SDF se multiplient ! Il s’agit d’immeubles laissés vacants par des grands groupes, pas du petit appartement de la mémé du coin !

    • NaturallytheRacoon
      • Posté à 00h08 le 17/12/2007
      • Internaute 17494

      Si je comprends bien, les personnes mentionnées dans l’article représentent toute l’activité intellectuelle et artistique ? Quand on désapprouve un squat - fût-il commis par des gens de bonne compagnie - on est un odieux poujadiste ? Mes doutes étaient donc fondés : je suis un horrible vieux con de droite ! ! ! !

      Je me suis laissé entendre dire que les travaux de Picasso, des Beatles ou de Kubrick ont fini par être rentables....

      Par ailleurs, les personnes qui ont aidé Van Gogh l’ont fait de leur plein gré, quod dicendum erat.

      Enfin, vous défendez une conception étrange du droit : celui à la propriété s’appliquerait aux « petits » et non aux « grands groupes » (jadis, on parlait de « capital errant », c’était plus poétique).

      Soit dit en passant, la situation décrite dans cette article me paraît être un exemple frappant du déclin artistique français :

      Dans les grandes capitales, les mouvements artistiques majeurs des XIXe et XXe siècles ont fait montre de clairvoyance et d’innovation en fuyant les quartiers bourgeois et en révélant la beauté d’endroits avant eux délaissés. En ces temps pas si reculés, les artistes redonnaient vie à certains quartiers délaissés et leur redonnaient de la valeur. C’était faire de l’urbanisme de la plus belle des manières.

      Aujourd’hui, des « artistes » embourgeoisés avant d’avoir percé, investissent, par quelque moyen que ce soit, des immeubles déjà surcôtés. Cherchez l’erreur...

      • rnsix
        • Posté à 01h54 le 17/12/2007
        • Internaute 25157

        manquerait plus que vous vous prévaliez d’une quelconque éthique.
        dites plutôt :
        « je suis riche, donc je suis le meilleur, car je possède tout l’immobilier parisien. et de sentir un certain nombre de gens sans domicile confrontés aux rigueurs de l’hiver me comble de bonheur ».
        je suis sûr que ça va mieux, dit comme ça !

    • NaturallytheRacoon
      • Posté à 17h31 le 17/12/2007
      • Internaute 17494

      Juste comme ça, au passage, pour ce qui concerne ma « haine de la culture » et ma « médiocrité » :
      Je suis professeur de français ;
      je suis titulaire d’une maîtrise en musicologie - ce qui me permet de savoir quoi penser de l’arthérapie ou de la musico-thérapîe, vaste fumisterie qui fait bien rigoler et les musiciens et les médecins. Il est vrai que les pratiques artistiques peuvent être d’une aide précieuse dans le traitement de certaines affections (psychologiques notamment), mais, franchement, qui a besoin d’un diplôme pour s’en douter ?
      Vous parlez de SDF : sur la photo, je ne vois que des petits-bourgeois bien appareillés.

      • Earlymo
        Earlymo répond à NaturallytheRacoon
        bien situé
        • Posté à 14h09 le 20/12/2007
        • Internaute 25588
          bien situé

        Ravi d’apprendre que je suis un artiste embourgeoisé ! Je m’appelle Anthony, c’est ma chambre qu’on voit en panoramique.
        Naturallytheracoon, je suis franchement d’accord avec toi sur ce que tu dis à propos de ces artistes qui choisissent de nouveaux lieux, en dehors des quartiers huppés, sur la précarité des artistes qui, bien souvent, changent beaucoup lorsque l’argent coule à flot...
        Pour autant, j’ai fais d’autres choix artistiques et ma lutte me pousse plutôt à amener justement dans ces quartiers guindés, la possibilité de faire éclater ce vernis tenace qui empêche de livrer ce qu’il y a de plus profond en l’être humain. Bref, amener l’introspection sous un oeil bienveillant est mon choix.
        Enfin, si tu savais de quoi sont fait mes repas, si tu voyais mes fringues et connaissais mon banquier, tu comprendrais que tu fais largement fausse route quand tu me taxes de bourgeois ! ! ! Je suis un piètre consommateur, et franchement, c’est quelque chose que je vise à accentuer encore.
        Dommage que tu habites à Rouen, je t’aurai bien invité pour que tu te rendes compte de tout ça.

        Prenez soin de vous.

        Anthony

  • RCH
    RCH
    • Posté à 00h05 le 17/12/2007
    • Internaute 25143

    L’ordinateur et le siége de ministre c’est aussi Zineb Dryef ?

    • yapiyop
      yapiyop répond à RCH
      • Posté à 00h31 le 17/12/2007
      • Internaute 25145

      Et la recup’ tu connais ?

    • Atalante
      Atalante répond à RCH
      Illusionnée
      • Posté à 08h51 le 17/12/2007
      • Internaute 24533
        Illusionnée

      RCH, allez sur le site de Macaq, vous comprendrez vite la provenance de ces objets (fauteuils, ordinateurs..) qui vous gènent tellement. Et ensuite vous pourrez revenir les attaquer sur des points un peu plus fondés. On peut être contre ce genre d’initiative, mais au moins, on essaie de trouver des arguments pertinents pour faire avancer le débat, au lieu de faire un inventaires des lieux pour prouver qu’ils ne sont pas « assez pauvres » !

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