Témoignage 08/09/2010 à 10h54

Les vacances en herbe de mes compatriotes roumains

Mihaela Trifa | Journaliste


Un Roumain conduit une charrette sur laquelle est chargée une Dacia, près de Bucarest, le 11 avril 2006 (Mihai Barbu/Reuters).

De retour dans mon pays natal, la Roumanie, j’ai pu encore constater l’évolution des mœurs vacancières et de loisir de mes compatriotes roumains. Je ne cherche à faire aucune généralisation en ce qui concerne leurs comportements !

Je ne vais vous décrire que les tendances -quel mot estival ! - observées souvent, voire très souvent lorsque j’y passe à mon tour, les vacances.

Alors que, par goût aigu de l’aventure, par quête désespérée des sentiers solitaires, lovées dans l’herbe mousseuse des forêts lointaines couvrant ces belles Carpates, et parfois par fierté stupide d’avoir exploré des endroits dangereux et difficiles d’accès, certains jeunes, sacs à dos et sacs de couchage, se mettent à grimper et à conquérir des sommets isolés, beaucoup de leurs compatriotes se contentent, eux, des… bords de route !

C’est toujours impressionnant de les voir s’y entasser dès qu’un brin d’herbe se fait jour et que la montagne se profile au loin. Ils viennent en voiture, le coffre rempli de provisions de bouche et d’alcool. Sur des rythmes de musique souvent folklorique, ils ramassent des brins de bois. Certains, plus hardis, armés de haches, vont jusqu’à entreprendre un peu de coupe de ce bois généreux et prolixe des forêts du pays, et c’est parti.

Le feu peut être lancé, les « mici » (sorte de kefta roumain) prêts à se faire rôtir le lard, la bière peut couler à flots et les gamins crier de bonheur à poil. Les baffles crachent la musique de fête, la fumée des barbecues voile cette atmosphère de vacances, d’autres voitures arrivent et bientôt la longue ligne herbeuse qui borde la route n’est plus qu’un parking-foutoir, avec automobiles garées dans tous les sens, servant de magnétophones sur roues et de repères pour les gamins dans leurs jeux de cache-cache.

Sous Ceausescu, les Roumains reçoivent des bons de vacances

Je ne dis pas, la plupart des gens se regroupent par affinités, et ce sont souvent des familles amies qui investissent ainsi le bord des départementales. Mais c’est cette promiscuité qui est intrigante : les voitures se touchent, les feux emmêlent leurs fumées, les gosses se trompent de maman, les pères se frôlent les bides etc.

Pourquoi recréer ce schéma que beaucoup vivent en appartement dans leurs HLM et tours grises voulus par Ceausescu et sa foutue planification de l’habitat ? Pourquoi ne pas s’isoler un peu, être au calme ? Pourquoi cette nécessité de la foule permanente ?

Mon père m’a dit -comme tous les pères ? - qu’avant, ce n’était pas pareil ! Avant, c’était pendant l’époque du communisme totalitaire de Ceausescu. Les gens avaient peu de Dacia (voitures roumaines emblématiques) pour investir les bords de route, et surtout, leurs vacances étaient planifiées, pour la plupart, par ce magnifique régime qui organisait parfaitement les vies des prolétaires.

Ceux-ci recevaient des bons de vacances pour aller dans telle ou telle station balnéaire désignée à l’avance, dans les Carpates ou à la mer Noire, dont les plages se chargeaient alors d’humains désireux d’accéder au statut d’écrevisse (par le vide de la pensée et par la couleur de l’épiderme).

Et la plupart du temps, on transportait ces prolétaires par trains.

Prendre la route, après la chute du « Génie des Carpates »

Après la chute de Ceausescu et l’arrivée fracassante du capitalisme, les voitures se sont multipliées, et le commun des mortels a pu, petit à petit, y accéder, grâce aux bienfaits du crédit bancaire, de la débrouille au détriment de l’autre, de la vente d’une parcelle de leurs terres (récupérées des griffes du kolkhoze à la roumaine) à quiconque de nos frères européens occidentaux voudrait construire soit une fabrique de textile , soit une fabrique de conditionnement de champignons -ah, que les forêts des Carpates en sont remplies et que les Italiens en raffolent ! -, soit d’immenses bâtiments abritant des concessionnaires autos.

Alors, pouvant acquérir des voitures et désireux de prendre la route en toute liberté et à toute allure, certains d’entre eux ont commencé à adorer les bords de route. Enfin, ce n’est pas tellement qu’ils adorent les bords de route ; les gens qui y campent ne sont pas les plus riches du pays... loin de là, voire souvent le contraire !

Le bord de route est pratique, on n’y paie pas de place de camping, pas de chambre à l’auberge ou à l’hôtel, on peut amener sa bouffe, on ne s’enfonce pas trop dans les routes de montagne, la plupart dans un état tragicomique -on ne parle même plus de nids de poule mais plutôt de culs de vache- risquant d’y laisser la voiture.

Montrer à ses compatriotes combien on gagne « là-bas »

Et pour aller plus loin, il y a, je pense, une question de visibilité, de sortie de l’anonymat et de l’isolation dans laquelle le régime totalitaire a voulu enfoncer l’individu. Au bord des routes, on nous voit et on voit à notre tour.

Pour ce qui est des plus riches, ils vont eux, se faire voir et regarder en Grèce, en France (sur la côte d’Azur s’il vous plaît), en Croatie, ou choisissent des destinations exotiques qui font rêver le citoyen lambda (des îles tropicales mais hautement touristiques, des safaris en Afrique, des virées d’excès à Dubaï).

Certains restent en Roumanie, mais se prennent des chambres d’hôtel qui arborent fièrement des prix occidentaux.

Concernant nos braves immigrés qui ramassent des fraises en Espagne ou lavent les vieux en Italie, de retour au pays, certains sont animés par ce désir si hautement humain de montrer aux autres combien ils gagnent là-bas, combien leur voiture est puissante, et comment ils sont gentils d’amener leurs mamans dont le dos est courbé par le travail de la terre, faire des cures de traitement de boue dans les spas de la mer Noire ou des Carpates.

Ils n’oublient pas de profiter de leurs vacances pour aguicher une ou deux filles dont ils rêvent depuis tout-petits, et de leur payer une virée en discothèque et une chambre d’hôtel. Et les Roms roumains expulsés de France en cette fin d’été ? Que feront-ils de leurs « vacances » roumaines ?

  • 15305 visites
  • 52 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Lurker
    Lurker
    Neant
    • Posté à 11h04 le 08/09/2010
    • Internaute 43564
      Neant

    « Le feu peut être lancé, les “ mici ” (sorte de kefta roumain) prêts à se faire rôtir le lard, la bière peut couler à flots et les gamins crier de bonheur à poil. Les baffles crachent la musique de fête, la fumée des barbecues voile cette atmosphère de vacances, d’autres voitures arrivent et bientôt la longue ligne herbeuse qui borde la route n’est plus qu’un parking-foutoir, avec automobiles garées dans tous les sens, servant de magnétophones sur roues et de repères pour les gamins dans leurs jeux de cache-cache. »

    Tiens on dirait le tour de France. Comme quoi, les roumains et les français ...

  • Caniveau89
    • Posté à 11h07 le 08/09/2010
    • Internaute 26147

    PASSIONNANT !

    Il fallait vraiment en être sûr, et notre enquêteur roumain le confirme...

    Maintenant, nous savons que les roumains aiment les vacances !

    • clozedor
      clozedor répond à Caniveau89
      • Posté à 15h10 le 08/09/2010
      • Internaute 112179

      Savez vous que lorsqu’ils ont très soif, ils ne cracheraient pas sur un grand verre d’eau fraîche ?

  • balala
    • Posté à 11h14 le 08/09/2010
    • Internaute 3552

    C’est comme ça que ça commence !
    Lorsque j’étais enfant (il y a longtemps !), j’étais toujours étonnée de voir les gens pique-niquer au bord des routes. AU moment des grandes transhumances d’été, on voyait les gens déplier tables et chaises sur la bande herbeuse le long des nationales encombrées et puantes. Il ne leur venait pas à l’idée de prendre le premier chemin de traverse, faire 100 m et déjeuner au calme et en sécurité !
    Il a fallu une interdiction officielle de s’arrêter sur le bord des routes autrement que pour une situation d’urgence, pour que cette dangereuse extravagance cesse !
    Je suppose qu’il en ira de même en Roumanie.

    • chonchounet
      chonchounet répond à balala
      • Posté à 11h27 le 08/09/2010
      • Internaute 89758

      « Il a fallu une interdiction officielle de s’arrêter sur le bord des routes autrement que pour une situation d’urgence, pour que cette dangereuse extravagance cesse !
      Je suppose qu’il en ira de même en Roumanie. »

      là faut pas rêver, la plupart des roumains conçoivent le code de la route comme une suggestion...

      • Pi.K
        Pi.K répond à chonchounet
        Vilain Parisien
        • Posté à 11h45 le 08/09/2010
        • Internaute 105016
          Vilain Parisien

        Fut une époque où la majorité de nos compatriotes jugeait que la ceinture de sécurité, au mieux ne servait à rien, au pire était dangereuse. C’était il y a moins de cinquante ans. Auriez-vous dit, en 1972, « faut pas rêver, la plupart des Français conçoivent la ceinture de sécurité comme une chose inutile et dangereuse » ? Aujourd’hui, rares sont les gens qui émettent un tel jugement.

         
        • Moorice
          Moorice répond à Pi.K
          assis
          • Posté à 12h16 le 08/09/2010
          • Internaute 112628
            assis

          vous rigolez ? si la taxe qui sauve ta peau n’existait plus les gens oublieraient volontier de mettre la ceinture surtout avec les fortes chaleurs

          • Pi.K
            Pi.K répond à Moorice
            Vilain Parisien
            • Posté à 14h50 le 08/09/2010
            • Internaute 105016
              Vilain Parisien

            Ils oublieraient peut-être, mais ils diraient quand même « oui je sais c’est nécessaire etc. », peut-être en étant très faux cul, mais rares sont les gens qui disent « ça sert à rien » ou autre bêtise de ce genre.

        2 autres commentaires
      • balala
        balala répond à chonchounet
        • Posté à 12h12 le 08/09/2010
        • Internaute 3552

        ... tout comme les Français d’il y a 50 ans !

  • variable
    • Posté à 11h25 le 08/09/2010
    • Internaute 43859

    Belle plume, bel esprit !

    On en redemande. Voilà un article subtile sur un ton enjoué. (Quelquefois, on est content de croiser un être vivant, pas contrefait, capable d’une parole vraie.)

    Vive les roumains à Paris, en France, dans la Rue89 et... sur les bords des routes !

    A Rue89 :
    Merci de poursuivre. Un article, par exemple, sur ce que notre culture doit à la Roumanie : ses immenses poètes - Tzara, Voronca, Fondane, Luca -, ses philosophes, écrivains, penseurs, sociologues, peintres, sculpteurs, etc. On sortirait un peu des clichés. Ou raconter la fondation d’Air France.

    • Mihaela Trifa
      Mihaela Trifa répond à variable
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 23h23 le 08/09/2010
      • Journaliste 125137
        Journaliste

      Merci beaucoup de ce commentaire !
      Connaissez-vous l’écrivain roumain Panait Istrati ?

  • Simatantenavais
    Simatantenavais
    Logisticien
    • Posté à 11h31 le 08/09/2010
    • Internaute 98435
      Logisticien

    Voila où la roue maine ! :)

  • Majesté
    Majesté
    On respire enfin
    • Posté à 11h44 le 08/09/2010
    • Internaute 77564
      On respire enfin

    Y sont fous, ces Roumains.

  • Caniveau89
    • Posté à 11h46 le 08/09/2010
    • Internaute 26147

    Le prochain article sera consacré aux vacances de MOHAMED !

    Vous vous souvenez ce garçon de 27 ans, ingénieur Marocain formé en France, bien payé, agnostique, souhaitant retourner au pays en raison du climat délétère et ceci malgré son amour du saucisson, de la bière et de la mini-jupe ?

    Et bien il vient d’aller passer 2 semaines au pays et il est absolument ravi...
    Par exemple, il a trouvé un pays transformé, ou les droits de l’homme sont une réalité quotidienne, ou le niveau de vie s’élève malgré la crise, ou la religion n’est imposée à personne, les « petites vieilles » ne se permettent aucun regard de travers, etc.
    Tout cela l’a conforté, malgré les demandes pressantes de nombreux riverains voyant en lui un phare pour les générations montantes dans l’hexagone, dans sa volonté de retour au Maroc en 2011...

    S’il ne s’exprime pas directement, j’espère que Pierre Haski saura le faire revivre !

    • jpouille
      jpouille répond à Caniveau89
      Fils du vent
      • Posté à 12h27 le 08/09/2010
      • Internaute 31114
        Fils du vent

      Ah mais oui, c’est vrai, il fallair raconter les vacances de Pierre paul et jacques comme ca tout les ptits francais auraient ete content de se retrouver parmis ces caracteres decrits dans l’article.
      Je ne vois pas ce que Mohammed veint faire ici. Nous parlons de vacances en Roumanie et non au Maroc. les arabes chez vous ca doit etre une phobie.
      Vous devriez vous joindre a l’autre illumine en Floride qui veut bruler le Coran le 11 septembre......

    • cocacolla
      cocacolla répond à Caniveau89
      • Posté à 14h50 le 08/09/2010
      • Internaute 121768

      tu suintes la haine toi... faut le lire pour le croire... ; -))))))))

  • Jeha
    Jeha
    randonneur
    • Posté à 12h15 le 08/09/2010
    • Internaute 116998
      randonneur

    Je n’aime pas ce ton hautain et ce mépris pour une population qui sort à peine la tête de l’eau.
    Comment peut-on être Roumaine et écrire ces insanités, ce n’est pas de l’auto-dérision, c’est de l’anthropologie de bazar. Si peu d’amour-propre, navrant !

    • Moorice
      Moorice répond à Jeha
      assis
      • Posté à 12h19 le 08/09/2010
      • Internaute 112628
        assis

      je résumerais ça par du snobisme parisien

      • Jeha
        Jeha répond à Moorice
        randonneur
        • Posté à 12h30 le 08/09/2010
        • Internaute 116998
          randonneur

        Vrai, d’autant plus lamentable.

    • Foster
      Foster répond à Jeha
       ?
      • Posté à 13h53 le 08/09/2010
      • Internaute 69593
         ?

      Je crois bien que c’est du style roumain traditionnel, inspiré de l’humour anglo-saxon d’avant guerre.

    • Mihaela Trifa
      Mihaela Trifa répond à Jeha
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 15h24 le 08/09/2010
      • Journaliste 125137
        Journaliste

      Bonjour,

      Je suis désolée si vous n’aimez pas le ton, vous avez le droit, c’est ce qu’il y a de plus subjectif dans l’écriture.
      Le mien n’est pas recherché, réfléchi ou prémédité. J’écris de manière spontanée et sans me voiler la face sur mon pays ou celui des autres...
      Je décris une réalité, je ne généralise pas (comme je le dis au début de l’article), j’essaie de comprendre et pour cela j’ai parlé à ces gens qui campent au bord des routes ! ! ! sans les prendre pour des beaufs ou des ploucs, comme beaucoup de Roumains et de touristes étrangers le font, malheureusement.
      J’essaie de regarder, d’écouter, sans édulcorer er sans faire dans le misérabilisme. « Oh, ces gens qui s’en sortent à peine, dis donc, il ne faut rien en dire ».
      Et...vous savez...pour rester dans votre registre...L’amour propre n’est pas notre qualité première à nous, les Roumains...
      Et je dirais heureusement ! Trop d’amour propre tue l’esprit critique.

      • Jeha
        Jeha répond à Mihaela Trifa
        randonneur
        • Posté à 19h29 le 08/09/2010
        • Internaute 116998
          randonneur

        Merci de me répondre.
        J’ai relu votre article à la lumière de votre mise au point,sans y trouver une once de sympathie pour vos compatriotes.
        Je ne vois pas ce qui vous autorise à parler au nom de tous les roumains : « nous, les roumains... »
        Pour ce qui est de l’esprit critique et à s’en tenir à votre définition, je vous rassure, vous êtes totalement dénuée d’amour-propre.
        Considerez celà comme un compliment.

         
        • Mihaela Trifa
          Mihaela Trifa répond à Jeha
          Auteur(e) de l'article Journaliste
          • Posté à 23h17 le 08/09/2010
          • Journaliste 125137
            Journaliste

          Encore une fois : je n’essaie ni d’être sympathique envers mes compatriotes, ni de les regarder de haut !
          Ce n’est AUCUNEMENT mon but, même si vous avez du mal à le comprendre.
          Et lorsque je parle d’esprit critique, je pense tout simplement à cette faculté de savoir garder les yeux ouverts et être alerte sur ce qui se passe autour (que ça soit en Roumanie, en France ou ailleurs). Sans hauteur, plutôt avec humour et une bonne dose d’objectivité.
          Je ne cherche pas à parler au nom de tous les Roumains. La formulation « nous, les Roumains.... » était une petite référence à Cioran.
          Ah, merci de votre compliment. Ca fait chaud au coeur par ces temps qui courent.

        1 autres commentaires
    • noziroc
      noziroc répond à Jeha
      whatever
      • Posté à 15h40 le 08/09/2010
      • Internaute 89311
        whatever

      C ; est Rue89... C’est peut etre ecrit par un vrai faux roumain . Un peu comme l’article qui avait été ecrit par un supposé Francais d’origine Magrebine en reaction a un autre article ecrit par un Francais d’origine marocaine ; qui declarait rentrer au Maroc a cause du climat ( social ) . Je n’ai pas été convaincu de l’authenticité de l’article ( la reponse ) que j’avais trouvé trop cliché.. aprés c’est peut etre que moi

  • jpouille
    jpouille
    Fils du vent
    • Posté à 12h31 le 08/09/2010
    • Internaute 31114
      Fils du vent

    Je me souviens de ce vert omnipresent et de cette chaleur en Roumanie la bas dans le judetul de Hunedoara. Je me souviens de la douceur du soir en buvant un bon vin de Mulflatar en degustant un bon cascaval affumat, ou bien des salmale...
    Un espace latin perdu dans un ocean slave et finno ougrien....
    Et puis c’est bien aussi que quelqu’un vienne decrire une partie de la Roumanie sans entendre parler de « gens de voyages », l’amalgame est insuportable. Demandez le aux roumains...
    La revedere !

  • topperheadon
    topperheadon
    employé marketting à Lille
    • Posté à 12h40 le 08/09/2010
    • Internaute 25945
      employé marketting à Lille

    Je lis avec plaisir cet article car je reviens moi même (aujourd’hui d’ailleurs) de vacances en Roumanie, plus précisement dans les Carpates (Stanceni pour être encore plus précis).

    J’ai pu découvrir cette superbe région grace à un ami d’origine roumaine qui nous a emmené dans ces fameuses montagnes et aussi dans quelques unes des nombreuses stations thermales de la région (Borsec, en pleine reconstruction après des années d’abandon).

    Je recommande la visite de ce pays, vraiment superbe, et une fois passée la barrière de la langue (maitenant je suis super fort au jeu de mime), les locaux sont des plus accueillants.

    En revanche, je confirme le triste état des routes de montagne, j’ai bien cru que la voiture de location n’y survivrai pas (mais des travaux sont en cour un peu partout, ça s’améliore), et avant de vous rendre dans cette région, pensez à apprendre quelques mots de hongrois, car on y parle très peu roumain !

    La revedere !

  • momo la salade
    • Posté à 12h46 le 08/09/2010
    • Internaute 110276
      foutus

    donc avec 300 pions ça le fait

    • topperheadon
      topperheadon répond à momo la salade
      employé marketting à Lille
      • Posté à 14h24 le 08/09/2010
      • Internaute 25945
        employé marketting à Lille

      Vu le niveau malheureusement bas des salaires, 300 € ça le fait, en effet.

      Pour avoir dialoguer avec quelques anglophones sur place, l’attitude de la France n’est pas très bien perçue, ou meme comprise.

      Ceci dit, le sentiment général des roumains (enfin, de ceux que j’ai rencontré, ne généralisons pas) vis à vis des roms est loin d’être resplendissant...

  • The Shadow-
    The Shadow-
    Fachosphère Attitude
    • Posté à 13h44 le 08/09/2010
    • Internaute 113398
      Fachosphère Attitude

    une famille de RO(u)M(ains) en vacances quelque part en France

    ils ont l’avantage de recevoir 300€ de dédommagements par adulte et 100€ par enfant avant leur retour pour hébergement non conforme au catalogue de leur tour operator

  • Mihaela Trifa
    Mihaela Trifa
    Auteur(e) de l'article Journaliste
    • Posté à 16h04 le 08/09/2010
    • Journaliste 125137
      Journaliste

    Pour ce qui est de cette nécessite de la foule, de cette promiscuité voulue, elle a aussi, je pense, quelque chose à voir avec le sentiment de solitude. A ce propos, dans beaucoup de maisons roumaines, la télé n’est pratiquement jamais éteinte. Même lorsqu’on ne la regarde pas, elle reste allumée, débitant son bruit de fond, tel un fantôme. Certains de mes compatriotes (dont des membres de ma famille) m’ont dit que ça les empêchait d’écouter leurs pensées, de broyer du noir. Avec ces rassemblements des classes populaires au bord des routes, on est également dans un déni de la solitude et ça prend presqu’une dimension de messe païenne. Une messe où tout le monde se touche et chacun a une place bien définie, à la vue de tous. C’est en quelque sorte la continuité de leur vie ordinaire, mais cette fois-ci dans sa version théâtralisée et maquillée en…vacances.

    • Bucarestois
      Bucarestois répond à Mihaela Trifa
      lecteur
      • Posté à 17h46 le 08/09/2010
      • Internaute 125268
        lecteur

      …ce n’est que de l’anthropologie à deux sous…

    • Polusk
      Polusk répond à Mihaela Trifa
      Ingé
      • Posté à 14h11 le 09/09/2010
      • Internaute 125324
        Ingé

      Je ne connais certainement pas le pays aussi bien qu’une roumaine, néanmoins j’avoue être un peu étonné par le tableau décrit par ce commentaire.
      Il est possible que j’interprète mal le texte mais j’y vois une analyse sociologique à outrance de la population roumaine (du moins ici la classe populaire), qui semble terriblement négative. Elle décrit une sorte de pathologie maladive étendue sur une partie non négligeable de la société. Est ce que les roumains sont en dépression ? L’impression que je ressens à la lecture de ce commentaire serait qu’ils vivraient comme un éternel deuil. Le deuil de quoi je ne sais pas.
      Le tout se finalise par le point de vue d’un zoologiste ou d’explorateur du XIX siècle étudiant une nouvelle tribu.

      L’article en lui même était intéressant, et j’y ai reconnu de nombreuses choses vraies (sur les faits). Je pense qu’il faut par contre clairement éviter les tentatives d’explications sociologiques. Car en plus de sembler fallacieux, cela donne un sentiment de dédain assez désagréable.

      Quant à cette « nécessité de la foule », je crois que la raison, s’il y en a, est plus simple : les roumains, en général, me semblent simplement beaucoup plus sociables que d’autres peuples.
      Que ce soit en campagne, en banlieue HLM, ou en lotissement, il y a toujours au pas des portes des bancs où s’assoir et se réunir.
      Et plutôt que de se cloitrer dans sa bulle, scotché devant une télé, beaucoup préfèrent se retrouver entre voisins le soir pour discuter, vivre en communauté. (Beaucoup de français parlent d’une ambiance année 60 d’ailleurs pour le coup. Mais je ne peux pas confirmer vu mon age !)

      Vivre en société c’est, il me semble, une part inaliénable de l’humanité. Ainsi ce qui est étrange et qui mériterait d’être étudié d’un point de vue sociologique, ce n’est pas tant de chercher le contact, mais d’essayer de l’éviter.

      Bon je reproche l’analyse dans cet article, mais il ne faut pas le prendre mal. Dans mon cas, si je souhaitais donner mon point de vue de la société française à des roumains, je serais moi même tenté d’aller au delà des faits et vouloir leur donner plus, des explications sur le pourquoi. Le risque étant de s’égarer tout en donnant un sentiment un peu trop analytique.

      • Mihaela Trifa
        Mihaela Trifa répond à Polusk
        Auteur(e) de l'article Journaliste
        • Posté à 15h33 le 09/09/2010
        • Journaliste 125137
          Journaliste

        Merci de ce commentaire.
        Je ne prétends pas à une analyse sociologique, ou anthropologique ou autre. Ce n’est pas du tout mon but. Dans mon article je prends la précaution de parler de « certains » Roumains, j’utilise le « je pense », en essayant d’éviter une quelconque vérité sur les choses.
        On ne peut pas dire que les Roumains sont plus sociables que d’autres peuples. Je refuse une telle généralisation. Il est vrai qu’il y a des bancs devant les maisons, que les gens se retrouvent pour parler. Mais, à mon avis, il est aussi vrai qu’ils évitent la solitude. C’est fou le nombre de chansons traditionnelles qui disent qu’il n’y a pas pire malédiction que la solitude, que le fait de « se traîner seul dans la vie ».
        Ce n’est qu’un témoignage, un point de vue. Mais je pense que la période communiste a exacerbé ce sentiment d’isolation. Après la chute de Ceausescu les gens ont voulu se réunir librement et non à travers les meetings obligatoires à la gloire du parti.
        Pour ce qui est des bords de route, comme je le disais dans mon témoignage, ils le choisissent pour multiples raisons d’ordre matériel (gratuité, pas besoin de s’enfoncer dans les montagnes...) mais, à mon avis, aussi pour une question de visibilité. J’ai eu l’occasion de partager mon pain et mon salami avec quelques uns de ces vacanciers du bord de route. Ils m’ont dit que ce qu’ils aimaient dans cet emplacement, c’était le fait d’être visibles, de continuer à voir ce qui se passait sur la route.
        Et je trouvais ça intéressant de pouvoir se pencher un peu sur ça. Si certains s’enfoncent dans la nature en cherchant la quiétude de la nature, d’autres investissent le bord de route. Il n’y a rien de négatif là-dedans.
        Encore merci à vous pour ce point de vue intelligent.

  • solene
    solene
    vagabonde
    • Posté à 16h18 le 08/09/2010
    • Internaute 20951
      vagabonde

    merci pour cet article qui lie anecdotes de saison légères, étude étonnée mais « documentée », et fond hautement politique... le tout avec des précautions anti-généralisations, merci !

    • Mihaela Trifa
      Mihaela Trifa répond à solene
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 11h30 le 09/09/2010
      • Journaliste 125137
        Journaliste

      Merci à toi Solene Vagabonde !

  • zerkalo
    zerkalo
    Baba devant tant de bobos
    • Posté à 16h35 le 08/09/2010
    • Internaute 125164
      Baba devant tant de bobos

    J’ai du mal à percevoir l’orientation de l’article (à moins que ce ne soit de l’objectivité ce qui serait à applaudir) :

    L’auteur est-elle nostalgique des vacances offertes par le régime ?
    L’auteur est-elle critique envers l’ouverture au capitalisme ?
    Ou les deux ? Ou l’inverse ?

    Sinon, personnellement j’ai passé mes vacances en Région parisienne et je peux vous assurer qu’au mois d’août et ben... c’est vachement dur de trouver une baguette moulée pas trop cuite.

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 17h00 le 08/09/2010
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    Plus intéressant que ces fadaises et ces caches misères qui vous servent d’articles...
    Lien

  • jojo19
    jojo19
    no peace no love
    • Posté à 17h02 le 08/09/2010
    • Internaute 118882
      no peace no love

    Se payer une soirée en compagnie de fille qui d’après cette vision toute caractéristique de notre pays en pensant que les filles de l’est couchent facilement et memed’avantage pour le pognon ! Eh bien peut etre que le matérialisme aporte une touche de vérité ! ! Seulement je pense que cette situation est tout à fait d’actualité en notre Belle France ! Simple difference qu’ici on ne couche pas une Francaise avec une Audi serie 3 ou encore merco serie C mais avec une belle mazerati,beaucoup de Bobo meme nouvelle generation profite de fille qui ont besoin de reconfort materiel ! C’EST BIEN CONNU, LA FEMELLE DANS UN GROUPE D’ANIMAUX CHOISIT LE MALE N°1 ET NON PAS CELUI PLANQUé DANS UN COIN OU POUR ETRE UN PEU VULGAIRE LE BRAN...R ! Je vois ces touristes jeunes Francais qui soit disant ont passés des vacances de folies en compagnie de fille de ces pays et j’affirme qu’avec leur tente de camping comparé à un bon roumain ayant du fric, Désolé le romantisme Francais ne pete pas Haut ! Affirmation d’une femme qui a vu 4 de ces pays de l’est cet été ! Et les touristes « Branchés » de France que tu reconnais à 200m de toi dans ces pays avec le style du type dans le metro qui lance sa ligne de vetement ! Bon conseille les filles et garcons meme sans fric dans ces pays se sapent amplement mieux !

  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 17h21 le 08/09/2010
    • Internaute 70606
      Inquiet

    Ah les « Gratar », les mici et la bière de Timisoara en bouteille plastique de 2L !
    Noroc !

  • Bucarestois
    Bucarestois
    lecteur
    • Posté à 17h43 le 08/09/2010
    • Internaute 125268
      lecteur

    Je constate de ne pas être le seul à avoir peu apprécié ce texte ambigu et lamentablement snobe. C’est malheureusement assez typique pour certains de mes compatriotes émigrés, que de développer des complexes de supériorité à l’égard de ceux restés à la maison.

    Ce texte ne porte pas un regard objectif, critique ou compréhensif sur les gens et les meurs, ça n’as pas d’esprit et même pas d’humour, ce n’est que de la malice gratuite.
    Je ne vois que petitesse et arrogance dans tout cela, le ricanement du parvenu vivant en France face aux « paysans » restés chez eux, au bord des routes.

    Très probablement, Mihaela est fille d’émigrés roumains, venue en France depuis un tendre âge et qui connaît la Roumanie que par les souvenirs des parents et les quelques semaines de vacance passés parfois au pays. Elle croit être de loin supérieure à ses compatriotes, mais elle est tellement « roumaine » dans son arrogance naïve, c’est un roumain D.O.C . qui le lui dit.

  • Bucarestois
    Bucarestois
    lecteur
    • Posté à 17h43 le 08/09/2010
    • Internaute 125268
      lecteur

    Je constate de ne pas être le seul à avoir peu apprécié ce texte ambigu et lamentablement snobe. C’est malheureusement assez typique pour certains de mes compatriotes émigrés, que de développer des complexes de supériorité à l’égard de ceux restés à la maison.

    Ce texte ne porte pas un regard objectif, critique ou compréhensif sur les gens et les meurs, ça n’as pas d’esprit et même pas d’humour, ce n’est que de la malice gratuite.
    Je ne vois que petitesse et arrogance dans tout cela, le ricanement du parvenu vivant en France face aux « paysans » restés chez eux, au bord des routes.

    Très probablement, Mihaela est fille d’émigrés roumains, venue en France depuis un tendre âge et qui connaît la Roumanie que par les souvenirs des parents et les quelques semaines de vacance passés parfois au pays. Elle croit être de loin supérieure à ses compatriotes, mais elle est tellement « roumaine » dans son arrogance naïve, c’est un roumain D.O.C . qui le lui dit.

    • variable
      variable répond à Bucarestois
      • Posté à 21h03 le 08/09/2010
      • Internaute 43859

      Homo sovieticus pas content.

    • Mihaela Trifa
      Mihaela Trifa répond à Bucarestois
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 23h07 le 08/09/2010
      • Journaliste 125137
        Journaliste

      Très rigolo ce portrait-robot que vous me faites mais très loin de la vérité !
      J’ai grandi en Roumanie jusqu’à mes 18 ans et toute ma famille y est encore ; sa situation matérielle a toujours été et l’est encore, modeste !
      Par ailleurs, je visite mon cher pays que j’aime une fois par an, c’est à dire que j’y passe toutes mes vacances d’été.
      Et encore une fois, je ne cherche pas à dire du mal de mes compatriotes, j’expose ce que j’ai vu, à la lumière de ce que les gens rencontrés au bord des routes m’ont dit et de ce que mes parents et autres amis plus âgés ont pu me raconter de l’époque de Ceausescu.
      Voilà tout !

  • Imam transsexuel
    Imam transsexuel
    Aux côtés d'Allah
    • Posté à 20h35 le 08/09/2010
    • Internaute 125199
      Aux côtés d'Allah

    Les Roms dehors !

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 21h24 le 08/09/2010
    • Internaute 121073
      geek

    Mihaela,

    Ton article m’a plu et me donne envie d’y aller faire un tour, ça a peut être le goût de La Vendée avant qu’on vende la côte à des envahisseurs avec leurs chiens pleins de crottes.
    Le bord de route n’est pas si différent à l’île de la Réunion ou dans la forêt chez_moi.
    peut’être que l’automobile y est encore un plaisir, le plaisir de pouvoir se déplacer faire un feu allumer une cuisine dans les cris des enfants et la marmite qui bout..
    A la réunion comme en Roumanie l’automobile pour tous est un merveilleux moyen de déplacer son quotidien et sa joie de vivre.
    Chez-nous à force de normaliser on a perdu tout plaisir.

  • cossery
    cossery
    résistant
    • Posté à 21h48 le 08/09/2010
    • Internaute 85601
      résistant

    quel style pompeux pour un article....

  • boboétie
    • Posté à 10h01 le 09/09/2010
    • Internaute 2816

    Air connu ... l’humanité aime décidément le carbone...
    « Lorsque l’on considère que
    le produit du travail et des lumières
    de trente ou quarante siècles
    a été de livrer
    trois cent millions d’hommes
    répandus sur le globe
    à une trentaine de despotes,
    la plupart ignorants et imbéciles,
    dont chacun est gouverné
    par trois ou quatre scélérats, quelquefois stupides :
    que penser de l’humanité,
    et qu’attendre d’elle à l’avenir ? » Nicolas de Chamfort

    « Les baffles crachent la musique de fête » - « avec automobiles garées dans tous les sens, servant de magnétophones sur roues “ voilà le plus triste...comme l’a dit Robert Vivier. Une bien belle leçon...
    ‘Il y a fête dans le quartier. J’entends d’ici la joie populaire, et je suis prêt à m’émouvoir de cette vitalité que la monotonie des travaux n’a pas épuisée et qui ne s’accorde un loisir que pour l’épanouir en chansons, en gestes plus spontanés, en naturelle effervescence. Hommes, bons soldats de la vie, pour qui le repos même est une effusion du sang chanteur ! ... Mais en approchant je m’avise que toute cette rumeur tombe en pluie sonore d’un haut-parleur tonitruant. Personne ne chante, ni même ne crie ou ne rit. On a enregistré des disques Dieu sait où et quand, et une machine sans discrétion les disperse dans ce crépuscule avec l’indifférence des machines, afin que cela ressemble à des êtres humains qui s’amusent. Voilà comment, de nos jours, on crée une atmosphère’. On dit d’ailleurs plus volontiers : ambiance.
    Tirer de nous-mêmes la fête eût réclamé de l’élan physique, de l’imagination, un peu de courage. Nous préférons fixer des appareils aux murs, ou plutôt les faire fixer par des ‘spécialistes’ qui ne sont pas du quartier et pour qui il n’y a pas là de fête mais un travail très ordinaire. Nous n’aimons plus que le facile, et avons cessé d’être difficiles : qu’il y ait l’air d’avoir une fête nous suffit. L’endroit fait semblant d’être gai, disait déjà Verlaine. Encore, de son temps, étaient-ce les gens du quartier qui faisaient semblant.
    Les fêtes d’autrefois étaient une création du peuple. Il dansait, chantait, il inventait l’expression de son plaisir. Dans ces intermèdes de la peine banale, il était à la fois spectateur et acteur de la féerie humaine qu’il se donnait. À présent c’est tout le bout du monde s’il se laisse offrir le spectacle, arrangé par d’autres, de quelque cortège calqué sur les réjouissances qu’improvisaient ses ancêtres. Fêtes organisées, non plus organiques. Ainsi nous glissons à l’atrophie de l’humain en nous. Et je ne crois pas qu’il s’agisse seulement là d’un effet fatal de l’ère mécanique. Il nous arriverait plutôt quelque chose d’analogue à ce qui arriva au peuple romain lorsqu’au lieu de se livrer lui-même à ses instincts de combat il se contenta de regarder lutter entre eux des spécialistes.
    Je ne voudrais pas insinuer que nous sommes, nous, en décadence. Peut-être n’y a-t-il là qu’un aspect malencontreux d’une évolution de la technique qui pousse de plus en plus loin la ‘division du travail’ ? Mais ne confions pas trop exclusivement à des spécialistes le soin d’éveiller notre joie, de l’exprimer, et en général le soin de faire semblant de vivre à notre place. Réglez le travail, distribuez la jouissance des biens, mais ne mécanisez pas la vie intime. Donnez l’âme aux machines si vous pouvez, mais tâchez de conserver leur âme aux vivants.”
    Robert VIVIER, A quoi l’on pense, 1965.

    • Mihaela Trifa
      Mihaela Trifa répond à boboétie
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 11h27 le 09/09/2010
      • Journaliste 125137
        Journaliste

      Merci beaucoup pour ce message !
      En effet, la fête du peuple par le peuple et pour le peuple se fait rare.
      Et les technocrates et les spécialistes sont mis sur un piédestal...

  • aurelienfr
    aurelienfr
    Sarko au cachot subito
    • Posté à 15h38 le 09/09/2010
    • Internaute 48716
      Sarko au cachot subito

    Chronique douce-amère délicatement écrite sur des vacances à la roumaine et une chute ironique en piqué ramenant brutalement à la triste existence des populations Roms en Roumanie...

    Faites nous découvrir d’autres chroniques de la sorte sur vos compatriotes qu’on lira avec plaisir (en tout cas, moi).

    • Mihaela Trifa
      Mihaela Trifa répond à aurelienfr
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 16h10 le 09/09/2010
      • Journaliste 125137
        Journaliste

      Merci beaucoup cher parasite de la satiété !

  • Aller à la page
  • 1
  • 2