Les Nouvelles News 07/09/2010 à 10h59

Les droits des femmes enfin à l'agenda des syndicats

Les Nouvelles News"
Coline Garré | LesNouvellesNews.fr


Ce mardi 7 septembre, les syndicats battent le pavé pour s’opposer à la réforme des retraites.

Face à la quasi-indifférence du projet de loi envers les femmes, et pressés par les organisations féministes, ils ne manqueront pas de brandir des mots d’ordre paritaires. Un fait rare pour les organisations syndicales, qui ont longtemps traîné les pieds pour défendre les salariées.

Le projet de loi pour la réforme des retraites est un texte catastrophique pour les femmes, affirment en chœur les syndicats. Et contrairement aux mobilisations provoquées par les réformes de 1993 et 2003, particulièrement silencieuses sur la condition féminine, les revendications fusent. Tout d’abord, haro sur le recul de l’âge légal du départ, dont les femmes seront les premières victimes.

Les femmes partent plus tard à la retraite

Avec un parcours professionnel souvent chaotique, ponctué d’interruptions pour s’occuper d’enfants ou de personnes âgées dépendantes, souvent à temps partiel, elles partent en effet aujourd’hui en retraite à 61,4 ans, soit deux ans plus tard que les hommes.

36% d’entre elles poussent même jusqu’à 65 ans (contre 12% pour le sexe opposé). Et leur retraite ne représente que 62% de celle des hommes.

Les syndicats sont clairs : « Il faut garantir la retraite à 60 ans avec 75% du salaire, calculé sur les dix meilleures années », déclare Ghislaine Richard, responsable CGT du collectif femmes-mixité.

« Nous devons bloquer l’âge du départ légal à 65 ans, sinon nous pouvons être sûrs que trois femmes sur dix partiront à 67 ans dans les années à venir », affirme Pascale Coton, secrétaire générale adjointe à la CFTC.

Face à ces exigences, la seule mesure prévue par le projet de loi fait figure de « goutte d’eau » et de « lot de compensation », selon Ghislaine Richard. Le gouvernement prévoit en effet de prendre en compte les indemnités journalières liées au congé maternité dans le calcul des droits.

Mais le problème est ailleurs. « La retraite est le reflet des inégalités salariales dans le monde du travail », explique Bernard Devy, secrétaire confédéral de Force ouvrière.

Ghislaine Richard tempête :

« 26% d’écart entre la rémunération des hommes et des femmes, c’est inacceptable ! »

Inégalités salariales : vers des sanctions ?

Pour y remédier, les syndicats demandent que les sociétés rétives à l’égalité salariale soient financièrement sanctionnées à hauteur de 1% de leur masse salariale. Sans trop y croire. Ghislaine Richard ponctue :

« Je crains que cette sanction ne soit pas appliquée. Pour le gouvernement, c’est “on rase gratis demain”. »

En effet, tout un appareil législatif, depuis 1972, reste inappliqué.

La loi Ameline de 2006 prévoyait l’instauration de la parité en 2010. En 2009, le ministre du Travail en fonction, Xavier Darcos, annonce des sanctions et une prochaine loi pour toutes les entreprises de plus de 300 salariés. L’année s’est écoulée sans que change la situation des travailleuses, priorité très secondaire pour le gouvernement. Peut-être aussi pour les syndicats. S’ils montent aux premières lignes aujourd’hui, qu’ont-ils fait ces dix dernières pour faire avancer la parité dans les entreprises ?

Les inégalités, longtemps un enjeu presque inexistant

La sociologue Josette Trat, maîtresse de conférence à l’université Paris-VIII, explique :

« Depuis la loi Génisson de 2001, qui oblige les entreprises à engager des négociations annuelles sur l’égalité professionnelle, les syndicats n’ont lancé aucune campagne systématique pour établir un rapport de force avec le gouvernement. Les confédérations n’ont pas montré qu’elles considéraient cet enjeu comme central. »

La responsable CGT du collectif femmes-mixité le reconnaît :

« Beaucoup de choses ont été faites dans les organisations locales pour former nos militants à ces questions, mais c’est vrai qu’il existe encore une forte inertie. »

La preuve : seules 2 000 entreprises ont publié un rapport de situation comparée entre les salaires, prévu par la loi Génisson... sur 40 000. « Et il ne s’agit que de grandes entreprises où le syndicat est bien implanté », précise Ghislaine Richard.

Danièle Karniewicz, secrétaire nationale de la CFE-CGC en charge de la protection sociale, confirme que seules les entreprises avec un budget conséquent et une hiérarchie acceptent de négocier. Dans les petites structures, la polyvalence des employés permet de justifier habilement des écarts, pas toujours justifiables. Et les syndicats sont impuissants

Culture syndicale masculine

Pourtant, ils ne manquent pas d’armes. La loi prévoit qu’« un employeur qui ne respecte pas son obligation d’assurer, pour un même travail ou pour un travail de valeur égale, l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes s’expose à une peine d’emprisonnement d’un an au plus et/ou une peine d’amende de 3 750 euros ».

En outre, le refus par un employeur d’établir un rapport de situation comparée est considéré comme un délit d’entrave. Mais lorsqu’on en parle aux syndicats, les réponses sont plutôt évasives... Bernard Devy, de FO, se souvient des procès gagnés en faveur des visiteuses médicales, lorsqu’il était membre de la Fédération pharmacie. Mais il tempère :

« Le délit d’entrave est rare, car nous avons beaucoup à perdre. Les discriminations hommes-femmes sont souvent subjectives et difficiles à prouver. »

Impuissance ou manque de volonté, mais aussi culture syndicale à dominante masculine expliquent cette indifférence. Ghislaine Richard explique :

« Les sections les plus importantes et efficaces sont structurées depuis longtemps. Mais par des hommes. »

Des efforts ont été faits, une charte de la parité visant à une juste représentation des femmes dans les instances de directions a été mise en place en 2007. Malgré cela, « si 47% des femmes travaillent, elles ne représentent que 34% à la CGT », admet Ghislaine Richard. À la CFTC, CFE-CGC, ou FO, même constat, malgré les dispositions prises en leur faveur - comme la suppression des réunions tardives.

Plus le mouvement est fort, mieux les femmes sont représentées

« Lors de la précédente réforme des retraites en 1993, les syndicats n’ont pas fait beaucoup d’efforts pour les femmes. On ne peut pas dire que ce fut un détonateur ! », reconnaît Bernard Devy. Alors qu’est-ce qui a fait changer les mentalités ? Le syndicaliste explique :

« Nous avons pris conscience de la situation lorsque des hommes ont saisi la Cour de justice européenne pour demander les mêmes avantages que les femmes (majoration de la durée d’assurance liée à la parentalité, compléments familiaux...). La Cour a nivelé par le bas en alignant les avantages des hommes sur ceux de leur conjointe. »

La multiplication des instances proparité -comme l’Observatoire de la parité, créé en 1995, la Halde, en 2004 et le Laboratoire de l’égalité, en 2010- a également sensibilisé les mentalités à ces questions.

Enfin, l’importance d’une mobilisation sociale joue un grand rôle. Selon la sociologue Josette Trat, plus le mouvement est fort, mieux les femmes sont représentées. Et d’ajouter :

« Le mouvement syndical n’est pas capable de se revivifier sans les prendre en considération. »

Les manifestations contre la réforme des retraites sont donc un test crucial pour définitivement faire entendre la voix des femmes dans et par les syndicats.

En partenariat avec LesNouvellesNews.fr

Publié initialement sur
Les Nouvelles News
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  • pipolino
    • Posté à 11h44 le 07/09/2010
    • Internaute 89242
      .

    Pourquoi c’est dans la rubrique économique, alors qu’on sait très bien que ces pages sont moins consultées que les autres et pas avec les autres articles sur la grève et les syndicats ?
    Ou alors pourquoi pas dans A chaud ou La Vigie ?

    • Lucile Sourdès
      Lucile Sourdès répond à pipolino
      Editrice Rue89
      • Posté à 11h55 le 07/09/2010
        éditeur
      • Journaliste 67769
        Editrice

      Il est en rubrique « éco » car il traite du monde du travail. Mais les articles publiés sur Eco89 sont aussi publiés sur Rue89, donc aussi lus que les autres.

      • pipolino
        pipolino répond à Lucile Sourdès
        .
        • Posté à 12h24 le 07/09/2010
        • Internaute 89242
          .

        Aussi lues ? J’ai pourtant remarqué qu’il y avait moins de réactions.
        Quand au monde du travail ok, mais c’est aussi sociétal, en France une partie de la population (les femmes) est traitée comme une maladie orpheline

         
        • Yzon le Vébulon-
          Yzon le Vébulon- répond à pipolino
          L'esprit d'homme n'est jamais (...)
          • Posté à 18h19 le 07/09/2010
          • Internaute 125110
            L'esprit d'homme n'est jamais (...)

          On attend toujours la loi sur la discrimination positive que Sarkozy avait promis lors de sa campagne de 2007.
          Avec ce type de mesure, les discriminations à l’égard des femmes se réduiraient comme peau de chagrin.

          • ibn
            ibn répond à Yzon le Vébulon-
            Inclassable
            • Posté à 21h47 le 07/09/2010
            • Internaute 104822
              Inclassable

            Quel est le problème ?
            Celui d’avoir le beurre, l’argent du beurre, la crèmerie, et la laiterie ? Voilà ce que veulent les femmes !

            Sans doute est-il utile de leur rappeler que procréer n’est pas une obligation mais un choix personnel et par conséquent il leur faut assumer les avantages mais aussi les inconvénients de leur propre choix.
            CDoit-on leur rappeler aussi que Sur cette planète un seul pays offre aux candidates à la maternité à répétition : des congés à rallonge et indemnisés en plus...
            Bienvenue en France productrice intensive d’assistés toujours plus !
            Une fois les années passées, ces dames se réveillent de leur léthargie oubliant qu’elles ont préfèré rester au chaud au foyer à changer les couches d’une marmaille subventionnée par l’Etat et dont la planète n’a que faire alors que leurs copines abeilles ont fait carrière et ont cumulé leurs 40 annuités avec ou sans enfants sans pour autant avoir une retraite nettement supérieure aux pondeuses professionnelles ! ! ! la voilà l’injustice ! !

            • A déménagé le 16-01-2012 3
              • Posté à 00h37 le 08/09/2010
              • Internaute 110430
                nc

              « rester au chaud au foyer à changer les couches d’une marmaille subventionnée par l’Etat et dont la planète n’a que faire »

              je vais vomir et je reviens...

            • lally
              lally répond à ibn
              professeur
              • Posté à 08h01 le 08/09/2010
              • Expert 51226
                professeur

              1. De moins en moins de femmes ont droit au congé maternité parce qu’elles sont de plus en plus contraintes pour travailler d’accepter des postes précaires et à temps partiel et mal payés. Or le congé maternité n’est possible que lorsque la femme travaille plus de 800H et gagne plus de 13885 euros par an.

              2. La discrimination de salaire touche toutes les femmes y compris celles qui ne procréent pas. De même pour la retraite. Et on retourne peu à peu vers des situations de femmes âgées qui, parce qu’ayant des retraites trop faibles du fait de la discrimination de salaire durant toute leur période d’activité pro et alors qu’elles ont travaillé durant 35 ou 40 ans, doivent choisir entre manger, se loger et se soigner. Les associations caritatives en voient de plus en plus dans des situations de grande misère comme à l’époque où la retraite n’existait pas.

              Il y a donc de quoi s’inquiéter et descendre dans la rue pour manifester.
              Et défendre une égalité salariale et une retraite décente.

              • xaxa
                xaxa répond à lally
                • Posté à 11h31 le 08/09/2010
                • Internaute 88669

                « Or le congé maternité n’est possible que lorsque la femme travaille plus de 800H et gagne plus de 13885 euros par an. »

                Pour avoir droit aux INDEMNITES du congé maternité, une femme doit :
                - soit, pour activité continue, avoir 200h d’activité salariée sur les 3 mois précédant le début de son congé prénatal OU avoir cotisé sur un salaire cumulé d’au moins 1015 smic horaire sur les 6 derniers mois

                - soit, pour une activité discontinue, avoir travaillé 800h sur les 12 derniers mois précédant son congé prénatal OU avoir cotisé sur ces 12 mois sur la base de 2030 smic horaire.

                Ce n’est pas ET les horaires ET le salaire, c’est les horaires OU le salaire.

                Traduction pour une personne en activité continue : elle est prise en charge si elle travaille 200h sur les 3 derniers mois (soit une 20aine d’heures par semaine), OU si ce n’est pas le cas, si elle a cotisé sur les 6 derniers mois sur la base d’un salaire brut cumulé de 8893 euros.

                Traduction pour une personne en activité discontinue (saisonnier, interim ou CDD très courte durée) : elle est prise en charge si elle a travaillé 800h sur une année entière (soit un peu plus de 5 mois temps plein sur une année civile), ou si elle a travaillé moins de temps, si son cumul de salaire brut dépasse sur les 12 mois considérés dépasse 17986 euros brut (en net ca fait dans es 14000 euros).

                • lally
                  lally répond à xaxa
                  professeur
                  • Posté à 12h22 le 08/09/2010
                  • Expert 51226
                    professeur

                  Merci pour ces précisions. Les 17986 euros brut font 13885 euros net.
                  D’où le chiffre que j’ai cité.
                  Je suis dans le cas des contrats d’usage et activité discontinue, j’ai moins de 800H par an et 13863 euros de revenu annuel net. Je n’ai donc pas droit au congé maternité. Pourtant je paye des impôts, je travaille et gagne ma vie sans aide sociale.
                  Et je remarque que de plus en plus de femmes qui travaillent sont dans mon cas du fait de l’explosion des contrats précaires dans de nombreux secteurs d’activités.

                  Un groupe de femmes protestataires s’est formé . Il s’appelle les matermittentes.
                  Il regroupe beaucoup de femmes françaises précaires, intérimaires, intermittentes du spectacle qui veulent être mères mais qui n’ont pas droit de par leur précarité, leur discontinuité d’emploi au congé maternité.

                  Lien

                  Comme beaucoup de femmes, je pensais qu’à partir du moment où l’on travaillait et cotisait, on avait droit au congé maternité. Mais en réalité non, c’est conditionnel d’après un barème qui de plus en plus, rend difficile une parentalité dans des conditions normales pour bien des femmes.

                  • xaxa
                    xaxa répond à lally
                    • Posté à 12h54 le 08/09/2010
                    • Internaute 88669

                    « D’où le chiffre que j’ai cité »

                    Citez toujours le brut, puisque c’est sur celui-ci que les cotisations sont calculées. Le net varie selon la branche d’activité.

                    « Comme beaucoup de femmes, je pensais qu’à partir du moment où l’on travaillait et cotisait, on avait droit au congé maternité. »

                    Vous y avez droit de fait, c’est le code du travail. Aucun employeur ne peut vous refuser un congé maternité.

                    Mais il peut ne pas être être indemnisé.

                    Ce sont deux choses très différentes.

                    • lally
                      lally répond à xaxa
                      professeur
                      • Posté à 14h13 le 08/09/2010
                      • Expert 51226
                        professeur

                      Initialement, le but du congé maternité était de permettre aux femmes en activité une indemnisation durant leur période de fin de grossesse, d’accouchement et de retour de couches afin de ne pas les pénaliser financièrement et de pouvoir reprendre leur travail ensuite sans stress.

                      Si le congé n’est pas indemnisé, il n’est plus un congé mais un arrêt sans indemnités. Donc ça contredit totalement le code du travail et aussi le but initial du congé maternité.
                      Et ça instaure de fait une hiérarchie entre celles qui ont droit à l’indemnité donc à être mères et celles qui travaillent mais pas suffisamment pour être jugées dignes d’être mère.

                      Personnellement, je trouve ça d’autant plus révoltant que cette situation d’impossibilité d’indemnisation se multiplie avec la précarité, le chômage, l’intérim.

                      Ce n’est pas parce qu’une femme travaille à temps partiel ou de façon discontinue (alors qu’elle préfèrerait être en temps plein et en CDI le plus souvent) qu’elle ne peut pas être mère.
                      D’autant plus quand on vit une situation de précarité le plus souvent subie, on a besoin de se sentir sécure et avoir une aide, un congé pour vivre une parentalité sereine.

                      A côté de ça vous avez des femmes qui usent et abusent du congé maternité et qui multiplient en plus les congés parentaux sans jamais travailler pendant parfois plus de 10 ans dans une entreprise ou une administration,tout en touchant une partie de leur salaire (le plus souvent élevé) pour rester chez elles alors que nous femmes précaires, nous trimons pour gagner 4 sous et devons calculer pour être enceinte et accoucher pour ne pas nous retrouver sans un sous et sans travail...

                      C’est le monde à l’envers...

                      • xaxa
                        xaxa répond à lally
                        • Posté à 16h40 le 08/09/2010
                        • Internaute 88669

                        « Donc ça contredit totalement le code du travail et aussi le but initial du congé maternité. »

                        Le code du travail, depuis 73, prévoit le congé maternité comme le droit pour une salariée de suspendre son activité. Le but de ce congé est de protéger la mère, qui peut imposer cette suspension sans risquer d’être licenciée, et l’enfant. (article 122-26 du code du travail)

                        L’indemnité est prévue par le code de la sécurité sociale, dans l’article L313-1, qui prévoit des conditions de cotisations ou de durée de travail. C’est le décret d’application qui fixe les montants et durée prévues. Or cet article date de 85.

                        A noter l’article 313-2 : « Les conditions dans lesquelles certaines périodes d’inactivité peuvent être assimilées à des périodes de travail salarié pour l’ouverture du droit aux prestations sont fixées par le décret prévu à l’article L. 383-1. “

                        Il faudrait alors voir si dans les décrets, certaines périodes d’inactivité convernant les intermittents ne sont pas considérées néanmoins.

                        Il me semble que par exemple, l’inscription au chômage, même sans indemnisation, suffit pour une ex-salariée qui aurait cotisé avant d’être au chômage. Mais seul un spécialiste du droit du travail dans votre branche pourrait répondre à cette question.

                        • lally
                          lally répond à xaxa
                          professeur
                          • Posté à 17h23 le 08/09/2010
                          • Expert 51226
                            professeur

                          Etre au chômage mais non indemnisé n’est pas compatible avec l’obtention d’indemnisation journalière de maternité.
                          Et si la cotisation préalable avant d’être au chômage n’a pas été sur un temps plein durant la dernière année avant la grossesse, c’est niet pour le congé maternité et les indemnités.

                          Le problème c’est que l’article qui concerne le droit au congé maternité date de 85, époque qui était encore pour les femmes actives relativement correcte au sens où il n’y avait pas la précarité, le chômage et l’emploi discontinu que nous connaissons aujourd’hui.
                          Ce qui fait qu’on pourrait résumer ça de la façon suivante : le congé maternité n’a été fait que pour les femmes en contrat CDI ou en chômage indemnisé.

                          Or aujourd’hui, la majorité des femmes actives en âge de procréer est non pas en CDI mais en contrats CDD précaires et le plus souvent à temps partiel subi et avec des revenus minimum.
                          Ce qui fait que la loi de 85 pénalise la majorité des femmes actives en situation de précarité permanente.

                          Si vous allez jeter un oeil au site des matermittentes dont j’ai posé le lien dans une réponse précédente, vous comprendrez les aberrations de ces lois et les situations ubuesques que nous autres femmes précaires vivons, simplement parce que voulant être mères.

                          Même avant la retraite et sans parler du salaire discriminant que nous avons par rapport aux hommes sur un même travail, mêmes compétences et mêmes diplômes, on nous rajoute une discrimination supplémentaire en ne donnant accès au congé maternité qu’à certaines...et pas celles qui devraient prioritairement avoir ces droits mais les plus favorisées.

                          Nadine Morano interpellée à l’Assemblée Nationale par une députée PS de Gironde a carrément nié le problème. La loi de 85, elle en a bénéficié et donc elle ne voit pas pourquoi elle la ferait évoluer pour des femmes comme nous qu’elle méprise profondément et qui ne représentent pour elle aucune légitimité ni aucune valeur.

                          La plainte à la Halde que les matermittentes ont posé, j’espère qu’elle aboutira et pourra enclencher une évolution de la loi de 85 car il est inconcevable qu’en travaillant, payant des impôts et cotisant à la sécu, on ne puisse pas obtenir un congé maternité.

                          • xaxa
                            xaxa répond à lally
                            • Posté à 19h10 le 08/09/2010
                            • Internaute 88669

                            « l’article qui concerne le droit au congé maternité date de 85 »

                            1) L’article qui concerne l’indemnisation durant le congé maternité a été créé initialement en 85 (12 ans après le congé maternité)
                            2) il a été amendé plusieurs fois depuis (la dernière version date de 2009).

                            « Or aujourd’hui, la majorité des femmes actives en âge de procréer est non pas en CDI mais en contrats CDD précaires “

                            - 30% des femmes sont en temps partiels.
                            - Un CDD n’est pas nécessairement précaire ni ne permettant pas d’ouvrir des droits à cette indemnisation.

                            Merci de nous donner un lien vers une étude montrant que ‘la majorité des femmes actives en âge de procréer’ est en CDD précaire avec moins de 200h d’activité dans les 3 mois avant le congé prénatal ou sans aucune activité.

                            ‘Même avant la retraite et sans parler du salaire discriminant que nous avons par rapport aux hommes sur un même travail’

                            J’ai déjà demandé plusieurs fois un lien vers une étude montrant cette discrimination par poste, mais personne ne me l’a fourni. Merci donc de publier cette étude. Ca m’intéresse au plus haut point.

                            ‘vous comprendrez les aberrations de ces lois et les situations ubuesques que nous autres femmes précaires vivons’

                            Je ne nie pas les difficultés possibles pour des cas particuliers. Mais ne tombez pas non plus dans la caricature.

                            Toutes les femmes ne vivent pas cela. Toutes les femmes ne sont pas des victimes de la société, mal employées, mal payées, sans aucun choix sur le temps de travail réalisé, ....

                            Ne généralisez pas trop.

                            • lally
                              lally répond à xaxa
                              professeur
                              • Posté à 20h54 le 08/09/2010
                              • Expert 51226
                                professeur

                              Les amendements ne tiennent pas compte de l’augmentation de la précarité d’emploi des femmes donc, nie une réalité de misère

                              Pour obtenir cette étude sur la discrimination au travail et la précarisation des femmes, allez voir dans les agences intérimaires mais aussi au Pôle Emploi. Vous pouvez aussi trouver des études dans les différents centres d’action sociale et dans les associations caritatives. Car cette discrimination au travail va de paire avec plus de difficultés matérielles et aussi personnelles (femmes seules avec des contrats précaires et avec enfants).

                              Concernant les écarts de salaires hommes femmes, il y a déjà eu plusieurs études. Vous pouvez vous les procurer très facilement sur internet.

                              Le chiffre de 30% de femmes en temps partiel est en dessous de la réalité. N’importe quelle agence intérim vous montrera l’augmentation massive du travail en temps partiel subi des femmes.

                              Sur le site des matermittentes vous avez différents témoignages de femmes sur la discontinuité dans l’emploi. J’ai donné le lien. Si vous n’y allez pas, forcément...vous n’aurez pas l’information.

                              Nous ne sommes pas des cas particuliers, des situations ultra minoritaires loin de là. Posez la question à certains agents de la Sécu qui s’occupent de ces questions, vous serez étonnée de constater que de plus en plus de femmes sont exclues du congé maternité du fait d’une discontinuité d’emploi.
                              Ce qui constitue une double peine avec la précarité dans l’emploi et une discrimination grave.

                              Par contre je comprends bien que lorsque l’on a jamais été confrontée à la situation, ça passe très très au-dessus de la tête.

                              L’attitude de Morano snobant le problème comme s’il n’existait pas et certains députés nous sortant qu’en voulant être mères alors que nous ne sommes qu’en temps partiel peu payé (comme si c’était de notre faute de n’avoir pu décrocher un temps plein suffisamment rémunéré), nous voulions le beurre et l’argent du beurre et que c’était normal que nous n’ayions pas le congé maternité...ça fait des émules.

                              Il est donc facile de dire, ne généralisez pas. Ca permet de vite balayer le problème comme une mauvaise odeur.

                              Mais le jour où une amie proche ou quelque une de votre famille vivra cette réalité douloureuse, là vous la trouverez insupportable et révoltante.
                              Paradoxe d’une société qui communique certes beaucoup mais qui préfère le déni des problèmes graves dès lors que pas concernée.

                              • xaxa
                                xaxa répond à lally
                                • Posté à 21h39 le 08/09/2010
                                • Internaute 88669

                                « Vous pouvez aussi trouver des études dans les différents centres d’action sociale »

                                J’ai déja lu nombre de ces études. Et toutes font des moyennes comparant hommes et femmes sans distinguer les temps pleins des temps partiels ni distinguer non par catégorie (cadre, salarié, etc...) mais par poste (DG, commercial, chef d’équipe, etc...)

                                Ce qui n’a aucune valeur.

                                Du simple fait qu’on compare une population avec moins de 10% e temps partiel avec une population avec 30% de temps partiels (sans aucune distinction sur le fait que ce temps partiel soit choisi ou non).

                                Or si on compare par poste, la discrimination semble porter non pas sur le niveau de la rémunération, mais sur le rapport entre le nombre d’hommes et de femmes sur un même type de poste.

                                Ce qui est très différent comme symptome. Et à vouloir traiter le mauvais symptome ... on ne règle rien.

                                « de plus en plus de femmes sont exclues “

                                De plus en plus signifie la nmajorité des femmes en âge de procréer ?

                                Quelle rigueur scientifique dans votre démonstration.

                                • lally
                                  lally répond à xaxa
                                  professeur
                                  • Posté à 08h51 le 09/09/2010
                                  • Expert 51226
                                    professeur

                                  Les centres d’action sociale ont des études sur la pauvreté et la précarité des hommes comme des femmes avec toutes les augmentations aussi de fréquentations de centres d’aide, d’assos caritatives et les difficultés croissantes par année que rencontrent les deux sexes. Vous avez aussi les situations par famille quand la précarité, la pauvreté perdure. Vous avez les baisses de revenu du fait de cette précarité.

                                  Donc ce genre d’étude a une valeur mais il faut un peu s’y pencher.

                                  Le temps partiel n’est majoritairement pas choisi mais subi.
                                  Il a été institué par les entreprises mais aussi le secteur public pour pouvoir continuer à toucher des aides patronales sans avoir à payer un vrai poste et tout en demandant au salarié de remplir la fonction comme si travaillait à temps plein.
                                  Le temps partiel est devenu un moyen de rentabiliser les gens sans avoir à les payer et un moyen de réduire le nombre de CDI au maximum tout en ayant une productivité optimum.

                                  Vous allez voir n’importe quel responsable de Grande Distribution mais aussi de restauration rapide ou d’administration, vous verrez que ces temps partiels concernent majoritairement des femmes.

                                  Personnellement je connais bien ces secteurs pour y avoir travaillé plus jeune, avoir travaillé à temps partiel dans ces secteurs pour arriver à avoir un salaire décent, avoir encore des amies qui y bossent parce qu’elles n’ont pas d’autre choix et savoir ce qui s’y passe. L’augmentation du temps partiel allant aussi de paire avec une dégradation des conditions de travail mais aussi de la représentation syndicale et des défenses des droits sociaux (catégorisation et séparation des salariés en CDI d’un côté et des salariés en CDD, intérim de l’autre). Diviser pour régner.

                                  Il y a une étude disponible qui montre que plus de 80% des temps partiels en France sont occupés par les femmes et ne leur permettent pas de vivre décemment. Et que la quasi totalité de ces temps partiels sont subis et non choisis. Vous trouverez ça sur n’importe quel site sur le chômage et les précaires.

                                  Vous avez des études sur la pauvreté en France qui vous donnent ces chiffres et l’augmentation chaque année de cette pauvreté et cette exclusion a rapport avec la précarité des femmes.

                                  Mais comme je vous l’ai dit précédemment, faut faire des recherches et s’intéresser à ça vraiment, contacter les organismes qui s’occupent de personnes en grande difficulté. Sinon, forcément...ça vous semblera négligeable.

                                  • xaxa
                                    xaxa répond à lally
                                    • Posté à 10h18 le 10/09/2010
                                    • Internaute 88669

                                    « Les centres d’action sociale ont des études sur la pauvreté et la précarité des hommes comme des femmes avec toutes les augmentations aussi de fréquentations de centres d’aide »

                                    Je vais me répéter ...

                                    Toutes les études qu’on m’a fourni jusqu’à présent, y compris celles des associations d’aides aux personnes en difficulté, utilisent des généralités qui ne permettent pas de tirer de conclusion.

                                    Vous prétendez en avoir lu, et vous refusez de les proposer.

                                    Ca ressemble à un argument d’autorité.

                                    Les études de l’Insee, par exemple (Lien), ne montre aucune donnée prouvant cette discrimination. Pour une raison simple : les études de l’insee ne font pas le détail par volume horaire (ce qui fausse les moyennes, puisque les temps pleins et les temps partiels par définition ne sont pas au même niveau de rémunération), ni par poste dans un secteur d’activité.

                                    Lorsqu’on compare le salaire moyen des cadres, par exemple, le fait que l’essentiel des cadres hors classes (les mieux rémunérés) soit des hommes fausse la comparaison.

                                    Or la discrimination réelle visible à ce niveau de poste, c’est une sous représentation des femmes sur ces très hauts postes. A « taper » sur la discrimination sur le niveau de salaire, sans vérifier si cette différence ne vient pas d’une discrimination sur les postes accessibles, on se trompe de maladie.

                                    Vous présentez votre point de vue, c’est votre droit. Vous le renforcez en parlant d’études existantes : publiez les et apportez la preuve de vos dires, à savoir
                                    - la majorité des femmes en age de procréer ne sont pas indemnisables. Ca veut dire que sur les 850000 accouchements de l’année dernière, au moins 425 000 n’ont pas eu d’indemnité de congés maternités. Merci de nous fournir cette étude.

                                    - la majorité des femmes subissent le temps partiel, et non le choisissent. Ce serait bien de nous donner les données qui prouvent vos dires. Toutes les femmes que je connais et qui sont fonctionnaires ont DEMANDE un temps partiel. J’en connais meme un certain nombre qui ne trouvent pas de travail parce que les employeurs du coin refusent de les prendre en temps partiel (d’ailleurs je plaide coupable sur ce point).

                                    Lorsqu’un commentateur prétend dire la vérité des faits, il doit en apporter les justificatifs. Ce ne sont pas à vos lecteurs d’aller chercher la preuve de vos assertions, mais à vous de les argumenter en citant vos sources.

                                    • lally
                                      lally répond à xaxa
                                      professeur
                                      • Posté à 11h28 le 10/09/2010
                                      • Expert 51226
                                        professeur

                                      Je vais me répéter aussi. Je ne cesse de vous inviter à contacter différents organismes pour avoir accès aux informations que je donne mais vous prétendez obstinément que ces données ne sont pas valables.
                                      Je pense sincèrement que vous ne rencontrez pas les bons interlocuteurs.
                                      Si vous avez un peu de temps je vous invite à Pau et je vous emmène dans tous les centres caritatifs, d’actions sociales, à Cap Emploi, dans différents Pôle Emploi pour que vous rencontriez les interlocuteurs que je connais et qui vous montreront leurs stats et leurs études sur la question.
                                      Comme ça, vous ne pourrez plus prétendre que ce que je dis est faux.

                                      Si vraiment le sujet vous intéresse, je suis prête à vous accueillir chez moi le temps qu’il faudra et vous mettre en relation avec tous les responsables que je connais depuis 20 ans pour que vous puissiez vous renseigner amplement.
                                      J’ai beaucoup de contacts sur différents organismes, des interlocuteurs aussi bien au plan social, humanitaire, administratif, sanitaire, éducatif...y a largement de quoi vous occuper et vous permettre de vérifier ce que je dis point par point.
                                      Et comme vous aurez des professionnels de la question en face de vous, nul doute que là vous aurez plus confiance en leur parole qu’en la mienne.
                                      Après, la balle est dans votre camp.
                                      Soit vous avez envie de rester dans vos certitudes, soit vous avez envie d’aller voir ce qui se passe sur le terrain et mesurer réellement le degré de discriminations salariales, de retraite, de précarité, et de difficultés des femmes françaises. Soit vous préférez rester tranquillement dans ce que vous jugez valable au plan études et dans votre quotidien.

                                      C’est une solution beaucoup confortable à tous points de vue de rester dans ce que vous connaissez.

                                      Je travaille comme prof dans différentes administrations (hôpitaux et conseil général).
                                      Pour la plupart les agents féminins qui y travaillent et qui ont un temps partiel, elles ne l’ont pas choisi. Il leur a été imposé par leurs directions. Celles qui l’ont choisi sont rares et ont un revenu global suffisant avec leur conjoint pour ne pas que cela n’affecte pas le budget de couple ou familial.
                                      De même dans la grande distribution où j’ai travaillé comme dans la restauration rapide lorsque je n’avais pas assez d’heures de cours, les temps partiels sont imposés et non choisis.
                                      Idem dans l’industrie agro-alimentaire et dans le secteur social.

                                      Venez, je vous ferai rencontrer un tas de femmes qui pourront vous raconter leur quotidien de précaire et leurs difficultés financières, professionnelles et personnelles.
                                      Et vous verrez en rencontrant les professionnels que je connais sur les organismes d’aide, les aberrations qui existent au plan social qui fait que cette précarité est totalement méprisée par les pouvoirs publics.

                                      C’est encore plus instructif qu’une étude de l’Insee. Et là c’est du concret, du réel, du quotidien.

                                      • xaxa
                                        xaxa répond à lally
                                        • Posté à 12h01 le 10/09/2010
                                        • Internaute 88669

                                        « vous prétendez obstinément que ces données ne sont pas valables. »

                                        Non. Je prétend que celles qu’on m’a fournie jusqu’à présent ne montraient pas du tout ce qu’on prétendait y voir.

                                        Nuance.

                                        Comme VOUS avez les bonnes études, VOUS devez les fournir.

                                        « Soit vous avez envie de rester dans vos certitudes »

                                        Ce dont j’ai très envie, puisque ces études existent selon vous, c’est que vous en mettiez le lien dans un commentaire. Comme ca, ces études auront une audience, et on pourra discuter sur la base des mêmes études.

                                        Or vous refusez de les publier.

                                        Cela signifie-t-il que ces études n’existent pas ? Qu’elles ne correspondent pas à votre interprétation de leur contenu ?

                                        « Celles qui l’ont choisi sont rares et ont un revenu global suffisant avec leur conjoint pour ne pas que cela n’affecte pas le budget de couple ou familial. »

                                        Je n’ai jamais dit que celles qui choisissaient un temps partiel le faisaient en mettant en péril le budget familial. J’ai dit que j’aimerai voir cette étude qui montre que la majorité des femmes qui sont en temps partiel ne l’ont pas choisi, se sont vu imposés par leur employeur ce temps partiel et sont discriminées salarialement.

                                        En général, homme ou femme, quand le temps partiel est choisi, c’est que financièrement la personne s’y retrouve.

                                        « Venez, je vous ferai rencontrer un tas de femmes qui pourront vous raconter leur quotidien de précaire et leurs difficultés financières, professionnelles et personnelles. »

                                        J’en rencontre suffisement à mon sens via les dossiers surendettement.

                                        Publiez vos sources, ce n’est pas compliqué. Vous donnez le titre de l’étude, l’organisme qui a fait cette étude, un lien vers le document publié.

                                        Et comme ca vous aurez prouvé vos assertions.

                                        Mais vous préférez, manifestement, la technique « si si, ces études existent, et elles sont fiables, mais cherchez les vous mêmes, prenez votre temps pour chercher les preuves de ce que j’avance ».

                                        J’ai l’impression de lire un Hortefeux expliquant que la délinquance vient des Roms, citant des statistiques ... qui ne peuvent exister, puisqu’il est illégal de faire de statistiques par origine. Mais si si, elles existent, soutient-il. A nous de les trouver, ces statistiques, mais elles existent.

                                        Sérieusement ...

                                        • lally
                                          lally répond à xaxa
                                          professeur
                                          • Posté à 12h35 le 10/09/2010
                                          • Expert 51226
                                            professeur

                                          Les études que j’ai eues entre les mains et lues ne sont pas sur des sites internet, se sont des études qui ont été menées par chaque organisme et qui leur appartiennent et qui sont uniquement sur papier et sur des ordis.
                                          Il n’y a rien de centralisé.
                                          Si vous voulez y avoir accès comme moi, venez comme je vous invite à le faire pour pouvoir les lire et aussi discuter avec ceux et celles qui les ont établies. C’est comme ça que vous pourrez dépasser vos préjugés quant à la véracité de ce que je dis. Et là, vous aurez un autre éclairage que ce que vous avez actuellement.

                                          Traiter des dossiers de surrendettement ne vous donne pas l’entièreté du problème de la précarité, du chômage et de la misère. Et ne vous donne aucune info sur l’étendue des discriminations.

                                          M’assimiler à Hortefeux c’est assez lamentable au niveau de l’échange.
                                          Aussi je préfère briser là la discussion car projeter un comportement aussi odieux sur moi sans même me connaître, c’est franchement plus que discourtois et détestable.

                                          Je vous ai fait une proposition de vous accueillir chez moi et de vous permettre d’accéder à des études et des stats détaillées, de rencontrer les personnes et les organismes qui font et ont ces études au niveau local.
                                          Si vous avez envie de venir et de voir par vous-même ma porte est ouverte.
                                          Si vous n’avez pas envie et préférez vous contenter de ce que vous avez via internet, ça veut juste dire que la question ne vous intéresse pas au point de vous y pencher vraiment et de vous donner les moyens d’obtenir une information autre que les sites estampillés par l’actuel gouvernement.

                                          Vous réfléchissez. Vous voyez ce que vous voulez faire.
                                          Si vous voulez venir, vous me contactez par mail et je vous dis quand je peux vous accueillir et vous présenter à mes contacts pour qu’ils vous fassent lire leurs études et vous expliquent ce qu’ils constatent au quotidien.

                                          • xaxa
                                            xaxa répond à lally
                                            • Posté à 14h25 le 10/09/2010
                                            • Internaute 88669

                                            « des études qui ont été menées par chaque organisme et qui leur appartiennent » + « Traiter des dossiers de surrendettement ne vous donne pas l’entièreté du problème de la précarité »

                                            Des études du CCAS de Pau, qui ne recoit pas la TOTALITE des femmes, mais n’a qu’une vision partielle, lui aussi, du problème. Idem pour le Pole Emploi, qui ne voit, par définition, que les personnes en recherche d’emploi.

                                            Contrairement à vous, je n’ai jamais prétendu que les statistiques spécifiques au surendettement avait une valeur globale. Je sais et je reconnais que nos statistiques nous donnent une vision par rapport à notre échantillon uniquement, qu’il est plus qu’idiot de généraliser à l’ensemble de la population.

                                            A noter que, pour appuyer votre recours juridique, vous serez bien obligée de compiler ces données. Autant commencer tout de suite, et nous en faire la primeur : des données du CCAS concernant 100% des femmes de la région de Pau. Voilà qui promet d’être enrichissant.

                      • zergo
                        zergo répond à lally
                        globe-trotters
                        • Posté à 21h45 le 08/09/2010
                        • Internaute 122010
                          globe-trotters

                        Pendant 50 ans, La France a cru que l’argent tombait du ciel ou que les générations futures rembousereraient... Hélas, les générations futures n’apprennent plus grand chose à l’école et pointent au chômage au point qu’on demande aux vieux actifs de travailler jusqu’à 65 voire 67 ans ! ! !
                        Actuellement cette France emprunte chaque jour des millions d’euros pour faire tourner un pays criblé de dettes et subvient aux besoins élémentaires des dizaines de millions d’inactifs.

                        Depuis 15 ans, ce pays détricote mois après mois l’ensemble de son système social, subit le code du travail chinois (alignement vers le bas appelé système néolibéral) au point que nous en sommes temporairement à des systèmes à 10 poids et 10 mesures !

                        Que faire des femmes ?
                        Les femmes doivent savoir qu’elles ne sont pas obligées de procréer des armés de petits conso-rmistes de produits asiatiques à défaut de pouvoir s’offrir du bio made in normandie !
                        Les femmes sont responsables de l’explosion démographique planétaire et de tous les maux (pollution, guerres des ressources, malbouffe pour nourrir les milliards de pauvres).
                        Au lieu d’évoluer, elles régressent (retour au foyer, difficulté à éduquer et à financer les charges d’un foyer, délinquance juvénile...,
                        A croire que la France est le tiers-monde ! Mais non nous sommes simplement entourés de blondes incapables de maîtriser leur fécondité et de voir plus loin que leur nombril !

                        • lally
                          lally répond à zergo
                          professeur
                          • Posté à 09h35 le 09/09/2010
                          • Expert 51226
                            professeur

                          Les femmes font de moins en moins d’enfants dans les pays occidentaux.
                          Toutes les études le montrent. Pourquoi ?
                          Parce que l’éducation scolaire et sexuelle leur montrent qu’elles peuvent maîtriser leur corps et avoir d’autres objectifs que procréer dans leur vie.
                          Les femmes en Europe font des enfants de plus en plus tardivement et en nombre toujours plus bas si on prend le chiffre global des naissances (la France reste une exception pour le moment mais le détricotage des droits sociaux et la précarité galopante risquent très rapidement de faire fondre cette stabilité).
                          Ca vient qu’une partie veut pouvoir profiter de la vie avant d’être mère et pour une majorité d’autres, parce que depuis une bonne quinzaine d’années, la précarité est telle qu’elles n’arrivent à conquérir une autonomie financière aussi bien seule que dans leur couple, que tardivement. Donc soit elles renoncent à la maternité soit elles s’y lancent très tardivement.

                          Mais et là je vous rejoins sur une autre partie de votre réflexion, la précarité, les bas salaires et les conditions de travail dégradées dans différents secteurs d’activité et touchant de plein fouet le travail des femmes, certaines pensent se réfugier dans la maternité.
                          Or c’est une erreur. Car renoncer à une autonomie financière, c’est à plus ou moins court terme se condamner à la grande pauvreté durant sa vieillesse.

                          Car si jusqu’à présent avoir élevé des enfants pouvait permettre d’atténuer les années manquantes pour le calcul de la retraite, cela ne suffit plus à assurer aux femmes une retraite décente.
                          On retrouve comme avant que les femmes aient accès au travail salarié sans autorisation maritale ou parentale, à une situation de femmes âgées dans la misère. Et qui de plus en plus doivent choisir entre se soigner, se loger et se nourrir.
                          Il suffit d’aller voir à la Croix Rouge, aux Restos du Coeur, à la Banque Alimentaire et aux CCAS pour voir que le nombre de femmes âgées en grande difficulté augmente chaque année et si l’on est un peu attentif dans sa ville de résidence, on voit de plus en plus de mamies faire les fins de marché et fouiller dans les poubelles à la recherche de fruits, de légumes pour se nourrir un peu...

                          La précarité ne touchant pas que le domaine salarial et professionnel mais aussi les relations amoureuses, beaucoup de femmes n’auront même pas de pension de réversion pour survivre quand elles seront âgées. Et encore moins auront des enfants qui leur fourniront une aide pécunière pour leurs vieux jours.
                          Peu y pensent quand elles renoncent à travailler pour rester au foyer.

                          Et peu de femmes réalisent qu’ il n’y aura pas d’aide sociale spécifique pour compenser puisque depuis des années, on détricote tous les droits sociaux en Occident.

                          Moi ça m’inquiète en tant que femme. Pas seulement pour moi mais pour les femmes de ma génération et même pour mes aînées, celles qui ont déjà des difficultés à toucher une retraite décente bien qu’ayant travaillé à temps plein pendant pas mal d’années et souvent depuis l’âge de 15 ans.

                          Les syndicats n’ont pas du tout mesuré que les premières victimes du chômage et de la précarité sont les femmes et que cette misère fait tache d’huile sur l’ensemble de la société et qu’à partir du moment où on défend les droits des femmes, on défend l’ensemble de la société.
                          J’espère que les syndicats vont intégrer cela.

                          Le repli sur la maternité, ça s’est souvent fait en tant de crise économique. Ce n’est donc pas surprenant.
                          Et actuellement, ce qui renforce cette tendance, se sont les mouvements naturalistes (politiques et économiques) qui à la base sont des mouvements ultra conservateurs et qui sont valorisés également par des gouvernements conservateurs et des mouvements ultrareligieux pour pousser les femmes à renoncer à une autonomie financière et à rester chez elle élever les enfants.

                          Beaucoup de ces ultra conservateurs pensent en effet que l’éducation scolaire des femmes qui les a poussées sur le marché du travail pour conquérir leur autonomie, a provoqué le chômage car les hommes ont eu moins de travail. Donc ces mouvements survalorisent la maternité, tentent de décourager les femmes de travailler et aussi de s’instruire scolairement, pensant ainsi qu’il y aura plus de travail pour les hommes et aussi que les femmes seront plus soumises sexuellement, socialement donc n’oseront plus divorcer.

                          Mais comme parallèlement, le chômage touche les deux sexes et qu’on dévalue les salaires toujours plus et qu’on précarise, la misère augmente.
                          Les religions ont beau depuis une vingtaine d’années, amorcer un virage intégriste massif toutes obédiences confondues pour tenter de contraindre les populations à accepter la misère comme une fatalité, il y a malgré tout une révolte populaire parce que l’éducation scolaire s’étend donc fait comprendre à l’ensemble des humains que cette exploitation économique qu’ils subissent est détestable.

                          C’est pourquoi chez nous en Occident, on tente de limiter l’éducation scolaire en la restreignant aux fondamentaux et en la circonscrivant à une éducation payante privée en cassant l’éducation gratuite publique pour éviter que les pauvres s’instruisent trop et donc puissent se révolter et accéder à un statut qui leur permettrait de changer le rapport de force économique et politique.

                          Et dans les pays pauvres, on utilise la religion dans sa forme intégriste pour restreindre l’accès à l’éducation scolaire. Avec évidemment l’éducation des filles qui principalement doit être évitée pour maintenir les femmes sous dépendance économique et législative d’un père, d’un mari, d’un frère...

                          C’est pourquoi il serait important que l’ensemble des femmes comprennent qu’elles sont poussées dans des situations de misère et de dépendance qui ne feront qu’aggraver la misère mondiale si elles ne protestent pas syndicalement, politiquement, économiquement, si elles se réfugient dans le déni ou pensent que ça n’arrive qu’aux autres ou à des cas particuliers.

                          Gisèle Halimi a monté un projet européen pour préserver les droits des femmes et leur permettre de pouvoir sortir de la misère. Hélas hormis le Front de Gauche, aucun politique n’a suivi. Et c’est logique puisque l’intérêt des grands groupes est justement que les droits sociaux et à fortiori des femmes soient complètement laminés afin de toujours moins payer et toujours plus rentabiliser leur activité.
                          Et les politiques encore majoritairement masculins en Europe n’ont aucune envie d’avoir à partager les responsabilités avec les femmes.
                          Chez nous, il suffit de voir le peu de députées femmes à l’Assemblée Nationale et le traitement odieux qu’elles subissent de leurs homologues masculins pour avoir une idée du machisme persistant.

                          Y a du boulot à faire pour changer la donne...

                      • zergo
                        zergo répond à lally
                        globe-trotters
                        • Posté à 21h45 le 08/09/2010
                        • Internaute 122010
                          globe-trotters

                        Pendant 50 ans, La France a cru que l’argent tombait du ciel ou que les générations futures rembousereraient... Hélas, les générations futures n’apprennent plus grand chose à l’école et pointent au chômage au point qu’on demande aux vieux actifs de travailler jusqu’à 65 voire 67 ans ! ! !
                        Actuellement cette France emprunte chaque jour des millions d’euros pour faire tourner un pays criblé de dettes et subvient aux besoins élémentaires des dizaines de millions d’inactifs.

                        Depuis 15 ans, ce pays détricote mois après mois l’ensemble de son système social, subit le code du travail chinois (alignement vers le bas appelé système néolibéral) au point que nous en sommes temporairement à des systèmes à 10 poids et 10 mesures !

                        Que faire des femmes ?
                        Les femmes doivent savoir qu’elles ne sont pas obligées de procréer des armés de petits conso-rmistes de produits asiatiques à défaut de pouvoir s’offrir du bio made in normandie !
                        Les femmes sont responsables de l’explosion démographique planétaire et de tous les maux (pollution, guerres des ressources, malbouffe pour nourrir les milliards de pauvres).
                        Au lieu d’évoluer, elles régressent (retour au foyer, difficulté à éduquer et à financer les charges d’un foyer, délinquance juvénile...,
                        A croire que la France est le tiers-monde ! Mais non nous sommes simplement entourés de blondes incapables de maîtriser leur fécondité et de voir plus loin que leur nombril !

                        • lilialbazar
                          lilialbazar répond à zergo
                          travailleure sociale à Toulouse
                          • Posté à 23h27 le 08/09/2010
                          • Internaute 36758
                            travailleure sociale à Toulouse

                          les femmes procréent toutes seules ?
                          et d’abord la terre peut nourrir tous ses enfants. ce sont les hommes qui ont gaspillé la richesse de la nature.
                          les femmes régressent et tous leurs enfants sont des délinquants ? vous êtes formidable d’aigreur et de bêtise.

                          • stamino
                            stamino répond à lilialbazar
                            • Posté à 15h29 le 10/09/2010
                            • Internaute 81071

                            Ben oui, les femmes procréent toutes seules.

                            Aucun enfant en France ne peut naitre sans la volonté explicite d’une femme.

                            Les hommes n’ont pas le droit de veto qu’est l’avortement.

                            • lilialbazar
                              lilialbazar répond à stamino
                              travailleure sociale à Toulouse
                              • Posté à 16h56 le 10/09/2010
                              • Internaute 36758
                                travailleure sociale à Toulouse

                              encore heureux que les femmes décident ; ; mais malheureusement les violeurs semblent l’avoir oubliés.
                              ben ce serait difficile de faire avorter un homme pour l’instant..

                      • zergo
                        zergo répond à lally
                        globe-trotters
                        • Posté à 21h45 le 08/09/2010
                        • Internaute 122010
                          globe-trotters

                        Pendant 50 ans, La France a cru que l’argent tombait du ciel ou que les générations futures rembousereraient... Hélas, les générations futures n’apprennent plus grand chose à l’école et pointent au chômage au point qu’on demande aux vieux actifs de travailler jusqu’à 65 voire 67 ans ! ! !
                        Actuellement cette France emprunte chaque jour des millions d’euros pour faire tourner un pays criblé de dettes et subvient aux besoins élémentaires des dizaines de millions d’inactifs.

                        Depuis 15 ans, ce pays détricote mois après mois l’ensemble de son système social, subit le code du travail chinois (alignement vers le bas appelé système néolibéral) au point que nous en sommes temporairement à des systèmes à 10 poids et 10 mesures !

                        Que faire des femmes ?
                        Les femmes doivent savoir qu’elles ne sont pas obligées de procréer des armés de petits conso-rmistes de produits asiatiques à défaut de pouvoir s’offrir du bio made in normandie !
                        Les femmes sont responsables de l’explosion démographique planétaire et de tous les maux (pollution, guerres des ressources, malbouffe pour nourrir les milliards de pauvres).
                        Au lieu d’évoluer, elles régressent (retour au foyer, difficulté à éduquer et à financer les charges d’un foyer, délinquance juvénile...,
                        A croire que la France est le tiers-monde ! Mais non nous sommes simplement entourés de blondes incapables de maîtriser leur fécondité et de voir plus loin que leur nombril !

                      • lilialbazar
                        lilialbazar répond à lally
                        travailleure sociale à Toulouse
                        • Posté à 23h24 le 08/09/2010
                        • Internaute 36758
                          travailleure sociale à Toulouse

                        user et abuser du congé maternité ? de même avec le congé parental ? vous savez ce que vous dites ? s’il y a des enfants à naître toute femme à droit aux congés maternité et parental ; vous dites n’importe quoi ;

                        • lally
                          lally répond à lilialbazar
                          professeur
                          • Posté à 08h27 le 09/09/2010
                          • Expert 51226
                            professeur

                          Quand une femme prolonge le congé parental pour ne pas retourner travailler tout en restant à la maison mais en touchant des revenus et ça pendant des années (relançant une naissance pour enchainer 3 autres années de congé parental quand l’un se termine), c’est abuser. Y a pas d’autres mots.

                          J’ai une ancienne collègue de travail qui n’a pas passé 6 mois dans l’administration où elle avait été admise et a enchaîné les congés parentaux jusqu’à maintenant. Ca fait 11 ans qu’elle vit chez elle tout en percevant un revenu, en ayant son poste préservé alors qu’elle n’a quasiment jamais travaillé et n’est même pas au courant de la vie du service ni des besoins et s’en fiche totalement.

                          Pour le congé maternité que certaines prolongent en allaitant le plus longtemps possible parce que au delà de l’argument bien-être de l’enfant, il y a le non désir de reprendre le travail tout en continuant à toucher des revenus, ça me choque.

                          Beaucoup de femmes aujourd’hui se battent pour avoir un travail salarié et ont du mal à avoir un salaire décent et un poste à temps plein.
                          De plus en plus nous n’avons du fait de cette précarité plus accès au congé maternité et encore moins au congé parental. Alors c’est particulièrement effarant et choquant de voir des femmes qui usent jusqu’à la corde ces congés.

                          Comme je l’ai dit précédemment, ça institue une hiérarchie et une injustice supplémentaire.

                          • lilialbazar
                            lilialbazar répond à lally
                            travailleure sociale à Toulouse
                            • Posté à 14h40 le 11/09/2010
                            • Internaute 36758
                              travailleure sociale à Toulouse

                            vous voulez obliger les autres à vivre selon vos idées ?
                            faire un enfant ce n’est pas rien ! Dans tout ce que vous dites il n’y a rien d’injuste, ne créez pas d’injustice là où il n’y en a pas.
                            pourquoi tant de haine ? vos malheurs ne viennent pas des autres.

            • rocheclaire34
              rocheclaire34 répond à ibn
              animatrice socio-culturelle (...)
              • Posté à 08h08 le 08/09/2010
              • Internaute 88038
                animatrice socio-culturelle (...)

              C’est incroyable cette diatribe ! Doit-on répéter que ce sont nos enfants qui vont payés ou payent déjà les retraites d’aujourd’hui et de demain ! Les femmes ne font pas des enfants toutes seules ! même si très souvent elles les élèvent seules.

              Ce ne sont pas les allocations qui permettent d’élever sans soucis financiers les enfants et les conduire à la vie professionnelle.

              C’est à vomir ce texte.

              Je ne savais pas qu’il pouvait encore exister des machos et des ringards de ce style au 21e siècle. Pauvre CONNARD !

            • Atila
              Atila répond à ibn
              agent administratif
              • Posté à 18h18 le 08/09/2010
              • Internaute 125274
                agent administratif

              Les enfants se font à deux il me semble. En conséquence il serait temps que les hommes se sentent autant concernés que les femmes.
              Il est vrai que jusqu’à présent ce sont le femmes majoritairement qui prennent des congés parentaux.... ce qui arrange bien les hommes. Mais les femmes se retrouvent pénalisées pour la retraite. Pourtant il faut bien faire des enfants pour cotiser.
              Et trop souvent c’est parce que les femmes n’ont pas trouvé de nourrice ou de crèche qu’elles se retrouvent forcées à prendre un congé parental.
              Et s’occuper des enfants ce n’est pas « rien faire ». M’est avis que c’est justement parce que c’est beaucoup de taf que beaucoup d’hommes préfèrent encore laisser madame s’en occuper.

            • pipolino
              pipolino répond à ibn
              .
              • Posté à 18h24 le 08/09/2010
              • Internaute 89242
                .

              Oh un extraterrestre ! ! !
              Et vous sortez d’où vous, si ce n’est du ventre d’une femme ?
              Lui reprocheriez-vous de vous avoir négligé ?

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Yzon le Vébulon-
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 15h01 le 08/09/2010
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Je vous demande de supprimer cet identifiant sur lequel vous vous êtes inscrit, uniquement dans le but de créer la confusion et nuire à mes propres interventions, et je n’en perçois pas l’intérêt.

            Je suis inscrit dans la rue depuis Janvier 2009 sous ce pseudo.

            • pipolino
              pipolino répond à Yvon le Zébulon
              .
              • Posté à 18h28 le 08/09/2010
              • Internaute 89242
                .

              En plus avec le même avatar. Il vous cherche, il vous en veut ?
              Pourquoi ne pas le signaler au site ou lui écrire ? C’est vrai que ça prête à confusion, sans votre intervention je n’avais pas remarqué

              • Yvon le Zébulon
                Yvon le Zébulon répond à pipolino
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                • Posté à 18h51 le 08/09/2010
                • Internaute 65781
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                Ce compte sera supprimé si l’avatar n’est pas changé, ainsi que le pseudo et la profession de foi qui suit.

                - J’ai signalé ce parasitage au Rédacteur en Chef qui s’en occupe.

                Si ce n’était pas le cas, chacune de ses intervention sera suivie d’un appel à la vigilance aux internautes de ma part...

                ...associé à un gif spécial, matérialisant le tricheur.
                 ; -)))

                • pipolino
                  pipolino répond à Yvon le Zébulon
                  .
                  • Posté à 19h24 le 08/09/2010
                  • Internaute 89242
                    .

                  C’est vrai que le plus gêné c’est vous, surtout si vous n’êtes pas d’accord avec ses interventions. On dirait bien qu’il vous en veut, même son sous titre est presque identique.
                  Mais je ne comprends pas les responsables de ce site, c’est du n’importe quoi, il n’y a pas d’avertissement à mettre sous ses réactions, s’il ne veut pas le modifier, il doivent le supprimer.
                  A partir du moment ou il est averti y a pas à tergiverser.
                  Ça ne nous concerne pas mais c’est presque une usurpation d’identité, vous êtes en droit de l’exiger
                  C’est peut-être un gag juste pour quelque temps

                  • Yvon le Zébulon
                    Yvon le Zébulon répond à pipolino
                    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                    • Posté à 19h36 le 08/09/2010
                    • Internaute 65781
                      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                    « C’est peut-être un gag juste pour quelque temps ».

                    Sincèrement, c’est aussi ce que je pense :

                    Il n’en reste pas moins que s’il écrit n’importe quoi, cela peut prêter à confusion, et faire qu’on m’attribue en toute bonne foi des propos qui ne serait pas du tout les miens.

                    Hulk par le passé à subi lui aussi un parasitage semblable.
                    (d’autres aussi, peut-être - il doit aussi y avoir des multi-comptes qui se notent et s’autocongratulent eux-mêmes)

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à pipolino
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 11h59 le 07/09/2010
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « Pourquoi c’est dans la rubrique économique »

      ► C’est vrai, ça.. les femmes risquent de ne même pas le lire !

      • pipolino
        pipolino répond à Pierrrrre
        .
        • Posté à 12h07 le 07/09/2010
        • Internaute 89242
          .

        Je leur laisse le soin de se défendre contre votre mépris, mais plusieurs études montrent qu’elles sont capables de faire autant sinon mieux que les hommes, voir aussi les sociétés où les femmes décident de la vie de la commune et de son budget

         
        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à pipolino
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 13h56 le 07/09/2010
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « Je leur laisse le soin de se défendre contre votre mépris »

          ► Aucunement du mépris, simplement une taquinerie qui s’accompagne d’une absence totale de machisme.. (sauf à l’encontre des femmes ☺)

          –––––––

          « voir aussi les sociétés où les femmes décident de la vie de la commune et de son budget »

          ► Je crois que l’incapacité de gérer un budget tient autant aux homme qu’aux femmes (il n’est qu’à voir chez les manifestants de ce jour)

        • lled
          lled répond à pipolino
          (galérienne)
          • Posté à 15h02 le 07/09/2010
          • Internaute 45455
            (galérienne)

          é...co...no...mi...

          Pfiou, je laisse tomber, ya trop de syllabes, c’est trop dur !

        2 autres commentaires
      • lilialbazar
        lilialbazar répond à Pierrrrre
        travailleure sociale à Toulouse
        • Posté à 12h35 le 07/09/2010
        • Internaute 36758
          travailleure sociale à Toulouse

        pauvre pierrrrrrrrrre. il ne vous plus grand chose de virilité à part ça........

         
        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à lilialbazar
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 13h58 le 07/09/2010
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « il ne vous plus grand chose de virilité à part ça........ »

          ► Mieux que la virilité,
          c’est la clarté dans le propos...
          Vous vouliez dire quoi ?

        • lilialbazar
          lilialbazar répond à lilialbazar
          travailleure sociale à Toulouse
          • Posté à 18h28 le 07/09/2010
          • Internaute 36758
            travailleure sociale à Toulouse

          pauvre pierrre il ne vous reste plus grand chose de virilité que vos remarques phallocrates datant de la préhistoire. ça vous va ?

        2 autres commentaires
      • anini
        anini répond à Pierrrrre
        terrienne de souche !
        • Posté à 16h40 le 07/09/2010
        • Internaute 51759
          terrienne de souche !

        Les femmes sont là ,Pierre et elles lisent aussi autre chose que la dernière recette ou le dernier chiffon à la mode !
        Je suis sûr que vous allez vous transformer en chevalier servant pour défendre les droits des femmes en matière d’économie et de politique ! ; -)))

        Tant qu’il existera des machos comme vous , c’est sûr que les femmes n’avanceront pas dans leurs revendications !

         
        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à anini
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 16h48 le 07/09/2010
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « Tant qu’il existera des machos comme vous »

          ► Et tant qu’il existera des sottes incapable de distinguer un humour taquin d’une idée politique, oui, elles se feront mener par le bout du nez..

          Bon, je vous laisse, ma femme rentre des courses, et j’ai toujours pas fait la vaisselle du midi..

          • lilialbazar
            lilialbazar répond à Pierrrrre
            travailleure sociale à Toulouse
            • Posté à 18h30 le 07/09/2010
            • Internaute 36758
              travailleure sociale à Toulouse

            les femmes n’ont que faire de votre « humour » « taquin »......... pour qui les prenez-vous ? du respect je vous prie.

        2 autres commentaires
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