Bonnes feuilles 04/09/2010 à 11h22

Les impostures du bouclier fiscal au crible des Pinçon-Charlot




Trois princesses à Disneyland (Loren Javier/Flickr)

La mise en place d’un bouclier fiscal, mesure-phare de la présidence de Nicolas Sarkozy, est devenu un « boulet politique » qu’il va devoir traîner jusqu’à la fin de son mandat.

Mais ce que démontrent implacablement les sociologues Michel et Monique Pinçon-Charlot, auteurs du « Président des riches », essai dont Rue89 publie les bonnes feuilles, c’est l’incroyable injustice qu’il introduit dans le système fiscal.

Le livre, publié à La Découverte, sortira le 9 septembre en librairie. Les deux chercheurs, spécialistes de la haute société, seront le 10 et le 11 au village du livre de la Fête de l’humanité. Rue89


Dès l’été 2007, la loi dite improprement « sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat » (Tepa) favorise les favorisés. D’abord par la fourniture d’un attirail défensif : il s’agit de protéger les patrimoines les plus importants, harcelés par les voltigeurs du ministère des Finances.

Nicolas Sarkozy a dû regretter de ne pas être l’inventeur du « bouclier fiscal ». Devenu président de la République, il n’a pas su attendre plus de deux mois : urgence des urgences, il fallait en baisser de 60 % à 50 % le plafond.

La guerre des classes se manifeste dans la symbolique d’un vocabulaire martial. Les riches sont présentés comme agressés et mis dans l’impérieuse nécessité de se défendre. Aussi leur fournit-on un bouclier pour se protéger, mais de quoi ? De la rapacité d’un peuple avide ? D’un Etat d’autant plus insatiable qu’il dépense sans compter ?

Les « évidences » de Nicolas Sarkozy sont des impostures

« Est-il possible de demander à un contribuable de donner à l’État plus de la moitié de ses revenus ? Travailler deux jours et en donner un à l’Etat, pensez-vous que cela n’est pas assez ? », demande avec une fausse naïveté le président de la République selon lequel personne ne doit payer plus de 50% de ses revenus en impôts.

Trois remarques sont susceptibles de contredire le bon sens présidentiel, dont l’évidence n’a d’égale que la mauvaise foi :

  • Les revenus considérés ne sont que partiellement des revenus du travail. Pour l’essentiel, il s’agit des dividendes, plus-values et autres revenus du capital, qu’il soit mobilier (portefeuilles d’actions, parts de fonds communs de place ment...) ou immobilier (terres et immeubles...). Il s’agit donc du produit du travail des autres.
  • Ce n’est pas la totalité des revenus qui est mise à l’abri derrière le bouclier fiscal. Les revenus menacés par l’impôt sont ceux qui n’ont pu être escamotés par le passage dans les niches fiscales ou par leur placement au soleil des paradis pour millionnaires.

    Les vives protestations de contribuables que l’on pourrait croire étranglés par des fonctionnaires avides et implacables ne prennent pas en compte tout ce qui a déjà échappé aux rapaces. En recourant aux facilités des 486 niches fiscales où il fait bon mettre son blé au sec, le contribuable aura pu rogner la masse visible de sa fortune et de ses revenus.

    La grande richesse est un immense iceberg. Plus on en voit, plus il y en a de dissimulé aux regards importuns. Car, à côté des niches où va se lover l’argent, abris connus et un rien bonasses, il est d’autres havres dont certains ont des allures de repaires de pirates en des îles lointaines.

    Ces paradis fiscaux échappent à toute investigation. Dans ces niches et ces paradis, l’argent est comme le Saint-Esprit : invisible mais présent. Le fisc, qui aurait plutôt à voir avec le diable, y est interdit de séjour. Les grosses fortunes peuvent ainsi se présenter avec une taille de guêpe devant l’avide percepteur. Le seuil du bouclier en est d’autant plus vite atteint.

    Le taux réel d’imposition n’est pas de 60% ou 50%. Les revenus réels étant beaucoup plus élevés que ceux déclarés au fisc, le niveau d’imposition n’est que de 40%, 30%, 20%, voire moindre, ou même nul.

  • Impôts, taxes et contributions sociales entrent dans le calcul du bouclier. Celui-ci montre une fâcheuse tendance à prendre en compte tout ce qui passe par l’administration des impôts. Le calcul du bouclier fiscal à 60% comprenait l’impôt sur le revenu des personnes physiques, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), la taxe foncière et la taxe d’habitation.

    Nicolas Sarkozy fait non seulement passer le seuil du bouclier de 60% à 50% à compter du 1er janvier 2008, mais, cerise sur le gâteau, il ajoute, au total des retenues à prendre en compte, la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) qui sont des cotisations sociales et non des impôts.

    Autrement dit, les 48% de ménages non imposables sur le revenu se voient prélever à la source, sur leur fiche de salaire, ces deux contributions sociales qui, pour les revenus élevés, contribuent à l’activation du bouclier fiscal.

Qui sont les bénéficiaires du bouclier fiscal ?

Dès juillet 2007, des députés de la majorité avaient déjà conscience du boulet politique qu’allait constituer ce bouclier. Il a pour effet pervers d’accroître les inégalités, exactement le contraire d’une fiscalité républicaine et redistributive.

Soit trois familles, les « Riche », les « Moyen » et les « Pauvre ». Que se passe-t-il lorsque le bouclier passe de 60% à 50% ? Le tableau ci dessous met en scène ces trois familles.


Tableau : à qui profite le bouclier fiscal ?

Le revenu disponible des « Riche », après impôt, augmente de 10 000 euros lorsque le bouclier passe de 60% à 50%. Le gain est de 3 000 euros pour les « Moyen ». Il est nul pour les « Pauvre » qui ne sont d’ailleurs pas imposables.

Le bouclier introduit donc une inversion des résultats de la fiscalité en enrichissant les riches, et en les enrichissant d’autant plus qu’ils sont plus riches.

Woerth forcé d’écrire aux bénéficiaires potentiels pour les motiver

Au 30 septembre 2007, curieusement, seuls 2 722 foyers fiscaux ont déposé une demande de restitution et ont été effectivement remboursés. Ce qui représente à peine 2,9% des 93 000 ayants droit théoriques.

Eric Woerth, alors ministre du Budget, leur rappela par courrier ce à quoi ils pouvaient prétendre. Sans obtenir plus de résultats. Aussi décision fut-elle prise de permettre aux bénéficiaires potentiels du bouclier fiscal d’imputer directement le trop versé de l’année précédente sur leur déclaration de l’année fiscale en cours.

Mais pourquoi donc si peu de demandes de restitution ? Comme nous l’a expliqué un fiscaliste :

« Il faut se présenter propre devant le bouclier fiscal, il faut jouer franc jeu, avec les cartes sur la table. Sinon les fonctionnaires du fisc sentiront le non-dit, et c’est le redressement à la clef. »

De surcroît, les contribuables savent que leur demande entraîne, ipso facto, une rallonge de deux ans du délai de prescription au-delà duquel ils ne peuvent plus être poursuivis en cas de fausse déclaration.

« Le bouclier fiscal, ce sont les cancres qui le sollicitent »

Certains contribuables préfèrent donc renoncer au bouclier. Selon un autre fiscaliste, des « citoyens français », ayant même des responsabilités politiques importantes, ne sollicitent pas le bouclier fiscal en faisant jouer tous les dispositifs dérogatoires qui permettent d’atteindre l’impôt zéro :

« Le bouclier fiscal, dit ce professionnel de l’impôt, ce sont les cancres qui le sollicitent, ceux qui sont incapables de jouer l’optimisation fiscale. Les plus malins ne demandent pas à en bénéficier. »

Par un habile mais courant montage, L’Oréal verse à la société holding Thétys, contrôlée par Mme Bettencourt, les dividendes qu’elle lui doit. Soit 280 millions d’euros en 2009. Tant qu’ils restent dans la holding, ils ne sont pas taxés.

Son impôt sur le revenu, calculé sur les dividendes sortis de Thétys, sera d’environ 25 millions : 9% des dividendes perçus. Un taux d’imposition dont beaucoup de salariés aimeraient profiter !

A Bercy, on privilégie la précipitation à l’investigation

Le coût du bouclier a été estimé au départ à plusieurs milliards d’euros. Puis il a été revu à la baisse, pour tomber à 600 millions en raison du nombre de demandeurs bien inférieur à ce qui avait été prévu. En 2008, seuls 20% des bénéficiaires potentiels du bouclier ont déposé une demande de restitution.

Parmi ceux qui ne l’ont pas fait, nombreux doivent être ceux qui ont intérêt à se faire oublier de l’administration. Pourtant, d’après Marie-France Beaufils, sénatrice (groupe communiste républicain et citoyen), membre de la commission des finances du Sénat, il n’y a pas grand risque :

« Le critère de performance des services fiscaux de Bercy réside dans la rapidité avec laquelle le trop versé d’impôts est remboursé ! La précipitation qui en découle ne permet donc pas les investigations de contrôle nécessaires. »

Les bénéficiaires du bouclier présentent une grande dispersion de niveaux de richesse. Selon les chiffres communiqués par le ministère du Budget en avril 2010 :

  • 16 350 bénéficiaires, au 1er février 2010, sur les revenus déclarés en 2008, se seraient partagé 585 millions d’euros
  • 8 445 d’entre eux, soit 51 %, ont reçu 4,7 millions, soit 565 euros en moyenne pour chacun.

Ces modestes bénéficiaires du bouclier doivent être propriétaires de leur appartement ou de leur maison, dans une ville où le coût de l’immobilier ou du foncier est élevé, comme pour les célèbres paysans de l’île de Ré.

Leur patrimoine n’est pas négligeable, 770 000 euros en moyenne, ce qui était le seuil d’imposition à l’ISF en 2008, mais leurs revenus sont faibles.

Liliane Bettencourt a récupéré 30 millions, 5% du total

A l’autre bout de la distribution de cette population, 979 bénéficiaires se sont vu restituer 368 millions d’euros, soit une moyenne de 376 134 euros, qui atteint les 6 millions pour les dix les plus favorisés.

Pour Liliane Bettencourt, troisième fortune professionnelle de France, avec 17 milliards d’euros, ce sera 30 millions, soit plus de 5% du coût global du bouclier. Le coût du bouclier bénéficie donc aux plus riches : 6% des contribuables concernés ont récupéré 63% du total des restitutions.

Quatorze de ces bénéficiaires n’hésitent pas à narguer le fisc en déclarant à la fois un patrimoine de plus de 16 millions d’euros et un revenu annuel inférieur à 3 428 euros, en moyenne.

Le plus vraisemblable est que ces profils étonnants révèlent un dégraissement acharné du revenu fiscal de référence, en utilisant quelques-unes des centaines de niches et peut-être quelques paradis, avant de demander en prime à bénéficier du bouclier.

Les contribuables payant l’ISF, grands gagnants du dispositif

Le bouclier fiscal a été conçu au départ pour vider l’ISF de son contenu, cet impôt ne pouvant être abrogé en raison de sa valeur symbolique.

La restitution du trop perçu est en effet très inégalitaire selon que l’on est assujetti à l’ISF ou pas : les bénéficiaires non redevables de l’ISF, 53% de l’ensemble, se partagent 1% de l’enveloppe redistribuée. Soit 5,5 millions d’euros, 632 euros en moyenne.

En revanche, les 47% restants des contribuables bénéficiant du bouclier, tous assujettis à l’ISF, se partagent 580 millions d’euros, 75 780 euros en moyenne, 120 fois la moyenne de ce qui est rendu aux non-assujettis à l’ISF.

Il y a bien une corrélation entre un bouclier plantureux et l’impôt de solidarité sur la fortune.

Et le bouclier devient boulet

De plus, le bouclier a pour effet d’exempter les plus riches de toute nouvelle forme d’imposition : étant déjà au-dessus du pla fond, les nouvelles taxes ne feront qu’accroître le dépassement du seuil, et leur montant sera restitué.

Toute nouvelle mesure de solidarité sociale ne sera pas, selon cette logique, acquittée par ceux qui dépassent déjà le taux de 50% d’imposition.

Ainsi, le 8 octobre 2008, au cœur de la crise économique et financière, les députés de la majorité présidentielle, l’UMP et le Nouveau Centre, ont inclus dans le calcul du bouclier fiscal la taxe de 1,1% sur les revenus des placements d’épargne, destinée à financer le revenu de solidarité active (RSA).

Ce prélèvement, appliqué dès le 1er janvier 2009, est donc à la charge des riches les plus modestes et des classes moyennes. Comme l’a laissé entendre Nicolas Sarkozy, dans ce langage qui manie avec rouerie les apparences de l’évidence, « un bouclier fiscal, si ça laisse passer les flèches, ce n’est plus un bouclier ». Irréfutable.

Sauf que les flèches atteignent les moins protégés. Les petits épargnants sont mis à contribution sur leurs assurances-vie, leurs comptes sur livret et autres placements, alors que les milliardaires se retrouvent, eux, hors d’atteinte.

Avec Nicolas Sarkozy, il pleut toujours où c’est mouillé

Les plus riches sont donc exemptés de l’effort de solidarité envers les plus démunis. Avec un cynisme époustouflant : les indemnités versées aux victimes d’accidents du travail sont, depuis décembre 2009, considérées comme un revenu et donc imposables. Malgré le tollé qu’il a soulevé, ce projet infâme a été adopté : 230 millions d’euros qui pourront être récupérés.

C’est pourtant au nom du peuple que sont proposées les réformes. « Le changement, je le mettrai en œuvre, parce que c’est le mandat que j’ai reçu du peuple », déclare Nicolas Sarkozy dès le 6 mai 2007. Le bouclier fiscal est révélateur de la base sociale sur laquelle repose ce régime : ce sont désormais les grandes fortunes qui tiennent les rênes du pouvoir.

La réforme, le changement, la modernisation, la rupture : de la poudre aux yeux. La même logique, implacable, est à l’œuvre partout et l’argent va à l’argent. Il pleut toujours où c’est mouillé, et notre météorologiste en chef ne cesse de s’en réjouir et de manipuler les nuages.

Treize députés de l’UMP ont signé un texte, dans Le Monde du 2 avril 2010, qui demandait la suspension du bouclier en arguant que si la CSG venait à être augmentée pour faire face aux dépenses de santé, « il serait inconcevable que ceux qui bénéficient du bouclier fiscal ne participent pas à cet effort ».

Nicolas Sarkozy a laissé parler son inconscient en déclarant, au début de 2010, devant les députés UMP, que pour combler le déficit budgétaire tout le monde paiera, « même les plus riches ». Ce à quoi Jérôme Cahuzac, le nouveau président PS de la commission des finances de l’Assemblée nationale, rétorque avec humour, dans Le Monde du 8 mai 2010 :

« C’est un aveu terrible. S’il y a des sacrifices à demander au pays, le président de la République aurait dû dire : “Tout le monde devra payer, même les plus modestes.” Pour lui, ce qui est exceptionnel, c’est que les plus riches soient amenés à payer ! »

Pour Lagarde, « briser le bouclier fiscal serait une folie »

Et pourtant, face à la montée de la colère avec la remise en cause de l’âge légal de la retraite à 60 ans, Nicolas Sarkozy a annoncé à l’occasion du sommet social organisé à l’Élysée, le 10 mai 2010, « un effort financier supplémentaire des hauts revenus et des revenus du capital ».

Serait-ce une « entaille », comme dit Jean-François Copé, dans le bouclier fiscal ? Ou une manœuvre pour le « solidifier », comme l’avance crûment Frédéric Lefebvre ? Car, « briser le bouclier fiscal », a déclaré Christine Lagarde, « serait une folie » :

« Ce serait reconnaître que la parole de l’Etat n’a aucune valeur en matière fiscale. Il n’y a rien de pire que de faire vivre un pays dans l’insécurité fiscale. »

Finalement, les plus aisés contribueront à l’effort financier pour la sauvegarde du système de retraite. Dès 2011, l’imposition de la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu sera portée de 40% à 41%, sans activer le bouclier fiscal. Le gain estimé serait de 230 millions d’euros.

Une contribution égale à celle des accidentés du travail, perçue sur leurs indemnités devenues imposables. La classe dominante, mobilisée sur tous les fronts, ne laisse rien au hasard et n’hésite pas à faire valoir ses prérogatives.

Quand Olivier Dassault félicite Xavier Bertrand pour son « courage »

Le 31 mars 2010, Olivier Dassault, député UMP de l’Oise, a adressé à Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, une lettre reproduite dans Le Canard enchaîné du 7 avril 2010. En voici le texte :

« Cher Xavier,

Tes prises de position sur le maintien du bouclier fiscal me réjouissent. Je suis consterné de l’attitude irresponsable et des reculades de certains de nos collègues. Quel signal politique envoyons-nous à nos électeurs et aux Françaises et aux Français qui souhaitent réussir ?

Il ne faut nous étonner ni de l’abstention -qui est une protestation violente contre les égarements de notre politique-, ni des délocalisations, ni de l’exil de celles et ceux qui sont les moteurs de la croissance et de la consommation.

Nous devons tenir le cap ! Tu peux être certain de ma détermination et de mon soutien. Avec mes amitiés et mes félicitations pour ton courage,

Olivier Dassault. »

Le bouclier, frein à l’exil fiscal ?

Les raisons de la création de ce bouclier tiennent à l’existence de l’ISF qui serait à l’origine de l’exil de familles fortunées. Sous la menace du glaive fiscal, celles-ci font le chantage à l’émigration, pour la Belgique, Londres ou la Suisse.

Le nombre d’exilés fiscaux reste pourtant stable, selon les chiffres donnés par Bercy :

  • 846 en 2006 
  • 719 en 2007 
  • 821 en 2008 

Il y a encore peu de retours :

  • 246 en 2007
  • 312 en 2008 

Le dispositif n’a donc pas atteint son objectif : provoquer un retour d’exil massif. Se croyant indispensables, les riches menacent volontiers de quitter la France. La sénatrice Marie-France Beaufils confirme que les discussions concernant les avantages fiscaux aux plus aisés sont toujours difficiles « car le chantage à l’évasion des riches est toujours présent, mais sans jamais être démontré ».

Sarkozy tente de les rassurer, mais ils ne rentrent pas au pays

Nicolas Sarkozy a eu beau essayer de les rassurer, ils ne rentrent pas au pays. Est-ce la crainte de revoir la gauche au pouvoir ? A moins qu’ils ne soient, de manière incurable, à la poursuite du toujours plus ?

Bien que peu coûteux pour les finances publiques -585 millions d’euros par an contre 73 milliards pour les niches fiscales-, le bouclier est très mal perçu. Selon un sondage CSA-Le Parisien, en avril 2010, 67% des Français y sont hostiles et 39% souhaitent sa disparition définitive.

Le mot « bouclier » situe cette innovation fiscale sur le terrain de la violence dans les rapports sociaux et révèle l’aspect partisan de la manœuvre en faveur des plus aisés. D’où son rejet.

Le bouclier fiscal, la multiplication des niches, la défiscalisa tion des droits de succession et les paradis fiscaux sont autant d’offensives des plus riches pour manifester et revendiquer, haut et fort, leur droit à accumuler toujours plus d’argent et de patrimoine, sans les contraintes de l’Etat redistributeur.

Les dominants mènent la guerre à leur guise, et à leur profit. L’Etat providence de la seconde moitié du XXe siècle n’a pu exister que parce qu’il y avait le contrepoids des pays socialistes et la néces sité pour le patronat industriel de faire appel à une main-d’œuvre locale compétente, au pouvoir d’achat sécurisé par la collectivité, pour qu’à la production de masse corresponde une consomma tion de masse.

Aujourd’hui, les frontières sont tombées, le capitalisme est roi sur presque toute la planète.

(Les intertitres ont été ajoutés par Rue89)

  • 121058 visites
  • 211 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • PB2N
    • Posté à 11h25 le 04/09/2010
    • Internaute 41146

    Passer de 60 % à 50 % ... des revenus déclarés.

    Mais si on en planque beaucoup les 50 % représentent combien sur le revenu ?

    10 %

    Moins ... ! ?

    • Tokani
      Tokani répond à PB2N
      Oldmole
      • Posté à 21h40 le 04/09/2010
      • Internaute 71184
        Oldmole

      Attirer la pauvreté et décourager la Richesse tel est le paradigme de la France fiscaliste. Cet article assimile les 486 niches fiscales à de « l’évasion fiscale » ce qui est d’une sottise crasse ! Quand on utilise légalement une niche fiscale c’est que l’état y trouve un avantage et le Citoyen y réinvestit son argent au lieu d’être tenté par l’évasion tout court ! Par exemple sans niche fiscale « démoniaque » il n’y aurait tout simplement plus d’économie ultra marine. On peut toujours flatter la plèbe en lui racontant des conneries mais le mieux est de combattre le Fist-fucking fiscal... !

      • Boutauvent
        Boutauvent répond à Tokani
        Testeur de temps libre
        • Posté à 23h27 le 04/09/2010
        • Internaute 45018
          Testeur de temps libre

        « Il n’y aurait plus d’économie ultra-marine » ! ? !
        Pourrait-on connaître cette définition étrange du mot « économie » ?
        Passons...
        Ayant été amené à travailler (parfois) pour le compte de ces « sociétés de défiscalisation » installées « outremer », je ne suis pas persuadé qu’elles apportent le bénéfice escompté eu égard au coût exorbitant qu’elles induisent pour les comptes de l’état.
        Elles ne provoquent généralement qu’une « illusion de croissance » qui ne se traduit pas par des créations d’emploi et captation de devises en proportion du manque à percevoir pour les caisses de l’état.
        Et mieux vaut ne pas commettre la sottise d’accepter une « offre raisonnable d’emploi » dans ces sociétés nébuleuses qui n’existent plus à l’heure à laquelle les salaires auraient dû être versés...
        Mais ça, c’est une autre histoire !
        Je connais même un imprimeur (ex FN) qui a « défiscalisé » un atelier à Saint Barth où il était supposé créer des emplois. Non seulement il n’y a pas « vraiment » de demandeurs d’emploi à St Barth, mais je n’y ai jamais vu d’imprimerie non plus...
        Ça aussi, c’est une autre histoire !
        De toute façon, l’idéal est probablement que l’état encaisse les impôts qui sont dus par chacun, et qu’ensuite -seulement- il cible ses priorités, parce qu’il est est plutôt rare qu’il ne se plante pas quand des « experts » tirent des plans sur la comète.
        Dans l’état actuel des choses, (environ) 50 Mds/€/annuels supplémentaires seraient plutôt bienvenus dans les comptes publics, alors que leur hypothétique utilité dans la « défiscalisation » n’est guère appréciée par les agences de notation.

         
        • Tokani
          Tokani répond à Boutauvent
          Oldmole
          • Posté à 01h15 le 05/09/2010
          • Internaute 71184
            Oldmole

          Tu veux un exemple l’Ami ?
          Et bien chez moi en Polynésie les deux tiers des programmes neufs dans la construction immobilière se font par voie
          de la défisc .... Si tu l’a supprime tu as 40.000 chômeurs Tahitien sur la plage ! ! !
          Si tu enleves la defisc sur l’entretien de bâtiments historiques tu auras le plaisir de ruiner quelques châtelains désargentés mais surtout de voir vendre a des étrangers tout le patrimoine architectural Français !
          Redéfinir certaines défisc est certainement utile mais les diaboliser en bloc est une grosse connerie !

          • Boutauvent
            Boutauvent répond à Tokani
            Testeur de temps libre
            • Posté à 09h35 le 05/09/2010
            • Internaute 45018
              Testeur de temps libre

            Je crois que si l’état encaissait les impôts qui lui sont dus et orientait ensuite sa politique d’investissement et soutien à certains secteurs économiques, le résultat serait certainement plus concluant qu’en laissant « chacun » choisir le lieu où il souhaite investir une « défiscalisation » largement surestimée par rapport aux réalités.
            Puisque nous parlons de Tahiti, j’y ai justement connu une société de pêche qui a coûté une fortune en défiscalisation (et subventions locales) avant de partir pour la Nouvelle Calédonie recommencer la même manipulation financière frauduleuse, spoliant tout autant les investisseurs que l’état et le « gouvernement » local et exploitant sans vergogne les équipages amenés à travailler dans des conditions lamentables pour des salaires indécents.
            Bref !
            Sur le simple principe républicain de l’égalité devant l’impôt, je trouve absolument anormal que l’état concède à quelques citoyens (les plus aisés, évidemment !) la possibilité de définir comment ils veulent que soit investi ce qu’ils devraient, théoriquement, comme impôt.
            A moins, en poussant cette « logique » ( ?) à l’extrême, que j’aie moi-même -qui suis antimilitariste- l’opportunité d’investir ailleurs l’équivalent de ce qui servirait à financer la défense nationale, par exemple... et donc, pourquoi pas, dans ce yacht basé sous les tropiques dont je me réserverais l’usage durant mes vacances ? ! ?

          • Benjistan
            Benjistan répond à Tokani
            Libre-encenseur
            • Posté à 16h33 le 05/09/2010
            • Internaute 87230
              Libre-encenseur

            Et pour donner du travail à ces 40 000 personnes, quel est le coût réel des niches fiscales correspondantes ? Est-il vraiment utile de construire à tout va des programmes immobiliers dans des régions qui n’en ont pas besoin ? Et sur l’entretien des bâtiments historiques... même si cela va hérisser les patrimonophiles, n’a-t-on pas des dépenses plus utiles et plus urgentes que d’entretenir des vieux machins pour le plus grand plaisir des cadres soucieux d’éveiller leurs enfants aux charmes des vieilles pierres (m’est avis que nous sommes devenus un pays vieux, très vieux et qui veut, surtout, conserver une image idéalisée du passé plutôt que d’avancer vaillamment vers l’avenir).

          • Naboleon1er
            Naboleon1er répond à Tokani
            Dictateur
            • Posté à 13h18 le 06/09/2010
            • Internaute 121218
              Dictateur

            Et elle aura quelle tête ton île quand il n’y aura plus que des immeubles dessus ?

        4 autres commentaires
      • MICHELCHOPINAUD
        MICHELCHOPINAUD répond à Tokani
        LibrePenseur
        • Posté à 09h42 le 05/09/2010
        • Internaute 51618
          LibrePenseur

        Fatigué de lire toujours les mêmes sempiternels commentaires ou comment faire son miel (et son beure pour les dits sociologues) avec des idées fausses. Il faut rééquilibrer le budget national ? Pourquoi alors ne pas demander à tous de s’acquitter de l’impot (à ce jour plus de 40% des ménages ne paient aucun impot, là est l’injustice me semble t il) avec certes pour les petits revenus un pourcentage très faible (3% par exemple) Ainsi on recréera du lien social dont tout le monde se plaint de la disparition, ainsi toute personne sera enfin justifiée à émettre un avis sur les réformes fiscales en cours (quand actuellement les détracteurs de toute réforme sont ceux qui de toute façon ne contribuent pas à l’effort) ainsi on retrouvera une certaine solidarité dans l’épreuve et les difficultés, ainsi on parveindra peut être à ...un monde meilleur.

         
        • tessnel
          tessnel répond à MICHELCHOPINAUD
          parce que fraise des bois
          • Posté à 11h19 le 05/09/2010
          • Internaute 102897
            parce que fraise des bois

          Pensez-vous que la TVA soit proportionnelle ?

          Même le plus pauvre, sur un bout de pain, payera la même TVA que le plus riche.

        • bibimbap
          bibimbap répond à MICHELCHOPINAUD
          en travaux
          • Posté à 15h02 le 05/09/2010
          • Internaute 86441
            en travaux

          Tout le monde paie des impôts puisque tout le monde paie la TVA, qui assure environ 2/3 des revenus de l’Etat.

          • Aaarrrgh
            Aaarrrgh répond à bibimbap
            utopiste aujourd'hui=réaliste (...)
            • Posté à 11h18 le 06/09/2010
            • Internaute 119837
              utopiste aujourd'hui=réaliste (...)

            Oui, mais les pauvres dépensent peu, et donc payent moins de TVA que les riches (en quantité). Ils sont egoïstes ces pauvres ! !

            • bibimbap
              bibimbap répond à Aaarrrgh
              en travaux
              • Posté à 16h58 le 06/09/2010
              • Internaute 86441
                en travaux

              Salauds de pauvres !
              En fait comme les pauvres ont une propension marginale à consommer beaucoup plus importante que les riches (non, ça ne veut pas dire que ces vilains pauvres achètent des écrans plats qu’ils n’ont même pas les moyens de se payer, les imbéciles, alors que le riches se contentent sobrement de rentabiliser leur imper Burberry, ça veut seulement dire que lorsque qu’un pauvre a un peu plus d’argent que d’habitude, il le dépense, parce que ça lui permet d’acheter des choses dont il a besoin, alors que le riche aura tendance à épargner, parce qu’il a déjà ce dont il a besoin).
              La TVA est de ce fait un impôt quasi proportionnel, très légèrement progressif (mais très légèrement).

        • xaxa
          xaxa répond à MICHELCHOPINAUD
          • Posté à 13h06 le 06/09/2010
          • Internaute 88669

          En fait, toute personne ayant un revenu paye un impôt de 8% minimum, appelée CSG (qui est un impôt, cf Conseil Constitutionnel). Simplement, 50% des ménages, qui ne payent pas l’IR, ne réalisent pas qu’ils payent déjà cet impôt sur le revenu.

        • Naboleon1er
          Naboleon1er répond à MICHELCHOPINAUD
          Dictateur
          • Posté à 13h22 le 06/09/2010
          • Internaute 121218
            Dictateur

          Et pourquoi ne pas imposer le « revenu » des SDF aussi prendant que tu y es ? : pour 10 petites pièces rouges, 1 petite pièce pour Bercy ? Allez ! AU’RVOIR !

        • Tokani
          Tokani répond à MICHELCHOPINAUD
          Oldmole
          • Posté à 19h51 le 06/09/2010
          • Internaute 71184
            Oldmole

          Tout a fait d’accord avec ça !

        7 autres commentaires
      • Vert_de_Terre
        Vert_de_Terre répond à Tokani
        pirate > robot > ninja
        • Posté à 11h37 le 06/09/2010
        • Internaute 105517
          pirate > robot > ninja

        Pour l’adjectif, on dit « outremer ».

      • migloo
        migloo répond à Tokani
        anarcho-élitiste de pacotille
        • Posté à 16h05 le 06/09/2010
        • Internaute 90438
          anarcho-élitiste de pacotille

        Et pour aller un peu plus loin, la vraie justification du bouclier fiscal, introduit rappelons-le par le très socialiste et néanmoins intelligent Michel Rocard, est qu’il stimule l’économie nationale.
        L’argent qui n’est pas confisqué aux « riches » est soit dépensé soit épargné donc investi, alors que ce même argent confisqué va conforter dans leur désoeuvrement les victimes du marasme économique.
        Désolé d’être si socialement incorrect, mais l’argent des « riches » est certainement plus fertile pour l’économie que l’argent de l’Etat, et en fin de compte tout le monde en profite.

        L’inconvénient de ce bouclier fiscal est d’indisposer la grande majorité des électeurs qui n’en profitent pas directement.

        Reste à naviguer entre l’avantage économique et le risque politique, ce qui ne doit pas être facile tant il est vrai que la Raison ne pèse pas lourd face aux hordes déchaînées.

  • yabon
    yabon
    Klingon
    • Posté à 11h35 le 04/09/2010
    • Internaute 98602
      Klingon

    Le pire, c’est que la suppression du bouclier fiscal serait non constitutionnelle, selon le Canard Enchaîné.

    La gauche n’aura donc aucun autre choix qu’une réforme institutionnelle par référendum.

    • A déménagé le 9-8
      • Posté à 11h51 le 04/09/2010
      • Internaute 5710

      Admettons que la suppression soit anticonstitutionnelle....ce que je demande à voir...

      Mais bon..... eh bien, c’est simple : on ne le supprime pas, on change le taux : 99,99 %

      • Rensk
        • Posté à 12h05 le 04/09/2010
        • Internaute 65029

        Moi aussi... vu que le vote du peuple étais constitutionnel et que tout a coup il a perdu toute sa valeur...

      • pablico
        pablico répond à A déménagé le 9-8
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 14h38 le 04/09/2010
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        on peut garder le bouclier, mais le rendre productif..

        forcer à investir dans des entreprises naissantes ou stratégiques..sur 5 ans minimum.

        le capital ne sera pas perdu.. personne n’aura l’air d’être puni, volé, ni montré du doigt.

        le service national militaire, remplacé par le service national financier..

         
        • jccman
          jccman répond à pablico
          • Posté à 15h24 le 04/09/2010
          • Internaute 71353

          Liliane Bettencourt en treillis, je voudrais voir ça ! ! ! ; -)

        • iaorana-huahine
          iaorana-huahine répond à pablico
          papi
          • Posté à 19h17 le 04/09/2010
          • Internaute 109913
            papi

          forcer à investir dans des entreprises naissantes ou stratégiques..sur 5 ans minimum.

          Bin voyons ! forcer les acteurs du CAC40 à investir en France ? mais vous n’y pensez pas.
          En France, il n’y a plus grand chose à y gagner vue qu’ils ont transférez et donné des pans entiers de l’industrie française aux asiatiques....donc maintenant, ils vont tous investir là où l’argent de la production fabrique du capital vite investi su toutes les places financières du globe....

          Une question : Où vont les colossaux bénéfices des autoroutes, des pétroliers et autres esclavagistes multimilliardaires.... ? ? ? ? Réponse Partout où il y a du fric à faire, donc à l’étranger.

          Dans ces milieux, l’homme n’a aucune valeur, ou disons qu’il en a une, celle de ce qu’il peut rapporter...
          Dans ces milieux là, il n’y a pas l’ombre d’un iota d’humanisme.

          C’est à cause de ceux-là que la terre crève, que la civilisation devient de plus en plus débile et que nos société partent en biberine.

          Et donner les pouvoirs à une gang de riches qui n’auront de cesse de tout faire pour les riches, leurs Amis, au détriment des pauvres...Il ne faut pas avoir grand chose dans la tête...ça, ils le savent et ils en profitent un maximum...Il suffit de voir, d’entendre et de comprendre les énormes magouilles qui font surfaces...

        • migloo
          migloo répond à pablico
          anarcho-élitiste de pacotille
          • Posté à 16h24 le 06/09/2010
          • Internaute 90438
            anarcho-élitiste de pacotille

          « on peut garder le bouclier, mais le rendre productif. »

          Justement, tel qu’il est il est déjà productif.
          Au point qu’on gagnerait (tous) à l’amplifier, idéalement jusquà la suppression de l’IR, sauf la portion prélevée à la source (CSG+CRDS).

          « forcer à investir dans des entreprises naissantes ou stratégiques. »

          La demande naturelle pourvoira mieux à l’orientation optimale des investissements. L’expérience du dirigisme à la française ne m’a pas convaincu de la sagesse de ces comités d’experts qui prétendent prévoir ce qui sera bon pour nous.

        • Elma
          Elma répond à pablico
          Out of office
          • Posté à 12h40 le 08/09/2010
          • Internaute 88758
            Out of office

          « investir dans des entreprises naissantes ou stratégiques..sur 5 ans minimum » pour reduire ses impots, c’est ce qu’on appelle une niche fiscale me semble-t-il.

        4 autres commentaires
      • duanra33
        duanra33 répond à A déménagé le 9-8
        travailleur
        • Posté à 15h04 le 04/09/2010
        • Internaute 54191
          travailleur

        ou sinon pourquoi pas la suppression de TOUTES les niches fiscales quelles quelles soient, et toutes aide a l’impôts, tous citoyens devrait payer des impôts (si il est non imposable , il paye 1€)

        ca ferait beaucoup de fiscaliste qui pointerait au pole emploi, et sans doute beaucoup d’argent pour l’état...

        et puis tant que l’on y est , un prélèvement a la source de l’impôt (depuis le temps que tout les politiques en parlent)

         
        • A déménagé le 9-8
          • Posté à 15h15 le 04/09/2010
          • Internaute 5710

          le prélèvement à la source, ce serait une source ( : -)) ) d’injustices supplémentaires...

          Pour quelqu’un comme moi qui renvoie sa déclaration préremplie parce que ma retraite est déclarée direct au fisc et que je n’ai aucun autre revenu, ça semble aller de soi...

          mais quid des professions non salariées dont les revenus sont systématiquement sous-évalués ( en particulier grâce aux paiements en liquide ? ?)

        • xaxa
          xaxa répond à duanra33
          • Posté à 13h13 le 06/09/2010
          • Internaute 88669

          Excellente idée.

          Mais n’oubliez pas que dans les niches fiscales, il y a :
          - la PPE (5 milliards)
          - la non fiscalisation des livrets réglementés (idem quand on additionne les CEL, PEL, LA, LEP, LDD, ...)
          - si on prend la définition d’avant 2002, il y a le quotient familial (35 milliards) qui permet de rendre non imposable un foyer en raison du nombre d’enfants.
          - la défiscalisation des heures supp (5 milliards)
          - les allègements de TF, TH, CAP pour les faibles revenus.

          Le char d’assaut est donc peut être un peu violent.

          • duanra33
            duanra33 répond à xaxa
            travailleur
            • Posté à 01h15 le 08/09/2010
            • Internaute 54191
              travailleur

            je suis bien conscient de tout ces petit avantages même si je ne les connais pas tous, cependant faut se rendre a l’évidence, cela fait des années que tous les gouvernement successifs parle d’un manque d’impôts, que toutes les promesses électorales parle de ne pas les augmenter , il faut donc trouver l’argent quelques part, et l’argent est dans toutes ces niches quelle qu’elles soient, qu’elles profitent aux pauvres , comme au riches.

        3 autres commentaires
    • onapatouvu
      onapatouvu répond à yabon
      perdu pour la science
      • Posté à 12h41 le 04/09/2010
      • Internaute 85117
        perdu pour la science

      Pour ma part, j’aurais imaginé l’inverse : c’est le bouclier qui serait inconstitutionnel car il rompt l’égalité des citoyens devant l’impôt.

      Dès que les revenus d’un contribuable atteignent le seuil fatidique, ils sont « sortis » du système fiscal et ne sont plus soumis à contribution ; autrement dit, les lois régissant les prélèvements (sociaux, impôts...) ne lui sont plus applicables, ce qui semble inconcevable ; d’autant plus que les auteurs précisent, à juste titre, que les niches et autres « combines » permettent de limiter singulièrement le montant de l’impôt. Ce bouclier institue donc une zone de « non-droit » que je ne vois pas comment justifier, sauf à dire que la loi s’applique à tous, sauf à certains. Principe bien peu républicain, me semble-t-il.

      • yabon
        yabon répond à onapatouvu
        Klingon
        • Posté à 08h04 le 05/09/2010
        • Internaute 98602
          Klingon

        « Pour ma part, j’aurais imaginé l’inverse : c’est le bouclier qui serait inconstitutionnel car il rompt l’égalité des citoyens devant l’impôt. »

        Moi aussi. Mais comme il a été validé par le CC, c’est sa suppression qui serait non-constitutionnelle (pour une histoire de termes), il y a eu un article dans le Canard Enchaîné la-dessus il y a plusieurs mois. J’en suis tombé de ma chaise.

         
        • xaxa
          xaxa répond à yabon
          • Posté à 13h17 le 06/09/2010
          • Internaute 88669

          Attention, ce n’est pas le fait qu’il ait été validé par le CC qui rend sa suppression potentiellement anticonstitutionnelle.

          Ce qui rend sa suppression difficile, c’est qu’elle implique le retour d’une imposition dépassant les 50%, ce qui peut être inconstitutionnel du fait que cela serait spoliateur.

          • yabon
            yabon répond à xaxa
            Klingon
            • Posté à 14h20 le 06/09/2010
            • Internaute 98602
              Klingon

            On verra donc quand il s’agira de supprimer cette aberration fiscale.

            A noter que la spoliation concerne la totalité des biens ou revenus. Sinon, c’est de la spoliation partielle, et c’est le cas pour tout le monde vis à vis de l’impôt et des taxes.

        2 autres commentaires
    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à yabon
      journaleux - blogueur
      • Posté à 12h57 le 04/09/2010
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Il suffit de rétablir le mécanisme tel qu’il était sous le tandem Chirac-Villepin, et ça ne posera aucun problème.
      Quant au taux, le remettre comme avant l’arrivée de Sarkozy, ce doit être aussi possible.

    • oliveclaude
      oliveclaude répond à yabon
      fonctionnaire
      • Posté à 15h02 le 04/09/2010
      • Internaute 102170
        fonctionnaire

      La gauche(le PS) ne remettra pas en cause le bouclier fiscal , j attend avec impatience la remise en cause de l age a la retraite de 62 à 60 par Aubry(rire).Le PS a besoin du pognon de la bande du fouquets pour les elections (qui va jouer sur les deux tableaux ils sont pas fous)de plus quelque soit le partit au pouvoir ce n est plus la France qui decide de ses mesures economiques mais les marchés et l europe (c est la meme chose)et puis les lendemain qui chante je n y crois plus depuis 1983,mais bon vous avez le droit de rever.........

      • yabon
        yabon répond à oliveclaude
        Klingon
        • Posté à 08h12 le 05/09/2010
        • Internaute 98602
          Klingon

        « La gauche(le PS) ne remettra pas en cause le bouclier fiscal , “

        Ca ça m’étonnerait. Quant aux retraites, dès lors que l’on trouve de justes financement et que l’on tienne compte de la pénibilité et des parcours professionnels, il sera possible de revoir les ‘réformes’ des retraites faites par la droite.

    • AssistaLand
      AssistaLand répond à yabon
      Consultant
      • Posté à 21h30 le 04/09/2010
      • Internaute 122482
        Consultant

      Pour le conseil constitutionnel la juste répartition de l’impôt entre les citoyens exigée par la Déclaration de 1789 ne serait pas respectée si celui-ci « revêtait un caractère confiscatoire » ou faisait peser certaines « une charge excessive ». Mieux, et c’est là que tout bascule, le Conseil va beaucoup plus loin et déclare que, dans son principe, le bouclier fiscal « tend à éviter une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques » »

      Le probleme c’est que, comme le montre l’article, l’effet du bouclier, dans notre fiscalite ne semble pas etre celui escompte par le conseil constitutionnel, a cause surtout de la prise en compte des revenus du capital et des niches fiscales.

      Le systeme est tellement chaotique que meme la progressivite globale du systeme est en doute. Selon certains etudes le systeme pourrait etre regressif et donc la TVA ne serait pas en tant que proportionelle un impot injuste...

      Le caractere confiscatoire de l’impot devrait etre etabli avec des criteres objectifs, ce qui n’est pas possible dans un millefeuille fiscal comme le notre.

      Selon mon avis la democratie est affaiblie quand le systeme fiscal est illisible parce que il devient impossible de repartir l’effort fiscal d’une facon vraiment equitable (ou inequitable mais de facon transparente !).
      Ceux qui ajoutent des gadgets sans simplifier le systeme fiscal (et celui des aides aussi) font un tort a la democratie.

      • yabon
        yabon répond à AssistaLand
        Klingon
        • Posté à 08h28 le 05/09/2010
        • Internaute 98602
          Klingon

        « Selon certains etudes le systeme pourrait etre regressif et donc la TVA ne serait pas en tant que proportionelle un impot injuste... »

        Elle l’est pourtante, pour deux raisons (liées) : D’une sur un même produit le riche et le pauvre paient la même chose alors qu’ils n’ont pas les mêmes « facultés ». Deux, au final, le pauvre paie plus de TVA proportionnellement à ses revenus que le riche, puisque la part des dépenses de consommation représente plus dans le budget du premier que chez le second.

        « Ceux qui ajoutent des gadgets sans simplifier le systeme fiscal (et celui des aides aussi) font un tort a la democratie. »

        Oui il faudrait tout remettre à plat.

         
        • AssistaLand
          AssistaLand répond à yabon
          Consultant
          • Posté à 10h31 le 05/09/2010
          • Internaute 122482
            Consultant

          Si les biens de premiere necessite son taxes a 5,5% et les autres a 19,6% et si le riche achete plus que proportionellement des biens a 19,6% que le pauvre, la regressivite de la TVA est au minimum attenue.

          Il faudrait revoir les assiettes de TVA et les bonus-malus « ecologiques » pour limiter la regressivite de cette taxe.
          Les riches peuvent facilement echapper aux impots sur le revenu et sur le capital de facon tout a fait legale grace a la libre circulation.
          Taxer encore plus la consommation (25%) est selon moi la seule voie viable pour ne pas penaliser l’emploi en France (on taxe aussi les produits importes) et pour eviter que la regressivite (cache) du systeme n’augmente pas encore par le blais des conseillers fiscaux.

          • yabon
            yabon répond à AssistaLand
            Klingon
            • Posté à 10h33 le 05/09/2010
            • Internaute 98602
              Klingon

            « Taxer encore plus la consommation est selon moi la seule voie viable pour ne pas penaliser l’emploi en France »

            J’en doute et en plus c’est parfaitement dégueulasse.

            « Les riches peuvent facilement echapper aux impots sur le revenu et sur le capital de facon tout a fait legale grace a la libre circulation »

            Là est bien le problème. C’est pourquoi une taxe sur les transactions bancaires est indispensable.

            • AssistaLand
              AssistaLand répond à yabon
              Consultant
              • Posté à 11h01 le 05/09/2010
              • Internaute 122482
                Consultant

              Oui mais elle devrait etre globale sinon les entreprises et les individus deplaceraient leur transactions.
              Deja avec les delocalisations et les couts de transfers les grandes entreprises peuvent choisir en grande partie ou payer leur taxes.
              Les individus le font sans probleme (c’est amusant de voir qu’il y a pas un seul joueur de tennis passe ou present (Noah, Leconte, Forget,Monfils, Tsonga etc...) qui ait sa residence fiscale en France.

              Enfin, a l’heure actuelle, la seule chose plus ou moins pas localisable a son gre par les « riches » est la consommation...c’est pas juste mais faut y faire avec.

              • yabon
                yabon répond à AssistaLand
                Klingon
                • Posté à 11h16 le 05/09/2010
                • Internaute 98602
                  Klingon

                « Oui mais elle devrait etre globale sinon les entreprises et les individus deplaceraient leur transactions. »

                J’aimerais bien savoir comment ils feraient, à moins que toutes les banques et établissements financiers quitte le pays, ce qui est complètement inconcevable, surtout pour une taxe à taux très faible (0,1% ou moins). Maintenant, que d’autres pays fasse pareil, ça ne me gène pas, ce serait même plutôt bien.

                « Les individus le font sans probleme (joueurs de tennis) » Et c’est pas en augmentant la TVA que ça va changer quelque chose. Ca va juste plomber un peu plus le pouvoir d’achat de ceux qui restent.

                • AssistaLand
                  AssistaLand répond à yabon
                  Consultant
                  • Posté à 14h44 le 05/09/2010
                  • Internaute 122482
                    Consultant

                  Les transaction financieres peuvent etre deplaces facilement par les societes de gestion, les banques les assurances, les riches (il suffit d’avoir un compte a l’etranger).Pour les petits epargannts vous avez raison : ils n’y echapperaient pas.

                  « Et c’est pas en augmentant la TVA que ça va changer quelque chose. Ca va juste plomber un peu plus le pouvoir d’achat de ceux qui restent. »

                  En augmentant la TVA les riches payeront un peu plus (au moins quand ils viennent en France ils consomment), en augmentant les autres impots les riches y echapperont : l’impot sur le revenu ils peuvent le payer ailleurs ou le payer a minima grace aux niches, une taxe sur les transaction financiere idem : les seuls qui n’y echapperont pas sont les riches « productifs » obliges de rester en France, mais du moment ou il developpent leur activite, leurs societes y echapperont et l’essentiel des taxes qu’il payeront en France sera lie au travail et encouragera encore plus a delocaliser.

                  • yabon
                    yabon répond à AssistaLand
                    Klingon
                    • Posté à 15h57 le 05/09/2010
                    • Internaute 98602
                      Klingon

                    « Les transaction financieres peuvent etre deplaces facilement par les societes de gestion, les banques les assurances, les riches (il suffit d’avoir un compte a l’etranger).Pour les petits epargannts vous avez raison : ils n’y echapperaient pas. »

                    Pour faire une transaction, il faut être deux, il y a un point de départ et un point d’arrivée. Si le point de départ et/ou le point d’arrivée concerne une personne morale ou physique située sur le territoire, la taxe est dûe de la part de(s) l’établissement(s) financier(s) (qui la répercute sur ses clients). Je ne vois pas comment y échapper, à moins de ne faire aucune transaction sur le territoire (plus d’investissements, ni salaires, pas de consommation, etc. ?).

                    « en augmentant les autres impots les riches y echapperont »

                    Ca c’est défaitiste et c’est peanuts au regard du montant total récolté.

                    « le payer a minima grace aux niches »
                    Qu’il suffit donc de supprimer.

                    L’augmentation de la TVA, en plus d’être injuste, c’est la solution de facilité, et ça n’aura peu ou pas d’effet sur le problème des exportations.

                    Ca fait plus de 10 ans qu’on baisse les impôts proportionnels (sur revenu, sur les sociétés) et qu’on invente (ou augmente) des taxes tous les six mois pour des raisons fumeuses de compétitivité ou de manque de courage politique. Or ça ne fait qu’empirer (commerce extérieur, déficits, dette, croissance, etc.). Ca devrait tout de même faire réfléchir... Bref, abandonnez ces « idées » de droite, ça marche pas.

                    • AssistaLand
                      AssistaLand répond à yabon
                      Consultant
                      • Posté à 16h48 le 05/09/2010
                      • Internaute 122482
                        Consultant

                      Quand vous parliez de taxes sur les transactions financieres je pensais a la Tobin Tax, pas une taxe qui touche aussi tous les payments comme les salaires.
                      En ce qui concerne les transactions sur les marches boursiers elles sont facilement deplacables par les societes, les riches et les instituts financiers et une application au niveau national n’est pas envisageable.
                      La nouvelle directive sur les payments d’ailleurs permettra d’avoir un compte chez une banque de n’importe quel pays de l’Union (pas necessairement dans une filiale localise en France) et donc la localisation des transactions sera plus difficile.

                      « Ca fait plus de 10 ans qu’on baisse les impôts proportionnels (sur revenu, sur les sociétés) et qu’on invente (ou augmente) des taxes tous les six mois pour des raisons fumeuses de compétitivité ou de manque de courage politique. »

                      Helas les raison de competitivite ne sont pas fumeuses. il suffit de voir comment toutes les grandes societes font de l’optimisation fiscale en mettant en concurrence les differents etats.
                      C’est une question systemique que ne nous pouvons ni resoudre ni ignorer au niveau national.
                      Je ne propose pas de relever la TVA pour baisser l’impots sur le revenu et encore moins les revenus du capital, mais les charges sur le travail pour decourager le travail au noir et retrouver de la competitivite par rapport aux autres pays europeens comme l’allemagne.
                      On peut pas ignorer la regle du jeu qui nous impose la libre circulation des capitaux et marchandise adopte avec le traite de Rome. Si nous voulons jouer avec d’autres regles il faut avoir le courage politique de sortir de l’union Europeenne, question qui s’etait pose en 1983.
                      Le systeme fiscal doit etre completement reforme, mais je crois que le poids devra peser plus sur la consommation et moins sur le travail (pour les capitaux il est necessaire de trouver un accord europeeen vu leur mobilite extreme)

                      • yabon
                        yabon répond à AssistaLand
                        Klingon
                        • Posté à 17h16 le 05/09/2010
                        • Internaute 98602
                          Klingon

                        « je pensais a la Tobin Tax, »

                        C’est le même principe et mais étendu à tout. Mais taxe Tobbin, c’est déjà pas mal et on en parle enfin en haut lieu.

                        « localisation des transactions sera plus difficile »
                        L’argent a forcément un point de départ et un point d’arrivée. Quand je retire 20€ dans un distributeur, on sait où est le distributeur. Quand une entreprise investit ou verse des salaires, on sait où. Sinon c’est grave.

                        « Je ne propose pas de relever la TVA pour baisser l’impots sur le revenu et encore moins les revenus du capital, mais les charges sur le travail “

                        Ca c’est qu’on fait déjà depuis 20 ans ! Ca marche pas, sinon ça se saurait.

                        ‘Le systeme fiscal doit etre completement reforme,’
                        Oui.

                        ‘le poids devra peser plus sur la consommation et moins sur le travail’

                        Ce n’est pas sur la consommation, mais sur le capital, d’une façon ou d’une autre. A noter que taxer la consommation pénalisera d’abord l’offre intérieure qui représente 50% des échanges (35% échanges européens, 15% le reste, à ma connaissance).

                        • xaxa
                          xaxa répond à yabon
                          • Posté à 13h43 le 06/09/2010
                          • Internaute 88669

                          « L’argent a forcément un point de départ et un point d’arrivée. Quand je retire 20€ dans un distributeur, on sait où est le distributeur. Quand une entreprise investit ou verse des salaires, on sait où. Sinon c’est grave. »

                          C’est bien ce que je disais : taxer le client, donc, et non sa banque.

                        • AssistaLand
                          AssistaLand répond à yabon
                          Consultant
                          • Posté à 21h48 le 06/09/2010
                          • Internaute 122482
                            Consultant

                          A propos de la TVA « sociale » et de la baisse des charges sur le travail
                          « Ca c’est qu’on fait déjà depuis 20 ans ! Ca marche pas, sinon ça se saurait. »

                          Le probleme des jeux competitifs c’est que si les autres en font autant que vous vous perdez votre avantage et donc comme vous dites ca ne marche pas ;
                          mais si vous renoncez a chercher un avantage competitif au niveau de la fiscalite du travail vous perdez en attractivite et donc vous perdez encore plus !

                          Dans un systeme de competition entre etats et de libre circulation on est plus ou moins oblige de faire des politiques fiscales favorables aux facteurs les plus mobiles (et donc les capitaux, en considerant aussi les investissements en capitaux fixes) parce que eux ils ont le choix alors que les travailleurs en ont beaucoup moins (les competences professionelles et les liens territoriaux sont beaucoup plus enracines) .

                          Pour reequilibrer cela on a peu de leviers au niveau national si ce n’est l’education, la formation professionelle en continu, les logements sociaux. Pour donner plus de liberte de choix aux travailleurs c’est pas enorme.
                          Dans un systeme avec un seul marche et plusieures nations la TVA sociale est pour moi le moins mauvais choix, mais c’est vrai que sur le long terme c’est insuffisant et qu’il faudra travailler au niveau europeen pour eviter que la concurrence se fasse au prix de l’impossibilite d’une politique publique pour l’egalite des chances (ce qui est en partie inevitable dans le systeme europeen actuel)

                          • yabon
                            yabon répond à AssistaLand
                            Klingon
                            • Posté à 21h58 le 06/09/2010
                            • Internaute 98602
                              Klingon

                            « TVA sociale est pour moi le moins mauvais choix »

                            Pour moi, c’est le pire. C’est d’abord la TVA, et le social on verra plus tard, on connait la chanson.

                            La TVA c’est un truc de droite qu’il faut supprimer et remplacer par la taxe sur les transactions.

                • xaxa
                  xaxa répond à yabon
                  • Posté à 13h30 le 06/09/2010
                  • Internaute 88669

                  « J’aimerais bien savoir comment ils feraient, à moins que toutes les banques et établissements financiers quitte le pays »

                  Il suffit d’une filiale de la banque dans un autre pays européen, d’une gestion bancaire par Internet et téléphone. Cette filiale est alors légalement fiscalisée dans le pays de résidence.

                  Il faudrait alors taxer non la banque mais son client. Ce qui pénaliserait le client lui même.

        12 autres commentaires
  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 5