02/09/2010 à 19h19

Un accord de paix israélo-palestinien est-il possible ? (1/3)

Julien Théron | Politologue


Des négociations directes israélo-palestiniennes se sont ouvertes ce jeudi à Washington. La volonté politique suffira-t-elle à dépasser l’incompatibilité chronique des acteurs sur les principaux points d’achoppement pour atteindre le consensus ? Explication en trois volets sur la possibilité technique de création d’un Etat palestinien, les volontés politiques à l’œuvre et les enjeux internationaux.

Des dossiers sensibles

Les sujets de négociation entre Israéliens et Palestiniens laissent peu de place à des compromis tant les positions sont a priori inconciliables. Et c’est pourtant là, dans la technicité d’un possible accord de paix, que se jouent à la fois sa possibilité, sa viabilité et sa dimension historique.

Car une déclaration de principe supplémentaire ne servirait à rien, à l’instar de celle d’Annapolis, sous le patronage de George W. Bush, qui affirmait, vertueusement mais stérilement, la « détermination à mettre fin au bain de sang, aux souffrances et aux décennies de conflit entre nos peuples ; à inaugurer une nouvelle ère de paix, fondée sur la liberté, la sécurité, la justice, la dignité, le respect et la reconnaissance mutuelle ; à propager une culture de paix et de non violence ; à nous attaquer au terrorisme et à l’incitation au terrorisme, qu’il émane de Palestiniens ou d’Israéliens ».

Les mots sont là, mais la réalité est toute autre.

Seuls des consensus clairs et précis sur les dossiers de négociation peuvent permettre de changer la donne sur le terrain.

Un Etat palestinien facile à créer... sur le papier

Le statut. Un Etat palestinien, au regard de la diplomatie et du droit international, pourrait aisément être institué. L’Autorité palestinienne, cet exécutif proto-étatique établi par les accords d’Oslo en 1993 par Yitzhak Rabin et Yasser Arafat sous l’égide du Président Clinton, jouit quasiment d’une représentativité d’Etat au sein des organisations internationales et auprès de nombreux pays.

L’étatisation de l’Autorité serait donc rapidement reconnue. Mais il ne faut pas oublier que les Palestiniens sont divisés territorialement, politiquement et administrativement entre la Cisjordanie occupée, régie par l’Autorité palestinienne, et la bande de Gaza, sous blocus, dirigée par le Hamas qui avait remporté les élections de 2006 et qui ne reconnaît pas la légitimité du gouvernement de Ramallah.

Même en ne considérant que l’Autorité palestinienne, unique partenaire palestinien des négociations, un exécutif ne suffit pas à constituer un Etat. Celui-ci incarne avant tout des pouvoirs régaliens.

Premier de ces pouvoirs, la sécurité. Or Israël a posé comme condition préalable aux négociations une démilitarisation du possible Etat palestinien comme garantie de sécurité. La sécurité de l’Etat palestinien se cantonnerait donc à des forces de police, à une sécurité intérieure.

Une asymétrie avec Israël que ne goûteront peut-être pas les Palestiniens de l’Autorité, et sûrement moins encore ceux de la rue.

Quant au Hamas, il y a fort à penser qu’en cas d’accord à Washington, accord dont il est exclu, il ne cessera pas de s’opposer militairement à Israël, ce qui ostraciserait encore un peu plus le mouvement, le restreignant politiquement à Gaza, mais délégitimerait aussi l’exécutif de Ramallah.

La loi fondamentale de 2002

Etablir le droit est une autre prérogative régalienne. Les Territoires palestiniens sont techniquement régis par la loi fondamentale de 2002 (une constitution aurait établi de fait un Etat), censée établir une démocratie parlementaire. Il existe donc un Conseil législatif, fac-similé d’un Parlement national à même de « dire le droit » dans un éventuel Etat palestinien.

Mais encore faut-il que ce droit soit appliqué, c’est-à-dire qu’il y ait une justice indépendante à la fois de l’exécutif et du législatif.

Or le système judiciaire de l’Autorité palestinienne a été montré du doigt pour ses dysfonctionnements et pour n’être pas toujours garant ni praticien des droits de l’homme. Il faut également noter qu’Israël, puissance occupante, superpose son propre système judiciaire en Cisjordanie, y pratiquant si elle le souhaite sa propre loi sous l’argument sécuritaire. Quant à la bande de Gaza, c’est le Hamas qui y dit et applique sa loi.

Enfin, dernier pouvoir régalien : la souveraineté économique et monétaire. Si les économies israéliennes et palestiniennes sont logiquement imbriquées, la monnaie utilisée du côté palestinien est le shekel israélien. Or le premier ministre palestinien Salam Fayyad pousse pour la construction pratique d’attributs étatiques à l’Autorité palestinienne.

C’est ainsi que Jihad al-Wazir, gouverneur de la Banque centrale de l’Autorité palestinienne, a émis dernièrement l’idée d’une indépendance monétaire avec la frappe d’une devise proprement palestinienne -la livre, à l’instar des livres libanaise et syrienne- et qui serait indexée sur l’euro et le dollar US.

Quid de la bande de Gaza ? La livre palestinienne y serait-elle introduite, mettant Gaza, et donc le Hamas, sous contrôle monétaire de Ramallah ?

Quel territoire ?

Mais la question des pouvoirs régaliens n’est rien, en pratique, sans un attribut fondamental, attribut sans lequel l’Etat n’est pas : le territoire. Et cette question complique toutes les autres.

L’Etat palestinien devrait être établi à la fois en Cisjordanie et à Gaza, ce qui reviendrait à dire que, du fait du contrôle du Hamas sur Gaza, Ramallah ne contrôlerait pas tout le territoire national...

Ce qui déboucherait sur une situation similaire au Liban, où l’Etat n’exerce pas en réalité son autorité sur l’intégralité du territoire. Et la division des pouvoirs complique toujours une donne régionale déjà fort complexe et caractérisée par l’existence de nombreux acteurs non-étatiques, phénomène qui favorise la radicalité de toute part.

Les frontières. Les territoires palestiniens dans leur ensemble sont des entrelacs particulièrement complexes. Si la base territoriale de Cisjordanie servant aux pourparlers est l’espace inclus dans la ligne verte (ligne d’armistice de 1948 et servant de démarcation de la Cisjordanie depuis 1967), le mur de sécurité érigé par l’Etat hébreu ne suit pas précisément son tracé, englobant des colonies israéliennes, et ce de façon particulièrement significative autour de Jérusalem et vers Naplouse.

Mais ni la ligne verte ni le mur de sécurité n’ont valeur de frontière aux yeux du droit international.

A l’intérieur même de la Cisjordanie d’ailleurs, la délimitation de la Cisjordanie est d’autant plus complexe que des colonies juives avancées jouissent de routes exclusives interdites aux Palestiniens. Avec ponts et tunnels, la carte de la Cisjordanie est donc bien en trois dimensions.

Seule une faible superficie divisée en plusieurs zones discontinues est en fait sous contrôle total de l’Autorité, le reste relevant d’un contrôle double israélo-palestinien. Et le tout est entrecoupé de plus par des zones militaires israéliennes et nombre de colonies.

Afin d’assurer une continuité territoriale à l’Etat palestinien, la question de la liaison de la bande de Gaza et de la Cisjordanie reste également à être résolue, ainsi que celle de son contrôle. Le maintien par exemple du blocus israélien sur Gaza induirait que l’Etat hébreu détiendrait de facto un droit de contrôle sur les échanges entre les deux territoires palestiniens.

La question la plus sensible : les colonies

Les colonies. C’est probablement là que réside la question la plus sensible des pourparlers : le devenir des colonies en Cisjordanie, territoire que les colons nomment du nom biblique de « Judée-Samarie ».

Le démantèlement des quelques colonies de Gaza par le gouvernement Sharon avait créé une lutte politique très importante en Israël, quand bien même les colons ne s’y comptaient qu’à quelques milliers, c’est-à-dire rien comparé aux centaines de milliers de colons en Cisjordanie (248 000 personnes excluant les parties de Jérusalem annexées, 432 000 personnes en les incluant, chiffre de 2004 d’une publication Ceri - Science-Po).

Un retrait total étant politiquement et techniquement impossible pour les leaders israéliens en place, il faut décider de ce que deviendraient alors les colonies.

Il est probable qu’un grand nombre de colonies légales soient intégrées au territoire israélien, en tout cas celles qui y sont incluses de fait par le mur de sécurité. Les colonies considérées comme illégales par Israël pourraient être théoriquement démantelées.

Mais cela ne serait pas sans provoquer une levée de boucliers gigantesque des colons israéliens, et donc l’effondrement du gouvernement Netanyahou, qui serait alors obligé de se recomposer avec les centristes de Kadima, sans toutefois être sûr de ne pas devoir tout de même faire marche arrière sous pression des radicaux israéliens.

Quand aux colonies légales situées au-delà du mur de sécurité, on pourrait imaginer qu’elles soient absorbées par le futur Etat palestinien, mais cela reste fort peu probable vues les motivations idéologiques des colons. On peut aisément imaginer d’ailleurs que les Palestiniens, de leur côté, prévoient de disposer pleinement de ces terres. La question des colonies israéliennes en Cisjordanie est donc le nœud gordien de ces négociations.

Rediviser Jérusalem ?

Jérusalem. C’est une revendication des deux parties : avoir Jérusalem pour capitale. Israël a annexé unilatéralement la ville trois fois sainte en 1980, annexion considérée comme illégale au regard du droit international. Annexion ou pas, la ville est considérée du côté israélien comme la capitale légitime de l’Etat hébreu et abrite la Knesset, le Parlement israélien.

L’annexion, puis l’extension des colonies juives à Jérusalem est (partie palestinienne de la ville), autorisée par l’actuel gouvernement, a longtemps laissé penser que le gouvernement Netanyahou ne laisserait sur cette question aucune marge de négociation à l’Autorité palestinienne.

Mais le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a finalement affirmé la possibilité à la fois de souveraineté palestinienne dans certains quartiers et de création d’un « régime spécial » dans « la Vieille Ville, le mont des Oliviers et la Ville de David. » Jérusalem capitale d’un Etat palestinien serait donc techniquement possible...

Peut-être, imagine-t-on, sous condition d’une reconnaissance par l’Etat palestinien de la légitimité d’Israël sur les zones revendiquées et du statut de capitale de l’Etat hébreu.

Le droit au retour, enjeu crucial

Le « droit au retour ». La question est fondamentale, vue la guerre démographique à laquelle se livrent Israéliens et Palestiniens. Les Palestiniens réclament le rapatriement des populations déplacées du fait de la création de l’Etat hébreu. Mais depuis 1948, les populations déplacées se sont accrues et représentent aujourd’hui une masse démographique considérable.

Ainsi, si l’on exclut les personnes déplacées internes à Gaza et en Cisjordanie, la somme des réfugiés palestiniens rien qu’en Jordanie, en Syrie et au Liban représente près de 2,9 millions de personnes, selon les comptes de l’UNRWA, l’agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens.

Or la population actuelle des territoires représentait en 2009, selon l’Ined, 3,9 millions de personnes. Le retour des seuls réfugiés du Proche-Orient doublerait donc quasiment la population palestinienne, atteignant 6,8 millions de personnes, chiffre qui pourrait rapidement atteindre celui de la population israélienne (7,6 millions, chiffre Ined, 2009) en ajoutant les Palestiniens vivant en dehors du Proche-Orient.

Vu la contiguïté des territoires israéliens et palestiniens, ainsi que la convoitise territoriale à des fins d’implantation et d’exploitation, ou bien encore la question des ressources en eau, il n’y a rien d’étonnant à ce que le sujet soit un point de blocage historique du processus de paix.

Les dossiers sont donc sensibles et bien connus des protagonistes. Si les leaders israélien et palestinien, ainsi que leurs parrains américain, jordanien et égyptien, souhaitent des avancées notables -voire un accord historique- cela ne dépendra donc que des volontés politiques de chacun à les accomplir.

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  • breizhjoker
    breizhjoker répond à rrrobotom
    http://minuit-1.blogspot.com/
    • Posté à 10h56 le 03/09/2010
    • Internaute 109388
      http://minuit-1.blogspot.com/

    Je ne suis ni Juif ni sioniste donc vous me la mettrez profond une autre fois, peut être ...

    Par contre j’estime que rien ne légitime le terrorisme à la différence de la résistance.

    Après si vous n’êtes pas gêné que des malades se fasse sauter au milieu de civils femmes et enfants inclus c’est vous que cela regarde.

     
    • lapokabrite
      lapokabrite répond à breizhjoker
      nihiliste
      • Posté à 19h20 le 03/09/2010
      • Internaute 68460
        nihiliste

      les résistants français étaient des terroristes pour l’occupant allemand

      • breizhjoker
        breizhjoker répond à lapokabrite
        http://minuit-1.blogspot.com/
        • Posté à 19h35 le 03/09/2010
        • Internaute 109388
          http://minuit-1.blogspot.com/

        Oui mais ils s’attaquaient aux soldats et pas aux civils.innocents.
        C’est ce qui diférencie un résistant d’un salaud.

        • lapokabrite
          lapokabrite répond à breizhjoker
          nihiliste
          • Posté à 21h04 le 03/09/2010
          • Internaute 68460
            nihiliste

          parce que les sionistes ne s’en prennent pas aux civils et aux innocents
          vous avez la mémoire courte et l’indignation a géométrie variable

          • breizhjoker
            breizhjoker répond à lapokabrite
            http://minuit-1.blogspot.com/
            • Posté à 21h06 le 03/09/2010
            • Internaute 109388
              http://minuit-1.blogspot.com/

            Il faut être complètement abruti pour ne pas faire la distinction entre des bavures et des actes délibérés ....

            • lapokabrite
              lapokabrite répond à breizhjoker
              nihiliste
              • Posté à 21h10 le 03/09/2010
              • Internaute 68460
                nihiliste

              allez vous oxygéner le cerveau et une fois calmé on reprendra la discussion

              • breizhjoker
                breizhjoker répond à lapokabrite
                http://minuit-1.blogspot.com/
                • Posté à 21h12 le 03/09/2010
                • Internaute 109388
                  http://minuit-1.blogspot.com/

                Ca c’est de l’argument ...

                Enfin, vous faites avec ce que vous avez ...

                • lapokabrite
                  lapokabrite répond à breizhjoker
                  nihiliste
                  • Posté à 21h33 le 03/09/2010
                  • Internaute 68460
                    nihiliste

                  si vous rester dans l’insulte

                  a quoi bon continuer la discute

                  vous êtes tout excusé si l’insulte était un mode de communication au sein de votre famille

                  les enfants insultés deviennent des adultes insultants

                  • breizhjoker
                    breizhjoker répond à lapokabrite
                    http://minuit-1.blogspot.com/
                    • Posté à 07h59 le 04/09/2010
                    • Internaute 109388
                      http://minuit-1.blogspot.com/

                    Abruti n’était pas une insulte mais un constat

                    • lapokabrite
                      lapokabrite répond à breizhjoker
                      nihiliste
                      • Posté à 12h48 le 04/09/2010
                      • Internaute 68460
                        nihiliste

                      avez vous pensez a consulter un psychologue ?

                      si vous avez des problèmes ,je crois qu’il sera plus compètent que moi

    9 autres commentaires
  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 20h04 le 02/09/2010
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    si cela marche, c’est que Dieu existe..

    ou qu’il s’est réconcilié avec lui-même..

    • Inpou
      Inpou répond à pablico
      J'enfonce le clou
      • Posté à 01h27 le 03/09/2010
      • Internaute 92671
        J'enfonce le clou

      Ne t’inquiète pas, Dieu existe. Le truc, c’est qu’Il n’a pas la même notion du temps que nous. Il vient quand Il veut, c’est-à-dire par surprise.

      Bref, ce sont des pourparlers, n’est-ce pas ? Ils vont parler, parler, parler, parler pour enfin rentrer à la maison. Les colons israéliens, soutenus par l’État israélien, ne quitteront pas les colonies, et, de ce fait, le Hamas, opposé à l’Autorité palestinienne (quasi-illégitime, car battue dans les urnes), ainsi que les autres mouvements politico-religieuso-militaires pro-palestiniens ne démordront pas. Grossomerdo, la finalité de ces pourparlers, c’est le statu quo.

      • Tosca
        Tosca répond à Inpou
        en quête de justice
        • Posté à 02h02 le 03/09/2010
        • Internaute 120387
          en quête de justice

        Tout d’abord je suis convaincue que dieu n’existe pas mais ceci n’est vraiment pas important !

        Ensuite je pense que ce ne sera pas le statu quo car israël grâce à ses colons « économiques » va réduire encore les territoires palestiniens de la Cisjordanie pour en faire un vrai ghetto .

        Deux prisons ghettos aux portes du « grand israël ! » voilà ce qu’il restera aux Palestiniens.

        Ah non pardon ils auront encore aussi leurs yeux pour pleurer.

         
        • Inpou
          Inpou répond à Tosca
          J'enfonce le clou
          • Posté à 03h31 le 03/09/2010
          • Internaute 92671
            J'enfonce le clou

          « Tout d’abord je suis convaincue que dieu n’existe pas mais ceci n’est vraiment pas important ! »

          Oui, c’est un autre débat, un pari Pascalien.

          « Ensuite je pense que ce ne sera pas le statu quo car israël grâce à ses colons “économiques” va réduire encore les territoires palestiniens de la Cisjordanie pour en faire un vrai ghetto . »

          Le statu quo, c’est l’immobilisme, c’est l’état de choses actuel. Autrement dit, il n’y aura pas de grands changements.

        • Super_Beau_Gosse
          Super_Beau_Gosse répond à Tosca
          ingénieur_informaticien
          • Posté à 10h14 le 03/09/2010
          • Internaute 73577
            ingénieur_informaticien

          Si dieu existait, on ne parlerai pas de « croyants » .
          On ne croit qu’en des choses qui n’existent pas .
          On croit au père noël, à la poupée qui tousse, en un monde meilleur, que le psg sera champion...etc...etc...

        2 autres commentaires
  • fedor2b
    fedor2b
    retraité
    • Posté à 20h03 le 02/09/2010
    • Internaute 48115
      retraité

    Article sioniste

    • GoodGuy
      GoodGuy répond à fedor2b
      Chti
      • Posté à 20h57 le 02/09/2010
      • Internaute 59429
        Chti

      Et très intéressant.

      • Tristian
        Tristian répond à GoodGuy
        moi-même
        • Posté à 22h00 le 02/09/2010
        • Internaute 121503
          moi-même

        Moi, j’aime beaucoup :

        « Quant au Hamas, il y a fort à penser qu’en cas d’accord à Washington, accord dont il est exclu, il ne cessera pas de s’opposer militairement à Israël, ce qui ostraciserait encore un peu plus le mouvement, le restreignant politiquement à Gaza, mais délégitimerait aussi l’exécutif de Ramallah. »

        Il faut voir « de Gaule » derrière Hamas et « Pétain » derrière exécutif de Ramallah et vous avez du sens.

        Mais il y a peut-être lieu d’espérer : les collabos, en France, il ont fini par gagner :

        Les collaborations franco-allemandes sont l’orgueil de l’Europe

        Peut-être qu’un jour, on pourra dire de même, sur les collaborations israélo-arabes, pour le Moyen-Orient.

        J’aimerais bien y croire et je serais peut-être encore en vie pour le voir, mais c’est loin d’être gagné.

        La situation actuelle montre une réalité bien plus sombre, qui va en s’assombrissant. Mais, après la pluie, vient le beau temps. Néanmoins, je plains ceux qui seront pris dans l’orage.

  • chrissy89
    chrissy89
    étudiant
    • Posté à 20h21 le 02/09/2010
    • Internaute 107676
      étudiant

    Cette rencontre aboutira comme toutes les autres : à rien. Ce qui est drole c que les israéliens vont signer un accord avec une Autorité qui ne représente plus les palestinient.Comment peut on dire que l’on veut faire la paix son convoqué son adversaire ? ? Ou est la Hamas dans tout ca . Il a quand meme ete élu ! Pourquoi on ne les met pas aussi a la table des négociation. Comment parler de négociation quand il y a encore un blocus a Gaza ? ? ? D’après moi, le jour ou il y aura la paix ce sera quand la palestine et israël ne feront qu’un. Que ce pays soit un état laïque de droits égaux a chacun quelque soit l’apartenance.Que cet état puisse traité les israëlliens aussi bien que les palestiniens.En ce moment Israël a certaines politique qui s’approche de celle de l’apartheid.
    Comment parler encore de colonisation en 2010 après tout ce que l’on sait sur les effets négative d’un tel procédé.

    • mouron rouge
      mouron rouge répond à chrissy89
      pardonne mais n'oublie pas
      • Posté à 20h57 le 02/09/2010
      • Internaute 108386
        pardonne mais n'oublie pas

      il y a un problème, ni les Israéliens ni les Palestiniens ne veulent un seul état, ils veulent chacun le leur

      • Tristian
        Tristian répond à mouron rouge
        moi-même
        • Posté à 22h15 le 02/09/2010
        • Internaute 121503
          moi-même

        Non, autant les Palestiniens que les Israéliens veulent leur état sur la totalité de la Palestine mandataire, avec Jérusalem comme capitale.

        Autant l’un que l’autre veulent un droit de retour : les Israéliens pour tous ceux qui se disent Juifs et les Palestiniens pour tous les indigènes et leurs enfants, qui ont été chassé de chez eux.

        Mis à part si ils décident de vivre ensemble, la seule autre possibilité viable, pour rendre un des rêves possible, c’est soit de chasser les palestiniens ailleurs, soit renvoyer les juifs à la mer.

         
        • mouron rouge
          mouron rouge répond à Tristian
          pardonne mais n'oublie pas
          • Posté à 23h12 le 02/09/2010
          • Internaute 108386
            pardonne mais n'oublie pas

          Il n’est pas question d’un seul état. Ca c’est une idée des étrangers qui ne vivent pas au proche orient

          « Selon Fafo, une fondation internationale vouée à la recherche multidisciplinaire basée en Norvège, 73% des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza se prononcent en faveur de négociations de paix avec Israël, mais soulignent qu’un gel de la colonisation doit constituer un préalable aux pourparlers.

          Cette étude montre aussi une montée du soutien palestinien à l’arrêt des tirs de roquettes depuis Gaza contre Israël (53% en faveur de l’arrêt en 2009, 61% en 2010). »

          quant aux propositions sur le retour des réfugiés et l’indemnisation de ceux qui ne reviendraient pas, lire les propositions des accords de Genève, datant de 2004 mais pouvant être réactualisées

          Lien

          ou celles de Gush Shalom

          « Israël reconnaît le principe du droit au retour comme un droit humain fondamental.

          Selon ce droit, chaque réfugié aura le choix entre compensation et installation permanente dans un autre pays, retour dans l’État de Palestine ou retour en territoire israélien, en fonction des principes suivants : »
          voir la suite
          Lien

          Il faut aider les Israéliens et les Palestiniens à trouver des solutions pour la paix et l’instauration d’un Etat palestinien et non exiger quoique que ce soit en tant qu’étranger !

          • Tristian
            Tristian répond à mouron rouge
            moi-même
            • Posté à 23h51 le 02/09/2010
            • Internaute 121503
              moi-même

            Oui, j’avais beaucoup aimé les accords de Genève de 2004, qui permettaient de mettre en place les accords d’Oslo. Mais il me semble qu’Israël n’a jamais reconnu ses accords et que même les accords d’Oslo, pourtant reconnus et signé n’ont jamais été appliqué et respecté.

            Personnellement, je soutiens toutes solutions approuvées par une nette majorité de palestiniens, mais j’ai de la peine à croire à des discutions, si le Hamas n’est pas invité.

            Là, l’Europe et les USA ont montré assez clairement qu’ils n’étaient même pas capable de faire pression sur Israël pour les obliger à geler leur prise de contrôle, par épuration ethnique, de Jérusalem.

            Autant dire que je vois mal les palestiniens continuer à leur faire confiance.

            Des personnes, comme Evo Morales, auraient la grandeur morale pour faire figure de médiateurs, comme la Suisse, à l’époque. Mais il semble vraiment qu’Israël n’a jamais chercher la paix.

        • Super_Beau_Gosse
          Super_Beau_Gosse répond à Tristian
          ingénieur_informaticien
          • Posté à 10h27 le 03/09/2010
          • Internaute 73577
            ingénieur_informaticien

          Ou alors les sionistes achètent le droit de rester en Palestine .
          Ils donnent un million de dollars à chaque Palestiniens (Gazaouis, Cisjordaniens, réfugiés libanais....etc...) à condition qu’ils s’installent ailleurs .
          Et hop ! ! !
          Ca couterait dans les 7000 à 8000 milliards de dollars mais le problème serait réglé !
          Personellement je veux bien participer et donner une pièce !

          • Ratfucker-
            • Posté à 14h22 le 03/09/2010
            • Internaute 88371

            Un sondage a effectivement été réalisé en 2005 auprès des Palestiniens de Cisjordanie (pas les émigrés du Golfe, d’Amérique latine ou des Etats Unis, déjà solidement installés dans la prospérité, et qui ne songent au retour que sous forme d’une résidence secondaire avec piscine) sous forme de question : Que pensez-vous d’une émigration vers un pays d’accueil qui vous permettrait de valoriser vos qualités professionnelles, et sous quelles conditions ?
            70% étaient d’accord pour quitter leur médiocre condition, l’occupation aggravée par la corruption administrative et la violence islamiste, à condition qu’on leur rachète leur habitation à prix raisonnable, et qu’on finance leur réinstallation.
            On évite soigneusement de publier la statistique des départs de Palestiniens. 17 à 20.000 prennent l’avion chaque année pour faire fortune ailleurs ; les Chrétiens sont partis les premiers pour échapper aux persécutions, extorsions, mauvais traitements des différentes milices et polices parallèles, passant de 20% à 2% de la population arabe depuis 1967. Les musulmans possédant une éducation de bon niveau suivent le mouvement, sans compter la ruée vers les cartes d’identité israéliennes (les Arabes de Jérusalem, 70.000 en 1967, sont maintenant 280.000), concrétisant un droit de retour clandestin pour bénéficier de l’« apartheid » qui dispense allocations de chômage et familiales, assurance maladie, retraite, scolarité subventionnée, voirie, sécurité.

          • Tristian
            Tristian répond à Super_Beau_Gosse
            moi-même
            • Posté à 14h11 le 04/09/2010
            • Internaute 121503
              moi-même

            C’est une vision d’épuration ethnique et de déportation assez intéressante. Au niveau éthique, c’est presque défendable.

            Bon, peut-être que la France est prête à faire un geste et à accueillir quelques millions de palestiniens.

            Moi aussi, je veux bien donner une pièce.

        5 autres commentaires
  • Gaston le roux
    Gaston le roux
    ami des bêtes
    • Posté à 20h44 le 02/09/2010
    • Internaute 120601
      ami des bêtes

    Question idiote.... le Fatha ne devrait-il pas essayer de créer l’état de Cis-jordanie (genre Palestine-Ouest, puisqu’il existe bien une Corée du Sud) et se désolidariser du hamas pour pouvoir faire la paix avec Israël, et attendre que le hamas perde son influence pour ensuite refusionner avec la bande de Gaza ?

    En résumé, essayer de faire la paix par pallier plutôt que de vouloir faire une paix totale qui semble trop compliquée ? (à cause du hamas et des colons israéliens de cis-jordanie)

    • Anastaze
      Anastaze répond à Gaston le roux
      inconsolable
      • Posté à 21h37 le 02/09/2010
      • Internaute 53186
        inconsolable

      Ça pose quelques problèmes techniques :

      • Ratfucker-
        Ratfucker- répond à Anastaze
        • Posté à 14h30 le 03/09/2010
        • Internaute 88371

        Quand tu auras fini de cliquer sur la boule top comme un malade de Parkinson, tu pourrais chercher une carte à jour : les implantations de la bande de Gaza ont été évacuées, Sharon croyant que son geste de bonne volonté serait bien accueilli : au contraire, l’évacuation a été interprétée comme un aveu de faiblesse et une victoire de la lutte armée, et immédiatement suivie d’une pluie de Qassam. Pas très encourageant pour d’autres concessions.
        Quelles concessions les Palestiniens ont-ils accordées depuis 1993 ?

         
        • Anastaze
          Anastaze répond à Ratfucker-
          inconsolable
          • Posté à 19h41 le 03/09/2010
          • Internaute 53186
            inconsolable

          Ok

          Lien

          ← Cliquable

        • macjack
          macjack répond à Ratfucker-
          bûcheron
          • Posté à 20h29 le 03/09/2010
          • Internaute 45039
            bûcheron

          D’autres ont vu le geste « de bonne volonté » de Sharon d’une façon légèrement différente : une opération médiatique de diversion rondement menée.

          On évacue les colonies israéliennes de Gaza à grand bruit et bientôt sous les applaudissements internationaux.

          Et sans bruit on met le paquet sur la Cisjordanie, beaucoup plus important à terme, en laissant de fait des centaines de milliers de colons occuper illégalement les terres.

        2 autres commentaires
  • Tadorne
    Tadorne
    Ingénieur
    • Posté à 20h50 le 02/09/2010
    • Internaute 52463
      Ingénieur

    Cela n’aboutira à rien, comme d’habitude. Car des 2 cotés les faucons (Hamas + droite israélienne) ne veulent pas que ça aboutisse.

    Alors rêvons un peu mais moi aussi j’ai le droit d’avoir un programme en 3 points qui bien sûr va faire hurler tout le monde :

    1 : reconnaissance de l’état d’Israël et de l’état palestinien dans les frontières de 1967 par tous les états de la région avec bien sûr rétablissement de l’autorité palestinienne sur la bande de Gaza.

    2 : Jérusalem devient une principauté indépendante, un peu comme Andorre, et les chefs d’états israélien et palestinien sont les co-princes de cette principauté (comme pour Andorre)

    3 : Israël loue les colonies à la Palestine avec un bail de 50 ans et donc paie un loyer non négligeable (cela fera du fric à la Palestine qui en a bien besoin). Dans 50 ans les colonies reviennent à la Palestine (comme cela a été fait pour Hong-Kong)

    Oui, je sais, « you may say I’m a dreamer... »

    • GoodGuy
      GoodGuy répond à Tadorne
      Chti
      • Posté à 22h33 le 02/09/2010
      • Internaute 59429
        Chti

      Moi je les trouve futées vos propositions.

    • Ratfucker-
      Ratfucker- répond à Tadorne
      • Posté à 14h34 le 03/09/2010
      • Internaute 88371

      C’est enfoncer une porte ouverte : lors du partage par l’ONU le 29/10/1947, Israël a immédiatement reconnu l’état arabe de Palestine. Reste aux Arabes à reconnaître le droit à l’indépendance des sous hommes dhimmis descendants de singes et de porcs. C’est cela la profonde souffrance du peuple palestinien.

  • tessnel
    tessnel
    parce que fraise des bois
    • Posté à 20h56 le 02/09/2010
    • Internaute 102897
      parce que fraise des bois

    La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf finira bien par éclater.

    A moins qu’elle ne retourne croasser dans sa mare.

  • Glavhio
    Glavhio
    Pouet
    • Posté à 21h06 le 02/09/2010
    • Internaute 114795
      Pouet

    « Quand aux colonies légales situées au-delà du mur de sécurité.. »

    Qu’est ce qu’elles ont de plus légales que les autres ces colonies ?
    J’ai du mal à comprendre comment ils différencient une colonie légale d’une colonie illégale. D’ailleurs je ne comprend pas comment ils font pour considérer une colonie légale, quelle qu’elle soit...

    Je vais aller monter une colonie « légale » en Allemagne ou en Suisse tien, je me demande comment ça serra perçu ^^.

    • Student.Tlse
      Student.Tlse répond à Glavhio
      immigré sans papier
      • Posté à 23h10 le 02/09/2010
      • Internaute 123689
        immigré sans papier

      Les colonies légales sont celles qui subissent une expansion NATURELLE.

    • Otreman
      Otreman répond à Glavhio
      • Posté à 09h44 le 03/09/2010
      • Internaute 45643

      « ...pour considérer une colonie légale, quelle qu’elle soit... “

      C’est probablement pour ’eux’ qu’ont été créées les expressions :

      - l’enculage de mouches,
      - la coupe de cheveux en 4,
      - tortiller du cul pour chier droit
      - et (autres perversions de la logique naturelle)

    • Ratfucker-
      Ratfucker- répond à Glavhio
      • Posté à 14h37 le 03/09/2010
      • Internaute 88371

      En France, une colonie légale se dénomme « cité sensible ». Une colonie illégale : campement de Roms.

  • mouron rouge
    mouron rouge
    pardonne mais n'oublie pas
    • Posté à 21h04 le 02/09/2010
    • Internaute 108386
      pardonne mais n'oublie pas

    article intéressant qui décrit bien les nombreux problèmes. Pour celui du retour des réfugiés, les 2 groupes de Palestiniens et d’Israéliens qui ont fait des propositions, Gush Shalom et Shalom Archav, ont proposé une compensation aux réfugiés qui ne reviendraient pas. Il ne faut pas se leurrer, au bout de 60 ans, tous ne reviendront pas.
    J’attends le 2e

  • oliveclaude
    oliveclaude
    fonctionnaire
    • Posté à 21h04 le 02/09/2010
    • Internaute 102170
      fonctionnaire

    juste une question pour faire rire (malheureusement)l europe ,elle est ou dans tous ce processus ?

  • Perlipop
    Perlipop
    peintre en batiment
    • Posté à 21h15 le 02/09/2010
    • Internaute 122254
      peintre en batiment

    Encore une hypocrisie du couple diabolique états-unis israël

  • mesam
    mesam
    Etudiant
    • Posté à 21h25 le 02/09/2010
    • Internaute 85700
      Etudiant

    Israël réclame sa reconnaissance mais refuse la création d’un Etat Palestinien, un comble.

    On parle de délimitation des frontières pour un état palestinien, mais Israël a été crée avant tout sur des principes religieux et notamment la référence à la « terre promise ».
    Le problème est que les textes religieux du judaïsme ne signifient pas explicitement et précisément les frontières de cette « terre promise ».
    On peut donc se poser la question de la légitimité des frontières de cet État, mais aujourd’hui ce n’est plus la question, Israël existe c’est un fait.

    En outre, Israël s’enlise dans une politique de colonisation honteuse et d’un autre temps , ce qui n’est pas digne de ce que l’on considère comme la seule démocratie de la région.

    Pour finir, sans vouloir être pessimiste tout laisse à penser qu’aucun accord de paix n’est envisageable pour le moment, le gouvernement Israélien actuel étant assez radical et l’autorité palestinienne plus que mollassonne pour parvenir à imposer ses requêtes.

    • Ratfucker-
      Ratfucker- répond à mesam
      • Posté à 15h05 le 03/09/2010
      • Internaute 88371

      « Israël refuse la création d’un état palestinien » : relis tes classiques ! Israël a reconnu l’état arabe de Palestine le 29/10/1947. Les Pals eux-mêmes, quoique disposant de tous les attributs d’un état : territoire, population, langue, religion d’état, constitution, armée, parlement, justice, police (la plus pléthorique du monde) enseignement, PTT, administration, drapeau, hymne national, budget d’état, douanes, diplomatie, refusent de proclamer leur état de jure, car cela les obligerait à reconnaître les frontières, donc l’indépendance d’Israël, état des dhimmis sous hommes descendants de singes et de porcs.

  • Walid Salem
    Walid Salem
    Dans les livres
    • Posté à 21h28 le 02/09/2010
    • Internaute 103891
      Dans les livres

    Cet article me rend assez dubitatif !
    On part donc du principe que tout ce qui a été acquis ou annexé illégalement pas Israël devient dans les négociations comme étant des critères de facto. Or, comme partout, quand on construit sur un terrain qui n’est pas le sien, le propriétaire est en droit de réclamer la démolition de la construction et aux instances responsables de reloger les habitants, qu’ils soient un, deux, ou 300 000.
    Le pouvoir du Hamas à Gaza est illégal si on doit se reporter à la constitution de l’autorité palestinienne (cela peut faire sourire, mais il y en a une). Malheureusement cette autorité a toujours été mise à mal par Israël. On se souvient du siège d’Arafat à Ramallah en 2002 alors que le statut de l’’autorité palestinienne, défini après les accords d’Oslo en 1993, était (enfin) entrain de se mettre en place. Les immeubles et les bureaux de l’Autorité ont été bombardés jusqu’à leurs démolitions. Affaiblie (aussi par la disparition d’Arafat), l’autorité perd le pouvoir à Gaza en 2007 après l’épreuve de force du Hamas, illégalement armé, alors le Fatah, qui constitue l’essentiel de la force armée légale palestinienne, n’a jamais eu le temps et les moyens de se réorganiser depuis l’opération Rempart et la destruction de tous les immeubles de la Mouqata’a (c-à-d les bureaux gouvernementaux de l’Autorité palestinienne et le quartier général de l’administration locale palestinienne).
    C’est difficile alors de demander à quelqu’un de se mettre debout pour discuter d’un accord de paix alors qu’on ne cesse de lui mettre des coups dans les pattes !
    Pour la frontière, il est évident qu’il faut remballer tous les blocs de bétons qui font le mur de séparation pour relier les territoires en eux.
    Le droit au retour, comme je l’ai évoqué dans un article publié dans Rue 89, il est validé par Israël en étant membre de l’ONU (cf. la résolution 194 qui reconnaît aux réfugiés palestiniens le droit au retour sur leurs terres et le droit à l’indemnisation pour les biens qu’ils ont perdus).
    Bref, j’ai bien l’impression qu’il y a une manigance qui ferait encore passer les palestiniens et leurs représentants pour un obstacle à la paix et permettre à Netanyahou et Obama de se rabibocher sur le dos d’un échec cuisant dont ils se laveront les mains.

    • Anastaze
      Anastaze répond à Walid Salem
      inconsolable
      • Posté à 22h10 le 02/09/2010
      • Internaute 53186
        inconsolable

      Vous pouvez ajouter que le mandat présidentiel d’Abou Mazen a expiré le 8 janvier 2009, qu’il a démissionné et a été contraint de retirer sa démission par Obama.

      Dans ces conditions quelque soit l’accord signé par l’actuelle Autorité Palestinienne il est par avance nul et non avenu, et pourra être contesté par quiconque.

      Paradoxalement ceux qui ont le plus intérêt à la création d’un état palestinien ce sont les Israéliens attachés au caractère juif d’Israël.

      Une annexion de la Cisjordanie entrainera soit la perte du caractère juif de l’état hébreu, soit une expulsion des Palestiniens qui ne manquera pas d’émouvoir l’opinion publique américaine et de tarir une source de revenus vitale.

    • Ratfucker-
      Ratfucker- répond à Walid Salem
      • Posté à 15h28 le 03/09/2010
      • Internaute 88371

      Le droit de retour des réfugiés est sans précédent dans le droit international. Jusqu’ici, les réfugiés ont eu seulement le droit de sauver leur peau en s’enfuyant et en abandonnant leurs avoirs. Sinon qu’en serait-il des dizaines de millions d’Hindous fuyant le Pakistan, des Grecs chassés de Turquie et de Chypre, des Arméniens échappés au génocide, des boat people fuyant les Khmers Rouges, des 12 millions d’Allemands expulsés par l’Armée Rouge, parmi les 40 millions de personnes déplacées en Europe ?
      Les descendants des réfugiés palestiniens (sur 600.000 Arabes vivant en 1947 sur le territoire d’Israël, il en restait 175.000 en 1949, mais l’UNWRA comptait sur ses listes 750.000 allocataires d’aides alimentaires : miracle de l’agèbre !) continuent après 4 générations, de ponctionner presque 50% du budget annuel consacré par l’ONU à l’ensemble des réfugiés de la planète. S’ils bénéficiaient du droit de retour, renonceraient-ils à ce pactole, qu’ils touchent même lorsqu’ils sont devenus de prospères commerçants en Afrique, ingénieurs dans le Golfe, professions libérales en Amérique latine ?
      Le million de Juifs persécutés, massacrés, spoliés, dépouillés de leur citoyenneté et finalement expulsés par les bourgeoisies administratives des pays arabes de 1946 à 1967 sont venus constituer l’assise démographique d’Israël. Leur présence délégitime la notion de Droit de Retour, car ils n’ont reçu aucun dédommagement et ont du se reconstruire une existence à la force du poignet, sans que personne, sauf Kaddafi, ne leur propose le retour au pays natal, dont aucun ne voudrait sauf les rares admirateurs du frère Kaddafi.

  • speedy38-
    speedy38-
    Ingénieur des travaux finis
    • Posté à 21h57 le 02/09/2010
    • Internaute 124689
      Ingénieur des travaux finis

    Tant que l’état d’Israël ne reconnaîtra pas les résolutions de l’ONU et ne les appliquera pas la paix ne sera pas envisageable.

    Mais cet état désire-t-il réellement la paix ? - je parle de l’état, pas des Israéliens qui dans leur majorité préféreraient avoir la tranquillité...

    La majorité des Palestiniens souhaitent aussi la tranquillité.

    Ensuite, il y a les excités de tous bords qui, pour des raisons peu avouables, font tout pour faire monter la mayonnaise pour le plus grand profit des marchands d’armes.

    Misère, misère, ce sont toujours les civils innocents qui trinquent.

  • GoodGuy
    GoodGuy
    Chti
    • Posté à 22h46 le 02/09/2010
    • Internaute 59429
      Chti

    Ce qui me parait remarquable sur ce forum est que la quasi totalité des sceptiques et des pourfendeurs de ces négociations de paix sont les pro-palestiniens et les antisionistes alors que ceux qui ont quelque espoir que ces négociations aboutissent sont dans le « camps adverse ».

    • Tristian
      Tristian répond à GoodGuy
      moi-même
      • Posté à 22h57 le 02/09/2010
      • Internaute 121503
        moi-même

      Il faut bien dire la vérité : durant les accord d’Oslo, Arafat représentait les palestiniens, il était vraiment crédible.

      Aujourd’hui, il ne faut pas oublier que, démocratiquement, le Hamas avait gagner les élections. Refuser de l’impliquer dans les négociations de paix, c’est un peu comme ce qu’ont fait les allemands, en France, en imposant Pétain, comme négociateur et comme signataire du traité de paix.

      Tout le monde comprend que beaucoup de francais ont préférer suivre un terroriste, vendu à la perfide Albion (je parle de « de Gaule »).

      C’est que le problème israélo-palestinien est devenu une sorte de catalyseur d’une guerre du monde judéo-chrétiens contre les barbares latinos, ortodoxes, chinois et musulmans, comme le veut la doctrine néocom de la guerre des civilisations.

      C’est qu’on sait déjà le résultat des négociations : on va de nouveau nous présenter les palestiniens comme les grands méchants qui ne veulent pas la paix.

      Moi, j’avais cru aux accord d’Oslo, mais, aujourd’hui, rien ne permet d’imaginer que des négociations aboutissent, surtout misent en place de cette manière.

      Je vois, malheureusement, la mise en place de la guerre des civilisations, qu’on veut absolument nous vendre.

      J’espère que ma première patrie, la Suisse, arrivera à rester à l’écart, mais c’est loin d’être gagné.

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