Sur le terrain 29/09/2010 à 13h23

« Je vois une fille, je dis : “Elle s'appelle Truc, elle est vierge” »


« La Cité du mâle », le documentaire de Cathy Sanchez qui avait été déprogrammé in extremis fin août, sera diffusé ce mercredi 29 septembre sur Arte à 21h35.

Les conditions dans lesquelles ce film sur le machisme en banlieue a été réalisé et les propos tenus par les protagonistes continuent de faire polémique. Avant sa date de diffusion initiale, Rue89 avait fait réagir deux lycéens de Vitry-sur-Seine au documentaire. (De nos archives)

Le mardi 31 août à 22h20, Arte devait diffuser « La Cité du mâle », un documentaire réalisé par Cathy Sanchez dans le cadre d’une soirée intitulée « Femmes : pourquoi tant de haine ? ». La programmation a été annulée au dernier moment par la chaîne qui explique, en commentaire sur Rue89, que certaines personnes se seraient senties en danger.

Dans ce film, la réalisatrice revient à la cité Balzac, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) où Sohane avait été brûlée vive en 2002.

Le film ouvre sur une séquence crue : un jeune prend la défense de son ami, qui a écopé de 25 ans de prison parce qu’il a tué Sohane. Plus loin, la réalisatrice pousse sa caméra au pied de cités voisines et sur des pelouses où d’autres jeunes hommes de 18 ou 24 ans accusent « Ni putes ni soumises » d’avoir « raconté leur vie à la télé » -« rien que des traînées ».

Le verbe est acide, leurs mots font faire des bonds. Ceux de Chahrazad aussi. Brûlée à 66% en 2005 par le petit ami qu’elle venait de quitter, elle dit :

« Tu t’imagines, à 10 ans, tu te dis : “Oh mince, j’aurais dû être un garçon ?” [...] Je crois que le feu, c’est la pire des choses. Personne ne peut comprendre ce que c’est. Surtout le moment où tu t’enflammes : tu as un point d’interrogation dans la tête, tu te demandes : “Est-ce que je vais vivre, mourir, vivre, mourir ?” »

Caricatural ? Sensationnaliste ? Rue89 a fait visionner le film à des jeunes lycéens de Vitry-sur-Seine que nous suivons depuis une petite année. Eux parlent certainement moins fort, moins cru. Ils soulignent aussi que « présenter ces mecs comme des chefs de bande est vraiment naïf », « plutôt cliché comme toujours sur la banlieue »

Pourtant, à mesure que le film défile, Julie et Amid -les prénoms ont été modifiés-, 16 et 18 ans, retrouvent le climat général dans lequel ils ont grandi. Elle dans une maison, lui en HLM, tous deux en lisière de la cité Balzac - celle de Sohane. A trois jours de leur rentrée en terminale, voici leurs réactions.

« Savoir si la fille l’a déjà fait ou pas »

Tout au long du documentaire, il n’est question que de ça : ce que peut bien être une « fille bien », au contraire d’une « chienne, d’une traînée qui se fait trouer », comme dit Okito, tout juste majeur. (Voir la vidéo)

Amid et Julie confirment :

« Savoir si la fille l’a déjà fait ou pas, on en parle tout le temps entre nous. »

Amid : « Par exemple, je vais parler d’une fille, je vais dire direct : “Elle s’appelle Truc et elle est vierge.” Ça vient d’office. C’est le pilier de la relation homme-femme en banlieue. Si une fille n’est pas vierge, c’est impossible qu’elle se marie, ou alors ce sera avec un cas soc de ouf. »

Julie : « Je suis athée, blanche, pas musulmane. Mais ça compte aussi. C’est un truc de respect pour elle-même, chez la fille. Si vous me dîtes qu’à Paris, la plupart des filles couchent avant le mariage, ça ne m’étonne pas, je sais que c’est normal pour vous. Mais nous, c’est quand même une chienne. Ça marginalise. »

Amid : « C’est deux mondes différents, on n’appartient pas au même monde. Je sais que chez nous une fille sera jamais amenée à se marier si elle l’a fait. Ça n’a rien à voir avec le fait qu’elle ait 18 ans ou pas. Déjà vivre dans les banlieues et réussir, c’est pas facile. Alors si en plus elles font ça, c’est pas sorcier qu’elles galèrent. »

Julie : « Dire non, c’est carrément possible. C’est osé, quand la question se pose au bout de quelques semaines. les mecs insistent de moins en moins, mais d’un autre côté, il y a plein de filles avec lesquelles c’est de plus en plus facile pour eux d’obtenir ce qu’ils veulent. »

Amid : « 80% des mecs l’ont déjà fait, même s’ils ne se marieront jamais avec une fille qui l’a déjà fait. Mais de plus en plus, les mecs attendent eux aussi le mariage. Moi par exemple, je suis pour l’égalité entre les garçons et les filles sur ce plan-là. J’attends. C’est pas la honte, au contraire : c’est respect. Personne va rien te dire. »

Sur Sohane : « C’est abusé de se faire brûler »

Dans le film, plusieurs voix critiquent la médiatisation du meurtre de Sohane. Et prennent la défense de son incendiaire. Ce qui a de quoi choquer.

Julie : « C’est vrai que c’est abusé. Mais à mon avis il parle de quelque chose qui le touche. »

Amid : « Il parle d’un ami à lui qui a pris 25 ans. Tu te rends compte ? 25 ans ! Après, il parle comme beaucoup de mecs de banlieue. A l’écran, ça donne : c’est un Arabe qui parle mal. Oui, il parle violemment, mais le caméraman a quand même réussi à lui parler, que je sache. Il fait des sourires, même. Cette violence, elle est assez classique, quand même. »

Julie : « Sohane, ça fait longtemps que j’en ai pas parlé. Mais ça peut ressortir, de temps en temps. Ça existe. »

Amid : « Jamais j’en parle, alors que j’ai grandi à côté. A mon avis, ça pourrait se reproduire. Pas sûr que ça ait calmé les gens. C’est même de plus en plus possible parce que ça devient de plus en plus normal que les filles se comportent comme ça. L’histoire est pas aussi simple qu’on croit. »

Julie : « Après, c’est abusé de se faire brûler. »

« Si mon copain m’en met une, je retape direct »

Dans le film, deux filles discutent sur un banc. L’une d’elle dit qu’une petite claque « remet les idées en place ». On comprend que la claque va toujours dans le même sens. Que ça rafraichit surtout les idées des filles.

Julie : « Si tu la mérites, prends-là. Mais moi si mon copain m’en met une, je retape direct. »

Amid : « Y a aussi des filles qui mettent des gifles, non ? Moi je suis contre qu’on tape les femmes. Ma sœur, je lui mets les points sur les i, mais je la tape pas. Après, c’est moins choquant chez nous que chez vous. On voit des trucs bien plus graves en banlieue. »

L’autorité du frère : « C’est culturel, c’est normal »

Rachid a 25 ans, il affirme que si sa sœur n’est pas rentrée chez eux « une heure, une heure et demie après son travail », « il la menotte », la fracasse. Sa sœur a 28 ans. (Voir la vidéo)

Julie : « Je trouve ça bien. C’est lui le garçon, c’est à lui de faire attention. Mes petits frères, qui ont 14 ans et moi 16, peuvent me dire de ne pas m’habiller comme ci ou comme ça, par exemple. C’est normal. »

Amid : « C’est culturel. C’est normal. Si ma sœur le fait [coucher avant le mariage, ndlr], c’est comme si j’étais homosexuel, le mec à qui ça arrive, il a plus de nom. Y a des trucs à ne pas faire, quand même. Ça ne change rien qu’elle soit plus vieille, qu’elle ait 28 ans. Tout dépend surtout si le père est à la maison. »

Julie : « Nous, on connaît énormément de familles où la mère est seule avec les enfants. C’est le fils qui prend l’autorité. Après, je comprends que ça vous choque. Mais on a grandi dans ce truc. Y a rien de choquant, pour nous. »

« Si ton fils est homo, tu te tues ? »

Dans le film, Okito dit que si son fils était gay, il « le taperait tellement fort qu’il deviendrait hétéro ». Et aussi que ce ne serait plus son fils. Ce passage a fait marrer Julie et Amid.

Amid : « Dans une cité, c’est impossible. Il n’a rien à faire là. J’en connais pas et j’ai pas envie d’en connaître. C’est toujours cette trace de la religion dans la culture banlieue : c’est pas naturel. »

Julie : « Ça me dérange, mais les gens font ce qu’ils veulent. Mais pas devant moi. C’est pas naturel mais ils font ce qu’ils veulent. »

Amid : « Je ne vais même pas le taper : c’est incorrigible, ça. Ça me dégoûte. C’est contraire à la nature. Je n’arrive même pas à penser “ils font ce qu’ils veulent”, tellement c’est grave. Si ton fils est homo, je sais pas... tu te tues ? »

Julie : « Ça c’est dur, si c’est ton fils. Je ne sais pas ce que je fais. »

Le look : « Faut cacher »

Amid : « Un décolleté, des vêtements moulants, j’assimile ça direct au fait de le faire [coucher, ndlr]. »

Julie : « Je suis bien en jogging. Mais parfois je mets des tuniques avec des leggings. »

Amid : « Ça, c’est déjà trop. Faut cacher. Soit tu le fais, soit tu le fais pas. Un décolleté, montrer ses cuisses dans des leggings moulants, c’est déjà trop. La femme ne se respecte pas, là. C’est un truc d’idéal féminin. Une femme doit se respecter.

Je pense que nous, les mecs de banlieue, on a dans la tête un idéal de pureté. On a une image idéale de la femme. C’est ce dont parlent tous les mecs du film, au fond. Son corps, la femme doit le réserver à elle-même et à son mari. Ça fait partie de la magie. »

« Ne pas s’afficher ça fait le romantisme »

Ancien des cités et homo, un jeune homme au visage flouté parle de ce qu’est un jeune type de banlieue. D’une forme de verrou social qui prohibe le romantisme, l’attention envers une fille avec qui l’on est. (Voir la vidéo)

Amid : « C’est clair que c’est caché. Tu ne le montres pas. Mais tous les mecs, quand ils sont avec leur meuf au téléphone à minuit, ils font forcément les canards à un moment ! »

Julie : « Refuser de s’afficher, c’est pas pour tout le monde, ça dépend quand même d’un garçon à l’autre. »

Amid : « C’est une question de pudeur, aussi. De respect de soi-même, à la limite. Ça fait partie du charme, aussi, de ne pas s’afficher. En fait, c’est ça qui fait le romantisme. Mais disons que c’est un romantisme un peu retravaillé ! »

Mis à jour le 31/08 à 16h30 avec l’ajout de l’extrait vidéo avec Okito, et de celui sur le machisme, à 17h15 avec l’ajout de l’extrait vidéo avec Rachid.

Mis à jour le 31/08 à 23h45 après l’annonce par Arte d’une déprogrammation in extremis.

► Article initialement publié le 31/08/10

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  • eedee
    eedee
    photographe et vidéaste
    • Posté à 13h50 le 31/08/2010
    • Internaute 59691
      photographe et vidéaste

    « Jamais j’en parle, alors que j’ai grandi à côté. A mon avis, ça pourrait se reproduire. Pas sûr que ça ait calmé les gens. C’est même de plus en plus possible parce que ça devient de plus en plus normal que les filles se comportent comme ça. L’histoire est pas aussi simple qu’on croit. »

    « Je ne vais même pas le taper : c’est incorrigible, ça. Ça me dégoûte. C’est contraire à la nature. Je n’arrive même pas à penser “ils font ce qu’ils veulent”, tellement c’est grave.
     »

    Effectivement, du « romantisme un peu retravaillé ».

    Charmant, cet Amid. Ça me donne envie de faire un tour en banlieue !

    Heureusement que, inconscient ou pas, je décide de ne pas croire un seul instant que tous les mecs de banlieue pensent comme ça. Sinon ça me ferait trop flipper...

    • Dadourunrun-
      Dadourunrun- répond à eedee
      mange son bao ze
      • Posté à 14h02 le 31/08/2010
      • Internaute 124435
        mange son bao ze

      En dehors de deux trois petites choses réactionnaires du genre « Après, c’est abusé de se faire brûler. », on s’en que l’intégration suit son chemin en france.

      Allez julie, encore un effort.

      • Chloé Leprince
        Chloé Leprince répond à Dadourunrun-
        Auteur(e) de l'article Rue89 Rue89
        • Posté à 14h04 le 31/08/2010
          rédacteur
        • Internaute 74
          Rue89

        Julie (le prénom a été modifié) n’a pas à s’intégrer : elle est blanche, née en France, et ses parents sont eux-mêmes Français, nés en France... de quelle intégration parlez-vous ? Pour le reste, sa parole n’engage qu’elle-même, évidemment... et je trouve intéressant de la leur donner (la parole) non ?

         
        • vilmorpheus
          vilmorpheus répond à Chloé Leprince
          Idéaliste
          • Posté à 14h10 le 31/08/2010
          • Internaute 86413
            Idéaliste

          Vous noterez tout de même que la façon dont elle conçoit l’égalité homme-femme et la liberté sont loins de celles qu’elles devraient normalement être en France (même si les valeurs de la République ont une facheuse tendance à être bafouées ces derniers temps..)

          Donc le mot intégration prend tous son sens ici, réinsertion si vous préferez

          • Chloé Leprince
            Chloé Leprince répond à vilmorpheus
            Auteur(e) de l'article Rue89 Rue89
            • Posté à 14h26 le 31/08/2010
              rédacteur
            • Internaute 74
              Rue89

            Je vois. Cette question est évidemment au coeur de tout ce qui se dit dans l’échange. Au coeur ou plutôt en creux...

            • PonG
              PonG répond à Chloé Leprince
              rationaliste fondamentaliste à (...)
              • Posté à 18h18 le 31/08/2010
              • Internaute 14407
                rationaliste fondamentaliste à (...)

              En effet, on voit. On voit par exemple que beaucoup ont du chemin à faire pour réaliser que le problème est infiniment plus social que culturel ou religieux. Mais dire ça, c’est encore de la bienpensance évidemment.

        • lulu.sur.rue89
          lulu.sur.rue89 répond à Chloé Leprince
          Entre deux chaises, assez (...)
          • Posté à 14h19 le 31/08/2010
          • Internaute 99634
            Entre deux chaises, assez (...)

          Oui, très intéressant - un des articles récents qui apporte le plus sur ce sujet, car on parle beaucoup des jeunes de banlieue, mais on ne sait guère ce qu’eux pensent.

          Même si l’on sent qu’ils font certaines concessions du fait de la situation de l’entretien (lorsqu’ils font référence à ce que l’on peut penser d’eux à Paris ou autre), ce qui s’en dégage est tout de même qu’ils livrent leurs jugements sans trop s’auto-censurer - ce qui est à votre crédit en tant qu’interlocutrice-journaliste.

        • 2Base
          2Base répond à Chloé Leprince
          Financier gentil
          • Posté à 14h16 le 31/08/2010
          • Internaute 100943
            Financier gentil

          Je pense qu’il parle de l’intégration dans la société (ailleurs que la cité, quoi)

        • longshort
          longshort répond à Chloé Leprince
          Speculateur sympa
          • Posté à 14h20 le 31/08/2010
          • Internaute 123397
            Speculateur sympa

          Chloé, je crois bien que vous avez compris le commentaire de Dadourunrun a l’envers...

          • Chloé Leprince
            Chloé Leprince répond à longshort
            Auteur(e) de l'article Rue89 Rue89
            • Posté à 14h59 le 31/08/2010
              rédacteur
            • Internaute 74
              Rue89

            Ah... possible, ça m’arrive :)

        • Jean-Francois Hollanchon
          Jean-Francois Hollanchon répond à Chloé Leprince
          Francine président
          • Posté à 14h20 le 31/08/2010
          • Internaute 94311
            Francine président

          « ca parole » ou « sa parole » ?

        • Tropicaleyes
          Tropicaleyes répond à Chloé Leprince
          Jean-Christophe, En Slim, (...)
          • Posté à 14h22 le 31/08/2010
          • Internaute 95001
            Jean-Christophe, En Slim, (...)

          Le problème c’est qu’elle doit s’intégrer à son environnement : elle est blanche certes, mais peut être dans son quartier/lycée/environnement hors famille elle est en minorité blanche, etant donné l’image négative des blancs qu’on certaines personnes : filles faciles, bouffons faibles, je pense que elle va chercher à s’intégrer.

          Il y a intégration dans la société : travail, norme et celle dont on ne parle pas et qui est souvent propre aux jeunes.

          J’ai vécu en banlieue, je jouais souvent au foot avec des potes de quartiers et croit moi, les tournoi c’était afrique contre reste du monde ou asie contre afrique : véridique !

          Je sais que socialement vous venez d’un autre bord, mais dans certaine banlieues les blancs sont en minorité et peuvent souffrir de pression.

          PS : je metisse allemand-malgache, au cas ôù l’envie de me traiter de raciste vous passerai par la tête....

        • Dadourunrun-
          Dadourunrun- répond à Chloé Leprince
          mange son bao ze
          • Posté à 14h34 le 31/08/2010
          • Internaute 124435
            mange son bao ze

          Adolescent, on ne s’intègre pas a un pays - entité plus qu’abstraite- mais aux modes et aux règles de fonctionnement des jeunes de son collège.
          Dans mon collège de banlieues les blancs se mettaient a écouter du rap. Je pourrais vous réciter de mémoire tout l’album ’’paris sous les bombes’’, et je disais ’’ vas y mange pas ca en juif’’. Une fille de mon collège ( blanche) s’était faite agressée sexuellement pas trois jeunes ( arabes).
          Toute la classe avait spontanément pris le parti des garçon contre la fille trop ’’aguicheuse’’.

          C’est une acculturation assez triste.

          • shaman de l amour
            shaman de l amour répond à Dadourunrun-
            cuniculteur potentiel plein d' (...)
            • Posté à 17h06 le 31/08/2010
            • Internaute 117827
              cuniculteur potentiel plein d' (...)

            Tiens, je l’ai souvent entendu aussi, cette expression : « mange pas ça en juif ».

            Pourtant, je ne viens pas de la téci, mais d’un bled paumé en cambrousse.

            Et ceux qui sortaient cela étaient des Petits Blancs, fort bien intégrés à leur milieu social, de classe moyenne ou populaire.

            Les petits fafs de votre genre essaient de se refaire une virginité de façade vis-à-vis de l’hitlérisme en tentant de faire accroire que ce sont désormais uniquement les banlieusards, souvent maghrébins,qui feraient preuve d’antisémitisme.

            Mais l’imposture ne passera pas...

            • supertdupont2
              supertdupont2 répond à shaman de l amour
              ingénieur
              • Posté à 17h22 le 31/08/2010
              • Internaute 48557
                ingénieur

              « Les petits fafs de votre genre essaient de se refaire une virginité de façade vis-à-vis de l’hitlérisme en tentant de faire accroire que ce sont désormais uniquement les banlieusards, souvent maghrébins,qui feraient preuve d’antisémitisme. »

              Alors la RESPECT ! ! ! ! ! !

              Celui la c’est un point Godwin qui déchire sa race ! ! ! ! ! !

              LOL ! ! ! ! ! ! !

              • shaman de l amour
                shaman de l amour répond à supertdupont2
                cuniculteur potentiel plein d' (...)
                • Posté à 17h38 le 31/08/2010
                • Internaute 117827
                  cuniculteur potentiel plein d' (...)

                Pourquoi un point Godwin ?

                Je ne fais pas de comparaison avec le IIIème Reich, mais bien avec une stratégie de l’extrême-droite CONTEMPORAINE.

            • Betise
              Betise répond à shaman de l amour
              Celib
              • Posté à 20h15 le 31/08/2010
              • Internaute 90541
                Celib

              Il me semble que c’etait plutot les collabos comme vous qui etaient tres apprecies a cette epoque non ? : -)

              • shaman de l amour
                shaman de l amour répond à Betise
                cuniculteur potentiel plein d' (...)
                • Posté à 20h23 le 31/08/2010
                • Internaute 117827
                  cuniculteur potentiel plein d' (...)

                « collabos » : collabos de quoi ? de qui ?

                « cette epoque » : quelle époque ?

                Quel rapport avec la choucroute ?

                Vous avez pas choisi votre pseudo par hasard, vous...

                • Betise
                  Betise répond à shaman de l amour
                  Celib
                  • Posté à 07h45 le 01/09/2010
                  • Internaute 90541
                    Celib

                  Omg le syndrome poisson rouge.
                  Allez je vous laisse le point Godwin aussi : -)

                  • shaman de l amour
                    shaman de l amour répond à Betise
                    cuniculteur potentiel plein d' (...)
                    • Posté à 08h35 le 01/09/2010
                    • Internaute 117827
                      cuniculteur potentiel plein d' (...)

                    Bon, on causera quand vous serez plus explicite.

                    Oh, je crois quand même deviner que vous me considérez comme une sorte de suppôt du « socialo-laxisme bien-pensant des années Mitterrand », ou quelque chose comme ça.

                    Sherlock Holmes a trouvé son maître avec vous.

        • bonjour madame
          bonjour madame répond à Chloé Leprince
          j'aime ton cynisme
          • Posté à 14h53 le 31/08/2010
          • Internaute 116294
            j'aime ton cynisme

          Je pense que le commentaire de dadourunrun est ironique, en tout cas je le lis comme tel. Julie s’est approprié le discours d’un groupe à qui « on » reproche de ne pas s’intégrer à « la culture française ».

        • horizon2009
          horizon2009 répond à Chloé Leprince
          citoyen
          • Posté à 23h24 le 31/08/2010
          • Internaute 65484
            citoyen

          Un phénomène d’acculturation alors ? Julie réveille toi ! ! ! !

        • DioXene
          DioXene répond à Chloé Leprince
          Développeur Web
          • Posté à 11h54 le 01/09/2010
          • Internaute 122008
            Développeur Web

          Quand on parle d’intégration, on veut parler d’intégration par rapport à la culture française, ou mœurs occidentales plus largement si vous préférez. Toutes ces petites choses (si anodines à vos yeux) qui font que vous pouvez vivre votre vie d’adulte librement sans que vos proches ou votre société blanche honnie vous dictent votre conduite, et que vous refusez aux « gens de banlieue » sous prétexte de multiculturalisme.
          Il fut un temps où l’on se battait pour les droits et la dignité de l’homme (et de la femme) dans ce pays, mais celui-ci est révolu, avec l’arrivée du métissage et de l’antiracisme. Il n’y a plus de repères, plus de valeurs. Nous sommes un monde en perdition, et je lui souhaite qu’il crève vite et sans trop de douleur.

        • mauser
          mauser répond à Chloé Leprince
          • Posté à 12h27 le 01/09/2010
          • Internaute 4683

          Bof ces messieurs devraient faire un tour dans quelques maisons choisies en Orient l’on vous y refait un pucellage en quelques minutes.
          Si j’exclues les filles publique pour la chaude pisse les vierges pour la morale il me reste quoi.
          Le reste c’est un acte d’amour et ici la chimie des ferohomones rentre en compte.
          Au fait medames demandez un examen attentif du prètendant il doit être vierge lui aussi.Bon courage de part ét d’autres

        • TH.
          TH. répond à Chloé Leprince
          multicontractuel flexisécurisé
          • Posté à 16h18 le 01/09/2010
          • Internaute 34927
            multicontractuel flexisécurisé

          Si la question du virilisme dans les quartiers populaires vous intéresse, je vous (ainsi qu’aux lecteurs) conseille fortement la lecture de cet article :
          VIRILITÉ ET VIRILISME DANS LES QUARTIERS POPULAIRES
          EN FRANCE (Lien)
          paru en 2002, et toujours d’actualité.

        • terrastra
          terrastra répond à Chloé Leprince
          143 degré Nord
          • Posté à 19h40 le 02/09/2010
          • Internaute 124754
            143 degré Nord

          « de quelle intégration parlez-vous ? »

          oohhh, je ne sais pas moi.. peut être que de trouver que se faire bruler vive par son ex petit ami c’est juste un tout petit peu plus qu’ « abuser », en France, au XXIème siècle, non ? !

          soit ’Julie’ est la championne inter-banlieues de l’euphémisme douillet, soit vous avez une définition légèrement étriquée du mot ’intégration’ pour la limiter à des caractéristiques physiques, ethniques ou ancestrales.

        • louchardem
          louchardem répond à Chloé Leprince
          journaliste non pratiquant
          • Posté à 03h13 le 04/09/2010
          • Journaliste 52358
            journaliste non pratiquant

          « et je trouve intéressant de la leur donner (la parole) non ? »

          Non. C’est comme le micro trottoir, c’est le degré zéro du journalisme.
          Qu’est-ce que vous voulez nous dire ? Vous prenez trois autres interlocuteurs, vous avez trois autres avis.
          Finalement, en choisissant ces « clients » là, vous faites le jeu des frontistes qui colportent toujours les mêmes clichés sur la banlieue. J’ai été journaliste à La Courneuve, j’ai fait régulièrement des sujets à la cité des 4 000. Je ne nie pas les difficultés dans ce genre de quartier mais on est loin de l’image véhiculée par les médias dominants.
          Vous devriez postuler à France Soir, vous y seriez bien.

      • longshort
        longshort répond à Dadourunrun-
        Speculateur sympa
        • Posté à 14h17 le 31/08/2010
        • Internaute 123397
          Speculateur sympa

        Ca n’apporte rien au débat mais ca ne mange pas de pain non plus - Dadourunrun, « Thumbs Up » pour votre commentaire !

      • pablico
        pablico répond à Dadourunrun-
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 14h46 le 31/08/2010
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        dans les années 50 et 60. tout le monde pensait comme cela..
        ceux qui l’on vécu, et ou ont lu des bouquins de ces années le savent..

        les filles devaient être vierges, celles qui étaient un poil ’délurées’ (même sans coucher) étaient des « putes », montrées du doigt par la vindicte populaire. etc. etc...

        les garçons devaient fréquenter les professionnelles pour ’apprendre’.

        on se fréquentait, avec ’chaperons’, demande en mariage aux parents, et il y avait les fiançailles officieuses, officielles, mariage obligatoire.

        de ce temps ’reculés’ la femme était encore en puissance de mari.. c’était encore dans les moeurs...

        demandez à vos mères, grands mères, arrière grand mères.

        cela passe en quelques générations.. ne nous moquons pas...cela est arrivé à nos parents..

         
        • lambertine
          lambertine répond à pablico
          Nulle part... ou ailleurs
          • Posté à 15h13 le 31/08/2010
          • Internaute 91509
            Nulle part... ou ailleurs

          On pensait encore comme ça de « mon » temps (années 80) dans « mon » milieu (bourgeoisie catho de droite urbaine belge).
          On pense encore comme ça dans pas mal de milieux, ni pauvres ni arabes (allez faire un tour sur les sites cathos, pour vous rendre compte). Les paroles d’Amid et Julie, je les entends très régulièrement dans la bouche de jeunes très comme il faut, et tout ce qu’il y a de plus français, étudiants en grandes écoles, etc... « On couche pas avant le mariage » et « les homos c’est dégueulasse » c’est certainement, quand on gratte un peu, aussi répandu dans la France profonde que dans les cités.

          • lulu.sur.rue89
            lulu.sur.rue89 répond à lambertine
            Entre deux chaises, assez (...)
            • Posté à 15h44 le 31/08/2010
            • Internaute 99634
              Entre deux chaises, assez (...)

            Vrai pour une partie (la plus bourgeoise) des étudiants en grandes écoles (qui ont tout de même en général des relations sexuelles avant mariage, et qui ne rechignent pas devant la robe du soir certes longue mais très décolletée, ni devant les jupes courtes).

            Par contre, je crois que la France profonde (où j’ai encore passé un an il n’y a pas si longtemps), rurale ou petite bourgeoise, est beaucoup plus délurée et moins morale, à part peut-être les très cathos, qui n’y sont plus majoritaires depuis longtemps, s’ils l’ont jamais été. On n’y fait pas tout un plat de la sexualité, encore moins des relations hors mariage, ni même souvent de l’homosexualité.

            C’est justement cela qui semble intéressant : ils ont la mentalité collet-monté de la moyenne bourgeoisie très religieuse, avec la tendance à la violence en plus, et sans les références religieuses (tout du moins ici elle n’apparaissent pas).

          • Allegro3
            Allegro3 répond à lambertine
            (peu importe)
            • Posté à 10h02 le 01/09/2010
            • Internaute 97966
              (peu importe)

            D’accord avec vous....

            Sauf que dans la bourgeoisie catho, on couche de plus en plus avant le mariage, celles et ceux qui le font ne sont pas bannies ni exclue de toute perspective familiale, on ne bats pas son conjoint sans complexe et on ne brûle pas les filles qui portent des jupes, filles qui larguent aussi leur petit ami de temps en temps sans avoir de souci...
            Et si on a un fils homo, c’est évidemment vécu comme une infâmie mais on ne le tue pas, la famille reçoit plus la pitié de son entourage qu’un bannissement.

            le discours est similaire certes, mais ce sont les passages à l’acte qui n’ont rien à voir ! ! !

            • lambertine
              lambertine répond à Allegro3
              Nulle part... ou ailleurs
              • Posté à 11h09 le 01/09/2010
              • Internaute 91509
                Nulle part... ou ailleurs

              Dans l’article, on a juste le discours de gamins qui n’est pas différent de celui des cathos « très » pratiquants. Une fille qui « couche » sera traitée comme une « pute » et exclue « de facto » de son milieu (et être exclue de son milieu n’est pas très différent quand on vit dans une banlieue chic que dans une banlieue pauvre). On ne bat pas son conjoint sans complexe : on le bat comme dans toutes les classes sociales, en se trouvant de bonnes excuses.
              On tue peu, c’est vrai. On tue tant que ça en banlieue ? Des types qui tuent leur ex (et des femmes qui le font aussi, d’ailleurs), il y en a toujours eu, là aussi, dans tous les milieux. Et il y en aura toujours. En banlieue comme ailleurs. Prendre des crimes passionnels comme exemples pour stigmatiser une population, je trouve ça à côté de la plaque.
              Dans ces milieux, on ne tuera pas son fils homo. On lui fera tellement comprendre qu’il est dégénéré qu’il le fera lui même. Et on considérera qu’une fille violée « a perdu sa pureté » et qu’il vaudrait mieux qu’elle soit morte.

              La grosse différence entre les ghettos « bourges » et les ghettos de pauvres, c’est que les gamins des premiers sont mieux armés s’ils ont à en sortir. Et que l’hypocrisie y sera encore plus forte. A part ça...

              Comprenez-moi bien : je n’attaque pas la droite catho pour défendre les banlieues. Je dis juste que, quand on gratte un peu le discours et les actes des gamins des quartiers n’est pas si différent de celui de la « France profonde », ou des pharisiens des beaux quartiers.

          • deserteur
            deserteur répond à lambertine
            Service Athée
            • Posté à 18h04 le 01/09/2010
            • Internaute 62084
              Service Athée

            Léo Ferré
            FAITES L’AMOUR

            Je vous ferais l’amour
            Madame qui passez
            Madame si tu voulais
            On irait à l’hôtel
            J’en connais un là-bas
            Dans le quartier des chiens
            Où l’on ne fait que passer
            Où l’on ne fait que passer

            Faites l’amour

            L’amour c’est un passant
            Toujours dans la misère
            A scruter les étoiles
            A scruter qui sait quoi ?
            A se prendre pour qui ?
            Je vous demande un peu
            A chercher la lumière
            Dans des yeux malheureux

            Faites l’amour

            Moi je te chercherai
            La moelle et la fortune
            En te deslipant bien
            Avant que tu ne sombres
            Sur un lit de hasard
            J’en connais un là-bas
            Dans le quartier des chiens
            Où l’on ne fait que passer

            Faites l’amour

            Je vous ferai l’amour
            Madame qui passez
            Arrêtez-vous un peu
            Et prends-moi dans tes bras
            Donne-moi ta salive
            Donne-moi ton chiffon
            Que j’y regarde un peu
            Ton étoile gravée
            Comme le christ de Véronique

            Faites l’amour

            Je vous ferai l’amour
            Madame qui passez
            Madame si tu voulais
            On irait à l’hôtel
            J’en connais un là-bas
            Dans le quartier des chiens
            Où l’on ne fait que passer
            Où l’on ne fait que passer

            Faites l’amour
            Faites l’amour
            Faites l’amour
            Faites l’amour

            Où l’on ne fait que passer
            Où l’on ne fait que passer

        • Dadourunrun-
          Dadourunrun- répond à pablico
          mange son bao ze
          • Posté à 15h19 le 31/08/2010
          • Internaute 124435
            mange son bao ze

          Et ?
          C’est supposer rendre ces banlieues sympathiques et donner envie d’y coller ses enfants ?

          • pablico
            pablico répond à Dadourunrun-
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 18h07 le 31/08/2010
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            pas du tout..

            tout cela est une collision d’anachronismes..

            on juge avec le ’maintenant’ et ils sont deux générations en arrière..
            la paradigmes ne sont plus les mêmes..

            d’ailleurs dans certains milieux ’conservateurs’ français ils le sont encore..

            personne n’y peut rien, il n’y a que le temps, qui arrivera à niveler cela... mais dans quel sens ? ?

            nul ne le sait..

            • Dadourunrun-
              Dadourunrun- répond à pablico
              mange son bao ze
              • Posté à 18h37 le 31/08/2010
              • Internaute 124435
                mange son bao ze

              Vision de l’amour reactionnaire, XIX eme siecle.

              Es-tu brune ou blonde ?
              Sont-ils noirs ou bleus,
              Tes yeux ?
              Je n’en sais rien mais j’aime leur clarté profonde,
              Mais j’adore le désordre de tes cheveux.

              Es-tu douce ou dure ?
              Est-il sensible ou moqueur,
              Ton coeur ?
              Je n’en sais rien mais je rends grâce à la nature
              D’avoir fait de ton coeur mon maître et mon vainqueur.

              Fidèle, infidèle ?
              Qu’est-ce que ça fait,
              Au fait
              Puisque toujours dispose à couronner mon zèle
              Ta beauté sert de gage à mon plus cher souhait.

              ( verlaine)

              Vision de l’amour dans les banlieue debut des annees 2000 :

              Laisse moi kiffer la vibe avec mon mec
              J’ai pas de temps à perdre dans tes prises de tête
              Pourquoi tu m’regardes, pourquoi tu m’observes
              Tu veux mon mec ou quoi j’te mets en garde
              On touche pas à ca, on baisse les yeux, t’as cru qu’t’avais du style dans ton peau de pêche bleu
              Mais meuf j’ai le meême on a tous le même, car on va tous se ruiner chez H&M
              J’sais j’suis pas une bombe latine ni que j’suis pas une bombe platine
              J’sais que tu veux pas que j’t’egratine,tu galères, bah viens j’te présente le dj
              derrière les platines.

              REFRAIN
              J’sais j’suis pas une bombe latine, une bombe platine, dj (x2)
              Laisse moi kiffer la vibe avec mec
              J’suis pas d’humeur à cqu’on prenne la tête (laisse moi kiffer)
              J’ai mes soucis dond s’il te plaît arrêtes
              Lasse moi kiffer la vibe avec ce qu’j’aime (x2)

              J’suis pas d’humeur à cqu’on m’saoul,dj
              Y’a d’la foule donc mes noirs sont fous
              Pourquoi tu fais genre j’te vois venir avec tes belles jambes tu t’crois tout permis
              Mais baisse les yeux,trouve toi un autre mec que c’est mieux
              Laise tomber le mien sérieux
              Rien que tu ris, rien que tu tises, rien que tu prends pour Alicia Keys
              Y’a trop coquines, trop de bals copines de stars qui s’la pètent entre copines
              Trop minettes qui veulent se faire remarquer, trop fillettes qui font les belles à peine débarquer
              (Moi)J’sais que j’suis pas une bombe latine ni une bombe platine,dj (x2)

              REFRAIN (x2)

              J’suis pas d’humeur à ce qu’on m’prenne la tête ni d’humeur à ce qu’on drague mon mec
              Tu connais mieux mon histoire et mes problèmes
              Cherche toi un motard mec copain
              Fais pas le mannequin j’imagine déjà la tête que tu dois avoir le matin
              Donc reste ne me teste pas, laisse moi kiffer la vibe ne me stress pas
              Tu fais la meuf ’’in’’, mais nous on sait qu’ta pompé ton style sur Beyoncé
              J’suis pas une bombe latine mais moi le dj passe mon feeling sur mes platines
              J’sais qu’j’suis pas une bombe latine ni une bombe platine (x2)

              REFRAIN (x2)

        • Petrus Panificus
          Petrus Panificus répond à pablico
          Etudiant
          • Posté à 15h52 le 31/08/2010
          • Internaute 113584
            Etudiant

          Vous parlez bien des années 1850-1860 en Haut Poitou c’est bien ça ? Sinon j’ai bien peur que vous ne forciez légèrement le trait. Je vous conseille le visionnage de « Baisers Volés » et d’ « Adieu Philippine » (de Jacques Rozier).

          • Gérard H.
            Gérard H. répond à Petrus Panificus
            directeur artistique
            • Posté à 16h41 le 31/08/2010
            • Internaute 103809
              directeur artistique

            quelle bonne idée de rappeler la liberté des films de Rozier (sublimement filmés d’ailleurs) mais je crois qu’ils s’affichaient en différent avec une bonne part de la population française notamment des campagnes

          • pablico
            pablico répond à Petrus Panificus
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 18h09 le 31/08/2010
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            j’étais pré ado, et, j’ai vu, entendu, écouté, vécu le coup avec mes tantes.. (j’ai toujours été curieux).

            ma grand mère s’offusquait car de son temps c’était « bien plus sérieux », elle les trouvait dévergondées..

        • pemmore
          pemmore répond à pablico
          geek
          • Posté à 20h43 le 31/08/2010
          • Internaute 121073
            geek

          C’était vraiement comme ça et celle qui couchait avant était traitée de salope par tout le monde, et si par malheur un bébé était né hors mariage il était mis directement à l’orphelinat,le bon pasteur pour les filles pour finir bien souvent au bordel ou à la légion, j’ai deux amis qui ont eu la chance exceptionnelle d’être élevés par leurs grands-parents, quand à ces rapports de vie de jeunes dans la cîté c’était exactement pareil dans les cîtés construites pour loger les gens dont les maisons avaient été rasées par les bombes.
          ces gens vivent en France mais avec 50 ans de retard .
          vont ’ils rattraper leur retard, moi je pense que oui.

        • horizon2009
          horizon2009 répond à pablico
          citoyen
          • Posté à 23h29 le 31/08/2010
          • Internaute 65484
            citoyen

          Désolé, je ne souscris pas à cette caricature de la société française. Mes grand-mères n’étaient pas vierges à leur mariage fort heureusement et elles n’ont jamais été traitées comme des « putes ». Je ne vois vraiment pas quelle société vous décrivez.

          • emiboot
            emiboot répond à horizon2009
            No Homs land
            • Posté à 11h53 le 01/09/2010
            • Internaute 81944
              No Homs land

            Les miennes si, même si ça n’avait pas non plus une importance particulière pour elles (une paysanne catho, une plus « bourgeoise » athée). Elles savaient faire la part des choses. Cette ’bonne » société là a existé, pas partout, pas systématiquement, mais pour avoir écouté les histoires de famille (un schizo, une homo) je sais combien de temps il a fallu pour accepter le hors norme aussi. Quand il est accepté.
            Tout est affaire de norme : quelles sont celles que vivaient nos grands parents, qu’elles sont celles qu’on croit avoir, et celles qui figent ces gamins du reportage dans un comportement durs et si borné ?

        14 autres commentaires
      • deserteur
        deserteur répond à Dadourunrun-
        Service Athée
        • Posté à 15h23 le 01/09/2010
        • Internaute 62084
          Service Athée

        on s’en que l’intégration

        on sent aussi que respecter le français permettrait de mieux dialoguer aussi ....

    • Chloé Leprince
      Chloé Leprince répond à eedee
      Auteur(e) de l'article Rue89 Rue89
      • Posté à 14h02 le 31/08/2010
        rédacteur
      • Internaute 74
        Rue89

      Ce que je trouve néanmoins intéressant, c’est de continuer à leur demande ce qu’ils pensent, justement. Vous noterez toutefois qu’Amid (le prénom a été modifié) est tout sauf le plus caricatural, virulent, provocateur de son quartier.

      • eedee
        eedee répond à Chloé Leprince
        photographe et vidéaste
        • Posté à 14h33 le 31/08/2010
        • Internaute 59691
          photographe et vidéaste

        Justement ! Ce n’est pas le plus ! Et il dit quand même « L’histoire est pas aussi simple qu’on croit. “, comme s’il pouvait y avoir une justification au fait que Sohane ait été brûlée ! S’il fait partie des ‘modérés’, j’imagine ce que pensent les pires !

         
        • deserteur
          deserteur répond à eedee
          Service Athée
          • Posté à 15h25 le 01/09/2010
          • Internaute 62084
            Service Athée

          j’imagine ce que pensent les pires !

          ici le verbe penser est il approprié ? ? ? ?

        1 autres commentaires
    • lulu.sur.rue89
      lulu.sur.rue89 répond à eedee
      Entre deux chaises, assez (...)
      • Posté à 14h15 le 31/08/2010
      • Internaute 99634
        Entre deux chaises, assez (...)

      Effectivement, on les croirait tout droit sortis de la toute petite bourgeoisie de l’Angleterre victorienne ou du Salem des sorcières ; difficile de croire qu’ils vivent au 21ème siècle, près d’une métropole d’un pays occidental. Aussi bien la fille que le garçon sont dans l’absolu, le formel, la hiérarchisation figée de la société, la violence et, tout de même, l’intolérance.

      En gros, ce qui transparaît, c’est le fait qu’ils n’ont jamais au grand jamais été en contact avec d’autres modes de vie - leur étalon moral, contrairement aux puritains, ce n’est même pas la religion mais la pression des pairs, et ce qui est clair c’est qu’il n’y a aucun groupe plus modéré qui fasse contre-poids. Ils sont toujours dans le jugement de valeur, et celui-ci a sa base uniquement dans les règles admises par le groupe de voisinage.

      Tout ceci semblerait pouvoir se résoudre par un grand mélange - le simple fait de côtoyer quotidiennement des personnes vivant selon d’autres règles devrait leur élargir les idées - le malheur étant qu’au vu du peu de possibilités offertes tant par le travail que par la scolarité et les études, ils risquent de passer toute leur vie dans leurs banlieues d’origine avec pour seul contact des gens professant les mêmes règles. Il est probable d’ailleurs que ce genre de mentalité ne serait pas aussi répandu s’il y avait eu une politique de construction, de localisation et de répartition des logements sociaux différente.

      Moi aussi je préfère penser qu’il y a des jeunes de banlieue plus ouverts.

      • We want a shrubbery
        We want a shrubbery répond à lulu.sur.rue89
        Fonctionnaire. A voté!
        • Posté à 14h20 le 31/08/2010
        • Internaute 100046
          Fonctionnaire. A voté!

        « Victorienne » est un mot qui m’est aussi venu à l’esprit. La pureté féminine, ne pas monter ses jambes... Le Moyen-Age, en Orient ou en Occident (les amours de Perceval sont consommées bien avant les noces, pour ne rien dire de Tristan, Lancelot ou de l’homosexualité souvent représentée dans les Mile et une Nuits) , était tout de même moins crispé du cul et un peu moins regardant quant à l’opinion des voisins.

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