Revue de commentaires 02/09/2010 à 13h15

« Aujourd'hui, être prof, c'est se faire trimballer, humilier »

Marie Telling | Rue89


Baudry sur la rentrée des profs stagiaires.

Rue89 publiait récemment le témoignage d’un jeune professeur stagiaire qui dénonçait « ce qui est en train de devenir la “formation” des enseignants » suite à la réforme dite de « mastérisation » de l’Education nationale. Beaucoup d’enseignants, riverains de Rue89, ont réagi à son témoignage pour partager leur expérience de la réforme et de ses conséquences.

Une majeure partie d’entre eux montre la difficulté croissante pour les profs d’exercer leur profession dans de bonnes conditions. Ralamaiche résume :

« Aujourd’hui, être prof, c’est affronter aberrations sur aberrations. C’est être précaire au dernier degré. C’est se faire trimballer, humilier, balader de réformes débiles en élèves paumés. »

Des applications tardives

Dans son texte, l’enseignant anonyme dénonçait son affectation dans un établissement situé à 250 km de son logement, annoncée dix jours seulement avant la rentrée. Shaman-0, stagiaire comme le témoin, confirme ces difficultés :

« Même les procédures pour les vœux sont une calamité :

  • accès non sécurisé (il suffit des noms, prénoms et date de naissance pour avoir accès au dossier) ;

  • modalités différentes selon les académies [...] ;

  • et effectivement décision finale tardive (dans mon académie le 23 août). »

Si l’on en croit les commentaires des riverains, ce problème ne date pas d’hier et la réforme n’y a rien changé. Bleuet1 déclare ainsi :

« Pour ce qui est de l’affectation, honnêtement, rien de nouveau sous le soleil, rien ne change avec la mastérisation. Les jeunes professeurs sont toujours prévenus peu de temps avant la rentrée, c’est comme ça que ça fonctionne malheureusement. »

Le riverain Jaom, professeur néo-titulaire (ayant terminé son année de stage) confirme :

« C’est hélas une récurrence. Ainsi, je n’ai connu mon établissement de rattachement que le 24 ou 26 août 2009 lors de mon année de stage. »

Des affectations tardives problématiques, surtout pour ceux qui, comme le professeur anonyme, doivent se présenter quelques semaines plus tard dans un établissement éloigné de leur domicile. Une situation carrément absurde dans le cas des profs stagiaires originaires des DOM-TOM, affectés en métropole deux semaines seulement avant la rentrée. Picheloure explique :

« On pourrait aussi parler du quota de profs stagiaires venant des DOM-TOM, affectés en métropole, qui ont, comme l’auteur, dû en quelques jours :

  • trouver une place sur une ligne [...],

  • payer le billet,

  • débarquer en France et trouver un logement. »

Le rapport formation/pratique

Dans son témoignage, le prof anonyme expliquait un des pans de la réforme dite de mastérisation. Au lieu des deux tiers de formation pour un tiers de pratique en vigueur avant la réforme, les professeur stagiaires devront maintenant effectuer un tiers de formation pour deux tiers de pratique. Leur tutorat par des professeurs plus expérimentés n’est, en outre, plus obligatoire.

Beaucoup de commentaires soulignent les défauts de tels changements.

Joaom commente :

« On glose beaucoup sur le rôle des IUFM. [...] Je ne regrette absolument pas d’être passé par là et, a posteriori, cette formation me semble indispensable. Je plains grandement les nouveaux collègues.

J’ajoute également que le rythme des dix-huit heures (hebdomadaires) pour un stagiaire me paraît infernal. [...] Avant les stagiaires faisaient quatre, puis six heures. J’étais à huit. J’ai pitié de ceux qui vont être à dix-huit heures dans quelques jours.

Enfin, [...] faire sans [un tuteur] me semble tout bonnement impossible. »

Millie, prof depuis dix ans, dénonce aussi cette réforme, qui va être « un massacre, de profs et d’élèves » :

« Mon année d’IUFM, avec douze heures de théorie et six heures de pratique, fut confortable. [...] Assez pour apprendre mon boulot, à 23 ans. Et même après mon année de formation, quand je suis passée titulaire à dix-huit de cours, eh bien wow ! Je les ai senties passer ! »

D’autres dénoncent les implications pour les élèves qui vont subir des changements successifs de professeurs pendant l’année scolaire. Dans son commentaire, Shaman-0 souligne le problème :

« Il faut savoir que les élèves qui auront des profs stagiaires qui ont eu le concours externe vont changer de profs en cours d’année. »

Bleuet1 montre les lacunes de la réforme dans ce domaine :

« Pour ce qui est des périodes de formation, là où le bât blesse, c’est que les jeunes professeurs devront être remplacés sur ces périodes, ce qui représente une discontinuité dans l’enseignement. »

La précarisation des enseignants

Parmi les riverains de Rue89 membres du corps enseignant, Hawkmoon détaille l’évolution du porte-monnaie des profs stagiaires entre les années 1980 et nos jours

« Dans les années 1980, lorsque je commençais ma carrière, je sortais du baccalauréat et passais, suite à un concours, trois années à l’école normale. [...] Le tout avec un salaire de 4 600 francs [700 euros] plus indemnité logement en première année pour finir à 5 100 francs [777 euros], plus indemnité logement.

Un jeune enseignant instituteur, vu le coût de la vie d’alors, ne se plaignait nullement, et débutait à 1,5 fois le smic d’alors, sans compter l’indemnité de logement. »

Le riverain poursuit :

« Aujourd’hui, il y a des professeurs des écoles, cadre A, avec un master 2, soit baccalauréat +5, sans formation, qui vont débouler dans les classes, pour un salaire net de 1 342 euros, sans nulle prime ou autre indemnité. [...]

Le smic net lui est de 1 055,42 euros en 1010 ; un enseignant en net gagne donc 1,27 fois le smic en début de carrière. »

Tensions entre stagiaires et professeurs plus expérimentés

Plusdelien, enseignante à vingt-sept ans d’ancienneté, dénonce une autre conséquence de la réforme. Selon elle, « on divise les personnels ». Dans son commentaire, elle décrit la manière dont certains postes dans des lycées « privilégiés » seraient réservés aux stagiaires pour, selon elle, les « accueillir sans trop de casse ». Elle affirme :

« Cela risque fort de créer des tensions entre ces jeunes stagiaires et les “vieux de la vieille” qui, malgré leur ancienneté et leur barème élevé, n’auront pas obtenu la mutation demandée. »

Et de poursuivre en citant son propre cas :

« Vingt-sept ans d’ancienneté, un barème qui explosait les plafonds dans ma discipline. [...] J’avais demandé douze établissements normaux dans tout Paris et, en derniers vœux [...], un poste dans une ZEP et un autre dans une ZEP APV (action prévention violence). C’est ce dernier qui m’a été attribué. »

Dans un e-mail à la rédaction, une autre prof témoigne :

« Je suis titulaire de zone de remplacement (TZR) depuis huit ans. Je viens d’être destituée de mes heures de français au lycée Claude Fauriel de Saint-Etienne (42) pour la rentrée, au profit d’une stagiaire sans formation. »

A travers leurs commentaires, la plupart rappellent leur passion pour ce métier, mais tous expriment aussi un ras-le-bol général face au système. Ras-le-bol qui les pousse parfois à abandonner le professorat. Prof31-0 déclare ainsi :

« Je me donne deux ans pour me préparer à autre chose et quitter définitivement l’enseignement. »

Mis à jour le 03/09/10 à 20h45. Le premier commentaire attribué à la riveraine Millie est en fait de Joam.

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  • BonnieAndClyde
    BonnieAndClyde
    Observateur de son temps
    • Posté à 13h50 le 02/09/2010
    • Internaute 98903
      Observateur de son temps
    • whitenigga
      whitenigga répond à BonnieAndClyde
      trololo !
      • Posté à 15h30 le 02/09/2010
      • Internaute 83781
        trololo !

      erf, on s’est croisés de peu....
      à croire que les voisins des fatals sont tous inscrits ici....

  • Pitou04
    Pitou04
    Ingénieur
    • Posté à 13h56 le 02/09/2010
    • Internaute 124709
      Ingénieur

    « Même les procédures pour les vœux sont une calamité :

    accès non sécurisé (il suffit des noms, prénoms et date de naissance pour avoir accès au dossier) ; »

    Dans le cas de ma compagne (2ème année IUFM), l’accès pour les voeux se faisait sur un numéro identifiant sans mot de passe.
    Le mot de passe enregistré était celui saisi à la première connexion... Aucune sécurité.

    Moralité, une faute de frappe dans l’identifiant par une tierce personne a fait qu’il lui a été impossible de se connecter et de faire ses voeux cette première année... Devant l’immobilisme des services, il ne restait plus qu’a prendre ce qui restait...

    Devant le potentiel enjeu de ces demandes (potentiel, car ça n’a pas l’air de servir à grand chose au final) ce type d’accès me semble complètement aberrant...

    • arg
      arg répond à Pitou04
      • Posté à 17h06 le 02/09/2010
      • Internaute 25486

      elle n’a qu’à porter plainte contre bill gates !

    • arg
      arg répond à Pitou04
      • Posté à 17h06 le 02/09/2010
      • Internaute 25486

      elle n’a qu’à porter plainte contre bill gates !

  • Passerand
    Passerand
    en formation perpétuelle
    • Posté à 14h10 le 02/09/2010
    • Internaute 80964
      en formation perpétuelle

    « Aujourd’hui, être prof, c’est affronter aberrations sur aberrations. C’est être précaire au dernier degré. C’est se faire trimballer, humilier, balader de réformes débiles en élèves paumés. »

    Être précaire au dernier degré ! ! ! J’aimerais qu’on m’explique ce que cela signifie. Cette personne ne doit pas savoir ce que c’est que d’être précaire...
    Je veux bien entendre que ce métier ne corresponde pas (plus) aux attentes des néo prof et de ceux qui sont en poste pour un tas de raison notamment celles qui sont évoquées dans les derniers sujets. Mais je trouve que là c’est vraiment abusé de se considérer comme précaire...

    • arg
      arg répond à Passerand
      • Posté à 17h03 le 02/09/2010
      • Internaute 25486

      bien vrai : le jour ou elle devra faire les poubelles pour se nourrir et ne pas savoir où dormir lorsque le soir arrivera en plein hiver , elle saura ce qu’est être précaire ..........

  • mygalon
    mygalon
    mamiatempspartiel
    • Posté à 14h11 le 02/09/2010
    • Internaute 118202
      mamiatempspartiel

    L’objectif de cette réforme n’est pas pédagogique mais budgétaire. Lorsque j’ai débuté dans l’enseignement après un bac + 5 puis concours du CAPET on passait par la case CPR (centre pédagogique régional) où pendant un an nous assurions 3 h de cours en présence d’un conseiller pédagogique. Nous devions aussi assister aux cours de deux autres collègues de la même discipline. Nous pouvions ainsi échanger nos expériences et nous entre aider. Nous faisions 3 Lycées différents dans la même académie (un par trimestre), ce qui nous permettais d’intervenir à différents niveaux et de bénéficier des conseils de 3 conseillers différents. A chaque fois il nous confier sa classe et nous convenions au préalable de la leçon à traiter. J’avoue avoir eu le temps nécessaire pour aborder l’aspect pédagogique du métier. Désormais lancer les nouveaux sans formation en leur faisant assurer 15 ou 18 h de cours c’est de la folie.
    Dans mon lycée nous avons eu le même cas, d’une TZR qui a été muté avec 5 ans d’expérience pour laisser la place à un stagiaire, bonjour l’ambiance ! Diviser pour régner....Toutefois cela permet aussi au gouvernement de museler ces nouveaux profs qui face à la précarité se taisent, fuient les réunions syndicales...

  • The Shadow-
    The Shadow-
    Fachosphère Attitude
    • Posté à 15h14 le 02/09/2010
    • Internaute 113398
      Fachosphère Attitude

    il ya beaucoup d’approximations dans l’article du à un travail baclé

    l’affectation tardive : un stagiaire fait sa liste avec les écoles qu’il souhaiterait dans un ordre chronologique
    suivant les points dont il dispose il passera dans l’ordre chronologique

    il passera derrière un prof qui a 5 ans d’expérience et celui ci passera derrière un autre qui n’a que 2 ans mais avec 2 enfants

    si l’école en tète de classement de la liste est prise c’est la seconde etc ...

    puis si aucune école n’est dispo il est placé sur liste complémentaire jusqu’à ce qu’un poste vacant soit dispo pour lui

    ma femme a fait sa liste début mai et elle a obtenue son poste vers la fin mai dans une école qui devait être la 7eme ou 8eme de sa liste

    quant aux salaires : il me semble (et ca reste à confirmer sur les fiches de paye de septembre) qu’il y aura une augmentation de salaire de 157€ environ pour les prof qui ont moins de 10 ans d’expérience
    auparavant un prof était un bac+3 et là un bac+5 de ce fait il a échelon plus élevé donc salaire plus élevé

    disparition de l’IUFM : honnêtement pour les cours théoriques qu’ils avaient c’est pas une vraie perte à condition qu’ils aient une vraie formation théorique
    gros point noir : les jeunes n’auront aucune formation pratique et lâcher une gamine de 22-23 ans toute frileuse dans l’arène face à une trentaine de gosses turbulents ou des ados c’est les envoyer au suicide

    quant à savoir s’ils gagnent assez ou pas : de toute façon, on ne gagne jamais assez et dire qu’il y a de tas de BAC+5 qui ne trouvent pas du tout de boulot comme les masters en biologie
    les policiers en début de carrière touchent autant et ils mettent leur vie en danger alors je ne pense pas que le salaire soit la préoccupation première (même si ca compte) pour les jeunes profs

    edit : par soucis d’économie et réduction de personnels l’éducation nationale a supprimée les postes RAZED qui étaient fort pratique pour s’occuper des enfants en grande difficulté, ces enfants sont maintenant reversés dans des classes « normales » mais les cours ne peuvent plus être suivis d’une manière normale

    • nicolas.boulay
      nicolas.boulay répond à The Shadow-
      ingé
      • Posté à 17h44 le 02/09/2010
      • Internaute 94389
        ingé

      Niveau sous, il pourrait au moins prendre en charge les frais de déménagement, surtout pour des affectations faites à 2 semaines de la rentré. Cela ne couterait pas tant que ça et cela aiderait pas mal.

      • The Shadow-
        The Shadow- répond à nicolas.boulay
        Fachosphère Attitude
        • Posté à 18h01 le 02/09/2010
        • Internaute 113398
          Fachosphère Attitude

        en parlant de prime de déménagement

        il y avait une fameuse prime de 1500€ versés lors de la 1ere année
        c’était une « prime d’installation »

        et bien cette fameuse prime la majorité ne l’a pas vue
        d’autres ont vus cette prime versé directement à l’école pour acheter des fournitures etc ... mais personne ne l’a eu sur son compte en banque

        je parle dans l’entourage de ma femme (collègues et/ou étudiants avec qui elle est en contact)

    • The Shadow-
      The Shadow- répond à The Shadow-
      Fachosphère Attitude
      • Posté à 18h11 le 02/09/2010
      • Internaute 113398
        Fachosphère Attitude

      je l’ai déjà écrit dans un autre article mais il est bon de le rappeler

      ma femme se paye tous les jours (7/7) au moins 4h de boulot à la maison pour corriger, préparer ses cours, ses fiches .....

      alors lorsqu’on cumul ses heures effectifs 6*4=24
      plus 7*4=28
      plus au moins 30mn avant les cours le matin pour préparer la salle + photocopies = 2h
      plus réunions parents d’élèves
      plus réunions de travail

      elle doit être au moins à 55-60h par semaine ce qui lui fait entre 220 et 240h/mois

      ramené au taux horaire elle ne touche même pas le SMIC

      il parait qu’après les 5 premières années il y a moins de boulot à la maison puisque le gros du travail est déjà fait (préparation cours et fiches)
      mais jusqu’à là .. c’est marathon woman

      • Lucius Sergius
        Lucius Sergius répond à The Shadow-
        Citoyen
        • Posté à 23h53 le 02/09/2010
        • Internaute 28239
          Citoyen

        « il parait qu’après les 5 premières années il y a moins de boulot à la maison puisque le gros du travail est déjà fait (préparation cours et fiches) »

        Rêve toujours, c’est fait pour quoi les « réformes » des programmes ?
        Ben en grande partie pour que ta femme y passe sa vie... Et justifier l’« action » de gens moins exposés. : -))

      • Barbeuz
        Barbeuz répond à The Shadow-
        jeune diplômé
        • Posté à 23h55 le 02/09/2010
        • Internaute 52779
          jeune diplômé

        Il y a beaucoup de boulots où l’écart entre le nombre d’heures sur le contrat et dans les faits est énorme. Pour certains boulots (très bien payés) en banque, on touche à peine le SMIC horaire au début, et on a pas de vie à côté du boulot...
        Et après ces quelques années, on gagne en efficacité pour la correction (lecture en diagonale, ça suffit pour beaucoup de copies), pour la préparation des cours (déjà préparés !), etc...
        Quand on arrive dans un nouveau job, on a toujours beaucoup plus de boulot que ce qui est « affiché » si l’on veut bien faire son boulot.

        Évidemment, on pourrait simplifier la vie des nouveaux profs :
        - en leur donnant moins d’heures de cours la 1ere année et avec des formations : c’est clairement pas le but de la mastérisation hélas
        - en faisant des plate-forme d’échange de cours, de fiches de cours, etc.. plutôt que de garder jalousement ses fiches... Si j’avais pas fait des échanges de fiches avec des camarades de cours, je sais pas comment j’aurais passé certaines épreuves pour des concours...
        - en donnant des postes plus simples pour les nouveaux profs : on voit les réactions corporatistes des profs dans l’articles, qui perdent leur « position », alors qu’ils devraient se réjouir que les nouvelles générations bénéficient d’un système auquel ils n’ont pas eu droit !

         
        • The Shadow-
          The Shadow- répond à Barbeuz
          Fachosphère Attitude
          • Posté à 07h29 le 03/09/2010
          • Internaute 113398
            Fachosphère Attitude

          « en donnant des postes plus simples pour les nouveaux profs »

          pour sa 1ere année elle a affectée dans une école difficile et a eu une classe double (CE2-CM1)

          tout son boulot était fait en double à chaque fois

          seule « satisfaction » : elle n’était qu’a 10mn en voiture de la maison

        1 autres commentaires
    • _GF_
      _GF_ répond à The Shadow-
      ...
      • Posté à 00h08 le 03/09/2010
      • Internaute 62804
        ...

      Hum... Commencer une réponse en parlant d’approximations, et finir par une de ce calibre. Pas mal, surtout dans un commentaire selectionné. Je vais être un peu sec, mais la période se prête mal à la modération.

      Les RASED (Réseau d’Aide Spécialisée aux Enfants en Difficulté) ne « reversent » pas d’enfants dans les classes « normales ». Ces élèves, qui ont des difficultés lourdes qui ne peuvent pas être gérées efficacement dans la classe*, sont scolarisés classiquement et ont, parfois, le planning du réseau n’est pas surchargé dans le réseau, qu’il y a le personnel, qu’ils sont dans le bon cycle** la chance d’être aidé sur une poignée d’heures, en dehors du groupe-classe (le plus souvent).
      Evidemment, même avant les suppressions de postes, c’était déjà notoirement insuffisant, et là, maintenant, ça devient critique.

      Personne ne parle, par exemple, du REP de Vaux-en-Velin, où 8 écoles étaient fermées ce matin, parce que trois postes RASED sont passés à la trappe l’année dernière, et que l’Inspection Académique a « généreusement » pourvu ces trois postes avec des remplaçants ou des enseignants non formés...

      Enfin, tous les postes Rased ne passent pas à la trappe. Une partie seulement, sans doute, mais une partie importante, et beaucoup plus s’ils n’y avait pas eu les mobilisations de 2008-2009. La machine est lancée, néanmoins, et elle ne risque pas de s’arrêter...

      Ensuite, quant au salaire. On ne gagne jamais assez, c’est souvent vécu comme ça, effectivement. Maintenant, depuis deux ans, je n’ai jamais entendu un collègue râler pour ça (alors qu’il y aurait de quoi, pour une simple question de motivation des personnels).
      Le fond du problème, c’est qu’on veut pouvoir faire notre boulot (ie, en bref, former des citoyens) dans une ambiance cohérente, avec le minimum de soutien de la part de notre hiérarchie et des parents. C’est rarement le cas...
      Ce n’est certainement pas l’impression que donnent ces « réformes », en tout cas. On a même la sensation de l’inverse, à savoir que tout converge vers moins de possibilités pour former des gens qui réfléchissent par eux-mêmes (voir les programmes de 2008 du primaire, notamment).

      GF, prof des écoles

      PS : Je m’éloigne du sujet, mais l’affectation, en tout cas dans le primaire, n’est certainement pas aussi simple. C’est un processus informatisé dont je n’ai toujours pas compris les subtilités, après 7ans dans la maison.

      * Notamment parce que ça nécessite une bonne dose de formation (vous sauriez gérer un dysphasique ou des mômes qui sont à deux doigts du handicap, sans en franchir la ligne ? Moi pas)

      ** Souvent, la priorité est mise sur les cycles 2, pour pallier les difficultés d’apprentissage de la lecture.

      • icaregs55
        icaregs55 répond à _GF_
        citoyen lambda
        • Posté à 13h35 le 04/09/2010
        • Expert 87465
          citoyen lambda

        Je n’en maîtrise pas plus les subtilités après 18 ans dans la maison... Contre toutes attentes j’ai été nommé, par le fait du prince, en SEGPA à l’année et ce hors de tout mouvement (argument : nécessité d’un vieux briscard au milieu de jeunes sans formation envoyés au front)... 9 collègues ont refusé ce poste avant moi bien que nommés en fonction de leurs choix au mouvement et au placement. La gestion des ressources humaines à l’Éducation Nationale n’existe pas ; d’où la gabegie que l’on connait dans certains secteurs...

    • ysabel54
      ysabel54 répond à The Shadow-
      dilettante
      • Posté à 23h08 le 02/09/2010
      • Internaute 103561
        dilettante

      Il ne faut pas confondre le primaire et le secondaire. Dans le secondaire les mutations sont nationales, contrairement au primaire.
      Les stagiaires prennent connaissance de leur académie d’affectation mi-août et cette année la connaissance de l’établissement entre le 23 au plus tôt et le 27-28 août (pour une pré-rentrée le 1er septembre) certains ont même dû attendre le 30...

      des TZR (titulaire sur Zone de remplacement) à qui le rectorat avait donné un poste en juillet pour l’année scolaire 2010-2011 (congé parental etc.) ont appris le 30, 31 voire le 1er septembre qu’ils allaient ailleurs - parfois à l’autre bout du département. Certains titulaires de poste (donc qui n’avaient pas demandé de mutation) ont appris fin août qu’ils étaient tout bonnement éjectés de leur établissement pour un certain nombre d’heures afin de laisser la place à un stagiaire et qu’ils devraient compléter leur service dans un autre établissement...

      Des postes qui étaient au mouvement au moment des mutations ont disparu après les voeux (sachant que nous disposons d’une nombre maximum de voeux à formuler) pour les stagiaires.

      Certains stagiaires se retrouvent avec des heures sup, prof principal (elle est bien bonne celle-là), sur 2 établissements... Il manque un nombre incroyable de tuteurs. Quand formation il y a, elle vient se greffer en plus des heures de cours/préparation de cours/correction de copies dans certaines accadémies.

      Selon les accadémies les classes de stagiaires verront dans l’année défiler 3 ou 4 professeurs dont pendant plusieurs semaines des étudiants de master 2 (qui auront été « tutorés » précédemment par les stagiaires).

      A n’en pas douter, un grand nombre de stagiaires vont exploser en plein vol !

      Et je ne vous parle pas de la réforme du lycée... c’est un foutoir sans nom...

  • Fred24
    Fred24
    Rural
    • Posté à 14h14 le 02/09/2010
    • Internaute 89386
      Rural

    Un jour il y aura peut 100% de grévistes, se plaindre s’est bien mais faut se battre aussi et ça c’est jamais gratuit.

  • mygalon
    mygalon
    mamiatempspartiel
    • Posté à 14h14 le 02/09/2010
    • Internaute 118202
      mamiatempspartiel

    L’objectif de cette réforme n’est pas pédagogique mais budgétaire. Lorsque j’ai débuté dans l’enseignement après un bac + 5 puis concours du CAPET on passait par la case CPR (centre pédagogique régional) où pendant un an nous assurions 3 h de cours en présence d’un conseiller pédagogique. Nous devions aussi assister aux cours de deux autres collègues de la même discipline. Nous pouvions ainsi échanger nos expériences et nous entre aider. Nous faisions 3 Lycées différents dans la même académie (un par trimestre), ce qui nous permettais d’intervenir à différents niveaux et de bénéficier des conseils de 3 conseillers différents. A chaque fois il nous confier sa classe et nous convenions au préalable de la leçon à traiter. J’avoue avoir eu le temps nécessaire pour aborder l’aspect pédagogique du métier. Désormais lancer les nouveaux sans formation en leur faisant assurer 15 ou 18 h de cours c’est de la folie.
    Dans mon lycée nous avons eu le même cas, d’une TZR qui a été muté avec 5 ans d’expérience pour laisser la place à un stagiaire, bonjour l’ambiance ! Diviser pour régner....Toutefois cela permet aussi au gouvernement de museler ces nouveaux profs qui face à la précarité se taisent, fuient les réunions syndicales...Dans les années 80 les mutations été connues dès le début du mois de juillet !

  • avaroa avaroa
    • Posté à 14h16 le 02/09/2010
    • Internaute 51355
      AS

    démissionner ? c’est exactement -ce que souhaite les marchands du libéralisme qui n’attendent que ça : privatiser l’éducation nationale !

    tout est effectivement fait pour décourager les plus audacieux : hauts les cœurs quand son conjoint est muté à 6h 30 de trajet de son domicile avec tous les emmerdes de double résidence, de réseaux sncf rarement synchrones...et la fin d’une vie équilibrée avec ses mômes !

  • nosekick
    nosekick
    étudiant
    • Posté à 14h23 le 02/09/2010
    • Internaute 115506
      étudiant

    Plusdelien, enseignante à vingt-sept ans d’ancienneté, dénonce une autre conséquence de la réforme. Selon elle, « on divise les personnels ». Dans son commentaire, elle décrit la manière dont certains postes dans des lycées « privilégiés » seraient réservés aux stagiaires pour, selon elle, les « accueillir sans trop de casse ».

    Je ne sais pas si c’est vraiment mauvais que les stagiaires aillent dans les endroits dits plus faciles....Déja qu’ils vont beaucoup galérer ces stagiaires , alors si en plus on les envois dans les établissmeents les plus difficile (ce qui était souvent le cas jusqu’ici) ça va vraiment être un massacre...

    • Barbeuz
      Barbeuz répond à nosekick
      jeune diplômé
      • Posté à 00h03 le 03/09/2010
      • Internaute 52779
        jeune diplômé

      Tout à fait : on a suffisament crié contre les profs sans expérience envoyés en ZEP pour ne pas dénoncer le seul aspect à peu près positif de la réforme... (après, ça dérange la personne en poste... difficile de faire autrement à budget constant !)

  • un-autre-gars
    un-autre-gars
    informaticien
    • Posté à 14h27 le 02/09/2010
    • Internaute 124443
      informaticien

    Les ZEP c’est très dur, personne en veut et je comprend leur colère et frustration .
    mais il n’y as pas que des ZEP en france .
    Les profs se plaignent en masse depuis des dizaine d’années sur toutes les reformes, il ferme les yeux sur leur privilège et râle sur leur salaire.

    Qui n’as jamais eu un ou plusieurs professeur qui répète ses cours d’année en année sans même changer un iota ?

    Qui n’as jamais eu un ou plusieurs professeur qui répète d’année en année que « vous êtes la pire classe que j’ai eu » ?

    Qui n’as jamais eu un ou plusieurs professeur qui est en dépression d’année en année ?

    • DIOPZO
      DIOPZO répond à un-autre-gars
      • Posté à 18h24 le 02/09/2010
      • Internaute 24613

      Moi

    • Neferourê paillette
      • Posté à 22h09 le 02/09/2010
      • Internaute 109763
        prof

      Vous pouvez me faire la liste des privilèges des enseignants s’il vous plaît ? Afin que j’aille dès demain demander ce qui me revient de droit et que je n’ai pas encore réclamé. Merci

    • ysabel54
      ysabel54 répond à un-autre-gars
      dilettante
      • Posté à 23h15 le 02/09/2010
      • Internaute 103561
        dilettante

      « Qui n’as jamais eu un ou plusieurs professeur qui répète ses cours d’année en année sans même changer un iota ? »
      Comment pouvez-vous affirmer cela ? on a pas le même professeur sur le même niveau plusieurs années de suite. Et puis, inutile de changer la biographie de Voltaire tous les ans... elle reste la même.

      « Qui n’as jamais eu un ou plusieurs professeur qui répète d’année en année que “vous êtes la pire classe que j’ai eu” ? »
      En quoi serait-ce impossible ?

      « Qui n’as jamais eu un ou plusieurs professeur qui est en dépression d’année en année ? »
      C’est vrai que seuls les professeurs sont en dépression... personne d’autre n’est touché en France.

      • Barbeuz
        Barbeuz répond à ysabel54
        jeune diplômé
        • Posté à 00h11 le 03/09/2010
        • Internaute 52779
          jeune diplômé

        J’ai déjà eu des profs qui faisaient les mêmes devoirs et d’une année sur l’autre (ou en alternant) : il suffit de regarder les cours et copie des élèves de l’année d’au dessus...
        J’ai déjà eu des profs qui avaient préparé un cours nickel (en français) et l’avait distribué une bonne fois pour toute à toute la classe (très bonne chose d’ailleurs).
        Je ne critique pas le fait qu’un prof ne réinvente pas le théorème de Pythagore chaque année, mais le coup des cours à préparer, c’est vrai que les premières années...
        De mémoire, Lévi-Strauss a commencé prof, puis au bout de 2 ans il s’est rendu compte qu’il devrait répéter le même cours pendant toute sa carrière, donc il a changé de voie !

        Sinon dans mon école primaire, il y avait 2 classes par niveau, et - oh hasard - chaque année, les deux classes était les « plus bavardes que j’ai jamais eu », pour les deux profs... Et après en avoir discuté avec des amis, j’étais pas dans la seule classe la plus bavarde depuis la Création... Y’a pas à dire, « les élèves, c’était mieux avant ! »

         
        • ysabel54
          ysabel54 répond à Barbeuz
          dilettante
          • Posté à 23h04 le 04/09/2010
          • Internaute 103561
            dilettante

          dire à la classe « qu’elle est la plus bavarde » c’est un moyen de marquer son agacement en restant poli... C’est incroyable comment certains restent bloqués sur des choses insignifiantes.

          Quant aux cours ,effectivement si on part du principe qu’on garde le même... l’idée en est effrayante.

          Bien sûr qu’on recyle... mince quand j’ai préparé une séquence d’environ 20h de cours (donc 40 à 60h de préparation pour tout boucler) sur un roman je ne vais pas le jeter... je reprends l’année suivante en faisant qq changements. Et ensuite je le réutilise qq années après en ramaniant encore un peu.

          Quant aux devoirs, un bon sujet de dissertation reste un bon sujet de dissertation, on le réutilise ultérieurement...

          Mais tous les ans je prépare de nouveaux cours - justement pour éviter l’ennui - et mes collègues aussi.

          On a toujours envie de se lancer dans l’étude d’un autre roman, d’une autre pièce de théâtre.

          Et puis il y a les incontournables...

        1 autres commentaires
    • icaregs55
      icaregs55 répond à un-autre-gars
      citoyen lambda
      • Posté à 13h43 le 04/09/2010
      • Expert 87465
        citoyen lambda

      Petit conseil : surveillez attentivement pour l’année à venir la presse nationale. Au regard des conditions dans lesquelless ont été affectés les jeunes personnels, au regard de la dégradation générale des conditions de travail, au regard du discours hallucinant de certains personnels de direction, l’Éducation Nationale va, à mon avis, concurrencer France Telecom en terme de mal être professionnel. J’ai exercé 20 ans dans le privé (industrie) avant d’intégrer l’EN. Jamais je n’ai été traité avec un tel mépris et dieu sait si j’ai eu à faire à des patrons « de combat ». La différence ? Certains patrons du privé savent ce que gérer du personnel veut dire...

  • puresonic
    puresonic
    Contempteur irascible
    • Posté à 14h28 le 02/09/2010
    • Internaute 55211
      Contempteur irascible

    rien à voir avec le sujet mais je note que sur les 8 premiers articles à la « une » de Rue89, 4 articles ont une thématique communautariste soit 50%.

    Où s’arrête l’information et où commence la propagande ? ? ? ?

    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à puresonic
      Fonctionnaire. A voté!
      • Posté à 14h54 le 02/09/2010
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire. A voté!

      C’est communautaire l’école ? ça ne concerne pas tout le monde ?

  • le-gaulois
    le-gaulois
    patriote
    • Posté à 14h39 le 02/09/2010
    • Internaute 119347
      patriote

    a vouloir faire trop copain copain, trop cool avec les élèves, a mettre de côté tout sens de la discipline, etc, etc....les profs n’ont que se qu’ils méritent .....qui sème le vent récolte la tempete ! ;)

    • Lictor
      Lictor répond à le-gaulois
      informaticien
      • Posté à 17h00 le 02/09/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      En quoi est-ce que ça serait mauvais ? La mise sur le piédestal du professeur se justifiait dans une société qui était à cette image.
      Aujourd’hui, on tutoie son patron, on met de moins en moins le costard-cravate, même aux entretiens d’embauche... Ce qui n’empêche pas de travailler correctement... D’ailleurs, plus les entreprises sont efficaces, plus elles se dégagent du formalisme et de la pyramide hiérarchique. Pourquoi est-ce que le rapport prof-élèves ne devrait pas évoluer aussi ?

      • Kallack
        Kallack répond à Lictor
        étudiant
        • Posté à 22h06 le 02/09/2010
        • Internaute 123715
          étudiant

        Ce n’est pas pareil. Des gamins de 10-16 ans n’ont pas la maturité et le sens des responsabilités d’un adulte salarié et ont besoin d’une autorité au dessus d’eux. Mettez les élèves de collège/lycée au même niveau que le prof et cela sera l’anarchie.

         
        • Lictor
          Lictor répond à Kallack
          informaticien
          • Posté à 11h19 le 03/09/2010
          • Internaute 68450
            informaticien

          Ou pas... J’ai vu le cas avec ma soeur. Elle était dans un collège assez rigide, avec des profs qui ne descendaient pas de leur piédestal. A l’époque, elle allait vraiment en cours avec déplaisir, elle avait des résultats très variables en fonction du stress ou du professeur.
          Le lycée l’a métamorphosée. Le tutoiement est de mise avec la plupart de ses profs. Elle apprécie d’aller en cours. Ces notes ont considérablement augmenté (alors que c’est souvent le contraire entre le 3e et la seconde). Le tutoiement a changé sa perception de l’enseignement. Au collège, elle avait le sentiment que ses profs étaient là pour la dévaloriser, au lycée, elle a l’impression qu’ils sont là pour l’aider à progresser.
          Certes, elle est dans un lycée parisien d’un niveau plutôt correct. Le problème est donc moins de faire régner la discipline que d’amener tous les élèves au bac et avec mention si possible. La maturité des élèves, ça s’évalue. Au collège, il est clairement trop tôt pour le tutoiement, mais certains enseignants confondent trop souvent vouvoiement, autorité et autoritarisme... Mais au lycée, en fonction de la classe, je ne vois pas trop le problème. Au delà de 15 ans, pas mal d’élèves sont déjà matures...

          J’ai également le cas de mon père, comédien, qui donne des cours de théâtre au lycée - dans les beaux quartiers (16e) comme en ZEP voire dans le cadre de RAZED. Le tutoiement a toujours été de rigueur, parce que c’est la norme dans sa profession. Il n’a jamais eu le moindre problème de discipline. Le fait qu’il ne se positionne pas en prof permet en fait de casser la logique d’opposition de pas mal d’élèves. Et puis, au lieu de faire de la discipline toute l’année, il vaut parfois mieux se contenter de dégager franchement les 3-4 cas qui posent vraiment problème...

        1 autres commentaires
    • ysabel54
      ysabel54 répond à le-gaulois
      dilettante
      • Posté à 23h17 le 02/09/2010
      • Internaute 103561
        dilettante

      mais comme il ne faut pas toucher à Monchéirmoncoeur...

      qui ne peut pas tricher
      qui ne peut être insolent etc.

  • le-gaulois
    le-gaulois
    patriote
    • Posté à 14h39 le 02/09/2010
    • Internaute 119347
      patriote

    a vouloir faire trop copain copain, trop cool avec les élèves, a mettre de côté tout sens de la discipline, etc, etc....les profs n’ont que se qu’ils méritent .....qui sème le vent récolte la tempete ! ;)

  • le-gaulois
    le-gaulois
    patriote
    • Posté à 14h39 le 02/09/2010
    • Internaute 119347
      patriote

    a vouloir faire trop copain copain, trop cool avec les élèves, a mettre de côté tout sens de la discipline, etc, etc....les profs n’ont que se qu’ils méritent .....qui sème le vent récolte la tempete ! ;)

  • Anonyme

    Et un marronnier à clic, un !
    Avec des citations de riverains. Super.
    Les profs sérieux n’en peuvent effectivement plus, mais il ne sont pas ici.

  • tessnel
    tessnel
    parce que fraise des bois
    • Posté à 14h49 le 02/09/2010
    • Internaute 102897
      parce que fraise des bois

    la volonté du gouvernement est de détruire l’éducation ! ! !
    Ce n’est pas à cause du budjet, tout ça n’est que mensonge.

    Posons nous plutôt la question de savoir pourquoi !

    Le Général a dit : « Les Français sont des veaux »

    Sarkozy pense : « Les Français sont des ânes » sauf l’UMP

    Il doit bien se marrer Naboléon il a 10 ans d’avance sur nous.

    Le rêve Américain...

    • _GF_
      _GF_ répond à tessnel
      ...
      • Posté à 22h24 le 02/09/2010
      • Internaute 62804
        ...

      « la volonté du gouvernement est de détruire l’éducation ! ! ! »

      Si on veut être précis, non, pas vraiment, ce gouvernement veut privatiser une partie du secteur de l’éducation, pour aboutir, moyen terme, à une re-répartition du pourcentage privé-public plus équilibrée (on est à 80%/20%) avec, en gros, une école publique en déshérence pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer mieux, et des écoles privées (pas forcément catholiques) pour ceux qui en ont les moyens.

      Et forcément, avec des clients -pardon, des parents- qui amènent de l’argent et un droit de sélection à l’entrée des écoles, ça sera facile d’avoir de bonnes statistiques de réussite pour les écoles privées. Enfin, encore plus qu’aujourd’hui, disons.
      J’argumente plus longuement et de manière plus rigoureuse à la demande, mais là, il me reste un peu de préparation pour demain...

      GF, prof des écoles

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 14h58 le 02/09/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Çà fait longtemps qu’il n’y a plus de bébé dans l’eau du bain.

    On peut tout jeter.

  • Olivier K.
    Olivier K.
    Rue de l'Est
    • Posté à 15h08 le 02/09/2010
    • Internaute 98064
      Rue de l'Est

    Une vidéo assez bien dans le ton de ce billet...

    Lien

  • blaiselepoussin
    blaiselepoussin
    étudiante
    • Posté à 15h15 le 02/09/2010
    • Internaute 124720
      étudiante

    Il y a dix ans les enseignants manifestaient pour l’ouverture de 630 poste, c’est incroyable de voir à quel point la situation s’est dégradée.. A force de donner une vision négative de l’éducation nationnale et des enseigants, de dire qu’ils ne travaillent pas assez, qu’ils ont trop de vacances, l’école est devenue une entreprise, les enseignants font le service après vente. On creuse le fossé entre l’élite et les autres.

  • coltran
    coltran
    Entrepreneur
    • Posté à 15h14 le 02/09/2010
    • Internaute 30531
      Entrepreneur

    « Vingt-sept ans d’ancienneté, un barème qui explosait les plafonds dans ma discipline. […] J’avais demandé douze établissements normaux dans tout Paris et, en derniers vœux […], un poste dans une ZEP et un autre dans une ZEP APV (action prévention violence). C’est ce dernier qui m’a été attribué. »
    Je suis ravi de voir que l’on nomme dans les endroits difficiles des gens d’expérience et non plus des débutants

  • Frenchym
    Frenchym
    Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
    • Posté à 15h19 le 02/09/2010
    • Internaute 61048
      Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

    pauvres petits malheureux, les profs sont en déprimes, ils n’ont plus de reconnaissance sociale, leur statut de super être humain est battu en brèche, ils sont obligé pour survivre de publier les petits mots que les gens leur adresse en se moquant bien d’eux et de leur misère au passage.
    Ils n’ont plus de considération.
    Eh bien ils n’ont qu’à changer de métier et apprendre ce que travailler veut dire, être humilier par son chef de service, être harceler par son patron parce que l’on est mignonne, Devoir travailler pendant juillet et Aout, ...
    Si l’enseignement leur pèse tant que cela ils n’ont qu’a aller voir ailleurs.
    Ils reviendront en courant.

    • framboise92
      framboise92 répond à Frenchym
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 18h12 le 02/09/2010
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      zpoelldkfirk, ; : ,mWXjpazertyuiop^$qsdfghjkklmù*

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