Decryptage 11/12/2007 à 19h52

La nouvelle mouture du code du travail ne satisfait personne


Le code du travail, déjà adopté par le Sénat, est examiné depuis ce mardi par les députés. Ce texte, qui ratifie en fait l’ordonnance du 12 mars 2007, change substantiellement le code du travail tel qu’il existe aujourd’hui... mais aussi la nouvelle mouture telle qu’elle avait été publiée au printemps au Journal officiel. Et ces modifications des modifications ne satisfont au final pas grand monde.

Du patronat aux syndicats en passant par les spécialistes du droit du travail et, sur le terrain, certaines professions concernées au premier plan par la recodification, la mobilisation contre le nouveau code va crescendo. Décryptage des critiques adressées à la réforme.

« On passe de 1 800 articles à plus de 3 500 »

La semaine dernière, Laurence Parisot, la patronne du Medef, a critiqué le manque de lisibilité d’une réforme dont elle estime qu’il n’est « pas sûre qu’elle soit réussie ». Pour l’organisation patronale, c’est d’abord la profusion d’articles qui signe l’échec de cette réécriture. C’est d’ailleurs un point de concorde entre Medef et inspecteurs du travail, puisque Pierre Mériaux, inspecteur du travail à Grenoble et membre du bureau national du SNU-TEF, dénonce « une vraie mystification ! On passe, avec le nouveau texte, de 1 800 articles à plus de 3 500 ».

Professeur de droit à l’Institut du travail, à l’université Lyon II, Emmanuel Dockes est, certes, ouvertement critique à l’encontre du nouveau texte. Mais il tempère l’idée que le texte ressortirait plus compliqué de la refonte :

« Je ne crois pas qu’on puisse dire que le code est aujourd’hui plus compliqué. En fait, le texte a été coupé en petits morceaux, et au lieu d’avoir un article d’une page on peut trouver douze articles. On a remplacé un chaos familier par un chaos exotique ! “En revanche, cette simplification reste une vraie nécéssité. C’est un enjeu important, compte-tenu de l’inflation législative délirante qui a dégradé le droit social depuis vingt ans, à force de dérogations.”

“Un massacre dans le silence général”, selon Gérard Filoche

Si Laurence Parisot et la plupart des syndicats tombent d’accord pour dénoncer l’inflation du nombre d’articles, la convergence s’arrête là. Car c’est plus encore sur le contenu de la réforme que ses détracteurs sont montés au créneau, dénonçant un dumping des droits sociaux.

Gérard Filoche y a vu un “massacre dans le silence général”. Le groupe socialiste, durant les séances d’examen du texte la semaine dernière, a brocardé la moins-value du texte en matière sociale, le code ne se transformant pas “à droit constant”, contrairement à l’engagement pris par l’initiateur de la réforme, Gérard Larcher, il y a deux ans.

Pierre Mériaux y voit quant à lui “une recodification dangereuse, tendancieuse et régressive”, “véritable commande du Medef” :

Pour Emmanuel Dockès, “le travail de recodification a certes été très mal fait” :

“L’idée d’une réforme à droits constants s’est révélée une fable. Entre l’ancien code et le texte du mois de mars, on peut relever des différences très substantielles, qui servent notamment certaines revendications anciennes du patronat.”

Entre le printemps et l’automne, certains changements ont été abandonnés

Mais l’universitaire souligne qu’une bonne partie des modifications introduites par le nouveau code ont, entre temps, été amendées par la version discutée au Parlement ces jours-ci :

“On supprimait par exemple la rupture amiable pour motif économique, très importante dans le code du travail toujours en vigueur, dans la mesure où cela encadre très précisément une procédure, et notamment la question du reclassement via les plans de sauvegarde de l’emploi. Depuis longtemps, le patronat réclame de pouvoir négocier individuellement avec les salariés, un par un. Ce qui reviendrait à enterrer les plans sociaux traditionnels.

‘Dans le texte du mois de mars, on a fait ’semblant d’oublier’ la rupture amiable pour motif. La mauvaise foi était d’autant plus forte que le texte n’était pas discuté dans l’hémicyle !

S’il y a bien eu reculade sur la rupture amiable, la nouvelle version du texte, telle qu’elle est discutée cette semaine à l’Assemblée, compte en revanche toujours une modification substancielle sur la période d’essai, qui devient une période de consolidation’ : Un changement fondamental, met en garde Emmanuel Dockes :

‘On n’évalue plus la personne mais les besoins. Or, sur le terrain, c’est très concret : on supprime en fait l’application des droits liés au licenciement économique pour tous les salariés qui sont en période d’essai.’

Le texte supprime les peines de récidive pour certaines infractions

L’inspecteur du travail Pierre Mériaux s’insurge par ailleurs qu’on ait basculé le droit de grève dans le chapitre de la négociation collective -‘une brêche très forte’ et que le nouveau texte ‘supprime les peines de récidive pour de nombreuses infractions des employeurs, notamment celles qui concernent les délits d’entrave à la représentation du personnel ou à l’inspection du travail... au moment où l’on nous vante justement la tolérance zéro !

Dernier point particulièrement mis en exergue par les inspecteurs du travail : le transfert de la durée du travail dans la partie du code consacrée aux salaires’. ‘Une grosse revendication du Medef depuis longtemps’, décrypte Emmanuel Dockes, à l’université de Lyon :

‘En termes de choix idéologique, ce glissement en dit long. On bascule dans la culture d’autres pays, comme l’Allemagne, où la grève est annexée à la négociation collective.’

Les gérants de supérette déçus par les derniers remaniements

Toutefois, une grande confusion règne sur le terrain. Si certaines professions critiquent la recodification au nom du dumping social, d’autres estiment que c’est justement la réforme de la réforme qui passe certains de leurs droits à l’as. C’est le cas des gérants de supérettes Casino.

Ayant appris dans la presse les modifications en jeu dans la dernière mouture du texte, Serge Riga, représentant CFTC dans le Sud-Est, dénonce ainsi le lobbying des professionnels de la grande distribution :

‘La réforme n’avait rien pour nous déplaire, et nous accordait tous les avantages sociaux des salariés, outre le droit aux congés payés. Y compris, donc, le droit à la représentation syndicale, par exemple. Or, entre le mois de mars et le mois de septembre, le texte explicite que nous avons désormais seulement droit aux congés payés.’
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  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 20h14 le 11/12/2007
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Il ne manquerait plus que l’on y inscrive :
    « les grévistes sont des preneurs d’otages »

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    • napakatbrax
      napakatbrax répond à skalpa
      • Posté à 20h34 le 11/12/2007
      • Internaute 23966

      C’est catastrophique et on ne s’en rend pas bien compte, en fait...

      J’en ai juste entendu parler une fois sur France-Infos, hors médias alternatifs et presse écrite.

      Pas d’opposition, pas de presse, ... on interdit les manifestations anti-Kadhafi, et personne ne s’en étonne. Serait-on déjà pasé de l’autre côté ?

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      • Ehim
        Ehim répond à napakatbrax
        http://ehim.over-blog.com
        • Posté à 20h52 le 11/12/2007
        • Internaute 9598
          http://ehim.over-blog.com

        Le 12 mars 2007, en pleine campagne électorale, la gouvernement faisait passer sans débat parlementaire, par ordonnance, la réécriture complète des textes sans que les organisations syndicales, ni les partis en campagne, ni les médias ne s’inquiètent.

        Contrairement avec ce qui avait été écrit dans l’article 57 de la loi du 30 décembre 2006, « l’adaptation des dispositions législatives du code du travail “ ne s’est pas faite ‘ à droit constant , certaines dispositions disparaissant, d’autres apparaissant, d’autres étant modifiées par le changement des autorités de contrôle.

        Près de 500 lois ont été déclassées en décrets, donc modifiables par le Gouvernement sans repasser par le Parlement.

        Les infractions patronales au droit du travail sont dépénalisées, notamment par la suppression systématique des peines de récidive.

        Le droit des employeurs d’exploiter la main d’œuvre est privilégié par rapport à la défense des droits des salariés.

        Pour ce faire, on transforme certaines catégories de salariés en travailleurs indépendants (journalistes par exemple)

        On fait disparaître du Code du Travail certains salariés qui auront désormais leur propre code (salariés agricoles, assistants et éducateurs maternels et familiaux, les mineurs, les salariés des entreprises de transport, les salariés d’EDF et de GDF, les salariés de la Fonction Publique, les marins, les dockers, les enseignants non permanents de l’Enseignement Supérieur).

        On précarise les contrats de travail : l’apprentissage passe en formation professionnelle et on abroge l’article qui permettait aux Inspecteurs du Travail de contrôler les contrats d’apprentissage,

        Le renouvellement des contrats aidés destinés à favoriser l’embauche de catégories de personnes sans emploi, disparaît.

        Les prêts de main-d’oeuvre et leur marchandage sont facilités, les Inspecteurs du Travail ne pourront plus constater les infractions aux dispositions du travail temporaire.

        Les ruptures de contrat négociées ou amiables ne seront plus assimilées à des licenciements économiques.

        Les outils de contrôle des conditions de travail des salariés (comptabilisation du nombre de jours de travail, relevé des heures d’astreinte, durée moyenne de travail hebdomadaire sur l’année) disparaissent.

        Les conditions permettant le travail le dimanche sont assouplies

        Les salariés sont rendus responsables out autant que leur employeur de leur conditions d’hygiène et de sécurité.

        Les dispositions fixant les conditions de formation et de recrutement des médecins et infirmiers du travail disparaissent ou sont assouplies et les travailleurs détachés en France n’ont plus de surveillance médicale obligatoire.

        Les travaux dangereux ou pénibles autrefois interdits aux femmes ne le sont plus.

        Ce qui relevait de la loi est maintenant renvoyé au domaine réglementaire, ce qui permet de le faire échapper désormais au contrôle de l’Inspection du Travail.

        L’ordonnance réduit les pouvoirs et les moyens des Conseils de Prud’hommes, déresponsabilise les patrons mais transfère la responsabilité du manque d’hygiène et de sécurité sur les salariés, allège les peines complémentaires (publication des jugements dans les journaux) et supprime presque systématiquement la punition des récidives.

        Le nombre des délégués du personnel, leur nombre, leur rôle connaissent des régressions et on diminue leurs sources d’information.

        Les documents que l’employeur est censé conserver, transmettre ou afficher sont soit dépendants de la parution d’un décret, soit réduits ou supprimés.

        On peut donc s’étonner que ce soit dans un silence médiatique et politique total que de telles régressions seront adoptées par le Parlement.

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        Voir l’analyse d’Etienne Chouard :

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        • Alexad
          Alexad répond à Ehim
          • Posté à 22h07 le 11/12/2007
          • Internaute 8145

          Votre post est plus que pertinent.
          Il ne se contente pas de généralités. Il donne quelques éléments bien précis, permettant d’expliciter ce que sur le terrain, les salariés vont devoir vivre. La découverte au fils de l’eau sera douloureuse.

          • Alexad
            Alexad répond à Alexad
            • Posté à 22h17 le 11/12/2007
            • Internaute 8145

            J’ajoute que j’apprécie que rue89 aborde ce sujet que peu de média évoquent ou si mal....

        • Imbert
          Imbert répond à Ehim
          • Posté à 22h22 le 11/12/2007
          • Internaute 23362

          Excellent article d’Ehim, qui donne à penser sur la terrifiante complexité qui encadre le travail en France ! Un inextricable maquis juridique qu’une vie d’étude ne permettrait pas d’appréhender.

          Nous empilons lois particulière, générales, décrets, accords sociaux et autres depuis des lustres, comme des volumes à une encyclopédie. Le droit du travail c’est le talmude français : on en a jamais terminé l’écriture et les premières lois remontent aux calandes (ou aux calanques ?) grecs.

          Voilà un domaine qui mériterait d’être entièrement refondu afin de le sim-pli-fier.
          Est-il si difficile de créer des conditions générales ou :
          - les salariés soient protégés
          - les employeurs trouvent la souplesse nécessaire à l’exercice de toute activité économique

          Il parait que le document initiale d’explication de la réforme des 35 heures à l’attention des entreprises faisait plus de 30 pages... A ce rythme là les petits patrons (ceux qui n’ont pas les moyens de se payer des responsables RH comme on dit) on des cheveux blans à se faire !

          • Network 23
            Network 23 répond à Imbert
            identité perdue dans mes papiers (...)
            • Posté à 00h55 le 12/12/2007
            • Internaute 23367
              identité perdue dans mes papiers (...)

            Refondre le droit du travail ?

            Vous semblez oubliez que, comme le dit Gérard Filoche, chaque article du code de travail est le résultat de luttes sociales historiques, et que sa complexification, comme le dit un intervenant cité par Rue 89, est aussi le fruit des amendements présentés par le Medef.

            Bref, on n’est pas dans les meilleures conditions politiques pour opérer une « refonte du droit du travail » ! Par ailleurs, le fait de soustraire à la compétence des Inspecteurs du travail les contrats d’apprentissage, alors que des luttes s’organisent précisément autour de tous les contrats précaires et autres formes de « travail masqué » (cf. par exemple « Demander une requalification du stage en contrat de travail aux prud’hommes » Lien),
            présagent de la bonne volonté du nouveau gouvernement pour redonner du pouvoir d’achat aux jeunes et aux précaires !

            Méfions-nous des argumentaires visant à tout simplifier, y compris et surtout le droit du travail. Le droit est certes complexe, et la jurisprudence n’y simplifie rien ! Mais de là à pratiquer la politique de la table rase... Je préfère encore la complexité au néant !

          • Awopbopaloobop_Alopbamboom
            Awopbopaloobop_Alopbamboom répond à Imbert
            récalcitrant
            • Posté à 17h24 le 12/12/2007
            • Internaute 21692
              récalcitrant

            Ne vous paniquez pas, l’ordre et la rationalité apparaitront au fil des années. Ce à l’air d’être la zone, ça sent la zone, c’est une entreprise de déstructuration mais bientôt viendra l’Europe et plans de travail où pas un centimètre carré de la communauté européenne ne sera oublié par elle. Cela va être organisé, fluidifié par plein de fonds spéciaux, en ordre

        • Eliott
          Eliott répond à Ehim
          • Posté à 11h45 le 12/12/2007
          • Internaute 24550

          12 mars 2007 on parlait « simplement » de recodification du code du travail.

          Ce qui n’était pas absurde car le code de travail était devenu difficile à appliquer.

          Maintenant une recodification ne doit en rien modifier le fond du code du travail, mais simplement sa forme.

          Cette recodification a été faite en concertation avec les syndicats, et dès le début de l’été les syndicats ont fait remonté leurs inquiétudes, où pour eux il ne s’agissait pas d’une recodification du code du travail, mais une véritable réécriture du code du travail, comme vous le dites.

          Ce dossier est particulièrement complexe, et même si il est exact que la « refonte » du code du travail, va conduire a une diminution des responsabilités des entreprises au dépend des salariés,et surtout une diminution des droits des salariés, le salarié lambda ne s’y intéresse pas.

          Vous y ajoutez à tout cela, une volonté réelle des médias de ne pas en parler ou d’effleurer le sujet, et le tour est joué.

          Ce dossier est probablement un des dossiers majeurs qui fait que de nombreux salariés vont perdre beaucoup de droits, mais la majorité d’entre eux ne connaissant pas leurs droits, ils sont incapables d’en avoir conscience et de réagir.

        • Awopbopaloobop_Alopbamboom
          Awopbopaloobop_Alopbamboom répond à Ehim
          récalcitrant
          • Posté à 17h19 le 12/12/2007
          • Internaute 21692
            récalcitrant

          LE SPD et le CDU sont d’accord en Allemagne pour des périodes d’essai de 24 mois....

          J’aimerais vous confier mon désarroi. Quand je vais sur le site officiel de l’Europe « touteleurope », il est impossible de faire un copier/coller, ou d’imprimer quoique ce soit. C’est pas très démocratik tout ça. Et malheureusement comme par hasard il se passe tant de choses dans cette Europe, dans la France-Europe particulièrement où Sarko, vu que le traité UE vient d’être signé aujourd’hui ou demain, lance enfin sa réforme de l’Etat qui vise tout simplement à découper le pays en régions/etat, et à faire disparaitres les scories intermédiaiares du dessus et du dessus administratif (collectivité locales, municipalités) tout doit être regroupé en entités administrative certifiée Europe, réunies, ces régions, ensuite, en ézone de coopération transfrontalières).
          Cette politique est énporme, lancée pour des années. Que pensez voius du fait qu’aucune info ne peut sortir du site, , qu’il est uniquement « consultable ? ». Cela vous semble-t-il démocratique ?

        7 autres commentaires
      • vient de déménager 25 oct
        • Posté à 21h33 le 11/12/2007
        • Internaute 23692

        C’est carrément un scandale à répétition qui revient sur tout ce qui avait été mis en place par le Conseil National de la Résistance. Mais dans une dictature, c’est une loi normale.
        Alors ? Alors on constate aujourd’hui que c’est présenté comme une loi normale. Je vous laisse en tirer la conclusion (la même qui concerne le tratté constutionnel non soumis à référundum alors que etc)

      • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
        • Posté à 00h04 le 12/12/2007
        • Internaute 22426
          ....

        De lautre coté de quoi ? Retourne lire un peu, tu seras ce quil y a de lautre coté....

  • Miss Alienor
    • Posté à 20h16 le 11/12/2007
    • Internaute 21551

    A voir sur le site legrandsoir.info l’article « Il faut sonner le tocsin avant le 4... » rubrique France pour trouver le comparatif avant/après article par article : la casse du code du travail.
    C’est fou le nombre de gens (au boulot, dans les transports...) qui ont vaguement entendu parler de cette nouvelle mouture sans s’en inquiéter plus que ça.
    Faut dire que ça ne fait pas encore la une des copains de qui vous savez...
    Bref : à diffuser largement.

  • meredith-benzazon
    • Posté à 20h17 le 11/12/2007
    • Internaute 4850

    Lien

    [Article de Gérard Filoche, inspecteur du travail]

    Pour donner matière à réflexions,

    Meredith
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  • sarkostique
    • Posté à 20h34 le 11/12/2007
    • Internaute 20857

    Cela va dans le droit fil du retour au 19ème siècle proné par Sarkozy.
    La France d’après c’est en fait la France d’avant. Celle qui précède 1945, 1936 et tous les acquis gagnés avec de la sueur du sang et des larmes.

    Lien

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 20h52 le 11/12/2007
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Le code du travail va désormais réclamer du « travail » pour être... décodé !

    Lien

  • Pit
    Pit
    • Posté à 21h06 le 11/12/2007
    • Internaute 24196

    Je vous invite à lire cet article de Maitre Eolas (excellent blog juridique pour ceux qui ne connaissent pas)sur la question :

    Lien

    Sachant que la modification se fait à « droit constant », et que supprimer/ajouter des articles entre dans ce cadre, j’aurais tendance à relativiser l’avis de Rue89, et surtout celui des commentaires...

    • Les Ln au carré
      Les Ln au carré répond à Pit
      démocrates sociales convaincues
      • Posté à 21h50 le 11/12/2007
      • Internaute 23203
        démocrates sociales convaincues

      Justement c’est encore pire ! Ils peuvent le rechanger comme ils veulent ! Et ils n’ont pas besoin de nous demander notre avis (quoique c’est déjà le cas en fait)

      Et puis « et alors ? » avec ce qu’ils en font... il y a de quoi avoir peur. Alors si on pouvait éviter, ce serait pas trop mal.

      De plus, « on réarangera à l’usage » n’a jamais été un argument pour dire « ce n’est pas une MERDE » ! ! !

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 23h05 le 11/12/2007
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    Rue89 avait déjà fait un article intitulé « Massacre du code du travail dans l’indifference générale » ou quelque chose comme ça (recherche mots clefs « massacre code travail »)
    Gérard Filoche Inspecteur du travail a traduit le nouveau code article par article, c’est effectivement un massacre, tous les droits sont bafoués.

    Vous trouverez tous les détails sur son site ici :

    Lien

    Ici le forum avec questions réponses aux internautes
    Lien

    Ce qui se passe est grave et le silence de la gauche est incompréhensible et révoltant.

    Exemples
    un salarié qui a un accident du travail, peut être licencié si l’employeur ne peut le reclasser, les responsabilités n’étant plus celles de l’employeur seulement mais partagées.
    La protection des femmes concernant l’utilisation des produits chimiques ne concerneront plus que les femmes enceintes, comme si une femme qui ne l’ait pas ne pouvait le devenir, ou comme si elle le savait toujours dès le début, alors que l’on sait que les premiers mois de la formation du foetus sont les plus risqués. Les jeune ne sont plus épargnés non plus.
    Idem concernant les femmes et les charges lourdes plus de maximum limite.
    Pour le commerce de détails le maire peut autoriser la suppression du repos hebdomadaire de 5 dimanches dans l’année sans l’avis des syndicats
    La durée du temps de travail sera fixée par contrat à l’embauche du salarié, elle sera d’une moyenne par semaine ? ?
    la durée maximale du temps de travail disparait
    L’inspecteur du travail n’est plus chargé du contrôle de l’application du code du travail.
    De toute façon ils sont très peu nombreux et avec sarko il ne risque pas d’y en avoir davantage.
    Voilà pour quelques uns, en gros beaucoup d’obligations des employeurs on été supprimées mais pas pour le salariés.
    Sur votre moteur de recherche Gérard Filoche code du travail cliquer sur actualités et vous aurez beaucoup d’autres infos mais son site et très détaillé.
    Gérard Filoche s’est occupé de la campagne électorale de Ségolène Royal.

  • daniele
    • Posté à 23h08 le 11/12/2007
    • Internaute 22776

    il est evident ce qui fait la joie des patrons ne peut faire celle des gens qui vivent de leur travail,avec en plus la suppression de certain prudhommes pas de doute nous sommes bien dans un etat anti salarier,faire valoir son droit va etre bien difficile.se defendre face a ces patrons exploiteurs qui se frottent les mains sera un combat de titan a n’en pas douter.jusqu’ou vont ils allés dans le saccage et nous les laisser faire sans réagir

  • le syndicaliste
    • Posté à 23h58 le 11/12/2007
    • Internaute 2510

    Bonsoir à tous,
    Etant syndicaliste dans le privé, dans une entreprise déjà habitué aux controles des OS, cette triste nouvelle vient augmenter ma colère profonde pour tous ces salariés qui ont voté pour cette droite décompléxée.
    On ne peut pas dire qu’ils ne savaient pas, je serais surement un de ces prochains qui mangera la vengeance patronale, mais qu’ils n’en doutent pas, ils mangeront bientôt aussi à la table des exploités.
    Leur seule chance d’échapper sera de la fermer un peu plus.
    Les acquis sociaux seront les tickets restaurants, et les soirées entreprises offertes par le patron.......
    Je vous jure c’est déjà le cas dans des entreprises dont vous entendez le nom régulièrement et tout cela dans la satisfaction des OS qui savent d’ores et déjà ou se situer dans l’entreprise pour éviter de se faire trucider par les RH........
    Finalement, les heures de travail sont hors de la République, les salariés n’ont plus de droits, ils ont des devoirs tout en étant soumis au lien hiérarchique. Lorsque tu bosses tu perds ta citoyenneté mais y en a plein qui s’en contentent car c’est mieux que rien ..
    Voyez vous, nous ne tarderons pas à redevenir compétitifs en terme de droit salarial avec d’autres pays émergents.........Les français ont choisi, qu’ils bouffent leur merde, je lutterai intelligemment mais avec fermeté avec ceux qui voudront bien résister.

    Fraternellement

  • janpoleroy
    • Posté à 00h35 le 12/12/2007
    • Internaute 17301

    Avec le « chacun pour soi » ambiant et le désintérêt de plus en plus évident des travailleurs (salariés et autres) pour la défense de leurs conditions d’existence, le patronat et le pouvoir politique (de droite surtout) ont de beaux jours devant eux et peuvent impunément saper les droits que nos parents ont eu tant de mal à conquérir.

    Que chaque travailleur réfléchisse bien ! Que penseraient parents et aïeux de cette apathie, de ce laisser faire coupable, eux qui ont combattus avec tant d’acharnement, de hargne et souvent de douleurs, pour obtenir les quelques avancées sociales qu’on nous supprime aujourd’hui les unes après les autres avec désinvolture.
    Et demain, il sera trop tard ! Ce n’est pas quand on est dans la souffrance qu’il faut commencer à réagir... c’est avant que le mal ne soit là.

    Personne ne pourra dire qu’il n’était pas prévenu : avec cette mondialisation libérale, beaucoup on pu penser que les chinois (et autres pays émergeant) allaient rejoindre progressivement notre niveau de vie... ce qui n’aurait, somme toute, pas été un mal. Mais la réalité est toute autre : c’est nous, pays dits développés (pour qui ?) qui nous alignons peu à peu sur leurs conditions de vie et de travail.

    Et pendant ce temps, les nantis de tous pays confondus voient leurs revenus et leur patrimoine s’accroître sans limite, avec la bénédiction attentionnée de nos dirigeants et la passivité, quand ce n’est pas la complaisance, de leurs victimes objectives (nous, les travailleurs). Là aussi, le syndrome de Stockholm existe et mériterait d’être analysé.

    De quoi être dégoûtés devant tant d’inaction !
    JPL

  • Françoise L
    Françoise L
    enseignant dans le 92
    • Posté à 08h03 le 12/12/2007
    • Expert 24517
      enseignant dans le 92

    Merci au syndicaliste pour son courage et ses propos intelligents !

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 09h20 le 12/12/2007
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    Bon alors, nous sommes tous révoltés, indignés, le constat est là.
    Et on fait quoi maintenant ?
    On ne peut pas laisser faire ça.
    Organiser une pétition nationale ? Il faudrait déjà que les gens sachent ce qui se passe, or ce n’est pas le cas et c’est bien là le problème, presse, radio, télé, personne n’en parle.
    A croire que, seuls les lecteurs de Rue89 ont du bon sens.
    Il faudrait que la France entière se retrouve Rue89, mette l’adresse du site sur tous les courriels en signature, sur les blogs, distribuer des tracts du site dans la Rue, sur les pare-brise des voitures, bref ce ne sont pas les idées qui manquent pour se retrouver tous ici.
    A partir de là envoyer une pétition aux politiques ? A toutes les oppositions ? Aux intellectuels ?
    Aidons-nous, aidons-les.

  • marie 75
    • Posté à 09h54 le 12/12/2007
    • Internaute 3563

    n’oublions pas la suppression de 64 tribunaux prudhommes qui fait partie du même programme de démolition sociale

  • JulienW
    • Posté à 10h47 le 12/12/2007
    • Internaute 24663

    Il conviendrait à certains d’aller lire l’excellent texte de Maitre Eolas :
    Lien

    Sans a-priori politiques...

    On y apprend par exemple que la phrase « Près de 500 lois ont été déclassées en décrets, donc modifiables par le Gouvernement sans repasser par le Parlement. » n’est pas juste. En effet, ces 500 lois étaient d’ores et déjà modifiables par le Gouvernement...

  • Thomas GREDAT
    • Posté à 11h29 le 12/12/2007
    • Internaute 23794

    Remercions tout d’abord Rue89, l’un des rares media en France à parler de la réforme du Code du Travail dans le silence assourdissant de ses confrères. « Silence généralisé » dont s’est indigné Gérard Filoche.
    Par principe, j’aime quand les choses sont simples. Pourquoi dès lors compliquer le Code du Travail en doublant le nombre d’articles ? Alors que cette réforme était, à l’origine, présentée comme une « simplification ». Curieux... Quand c’est compliqué, il est plus difficile de s’y retrouver, n’est-ce pas ? Alors, pourquoi compliquer ?
    Pour le reste, je réagis surtout en tant que futur réinséré dans la vie professionnelle, du moins je l’espère. Je vais bientôt soutenir mon mémoire et, si tout va bien, une attestation de diplôme me donnera un outil de poids pour chercher du travail en tant que formateur pour adultes. Je suis enthousiaste à l’idée d’exercer un métier grâce auquel je pense être utile tout en assouvissant ma soif d’expliquer ce que j’ai moi-même aimé apprendre.
    Et dans le même temps, je m’interroge sur le contexte dans lequel je vais évoluer, sur les droits qu’il me restera, sur ceux que je pourrai défendre, et jusqu’à quel point ? Et si je ne veux pas travailler plus pour gagner moins que plus, moi qui veux juste faire du bon travail pour un salaire enfin décent ?
    Je crois que le MEDEF, qui n’est pas content LUI NON PLUS de cette réforme (peut-être insuffisante à ses yeux), méconnaît un aspect important du travail et des résultats qu’il produit : l’envie. Quand on déborde d’enthousiasme pour un travail utile, valorisant et payé correctement, on donne de bons résultats et on est nécessairement, selon un terme apprécié de nos technocrates et de nos cadres, « productif ».
    Alors, pourquoi ne sait-on pas miser sur cet enthousiasme du salarié ? C’est une question de pouvoir. Avant Frederic Taylor, l’inventeur du sacro-saint taylorisme, l’ouvrier, par son savoir-faire, était « propriétaire » de son travail : dépositaire d’un savoir professionnel, il savait comment il devait accomplir sa tâche, quelles compétences mobiliser, quelles techniques maîtriser. Le taylorisme et l’ORT (Organisation Rationnelle des Tâches) ont créé la catégorie des cadres, ceux qui disent ce qu’il faut faire et comment le faire.
    Le salarié doit-il être un exécutant sans âme, accomplissant sans envie une tâche dont il ne saisit pas le sens ? Avec plus de devoirs que de droits ? Et c’est comme ça qu’on espère augmenter la productivité et relancer l’économie française ? Ben mes cousins...

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 14h18 le 12/12/2007
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    Bonjour à tous !
    Dans les actions à faire j’ai écrit à Daniel Mermez de l’émission « Là-bas si j’y suis » sur France-Inter.

    Lien

    Bonjour Daniel,
    A propos de la nouvelle mouture du code du travail, que l’on pourra désormais appeller code MEDEF, seul le site Rue89 en parle et nous donne librement la parole.
    Lien
    Lien

    Lien

    Le site de Gérard Filoche inspecteur du travail qui traduit, article par article tous les points qui vont changer. Les salariés n’auront que des devoirs et plus le droits :
    Lien
    (vers milieu de page)

    Ici un forum questions réponses avec Gérard Filoche et des internautes
    Lien

    Il nous faut nous regrouper Daniel, pourriez-vous parler du site Rue89 et demander aux auditeurs qu’ils nous rejoignent pour envisager une action commune, à voir avec les internautes, lettre ouverte, pétition ... aux politiques ? A l’opposition ? Au Sénat ? Aux intellectuels ?
    Voilà les questions posées par les internautes. Ce qui est sûr c’est qu’il faut agir, on ne peut comme le dit Gérard Filoche, démanteler 130 ans d’histoire sociale, détruire tous les combats de nos anciens.
    Merci Daniel de nous aider en faisant passer le message et peut-être faire des émissions sur le sujet ?

    Bonjour Daniel,
    A propos de la nouvelle mouture du code du travail, que l’on pourra désormais appeller code MEDEF, seul le site Rue89 en parle et nous donne librement la parole.
    Lien
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    Le site de Gérard Filoche inspecteur du travail qui traduit, article par article tous les points qui vont changer. Les salariés n’auront que des devoirs et plus de droits :
    Lien (vers milieu de page)

    Ici un forum questions réponses avec Gérard Filoche et des internautes
    Lien

    Il nous faut nous regrouper Daniel, pourriez-vous parler du site Rue89 et demander aux auditeurs qu’ils nous rejoignent pour envisager une action commune, à voir avec les internautes, lettre ouverte, pétition ... aux politiques ? A l’opposition ? Au Sénat ? Aux intellectuels ?
    Voilà les questions posées par les internautes. Ce qui est sûr c’est qu’il faut agir, on ne peut comme le dit Gérard Filoche, démanteler 130 ans d’histoire sociale, détruire tous les combats de nos anciens.
    Merci Daniel de nous aider en faisant passer le message et peut-être faire des émissions sur le sujet ?
    Et merci pour toutes vos émissions, du vrai service public !

    Son site :
    Lien
    « Si votre seul outil est un marteau tous les problèmes pour vous ressembleront à des clous » disait Mark Twain
    C’est pourquoi « Là-bas si j’y suis », en faisant un pas de côté, essaie de voir et de dire autrement le vaste monde le coin de la rue autrement vu autrement dit depuis septembre 1989, un regard critique, poétique, politique parce que le silence des pantoufles est plus inquiétant que le bruit des bottes
    et parce que, disait Desproges, l’ennemi est très con, il croit que l’ennemi c’est nous alors que c’est pas vrai puisque justement c’est lui

    Le répondeur de l’émission, où votre message peut être diffusé à l’antenne : Répondeur : 01 56 40 37 37

    Merci à tous de vous manifester.
    On va y arriver bon sang !

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 14h23 le 12/12/2007
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    Zut un doublon sur mon message !
    Toutes mes excuses.
    C’est le 2ème qui est complet. Rue89 peut enlever la 1ère partie ? Merci

  • CEDHIC
    • Posté à 14h33 le 12/12/2007
    • Internaute 20745

    Qu’il me tarde de voir ces pourfandeurs de grêves, grands adorateurs du travailler plus pour gagner plus, se confronter aux conséquences de leurs choix électoraux.
    Qu’il me tarde de voir ces millions de salarié-e-s se réapproprier leur Histoire, faites de luttes syndicales, qui leur ont permis de bénéficier de tous ces acquis.
    Qu’il me tarde de vivre ce jour où ils réaliseront que le seul résultat de tout ça, est qu’ils passeront plus de temps à gagner leur vie, qu’à la vivre.
    Qu’il me tarde de constater que nous n’attendons plus un supposé réveil éthique des médias, qui n’ont jamais été autre chose que ce qu’ils sont aujourd’hui. (Sauf rarissimes exceptions)

    Devrons-nous vraiment retomber dans les conditions d’un 19° siècle dramatique pour connaître enfin une prise de conscience de la masse collective que nous sommes ?

  • herisson83bis
    herisson83bis
    conseiller prud'homme
    • Posté à 14h51 le 12/12/2007
    • Internaute 9790
      conseiller prud'homme

    En tant que conseiller prud’homme, ancien délégué syndical, en pré retraite (et content de l’être !), je m’étonne que beaucoup soient surpris de la casse en cours du droit du travail...Durant ma longue carrière syndicale j’ai toujours dénoncé le faible taux de syndicalisation, et chacun avait toujours un bon motif pour ne pas se syndiquer, n’est ce pas ? Des générations d’anciens se sont battus pour nous obtenir un minimum décent de droits et de respect dans les entreprises. Ma génération elle, s’est battue pour maintenir tant bien que mal les acquis, et la nouvelle (pas tous, heureusement, mais l’immense majorité) s’en désintéresse totalement....jusqu’au jour où ils se retrouvent en grosse difficulté ! Que vont pouvoir faire les défenseurs syndicaux, avocats et conseillers prud’hommes face à un code vidé de son pouvoir ?
    Nous allons nous retrouver à la case départ, avec son lot de luttes désespérées et de jurisprudences qui feront évoluer ce nouveau code du travail...encore plus lentement que l’actuel, car l’individualisme, la manipulation des égoïsmes, face à un monde salarial du « chacun pour soi et tout le monde y perd », face à un patronat lui très solidaire et activiste dans une société de supers profits, pèsera très peu dans la balance de la justice.
    Je suis très pessimiste sur l’avenir de nos enfants qui acceptent déjà des conditions de travail et un niveau de vie inférieur à celui de leur parents, avec un fatalisme affligeant.
    J’ai vraiment l’impression d’avoir perdu un combat...mais j’aurai essayé. Je n’en reste pas moins très amer.

  • rutz
    rutz
    marcheur dans les étoiles
    • Posté à 15h25 le 12/12/2007
    • Internaute 24453
      marcheur dans les étoiles

    En France très peut de gents sont syndiqué pour défendre nos droit j’ais un peut plus de 31 ans de boulot dans les pattes et je viens de me syndiqué comme ça je ne suis pas tout seul a gueulé dans mon coin comme j’ais fait jusqu’as présent
    A tous pouvoir contre pouvoir
    Syndiquez vous ou créé un syndicat qui vous ressemble
    La force c’est le nombre

  • CEDHIC
    • Posté à 15h56 le 12/12/2007
    • Internaute 20745

    En tant que trentenaire, issu de cette génération décrite ci-dessus, par Herisson83, je me permets un petit rayon de soleil.
    J’ai travaillé cinq ans dans une association de prévention où un directeur pratique la politique du fait du prince. Les salarié-e-s sont majoritairement trentenaire voir plus jeunes.
    Ca a été difficile, mais l’année dernière, 20 salarié-e-s sur une cinquantaine, se sont syndiqués. Je crois que ma génération a effectivement pris un retard certain dans une politisation salvatrice, mais que cela commence à évoluer.
    A mon avis la radicalisation des positions patronnales, les moyens qui leur sont accordés pour hâcher menu nos droits, peuvent avoir comme conséquences une prise de consience de ces jeunes. Car s’il y a une chose que m’a apprise mon expérience de délégué syndical, c’est que les gens ne bougent que lorsque le seuil de l’intolérable a été franchis.
    Et ce seuil de tolérance a semble-t-il gravement augmenter ces dernières décennies. La politique actuelle semble aller droit vers ce dépassement de seuil.
    Mais quelle dommâge qu’il faille attendre ça...

    Faudrait peut être revoir le contenu des cours d’éducation civique à l’école. Entre autre...

  • buffer
    buffer
    comptable en entreprise
    • Posté à 16h58 le 12/12/2007
    • Internaute 24709
      comptable en entreprise

    Bonjour à tous,
    J’aimerai être l’avocat du diable pour un instant.
    Pour me décrire rapidement,j’ai 26 ans, comptable en cabinet pendant 5 ans et depuis 8 mois, en entreprise.

    Certains points du code du travail n’auraient jamais du apparaitre en l’état. Pour exemple, la réforme des heures « sup ». La défiscalisation sociale et fiscale est une bonne chose en soi. On ne peut reprocher une déficalisation exclusive des riches. La mise en oeuvre est, à l’inverse, un bordel sans nom (pour rester poli) : décrets incomplets, L’Urssaf nous répond à coté pour les cas particuliers...
    Je pense sincèrement qu’une nouvelle approche du code du travail est obligatoire. De là à imposer des règles totalement obsolètes comme la non-protection des apprentis et personnes de la gent féminine.

    Ce qui me dérange dans cet article, c’est le comportement syndical. Je m’explique : nous avons entendu les syndicats criés au scandale pour l’âge de repos des fonctionnaires (que je peux comprendre en tant que salarié, et que je ne comprends pas en tant que citoyen, l’égalité avant tout), et que l’on n’entends pas du tout pour la protection salariale privée. Fait abérant compte tenu du nombre de salarié du privé, des conditions de travail et autres avantages en notre défaveur. Je regrette cette attitude qui montre bien l’incapacité des syndicats et la « haine » envers ceux-ci qui monte dans le privé. De plus, le sentiment anti-public se fait de plus en plus ressentir.

    • Adarshini
      Adarshini répond à buffer
      Idéaliste
      • Posté à 19h58 le 12/12/2007
      • Internaute 14044
        Idéaliste

      Le problème ne vient pas tant des syndicats que des salariés : les salariés du privés sont « tous tous seul », et ne vont pas se mobiliser pour défendre des acquis, comme le font ceux du public...

  • jacotot
    • Posté à 17h44 le 12/12/2007
    • Internaute 24718

    Bonjour à tous,

    Un lien qui circule dans les boîtes mails, vers plusieurs vidéos de la conférence que Gérard Filoche a faite le 24 novembre 2007 lors d’une AG d’Attac.

    Une vidéo qui résume son point de vue :
    Lien

    L’intégralité de la conférence, divisée en 8 chapitres :
    Lien

    L’homme est très bon, très pédagogue, bon orateur... la conférence est à voir, vraiment. C’est effrayant... Où va-t-on ? (« Pas à pas, on se sait pas, mais y va »...).

    On se demande comment se fait-il et on regrette que, M. Filoche faisant partie de l’équipe de campagne de Ségolène Royal (selon Wikipedia, certes, à vérifier), le sujet n’ait pas été soulevé lors de la promulgation du décret en plein campagne électorale...

    Bon visionnage !

    • Les Chats
      Les Chats répond à jacotot
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 19h23 le 12/12/2007
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      jacotot
      Je vous le dis gentiment, mais visiblement vous n’avez pas lu les messages des internautes et le mien non plus car il était présisé qu’il avait fait parti de la campagne de Ségolène Royal, il lui a d’ailleurs reproché de ne pas être assez à gauche comme il l’est lui même.
      Elle aurait mieux fait de l’écouter, mais c’est aussi un gros problème car cela veut dire qu’elle est trop au centre et qu’elle aussi a perdu ses convictions.

      Vous n’avez pas non plus visité le site de Gérard Filoche, ni les liens où il répond aux internautes lors d’un forum, c’est dommage car il nous demande tous de l’aide pour agir.
      Tous ces liens sont sur les interventions de certains internautes.
      Alors je vous en prie essayez chacun d’agir, car seuls nous n’y arriverons pas.

  • Art-35_Constitution-1793
    Art-35_Constitution-1793
    Pour une Republique Bonsensiste (...)
    • Posté à 08h42 le 13/12/2007
    • Internaute 4675
      Pour une Republique Bonsensiste (...)

    Notez que dans le même temps on propose des cartes de crédits a partir de 12 ANS !

    Toute la France Dans la rue AVANT 89 j’espère !