25/08/2010 à 11h48

Pollution : des politiques effarés après avoir testé leur air intérieur

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Cobaye d’UFC-Que Choisir, la secrétaire d’Etat Chantal Jouanno se découvre victime de la pollution « comme le citoyen lambda ».


Chantal Jouanno à l’Assemblée nationale le 30 mars 2010 (Charles Platiau/Reuters).

Acceptant de jouer les cobayes pour l’UFC-Que Choisir, 34 parlementaires et Chantal Jouanno se trouvent pris à leur propre piège : ils découvrent que leur intérieur est très pollué... de quoi accroître la pression sur le gouvernement ?

« Des centaines de milliers de substances chimiques potentiellement cancérigènes » sont présentes dans les meubles, les sols, les produits nettoyants, les désodorisants selon l’UFC-Que Choisir. L’association de consommateurs a eu l’idée originale de solliciter 150 parlementaires, impliqués dans des commissions sur la santé ou la pollution de l’air, pour qu’ils deviennent des testeurs volontaires.

Trente quatre d’entre eux (vingt UMP, douze PS, deux centristes) et la secrétaire d’Etat à l’Ecologie Chantal Jouanno ont donc installé pendant une semaine, chez eux ou dans leur bureau, deux capteurs. Ils viennent de recevoir leurs résultats : 29 sur 35 sont « mauvais », dont neuf « très mauvais ». Aucun n’obtient de mention « bien ».

« Je suis en danger ! » lance Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne, qui a installé les kits de testing une semaine dans son bureau tout neuf de l’Assemblée, « où personne ne fume ». Il espère que lorsque ses collègues de droite auront tiré les conclusions de leurs propres résultats, cela mènera à une « initiative multipartite ».

« Ça n’a pas de valeur statistique mais démonstrative »

Chantal Jouanno n’a pas souhaité s’exprimer sur la pollution intérieure de sa maison et a seulement promis une meilleure surveillance de ces polluants. Mais Olivier Andrault, chargé de mission à l’UFC-Que Choisir estime que les réformes vont trop lentement :

« Le Grenelle de l’environnement a prévu un étiquetage des polluants contenus dans les produits. Mais les industriels sont déjà en train d’intervenir pour que le consommateur soit trompé.

Il faudrait notamment des incitations financières à l’installation de ventilations mécaniques contrôlées (VMC) double flux, car c’est un vrai problème de santé publique. »

Les parlementaires, pourtant sensibilisés à cette question par leur travail, sont globalement surpris des mauvais résultats. « Comme le citoyen lambda, ils ne savent pas ce qui pollue chez eux ni que l’air qu’ils respirent à l’intérieur est plus pollué qu’à l’extérieur ! Ça n’a pas de valeur statistique mais démonstrative », commente l’UFC, contente de son « coup médiatique ».

A droite, François Grosdidier, député UMP de Moselle, n’est pas gêné de « servir la cause » de l’association et pense que « vu la pression des lobbies, il faut en mettre au moins autant, même si le gouvernement est frileux, il faut concrétiser le Grenelle ».

Georges Colombier, député UMP de l’Isère, ravi de cette évaluation « gratuite » de son logement, va « écrire à Chantal Jouanno » pour lui demander de s’engager sur ce sujet. Personnellement, il est surpris de découvrir que, même en habitant « en pleine campagne », son logement concentre quatre fois plus de benzène que la valeur repère fixée par la réglementation (2 µg/m3). Il veut maintenant mieux comprendre :

« Mes fenêtres sont tout le temps ouvertes, alors peut-être que cette pollution vient de l’extérieur, de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry qui n’est pas loin. »

« Changer mes meubles récents »

Le député PS Christophe Caresche, une fois qu’il aura pris les mesures nécessaires pour diminuer la pollution dans son appartement, pense qu’il faudra réfléchir à « une proposition de loi sur le sujet, il faudra peut-être interdire certaines substances ou certains produits s’ils sont trop dangereux. »

Coté écolos, le Vert Yves Cochet analyse l’excès de formaldéhyde dans son appartement :

« Ce ne peut pas être les produits d’entretien, car chez nous tout est bio. Ça doit donc provenir des meubles type Ikea, récents, qui contiennent des colles. L’appartement est récent et correctement ventilé. J’ai l’intention de les changer. »

Lui trouve l’initiative « excellente » car les parlementaires reçoivent « des dizaines de communiqués par semaine, or là on le subit dans notre chair, notre vie quotidienne, c’est pas du baratin. » Il estime que la méthode est particulièrement « efficace pour inciter à voter des lois contraignantes vis à vis des industriels. Les parlementaires UMP sont pris au piège ! »

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  • plataneforever
    • Posté à 11h53 le 25/08/2010
    • Internaute 67389

    excellente initiative démonstrative, donc ...

    même si encore une fois on est dans le show, dans les effets d’annonce et les déclarations de vierges effarouchées ...

    même si encore une fois on peut se dire que l’homme ne se sent concerné que quand ça le concerne directement ...

    • karlM
      karlM répond à plataneforever
      Précaire
      • Posté à 12h42 le 25/08/2010
      • Internaute 21378
        Précaire

      L’ingénieur agronome Claude Bourguignon est spécialiste de la microbiologie des sols. Il a bien voulu communiquer la recette de la tarte aux cerises achetée en grande surface, en adepte de révolution verte qui lutte contre l’effet de serre.
      Histoire de la Farine
      Les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu de deux à six traitements de pesticides selon les années, un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d’éviter la verse et une dose importante d’engrais : 240kg d’azote, 100kg de phosphore et 100kg de potassium à l’hectare. Dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone puis arrosés au chlopyriphosméthyl. Pour la mouture, ma farine reçoit du chlorure de notrosytel. Puis de l’acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l’amylase. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium. Les corps gras reçoivent un antioxydant comme l’hydroxytoluène de butyle et un émulsifiant type lécithine.

      Histoire de la crème

      Les oeufs proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries aux granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des arômes, des émulsifiants comme alginate de calcium, des conservateurs comme l’acide formique, des colorants comme la capsanthéine, des agents liants comme le lignosulfate et enfin des appétants pour qu’elles puissent avaler tout ça comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.
      Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques : des antibiotiques comme le flavophospholipol (E212) ou le monensin- sodium (E714),des antioxydants comme l’ascorbate de sodium (E301), l’alpha-tocophérol de synthèse (E307), le buthyl-hydrox-toluène (E321) ou l’éthoxyquine (E324),
      des émulsifiants comme l’alginate de propylène-glycol (E405) ou le polyèthylène glycol (E496), des conservateurs comme l’acide acétique, l’acide tartrique (E334), l’acide propionique (E280) et ses dérivés (E281 à 284), des composés azotés chimiques comme l’urée E801), ou le diurédo-isobutane(E803), des agents liants comme le stéarate de sodium, des colorants comme le E131 ou 142 et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout cela comme le glutamate de sodium.

      Les huiles ont été extraites par des solvants comme l’acétone puis raffinés par l’action de l’acide sulfurique, puis lavage à chaud, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bicarbonate de potassium et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.

      La crème, une fois obtenue, elle reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alganique (E400)

      Histoire des cerises

      Les cerisiers, ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années.Les cerises sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine. Elles sont plongées dans la saumure contenant du sulfate d’aluminium et à la sortie elles reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202). Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, comme le blé, ont reçu leur dose d’engrais et de pesticides.
      Le sucre extrait par décantation à la chaux et à l’anhydridesulfureux puis décoloré au sulfoxylate de sodium, puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique. Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.
      Bon Appétit !

      • Armand_de_Maupertuis
        • Posté à 13h19 le 25/08/2010
        • Internaute 41272

        Énumérer une liste de substances n’épuise pas le problème. Il faudrait faire le tri ! Par exemple, E300, c’est « juste » de la vitamine C. E307, de la vitamine E. L’acide acétique, c’est l’acide du vinaigre. Quant à la curcumine, elle est connue pour ses effets bénéfiques sur la santé, ce qui ne l’empêche pas d’être un colorant industriel (les personnes utilisant le curcuma en cuisine peuvent témoigner qu’il colore bien !) : disons qu’il y a tromperie sur la couleur de la tarte dans ce cas...

         
        • Mme Berthe
          Mme Berthe répond à Armand_de_Maupertuis
          grmbl
          • Posté à 13h45 le 25/08/2010
          • Internaute 113627
            grmbl

          Oui, enfin quand même : des incertitudes planent quant à l’identité d’une substance « naturelle », et la même substance « de synthèse ». Et encore, dans le premier cas, ça peut dépendre de la méthode d’extraction (enfin, de l’extraction ou non...)

          Demandez à un chimiste, il vous dira que c’est la même chose. Mais je me souviens avoir vu des reportages troublants sur des personnes qui faisaient des allergies sévères à des substances de synthèse, et se portaient comme des charmes en présence de fortes doses de la même substance sous sa forme naturelle.

          En fait, redemandez avec insistance à un chimiste. Il finira peut-être par vous avouer que la sélectivité des réactions non catalysées biologiquement n’est « que » de 99% (enfin, souvent moins, parfois plus), et que les protocoles de purification ne permettent d’atteindre « que » 99,99% de pureté. Mais s’il est un peu honnête, vous ne pourrez pas lui faire jurer-cracher qu’il ne subsiste pas la moindre trace de solvant ou de produit secondaire dans son produit final.

          Par ailleurs, les expérimentateurs initiaux de l’homéopathie ont remis en cause le dogme de l’effet de dose, selon lequel en-dessous du seuil de toxicité, une substance ne produit aucun effet. Ils ont « prouvé » que des doses infimes de certaines substances provoquaient des effets considérables sur des systèmes vivants. On y croit ou pas (surtout que certains d’entre eux ont trippé sur la « mémoire de l’eau » pour expliquer qu’une solution agisse encore à une dilution quasi-infinie), mais personnellement l’idée qu’une micro-trace, non détectable par les moyens actuels de mesure, puisse provoquer une réaction (allergique ou autre) chez un être vivant complexe (une cause infime pouvant provoquer des effets importants, cf. la théorie du chaos) et sensible (beaucoup plus qu’un appareil de mesure, cf. par exemple l’extraordinaire sélectivité/sensibilité de l’odorat) ne me choque pas.

          Ajoutez à ça l’éventualité qu’un organisme entier, une plante par exemple, contienne des « antidotes » à ses propres « poisons » ; ainsi que la dimension symbolique de l’extraction ou de la non-extraction d’une substance (cf. Lieutaghi par exemple), et vous conviendrez que l’acide ascorbique (E300 : vitamine C) n’est peut-être pas tout à fait le même dans une orange bio ou dans les corn-flakes « enrichis aux 11 vitamines ! ! ».

          • Armand_de_Maupertuis
            • Posté à 14h48 le 25/08/2010
            • Internaute 41272

            Bah, que le procédé d’extraction ou de synthèse puisse polluer de façon infime le produit final, pourquoi pas. Par ailleurs, vous pouvez trouver des substances « nocives » en petite quantité dans les fruits.
            Cela dit, vous devez avoir des problèmes à consommer l’eau du robinet ou même les légumes du jardin dans ce cas. Que faire alors ?
            La justification par la dynamique non linéaire (« théorie du chaos ») me semble un peu lointaine et malvenue. Je ne connais pas ce monsieur Lieutaghi.

            Je signalais surtout que mettre dans le même panier la vitamine C et des substances connues pour leur effet nocif décrédibilise le discours, en le rendant « naturophile acharné » et donc sans discernement.
            Les industriel auront donc vite fait de se gargariser de ces amalgames, alors qu’ils auraient bien plus de mal à défendre les autres substances.

            Bien sûr, dans tous les cas, vous avez raison, le principe de précaution devrait être le premier respecté.

            • Mme Berthe
              Mme Berthe répond à Armand_de_Maupertuis
              grmbl
              • Posté à 15h44 le 25/08/2010
              • Internaute 113627
                grmbl

              « Je signalais surtout que mettre dans le même panier la vitamine C et des substances connues pour leur effet nocif décrédibilise le discours, en le rendant “naturophile acharné” et donc sans discernement. »
              Je suis bien d’accord avec ça. C’est sans doute un gros biais de ce texte-là, de ne s’appuyer que sur des noms de substances chimiques qui font peur quand on ignore ce que c’est.

              « que le procédé d’extraction ou de synthèse puisse polluer de façon infime le produit final, pourquoi pas. (...) Que faire alors ?
              La justification par la dynamique non linéaire (“théorie du chaos”) me semble un peu lointaine et malvenue. »
              Au contraire, je cherchais seulement à expliquer que dans un système complexe comme un organisme vivant, des causes minimes voire infimes peuvent avoir des effets sensibles voire catastrophiques. Et ça, c’est une dimension qui n’est pas du tout prise en compte actuellement.
              Ainsi, le « réductionnisme » alimentaire est potentiellement très dangereux, qui consiste à considérer que chaque partie, chaque ingrédient, peut être considéré comme isolé. Dès lors, il est vrai, tant qu’on n’en met pas plus que la « quantité autorisée », tout va bien. Mais c’est une approche qui est aussi insensée que de considérer un être humain comme un tas de molécules, ou pour que l’image soit plus parlante comme un tas d’organe : un foie par ici, une rate, un poumon ou un bras par là...
              J’évoquais Lieutaghi (un éminent ethnobotaniste) dans ce cadre, car j’ai souvenir d’avoir lu de lui de belles apologies de l’individu entier (il s’agit en général, sous sa plume, de plantes), avec ses charges affective et symbolique - et pourquoi pas avec sa « complexité moléculaire » qui le rendrait « compréhensible » par l’organisme qui le consomme ou le côtoie.

              J’ai conscience de l’inadéquation de ces termes, et du manque de fondement de mes assertions en l’air, mais il convient de les considérer surtout comme une critique de l’approche « tout = somme des parties », qui fait me semble-t-il des dégâts considérables.

          • plataneforever
            • Posté à 15h37 le 25/08/2010
            • Internaute 67389

            « Demandez à un chimiste, il vous dira que c’est la même chose. Mais ... »

            à partir de là je sais que la suite ne m’intéresse pas.

            jusqu’à cette année, une des premières leçons du programme de seconde de sciences physiques faisait la différence entre les mots : « chimique (aucun sens), naturelle, de synthèse, artificielle ... »

            une molécule est une molécule, point barre.
            après il peut y avoir des pollutions par d’autres molécules, pollutions qui divergent lors suivant le mode d’extraction ou de synthèse ...

            Deuxio, sortez de l’idée débile comme quoi ce qui est naturel est bopn et ce qui ne l’est pas ( ?) mauvais.

            Sinon, essayez le curare svp, c’est naturel.

            • Mme Berthe
              Mme Berthe répond à plataneforever
              grmbl
              • Posté à 16h04 le 25/08/2010
              • Internaute 113627
                grmbl

              « à partir de là je sais que la suite ne m’intéresse pas. »

              Dommage... j’y parle de choses « troublantes ». Je ne remets aucunement en cause le fait que le dogme dominant, celui qui est dans les cours de Sciences Physiques en classe de seconde, soit « une molécule est une molécule, point barre ».

              J’évoquais juste la possibilité qu’une même molécule puisse avoir des conséquences sur un système complexe (au hasard : un organisme vivant) différentes, voire opposées, suivant la dose, le solvant, le « contexte moléculaire », etc. Et qu’en particulier, des travaux tendant à montrer que des dilutions extrêmes de certains composés peuvent avoir des effets importants sur des animaux, m’interpellent.

              Je ne dis pas que j’ai trouvé la pierre philosophale, ou le vaccin contre le SIDA, seulement je questionne le dogme dominant en matière chimique (qui est bel et bien, un mot qui possède un sens, merci pour lui), sur lequel s’appuient toute sorte d’empoisonnements qu’on nous fait subir.

              « sortez de l’idée débile comme quoi ce qui est naturel est bopn et ce qui ne l’est pas ( ?) mauvais. »

              Étrange que vous me prêtiez cette idée, qui n’apparaît pas dans mes propos. Je sais bien que le curare, la roténone (pourtant utilisée en agriculture biologique quoique bannie du conventionnel !) etc. ne sont pas à conseiller pour rester en bonne santé. Je n’irai pas manger la ciguë en guise de persil.
              Je prétends juste que les critères selon lesquels on décide actuellement de ce qui est bon ou mauvais ne sont pas satisfaisants, loin s’en faut, parce que les sciences chimiques ont encore de belles découvertes devant elles. Et que quand des industries s’appuient sur ces critères pour définir les produits qui envahiront (de gré ou de force) notre vie, je demande un peu d’air, et me rends compte qu’il est, comme celui des politiciens, pollué.

              En guise de résumé, sans nécessairement cracher sur les idées dominantes, il ne me semble jamais inutile de prêter une oreille à ce qui est « troublant ».
              Tout ça pour illustrer la complexité de la définition de ce qui est « naturel » et « artificiel » ! J’ai essayé de plutôt parler de ce qui serait « systémique » ou bien « réductionniste »...

              • plataneforever
                • Posté à 16h30 le 25/08/2010
                • Internaute 67389

                je me suis un peu énervé désolé ! -)
                toutes mes excuses ! !

                « J’évoquais juste la possibilité qu’une même molécule puisse avoir des conséquences sur un système complexe (au hasard : un organisme vivant) différentes, voire opposées, suivant la dose, le solvant, le “contexte moléculaire”, etc. »

                ça c’est connu, prouvé et enseigné dans les cours de sciences ! !
                Point de complot pour maintenir un dogme dominant ...

                « des travaux tendant à montrer que des dilutions extrêmes de certains composés peuvent avoir des effets importants sur des animaux, m’interpellent. »

                attention quand o parle de dilution extrème on parle souvent d’homéopathie et là le sujet est brulant ! !
                contrairement à ce que l’on croit il y a des étude s et des débats sur le sujet dans la communauté scientifique (même si pendant longtemps çaa été tabou) Science set avenir s’en fait régulièrement l’écho par exemple.

                « chimique (qui est bel et bien, un mot qui possède un sens, merci pour lui), »

                Bien sur qu’il a un sens, mais il n’est jamais utilisé dans son sens ! !
                chimique fait référence à une échelle de la matière et d’interactions où l’élément échangé est l’électron. C’est l’échelle des molécules, des ions et des atomes.
                Chimiques est souvent utilisé par rapport à l’industrie chimique ... or le corps humain n’est que chimique également !

                sinon, méfier vous des gens qui pense qu’il y a des dogmes dominants partout en sciences : c’est le cas quand on parle de médiatisation et de politique mais pas (trop) en recherche ...

            • Célia
              Célia répond à plataneforever
              Etudiante
              • Posté à 17h31 le 25/08/2010
              • Internaute 114304
                Etudiante

              Dommage, c’était très intéressant.

              • plataneforever
                plataneforever répond à Célia
                • Posté à 17h43 le 25/08/2010
                • Internaute 67389

                oui je me suis énervé !
                lisez donc la suite de l’échange

                mais méfiez vous quand même des théorie du complot et des dogmes dominants en général.

          • medicago
            medicago répond à Mme Berthe
            Plante cultivée
            • Posté à 05h08 le 27/08/2010
            • Internaute 58931
              Plante cultivée

            C’est fastoche de courir après la perfection. Rien que des produits « non traités » pour préserver notre santé. c’est oublier un peu vite que pour un certain nombre de traitement, que ce soit pendant la culture pour les produits agricoles ou après pour les produits alimentaires les traitements ont pour objet d’améliorer la productivité d’une ressource rare (le sol) ou limiter les pertes pendant la période de conservation. Il faut se souvenir que les dernières grandes disettes en Europe ne datent que du 18 éme siècle et que pendant ses périodes on mourrait de fin en France et on survivait en se « nourrissant » d’herbe, ou de pain à la sciure de bois. Pas tout le monde évidemment. dans notre société d’hyper abondance et d’hyper organisation, on a un peu la mémoire courte. Et la vue aussi. Car il n’est que de regarder la permanence des problèmes de sous nutrition. Ceux qui les vivent ont probablement un autre point de vue que celui de ceux qui vivent dans notre société d’abondance et de gaspillage et avec le refus absolu du risque.
            Ça ne veut pas dire non plus qu’il faut tout accepter...
            mais un sol dans lequel on ne met pas d’engrais alors que l’on exporte de la matière végétale s’appauvrit... On sait ça depuis Lavoisier
            Une culture pour laquelle on ne contrôle pas la présence des mauvaises herbes ou celle des maladies à des rendements plus faibles ou plus aléatoires. Même en adoptant des pratiques culturales « raisonnées » pour ne pas dire bio, le risque demeure. Idem pour les questions de conservation (imaginerait on la consommation des fruits sans réfrigération ?) Au niveau mondial, le niveau des pertes de produits alimentaires entre récolte et consommation atteint 25 à 30% de la production.
            Alors oui,oui, oui, il ne faut pas faire n’importe quoi mais non, non,non il ne faut pas regarder les problèmes par le petit bout de la lorgnette et substituer un risque à un autre. Quel sens cela a t il de manger sain et abondamment quand mon voisin n’a même pas la possibilité de manger ?
            « Il faut accepter de vivre avec des risques » P ; Rabhi
            Dont acte

        • solstice
          solstice répond à Armand_de_Maupertuis
          pigiste
          • Posté à 20h02 le 25/08/2010
          • Internaute 38451
            pigiste

          P’tête bien mais moi, quand je fais de la tarte à la cerise (ce qui est plus généralement un clafoutis), je n’ajoute ni curcumine, ni vinaigre, ni vitamine C...

          Il faudrait que le consommateur cesse de n’acheter des fruits -ou des produits transformés- qui n’ont pas l’air de sortir du laboratoire du savant fou.

          Je rappelle, car la cerise -sur le gâteau- est emblématique de ce problème, que la cerise n’a pas d’odeur. L’odeur de « cerise » est un concept industriel et qu’un yaourt à la cerise qui ne sent pas la « cerise » est invendable... Un comble non ?

          • Armand_de_Maupertuis
            • Posté à 21h11 le 27/08/2010
            • Internaute 41272

            Bah j’vous rassure, moi non plus (encore que j’utilise parfois le curcuma pour colorer un peu, ho le tricheur !).
            J’ai d’ailleurs tendance à lire toutes les étiquettes quand j’achète un produit, quitte à ne rien prendre à la fin, ce qui rend fou mon entourage :)

      • Mme Berthe
        Mme Berthe répond à karlM
        grmbl
        • Posté à 13h25 le 25/08/2010
        • Internaute 113627
          grmbl

        Complètement hors-sujet.

        Mais intéressant quand même. Z’auriez pas plutôt une adresse d’un site web où on peut trouver tout ça ?

         
        • A déménagé le 13-10-11
          A déménagé le 13-10-11 répond à Mme Berthe
          non connu
          • Posté à 13h57 le 25/08/2010
          • Internaute 29372
            non connu

          Pas hors sujet du tout.

          Cette « recette » de la tarte à la cerise contient des informations qui devraient figurer sur les étiquettes ; et d’étiquettes - que les lobbies industriels veulent éviter à tout prix, y compris au détriment de la santé leur propre famille à un degré ou un autre - il est bien question dans l’article.

          Ceci étant, je suis également preneur pour ce qui est d’un site avec de telles infos, site que j’aimerais voir aussi consulté que Facebook ...

          • Nanou911
            • Posté à 14h27 le 25/08/2010
            • Internaute 115636

            Après avoir vu un reportage intéressant sur Arte il y a quelques temps sur les emballages, je pense qu’on devrait rajouter à votre liste d’ingrédient tout l’emballage dans lequel va être rangé cette tarte :

            Imaginons qu’elle est déposée sur un support en carton recyclé enduit d’une résine lisse : dans ce cas, on peut rajouter les encres toxiques contenu dans le papier qui a servi à fabriquer le carton ; et le bisphénol-A présent dans la résine époxy dont il est enduit. Le carton peut aussi en contenir.

            Ensuite le gateau et son support sont mis sous atmosphère spéciale et enfermés à chaud dans un emballage plastifié. Le contenu du gaz est inconnu ; mais on peut imaginer qu’il va contenir par exemple du protoxyde d’azote ou du CO2 produits industriellement. L’emballage en plastique si il a été fabriqué hors d’Europe est susceptible de contenir des phtalates.

            Ensuite l’ensemble est mis dans un dernier emballage en carton recyclé (encre toxiques etc) qui a été enduit d’encres toxiques aux jolies couleurs pour attirer le chaland.

            Bon appétit :)

            • A déménagé le 13-10-11
              A déménagé le 13-10-11 répond à Nanou911
              non connu
              • Posté à 19h18 le 25/08/2010
              • Internaute 29372
                non connu

              Heureusement que je n’aime pas les tartes : o)

            • alaixih
              alaixih répond à Nanou911
              • Posté à 19h34 le 25/08/2010
              • Internaute 19775

              La moralité du truc c’est que si on veut faire la cuisine il vaut mieux acheter ses trucs et tout faire soi même.....
              C’est mieux.. Et c’est moins cher.... C’est pas ce qu’il y a de plus simple mais quand vous achetez par exemple du bio vous mangez ce que vous avez acheté parce manifestement c’est plus cher....

              Ceci dit, si vous achetez du bio regardez bien si il ne vient pas de sicile car avec toutes les décharges sauvages et toxiques qui y sont vos produits pourraient être bios mais très chargés en toxines... Moi je dis cela mais je ne dis rien...

          • Mme Berthe
            • Posté à 14h36 le 25/08/2010
            • Internaute 113627
              grmbl

            C’est vrai, mais l’article parle avant tout de pollutions aériennes domestiques, sur lesquelles il est difficile de mettre des étiquettes, et de lobbying.

            Le dénommé KarIM aurait aussi bien pu poster un charabia sur la pêche à la baleine ou la déforestation en Amazonie, puisque tout ce qui l’intéresse est apparemment de caresser les écolos dans le sens du poil pour qu’on lui dise qu’il a raison.

        • pablico
          pablico répond à Mme Berthe
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 15h13 le 25/08/2010
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          le vrai hors sujet est :

          Pollution : des politiques effarés après avoir testé leur air intérieur

          on se pose donc la question :

          l’air des politiques n’a-t-il jamais été cristallin, et aussi pur qu’au dessus du mont blanc ?

          depuis que le monde est monde l’air politique a toujours été vicié..sans parler de l’atmosphère politique..

          (ironie hors sujet)

        • PétaouSchnok
          • Posté à 19h02 le 25/08/2010
          • Internaute 11586

          Pas si hors sujet que cela mais bon... certainement pas sans intérêt.

          Claude Bourguignon
          video de 4 min pour vous faire une idée : Lien

          fait partie des personnes fascinantes qui sont dans ce film/docu « Lien

        7 autres commentaires
      • plataneforever
        plataneforever répond à karlM
        • Posté à 15h32 le 25/08/2010
        • Internaute 67389

        tu réponds à mon com juste pour apparaitre dans les premiers commentaires et nous sortir ta longue salade (pas inintéressante pour autant)

        c’est nul comme procédé.

        une nouvelle sorte de pollution en quelque sorte ... : -)

        tu es content tu as beaucoup de vote mmm ? ?

      • coinpomme
        coinpomme répond à karlM
        dieu est une e-pothèse
        • Posté à 17h15 le 25/08/2010
        • Internaute 21711
          dieu est une e-pothèse

        .../...je suis gavée ! ! !

        heureusement j’habite au bord de la mer (d’iroise) je vais être contrainte d’adapter mon alimentation à l’environnement naturel
        tout d’abord commencer doucement à brouter mon herbe faire de la confiture de pâquerette, me laver à l’eau de mer, si je le peux attraper un goéland pour le repas du dimanche farcis aux algues
        ... après j’attaque le sable et les rochers de granit les menhirs et les dolmens...

        beau programme

      • marie3277
        marie3277 répond à karlM
        employée
        • Posté à 17h51 le 25/08/2010
        • Internaute 123897
          employée

        Claude Bourguignon, je l’ai découvert dans le film de colinne serreau, solutions locales pour un désordre local. Son intervention a largement influencé ma façon de me nourrir ! !
        Non seulement il connaît son sujet et donne des informations compréhensibles et pertinentes mais en plus il a un humour exceptionnel ce qui m’a permis de prendre conscience de l’absurdité du fonctionnement actuel de l’agriculture, sans sombrer dans le défaitisme grâce au dynamisme et à l’intelligence de révoltés comme monsieur Bourguignon.

      • jerome13103
        jerome13103 répond à karlM
        Peut encore se(r)vir
        • Posté à 18h06 le 25/08/2010
        • Internaute 25696
          Peut encore se(r)vir

        Ouais mais elle est pas très chère cette tarte (le prix au kilo du roquefort de grande marque quand même), l’emballage fait très nature et tradition, et puis la fille de la pub télé qui va avec a une de ces paires de ...

  • chria
    chria
    goret
    • Posté à 11h56 le 25/08/2010
    • Internaute 60472
      goret

    Si eux sont en danger alors qu’ils peuvent changer leurs meubles nous on a plus qu’à crever en engraissant les industriels.

    • Juan-Louisss
      Juan-Louisss répond à chria
      • Posté à 14h49 le 25/08/2010
      • Internaute 15805

      Sur-consommons.

      Coupons quelques arbres, scions, rabotons, vernissons, cirons, collons, emballons, transportons et j’en passe.

      Il a les idées moins vertes ce député écolos tout d’un coup

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Manant, de passage sous le (...)
    • Posté à 11h57 le 25/08/2010
    • Internaute 78672
      Manant, de passage sous le (...)

    Ainsi, cette clique découvre qu’elle est comme tout le monde et que le statut d’elite ne protège pas de l’air qu’on respire.
    C’est tant mieux et c’est savoureux...

    • kabreras
      kabreras répond à spleenlancien
      Enervé
      • Posté à 12h16 le 25/08/2010
      • Internaute 60553
        Enervé

      Vite une loi... pour empêcher le citoyen lambda de respirer le même air que les parlementaires !

    • cactusun
      cactusun répond à spleenlancien
      retraité
      • Posté à 12h33 le 25/08/2010
      • Internaute 50486
        retraité

      Ce n’est certe pas une découverte. En 2006, 39 élus européens avaient déjà été testés sur 76 produits chimiques. Lorsqu’on sait qu’un incinérateur libère environ 2000 molécules chimiques non naturelles dont 50 seulement sont suivies, il ne faut pas s’étonner d’un tel résultat. Il y a hélas une grande distance entre savoir, prendre conscience, agir et modifier.

      • Herby
        Herby répond à cactusun
        encore là
        • Posté à 13h39 le 25/08/2010
        • Internaute 116252
          encore là

        « Lorsqu’on sait qu’un incinérateur libère environ 2000 molécules chimiques non naturelles dont 50 seulement sont suivies
        Et combien de temps, d’études, d’expertises, de contre-expertises faut-il pour faire interdire un seul produit toxique ? Je dirais à peu près le temps nécessaire aux industriels pour créer quelques dizaines de milliers d’autres substances toxiques.
        De toute manière, de telles interdictions ne valent que pour la France ou l’Europe dans le meilleur des cas et comme tout est fabriqué en Chine, cela ne change rien au problème.
        Le jour où notre espérance de vie passera sous la barre des 40 ans à cause de toutes ces m***des que nous respirons, mangeons et buvons peut-être que certains commenceront à penser qu’il est peut-être temps de peut-être commencer à envisager de peut-être légiférer efficacement sur le respect de l’environnement. En attendant, on peut toujours se consoler en faisant un don à la lutte contre le cancer.

      • tlaloc
        tlaloc répond à cactusun
        Retraité
        • Posté à 18h37 le 25/08/2010
        • Internaute 47359
          Retraité

        C’était un test sanguin cela avait été très instructif

  • EdkOb
    EdkOb
    la France d'après...
    • Posté à 11h57 le 25/08/2010
    • Internaute 85736
      la France d'après...

    La voilà, l’explication : nos chers parlementaires sont victimes de substances toxiques.

  • moee
    moee
    Etudiant
    • Posté à 11h59 le 25/08/2010
    • Internaute 108479
      Etudiant

    Saluons le courage de nos politiques qui sont prêts à se « mettre en danger » comme des « citoyens lambdas ». Chapeau bas !

    • moravagine
      moravagine répond à moee
      Observateur désabusé
      • Posté à 12h14 le 25/08/2010
      • Internaute 30925
        Observateur désabusé

      Ce qui serait bien, c’est que quelques uns se mettent pendant deux semaines à vivre immergés dans un campement de Roms ! Là ils verraient qu’il y a des conditions de vie encore plus dégradantes et dangereuses !

      Vous imaginez la tête de Brice faisant du porte à porte pour demander s’il n’y a pas de la ferraille à récupérer ...

    • gerfaut32
      gerfaut32 répond à moee
      indépendant
      • Posté à 14h30 le 25/08/2010
      • Internaute 120248
        indépendant

      Ils ne se sont pas mis en danger : ils ont simplement accepté de mesurer le danger auquel chacun d’entre nous est exposé !

  • Homere elmero
    Homere elmero
    communiste primitif
    • Posté à 11h59 le 25/08/2010
    • Internaute 87706
      communiste primitif

    Et sur la bouffe, ce serait bien de faire une etude similiare sur ce que mangent ces 150 parlementaires : ils croyaient y echapper ? Ahahah, meme le caviar est pollué !

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à Homere elmero
      Restaurateur
      • Posté à 12h14 le 25/08/2010
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      Je pense plutôt qu’ils devraient plutôt déjeuner chaque jour dans les cantines des écoles de la République...

      • Lictor
        Lictor répond à Xavier Denamur
        informaticien
        • Posté à 12h34 le 25/08/2010
        • Internaute 68450
          informaticien

        Ma mère bosse dans une cantine en maternelle publique, j’aimerais bien bouffer aussi bien qu’elle à midi ! Certes, sa cantine est un peu pilote (cuisine faite sur place par un chef, aliments frais ou exceptionnellement surgelés...), mais par rapport à ce qu’on bouffe au resto accessible en tickets restos à midi, ça n’a rien à voir...

        Ma belle mère a bossé comme intendante dans un lycée, il y a moyen de faire les choses correctement, il faut juste trouver le bon cuisinier (là, réel problème : il est très difficile de se débarrasser d’une cuisinier qui déconne).
        Il y a même des hôpitaux qui font encore leur cuisine eux-mêmes. C’est le cas à Lariboisière par exemple. Bon, c’est pas de la haute gastronomie, la présentation est pas terrible, mais les produits sont corrects.

        Accessoirement, les parlementaires bouffent dans les cantines de la république : celles du Sénat et de l’Assemblée...

         
        • Xavier Denamur
          Xavier Denamur répond à Lictor
          Restaurateur
          • Posté à 13h30 le 25/08/2010
          • Internaute 48550
            Restaurateur

          Je vais pas rentrer dans les détails mais à part quelques exceptions dont la cantine où travaille votre mère mais le fait que seuls les gros groupes de l’agroalimentaire soient capables de répondre aux appels d’offre publics limite la possibilité de trouver de la qualité dans les cantines des écoles. Le principe de précaution incite à n’avoir que des produits de 4è ou 5è catégories et la forte utilisation d’organisation en liaisons froides à partir de cuisines centrales n’arrange pas les choses.
          Pour celles du Sénat et de l’Assemblée, on est sur d’autres niveaux d’après des informations qui m’ont été fournis par des habituées de ces bons restaurants.

          • Lictor
            Lictor répond à Xavier Denamur
            informaticien
            • Posté à 14h20 le 25/08/2010
            • Internaute 68450
              informaticien

            Certes, j’ai aussi mangé au resto-U un certain nombre d’années, je sais à quel point ça peut-être mauvais (mais là encore, il y a des exceptions). Mais pour moi, ça reste une question de volonté, personne n’interdit à un établissement de faire ça en interne - même si je réalise que c’est compliqué.

            Ce que je voulais surtout dire, c’est que les salariés qui mangent au resto à midi ne sont pas forcément mieux lotis. Beaucoup mangent dans des chaines ou des sandwicheries - où globalement, la nourriture vient du même type d’endroit qu’en restauration scolaire. Mais même dans les restaurants pas cher où l’on peut manger à midi, l’origine de la nourriture est inconnue et pas forcément qualitative !

            • Xavier Denamur
              Xavier Denamur répond à Lictor
              Restaurateur
              • Posté à 15h04 le 25/08/2010
              • Internaute 48550
                Restaurateur

              Là, je vous rejoins à 100%, c’est d’ailleurs une de mes principales revendications : que les restaurants informent leurs clients sur le fait qu’ils cuisinent des produits bruts et frais ou des sous vides ou des surgelés etc... Vous trouverez sur le site Lien différents articles dont le sujet traite régulièrement de la transparence dans les assiettes.
              Vous trouverez également dans une tribune que j’ai faites pour Rue89, mes diverses propositions pour plus de transparence dans la restauration en générale. Lien

              • solstice
                solstice répond à Xavier Denamur
                pigiste
                • Posté à 20h07 le 25/08/2010
                • Internaute 38451
                  pigiste

                BRAVO, BRAVO, BRAVISSIMO !

              • Homere elmero
                Homere elmero répond à Xavier Denamur
                communiste primitif
                • Posté à 09h21 le 26/08/2010
                • Internaute 87706
                  communiste primitif

                J’ai du mal a croire qu’une question aussi essentielle que l’alimentation, en cantines et partout ailleurs, soit a ce point laissée de coté. On nous gonfle avec le halal et le casher... quand en finira-t-on avec le poulet industriel ? Mort au poulet industriel !

                • Xavier Denamur
                  Xavier Denamur répond à Homere elmero
                  Restaurateur
                  • Posté à 13h07 le 26/08/2010
                  • Internaute 48550
                    Restaurateur

                  Au début 2011, sortira en salle un film documentaire que j’ai produit « La république de la mal bouffe », on y voit entre autre Jacques Borel, le Tricatel de « L’aile ou la cuisse » nous prédire que « les restaurateurs qui ne passeront pas à l’industriel disparaîtront ». A vous de faire en sorte qu’il n’ait pas raison, exigez de la transparence dans votre assiette comme dans la République.
                  Si vous désirez assister aux avant premières, inscrivez-vous sur Lien et participez d’une manière ou d’une autre à informer vos concitoyens. C’est d’abord par une prise de conscience collective qu’on arrivera à tordre le cou à l’intoxication généralisée.

          • plataneforever
            • Posté à 15h41 le 25/08/2010
            • Internaute 67389

            vous avez entièrement raison.
            manisfestement vous connaissez bien le sujet.

        7 autres commentaires
  • fdrebin
    fdrebin
    Dilettante doué
    • Posté à 12h01 le 25/08/2010
    • Internaute 78377
      Dilettante doué

    Concernant les parlementaires et ministres UMP, je me demande ce qui est le pire pour eux : être « victime de la pollution » ou se découvrir mis au même niveau que le « citoyen lambda » ?

  • Jana
    Jana
    bretonne en Normandie
    • Posté à 12h02 le 25/08/2010
    • Internaute 13372
      bretonne en Normandie

    à propos de meubles « polluants »

    « J’ai l’intention de les changer. »

    oui, mais pour les envoyer où ? en faire cadeau aux « pauvres » ?

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