23/08/2010 à 18h50

Il n'y a pas assez de déchets en plastique dans l'Atlantique

Futura-Environnement"
Jean-Luc Goudet | Futura-Sciences


Vingt ans de mesures des déchets en plastique dans l’Atlantique nord montrent que la quantité est élevée... mais il en manque. Ou bien les humains gèrent de mieux en mieux leurs déchets et s’appliquent au recyclage, ou bien cette pollution part se camoufler en des endroits inconnus des scientifiques. Peut-être, par exemple, le tube digestif d’animaux marins.

Après la matière noire des astronomes, voici le plastique manquant des océanographes. Selon une équipe américaine, en effet, la quantité de morceaux de plastique piégés au centre de l’Atlantique nord, certes importante, n’a pas augmenté depuis plus de vingt ans. Incompréhensible, expliquent-ils...

Un île en plastique dans l’Atlantique

La concentration de déchets flottants au centre de bassins océaniques, favorisée par des courants tournant sur de vastes régions, est aujourd’hui bien connue. Le célèbre « great Pacific garbage patch », dans le Pacifique nord, en est l’exemple emblématique.

Dans l’Atlantique, un phénomène semblable est suivi depuis deux décennies par les équipes de la Sea education association (SEA, Massachusetts).

Embarqués à bord de l’un des deux voiliers de cette association créée en 1971 et depuis affiliée au centre océanographique de Wood’s Hole, des étudiants sillonnent les océans. Depuis la création de la SEA, affirme aujourd’hui son site, 7 000 d’entre eux ont parcouru plus d’un million de milles marins (soit près de 2 millions de kilomètres).

L’une de leurs tâches a été de compter les morceaux de plastique récoltés dans un filet traîné par le navire. La SEA vient de publier dans la revue Science le résultat de ces vingt-deux ans de mesures dans l’Atlantique nord, entre 1986 et 2008.

Sur 6 136 traits de pêche (quand le filet est mis à l’eau), les auteurs mentionnent la présence de matière plastique dans 60% des cas. Pour l’essentiel, les composants sont le polyéthylène et le polypropylène, deux polymères très utilisés dans les emballages.

La quantité de déchets reste stable

La répartition n’est pas du tout homogène : la concentration augmente à mesure que l’on s’éloigne de la côte. La zone la plus polluée est située entre 22 et 38 degrés de latitude, soit, respectivement, celle des Canaries et celle des Açores.

Le phénomène de piégeage au centre d’un bassin océanique est donc retrouvé ici et cette zone d’accumulation correspond très bien aux courants connus.

Mais, affirment les auteurs de la publication, un fait est troublant : les quantités pêchées sont à peu près stables depuis vingt ans. Or la production de déchets a, elle, augmenté. Pourquoi n’observe-t-on pas la même tendance à la surface et au sein des masses d’eau atlantiques ?

Dangereuse fragmentation

La publication ne va pas plus loin que la description des faits observés et ne fournit donc pas d’explications. Il existe pourtant des hypothèses, déjà envisagées.

Les morceaux de plastique peuvent se fragmenter jusqu’à atteindre des tailles minuscules, voire microscopiques, donc devenir insaisissables par un filet... mais pas par les organismes filtreurs du plancton qui pourront donc en ingérer. Ils peuvent aussi finir par se fixer sur des organismes marins et, après la mort de leur porteur, couler avec lui pour se fondre dans le sédiment marin.

Des observations antérieures montrent bien que le plastique peut disparaître à nos yeux tout en continuant à polluer l’océan. En 2004, Richard Thompson, de l’université de Plymouth (Royaume-Uni), avait fait sensation en publiant les résultats d’une étude sur vingt plages britanniques montrant la présence de fragments de matière plastique de toutes tailles, jusqu’à 20 microns. Etendue en 2006 à différentes régions du globe, sur plusieurs continents, l’étude s’est conclue par des résultats similaires.

Toxicité pour les organismes vivants

En 2009, Katsuhiko Saido, chimiste de l’université Nihon (Chiba, Japon), avait démontré que les polymères peuvent se dégrader dans l’océan, contrairement à ce que l’on croyait. Cette transformation chimique conduit au bisphénol A (BPA) et à l’oligomère PS (la brique élémentaire du polystyrène), deux produits qui ne sont pas sans effet sur les organismes vivants.

Si les résultats de la SEA ne sont pas une grosse surprise, ils posent donc de nouveau la question de la toxicité des déchets de matière plastique une fois parvenus dans l’océan mondial.


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Futura-Environnement
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  • vol19
    • Posté à 19h20 le 23/08/2010
    • Internaute 13492

    Existe-il des projets de récupération, traitement, recyclage de ces plastiques ? ... Surtout s’il s’avère que leur dégradation pollue à ce point l’univers marin ? Connaît-on dès lors les concentrations de biphénol selon les espaces marins... ?

    • licia
      licia répond à vol19
      de-ci de-là
      • Posté à 20h44 le 23/08/2010
      • Internaute 118601
        de-ci de-là

      Puisque l’on sait depuis longtemps ce problème du « plastique » difficilement dégradable,pourquoi donc n’oblige-t-on pas les industriels a n’utiliser que des matériaux bio-dégradables ou recyclables...
      Pourquoi donc n’oblige-t-on pas ces mêmes industriels a réduire leurs emballages dans des volumes correspondants au poids net du produit... ?
      Quelque chose m’échappe !

      • alexandre32
        alexandre32 répond à licia
        clochard céleste
        • Posté à 23h52 le 23/08/2010
        • Internaute 100183
          clochard céleste

        Ben ce qui vous échappe, c’est que dans le monde dans lequel nous vivons, ce sont les industriels qui imposent leurs lois aux politiciens, et non les politiciens qui imposent quoi que ce soit aux industriels...

         
        • Achernar
          Achernar répond à alexandre32
          Etudiant
          • Posté à 01h03 le 24/08/2010
          • Internaute 119490
            Etudiant

          Sans consommateurs qui achètent tout et n’importe quoi au plus bas prix possible, pas d’industriels.

          • Jovan
            Jovan répond à Achernar
            Nouille Orquee
            • Posté à 02h44 le 24/08/2010
            • Internaute 8380
              Nouille Orquee

            Euh non pas trop... C’est un raisonement tres simpliste de dire ca.
            Le probleme ne viens pas du consomateur, il vient de l’economie.
            Toi qui est etudiant avec des revenu que je peux estimer bas, tu dois te rendre compte quand tu fais tes courses que ton porte monaie te fera choisir entre un kilo de tomate bio et un kilo de tomate de l’agriculture industrielle. Pour les plastiques, c’est pareil. Le plastique est peu cher, plus fexible dans son utilisation et dans ses proprietes et relativement « safe » pour la sante dans sa version finie (je consent a discuter ce point, mais ce n’est pas mon propos). Ca en fait une matiere des plus rentable sur Terre. C’est bien pour ca que tous nos ordinateurs sont en plastiques...
            Le consomateur n’est pas un abruti de base comme semble indiquer ton commentaire condescendant. Nous sommes tous des consomateurs et nous cherchons tous a payer le moins possible. C’est l’economie de marche qui veut ca. Au lieu de taper sur le consomateur (qui ne peut changer de lui meme - postulat de base), il vaut mieux faire en sorte que l’economie du plastique ne soit plus rentable. Deux moyens pour reequilibrer ecologiquement la filiaire : Soit taper a la source - faire en sorte que produire su platique coute cher. Pour ca il faut une fiscalite ecologique forte. Sois taper a la recup en financant la recuperation et le recyclage comme certains sites le font deja (Lien - il doit bien y avoir des equivalent francais). Bref tu as besoin d’industriels, tu as besoin de consomateur (ce n’est pas un choix possible) mais on peut changer leurs interactions... avec un bulletin de vote.

            • Lictor
              Lictor répond à Jovan
              informaticien
              • Posté à 08h49 le 24/08/2010
              • Internaute 68450
                informaticien

              C’est global. Consommer et voter ne s’opposent pas.

              Par exemple, en France, le bio est considérablement plus cher que le classique. Ce n’est pas le cas dans d’autres pays, comme l’Allemagne ou l’Italie (pays où il est également très facile de consommer régional au lieu de national ou européens).

              Pourquoi ?
              Pour des raisons politiques, évidemment. Par exemple, parce qu’en Allemagne, on ne considère pas que consommer bio soit un luxe, mais bien un « droit » des citoyens. Ou encore parce que ces pays ont fait la conversion de leur agriculture, ce qui est loin d’être le cas de la France qui importe massivement son bio. C’est effectivement une victoire de l’écologie politique, et donc des citoyens.

              Mais c’est également une victoire des consommateurs. En achetant en masse du bio, ils ont créé un marché. En boycottant certains produits, ils les ont forcé à évoluer.
              Par exemple, en Allemagne, l’usage des sacs plastiques a diminué bien avant nos campagnes en France. Tout simplement parce que les gens ont commencé à prendre des cartons.
              Concernant le suremballage, certains consommateurs ont simplement déplacé le problème : il suffit de déballer ses produits à la caisse pour les laisser au supermarché et en faire son problème. Supermarché qui fera à son tour pression sur les industriels pour ne pas avoir à dépenser des fortunes en gestion d’emballage (sans compter le temps perdu aux caisses).

              Si tu n’aimes pas le plastique dans tes ordinateurs, tu peux acheter des Mac alu ;) Je plaisante...

              L’usage des plastique n’est pas forcément un problème. Sur certains produits, on ne sait pas trop faire autrement. Par exemple, sur les appareils photo, on ne peut plus trop faire sans un minimum de plastique. Certes, en haut de gamme, on fait des châssis en fonte de magnésium ou on utilise du métal au niveau des bagues. Mais la carrosserie reste du plastique haut de gamme. Le tout métal imposerait des boîtiers de plusieurs kg.
              Ce n’est pas forcément un problème non plus : ce sont des produits qui ont une vie assez longue (plusieurs années contre quelques jours pour une bouteille), qui sont souvent recyclés (occassion, offres de reprise, second boitier, cadeau au gamin...) et qui sont faciles à désassembler.

              Le problème, c’est plutôt l’usage du plastique pour absolument tout y compris du jetable. Sachant que les campagnes sont parfois contre-productives. Par exemple, la lutte contre le plastique dans les supermarchés peut avoir des effets pervers :
              - les sacs de plus en plus fins font que les gens les prennent par deux ou trois pour qu’ils ne déchirent pas
              - le remplacement par des grands sacs payants ne garantie pas que les gens en ont toujours sur eux. Résultats, ils finissent par jeter des grands sacs hyper épais et renforcés à la place des sacs plastiques
              - les sacs oxo-dégradables semble ne pas être neutres écologiquement.

            • Alter_Natif
              Alter_Natif répond à Jovan
              Pense à prendre le temps
              • Posté à 09h33 le 24/08/2010
              • Internaute 112282
                Pense à prendre le temps

              « Le consomateur n’est pas un abruti de base comme semble indiquer ton commentaire condescendant. Nous sommes tous des consomateurs et nous cherchons tous a payer le moins possible. C’est l’economie de marche qui veut ca »

              Pas d’accord. C’est au bout du compte vous qui décidez de ce que vous achetez - avec votre porte monnaie, donc avec des contraintes bien évidemment. Pour certains, les contraintes sont élevées, pour d’autres plus faibles. Soit. Mais cela n’empêche pas les choix. On peut choisir, comme vous semblez l’avoir fait, de toujours chercher au moins cher, et de profiter d’une foule de produits, de services (j’imagine que vous avez un abonnement portable, adsl, voir le cable ou le sat, mais ce n’est que conjecture de ma part) ; mais on peut également faire le choix de se restreindre, et de choisir un produit en fonction de sa provenance (région, pays, etc...), de la manière dont il a été produit (conditions de travail des producteurs, etc...), de l’enseigne qui le vend, etc etc... plus dur à faire, car cela veut dire se poser des questions, et certainement accepter de se passer de certains produits, mais cela peut se faire.

              Par ex, un abonnement téléphonique coûte mini 30€ par mois, tout comme un abonnement internet, tout comme un abonnement au cable. Soit une petite centaine d’€ par mois.
              Pour info, le panier de fruits et légumes bio de producteurs locaux (fruits et légumes pour 2 personnes pendant une semaines) coûte sur Lyon environ 15€. Soit 60€ / mois.

              Chacun ses choix.

              Mais arrêtons de penser que d’autres personnes font ces choix pour nous. On est tous responsable de ce que l’on achète. L’acte d’achat est un vrai pouvoir, reprenons le.

              • broZer
                broZer répond à Alter_Natif
                Optimiste échaudé
                • Posté à 09h53 le 24/08/2010
                • Internaute 113863
                  Optimiste échaudé

                C’est très tendance de culpabiliser le consommateur / citoyen / particulier en lui assénant à longueur de journée que c’est lui le pollueur. Et puis ça évite aux hommes politiques de se fatiguer à réfléchir et à proposer des solutions, ce pour quoi ils sont normalement élus et payés. A chacun ses choix c’est facile à dire mais quand vous avez une famille de 3 ou 4 enfants et pas de gros salaires, vous achetez au moins cher, même si il y a du suremballage, et certainement pas du bio. De même vous achetez une grosse voiture et pas une petite citadine 4 places qui ne pollue pas. Et j’en passe... Arrêtons d’exonérer les politiques, ils ne font pas leur travail, point barre. Il est vrai qu’il fait plus de c***s pour imposer des contraintes aux industriels que pour faire interdire la burka ou virer des roms, en revanche c’est beaucoup plus utile à la société.

                • Alter_Natif
                  Alter_Natif répond à broZer
                  Pense à prendre le temps
                  • Posté à 11h02 le 24/08/2010
                  • Internaute 112282
                    Pense à prendre le temps

                  je ne sais pas si c’est tendance, mais c’est surtout fatiguant d’entendre toujours les mêmes choses dès qu’on avance la possibilité de prendre sa vie en main.

                  je ne dis pas qu’il faut exonérer les politiques, mais à preuve du contraire, on vote régulièrement, et on accepte donc les résultats des élections. je n’ai certainement pas voté pour le gouvernement actuel, et n’apprécie pas particulièrement ce qui est fait aujourd’hui en terme économique et écologique (je ne parle même pas du reste), mais ce qui est sur c’est que je ne vais pas attendre que les politiques changent pour me bouger le cul. parce que pendant ce temps, tout le monde crève, du consommateur au producteur compris. les seuls qui se frottent les mains sont les industriels, qui peuvent faire encore plus facilement pression sur les politiques... alors libre à vous d’attendre.

                  je fais mes choix, sans rouler sur l’or. je suis (petit) commerçant, la dernière fois que je me suis versé un salaire c’était en mai (900€). juin juillet et aout, nada. ma compagne gagne environ 1400€ / mois. on va dire qu’en moyenne sur l’année on est sur un salaire d’environ 2000€ par mois. je ne pense pas que cela nous catégorise dans les familles aisées... on a un enfant, le deuxième arrive bientôt. pour autant, on mange des fruits et légumes bio toutes les semaines, parce qu’on le choisit. pas d’achat de télé depuis 10 ans, pas d’abonnement au cable ou au sat, un portable pour deux, et l’adsl. on vit très bien avec les choix qu’on fait, et on les assume. sur, certains mois sont difficiles, et on prioritise... mais ne venez pas me dire que ce n’est pas possible.

                  alors évidemment il y a des personnes qui ont plus de contraintes que nous. à eux de faire leur choix, avec leur moyens.

                  mais les seuls gens qui n’ont pas la possibilité de faire un choix sont ceux qui ne peuvent pas aujourd’hui subvenir à leurs besoins de base (grosso modo se loger, se nourrir, se laver, s’éduquer). je ne sais pas combien de personnes cela cela représente en France - beaucoup trop bien entendu, mais pas une majorité il me semble (si quelqu’un a des infos la dessus...). si c’est votre cas, je comprends votre point de vue.

                  mais la majorité des personnes en France a les moyens de faire des choix, qu’elle les fasse. quand elle vote, ET quand elle achète.

                  • marie3277
                    marie3277 répond à Alter_Natif
                    employée
                    • Posté à 18h47 le 25/08/2010
                    • Internaute 123897
                      employée

                    Pour répondre à alternatif, je fais aussi des efforts pour mieux consommer mais manger bio, ça me coûte les yeux de la tête, je n’ai plus de sous, j’ai un crédit, je ne pars plus en vacances, je n’ai plus de loisirs alors au bout d’un moment, c’est rageant ! ! ! ! Je pense moi que ça ne devrait pas être à nous de nous sacrifier, de payer plus cher pour consommer juste, c’est au gouvernement de changer sa politique pour que chacun puisse manger des produits sains exempts de pesticides et de produits toxiques en tout genre, des animaux élevés en plein air et non des poulets de batteries cannibales etc.
                    J’ai une question, tu dis qu’on peut faire le choix quand on vote, alors dis-moi, je vote pour qui ? ? ? ? Qui va changer ça ?

                    • Alter_Natif
                      Alter_Natif répond à marie3277
                      Pense à prendre le temps
                      • Posté à 14h57 le 26/08/2010
                      • Internaute 112282
                        Pense à prendre le temps

                      je crois qu’un vote est le fruit d’une réflexion face aux propositions faites par les différents courants politiques. j’ai mes idées, sur l’écologie, l’économie, le social, et en fonction, je vote pour celui qui me fait la meilleur proposition sur un ensemble de problèmes importants à mes yeux.

                      après, savoir pour qui tu dois voter, ce n’est pas à moi de te le dire, tu comprendras bien... ! mais à mon avis (puisque tu me le demandes), et si on ne regarde que le problème écologique, il me semble évident, malgré tout ce qui peut être dit à droite ou à gauche, qu’un seul parti a bien compris les enjeux, et est à même de tenir un programme très axé sur les enjeux environnementaux : cela ne t’étonneras pas, il s’agit d’Europe Ecologie dans sa nouvelle version. les coloration vert saumâtre des autres partis ne sont que bullshit marketing et green washing.

                      maintenant, il y a à mes yeux des enjeux peut-être plus importants que l’écologie et peut être mieux compris, et mieux pris en compte, par d’autres partis. donc dans les faits, je ne voterai peut être pas EE, même si en pratique - et à mon petit niveau - j’essaye d’appliquer au jour le jour une partie de leur programme...

                      juste une petite remarque cependant : si manger bio peut en effet coûter plus cher, je te conseille vivement d’ouvrir les yeux autour de toi, et de penser bio dans la globalité - toujours en fonction de ton budget évidemment. au final, et tous comptes faits, pas sur que ça te revienne si cher que ça. pour exemple,
                      ** on achète dans des petites et grandes surfaces SPECIALISEES en bio / équitable, ou au producteur directement quand on peut. ainsi, ma douzaine d’oeufs bio me coute 3.60€ dans une petite boutique spécialisée à Lyon, (bien) moins cher qu’en grande surface (3.75€ les 10 oeufs bio MDD chez ooshop/carrefour, 3.25€ les 6 oeufs bio marque « matines », toujours chez ooshop/carrefour... ! ! !)
                      ** on n’achète que des aliments de base (fruits et légumes, riz et pates, sucre, farine, oeufs, etc...), et on essaye de faire un max nous mêmes (du coup on passe plus de temps en cuisine, mais c’est du temps pour la famille, et notre fille ne s’en plaint pas...),
                      ** on fait des plats simple et en quantité, qu’on congèle, du coup je prends ma tambouille au boulot, fini le sandwich à 5€ ou le plat du jour à 10...
                      ** etc...

                      voila, ce n’est que mon avis. si on veut avancer, toi comme moi, c’est en faisant pression sur les politiques évidemment, et sur les industriels (par nos achats) qu’on y arrivera.

                      bonne journée,

          • JayGuevara
            JayGuevara répond à Achernar
            ingénieur environnement
            • Posté à 08h38 le 24/08/2010
            • Internaute 60909
              ingénieur environnement

            Oui mais sans industriels qui réduisent les salaires et nous abrutissent de publicités, il n’y aurait pas de consommateurs qui achètent tout et n’importe quoi au plus bas prix possible.
            Et le cercle vicieux est bouclé.

        • Oby.
          Oby. répond à alexandre32
          Etudiant
          • Posté à 02h46 le 24/08/2010
          • Internaute 123557
            Etudiant

          On accuse les industriels qui produisent des emballages non dégradables mais à ce que je sache ce ne sont pas les industriels qui rejettent les déchets plastiques dans l’océan ! Il s’agirait plutôt des consommateurs peu soucieux de l’environnement...

          Évidemment produire des emballage bio-dégradable serait une solution mais est t-il si difficile de mettre ses déchets dans une poubelle ?

          • Jovan
            Jovan répond à Oby.
            Nouille Orquee
            • Posté à 02h54 le 24/08/2010
            • Internaute 8380
              Nouille Orquee

            Il n’empeche que ca change tout ca... aux US, on commence a voir les emballages disparaitre peu a peu (bon y’a du chemin, mais l’autre fois dans une pharmacie, je me suis pris de remarquer que les tubes de dentifrices n’etaient pas dans des boites en carton...).

            Pour les poubelles, meme si tu mets tes dechets dedans, elles vont bien quelque part. Avec le temps les platiques son degrades a moities (de la taille d’une bille comme sur la photo) sont emportes par les eaux et vont dans l’ocean... donc meme avec les meilleures intentions du monde on pollue quand meme.

            • Oby.
              Oby. répond à Jovan
              Etudiant
              • Posté à 03h09 le 24/08/2010
              • Internaute 123557
                Etudiant

              C’est vrai que cela commence à changer, on parle de plus en plus des suremballages des produits industriels, de la mise à disposition de sacs plastique bio-dégradable dans les supermarchés etc..

              Dans la plupart des pays développés (donc ceux qui polluent le plus avec les pays émergents) il existe théoriquement une gestion importante des déchets ménagers et industriels. Ils sont soit brûlés, recyclés ou enfuis. Néanmoins on peut supposer que la législation en matière de gestion des déchets était beaucoup plus souple autrefois et que ces déchets étaient jetés un peu n’importe où !
              Ce qui expliquerais peut être pourquoi la quantité de ces déchets n’augmente pas ..

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à licia
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 06h59 le 24/08/2010
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « réduire leurs emballages dans des volumes correspondants au poids net du produit... ? »

        Ça serait déjà une excellente mesure, même si elle ne suffit pas.
        Mais on vous rétorquera qu’il ne faut pas mettre au chômage tous les gens qui vivent de la fabrication des emballages, et ne pas chercher à nuire à la présentation marketing des produits.

        Pour les biodégradables (polymères de nos sachets) il paraît qu’en se dégradant, ils dégagent des substances très toxiques, bien qu’invisibles.
        A vérifier donc. (je ne suis pas chimiste)

         
        • Lictor
          Lictor répond à Yvon le Zébulon
          informaticien
          • Posté à 10h45 le 24/08/2010
          • Internaute 68450
            informaticien

          C’est aussi le cas pour les polymères d’amidons ? Type sac en maïs qu’on trouve dans les magasins bio ? Sachant que ces sacs posent aussi leurs problèmes, le maïs, ça bouffe de l’eau en quantités astronomiques...

          Autrement, il y a le retour au bon vieux sac en papier recyclé. Il a en plus l’avantage d’être bien plus résistant, ce qui évite d’avoir à utiliser un sac plastique tous les deux kg de courses...

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Lictor
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 11h58 le 24/08/2010
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Le retour au bons vieux sacs papiers, je suis pour !

            Mais à la seule condition de bien en gérer la production, c’est à dire en n’oubliant pas de replanter les arbres nécessairement abattus pour ça. Une gestion sylvicole appropriée devrait suffire.

            Et pourquoi aussi ne pas simplement utiliser (en plus) les produits et déchets de bois et végétaux divers, issus des débroussaillages que l’on dit indispensables à la préservation de nos massifs forestiers, et que d’ailleurs, la loi impose aux résidents.
            ...en particulier dans le midi, ou des hectares partent en fumée...
            - et pour rien ! ...sauf les frais d’entretien de « Canadairs ».

            • Lictor
              Lictor répond à Yvon le Zébulon
              informaticien
              • Posté à 12h27 le 24/08/2010
              • Internaute 68450
                informaticien

              Normalement, la forêt est bien gérée en Europe. Par exemple, la filière papier française est durable : on fait en fait de la culture du bois. Du coup, la forêt française actuelle est stable, et en fait plus étendue qu’elle ne l’a été au moyen-âge.
              Pour de débroussaillage, c’est déjà le cas. L’entretien de la forêt demande effectivement d’enlever pas mal de trucs (arbres malades, vieux arbres, branches...) et tout ça est généralement utilisé.

              Dans la plupart des magasins bio, ces sacs sont en plus en papier recyclés, sans chlore et souvent sans impressions.

              Personnellement, j’aime bien. C’est costaud le sac papier, on peut le remplir à raz-bord sans crainte que ça casse. Une fois à la maison, ça sert de sac poubelle pour tout ce qui est tri. Et au niveau prix, ça n’est pas plus cher que le sac en plastique ou en amidon de maïs. Bon, c’est juste à éviter quand il pleut par contre...

              Par contre, ça reste restreint aux magasins bio. Dans la grande distribution, on préfère vendre à prix d’or des sacs en plastique renforcés qui n’en sont pas moins jetables.

              • Yvon le Zébulon
                Yvon le Zébulon répond à Lictor
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                • Posté à 12h49 le 24/08/2010
                • Internaute 65781
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                « Dans la grande distribution, on préfère vendre à prix d’or des sacs en plastique renforcés qui n’en sont pas moins jetables ».

                Ça c’est plutôt pour vous permettre (et vous inciter) à acheter plus de choses que ce dont vous avez réellement besoin.

                Il en va du même du calcul de la taille des caddies !
                Et quand on sait que certains sont assez cons pour considérer comme « dévalorisant » de passer avec un caddie aux 3/4 vide à la caisse. (ça ne colle pas avec leur putain de carte Gold)

                • Lictor
                  Lictor répond à Yvon le Zébulon
                  informaticien
                  • Posté à 14h05 le 24/08/2010
                  • Internaute 68450
                    informaticien

                  Officiellement, les sacs sont plutôt là suite à une incitation du gouvernement pour plus d’écologie. Le fait de les rendre payant est censé être dissuasif, le fait de les rendre solides est censé pousser à les réutiliser. Sauf qu’on a généralement jamais son sac sur soi (personnellement, je ne sais pas quand je vais faire des courses), du coup, on finit par en racheter à chaque fois...

                  Ainsi, le sac en papier des magasins bio est au moins pragmatique : on ne prétend pas qu’il sera réutilisé (à part comme sac poubelle), mais au moins on limite les dégâts...

                  Pour les caddies, je m’étais jamais posé la question... Mais je n’ai pas de voiture, la limite, c’est ce que je peux trimbaler à bout de bras. Ou alors, pour le lourd, je commande par Internet, et dans ce cas le prix mis à jour en temps réel joue bien son rôle de modérateur... C’est d’ailleurs étrange : tout le monde dit que les courses en lignes sont plus chères, mais pour ma part, je dépense moins depuis que je les utilises...

        5 autres commentaires
      • fingo
        fingo répond à licia
        Etudiant
        • Posté à 11h50 le 24/08/2010
        • Internaute 70898
          Etudiant

        Par ce que personne dans les instances dirigeantes n’en à rien à foutre (hors blablabla habituel) et que les industriels préfèrent crever plutôt que perdre de l’argent en proposant des alternatives écologiques au sac plastique et qu’il y a un biz énorme derrière tout ca (on ne remet pas en cause 50ans de domination du pétrole comme ca, voyez pour les carburants).
        Il n’y aura pas le changement que vous supputez sans un virement net de la politique économique mondiale.

    • CBC
      CBC répond à vol19
      • Posté à 11h28 le 24/08/2010
      • Internaute 24563

      Oui !
      Y a-t-il des entreprises « vertes » qui se tournent vers ce plastique en libre service ? Est-il récupérable et recyclable ? Ou cela couterai trop cher de le sortir de l’eau puis de le traiter ?

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à vol19
      Journaliste Rue89
      • Posté à 12h49 le 24/08/2010
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      il faudrait,
      des projets comme celui-ci :
      Lien
      le problème est toujours le même : le coût !

      • vol19
        • Posté à 16h38 le 25/08/2010
        • Internaute 13492

        Merci. Je n’ai eu le temps de faire de faire des recherches précises, mais je me souviens d’un reportage ou une chercheuse Indienne avait développé un procédé peu coûteux pour transformer les sacs plastiques en carburant.

  • léac
    léac
    Future chômeuse
    • Posté à 21h28 le 23/08/2010
    • Internaute 112139
      Future chômeuse

    bizarrement il n’y a pas de lien vers un article rue 89 sur des plastiques dans le pacifique qui date de quelques jours, donc le voilà :

    Lien

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à léac
      Journaliste Rue89
      • Posté à 12h40 le 24/08/2010
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      merci, oubli en effet, je l’ajoute, et d’ailleurs, il n’a pas quelques jours mais quelques années (2) !

  • Troll-en-folie
    Troll-en-folie
    Parano chronique
    • Posté à 21h43 le 23/08/2010
    • Internaute 87214
      Parano chronique

    « Il n’y a pas assez de déchets en plastique dans l’Atlantique »

    Je viens de jeter quelques bouteilles vides qui trainaient dans ma cuisine.

    Désolé, je ne peux pas faire mieux, c’est tout ce que j’avais.

    • glop-pasglop
      glop-pasglop répond à Troll-en-folie
      justiciable à merci
      • Posté à 00h39 le 24/08/2010
      • Internaute 117082
        justiciable à merci

      Ouais, mettons-nous tous à balancer plein de plastique dans nos rivières pour qu’il s’accumule dans les océans. Quand il se sera bien aggloméré, on pourra créer des îlots artificiels sur lesquels pourront s’installer de nouveaux consommateurs. On résoudra ainsi en partie le problème du manque de zones habitables et on préparera un bel avenir à nos enfants.

      • désinscrit-
        • Posté à 07h02 le 24/08/2010
        • Internaute 736

        Quand il se sera bien aggloméré, on pourra créer des îlots artificiels

        Je propose qu’on l’appelle « lîle Crados » et qu’on la cède à mme betencourt pour 1 milliard symbolique.

  • PsyKoPatocH
    PsyKoPatocH
    alcoolique pratiquant
    • Posté à 22h11 le 23/08/2010
    • Internaute 51567
      alcoolique pratiquant

    De toute façon , ...la mer c’est dégueulasse , les poissons baisent dedans ! ! :) (Renaud)

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à PsyKoPatocH
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 07h02 le 24/08/2010
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Et un autre « génie » a dit aussi :
      « Nique ta MER ! »

  • cocacolla
    • Posté à 00h51 le 24/08/2010
    • Internaute 121768

    « Il n’y a pas assez de déchets en plastique dans l’Atlantique »

    on se relache les gars ? ..

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à cocacolla
      Journaliste Rue89
      • Posté à 12h48 le 24/08/2010
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Oui, si on avait eu plus de place, on aurait terminé la phrase « ... par rapport à ce qu’on pense y trouver, eu égard à ce qu’on sait .... »

  • Jovan
    Jovan
    Nouille Orquee
    • Posté à 02h48 le 24/08/2010
    • Internaute 8380
      Nouille Orquee

    Les polymeres les pires c’est ceux des sac plastiques dits « recyclables ». Une cochonerie qui se degrade au soleil, et qui ne laisse aucune trace visible. Sauf que les macro molecules de polymeres elle se degradent que tres dificilement dans la nature et sont absorbe par des organismes vivant avec des effets (notament sur la fertilite) peu connus.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Jovan
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 06h52 le 24/08/2010
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « Les polymeres les pires c’est ceux des sac plastiques
      dits “recyclables”. Une cochonerie qui se degrade au soleil,
      et qui ne laisse aucune trace visible ».

      Donc, nos prétendues « remèdes » contre la pollution (dite visible),
      seraient encore pires que le mal contre lequel on veut ou on prétend lutter ?

    • nosil35
      nosil35 répond à Jovan
      en mutation
      • Posté à 10h27 le 24/08/2010
      • Internaute 39000
        en mutation

      Quid des polymères produits à base d’amidons naturels par exemple ?
      Car les sacs dits biodébradables, qui ne sont en fait que biofractionnables mais en aucun cas bioassimilables par des organismes, sont fabriqués à partir de polymères synthétiques issus de produits pétroliers.
      Je m’interroge sur la toxicité des plastiques issus de matières végétales. Quelqu’un sait il ?

      • lilypulpa
        lilypulpa répond à nosil35
        • Posté à 11h36 le 24/08/2010
        • Internaute 121215

        Par exemple, les plastiques de matière végétale qui sont constitués de polyéthylène possèdent des agents oxydants (c’est ce qui permet la fragmentation sous l’effet des rayons UV). Donc : toxicité...
        Et il en existe plein dans le genre

         
        • nosil35
          nosil35 répond à lilypulpa
          en mutation
          • Posté à 14h33 le 24/08/2010
          • Internaute 39000
            en mutation

          Ce sont donc les adjuvants qui sont toxiques ?

          • lilypulpa
            lilypulpa répond à nosil35
            • Posté à 15h35 le 24/08/2010
            • Internaute 121215

            Exactement. La plupart des additifs sont cancérigènes (l’un des plus dangereux est le cobalt, connu pour sa radiotoxicité, pour provoquer des affections pulmonaires). Il a été prouvé que le personnel travaillant à la fabrication de ces sacs est exposé à des risques de santé. Idem pour l’environnement si ces sacs sont laissés dans la nature.
            Et en plus, lors du recyclage de ces sacs, ils sont mélangés à d’autres plastiques et les addictifs polluent les autres... Bref une chaîne sans fin.
            De là à dire qu’il faut revenir aux anciens sacs... je ne sais pas.

        2 autres commentaires
      • A déménagé le 13-10-11
        A déménagé le 13-10-11 répond à nosil35
        non connu
        • Posté à 11h51 le 24/08/2010
        • Internaute 29372
          non connu

        Quid des cabas en tissu utilisables des centaines de fois ? Puis transformés en tissu pour nettoyer les chaussures, par ex.

        Faciles à transporter, j’en ai presque en permanence un sur moi, car je ne sais pas toujours par avance si je m’arrête dans un magasin. Cela évite de devoir en prendre un juste parce que je ne n’aurais pas été un minimum prévoyant.

        C’est donc aussi un peu une question d’organisation ... : o)

        Alors les sachet plastiques, moi ce que j’en dis ....

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 06h47 le 24/08/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
  • MathieuC
    MathieuC
    Informaticien
    • Posté à 09h43 le 24/08/2010
    • Internaute 98273
      Informaticien

    Encore une calamité de plus pour le Triangle des Bermudes :)

    source wikipédia

  • Sybylle
    Sybylle
    Autodidacte multilingue
    • Posté à 13h46 le 24/08/2010
    • Internaute 117442
      Autodidacte multilingue

    Tous coupables !
    Les politiciens, qui sont capables de faire un grand meeting sur l’environnement, mais incapables de passer des lois contraignantes (réellement contraignantes).
    Les industriels, qui économiquement choisissent le moins cher (=plastique) plutôt que d’innover.
    Les consommateurs qui s’en foutent, pourvu que ce soit moins cher.
    Le consommateur, à nouveau, qui jette à tort et à travers, incapable de faire du tri dans ses poubelles.
    Le connard lambda, qui jette un peu tout par les fenêtres de sa caisse, sur la plage, sur les routes, en montagne.
    Le connard se disant écolo, qui va faire sa rando en montagne et sème ses poubelle comme le petit Poucet sème des cailloux.

    Agissez par vous-mêmes, ne comptez pas sur les autres.
    Entre l’achat d’une TV, d’un IMachin, d’un forfait à 60€, etc... et bien manger, mon choix est vite fait...