Terra Eco 09/08/2010 à 11h15

Négociations avec les industriels : quel est le juste prix du lait ?

Terra Eco"
Thibaut Schepman | Journaliste


Détail d’un rayon de bouteilles de lait (Audrey Cerdan/Rue89).

Les industriels du lait ont accepté de reprendre la semaine prochaine des négociations avec les producteurs pour éviter une nouvelle crise comme en 2009, où la profession avait mené une grève des approvisionnements. La semaine dernière, notre partenaire Terra Eco a examiné les propositions des différentes parties. Revue de détails.

Le juste prix du lait est-il... 313 euros la tonne ?

Soit le tarif le plus proche du prix allemand. C’est la position des industriels laitiers (Lactalis, Bongrain) regroupés au sein de la Fédération nationale des industries laitières. Ils souhaitent limiter le prix du lait acheté aux producteurs à 313 euros la tonne, contre 295 euros actuellement. Ceci afin d’éviter « un décalage significatif » avec les prix pratiqués en Allemagne. Ils estiment, dans un communiqué :

« Les conséquences [d’une hausse plus importante] seraient dévastatrices pour toute la filière, industriels comme producteurs : cela conduirait à une diminution de nos exportations tandis que s’accroîtrait l’importation en France de produits laitiers européens moins chers. »

Bilan : cette solution garantit la compétitivité de la filière laitière française ; 80 000 producteurs et 60 000 employés dans le secteur de la transformation travaillent aujourd’hui dans le lait. Mais ce prix ne suffit pas à rémunérer correctement les producteurs.

Le juste prix du lait est-il... 326 euros ?

Soit un tarif qui répercute la hausse du prix de la brique dans les supermarchés. La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) rappelle qu’en 2009, « les prix d’achat aux producteurs ont été réduits drastiquement suite à la baisse de la demande ». A tel point que ceux-ci ont perdu en moyenne 50% de leurs revenus (les prix sont descendus jusqu’à 200 euros au plus fort de la crise). Florence Loyer, chargée des questions économiques à la FNPL, avance :

« Cette année, le marché est en reprise, le prix du lait vendu dans le commerce augmente et nous voudrions que cela soit répercuté sur les prix du lait acheté aux producteurs. »

La Fédération a fixé une augmentation minimum de 31 euros par tonne de lait par rapport aux tarifs en vigueur actuellement, soit un prix moyen à la tonne d’environ 326 euros. Elle a adressé un ultimatum aux industriels qui doit s’achever le 12 août. Après cette date, le ton des producteurs de lait pourrait monter d’un cran.

Bilan : cette solution semble être la plus conciliante. C’est pourtant celle qui est défendue avec les méthodes les plus virulentes...

Le juste prix du lait est-il... 400 euros ?

Soit le prix qui rémunère correctement le producteur. Le syndicat minoritaire OPL (Organisation des producteurs de lait) a calculé que le coût de production d’une tonne de lait s’élève à 313,50 euros. Il demande une rémunération de 86 euros pour le producteur, et aboutit donc à un prix d’achat de la tonne de lait à 400 euros. Pascal Massol, président de l’Association nationale des producteurs de lait indépendants, confirme :

« En tenant compte des aides actuelles de la PAC [Politique agricole commune, ndlr], il faudrait un prix d’achat de 350 euros la tonne. Mais dès 2012, les aides vont baisser et il faudra sûrement 400 euros. »

« Rémunérer le producteur est le seul moyen pour stopper la course à la productivité », justifie-t-il, ajoutant :

« Aujourd’hui, le producteur est contraint de faire des économies sur tout. Même les vaches sont menacées. Pour faire des économies, on les nourrit avec beaucoup trop de maïs et de soja. Cette alimentation déséquilibrée, trop acide, fait qu’elles accumulent trop de toxines et trop d’acides gras. »

Bilan : ce tarif est suffisant pour rémunérer les éleveurs et améliorer les conditions d’élevage. Mais c’est 100 euros de plus que le tarif actuel. Le prix de la bouteille de lait, aujourd’hui situé entre 60 centimes et 1,10 euro, augmenterait d’au moins 25%.

Bâtir un système durable de négociation des prix ?

Le système laitier français repose aujourd’hui sur la Maison du lait, structure interprofessionnelle où siègent les fédérations des producteurs, des industriels et des coopératives. Elles s’y réunissent pour s’entendre sur les moyens de promotion du secteur mais aussi pour s’accorder chaque trimestre sur les évolutions des prix d’achat du lait.

Les 40 millions d’euros de budget de la structure proviennent de la contribution volontaire obligatoire, payée par les producteurs sur chaque litre de lait collecté.

Depuis quelques années, cette structure historique est contestée et émergent de nouveaux mouvements comme l’Organisation des producteurs de lait, section laitière de la Coordination rurale, la Confédération paysanne et l’Association nationale des producteurs de lait indépendants (Apli). Voici les pistes envisagées pour améliorer l’ambiance familiale.

Des contrats signés à l’avance

Pour la Fédération nationale des producteurs de lait, la solution passe par la loi de modernisation de l’agriculture, adoptée par les députés en juillet dernier. Pour Florence Noyer, sa chargée des questions économiques, elle doit « rééquilibrer le rapport de force entre producteurs et industriels », pour que les producteurs « ne soient plus le maillon faible de la filière ».

Cette loi doit en effet permettre de « formaliser la relation commerciale entre producteurs et acheteurs avec des contrats mentionnant le prix et les volumes négociés à l’avance, [...] ce qui n’est pas du tout le cas actuellement. » Florence Noyer précise :

« Toutes les mesures ne sont pas encore détaillées dans la loi et seront précisées via un accord interprofessionnel ou via un décret. Nous y serons très attentifs. »

Une union européenne des producteurs ?

L’Apli veut mettre fin aux prérogatives de l’interprofession laitière. Elle estime que les producteurs n’ont pas assez de poids dans cette structure. Le président Pascal Massol s’insurge :

« Les 80 000 producteurs français sont le dindon de la farce car non seulement on nous achète notre lait à trop bas prix alors que les industriels et la grande distribution font leur marge. Mais en plus nous sommes les seuls à financer l’interprofession laitière où ce sont les industriels qui règnent en maître. »

L’Apli milite donc pour un système de centrale d’achat européenne qui « permettrait aux producteurs de l’Union de se mettre d’accord mais aussi de peser ensemble dans les discussions avec les industriels ».

Baser le calcul du prix du lait sur l’écart de prix avec l’Allemagne ?

La Fédération nationale des industries laitières (Fnil) souhaite « mettre en œuvre un nouvel indicateur [de calcul du prix du lait, ndlr] prenant en compte, en particulier, l’écart de prix du lait avec l’Allemagne ».

Interrogée par Terra Eco sur l’hypothèse que cette méthode de calcul puisse remplacer le système actuel de négociations trimestrielles avec les producteurs, la Fnil n’a pas souhaité répondre.

Publié initialement sur
Terra Eco
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  • jean.pierre
    • Posté à 11h31 le 09/08/2010
    • Internaute 27384

    raz le bol que ce soit le producteur qui soit la variable d’ajustement !

    quand on voit les investissements colossaux qu’ils font pour ne pas plonger pour finalement faire un produit basique ! .......ils ont un paquet de morpions aux basques ! ( centres de compta, boites d’aliments, coop d’inséminations, matériel divers, assurances,.......)

    • Naradamuni
      Naradamuni répond à jean.pierre
      sans
      • Posté à 15h31 le 13/08/2010
      • Internaute 30050
        sans

      « raz le bol que ce soit le producteur qui soit la variable d’ajustement ! »

      Cela nous change-t-il de la variable d’ajustement qu’est l’employé exploité chômé !
      L’être humain (les ressources humaines) et non « que le producteur » n’est que cela pour l’oligarchie financière et comptable, une variable d’ajustement !
      Pourtant d’un autre côté il me semblait que c’était la vache qui produisait le lait ... Non ? Pourquoi pas alors exploitant plutôt que producteur ? Exploitant de vaches laitières... ?
      Ne sont-elles pas elles aussi que variable d’ajustement pour celui-ci ?

    • mauser
      mauser répond à jean.pierre
      • Posté à 16h37 le 13/08/2010
      • Internaute 4683

      comme tous les produits agricole toujours trop cher dans les rayons du supermarchè ou au marchè du coin Et toujours trop peu pour le producteur
      Et ce n’est pas d’aujourdhui il y a près de 40 ans je me souviens de tomme de savoie achetè chez le producteur même pas le 1/3 de ce qu’elle valait chez le crémier en ville (RP)

  • Psyfou
    Psyfou
    pas glop
    • Posté à 11h32 le 09/08/2010
    • Internaute 102931
      pas glop

    Le litre vendu entre 0.60 et 1.10 ça fait donc entre 600 et 1100 euros la tonne. On est loin des 400 demandés par les producteurs. De plus, c’est du lait brut, non coupé à l’eau. Sachant que ceux-ci sont obligés de détruire une partie de leur production à cause des cotats, ce sont vraiment les producteurs, et les consommateurs, les dindons de la farce !

    • spouny_boy
      spouny_boy répond à Psyfou
      Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
      • Posté à 13h58 le 09/08/2010
      • Internaute 52117
        Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

      Des efforts de la part des industriels me parraissent obligatoire pour ne pas tuer les producteurs.
      La solution serai peut être de créer une filliale parallèle qui fournirai au consommateur du lait directement du producteur (je rêve surement).
      Revenons au plus naturel.

      PEACE

      • claire_
        claire_ répond à spouny_boy
        Obscure
        • Posté à 15h27 le 09/08/2010
        • Internaute 76292
          Obscure

        Je pense que ça pourrait se faire, sur le même système que les AMAP pour les légumes. D’ailleurs peut-être que ça se fait déjà mais qu’on en parle pas ?

         
        • nico69
          nico69 répond à claire_
          vigneron
          • Posté à 16h10 le 09/08/2010
          • Internaute 65678
            vigneron

          bonjours les amap je suis contre je ne trouve pas normal de payer d avance
          si les gens se bougeait un peu ils irait acheter leur lait directement
          quand au producteur ils prennent des entreprises pour vendre leur lait ils est normal qu ils gagne moins apres il faut vendre en direct mais ca aussi c est du travail dans l histoire c est les grande surface qui rigole en comptant leurs millions

          • spouny_boy
            spouny_boy répond à nico69
            Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
            • Posté à 16h46 le 09/08/2010
            • Internaute 52117
              Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

            Comment voulez vous acheter votre lait chez un producteur s’il n’y en à pas dans votre région ? Vous voyez un parisien faire 200 km pour 10 litre de lait ? Bonjours le gaspillage !

          • claire_
            claire_ répond à nico69
            Obscure
            • Posté à 19h12 le 09/08/2010
            • Internaute 76292
              Obscure

            Habitant en plein Paris je ne vois pas trop où je vais aller chercher mon lait...
            Le problème ce n’est pas que les producteurs prennent des intermédiaires pour vendre leur lait, c’est juste que les intermédiaires se gavent au détriment du producteur et du consommateur, c’est là qu’est le déséquilibre.

            • stéphane Marchau
              stéphane Marchau répond à claire_
              informaticien
              • Posté à 22h30 le 09/08/2010
              • Internaute 119220
                informaticien

              Sur Nantes, d’accord ce n’est pas paris mais je vous assure que les vaches ne sont plus dans Nantes depuis un petit moment, nous avons à nouveau le laitier qui passe le matin. Initiative d’un jeune agriculteur.

              0.9 euro le litre de lait entier, en bouteille (consignée) avant 6heures du mat dans votre boite aux lettres. Cerise sur le gâteau, vous pouvez allez voir l’exploitation et si vous êtes geek faire un coucou au robot qui s’occupe de la traite :)

              Si l’on voit l’intérêt que cela éveille chez les collègues de travail, je dirais que le principe intéresse.

              Pour le consommateur c’est tout bénéfice, moins cher qu’en grande surface, les bouteilles consignées font moins de cochonnerie à jeter et il y a un petit plaisir le matin à attraper ses bouteilles et déguster un bon petit déjeuner.

              • claire_
                claire_ répond à stéphane Marchau
                Obscure
                • Posté à 23h20 le 09/08/2010
                • Internaute 76292
                  Obscure

                L’initiative est très intéressante !
                Je pense que s’il y avait un équivalent sur Paris ça me tenterait bien.

          • Sexus Empiricus
            Sexus Empiricus répond à nico69
            • Posté à 12h53 le 13/08/2010
            • Internaute 6004

            Lait ou autre denrée du commerce, le « juste prix » n’est évidemment pas une valeur fixe, mais une valeur fixée 9 fois sur 10 par un rapport de forces multiples, déséquilibrées et léonines, et 9 sur 10 indexée sur autre chose que le (temps de) travail du producteur, ou la pénibilité, ou le risque pris... Rien de plus bizarrement taillée qu’une valeur, y compris ce qu’on déclare être le « juste prix ».

            Concernant les Amap, eh bien c’est un choix : avancer de l’argent à un agriculteur près de chez vous, qui essaye d’échapper à la loi du supermarché-monde, ou payer après coup des intermédiaires dont la profession consiste à écraser les prix d’un côté (à l’entrée, à la production) pour mieux les gonfler de l’autre (à la sortie, à la vente). Un choix aussi économique que politique.

            • nico69
              nico69 répond à Sexus Empiricus
              vigneron
              • Posté à 21h58 le 13/08/2010
              • Internaute 65678
                vigneron

              Concernant les Amap, eh bien c’est un choix : avancer de l’argent à un agriculteur près de chez vous, qui essaye d’échapper à la loi du supermarché-monde,
              car il y echaappe mieux en faisant payer d avance de qui se moque t on je vous rappel que les compte d exploitation sont renumerer donc ils vende encore plus cher

        • Mme Berthe
          Mme Berthe répond à claire_
          grmbl
          • Posté à 20h08 le 09/08/2010
          • Internaute 113627
            grmbl

          Près de Pau (64), je connais une AMAP où des producteurs font aussi du lait. Il est pas cher (autour d’un euro le litre, si mes souvenirs sont bons, pour du lait bio entier), et vraiment délicieux !

          Miam.

        8 autres commentaires
      • emiboot
        emiboot répond à spouny_boy
        No Homs land
        • Posté à 15h42 le 09/08/2010
        • Internaute 81944
          No Homs land

        Ca existe déjà en partie (distributeur de lait frais dans quelque petits super), mais je ne sais pas comment c’est payé aux producteurs.

         
        • spouny_boy
          spouny_boy répond à emiboot
          Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
          • Posté à 16h44 le 09/08/2010
          • Internaute 52117
            Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

          Cool
          Mais le soucis vien du fait que ce système n’est plébicité que par un faible poucentage de la population et en aucun cas par l’état qui y perd en taxes et autre : (
          Pauvres français !

          • emiboot
            emiboot répond à spouny_boy
            No Homs land
            • Posté à 17h27 le 09/08/2010
            • Internaute 81944
              No Homs land

            Le problème - à mon sens - reste toujours le même : les intermédiaires. On nous a fait avaler pendant des années qu’en regroupant la production dans des coopératives, tout le monde s’en sortaient mieux : les producteurs qui sont ainsi « assurés » de vendre (y compris à perte, ce qui est illégal), le con-sommateur qui lui bénéficie de tarif correct : or c’est l’inverse qui arrive, et c’est prouvé, car on ne prenait pas en considération le fait que les intermédiaires eux mêmes avaient forcement un rôle à jouer. Ils ont choisit de faire beaucoup de profits. Pour des produits à faible transformation comme le lait, ce n’est pas encore la bérézina pour le conso, mais ça l’est depuis longtemps dans la filière du lait, qui ne survit que grâce à l’europe. Plus le produit est transformé, plus il coûte cher : et ça devient exponentiel pour le conso. Là où on se plante - encore à mon sens - c’est qu’on a zappé le savoir faire au passage. Je veux bien payer pour un produit de qualité, qui n’a pas fait 4000km, qui a été transformé en Europe et qui est bon. Mais j’ai du mal à payer pour avoir un choix fictif et de piètre qualité dans des grandes enseignes qui en plus de ne pas respecter pour beaucoup le contrat social avec leur employé, ne respectent pas le contrat « implicite » qu’ils ont passé avec le con-sommateur : trouver un prix juste. Non seulement le système actuel n’est pas « juste », pour personne sauf une minorité d’actionnaires, en plus il n’assure pas sécurité alimentaire en France.

            • général_bol
              général_bol répond à emiboot
              Ah, si on envoyait les cons / (...)
              • Posté à 20h26 le 09/08/2010
              • Internaute 94412
                Ah, si on envoyait les cons / (...)

              « con-sommateur “

              C’est bien comme çà qu’il faut nous voir, seulement çà ne veut pas dire que nous ne sommes que des crétins capables seulement de faire des additions ; -)

              ‘qui ne survit que grâce à l’europe. Plus le produit est transformé, plus il coûte cher : et ça devient exponentiel pour le conso’

              D’où la conclusion qui s’impose : l’europe (et la minuscule n’est pas là par hasard !) n’est en fin de compte qu’un gigantesque repaire de mafias organisant les coupe-gorges dans lesquels nous tombons ! Un ramassis de mauvais à tout (plus juste que bon à riens !), toujours prêts, moyennant finances, à favoriser tel ou tel industriel... un vrai massacre !

              • emiboot
                emiboot répond à général_bol
                No Homs land
                • Posté à 22h03 le 09/08/2010
                • Internaute 81944
                  No Homs land

                Ah non je n’ai pas dit ça.
                Mais il y a des aberrations lié à l’Europe, à sa taille même, son fonctionnement, genre la prime à l’irrigation, qui devraient disparaitre. Et dans le même temps, remercions chaleureusement certaines de ses décisions, d’avoir sauvé beaucoup de nos agriculteurs.
                Et je suis une con-sommatrices aussi, avec de moins en moins d’illusions et j’espère bien ne pas être la seule ;)
                Car peut on consommer en toute conscience ?

                • général_bol
                  général_bol répond à emiboot
                  Ah, si on envoyait les cons / (...)
                  • Posté à 22h23 le 09/08/2010
                  • Internaute 94412
                    Ah, si on envoyait les cons / (...)

                  Vous avez bien raison de faire remarquer que vous n’avez pas dit çà.
                  En fait, c’est moi qui le dit : je suis de moins en moins euro-sceptique à mesure que l’europe me donne de plus en plus de raisons d’être anti-européen, malheureusement !

        • Yaploq
          Yaploq répond à emiboot
          Hédoniste contemplatif
          • Posté à 18h02 le 09/08/2010
          • Internaute 122077
            Hédoniste contemplatif

          L’agriculteur investit lui même dans le distributeur de lait (30k€ environ pour un appareil de grande capacité, environ 300L ), un loyer est payé au propriétaire du lieu où est implanté la machine , il faut juste un raccordement électrique, que l’agriculteur se déplace pour alimenter en lait le distributeur chaque jour et une assurance pour le distributeur.
          L’agriculteur fixe son prix de vente par litre. Le chiffra d’affaire est donc pour lui, il n’y a plus qu’à retirer les charges citées.

          • emiboot
            emiboot répond à Yaploq
            No Homs land
            • Posté à 22h07 le 09/08/2010
            • Internaute 81944
              No Homs land

            Merci pour les précisions :)

        • général_bol
          général_bol répond à emiboot
          Ah, si on envoyait les cons / (...)
          • Posté à 20h15 le 09/08/2010
          • Internaute 94412
            Ah, si on envoyait les cons / (...)

          En fait, c’est le producteur qui gère... la bécanne à 40-50 000€, qu’est une vraie « merde in Italy » qui devrait être littéralement flinguée par la répression des fraudes tant il est vrai que le système de paiement tient du bricolage à 20 balles !
          D’ailleurs, je serai producteur, j’essairait de revenir à la distribution à heures fixes... à la ferme : cette forme de distribution par bécane interposée semble donner naissance à une véritable mafia supplémentaire qui surfe sur les réglements européens aussi flous que fous (et là je fais preuve d’une immense modération) !

        9 autres commentaires
      • général_bol
        général_bol répond à spouny_boy
        Ah, si on envoyait les cons / (...)
        • Posté à 20h00 le 09/08/2010
        • Internaute 94412
          Ah, si on envoyait les cons / (...)

        Il y a à peine 1/2 siècle, les profiteurs ne s’étant pas encore emparés d’une filière qu’ils ont littéralement salopée, je me souviens que j’allais, encore minot, chercher le lait à la ferme de mon patelin (pourtant très proche de Rouen !).
        Aujourd’hui, je regrette que par facilité, les producteurs bazardent tout leur lait à des intermédiaires qui jonglent avec les arguments les plus fallacieux pour presser toujours plus le citron (aussi bien du coté producteurs que consommateurs...). Ces mange-tout profitent d’une europe aussi laxiste que vénale pour jongler avec les réglements (évidemment toujours en leur faveur !)
        Et leurs arguments ne manquent pas de cynisme ni d’imbécilité :
        « Les conséquences [d’une hausse plus importante] seraient dévastatrices pour toute la filière, industriels comme producteurs : cela conduirait à une diminution de nos exportations tandis que s’accroîtrait l’importation en France de produits laitiers européens moins chers. »
        ... Exactement comme pour les banques : on rend de petits services qui ne coûtent pas cher, et on fait payer tout le monde plein pôt.
        Désolé, mais il est grand temps de revenir à une taille plus régionale, car ces industriels du coupage à l’eau (même oxygénée), de la pasteurisation ou uperisation, de l’écrémage à tout va... tout ce bastringue qui, en fin de compte, pour des profits toujours plus mirobolants nous fournit des produits sans goût ni qualités nutritionnelles, dénués de tout ce qui concourrait à la bonne santé globale ne mèneront qu’à une catastrophe comme on n’en a rarement vue... déjà que leur calendos au lait pasteurisé, non content d’être une vraie merde est d’une fragilité bactériologique défiant toute description : c’est pas dans une fabrique au lait cru qu’on s’habille en cosmonaute pour parer à toute contamination d’un produit qu’on qualifie de « parfaitement sain » ! (on croit rêver !).
        Allons, messieurs et dames producteurs agricoles, va falloir retrousser nos manches (sans l’appui des consommateurs la secousse n’ira pas loin !), la guerre du lait frelaté est déclarée !

         
        • Homer555
          Homer555 répond à général_bol
          • Posté à 18h35 le 10/08/2010
          • Internaute 45141

          Vous croyez honnêtement que les consommateurs vont suivre ? Vous dites vous même dans un poste plus loin qu’ils sont dirigés par le marketing et presque zombies (enfin je l’ai compris comme ça). Vous pensez que les gens vont faire 20min de voiture pour 1 litre de lait, puis 20min dans l’autre sens pour aller chez le maraicher, puis se rendre à la ville pour aller chez le boucher, le poissonnier pour finir par 10min de marche pour un tour à la boulangerie. Parce que quitte à imaginer un système de distribution local, il faut voir le système en entier Je suis franchement sceptique. Je l’ai toujours dis, la GD à fait son succès en jouant sur la fainéantise des gens.
          La solution d’une coopérative où chaque exploitant viendrait déposer sa marchandise en attente de vente est aussi fausse à mon sens, parce que la coop se mettrait à grossir, grossir, faire rentrer de plus en plus d’exploitants pour satisfaire la demande, se diversifier en produits pour gagner des clients, exporter son système en d’autres lieux et se transformer en... GD.

          • jeffouletofou
            jeffouletofou répond à Homer555
            cddiste
            • Posté à 19h39 le 10/08/2010
            • Internaute 43444
              cddiste

            dailleurs on voit se que sa donne chez biocoop, d’anciens cadre de la gd passez chez eux, resultat, les gens pensent encore que c’est mieux la bas, alors que ce n’est que de la gd à la sauce produit bio.

          • général_bol
            général_bol répond à Homer555
            Ah, si on envoyait les cons / (...)
            • Posté à 23h25 le 10/08/2010
            • Internaute 94412
              Ah, si on envoyait les cons / (...)

            « Vous pensez que les gens vont faire 20min de voiture pour 1 litre de lait »

            J’aimerai pouvoir vous dire que vous avez raison, hélas j’ai vu pire : des écolos se tapant 70km a-r pour aller chercher des œufs en campagne (hors de Rouen) ; -) ... mais c’est peut-être l’exception qui confirme la règle !

            « en jouant sur la fainéantise des gens. »

            Alors là je suis bien d’accord... surtout que les as de l’organisation de marché (tout de même mieux que « marketing ») ont tout pensé pour eux (même le sol de quelques grandes surfaces n’est pas plan : certains descendent en pente douce vers le fond du magasin... essayez de lâcher votre coffre à jouets d’adulte à roulettes pour voir !)

            • Homer555
              Homer555 répond à général_bol
              • Posté à 11h02 le 11/08/2010
              • Internaute 45141

              Un peu has been le coup de la pente à mon avis.

              On en est au caddie à assistance électrique.

              Plus fort, l’enseigne cora viens de mettre en place des drive in. On fait les courses sur internet et on vous les tends le lendemain comme au mc do.

              Ou encore le summum à ma connaissance : Autocart est en train de plancher (et apparemment c’est en bonne voie) pour construire le premier magasin où on parcourra les rayons... en voiture. Heureusement, c’est aux USA.

  • clozedor
    • Posté à 11h37 le 09/08/2010
    • Internaute 112179

    Le problème est que les producteurs laitiers ont connu une période faste où ils ont pu gagner très bien leur vie.
    Ensuite vient la crise du lait.
    Et là, les transformateurs (Lactalis, Bel, Bongrain, Senoble) revoient leur position.
    Donc : lait payé moins cher.
    Alors c’est là que les vrais problèmes se posent pour les jeunes producteurs de lait.
    Eux souffrent vraiment et n’arrivent pas à equilibrer leur budget face aux investissements réalisés.
    Il y a donc deux catégories d’agriculteurs : ceux qui ont pu assurer leurs patrimoine et les nouveaux, dans la mouise.
    Mais les groupes industriels laitiers, eux, c’est pas leur problème...
    Et ils joueront sur la division des paysans.
    Comme ils ont déja commencé à l’échelle européenne en menaçant de se fournir en Allemagne.

    • jeffouletofou
      jeffouletofou répond à clozedor
      cddiste
      • Posté à 11h50 le 09/08/2010
      • Internaute 43444
        cddiste

      « Eux souffrent vraiment et n’arrivent pas à equilibrer leur budget face aux investissements réalisés. »

      je regarde souvent les offres de la safer, ou certains sites de vente de terre agricole, je suis toujours sidérer par le prix des exploitations qui ne font qu’augmenter.

      le vrai probleme est peut etre plutot là ?

      les agriculteurs se plaignent de leur revenu, par contre on les entends jamais se plaindre du prix qu’il demandent lors de la vente de leur patrimoine, pour moins de 500 ke on a rien et souvent on peut voir des annonces avec des prix à 7chiffres....

      • clozedor
        clozedor répond à jeffouletofou
        • Posté à 13h56 le 09/08/2010
        • Internaute 112179

        C’est bien là le problème.
        Difficile de se faire une idée exacte des souçis dans la profession.
        Quand certains t’annoncent « pas de salaire » ou 500 euros par mois, il faudrait être honnéte et considérer le « reste à vivre ».
        C’est à dire que beaucoup te parlent de ce qu’ils peuvent placer.
        Ils ont tout déduit (logement, nourriture, impots ,remboursements divers) etc.
        Donc un gars qui te dit j’ai que 500 euros par mois, effectivement tu le plains.
        Ensuite, c’est vrai, quand le foncier est acquis, ils sont loin d’être à la rue.
        Mais comme je le disais précedement pour les jeunes qui viennent de s’installer , c’est différent.
        Eux, galèrent vraiment.

         
        • emiboot
          emiboot répond à clozedor
          No Homs land
          • Posté à 15h51 le 09/08/2010
          • Internaute 81944
            No Homs land

          Les 500€ /mois net (cad crédit, frais d’exploitation déduit), c’est une norme dans les petites exploitations. Comme la retraite à 600€/mois, pour les chanceux. Ils ont souvent un potager à côté, une maison sur la tête dans le meilleur des cas, mais le foncier est vite en danger quand il y a dette : voir la politique de rachat d’entreprises en faillite par Agri Sud Est, un cas dans ma famille où AgriSE a sur-vendu du matériel, puis menacé pour récupérer les terres, la maison et l’exploitation. Heureusement la banque (crédit A, merci à cette agence du nord Aveyron) a mis son grain de sel et menacé de procès pour vente abusive, et ça s’est réglé à l’amiable, par la faillite et la revente des bâtiments de l’exploitation à un autre agriculteur, mais ni la maison ni les terres n’ont été touché. Je connais des éleveurs qui toucheront à deux 800€ de retraite, et qui n’ont jamais eu suffisamment pour acheter du foncier. Leur cas n’est pas isolé.
          Après il y a des gros agriculteurs, des céréaliers, des gros exploitants, certains s’en sortent mieux que d’autre. Il ne faut surtout pas généraliser les cas.

          • clozedor
            clozedor répond à emiboot
            • Posté à 16h04 le 09/08/2010
            • Internaute 112179

            Oui tu parle de la « sur-vente »...
            Nombreux sont les agriculterus à tomber dans le panneau.
            Y’a qu’a se promener au SPACE à Rennes pour s’en appercevoir.
            Et les banques (sauf dans ton cas, c’est une exception : ô miracle !) sont complices des vendeurs de matériels et enfoncent bien la tête sous l’eau aux paysans un peu trop audacieux, ou naïfs.

        • VinceDeg
          VinceDeg répond à clozedor
          • Posté à 17h41 le 09/08/2010
          • Internaute 36941

          En fait faut travailler un moment dans une exploitation laitière pour se faire une idée de ce que ça signifie. Et oui, ça fait mal, mais souvent ça tourne de cela, 500€ de revenu net hors avantages en nature. Qui sont, en gros, le logement, des facilités pour avoir un potager et quelques produits de base (lait, forcément...), éventuellement la bagnole et l’essence aux frais de l’exploitation (là honnêtement je sais pas trop ce qu’il en est).

          Mais faut voir ce qu’il y a en face. Déjà, facile 50h de travail par semaine. 365 jours par an : samedi, dimanche, fériés : pas une seule grasse mat’, les vaches doivent être traites tous les jours à 6h. Pour les vacances, faut quand même avoir la méga confiance pour laisser les manettes de son exploitation à quelqu’un. Au niveau du travail, on combine le travail de plusieurs ouvriers spécialisés (traite, machines...), celui d’agriculteur (savoir observer champs et animaux pour prendre des décisions, prévoir les rotations, les rations animales, etc), de chef d’entreprise, de secrétaire (oula la paperasse à remplir !)... Enfin, il y a un capital énorme à investir (allez, 500 000€ par personne ?), et un risque non négligeable.

          Donc face à tout ça, je trouve que les éleveurs laitiers sont des personnes qui mériteraient de gagner vraiment bien leur vie. Sérieux, 5000€/par mois pour faire une des seules activités humaines vraiment indispensables à l’économie, avec des compétences complexes à mettre en oeuvre, une quantité de boulot monstre et autant de responsabilités, ça me semblerait normal.

          Après, votre constat est juste : ce sont les jeunes (moins de 40 ans) qui morflent parce qu’ils sont dans une phase d’acquisition du capital, étranglés par les prêts. Agriculteur, comme ils disent, c’est un métier où on vit pauvre et on meurt riche. Franchement, je me suis déjà demandé si dans le cas de l’agriculture, au fond, ça serait pas mieux si les moyens de production appartenaient à l’état avec un partenariat à définir avec les agriculteurs pour qu’ils en aient l’usufruit.

          • clozedor
            clozedor répond à VinceDeg
            • Posté à 17h50 le 09/08/2010
            • Internaute 112179

            Merci pour vos précisions.
            C’est drôle je comprends mieux la situation avec vos quelques lignes que tous les reportages ou communiqués des organisations syndicales.
            La simplicité, c’est pas comme le lait : ça paye.

            • VinceDeg
              VinceDeg répond à clozedor
              • Posté à 18h40 le 09/08/2010
              • Internaute 36941

              De rien, ça fait plaisir :)
              Du coup j’ose vous poser une question : Camillo Cienfuegos, pourquoi ?

              • clozedor
                clozedor répond à VinceDeg
                • Posté à 18h49 le 09/08/2010
                • Internaute 112179

                Oh là.
                Longue histoire.
                Disons qu’il correspond à certaines choses assez interessantes...

        6 autres commentaires
      • Yaploq
        Yaploq répond à jeffouletofou
        Hédoniste contemplatif
        • Posté à 18h13 le 09/08/2010
        • Internaute 122077
          Hédoniste contemplatif

        Selon la dernière étude annuelle de la fédération nationale SAFER le prix des terres agricoles a baissé de 11% en 2009. C’est la première baisse depuis 15 ans et elle fait écho à la baisse des revenus agricoles.

        Il est vrai que depuis des années les prix ont augmenté, hausse alimentée par la spéculation des agriculteurs (pour qui il est difficile de voir filer sous leur nez une parcelle achetée par un voisin) mais aussi parce que la pression foncière augmente beaucoup. Il y a moins d’agriculteurs certes mais entre 2006 et 2009, les terres agricoles se sont artificialisées (routes, habitations, zones commerciales,...) au rythme de 236ha/jour soit un département tout les 7 ans !

        A moins de 500k€ on a rien ce n’est pas vrai, tout dépend de ce qu’on cherche. 20ha de pré dans le Larzac, 1ha de vigne en Champagne, 100ha de céréales, avec maison, les bâtiments, le matériel, le cheptel,... ? Pour un usage privé ou pro ?

         
        • jeffouletofou
          jeffouletofou répond à Yaploq
          cddiste
          • Posté à 20h02 le 09/08/2010
          • Internaute 43444
            cddiste

          merci pour les infos, les chiffres sont il me semble accessible si on paye, n’en ayant pas l’envis, si vous avez des pdf par ex, je suis preneur.

        1 autres commentaires
      • kevin72800
        kevin72800 répond à jeffouletofou
        Etudiant
        • Posté à 19h27 le 09/08/2010
        • Internaute 122113
          Etudiant

        Il est peut être plus simple de vendre son exploitation pour la voir devenir autre chose que de croire que les agriculteurs survivent de leurs revenus.

        Vous souhaitez devenir agriculteur, faire 70h de travail par semaine, payer des milliers d’euros de MSA par an !

        Je vous convie à changer pour ce métier et voir la difficulté et les charges qui incombe et là nous verrons.

         
        • jeffouletofou
          jeffouletofou répond à kevin72800
          cddiste
          • Posté à 20h04 le 09/08/2010
          • Internaute 43444
            cddiste

          po po po certains ne font absolument pas 70hr par semaine, ceux qui font de l’agri font beaucoup moins.

          je ne le savais pas n’etant pas du milieu, c’est en me balandant sur agricool que je l’ai appris, les cerealiers par ex font tres peu d’heures, bcp lors des moisson mais sinon cest nada walou.

          pour ce qui est de la msa, il ya effectivement des choses a voir de leur cote, sous certaines condition on casque sous d’autres beaucoup moins du peu que je sais.

          jai vue ce que c’etait « le milieu agricole » etude en aqua, je suis vite passe à autre chose, la commercialisation .....
          dans le cas de la pisci meme principe, une obligation de presence mais le boulot est vite torche hormis à certaines periodes.

        1 autres commentaires
  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 13h16 le 09/08/2010
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    qui a parlé de concurrence ?

    c’est un faux semblant de concurrence, une concurrence à la soviétique.. maquillée en concurrence capitaliste..

    on nous prend pour des idiots... sur les deux bouts la chaine..

    producteurs et consommateurs..


    dans le même genre : le prix des autoroutes.. qui augmente mathématiquement sagement en pourcentage du cout de la vie, par un stratagème de fragmentation.
    on n’augmente pas ou peu les petits tronçons, mais fortement les grands tronçons à trafic important.
    quand vous faites votre règle de 3 pour calculer le pourcentage.. on trouve un petit pourcentage à donner au public. mais dans les caisses coule une forte augmentation

    • général_bol
      général_bol répond à pablico
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 22h46 le 09/08/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      Eh oui, c’est çà la concurrence à l’européenne : vous ne vous rappelez pas quand l’europe a forcé l’ouverture du ciel de France aux low-cost british ?
      Elles se sont ruées sur les créneaux les plus rentables (les Paris-Nice et autres Paris -Lyon) en bradant à tout va et en laissant les obligations de désserte pour cause de service public à Air-Inter... qui forcée de s’asseoir sur les Albi-Paris et autres Pau-Paris en perdant de la clientèle pour cause de guerre des prix et sans espoir de remonter la pente (sauf à sacrifier la sécurité ou payer son personnel au lance-pierre !), a sombré victime du sabotage organisé par Bruxelles !
      Ca c’est de la con-currence ! Ca c’est l’europe des copains et des coquins !

  • inuit
    inuit
    grand nord
    • Posté à 11h46 le 09/08/2010
    • Internaute 82484
      grand nord

    un bug ? il a fallu que je m’identifie pour lire l’article...

    et la vente directe ? marre de ces grandes échelles de production, de cette bourse à l’alimentation qui tend vers la médiocrité qualitative.
    Si on favorisait les petits producteurs et la vente directe et le local avec un minimum d’intermédiaires et de transports, ces problèmes surréalistes ne se poseraient pas. Surréaliste, car fixer un prix qui impose la marge au producteur et qui laisse libre celle du vendeur final...
    Plutôt que d’accorder un terrain à Auchan, on ferait mieux de l’attribuer à une coopérative agricole...
    Il y a là un système à réinventer pour plus de proximité et plus de qualité. C’est valable pour l’agro-alimentaire en général.

    • PsyKoPatocH
      PsyKoPatocH répond à inuit
      alcoolique pratiquant
      • Posté à 12h33 le 09/08/2010
      • Internaute 51567
        alcoolique pratiquant

      Oui, une grande partie de la réponse est surement là :

      -consomation de produits locaux
      -achat alimentaire sur les marchés et chez les producteurs
      -mise à disposition casi- gratuite de terrain en ville pour des jardins associatifs,

      Les indusries de l’alimentaire nous trompent, nous mentent , nous volent,mais ,c’est parce que l’on le veut bien,
      Changeons notre mode de comsomation et passont à un systeme ou l’homme est au centre de la machine(pas le fric ! !)

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h02 le 09/08/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Toutes les mesures ne sont pas encore détaillées dans la loi et seront précisées via un accord interprofessionnel ou via un décret. Nous y serons très attentifs. »

    . . . sinon, tout le monde au recyclage !

    • Baracuda
      Baracuda répond à Yvon le Zébulon
      Dans les remous
      • Posté à 13h07 le 09/08/2010
      • Internaute 93411
        Dans les remous

      Suite à une soirée dont je vais vous épargner les détails, j’ai retrouvé le lendemain, dans le jardin, plein de verres de bière non terminés, entre autres......

      Et figurez vous qu’à l’intérieur de ces verres, il y avait des dizaines et des dizaines de limaces sèches ! !
      Je souligne bien , sèches les limaces.....

      Donc, si les producteurs de lait font de la bière, il existe bien des débouchés dans la lutte « écologique » contre les limaces.

      PS : J’ai du les jeter les verres, faudrait aussi inventer la coupelle spéciale...

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Baracuda
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 13h14 le 09/08/2010
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Amusant ton témoignage.

        Ça prouve aussi que même les limaces commencent à en avoir
        plein le cul, si elles se suicident collectivement avec nos restes.

        Tu aurais du rouler ces limaces dans une feuille de vigne...

        ...et hop, des nems pour tes amis (ies) qui n’y verraient que du feu !

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