Sur le terrain 07/12/2007 à 11h52

La journée d'action contre la loi Pécresse a peu mobilisé


Etudiants et lycéens, rejoints par les enseignants chercheurs, ont manifesté jeudi pour demander le retrait de la loi sur l’autonomie des universités. Si le mouvement s’essouffle au plan national, il se radicalise sur certains sites. Choses vues à Bordeaux, Paris et Toulouse.

Moins d’une dizaine d’universités étaient encore touchées, selon l’AFP. La coordination étudiante appelait à manifester dans toute la France, mais les défilés n’ont réuni que quelques centaines de jeunes (800 à Lyon, 500 à Grenoble, 200 à Rennes). Seules exceptions, Paris (entre 3 000 et 5 000) et Marseille (entre 2 000 et 4 000).

Les enseignants chercheurs ont grossi les rangs. « La participation des enseignants-chercheurs a franchi un nouveau palier aujourd’hui », a commenté à l’AFP Jean Fabbri, secrétaire général du Snesup-FSU (majoritaire), dans la manifestation parisienne. Et dans certaines villes, un nouveau motif de protestation est apparu : la réforme du bac professionnel et l’avenir des filières BEP.

Jeudi, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, a fait son « mea culpa » sur i>télé :

« Les étudiants nous ont rappelé à la réalité, ils nous ont rappelé que ce qu’ils voulaient c’était du changement concret dès janvier. »

Après avoir obtenu de nouveaux engagements de la part du gouvernement, le syndicat étudiant majoritaire Unef avait appelé le 29 décembre à stopper le mouvement.

A Bordeaux, les derniers grèvistes se radicalisent. Jeudi matin, le professeur Singaravelou, président de l’université Michel-de-Montaigne-Bordeaux III, s’est confronté à une trentaine de bloqueurs.

Belle frayeur. Vendredi dernier, réunis en assemblée générale, ils avaient décidé le blocage. Certains ont dormi sur place, avant d’être rejoints au petit matin par des enseignants, directeurs d’UFR et personnels encadrant solidaires. Inacceptable pour leur président. Après une tentative de négociation, excédé, le professeur Singaravelou a menacé d’appeler les CRS.

La discussion dure deux heures. Des 7h30, les bloqueurs commencent à sentir la pression monter. « Au milieu d’une assemblée d’étudiants, Singaravelou a fait un discours pour lancer un appel à nous charger », explique un étudiant. Le président de l’université dément : « Je suis un pacifique, mes convictions sont connues, jamais je n’aurais fait une telle chose. »

Les bloqueurs tiennent jusqu’à 9h30 avant de lâcher prise. Ils repartent d’eux-mêmes et les étudiants peuvent entrer dans l’université.

« Il faut arrêter de réduire cette lutte à la seule question du blocage »

Affaibli, le mouvement étudiant bordelais tente encore de mobiliser contre la loi Pecresse. A 11 heures, les grévistes se sont donné rendez-vous dans le centre de Bordeaux pour manifester et tenir un sit-in. En tête de cortège, enseignants et personnels.

S’estimant délaissés par les médias, tous défilent grimés en fantômes sous des draps blancs. « Les journalistes donnent une vision très simplifiée de ce mouvement », pense Christelle Lahaye, jeune maître de conférence en archéométrie, « ils ne parlent que du blocage. Il faut arrêter de réduire cette lutte à cette seule question. Même les bloqueurs souhaitaient le déblocage. Bloquer une université ce n’est pas une sinécure. »

A Paris, le rendez-vous était donné devant la fac de Jussieu à 14 heures. Qu’importe la pluie, dans la rue, des étudiants sont encore là et, cette fois, des chercheurs aussi. Objectif, toujours le même, l’abrogation de la LRU (loi sur les Libertés et Responsabilités des universités). Plus de 5 000 manifestants selon les organisateurs et 3 000 selon la police demandaient le retrait du texte de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse.


A Toulouse, la mobilisation se poursuit aussi, selon des témoignages recueillis par Rue89. Un professeur nous raconte :

« Je suis enseignant à Toulouse, au lycée rive gauche et lycée professionnel du Mirail. En fait, dans cette cité scolaire de 2 000 élèves environ, il n’y a pas de cours depuis cinq jours ! Un blocage, à l’initiative des lycéens, s’est mis en place lundi au matin et les cours n’ont toujours pas repris...

“Jeudi, aucun enseignant n’a pu rentrer dans le lycée et la tension commençait à être palpable... Selon quelques collègues, plusieurs lycées étaient bloqués ce jeudi (cinq apparemment) et une manifestation s’est tenue dans le centre ville...

‘Le problème : pas une trace ou presque rien dans les médias. Bizarre ! Les batiments de France 3 sont contre le lycée, la Dépêche du Midi de vendredi 7 Décembre 2007, les gratuits (Métro, 20 minutes) sont vierges de toute information sur ces blocages...

Plusieurs milliers d’élèves n’ont plus cours, des centaines d’enseignants ne travaillent plus et l’information ne circule pas... Que se passe-t-il ?

David Thomson (à Bordeaux), Elisa Mignot (à Paris)

Modifié le 07/12/2007 à 13h13 : correction de la description du blocage à Bordeaux.

Lire aussi : Des enseignants-chercheurs contre la loi sur l’université

  • 8684 visites
  • 114 réactions
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  • kalisher
    • Posté à 11h59 le 07/12/2007
    • Internaute 19324

    Quel courage ! les enseignants chercheurs entrent en résistance face à la furie du Président d’université déchainé. Faites attention aux mines antipersonnels surtout, on sait pas de quoi ces salops sont capables !
    Courage courageurs guerilleros, vous le tenez votre moment de grandeur contre l’oppression et le grand capital !
    J’espère qu’on vous amène au moins qqs légumes bios pr tenir le week end...Soyez forts, grâce à vous l’université française restera l’une des plus mauvaises d’europe. Une université aussi libre qu’improductive.

    • Hadès
      Hadès répond à kalisher
      • Posté à 12h09 le 07/12/2007
      • Internaute 19436

      Hihi.

      Comme quoi on peut-être chercher et (ultra) réactionnaire !

      • Anonyme répond à Hadès

        La chercheuse au bonnet de laine a l’air moins douée pour la recherche que pour tricoter son poncho ...

         
        • Anonyme

          Bien la contepètrie !

        • Skohl
          • Posté à 14h24 le 07/12/2007
          • Internaute 1148

          Ce quej’apprécie, c’est la propension des gens aujourd’hui, même sur ce site (si si !) au délit de faciès. Je me demande ce que les compétences d’un prof ont à voir avec le fait qu’ils soient bien ou mal fringués. Je me demande sur quoi vous vous appuyez pour parler de ça, vous n’avez même pas lu ses travaux. Arrêtez le délit de sale gueule, c’est vraiment n’importe quoi. C’est précisément avec ce genre de commentaire bas du front que je suis conforté dans mes opinions de gauche. Pour me convaincre de revenir sur mes opinions, il va falloir être plus convaincants que ça.

          • Anonyme répond à Skohl

            Toi aussi tu tricotes ?

            • Anonyme

              Dans la recherche et dans la science en général, on met un point d’honneur à être fringués comme des clodos, ou à cultiver un équilibre subtil entre négligence et convenance vestimentaire.

              C’est simplement que nous, au moins, on ne vend pas notre lessive en faisant des sourires... et qu’on a compris que trop de « commercial » cache souvent un produit catastrophique ou une argumentation néolithique.

              geniealpages@yahoo.fr

              • Rascadillac
                • Posté à 23h33 le 07/12/2007
                • Internaute 19458

                Rajoutons qu’on ne peut pas se concentrer sur tout. Il faut choisir : soit l’essentiel, soit le superficiel.

        • Anonyme

          Et toi tu as l’air de quoi ?

        6 autres commentaires
    • Anonyme répond à kalisher

      Quelle jeunesse admirable ! Rien qu’à voir leur dégaine et à écouter leur discours on serait tenté de demander l’asile politique en Corée du Nord !

      • Anonyme

        La stupidité de la doxa ambiante est d’une lourdeur... les dynamiques démocratiques ne sont décidément plus à la mode.

        « en ces temps troubles, dieu merci, nous avons su choisir notre guide qui, certes, dirige d’une main de faire, mais qui saura nous mener sur le chemin de la prospérité » ... c’était en substance les propos du directeur de la rédaction du figaro hier sur i-télé.
        Quoi de plus dangereux ? ?

        chers amis réactionnaires, soyez cohérents, renoncez à vos congés payés !

      • Anonyme

        ben vas-y, te gène pas pour nous surtout...

    • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
      • Posté à 13h30 le 07/12/2007
      • Internaute 22426
        ....

      LOL. TAFD (tout a fait d’accord). L’oipium des étudiants et des intellectuels est tjrs aussi tenace

    • Skohl
      Skohl répond à kalisher
      • Posté à 14h34 le 07/12/2007
      • Internaute 1148

      L’une des plus mauvaises d’Europe ? Vous êtes chercheur, je suppose donc que vous savez de quoi vous parlez, mais je serais curieux d’avoir un peu plus d’arguments de votre part. Vous ne feriez pas des recherches en droit des affaires ou un truc dans ce genre-là ? Parce que je me demande sur quels critères vous vous basez pour qualifier l’université française d’une des plus mauvaises d’Europe. Vous allez peut-être vous retrancher derrière votre position de chercheur, mais où êtes-vous chercheur au juste, à l’université, au CNRS ou à la R et D de Véolia ?

      Parce que ça change tout. Je me demande comment on peut parler de productivité dans le cas de l’université. L’université n’est pas, n’a jamais été une entreprise, même les grandes université américaines ne fonctionnent pas avec l’idée qu’une découverte scientifique doive être rentable. Mon père est professeur de littérature à Rennes 2, alors pour ce qui est de savoir ce que l’université française vaut vraiment, je préfère me fier à lui plutôt qu’à un chercheur qui ne veut même pas préciser si c’est en université ou non, et qui ne se donne même pas la peine d’avancer de vrais arguments et qui n’a rien de mieux que des réflexions sarcastiques.
      Comme je l’ai dit il y a quelque temps, les universitaires sont choisis et jugés par leurs pairs. Et c’est à leurs pairs qu’on doit s’en remettre pour savoir ce que vaut leur travail.

      • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
        • Posté à 15h30 le 07/12/2007
        • Internaute 22426
          ....

        Argumentaire de puceau archi carricatural.
        - La fac francaise va mal c’est un fait incontestable. Lisez et vs verrez. Ouvrez vous au monde, COMPAREZ.
        - Et pourquoi dc fodré til etre jugé par ses pairs, cest asez dangereux, est ce comme ca ds les autres corps de métier. mieux vo un jugement par des gens extérieurs a laide de criteres objectivés.
        - Recherche et développement manque en Francer est est source de taf a mort (google, microsoft, silicon valley permet crée entreprises exportatrices....)
        - Autonomie implike pas privatisation. Aux USA est ce que socio ou liittérature ont disparu ?
        - L’université est plus ou moins productive en terme de recherches, de débouchés pour els étudiants, de savoirs... Sisi, on peut le dire comme ca. Ke ca vs fasse pleurez ou pas, l’ogganisation scientifik du taf, la rationnalisation, a permis de sortir de la pauvreté une grande partie de l’humanité, COMPARATIVEMENT aux systemes d’avant.
        - Si papa se mettait une plume ds le cul, tu le ferais aussi. C’est pas Dieu. (Dieu est mort).
        - Il faut penser le politique et pas cherhcer a se faire mouiller le slibart en disant blablablabla...

         
        • Le débat sur la LRU s’enfonce souvent dans des considérations idéologiques, privatisation/public, affaire de gros sous... Or, il en va de bien d’autres choses :

          - retrait du principe de collégialité dans l’administration de la fac (dans la droite ligne des attaques contre les réformes obtenus lors des luttes de Mai 68)

          - retrait du principe de recrutement des professeurs par les pairs. La France serait le seul pays au monde à ne plus utiliser ce principe de bon-sens (voir la pétition du Conseil National des Entreprises contre la LRU : Lien

          « En mélangeant pouvoir administratif et décisions scientifiques, la loi envisagée s’écarte des standards internationaux de recrutement par les pairs. Elle risque d’isoler l’université française dans ses relations avec ses homologues étrangères. »

          - Enfin, ceux qui parlent des Etats-Unis devraient peut-être méditer le discours inaugural de la présidente de Harvard, en octobre 2007 :

          « Les universités sont en vérité responsables. Mais nous, dans l’enseignement supérieur, avons besoin d’avoir l’initiative de la définition de ce dont nous sommes responsables. On nous demande de fournir des statistiques d’admission et d’achèvement, des résultats de tests standardisés destinés à mesurer la “valeur ajoutée” des années d’université, le montant des recettes tirées de la recherche, le nombre de publications des enseignants. Ces mesures sont certainement utiles, mais nos objectifs sont beaucoup plus ambitieux et par conséquent notre responsabilité plus difficile à expliquer.

          L’essence de l’université est qu’elle est responsable envers le passé et l’avenir d’une manière qui peut (doit) entrer en conflit avec les demandes du moment. Nos engagements sont intemporels et nous sommes mal à l’aise pour les justifier en termes instrumentaux. Nous les poursuivons “pour eux-mêmes” parce qu’ils définissent ce qui au cours des siècles nous a fait humains, non parce qu’ils peuvent accroître notre compétitivité internationale, et ces investissements ont des rendements que nous ne pouvons ni prédire ni mesurer..

          Les universités, par nature, nourrissent une culture de turbulence et même d’indiscipline. Il n’est pas facile de convaincre une nation ou le monde de respecter, encore moins de financer, des institutions dont la vocation est de défier les postulats fondamentaux de la société. Harvard maintiendra, j’en suis sûre, les traditions de liberté académique et de tolérance envers l’hérésie ».

          (Conclusion de l’article d’Annie Vinockur, prof d’éco à Paris X, « La loi relative aux libertés et responsabilités des universités : essai de mise en perspective » Lien)

          Si même Harvard se prononce contre ce genre de réformes, c’est qu’il doit bien y avoir un petit problème quelque part...

          • Anonyme

            Excellent message. Nous sommes certainement très largement majoritaire parmi les enseignants-chercheurs et les chercheurs à penser ainsi mais nous ne pouvons l’exprimer qu’en quatimini sur un site comme celui-ci. Aucune possibilité ou très peu de dialogue, d’échange démocratique, dans les médias. Nous voulons, tous les enseignants-chercheurs et chercheurs, ou presque, une réforme mais pas celle-là. Pourquoi ne pouvons-nous pas être entendu ? Pourquoi cette véritable censure lourde de conséquences pour tous ? Que font les journalistes libres ? Qu’ils se réveillent !

        • Pibole
          • Posté à 16h52 le 07/12/2007
          • Internaute 1365
            auteur

          @ Jess feuillu
          Trop de vulgarité tue l’argumentation

        • Skohl
          • Posté à 17h44 le 07/12/2007
          • Internaute 1148

          Je vois que je soulève la polémique, je ne suis pas modérateur, mais il y a certaines règles de politesse à respecter.

          Plusieurs choses : entendre quelqu’un me faire des commentaires sur ce que mon père pense de l’université en général ne me pose pas de problèmes, mais les propos insultants qui on précédé ne m’encourage pas à écouter ces arguments, peu convaincants au demeurant. Du reste, il m’arrive aussi de ne pas être d’accord avec mon père, je ne fonctionne pas à la filiation mais à l’intelligence des propos, et permets-moi de te dire que les tiens ne brillent pas par leur finesse.

          Je suis allé en Allemagne, au Canada, et j’ai pu comparer,... que l’université française ne se porte pas si mal qued ça en fin de compte, une université qui ne recrute pas sur concours et qui laisse sa chance aux étudiants de tenter leur chance au lieu de leur claquer la porte au nez après leur bas, je ne vois pas en quoi c’est répréhensible.

          Je n’ai rien contre la R et D des entreprises privées. C’était plus un jugement personnel qu’autre chose, si ça a dû froisser quelqu’un, j’en suis désolé, c’était juste une façon de mettre en évidence les différences de méthodes de recherches, et des objectifs.

          « Et pourquoi dc fodré til etre jugé par ses pairs, cest asez dangereux, est ce comme ca ds les autres corps de métier. mieux vo un jugement par des gens extérieurs a laide de criteres objectivés. » Laisse-moi deviner, tu t’es fait refuser une chaire de maître de conférences en lettres à cause de ton orthographe et tu cries à l’injustice. Sérieusement, les universitaires SOnT considérés comme détenteurs d’un savoir, qui mieux qu’eux pourraient juger qui est qualifié pour leur prendre la relève ? Le fait de s’appuyer sur des critères soi- disant objectifs, ça a un nom, ça s’appelle la technocratie. La technocratie consiste à prendre des grilles avec des chiffres et d’affirmer que les chiffres parlent d’eux-mêmes. Mais les chiffres, c’est facile de les trafiquer. Par exemple, quand on ne laisse entrer que les meilleurs dans les universités françaises, forcément, ça booste les statistiques. Le taux d’échec est plus bas. Mais ça ne résoud que partiellement le problème. Puisqu’on dit qu’il faut penser le politique. Quant aux critères objectifs, parlons-en, je m’étonne que tu n’en cites pas quelques-uns, à moins que tu croies sérieusement que la classification de Shanghai soit objective (c’est vrai qu’une université sans prix Nobel en vaut pas un clou, comme si tout le monde pouvait en avoir un).

          Les universités sont de moins en moins productives en matière de recherche et de débouchés pour les étudiants, là encore, si on parle de débouchés professionnels, ce n’est pas l’unversité qui est à la traine, c’est le reste de la société qui ne suit pas, ne voyant pas à quoi le savoir accumulé en université peut bien servir. Pourtant, la socio, la psycho, etc. ne venez pas me dire que ça ne sert à rien. Et quand bien même la présence des investisseurs privés n’empêcherait pas ces filières de continuer à exister, je ne parirais pas qu’ils pourraient trouver aux étudiants de ces filières un boulot digne de ce nom, où leur savoir leur servirait à quelque chose.

          L’université française va peut-être mal, mais au bout du compte, c’est toute cette société qui va mal. On ne peut plus se parler sans échanger des critiques violentes, on n’a que du mépris (au fait, qu’est-ce que tu reproches aux puceaux ?) pour ceux qui osent protester et on s’en remet à des gens qui prétendent avoir la solution alors qu’ils ignorent tout de la logique de l’université.

          Discuter avec des gens qui ne sont pas d’accord avec moi ne me pose pas de problèmes, mais si on pouvait encore le faire dans les règles de la courtoisie et éviter les propos à l’emporte-pièce, je préfèrerais

        4 autres commentaires
    • ART MONIKA
      ART MONIKA répond à kalisher
      • Posté à 17h12 le 07/12/2007
      • Internaute 10855

      Mais que lit-on sur ces blogs ? De la pure agressivité, pour ne pas dire plus. Et on y va, à grands coup de hache, contre les étudiants, les enseignants, les chercheurs, les journalistes, S. Royal... et les femmes qui ont des bonnets comme ci, et des bouches comme ça.
      - Oui, c’est vrai, la majorité des français ont élu Sarkozy et « bénéficient » donc de la politique qu’ils ont soutenue et souhaitée. Pour les 47% des autres, c’est évidemment insoutenable.
      - Oui c’est vrai, le PS ne soutient pas les pouvements et manifestations. Mais s’il le faisait, on l’accuserait de toutes façons de « récupération ».
      - Oui c’est vrai, la Recherche et l’enseignement vont passer sous la coupe de l’ANR et de l’AERES, c’est-à-dire sans aucun contrôle scientifique, avec une hyperprésidence, une disparition de la recherche fondamentale au profit des recherches finalisées à court terme, une privatisation progressive. Le CNRS va disparaître, les sciences humaines s’amenuiser...
      ... mais tout le monde s’en fiche. Certains même s’en réjouissent. Les uns, parce qu’ils n’ont pas pu entrer au CNRS ou qu’ils se sentent (parfois justement) méprisés par les chercheurs. Les autres, parce qu’ils ne souhaitent pas le maintien des services publics.
      La plupart ne comprennent pas les enjeux du dispositif (et préfèrent parler de « résistance au changement ») ou bien simplement soutiennent Sarkozy quoi qu’il fasse.
      - Oui c’est vrai, nous sommes entrés dans une période de turbulence politique extrême. Sarkozy n’a pas été élu par hasard. Les Français s’opposent les uns aux autres, la gauche a perdu toutes ses illusions depuis le deuxième septennat de Mitterrand. Non seulement les médias sont en partie verrouillés et n’informent que de façon partiale
      ... mais les citoyens eux-mêmes sont démoralisés, aigris, tête et coeur fermés. Il suffit de lire les blogs sur les grèves, l’université, la fonction publique... pour avoir une idée de l’état moral catastrophique de nombre de nos concitoyens. Si une guerre se déclarait demain, certains iraient dénoncer leur voisins, comme ce fut le cas durant les sombres années de la collaboration.
      MAIS MAIS tout n’est pas perdu pour autant. Pendant que les appareils politiques de l’opposition se décomposent et se recomposent, que les leaders se placent et se déplacent, il revient aux citoyens de se mobiliser et de créer des réseaux de solidarité, de mobilisation. Tout seuls, comme des grands.A NOUS D’AGIR, CRENOM !

      • Skohl
        Skohl répond à ART MONIKA
        • Posté à 17h51 le 07/12/2007
        • Internaute 1148

        J’ai comme l’impression que vous avez lu mon article, merci de ne pas vous montrer indifférent. Je constate que je me fais des ennemis, mais je ne vois pas ce qu’il y a de criminel à croire en la solidarité, et surtout en une séparation des élites (intellectuelles, financières et politiques). En tout cas, je trouve rassurant de constater que je ne suis pas seul que cette situation inquiète. La victoire de Sarkozy a été la victoire du cahcu pour soi, dont acte.

      • Skohl
        Skohl répond à ART MONIKA
        • Posté à 17h52 le 07/12/2007
        • Internaute 1148

        J’ai comme l’impression que vous avez lu mon article, merci de ne pas vous montrer indifférent. Je constate que je me fais des ennemis, mais je ne vois pas ce qu’il y a de criminel à croire en la solidarité, et surtout en une séparation des élites (intellectuelles, financières et politiques). En tout cas, je trouve rassurant de constater que je ne suis pas seul que cette situation inquiète. La victoire de Sarkozy a été la victoire du chacun pour soi, dont acte.

      • decuedesarkozy
        decuedesarkozy répond à ART MONIKA
        à Paris
        • Posté à 21h15 le 07/12/2007
        • Internaute 23625
          à Paris

        Merci ! ! !

    • Rascadillac
      Rascadillac répond à kalisher
      • Posté à 23h27 le 07/12/2007
      • Internaute 19458

      L’instruction n’a pas à être « productive ». Ce n’est pas son rôle. Dans l’ignorance et l’inculture nous deviendrions un peuple d’esclaves abrutis. L’école et l’université sont là pour dispenser et conserver le précieux savoir qui nous permet de vivre libres et dignes. A quoi nous servirait-il d’être instruits si c’est pour vivre en 1984 ?
      Ce n’est pas parce que le résultat de l’enseignement ne fait pas bander les chiffres qu’il faut est à déplorer, au contraire. Un esprit assagi par l’instruction ne peut s’accorder avec un monde aussi névrotique que le Régime antipopulaire sarkozyste, ni avec les critères de jugements débiles de la pensée unique.
      Qu’est-ce qu’une bonne université ? Une usine à formater des petits robots obéissants, performants et compétitifs qui feront de bons petits oppergruppen-cadres aux dents qui rayent le plancher ou des petits laborantins consciencieux qui inventeront de nouveaux maïs transgéniques ?
      Qu’est-ce qu’une mauvaise université ? Une institution où on enseigne des matières désuettes telles que la philosophie, l’histoire ou les lettres, où on contitue d’enseigner que Volkswagen à soutenu le régime nazi, au lieu de faire effacer ça des manuels par soumission aux actionnaires, comme en Allemagne ?
      Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Défendre l’enseignement contre la privatisation, c’est défendre la conscience du peuple. Et vendre la connaissance, c’est prostituer le peuple auprès des pourceaux repus de la macro-économie.

    • Anonyme répond à kalisher

      ...ont l’air d’avoir la langue bien pendue.
      Mais de là à briller dans les classements universitaires internationaux...

    • Anonyme répond à kalisher

      « Lors d’une séance de travaux pratiques, les étudiants à genoux s’entrainent a ouvrir bien grand la bouche en vue des prochains entretiens d’embauche... »

  • Anonyme

    Elle aurait besoin d’un bon shampoing la petite hystéro à la Une. Dans le genre « madone des cités chaudes », difficile de trouver mieux...

  • Anonyme

    Bientôt les vacances scolaires......c’est râpé ! merci les médias-putes.

    Il arrivera un jour où les proches de sarko, rg, collaborateurs, médias inclus, de peur de lui déplaire lui mentiront pour le conforter et ne pas le froisser. Lui même ne sera plus au courant,un peu comme chez son copain Poutine.

    • Hadès
      • Posté à 12h11 le 07/12/2007
      • Internaute 19436

      Euh... c’’est déjà en partie le cas. La censure dans la presse est d’abord et avant tout de l’auto-censure.

      Les journalistes précaires ont peut de déplaire à la rédaction en chef, les rédac chefs aux actionnaires, les actionnaires dépendant de commandes d’état au pouvoir exécutif. Donc => autocensure.

  • Anonyme

    Quelle chienlit ! C’est ça la gauche ?
    Je préfère celle du Nouvel Obs.
    Vous êtes sûr que ce sont des étudiants ?

    • Anonyme

      la gauche de droite tu veux dire ?

      • supprimé à la deande du riverain 14.01.10
        • Posté à 15h34 le 07/12/2007
        • Internaute 22426
          ....

        - Si la gauche de gauche na jamais le power et ke la droite le garde et kel fait sa politique, qui nest pas la meme que la droite de la gauche (lisez politique économik de droite, pol éco de gauche, ca vs aidera a sortir du manichéisme) le résultat sera le suivant : la gauche ne sera jamais au pouvoir ! ! Bravo bandes d’abrutis ! ! !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 12h31 le 07/12/2007
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    « ... selon l’AFP »

    Ah non, vous n’allez pas vous y mettre, vous aussi ! Sauf erreur, il y a encore une bonne vingtaine d’universités touchées ( « selon Libé du 7/12 »). Et un mouvement qui s’arrête ou qui « s’essouffle » ( « selon Rue89 »), après plus d’un mois de grève continue et d’actions de police plus que musclées, est-il un « échec » ( « selon les crétins ») ?

    • Anonyme répond à Le Yéti

      Le mouvement s’essouflerait selon les médias et l’AFP, parce que l’AFP et les médias mesurent le mouvement au nombre de blocages.

      Le mouvement est au contraire en train de s’approfondir, les profs commencent (enfin !) à se renseigner sur les absurdités de cette loi (suppression du principe de recrutement des professeurs par les pairs ; suppression du principe de collégialité ; dissolution du CNRS remplacé par des ARN, d’où impossibilité de construire des projets de recherche à long terme, etc.)

      Certains (suivez mon regard !) considèrent que les universités sont des lieux de subversion (hantise des pouvoirs établis depuis le Moyen-Age) et, par l’élaboration des savoirs qui s’y fait, remettent en cause certaines politiques. Comme le disait Foucault, il faut bien se poser la question pourquoi l’Etat finance une institution comme le Collège de France, où les profs travaillent sans aucune évaluation (ô scandale ! seraient-ils, eux aussi, des tire-au-flancs ?) sur des projets de recherche à long terme, qui mettent des décennies avant de se diffuser dans l’espace public.

      On veut rétrécir l’échelle de pensée à 3, 5 ans au maximum - et après on parle de « principe de précaution » et de « développement durable » ? ? ?

  • Anonyme

    Je suis étudiante à Bordeaux 3, militante de l’UNEF et je suis outrée par le traitement journalistique que vous faites de la situation à Bordeaux 3. Il y a eu en effet une tentative de blocage sauvage d’une vingtaine d’étudiants qui a duré quelques heures en désaccord avec les syndicats étudiants et enseignants. Le président de l’Université n’a jamais fait usage de la force contrairement à nombre de ses collègues (IEP de Grenoble, Lyon 2, Nanterre). A part cet incident, l’Université fonctionne comme d’habitude. Je vous prie d’arrêtez de colporter des rumeurs, et verifiez vos informations : c’est la base du métier. Nous atteignons les limites du média dit citoyen lorsque vous oubliez de croiser vos informations ! ! ! !

    • Anonyme

      Mais si, mais si, la Révolution est en marche, c’est toi qui es aveugle !

    • Le Yéti
      Le Yéti
      yetiblog.org
      • Posté à 12h33 le 07/12/2007
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      « ... selon l’AFP »

    • Pascal Riché
      Pascal Riché
      Redchef Rue89
      • Posté à 13h28 le 07/12/2007
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Après complément d’enquête, nous avons corrigé. Le président de l’Université n’a effectivement pas fait usage de la force.

      • Anonyme répond à Pascal Riché

        Quelle enquête ? Même vous vous vous laissez avoir ! Si il a fait usage de la force et menacé de convoquer les crs qui n’étaient pas très loin d’ailleurs !
        Merde alors !

         
        • Anonyme

          Vous pouvez fermer tous les commentaires qui dérangent, le fait est là, il y a eu de la violence et des menaces !

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      Menteuse, le président a bien fait un discours poussant les anti bloqueurs à charger ! Il était même au premier rang de la charge... Sa volonté de faire de bordeaux III une fac pilote de la LRU alors que 78,5% des étudiants sont contre, prouve que ce président n’est plus représentatif des étudiants mais très subordonné au pouvoir de sarkozy !

      • JohnJohn2
        • Posté à 16h05 le 07/12/2007
        • Internaute 24087

        Essayez svp de ne pas tout mélanger. Je suis contre la LRU mais je suis aussi contre la désinformation. Le déblocage a été voté démocratiquement par un majorité d’étudiants de l’Université de Bordeaux. 23 étudiants sur les 18 000 de la fac ont essayé de bloqué arbitrairement la fac en méprisant le vote. Il n’ya jamais eu de CRS et après 2 heures de négociation, nous avons pu entrer dans la fac et suivre les cours tout en manifestant notre opposition à la loi Pécresse. Votre comportement d’agit prop à deux francs dessert le mouvement anti-LRU.

         
        • Anonyme répond à JohnJohn2

          Encore un, délibéré à pourrir le mouvement et si vous étiez si anti-lru que ça, vous ne vous comporteriez pas de la sorte ! , vous seriez solidaire ! mais quelle importance, les cours sont si importants et le chantage si palpable ! Vous êtes des faux jetons, car comment manifester son opposition à la loi pécresse et rentrer sagement dans les rangs ? Je ne vois pas.....

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      et bah bravo l’UNEF ! Vite, vite, enterrons ce mouvement, et vive la dissolution de l’enseignement & de la recherche en France ! Si cela peut permettre à certains de vos cadres de trouver des places au chaud auprès de certains députés voire même travailler pour des ministres... Heureusement que plus personne ne fait attention à vous, l’UNEF, pour se renseigner, s’informer et agir...

      • Xa_chan
        Xa_chan
        (nippon ni mauvais)
        • Posté à 17h00 le 07/12/2007
        • Internaute 23695
          (nippon ni mauvais)

        C’est normal que l’UNEF ait signifié qu’il faudrait arrêter le mouvement ! Bruno Juillard, son ex-patron, vient de trouver une place sur la liste Delanoë pour les municipales ! « Hop c’est bon les gars, j’ai eu mon entretien d’embauche au PS, vous pouvez arrêter la contestation ! ». Et après, on s’étonne pourquoi seulement 10% des étudiants votent lors des élections dans les universités. Les syndicalistes étudiants sont pour la plupart de simples carriéristes qui essaient de monter des « gros coups » pour se faire remarquer par la hiérarchie politique et « monter en grade ». Et ce n’est pas valable que pour l’UNEF, bien sûr !

        Vous avez remarqué aussi ? La fin de la couverture médiatique du mouvement de protestation dans les universités correspond justement au moment où certains syndicats étudiants ont déclaré qu’il y avait eu de vraies avancées avec la ministre ! Coïncidence ? Je ne crois pas, non... Mais quand les gens en auront vraiment marre de se faire entuber par un n-ième plan média, ça risque de saigner...

    • Anonyme

      Unef-uni, tous pourris !

    • Anonyme

      A votre place j’aurais honte d’être à l’UNEF ! Vous ne représentez rien sinon un bras long du PS. C’est votre organisation qui a tenté d’étouffer le mouvement après les négociations du jaune Julliard et Mme Pécresse. Il aime bien ramener sa grande bouche aux micros des journaleux. Au nom de qui ou de quoi, pouvez vous dire que ce que vous avez obtenu est satisfaisant si les gens impliqué dans le mouvement ne les sont pas.
      Marre des bureaucrates qui décident de nos vies !

      Un étudiant... salarié.

  • Anonyme

    Vous avez dit * FASCISTES * ? ..

    Lien

    « incidents » lycéens à Mulhouse ? Non, violence incroyable de la police !

    Hier, jeudi 6 décembre, entre 400 et 600 lycéens des lycées professionels de Mulhouse ont défilé dans les rues de la ville derrière une banderole dont le message était le suivant :

    « Touche pas à mon BEP »
    Abrogation de toutes les lois anti-sociales
    Lycéens et étudiants solidaires

    La manifestation était disciplinée, je veux dire réellement calme pour cette partie de la jeunesse ouvrière, parmi la plus défavorisée, surtout face aux policiers qui n’ont cessé de les provoquer par des insultes.

    Faisant le tour des lycées, la manifestation grossissait jusqu’au moment où, atteignant le lycée professionnel du Rebberg, les flics ont chargé. Matraques et bouclier pour les CRS, poings nus pour la BAC, ils sont entrés en force dans le cortège lycéen en frappant, cherchant à atteindre la sono et les animateurs groupés autour de celle-ci.

    Il y a eu des blessés, des dents cassées pour une jeune fille, un nez en sang pour un garçon, etc...

    Dans la soirée d’hier, voilà comment les journalistes présentaient la chose :

    « Une manifestation de lycéens dégénère à Mulhouse »
    « MULHOUSE, Haut-Rhin (Reuters) - Environ 300 lycéens des filières professionnelles ont manifesté à Mulhouse contre un projet de réforme des BEP et des Bac pro en lançant des pierres contre des vitres et sur les forces de l’ordre qui ont réagi par des tirs de gaz lacrymogène, constate-t-on sur place.

    Cinq adolescents ont été interpellés et placés en garde à vue, a rapporté la police. Quatre garçons devraient être poursuivis pour jets de pierre, une jeune fille devrait l’être pour outrage, a-t-on précisé de même source. »

    La provocation venaient bien des flics ! contrairement à ce que la presse en dit aujourd’hui.

    • Anonyme

      C’est ce que je me tues à dire ! Les flics sont des agitateurs et des provocateurs applaudis par une masse hystérique en mal de reconnaissance et de bien être !

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