Entretien 07/06/2007 à 18h28

Patrick Fort : « Aller voir la réalité quotidienne des Irakiens »

David Servenay | Ex-Rue89


Une fois de plus, Reporters sans frontières (RSF) tire la sonnette d’alarme avec deux nouveaux morts sur le front de l’information. Cela se passe en Irak, où la violence est devenue aussi quotidienne que meurtrière pour les journalistes locaux. A l’image de la situation générale du pays.

Dernier exemple en date : un journaliste reporter d’images travaillant pour la chaîne de télévision américaine APTN a été tué en pleine rue à Bagdad. « Le 1er juin 2007, raconte le communiqué de RSF, Saif Fakhri, 26 ans, cameraman d’APTN, a été tué par balles alors qu’il se dirigeait vers une mosquée de la capitale, située près de son domicile. Il est le cinquième employé de l’agence américaine assassiné en Irak. » La veille, c’est le père d’une journaliste économique de la chaîne Al-Arabiya qui était enlevé et exécuté par ses ravisseurs, après que sa fille eut reçu des menaces. On lui demandait d’abandonner tout travail pour le compte des médias.

« A ce jour, précise RSF, au moins 182 journalistes et collaborateurs des médias ont été tués en Irak depuis le début du conflit en mars 2003. Par ailleurs, on est toujours sans nouvelles de 14 professionnels des médias enlevés dans le pays. »

Pour tenter de comprendre comment les journalistes parviennent à travailler en Irak, voici le témoignage de Patrick Fort. Journaliste à l’Agence France Presse, il a séjourné trois fois à Bagdad pour des périodes de six semaines. Une expérience dont il a fait un livre, écrit au fil des jours. Au départ, ce n’était qu’une suite de mails envoyés aux confrères et aux amis. A la sortie, cela donne un récit à la fois drôle, réaliste et parfois profondément noir : Bagdad, journal d’un reporter (éditions Des Idées et des Hommes).

► Addendum le 08/06/2007 à 18h15 : A la demande de la direction de l’AFP, la première partie de la vidéo sur les mesures de sécurités utilisées par l’agence à Bagdad a été supprimée.

Patrick Fort sera en signature à la librairie La Belle Hortense, 31, rue Vieille-du-Temple (IVe) le mercredi 27 juin - plan.

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  • Anonyme

    je suis actuellement a bagdad en reportage. je n’ai pas pu voir la video du site car on a enormement de coupures d electricite et le serveur internet de la ou je suis n’est pas assez puissant pour que je puisse voir des images et ecouter du son. je suis ici depuis vendredi dernier, pour la troisieme fois depuis 2004. je vis chez des irakiens, car mon seul but est de partager leur quotidien pour le transmettre a mes lecteurs, auditeurs, etc. tous les matins, je suis en direct sur rmc pour raconter ce que jai vu. RMC a d’ailleurs recu un coup de fil du ministere des affaires etrangeres pour leur demander ou j etais exactement a bagdad et s’il ne me serait pas possible d’aller a l’ambassade. je n’irai pas a l’ambassade car ce serait justement le meilleur moyen de me faire reperer : je suis habillee comme une femme irakienne, je porte le hidjab, evidemment, et je ne peux pas parler dans la rue, ni qu’on m’entende parler une langue etrangere. je ne dois en aucun cas attirer l’attention. evidemment c’est assez frustrant de travailler ainsi, mais il faut, car il en va de ma securite ainsi que de celle de mes amis irakiens.
    anne nivat, auteur de « islamistes, comment ils nous voient » fayard,2006, et « chienne de guerre », fayard, 2000.

    • Anonyme

      Bonjour,

      Comment avez rejoins Bagdad ? En avion, en voiture ?
      Racontez vous votre itinéraire...

      Merci et bon courage

      • Anonyme

        j ai enfin reussi a me connecter, il est 7h moins dix du soir a bagdad donc deux heures de moins a paris. je suis arrivee en irak il y a deja 9 jours par la voie aerienne car un vol regulier de austrian airlines va de vienne a erbil, au kurdistan irakien 3 fois par semaine (ce qui montre bien qu il y a du bon business a faire, l’avion etait plein !) puis tout le reste en voiture : je suis d abord reste chez de samis kurdes a erbil, puis des amis turcomans a kirkouk, au centre d’une grande bataille qui a deja commencee mais qui va amplifier et, a mon avis, mal tourner, a propos du petrole mais aussi et surtout a propos de son statut. puis je suis partie pour bagdad, malgre la destruction d’un pont qu’il a fallu contourner, et je suis dans la capitale irakienne depuis. hier j etais a l’inauguration dans le quartier de mansour d’une exposition des jeunes artistes a l’union des artistes plastiques, j’ai pu filmer et montrerai ce film a rue89 en rentrant sans doute, auj je n’ai pas vraiment pu bouger car nous sommes vendredi et le coiuvre feu est diurne en oplus de nocturne, de 11 a 15 heures, a cause de la priere du vendredi. mais je vais sans doute aller mager dans une pizzeria ce soir avec toute lqa famille qui m’accueille... anne nivat

         
        • Anonyme

          Entre le désir réel d’informer et celui de de « peopoliser »...le doute subsiste.
          On se planque d’un côté, puis on va écrire un bouquin et passer dans les médias de l’autre...Que de frissons.

          • Anonyme

            lisez Chiennes de guerre ( livre de poche )vous n’aurez plus de doute

        2 autres commentaires
    • Anonyme

      Je reconnais le courage d’ Anne Nivat et je voudrais lui témoigner toute mon admiration pour sa ténacité à témoigner dans des conditions si difficiles. Ce que restitue bien ses livres. une admiratrice Vitale15

  • Anonyme

    Et tu comprends quoi de ce que les Irakiens disent si tu parles une langue étrangère ?

    • Anonyme

      Quel sens de la répartie ! Peut- être qu’en tapant avec vos gros doigts « Anne Nivat » dans votre barre Google...vous trouverez une réponse à votre intéressante question.

      • Anonyme

        j’ai tapé Anne Nival sur Google
        voici la réponse :
        les apéros du jeudi
        Didier Nicolas Marketing Alternatif Bouygues Telecom Anne-Sophie NIVAL resp marketing Stephane Kélian Sébastien NIVAL consultant organisation Norsys ...
        Lien - 44k - 6 juin 2007 - En cache - Pages similaires

         
        • Anonyme

          et si vous tapiez correctement le nom ?

          • toktomi
            • Posté à 12h30 le 23/07/2007
            • Internaute 9821

            les doigts comme le cervo ne sont pas préchoffés a l eau ni vraiment pilotés :

            voici la réponse :
            les apéros du jeudi
            movaise pioche,en dégrizment !

            quelle boute en train cette hân nival,comme cristine poutin’ not fumeuse nationale.

            bel effort kan même reconnaissons le.

            carton : 1,5 (pour difficulté de réflexion/pianotage/lecture/coordination)

            encore 5 test et vous srez admis comme meuwin’s.

        • Anonyme

          Et si à la place de Nival, vous tapiez Nivat ?
          Vous êtes très rigolo, et j’avais bien raison : vous avez de gros doigts ! (ou une mauvaise vue)

        3 autres commentaires
  • Anonyme

    Si vous pouviez indiquer dans quelle émission vous parlez de votre quotidien, ce serait super. Désolé, mais je goûte moyennement RMC et me fader x podcasts pour trouver vos interventions, c’est un peu décourageant.

    En attendant de pouvoir vous dire « beau boulot », hé bien bon courage (quoiqu’apparemment vous en ayez déjà pas mal) et puis faites gaffe, mais bon ça, on a du vous en toucher deux mots aussi.

    Aurélien.

    • Anonyme

      a 8h10 a peu pres heure de paris tous les jours depuis une semaine et je serai encore au rendez-vous cette semaine, insh allah ! je pqarle entre 4 et 7 minutes ce qui est beaucoup, j’essaie d’en dire le plus possible de la facon la plus nuancee et detaillee afin que, justement, les auditeurs puissent presque me suivre. des que je rentre, j’ecrirai aussi des papiers car je suis a l’origine jte de presse ecrite (ancienne corr. de libe a moscou). pour la personen qui demandait quelle langue je parle a bagdad, eh bien je ne suis pas encore suffisamment bonne a l’arabe oral meme si j’apprends l’arabe mais je parle avec` des gens qui parlent une des langues que je connais/ francais, anglais, allemand, russe. essentielleemnt je trouve des gens qui parlent anglais. anne nivat

      • Anonyme

        Bravo pour ton courage et ta tenacité Malgré certains a priori sur le métier que tu pratiques, tu es de la race de ceux que je respecte, tu prends des risques pour nous informer de ce que vivent les irakiens et c’est épatant. J’espère qu’il ne t’arrive rien et que tu reviendras nous raconter une nouvelle fois l’ignominie que tu couvres avec tout ton courage. Merci Anne.

  • Pierre Haski
    Pierre Haski
    Cofondateur Rue89
    • Posté à 22h29 le 07/06/2007
      éditeur
    • Journaliste 9
      Cofondateur

    Pour ceux qui ne la connaissent pas, Anne Nivat est une journaliste qui s’est faite connaître par sa couverture de la guerre de Tchétchénie en 1999-2000, pour Libération et dans un livre, « Chienne de guerre », qui lui a valu le prix Albert Londres 2000. Elle est longtemps restée à Moscou, comme correspondante de divers journaux, et est maintenant revenue à Paris, sans pour autant cesser de se rendre dans ces zones d’infos à haut risque, cette fois à Bagdad. Depuis l’enlèvement de Florence Aubenas peu de journalistes français s’aventurent en Irak (mon ami Patrice Claude du Monde fait partie du nombre), ce qui est compréhensible au regard des enjeux de sécurité, mais problématique dans un lieu au coeur de l’actu internationale. Au plaisir, donc, de lire les reportages d’Anne sur Rue89 à son retour d’Irak. Et fais gaffe à toi !

    • Nicolas Brousse
      Nicolas Brousse répond à Pierre Haski
      Etudiant à Paris
      • Posté à 07h43 le 08/06/2007
      • Internaute 118
        Etudiant à Paris

      Et Florence Aubenas, travaille-t-elle toujours en Irak ?

    • Anonyme répond à Pierre Haski

      merci pierre, de dire en qques mots qui je suis. je voudrais juste en dire un oeu plus sur « ce qui mr pousse » car car j’ai vu plusieurs commentaires a ce propos et je ne opeux repondre a tous (souvent mon ordinateur coupe et je dois recomencer toute la procedure), mais je voudrais dire qu’en ce qui me concerne en tout cas, il ne s’agit pas d’adrenaline, c’est une explication trop facile... mais plutot de volonte, de perseverance, car je sais que je opeux aller en irak, donc pourquoi ne pas le faire ? depuis que je fais ce metier, j’ai tout le temps entendu ceux qui m’entourent dire qu’il n’est pas possible d’aller dfans tel ou tel endroit, des endroits oiu je suis allee et ou je retournerai tant que cela aurq une importaNCE JOURNalistique : je veux parler avant tout de la tchetchenie, le pays que je connais le mieux, de l’afghanistan et de l’irak. car je crois que ce qui est important, justement dans la societe de l’ephemere qui est la notre, ou le flux de l’information ets permanent, c’est de retourner encore et toujours aux memes endroits, d’essayer de revoir les memes personnes, ce afin de comprendre comment elles fonctionnent, de quoi elles vivent, quelles sont leurs peurs, leurs reves. ce que j’aime avant tout, c’est mettre tous mes efforts a me fondre le plus possible dans le pays qui me recoit, pour partager, justement, du quotidien avec ses habitants. c’est a dire que je ne recherche pas des evenements particuliers, mais j’essaIE DE Vivre presaque la routine quotidienne, et surtout de la decrire au plus pres possible. merci en tout cas a tous les messages d’encouragement, anne nivat

      • Anonyme

        Merci Anne pour ce travail exceptionnel. Faites bien attention à vous !

        Laxmi

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 23h09 le 07/06/2007
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Anne,les journalistes de votre trempe,nous font réaliser « la chance et le prix » d’être informés.
    Merci à vous tous et toutes et soyez prudents.

    • Ferdinand.Bardamu
      • Posté à 23h57 le 07/06/2007
      • Internaute 2975

      Oui mais si je peux me permettre, et cela n’enlève rien à la grandeur de ce type de journalistes (quoi que les chose sont plus complexes que cela je pense et que ces personnes, au-delà de la dénonciation des horreurs du monde sont aussi à la recherche personnelle d’adrénaline au quotidien, laquelle peut être une espèce de drogue), ce qui est ennuyeux c’est que ces journalistes (mais ils n’y sont pour rien) servent de caution à nos petits journalistes français qui s’acoquinent avec le pouvoir et ne risquent rien d’autre que d’avoir une indigestion après un bon repas partagé avec les représentants du dit pouvoir. Personnellement, les campagnes de RSF qui présentent l’image « choc » d’une Christine Ockrent avec une balle en pleine tête, pour nous signifier que le métier de journaliste peut être dangereux me font gerber car elles sont représentatives d’un amalgame et d’une récupération nauséabonds.

  • Anonyme

    Beaucoup de respect pour Anne Nivat, elle redonne ses lettres de noblesse à une profession complètement discréditée dans l’hexagone.
    Témoin et analyste privilégiée de la guerre en Tchetchenie, elle a aussi sillonnée l’Afghanistan et depuis peu de retour en Irak. Tout comme ses collègues reporters, Dahr Jamal et Robert Fisk, elle rapporte la vie au quotidien endurée par les Irakiens tous les matins sur RMC entre 8h10 et 8h20
    merci Anne nivat

    Tuan (Lyon)

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 06h42 le 08/06/2007
    • Internaute 9562
      alchimiste

    J’ai presque honte de ne pas avoir reconnu le nom d’Anne Nivat avant que les co-internautes ne m’éclairent. Merci et bravo à vous, Anne Nivat et Patrick Fort, nous nous réjouïrions de ce que vous ne soyez pas infiniment plus qu’exemplaires dans l’exercice de votre métier.
    Je vous confère sincèrement la considèration due aux héros, bien que cette idée me révulse, doit on se faire à ce que dès qu’un journaliste-reporter n’est pas un touriste-reporter , celui ci soit un héro ?
    Je suis victime d’une réflexion pénible à chaque fois qu’un reporter voit sa vie sacrifiée à l’information. Veuillez ne pas m’épargner vos points de vue.
    La guerre n’est pas un terrain dangereux que pour les militaires, civils et professionnels des secours et de l’information y risquent, volontairement ou non leur liberté et leur existence. Quand les forces belligerantes imposent leur contrôle aux journalistes, ceux ci n’ont guère le choix qu’entre ne pas faire leur devoir d’information, le faire imparfaitement en confiant leur sécurité aux forces armées, ou prendre le risque maximal de faire leur métier en toute indépendance.
    Le théatre irakien en est un bon exemple, comment un journaliste peut-il y être considéré comme l’oeil impartial de l’humanité plutôt que comme le serviteur de la propagande US ? Cela n’aggrave t’il pas considérablement la dangerosité de votre métier sur le terrain ?
    Autrement dit, et je suis conscient que ma question est terrible : Quand un journaliste attend tranquillement à l’hotel la conférence du chargé de communication militaire, ou la prochaine excursion qu’on lui proposera avec gilet pare balles fourni, celui là n’est-il pas parfois un peu co-responsable du meurtre de celui à qui sa carte de presse n’apporte plus d’immunité ?

  • Ded Zep Line
    Ded Zep Line
    La manipulation des élites est (...)
    • Posté à 13h12 le 08/06/2007
    • Internaute 2027
      La manipulation des élites est (...)

    Coucou Anne !
    je passe sur le « formidable, bravo et tout et tout »

    je veux juste comprendre : actuellement qui sont les « salauds » ?
    j’e m’en fou de savoir qu’il y a eu un attentat ici ou la et combien de victimes...
    Juste savoir qui est derriere tout ca !
    Merci

    PS quoique non !
    en fait vous etes couillue. Je n’aurais jamais ce courage là.

  • MrBear
    MrBear
    Expert-estimateur dans le (...)
    • Posté à 15h18 le 08/06/2007
    • Internaute 3241
      Expert-estimateur dans le (...)

    Au début je lisais l’article et les commentaires et je me demandais mais qu’est-ce qui peut bien pousser un journaliste à aller là-bas…
    Je ne voyais vraiment pas. J’ai pensé au commentaire sur l’adrénaline face à un danger palpable. Mais je trouvais ça un peu caricatural. (un peu comme dire que la plupart des héros de guerre voulaient juste se suicider…)
    Et c’est là que j’ai réalisé que l’explication était peut-être au final toute simple. Quand on aime ce qu’on fait on essaye de bien le faire, et si on a une haute idée du journalisme je suppose qu’on va là où est l’information (sans condamner les journalistes rédactionnels, les éditeurs, tout ceux qui restent pour permettre à l’information d’arriver, d’être publier ( et on se rend compte à quel point ça peut être difficile en ce moment !), mise en relief etc…)

    J’en profite pour préciser qu’il n’y a pas que les journalistes qui prennent des risques il y a encore beaucoup d’accidents du travail en France (En 2003, pour le régime général, il y a eu 759 980 accidents du travail dont 48 874 avec incapacité permanente et 661 décès (chiffres : Caisse nationale d’assurance maladie ) et qu’on ne fait pas forcément un travail risqué par contrainte (si on veut bien gagner sa vie je suppose qu’il y a mieux dans la profession journalistique que grand reporter ?) mais par choix ( avec une conscience plus ou moins grande du danger parce qu’on aime ce qu’on fait.)
    Personnellement je ne risque pas ma vie tous les jours, et je ne suis pas journaliste, pourtant j’ai été victime d’un accident du travail assez grave (chute de 3 mètres au fond d’une cale de navire) 2h d’extraction puis opération dans les 2 heures qui suivirent... J’ai eu beaucoup de chance seul 2 petites cicatrices s’estompant au visage, et 2 poignets avec une mosaïque d’os + déplacement et luxation qui pourtant grâce à une opération efficace n’ont aucune séquelle 3 ans après (même si je suis passé par 6 mois d’arrêt de travail suivis de 5 mois de rééducation et qu’il m’a fallu encore 1 an avant d’être à nouveau opérationnel à 100 %)
    Je savais que mon boulot pouvait être dangereux, il y a de nombreux accidents sur un port (manutentionnaires, marins, employé du port autonomes, agents...) Mais pourtant je ne le réalisais pas vraiment, on se dit toujours que ça n’arrivera pas... Et que si ça doit arriver dans le fond on ne peut pas y faire grand chose... (Je me rappelle en particulier d’une femme au volant de sa voiture écrasée par un conteneur tombé d’un camion arrivant en face dans un virage. 2 secondes de moins ou de plus elle serait toujours là...)
    Maintenant je suis plus conscient qu’un accident peut à nouveau arriver pourtant je continue à aller sur les navires, mais chose nouvelle, avec un petit frisson dans certaines situations.
    Cependant j’aime mon job et j’ai pas envie de changer, alors « j’assume » le risque en espérant avoir toujours de la chance... (Car on a beau prendre toutes les précautions on ne peut jamais garantir le risque 0)
    Alors pour ceux qui prennent des risques dans leur travail… (Et vous mesdames, messieurs les journalistes,) quels sont les raisons qui vous poussent ?

  • Anonyme

    Pouvez-vous m’indiquer comment contacter Anne NIVAT à son retour en Europe ou m’indiquer dans quel journal elle publiera son reportage. Je sais que lors de son passage à Kerkuk elle a rencontré et interviewé des amis Turkmènes, notamment Ali Mehdi.

    J’essaye de faire connaître la cause des Turkmènes irakiens en Europe. Les Turkmènes représentent 12% de la population irakienne et ils sont le deuxième groupe ethnique le plus important dans le nord de l’Irak, cependant les médias n’en parlent pas ou alors très peu...

    Cela est dû au fait que les Anglo-Americains ont divisé le peuple irakien en trois ’groupes’ en mélangeant appartenance religieuse et ethnicité : « Shiites, Sunnis et Kurdes ».

    DIVIDE ET IMPERA ! ! !

    Or, le peuple irakien est composé de :

    Arabes (Shiites, Sunnis,Chrétiens)
    Kurdes (Majoritairement Sunnis)
    Turkmènes (Shiites et Sunnis)
    Chaldéo-Assyriens (Chrétiens)
    Petitites minorités : Mandéens, Yézidis et Arméniens)

    Voir mon blog : « European Turkmen Friendship Association » Lien

    (Articles postés en Anglais, Arabe, Turc, Français et Espagnol)

    En cliquant sur le lien « NY Turkmen Institute » dans ce blog vous y trouverez un article d’Anne Nivat sur une famille turkmène irakienne.

  • Anonyme

    Le lien dans le message précédent concernant les Turkmènes irakiens est : Lien

  • Anonyme

    Anne,
    Nous esperons continuer de t’entendre à Radio-Canada. Il est dommage que que nos voisins anglophones au sud et nos confrères de l’ouest,ne peuvent pas avoir accès à ces éclairages. Malheureusement nos soldats y sont pour longtemps à continuer cette bavure politique en Afghanistan. Les gens de courage comme toi sont rares et inexistants surtout chez nos politiciens. Bob C