31/07/2010 à 14h33

« Plutôt que décroissance, il faut penser bien-être et démocratie »

David Servenay | Ex-Rue89

Rapports Nord/Sud, modèles de production, Grenelle : l’agronome Marc Dufumier revient sur les défis du monde paysan.


Marc Dufumier (David Servenay/Rue89)

Marc Dufumier n’a jamais la langue dans sa poche. Ni pour ses étudiants d’AgroParisTech, où il occupe la chaire d’agriculture comparée et de développement agricole, ni pour les politiques qu’il a abordé au moment du Grenelle de l’environnement.

Agronome bio, passé par le privé avant d’enseigner, il milite pour un « virage à 90 degrés » du monde agricole, tout en se méfiant de la décroissance. Entretien.

Nord et Sud

Pourquoi les agriculteurs du Nord ne parviennent-ils pas à nourrir l’humanité aujourd’hui, compte tenu des progrès effectués depuis cinquante ans ?

La réponse est facile : la faim naît de la pauvreté des gens du Sud.

Les agriculteurs du Nord sont, c’est vrai, excédentaires pour les produits de première nécessité (céréales, légumes secs, viande...). Ils pourraient donc nourrir le monde entier : il faut 200 kilos d’équivalent céréales par an pour nourrir un habitant, et la production mondiale totale est déjà de 330 kilos par habitant.

Mais voilà, les gens sont pauvres, dans les pays du Sud, mais aussi en France, aux Etats-Unis, en Argentine ou au Brésil. Les 130 kilos d’excédents vont ailleurs, vers des marchés solvables, comme les usines d’aliments pour bétail. Et depuis peu, une part de cette énergie alimentaire va aussi abreuver nos voitures sous la forme de bio-carburants.

C’est donc un déséquilibre chronique...

Oui, mais il concerne le système économique mondial, et pas seulement l’agriculture.

Les pays du Sud sont dans une compétition totalement inégale, une course entre un coureur à pied et un pilote de Formule 1 et où celui qui est subventionné, c’est le pilote !

Prenons un paysan de Casamance (Sénégal), qui repique du riz à la main :

  • Il cultive 0,5 hectare, avec un rendement de 1,1 tonne à l’hectare
  • Il produit 550 kilos de riz par an, quantité utilisée en partie pour les semences
  • La valeur ajoutée de son travail est donc de 0,5 tonne de riz par actif et par an

Un agriculteur de Camargue qui plante du riz avec son tracteur :

  • Il cultive 100 hectares, avec un rendement de 5 tonnes à l’hectare
  • Il produit 500 tonnes de riz par an, 400 servent à pauer les semences, le prix du diesel, des engrais...
  • La valeur ajoutée de son travail est donc de 100 tonnes de riz par actif et par an

Vous avez donc un rapport de 1 à 200 entre ces deux agriculteurs.

A Dakar, le paysan va essayer de vendre sur le marché le peu de riz qui lui reste pour acheter des produits de première nécessité.

Sur ce marché, son riz est en concurrence avec les autres riz (chinois, thaïlandais, vietnamien...) qui, tous, se vendent au même prix. Or, dans le sac de riz de Casamance, il y a 200 fois plus de travail que dans celui de Camargue. Donc, le paysan sénégalais ne pourra produire assez pour acheter ce dont il a besoin.

Pire : ceux qui s’endettent, à défaut de pouvoir épargner, sont obligés, au moindre accident climatique, de vendre leur terre et de s’exiler en ville.

C’est la raison pour laquelle l’Afrique achète une part croissante de son riz en Chine ?



Marc Dufumier (David Servenay/Rue89)

L’Afrique achète surtout son riz (en fait des brisures de riz) au Vietnam et à la Thaïlande. Le prix de ce riz est indexé sur la productivité d’un travail hautement mécanisé, mais qui aussi nettement sous-payé.

D’ailleurs, depuis que la Chine est entrée à l’OMC, nous observons un mouvement massif d’exode des campagnes vers les villes côtières. Cela tient au fait que l’agriculture chinoise ne parvient pas à être suffisamment rémunérée.

Que pensez-vous de l’argumentaire des multinationales disant : « Les OGM vont pouvoir nourrir les pays du Sud » ?

La pauvreté est à l’origine de la faim. Il faut augmenter les rendements. La bonne question, c’est comment ? Est-ce que cela passe par les OGM ou plus simplement par « l’amélioration variétale » dans les pays pauvres ?

Là où l’on a réalisé la « révolution verte » en s’inspirant des pays du Nord, c’est-à-dire en améliorant les variétés cultivées, il faut aussi des engrais de synthèse et une protection phytosanitaire, avec des coûts monétaires et environnementaux qui explosent.

En gros, on devient plus dépendant de la pétrochimie. Et cela donne les exclus de la révolution verte.

Mais il y a des contre-exemples, non ?

Elle a réussi avec l’irrigation, le drainage et dans des exploitations familiales de taille moyenne. Dans le Penjab, l’île de Java, le delta du fleuve rouge, le Nordeste mexicain, certains coins d’Afrique australe... en fait partout où il n’y avait pas d’aléas climatiques, cela a marché.

Mais elle a eu un coût écologique, en introduisant la pollution, et elle a pesé sur l’équité sociale. Il ne faut pas renoncer à augmenter les rendements, mais autrement.

Changer de modèle

Justement, y-a-t-il d’autres voies connues ?

Oui, mais elles sont peu connues du grand public et souvent méprisées par certains agronomes, généticiens et technocrates.

D’abord, l’énergie alimentaire que nous dépensons, vient du soleil, via le mécanisme de la photo-synthèse, avec l’aide du carbone de l’air. Idéalement, il faudrait faire en sorte que pas un rayon de soleil ne retombe à terre.

Il faut aussi que la plante soit correctement alimentée en eau et pas trop exposée au vent. Il faut donc des haies, des arbres d’ombrage pour créer un micro-climat qui permette de poursuivre le plus longtemps possible la photo-synthèse.

Ensuite, on se nourrit aussi de protéines végétales. Pour cela, il faut de l’azote que l’on trouve dans l’air ou dans les légumineuses (trèfle, luzerne, haricot, arachide, soja, acacia), qui sont capables de fixer ce gaz pour fabriquer des protéines végétales.

Enfin, on a aussi besoin d’éléments minéraux, dans le sol, qui sont moins renouvelables. Certaines plantes sont capables d’aller chercher ces minéraux en profondeur dans le sol, pour les recycler ensuite dans la couche arable en éléments fertilisants. L’acacia, par exemple, permet de créer un micro-climat très fertile.

Il faut travailler en circuit court, sur la gestion des cycles de l’eau, du carbone, de l’azote et des éléments minéraux. Donc, en oubliant la monoculture, la « chimisation », les tracteurs, mais en travaillant sur l’association des variétés pour faire une agrobiologie renouvelable.

La décroissance

Croyez-vous en la décroissance ?


Marc Dufumier (David Servenay/Rue89)

Je suis un militant, mais d’abord un scientifique. Les scientifiques n’ont ni croyance, ni dogme. Donc, je n’y crois pas, parce que je ne crois à rien. Est-ce que j’y adhère ? Au fond, je n’en sais rien.

Le mot « décroissance », comme la croissance, me déplaît. Serge Latouche dit que le meilleur terme aurait dû être l’accroissance, pour sortir de cette dialectique croissance/décroissance. Il nous faut plutôt penser bien-être et démocratie.

Vous pensez que la population serait disposée à consommer moins, du point de vue agricole ?

Oui, mais sous conditions. Est-ce qu’elle l’est maintenant ? La réponse est non. Si ce mouvement est militant, c’est qu’il est conscient que l’immense majorité des gens auraient intérêt à revoir la copie.

Un nombre croissant de gens souffrent de l’obésité, du diabète, du cholestérol, de cancers dont l’origine pourrait être lié aux excès de ce bonheur consommateur. C’est avéré dans le cas du cancer de la prostate à cause du chlordécone utilisé aux Antilles.

Les gens ne sont plus si heureux à surconsommer un certain nombre de produits. Donc, il ne faut pas exclure de sortir de cette addiction, comme pour la cigarette.

Pour l’agriculture, il faut un virage à 90 degrés. Les agriculteurs ne sont pas responsables de cette situation, même si certains ont crû que la vocation de la France était de nourrir la planète.

S’il y a une vocation, c’est de faire de bons produits, bons aussi pour la santé, en revenant aux principes fondamentaux de l’agronomie. Dans les urgences françaises, il faut reconstituer l’humus de nos sols, remettre de l’azote dans la terre par les légumineuses et rediversifier nos agricultures.

Politiques et syndicats

Vous dites que les paysans français ont été trahis par l’industrie, l’Etat et les syndicats...

Quand on discute, les agriculteurs me disent : « On a fait ce qu’on nous demandait, dans un marché où le client est roi. » Je leur réponds : « C’est vrai, mais entre vous et le client, il y a l’agro-industrie et la grande distribution qui formatent le comportement des consommateurs, souvent stupide dans les supermarchés. »

Les agriculteurs ont aussi souffert de l’amont : la recherche et les agronomes technocrates. « Améliorer un rendement », ce n’est pas scientifique, c’est un jugement de valeur. Le meilleur et le bien-être, ce n’est pas à l’agronome de le décider.

Quid des syndicats ?

Le syndicalisme majoritaire...

Vous voulez dire la FNSEA...

Oui... Elle a participé de ça, car certains y ont trouvé leurs intérêts, en faisant des choix de court terme. Regardez les algues vertes en Bretagne. Vous allez chercher de l’azote au Brésil, parce qu’on ne fabrique plus de fumier en Bretagne, cela part dans les cours d’eau pour faire des algues vertes sur les côtes : ça fait désordre, non ?

A qui la faute ? Au colbertisme centralisateur à la française ? Aux responsables politiques ?

Si ce n’était que le colbertisme à la française, ce ne serait pas grave. A Bruxelles, les lobbies sont très organisés et très puissants face aux responsables politiques. Ces multinationales de la chimie ont un poids exagéré dans les décisions, en exerçant un chantage à l’emploi très efficace auprès des politiques.

Les politiques ont-ils conscience de ce que vous expliquez là ?

Je côtoie des politiques de tous les bords et j’observe quand on argumente, qu’ils n’ont pas d’incompréhension. Personne ne me dit : « Vous avez tort. » Tous répondent : « Il faut être pragmatique, tenir compte de l’opinion publique telle qu’elle est aujourd’hui. » Tous m’invitent à ne pas être radical dans les propositions.

Je réponds qu’on n’échappera pas à une révision complète de la copie et que pour réussir ce virage, il nous faut l’adhésion de l’immense majorité des agriculteurs, des consommateurs et des citoyens soucieux de l’environnement. Il faut juste bien définir le cap et les progressions.

C’est peut-être une question de moyens...

On ne manque pas d’argent ! Tous les ans, il y a plus de dix milliards d’euros de subventions pour nos agriculteurs, soit l’équivalent du plan de sauvetage pour Haïti pour les cinq ans à venir. Si cet argent servait à financer des bonus à produire plus de légumineuses dans nos assolements, le bio pour les collectivités locales, les cantines des entreprises... pour rémunérer correctement les paysans.

Je suis aussi favorable aux malus, en taxant très fortement tout ce qui est très consommateur d’énergie fossile. Evidemment, pour les plus pauvres, il faut que cette taxe carbone serve de compensation financière, il faut donc en priver les 15% les plus riches au bénéfice des autres 85%.

C’est une sorte de bouclier fiscal à l’envers ?

Exactement. Il faut un courage politique fort, contre tous les lobbies. L’échec de la taxe carbone, c’est d’abord la responsabilité des politiques de tout bord.

La classe politique actuelle manque de courage ?

Si la classe politique manque de courage, c’est parce qu’elle est à l’écoute de l’opinion, parfois versatile et manipulable. Comme les médias. Le fétichisme de la marchandisation et l’ignorance de cette inégalité de 1 à 200 que j’évoquais tout à l’heure, c’est cette idéologie qui est l’origine de l’aveuglement des opinions.

Le Grenelle de l’environnement

Vous avez participé au Grenelle de l’environnement, dans le groupe qui planchait sur l’agriculture. Les promesses faites alors ont-elles été tenues ?

Globalement, la loi Grenelle 1 est passée à la quasi-unanimité. La loi Grenelle 2 était au rabais par rapport aux conclusions de l’accord. Et puis le plus important, ce sont les décrets et les arrêtés d’application. Et là, plus le temps passe, plus l’enthousiasme retombe...

Il y a eu des redditions : sur l’autoroute dans le Béarn, sur le réseau ferré qui se détériore. Les vraies décisions courageuses n’ont pas été prises, come la taxe carbone ou encore les droits de douane sur l’importation de soja brésilien.

Vous vous sentez dupé ?

Je ne regrette rien, pour deux raisons : ce fut un excellent moment dans le débat d’idées, dont certaines ont avancé dans l’opinion publique, les ONG, le personnel politique. Un moment intense et utile.

Aujourd’hui, je peux m’adresser aux politiques en leur disant : j’y ai participé, mais je n’aime pas du tout les retards de la mise en oeuvre de cet accord et je n’en comprends pas les raisons. Et si ça continue, je dirais que cela s’appelle une « trahison », que je n’avais pas besoin d’être humilié par un « show ».

L’écologie sera un thème central du débat d’idées en 2012 ?

Oui, ça l’est déjà. Un certain nombre de gens aimeraient bien que l’on étouffe ces affaires. Il y aura d’autres moments que 2012, c’est un combat à très long terme, car c’est un combat d’idées.

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  • AlexMomo
    AlexMomo
    Alors hein qu'est-cqu'on attend (...)
    • Posté à 14h39 le 31/07/2010
    • Internaute 104608
      Alors hein qu'est-cqu'on attend (...)

    Un agronome nommé Dufumier, pour sûr ça s’invente pas !

    • Deamon7
      Deamon7 répond à AlexMomo
      Petit agité
      • Posté à 17h32 le 31/07/2010
      • 49273
        Petit agité

      Dans le même genre je connaissais un menuisier qui s’appelait Duboigaché.

    • Argentique
      Argentique répond à AlexMomo
      Politiquement stressé
      • Posté à 16h23 le 31/07/2010
      • Internaute 103415
        Politiquement stressé

      Bon, ben ça, c’est fait...

    • foutard
      foutard répond à AlexMomo
      voudrait bien gagner un peu
      • Posté à 19h06 le 31/07/2010
      • Internaute 28406
        voudrait bien gagner un peu

      Vous avez pris tout le monde de vitesse !

    • leo s
      leo s répond à AlexMomo
      (...)
      • Posté à 21h56 le 31/07/2010
      • Internaute 73621
        (...)

      réagir ainsi
      devant un simple aptonyme
      laisse penser que nous ne sommes pas à l’abri des Ducon

  • phiverm
    phiverm
    Paris Visiteur Urbain
    • Posté à 14h43 le 31/07/2010
    • Internaute 99317
      Paris Visiteur Urbain

    « En gros, on devient plus dépendant de la pétrochimie »
    tout le reste n’est que littérature.Dans les faits c’est cette industrie qui mène le monde, écologiste ou pas. TB entretien ;

  • phiverm
    phiverm
    Paris Visiteur Urbain
    • Posté à 14h45 le 31/07/2010
    • Internaute 99317
      Paris Visiteur Urbain

    Dufumier contre la pétrochimie ! une lutte de toute vie : c’est le pot de terre contre le pot de fer.

  • vermisseau
    vermisseau
    étudiant ingénieur en (...)
    • Posté à 15h05 le 31/07/2010
    • Internaute 26276
      étudiant ingénieur en (...)

    marc dufumier méfiant vis à vis de la décroissance
    excusez moi mais ça m’a quand même arraché un sourire

    la dernière fois que j’ai vu monsieur dufumier, il nous a vanté les mérites du retour à la traction animale, et a refusé toute possibilité de travailler avec le responsable du service environnement de BASF qui argumentait face à lui.

    il dit travailler avec les politiques de tous bords, dit le grenelle utile, mais le responsable de BASF a clairement dit qu’ils (les industries phytopharmaceutiques) ont été excluent du débat et des tables rondes : le débat semble avoir pâti de la perte d’une part toute entière de la problématique agro environnementale, et monsieur dufumier s’en réjouissait, allant même jusqu’à persévérer dans ce sens en refusant les invitations de collaboration de BASF

    concernant les subventions, je serais plus nuancé que lui : tout n’est pas tout noir (mais bon c’est pas encore tout blanc non plus)
    les légumineuses sont d’une certaine manière favorisées avec la prime à la diversité des assolements (d’ailleurs, il y’a pas une prime pour les légumineuses ? .. je cherche et je rajouterai le cas échéant). la prime à l’herbe favorise aussi le pâturage des troupeaux... et concernant le bio je ne dirai rien afin de ne pas orienter le débat là dessus, je crois (pour ma part sur Rue89), avoir suffisamment débattu là dessus

    concernant les haies, attention : l’acacia fait peut être un microclimat intéressant pour la culture, mais lui qui demande à envisager aussi le bien être devrait penser à favoriser les essences locales dans ces haies qui manquent tant à l’agriculture moderne

    enfin, je m’étonne (et me réjouis) à me trouver d’accord sur certains points : les consommateurs stupides dans le supermarché, le manque de courage des politiques au moment de prendre les décisions et le petit passage sur les médias

    pour terminer, une petite pique afin de pimenter un peu le débat : la pétrochimie aurait creuser l’écart nord sud, mais n’oublions pas non plus le fait de balancer des tonnes de produits à bas prix ou gratuits à des fins « humanitaires » qui bouleversent et ruinent l’équilibre local, et éloignent chaque jour un peu plus l’espoir de voir ces pays se redresser et marcher par eux mêmes

    • sgt.toper
      sgt.toper répond à vermisseau
      Pessimiste/Optimiste informé
      • Posté à 15h18 le 31/07/2010
      • Internaute 99912
        Pessimiste/Optimiste informé

      Voilà un commentaire constructif, auquel j’accorde autant (si ce n’est plus) d’importance qu’à cette entrevue pourtant elle même intéressante.

      • vermisseau
        vermisseau répond à sgt.toper
        étudiant ingénieur en (...)
        • Posté à 15h26 le 31/07/2010
        • Internaute 26276
          étudiant ingénieur en (...)

        vraiment ?

        merci, votre commentaire je cois que je vais l’encadrer (vraiment)

         :)

    • vermisseau
      vermisseau répond à vermisseau
      étudiant ingénieur en (...)
      • Posté à 16h33 le 31/07/2010
      • Internaute 26276
        étudiant ingénieur en (...)

      ça y’est j’ai retrouvé ça :

      « les nouveautés pour la campagne 2010 :
      (...)
      -> découplages 2010 :
      *suppression (cad intégration pour une part aux DPU, pour autre part au second pilier) de l’aide aux grandes cultures (y compris supplément blé dur et gel volontaire)

      (...)

      -> création de nouvelles aides de soutien spécifique
      *Aides supplémentaires aux protéagineux, dont aide aux nouvelles surface en légumineuses fourragères
      (...)
      *aide à la diversité des assolements
      *aide au soutien à l’agriculture biologique
      *aides pour la production laitière en montagne
      *aides aux veaux sous la mère et aux veaux bio
      *aide à l’assurance récolte

      (...)

      -> conditionnalité des aides, de nouvelles règles :
      *nouveau thème gestion de l’eau articulé autour des prélèvements pour l’irrigation et des bandes tampon le long des cours d’eau,
      *renforcement de la norme maintien des particularités topographiques
      *gestion des surfaces en herbe »

      issu de la notice explicative Campagne 2010, Ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche

      (je me permet d’éditer pendant que je peux encore : il y’a quand même deux personnes qui ont jugé utile de nazer un post rendant accessibles au plus grand nombre des détails de la campagne PAC 2010 abordée dans l’article : excusez moi, mais c’est un comble !)

    • jyeden
      jyeden répond à vermisseau
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 15h48 le 31/07/2010
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      tu as raison : voila un tres bon article, mais le titre est une escroquerie du journaliste

      quand l’agronome dit
      il ne faut pas exclure de sortir de cette addiction(a la croissance)
      c’est bien d’une a- croissance qu’il parle
      ou comme dit Rhabi Pierre, qu’il faut changer de paradigme

      l’’agriculture qui dépend de la pétrochimie : evidement. Les engrais c’est du pétrole. En fait nous bouffons du pétrole et la révolution verte aurait du s’appeler la révolution noire
      maintenant a plus de 70 dollard le baril, toute cette agriculture est menacée, cette révolution « verte » est menacé

      • vermisseau
        vermisseau répond à jyeden
        étudiant ingénieur en (...)
        • Posté à 15h52 le 31/07/2010
        • Internaute 26276
          étudiant ingénieur en (...)

        le cuivre bio nécessite du pétrole, les cultures de plantes destinées à des pesticides bio nécessitent du pétrole, même des dérivés de pétrole sont utilisés en bio (huile de paraffine, j’ai perdu la marque...), et je ne parle pas des passages de bineuses ^^

        l’ensemble de la société est basé sur le pétrole

      • Yann Guégan
        Yann Guégan répond à jyeden
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
        • Posté à 14h29 le 01/08/2010
          éditeur
        • Journaliste 1836
          Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

        tu as raison : voila un tres bon article, mais le titre est une escroquerie du journaliste

        Ce n’est pas David qui a choisi ce titre, mais c’est moi. Dans cet entretien, Dufumier prend quelque distance avec le concept, qu’il aimerait bien visiblement renommer. Ça me paraissait un aspect intéressant de son raisonnement, ce n’était évidemment pas une prise de position anti-décroissance de ma part ou de celle de Rue89.

         
        • jyeden
          jyeden répond à Yann Guégan
          khmer vert ( age des caverne, (...)
          • Posté à 15h48 le 01/08/2010
          • Internaute 20631
            khmer vert ( age des caverne, (...)

          les prises de positions de rue 89 (il y en a ?) ou les votres ne me préocuppent pas
          le problème c’est qu’en lisant le titre on croyait que dufumier rejetait la décroissance. Alors que dans sa longue, et tres interessant interview il n’y consacre qu’une phrase, moins pour se démarquer de la décroissance que pour se démarquer du mot
          voilà ou est l’escroquerie

          ps : c’est votre vrai nom ? ça doit etre dur à porter

        1 autres commentaires
    • pablico
      pablico répond à vermisseau
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 16h35 le 31/07/2010
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      la croissance s’arrêtera d’elle même quand on ne pourra plus croitre...

      de ce fait il y aura décroissance..

      ce n’est pas la peine d’aller contre cela, ni plus vite que la musique.

      illustrons :

      on connait quelqu’un qui faute de croissance met des talonnettes..cela n’est pas de la croissance c’est de l’impression, de l’illusion de croissance...
      (ironie)

      • vermisseau
        vermisseau répond à pablico
        étudiant ingénieur en (...)
        • Posté à 16h42 le 31/07/2010
        • Internaute 26276
          étudiant ingénieur en (...)

        il y’a les points Godwin mais si je me souviens bien il y’a les points Sarko créés par Rue89

        dois je commencer le décompte tout de suite ou vous laisser un second essai ? ;)

         
        • pablico
          pablico répond à vermisseau
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 16h49 le 31/07/2010
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          c’est vous qui dites que c’est le point Sarko, le Commentaire de donne pas de nom.. cela peut-etre un voisin, une connaissance, un collègue.....

          • vermisseau
            vermisseau répond à pablico
            étudiant ingénieur en (...)
            • Posté à 16h55 le 31/07/2010
            • Internaute 26276
              étudiant ingénieur en (...)

            c’est ce que je me serai dit si j’avais été sur le site de Justin Biber (orthographe ? aïïïe...), mais sur Rue89... ;)

        2 autres commentaires
      • kagul
        kagul répond à pablico
        • Posté à 14h46 le 01/08/2010
        • Internaute 23275

        Si la décroissance est inéluctable dans nos pays, il vaut peut-être mieux tenter de la contrôler et harmoniser cette phase de décroissance, prendre les choses en main et s’organiser plutôt que de la subir, il me semble...

         
        • pablico
          pablico répond à kagul
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 18h30 le 01/08/2010
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          personne ne l’avouera jamais.. il faut que cela se fasse tout seul..

        1 autres commentaires
    • alaixih
      alaixih répond à vermisseau
      • Posté à 18h10 le 31/07/2010
      • Internaute 19775

      Pour ce qui est de l’acacia il me semble qu’il parlait plutôt de l’afrique et de la culture en afrique mais bon peut être que j’ai mal lu...

      • vermisseau
        vermisseau répond à alaixih
        étudiant ingénieur en (...)
        • Posté à 18h25 le 31/07/2010
        • Internaute 26276
          étudiant ingénieur en (...)

        je ne l’avais pas vu comme ça

        mais j’avoue que même en relisant l’article je ne vois pas d’allusion à l’afrique dans ce passage, l’auteur pourrait nous éclairer ?

         
        • alaixih
          alaixih répond à vermisseau
          • Posté à 18h30 le 31/07/2010
          • Internaute 19775

          L’arachide peut elle être utilisée comme fertilisant en France ?
          Mais c’est probablement moi qui ai vu l’afrique parce que je sais qu’il y a des très intéressantes expériences en afrique pour l’agriculture telle que la décrit monsieur dufumier... Mais bon je suis probablement à côté de la plaque.

          • vermisseau
            vermisseau répond à alaixih
            étudiant ingénieur en (...)
            • Posté à 21h21 le 31/07/2010
            • Internaute 26276
              étudiant ingénieur en (...)

            je n’ai pas dit ça

            pierre rabhi qui était il y’a peu dans Rue89 a fait beaucoup de choses en afrique

            concernant l’arachide heu... ça m’étonnerait, mais je n’ai pas fait non plus de recherches dessus

        • morganemorgane
          • Posté à 15h41 le 03/08/2010
          • Internaute 16880

          Effectivement, Dufumier parle des Acacias pour l’Afrique (tous ses élèves pourront confirmer, cet exemple est l’un de son TopTen).
          S’il ne fait pas allusion explicitement l’Afrique, ce n’est écrit nul part qu’il parle exclusivement de l’Europe =0)
          Évidemment que la diversification doit se faire, dans la mesure du possible, avec des espèces locales -> plus adaptées aux conditions climat/sol, plus de chances de s’implanter durablement, de s’insérer de manière équilibrée dans l’ecosystème...

        3 autres commentaires
      • David Servenay
        David Servenay répond à alaixih
        Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
        • Posté à 22h19 le 31/07/2010
        • Internaute 8946
          Ex-Rue89

        Exact, ce passage sur l’intérêt des cycles courts dans la gestion des variétés concerne des expériences menées en Afrique, avec l’acacia.

         
        • alaixih
          alaixih répond à David Servenay
          • Posté à 22h42 le 31/07/2010
          • Internaute 19775

          Merci.
          En fait le discours de dufumier est général et parle de l’agriculture en général tant en europe qu’en afrique.

        1 autres commentaires
    • Iv
      Iv répond à vermisseau
      Roboticien utopiste
      • Posté à 15h54 le 01/08/2010
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      C’est un truc que je ne comprends pas dans cette interview. Globalement je comprends ses conseils et ils ne paraissent pas absurdes, mais il dit qu’il faut se passer de tracteurs. Là ça me parait étrange.

      D’accord, le CO2 et la dépendance au pétrole sont un vrai problème. Mais ne vaut-il pas mieux remplacer ça par des véhicules électriques (nourris au solaire ou au nucléaire) ou par du biodiesel que de se priver d’une aide mécanique ?

      Il me semble difficile d’atteindre des rendements suffisants pour la population de 12 milliards qu’on se prépare sans aide mécanique...

  • alabergerie
    alabergerie
    http://alabergerie.wordpress. (...)
    • Posté à 15h12 le 31/07/2010
    • Internaute 81339
      http://alabergerie.wordpress. (...)

    Merci pour cet entretien !
    Un article de cette qualité, on en espère un peu dans la presse papier, mais ça ronronne.
    Qui a dit que le web était une poubelle  ?

    • A déménagé le 10 mai
      • Posté à 15h14 le 31/07/2010
      • Internaute 102287

      Qui a dit que le web était une poubelle ?

      Les journaux télévisés :)

      • alabergerie
        alabergerie répond à A déménagé le 10 mai
        http://alabergerie.wordpress. (...)
        • Posté à 15h20 le 31/07/2010
        • Internaute 81339
          http://alabergerie.wordpress. (...)

        Ah oui ! L’ami Pernaud, je me souviens !
        Mais aussi le grand Lefebvre, l’inestimable Morano, et bien entendu l’insurpassable Truc 1er qui toujours gigote des épaules au-dessus des ouvriers nains au garde-à-vous.

         
        • rigas
          rigas répond à alabergerie
          sociologue
          • Posté à 18h21 le 31/07/2010
          • Internaute 1087
            sociologue

          et n’oublions pas l’indépassable Finkielkraut !

          • alabergerie
            alabergerie répond à rigas
            http://alabergerie.wordpress. (...)
            • Posté à 18h48 le 31/07/2010
            • Internaute 81339
              http://alabergerie.wordpress. (...)

            Bon sang, mais oui, Alain Finkielkraut, dit « Ah Fi“  ! ... Celui qui a tant souffert lors d’une émission sur @SI (on l’a même entendu râler ‘ah, bordel...’ quand il s’est vu acculé depuis 20mn sans pouvoir s’extraire de sa position pourrie)  ; bien obligé d’admettre qu’il y a du bon dans Internet, mais du bout des lèvres.
            Si un jour vous ou moi devenons de granpenseurs, qui pensent en grand rien que des choses grandes, il faudra dès le début prier le Grand Juju Cosmomédiatique de ne pas finir obtus comme cet animal. Tout ce talent au service de préjugés moisis, c’est dur, et ça fait peur.

        2 autres commentaires
    • Roger Velu-
      Roger Velu- répond à alabergerie
      CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
      • Posté à 22h49 le 31/07/2010
      • Internaute 102062
        CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

      + 1

      Avec un bémol : pour un article de grande qualité comme celui-ci, combien d’autres trop médiocres et bâclés ?

      Je pourrais dire la même chose de la presse imprimée, ceci dit ; -)

      • alabergerie
        alabergerie répond à Roger Velu-
        http://alabergerie.wordpress. (...)
        • Posté à 12h46 le 01/08/2010
        • Internaute 81339
          http://alabergerie.wordpress. (...)

        Je pourrais dire la même chose de la presse imprimée, ceci dit ; -)Oui, mais cest vrai que le laisser-aller sur la presse en ligne est particulièrement visible  : des articles pleins de fautes, des copiers-collers à la pelle, des citations mal sourcées, et même parfois des morceaux de phrases qui déménagent au petit bonheur la chance, ou qui disparaissent  ; c’est à dire, dans tous ces cas, une absence de relecture efficace qui doit tenir son origine de deux choses au moins  : 1- d’une manière générale, on se relit mal à l’écran  ; 2- les interfaces de publication happent la création littéraire à un stade où le texte n’est pas encore mûr, en particulier par la faute du bouton de validation, si tentant  ; en outre, ces interfaces offrent un obstacle visuel supplémentaire au confort de relecture, qui est normé d’après le standard du papier imprimé, que l’on corrigeait au stylo rouge.C’est pourquoi j’ai besoin de taper mon texte sur un éditeur traditionnel, comme OpenOffice ou autre, puis, après deux ou trois balayages de correction et quelques journées de repos, à ne valider que sa version 4 ou 5. Un journaliste web peut-il se permettre de prendre tout ce temps-là  ? Peut-être que non.

         
        • Roger Velu-
          Roger Velu- répond à alabergerie
          CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
          • Posté à 13h13 le 01/08/2010
          • Internaute 102062
            CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

          Très juste...

          J’ai pas mal gambergé sur la chose, vu que j’écris exclusivement en ligne depuis neuf ans : le terme « presse » implique une chaîne ininterrompue et cohérente partant du journaliste et allant... à la presse d’imprimerie.

          Cette presse était et est encore tenue par des ouvriers qui ont toujours eu à la fois les mains dans l’encre grasse, les tympans bouffés par le boucan et les bronches engluées de poussière... et la tête dans les étoiles. Un des plus nobles métiers, en vérité.

          Or ces métiers de la presse papier : typographes, correcteurs, etc., n’ont pas été remplacés dans la presse à octets, eux qui assuraient la bonne tenue générale d’une publication à la fois par leur savoir-faire pratique et leur culture de bon aloi.

          Il manque donc un élément essentiel de cette chaîne à la presse à octets, qui ne pourra en aucun cas être pris en charge par les geeks de service − hyper doués, mais trop absorbés par leur tâche. Ça ne changera pour le mieux que lorsque les patrons de la nouvelle presse auront pris conscience de ce problème.

          Idem pour le côté littéraire de la chose : le jour où certains − trop nombreux − mettront autant de soin à appuyer sur les touches de leur clavier d’ordinateur que sur une Remington en mettant un poit d’honneur à ne pas plus gâcher de bits que de feuilles de précieux papier, tout ira mieux.

          M’est avis que c’est pas demain la veille : il n’est qu’à voir le peu de cas que fait la presse papier ou pas de la littérature en ligne. Ce faisant, c’est eux-mêmes qu’ils méprisent.

        • Homere elmero
          Homere elmero répond à alabergerie
          communiste primitif
          • Posté à 13h32 le 01/08/2010
          • Internaute 87706
            communiste primitif

          Je suis allé faire un tour sur ton blog : ca m’a l’air tres bien. Je retournerai lire plus attentivement des que possible.

          • alabergerie
            alabergerie répond à Homere elmero
            http://alabergerie.wordpress. (...)
            • Posté à 15h51 le 01/08/2010
            • Internaute 81339
              http://alabergerie.wordpress. (...)

            Justement, et à ce propos, ce blog et d’autres sites que je maintiens sont des illustrations idéales de tous les avantages que procure, ou que devrait procurer, la diffusion électronique  ! Tout simplement parce que je fais ces sites avec de la passion, et que je m’y applique (ce n’est donc pas sorcier, ni douloureux, puisqu’il suffit d’y apporter ce qui est le plus amusant à apporter). Et voilà les avantages  :
            1- j’écris une bêtise  ? Toujours, au bout d’un moment, quelqu’un la verra, m’avertira, et je rectifierai.
            2- Cette phrase ne me plaît plus  ? Je la modifie, et voici la version 27 en ligne.
            3- Je change d’avis tous les mois sur tel morceau de texte ou tel article, et peu à peu, sans qu’aucun éditeur traditionnel ne m’assassine d’imprécations, je peaufine l’article ou le texte en le laissant vieillir. J’ai certaines nouvelles, écrites en deux jours, corrigées en trois semaines, que je tripote encore des années après  ; depuis le temps, elles ont pris leur forme définitive, bien entendu, mais, grâce à Internet, où que je sois, je peux leur repeigner un poil qui rebique si j’en ai envie.C’est à dire qu’il n’y a plus vraiment d’édition définitive. Je trouve ça géant.

        3 autres commentaires
  • chimene
    chimene
    retraité
    • Posté à 15h13 le 31/07/2010
    • Internaute 104744
      retraité

    Voilà un article et un interwiew qui devraient être diffusé en boucle sur les télévisions la radio, les journaux.
    Parisien je connais la campagne profonde, les agriculteurs qui crèvent sous le travail et les dettes, comme en Afrique.
    Sous les broussailles vous tombez sur des sacs en plastique d’engrais chimique.
    Vous cherchez les chemins, ils ont été labourés.

    Mais grâce à l’industrie chimique nous déboucherons bientôt dans ce film de science fiction / Soleil vert

    • vermisseau
      vermisseau répond à chimene
      étudiant ingénieur en (...)
      • Posté à 15h31 le 31/07/2010
      • Internaute 26276
        étudiant ingénieur en (...)

      on trouve aussi des plastiques DEVRED, Mc Donald’s, APPLE, SAMSUNG etc... il n’y a malheureusement pas que l’industrie pétrochimique qui pollue à la campagne

      quant aux chemins, il en reste encore un nombre incroyable, pour preuve n’importe quelle carte IGN de randonnée (échelle 1/250)

      quant aux dettes et au travail, je pense qu’il n’y a de comparaison possible qu’en supprimant le souci d’échelle

      et enfin, il y’a bien assez de choses qui tournent en boucle à la télévision et à la radio, pas la peine d’en rajouter une couche, aussi intéressante soit elle

      (ah y’est, j’ai fini ^^)

      • LienRag
        LienRag répond à vermisseau
        • Posté à 16h34 le 31/07/2010
        • Internaute 34767

        Evidemment, tous les ingénieurs en environnement à la solde de BASF savent que le plastique n’est pas fabriqué par l’industrie pétrochimique...
        Heureusement que vous êtes là pour nous éclairer !

         
        • vermisseau
          vermisseau répond à LienRag
          étudiant ingénieur en (...)
          • Posté à 16h41 le 31/07/2010
          • Internaute 26276
            étudiant ingénieur en (...)

          j’éclaire tout simplement l’aspect grotesque avancé ici par un parisien qui « connaît la campagne »

        1 autres commentaires
      • Connard le Barban
        Connard le Barban répond à vermisseau
        fonctionnaire nanti comme il y (...)
        • Posté à 19h06 le 31/07/2010
        • Internaute 75120
          fonctionnaire nanti comme il y (...)

        Juste un détail : les cartes IGN ce n’est pas du 1/250 mais du 1/25 000. quand aux chemins labourés par « inadvertance », ça existe bel et bien. Et ceci d’autant plus que nombres de communes ne défendent pas leur domaine public (ou privé pour les chemins ruraux) comme le prévoit la loi (code de la voirie routière). A la décharge de ces agriculteurs, ils ne sont pas les seuls à privatiser sauvagement les voies publiques et on pourrait même dire que l’exemple vient de haut.

         
        • vermisseau
          vermisseau répond à Connard le Barban
          étudiant ingénieur en (...)
          • Posté à 21h25 le 31/07/2010
          • Internaute 26276
            étudiant ingénieur en (...)

          des exemples ?

          parce que mis à part un passage à grande faune transformé en parking à charrue par un agriculteur spécialement stupide je n’ai jamais constaté de telles dérives et n’en ai jamais entendu parlé

          il semblerait que ce ne soit pas votre cas, je vous écoute je suis toute ouie

          • Connard le Barban
            Connard le Barban répond à vermisseau
            fonctionnaire nanti comme il y (...)
            • Posté à 09h56 le 01/08/2010
            • Internaute 75120
              fonctionnaire nanti comme il y (...)

            Un exemple : dans une plaine à vigne recouvrant une ancienne citée romaine du sud de la France, j’ai été amené à constater la disparition de la voie communale (indiquée comme telle au cadastre et au tableau de classement de la voirie communale) sous les ceps sur une longueur de plusieurs centaines de mètres. Il n’y a pas que dans les plaines à blé ou à betteraves que l’on s’approprie le bien commun. Et je ne compte plus les cas de « fermeture » de VC par des barrières, que ce soit par des agriculteurs ou par d’autres.
            Je n’ai malheureusement pas de raisons de croire qu’il puisse en être autrement ailleurs que dans mon secteur.
            J’oubliais : la commune n’a pas donné suite dans le premier cas et faire cessser ce genre d’atteinte au domaine public est un vrai parcours du combattant. Toujours à titre documentaire, ces infractions sont passibles d’amendes de 5ème classe.

            • vermisseau
              vermisseau répond à Connard le Barban
              étudiant ingénieur en (...)
              • Posté à 13h22 le 01/08/2010
              • Internaute 26276
                étudiant ingénieur en (...)

              la fermeture par des barrières relève bien souvent de la crainte de voir son champs ou ses abords abîmés par les passants (quads, randonneurs peu soucieux etc...), après je vous l’accorde ces pratiques sont désagréables, et plutôt que de vous plaindre directement à votre commune, aller voir l’agriculteur et discuter avec lui dans le calme peut être bien plus rapide pour lever le barrage

              concernant votre voie romaine, c’est fort dommage, mais un cas isolé ne dois pas être généralisé à toute une profession, car labourer un chemin ne permet de gagner que quelques ares pour une terre dégueulasse, un rendement quasi nul et des risques de poursuites évidents

              • Connard le Barban
                Connard le Barban répond à vermisseau
                fonctionnaire nanti comme il y (...)
                • Posté à 13h44 le 01/08/2010
                • Internaute 75120
                  fonctionnaire nanti comme il y (...)

                Visiblement nous ne connaissons pas les mêmes personnes. La possibilité de discuter me semble, par expérience, inversement proportionnelle au manquement à la règle. Le recour à ce genre de moyen est totalement illégitime. Le fait de considérer la loi comme le point de départ d’une négociation ne va pas dans le sens d’un état de droit.
                Par ailleurs, comme vous évoquez les quads, qui peuvent être un problème, voire une nuisance, je vous rappelle que nous discutions sur des voies communales, donc ouvertes à la circulation publique. Elles servent aux agriculteurs, mais aussi aux autres et tous se doivent de respecter les autres usagers.
                Enfin, mon exemple ne parlait pas d’une voie romaine, mais d’un voie communale sur un site archéologique. Les vignes qui y étaient plantées n’étaient pas de la première jeunesse et leur rendement ne semblait pas affecté.

                • vermisseau
                  vermisseau répond à Connard le Barban
                  étudiant ingénieur en (...)
                  • Posté à 14h26 le 01/08/2010
                  • Internaute 26276
                    étudiant ingénieur en (...)

                  si elles sont vieilles cela veut dire qu’elles sont plantées depuis longtemps, je comprend alors mal le problème causé.. ?

                  enfin, qui dit discussion dit : compréhension, argumentation, espace de compromis etc... l’agriculteur réagissant ainsi se sent agressé par des éléments de la société, vous vous sentez agressé par lui via son action, et c’est tout à votre honneur d’aller le rencontrer afin d’essayer de régler ce problème à l’amiable, surtout si vos élus sont des incapables

        5 autres commentaires
  • terremerair
    terremerair
    Ca gamberge
    • Posté à 15h22 le 31/07/2010
    • Internaute 31540
      Ca gamberge

    Entretien interessant. Je suis tjrs surpris que la dialecte ai une telle importance, les mots décroissance et recession font peur donc éviter de les employer pour ne pas risquer les CONSommateurs et la fameuse ménagère ... je trouve ridicule pour ma part !

    Maintenant bien sur que la pétrochimie est une plaie, la gangrène de l’agriculture avec les lobbys associés et les politiques ont une grande part de responsabilité car faut pas nous prendre pour des burnes non plus, ne me dites pas que le gouvernement actuel irait à l’encontre de cette fameuse FNSEA sacahnt que c’est une partie de leur électorat donc pour tenter de sortir de ce système il faut déjà changer nos dirigeants et en France c’est loin d’être gagné .......... et ensuite on a les gens qui érent à la tête de Bruxelles ... barroso en tête et qd on connait un peu le personnage ça laisse plutot pessismiste !

    Je n’attends plus de sursaut des consommateurs ..... moins c’est couteux plus ils sont content ..... le contenu ils s’en branlent tant qu’ils peuvent continuer à surCONSommer !

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