tribune 31/07/2010 à 12h24

Garde à vue : les 11 Sages font un coup d'Etat constitutionnel

Arthur Sauzay | Elève avocat à l'école du barreau de Paris

En abrogeant le régime des gardes à vue de droit commun, le Conseil constitutionnel est devenu à plusieurs égards aussi puissant que le Parlement ou le président de la République. Symbole majeur de cette prise de pouvoir : la juridiction suprême dicte l’agenda politique du gouvernement.

Avec la refonte de la Constitution votée en juillet 2008, le nouveau mécanisme de « question prioritaire de constitutionnalité » entré en vigueur en mars permet au Conseil constitutionnel, traditionnellement chargé du contrôle des lois juste après leur adoption par le Parlement, de procéder désormais à ce contrôle sur demande des justiciables.

Cette révolution silencieuse vient de faire sa première grande victime : rien de moins que la quasi-totalité du système français de la garde à vue.

Manifestement, le Conseil a voulu frapper un grand coup

On sentait depuis mars que le nouveau système était porteur de grands changements : peu pourtant avaient imaginé que le Conseil pourrait aller si vite et si loin. Manifestement, il a voulu frapper un grand coup, et il faut reconnaître que la garde à vue, de plus en plus contestée (à juste titre), fournissait un terrain de choix.

Mais derrière cette décision, largement soutenue par les associations de défense des droits de l’homme et les avocats, on est en droit de se demander dans quelle mesure le Conseil n’a pas largement dépassé sa mission.

Qu’a dit en substance le Conseil dans sa décision rendue le 30 juillet ? Que le système qui encadre la garde à vue est bourré de défauts, accentués au gré des diverses réformes qui se sont accumulées depuis vingt ans et ont contribué à faire de la garde à vue un événement presque courant.

La rupture est également dans le ton. Il faut lire les leçons que le Conseil tire de ces modifications successives pour se rendre compte du ton à vrai dire complètement nouveau, et même quasiment politique, utilisé par la juridiction suprême, pourtant si habituée aux formules de velours :

« [...] Ces évolutions ont contribué à banaliser le recours à la garde à vue, y compris pour des infractions mineures ; qu’elles ont renforcé l’importance de la phase d’enquête policière [...] ; que plus de 790 000 mesures de garde à vue ont été décidées en 2009. »

On a presque l’impression de lire un rapport d’Amnesty international.

Le Conseil peut réécrire des pans entiers de notre droit

Il ne s’agit de pas de prononcer sur le bien-fondé de la décision, mais bien sur le pouvoir que s’arroge le Conseil de dicter, en pratique, au gouvernement son agenda politique. Car en dépit des systèmes de filtre institués pour canaliser le flot des demandes, les multiples recours qui vont arriver jusqu’aux portes de la rue de Montpensier vont lui donner donner l’occasion de réécrire des pans entiers de notre droit.

On avait prédit que le flot de demandes se tarirait nécessairement rapidement, étant donné l’impossibilité pour le Conseil -en fonction depuis 1958- de se prononcer deux fois sur la même question, à moins d’un changement de circonstances. Le Conseil n’a pas hésité à appliquer cette condition afin de sanctionner des articles qu’il avait pourtant validés en 1993, en arguant du fait que les textes sur la garde à vue avaient substantiellement changé depuis.

Les Sages jugent ainsi que l’essentiel du système français de garde à vue est contraire à la Constitution. La sanction ? Les articles du code de procédure pénale sont abrogés à partir de juillet 2011. Le gouvernement a donc onze mois pour inventer un nouveau système... avant que le Conseil ne corrige à nouveau sa copie.

Quelle est la légitimité de cette assemblée ?

Au-delà de l’enjeu, évidemment fondamental, de la garde à vue, c’est la méthode qui choque : en clair, si au 1er juillet 2011 le gouvernement n’a pas adopté un nouveau système conforme à la Constitution, toutes les gardes à vue décidées après cette date seront illégales et tous les délinquants arrêtés resteront libres.

Bref, un ultimatum est posé.

Surtout, et c’est bien le fond du problème, quelle légitimité a cette assemblée pour décider que la loi, votée par les représentants élus du peuple, est nulle et non avenue ?

Certains diront qu’il s’agit là d’une résurgence du vieux débat sur le « gouvernement des juges », si souvent invoqué par les majorités en place.

Mais il est clair que la question prend aujourd’hui une dimension nouvelle : il ne s’agit plus d’interpréter la loi a priori mais bien de déclarer solennellement qu’une loi en vigueur est abrogée. Et l’occasion de le faire va se présenter souvent, forçant le gouvernement à adapter son calendrier parlementaire et politique aux flux des décisions du Conseil.

Espérons que les Sages continueront à l’être...

On peut parier qu’au gouvernement des voix vont s’élever pour estimer que le Conseil est allé bien plus loin que la mission qui lui est confiée. Mais qui pourrait contrôler le contrôle du Conseil ? Personne, puisque ses décisions ne sont pas susceptibles de recours.

Nul ne pourra cependant prétendre que dans le grand fourre-tout mutant qu’est devenue la loi française, de nombreux textes, comme ceux qui régissent la garde à vue, méritent d’être revus.

Mais jusqu’à présent, seul le Parlement, représentant du peuple, pouvait véritablement prendre l’initiative. Le gouvernement peut certes proposer, mais il a besoin du vote parlementaire.

Il faut donc espérer que les Sages, ainsi qu’on les surnomme, continueront à l’être.

Jean-Louis Debré plus puissant que Nicolas Sarkozy

Car le bouleversement de l’équilibre des pouvoirs est net : Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, abolit un système que Nicolas Sarkozy n’a jamais véritablement remis en question.

Et à l’inverse, que penser du discours martial du président de la République promettant une loi pour retirer leur nationalité à des délinquants attaquant la police, mais qui aurait toutes les chances d’être annulée par le Conseil ?

On est donc tenté de conclure que Jean-Louis Debré est, en l’occurrence, plus puissant que Nicolas Sarkozy.

  • 35649 visites
  • 178 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • fxh.dechezmoi
    fxh.dechezmoi
    Ancien étudiant en attente du (...)
    • Posté à 13h15 le 31/07/2010
    • Internaute 100035
      Ancien étudiant en attente du (...)

    « Au-delà de l’enjeu, évidemment fondamental, de la garde à vue, c’est la méthode qui choque : en clair, si au 1er juillet 2011 le gouvernement n’a pas adopté un nouveau système conforme à la Constitution, toutes les gardes à vue décidées après cette date seront illégales et tous les délinquants arrêtés resteront libres. »

    et bien moi, je ne me choque pas ; bien au contraire...
    et j’ai lu bon nombre de commentaires dans lesquels l’auteur se demande encore pourquoi ne pas avoir abroger immédiatement les dispositions ?

    On peut même presque dire que le Conseil a été raisonnable en laissant ce délai pour permettre l’adoption de nouveaux textes afin de se conformer aux principes.

    • Valdo Lydeker
      Valdo Lydeker répond à fxh.dechezmoi
      journaliste, auteur
      • Posté à 13h30 le 31/07/2010
      • Journaliste 7922
        journaliste, auteur

      Soyons clair, cette tribune est d’une nullité crasse, on croirait un communiqué du syndicat « Alliance » : ouah, les méchants délinquants, on va être obligés de les laisser filer. Ça se ferait retoquer en première année de droit...
      Pour des arguments juridiques intelligents et solides, allez plutôt voir chez maître Eolas
      Lien

  • trifouillax
    trifouillax
    Demandeur d'emploi
    • Posté à 13h21 le 31/07/2010
    • Internaute 121191
      Demandeur d'emploi

    Et si le Conseil constitutionnel donnait son avis avant que les lois ne soient promulguées ? On gagnerait sans doute un peu en efficacité et les médias étrangers se f... un peu moins de notre g... , ce qui tend à devenir le sport international quand il s’agit de commenter la politique française vue de Londres, de New-York ou de Pékin !

    • fxh.dechezmoi
      fxh.dechezmoi répond à trifouillax
      Ancien étudiant en attente du (...)
      • Posté à 13h47 le 31/07/2010
      • Internaute 100035
        Ancien étudiant en attente du (...)

      risque de poser quelques soucis vu la multiplication des textes ; sans parler de leur qualité

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 13h51 le 31/07/2010
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    « on est en droit de se demander dans quelle mesure le Conseil n’a pas largement dépassé sa mission. » ? ? ? ? ?

    Si sa mission est de veiller à ce que les lois respectent la Constitution, le CC n’a pas dépassé sa mission, il a simplement enjoint le Parlement et le gouv à revoir sa copie avant 1 an. Il a même été plutôt cool en laissant les règles de GAV en vigueur encore un an, sachant qu’elles sont anti-constitutionnelles.J’ai l’impression que ce que vous reprochez également, de sont les justifications de cette décision. Pourtant, c’est comme dans les attendus d’un jugement, doivent y figurer les motifs ayant amenés la décision.

  • didrew-
    didrew-
    nc
    • Posté à 13h31 le 31/07/2010
    • Internaute 119096
      nc

    de quels droits on peu nommés ses personnes de « sages » ?
    ce ne sont que des personnes qui ont foutu notre pays en l’air.
    il ne faut pas oublier qu’il y a 2 anciens présidents dedans et 9 politiciens qui on été élus eux même par des politiciens.
    et « sage » n’est pas la meilleur définition de « politiciens »

    • fxh.dechezmoi
      fxh.dechezmoi répond à didrew-
      Ancien étudiant en attente du (...)
      • Posté à 13h51 le 31/07/2010
      • Internaute 100035
        Ancien étudiant en attente du (...)

      certains d’entre eux seront ravis d’apprendre, grâce à votre message, qu’ils ont trouvé le temps de faire de la politique... en plus de leurs fonctions notamment à la cour de cassation.

  • Kurtz
    Kurtz
    Juriste médisant mais pas (...)
    • Posté à 13h39 le 31/07/2010
    • Expert 56691
      Juriste médisant mais pas (...)

    Et sinon quand est-ce que le droit constitutionnel sera au programme du l’école du barreau ? Il serait peut être temps de s’y mettre hein...Surtout qu’avec la QPC les avocats vont sérieusement devoir mettre les mains dedans.

    « Car en dépit des systèmes de filtre institués pour canaliser le flot des demandes, les multiples recours qui vont arriver jusqu’aux portes de la rue de Montpensier vont lui donner donner l’occasion de réécrire des pans entiers de notre droit. »

    Salauds de magistrats -les « filtres » sont les cours suprêmes des deux ordres de juridiction- indépendants quand même ! Salaud de Conseil Constitutionnel indépendant ! Salauds d’universitaires indépendants qui persistent à penser que l’inconstitutionnalité d’un loi peut se révéler dans la pratique par des défauts invisibles lors d’un examen a priori du texte ! Tel Maurice Hauriou en 1921 vous pourriez vous rendre place Beauveau et hurler « c’est notre Etat qu’on nous change »...

    Sinon la légitimité du Conseil ? Le titre VII de notre Constitution ça vous évoque peut être un lointain souvenir non ? Et la question de la légitimité historique du contrôle de constitutionnalité ça vous dit rien non plus ? Allez, on a du vous en parler à la fac ! Le contrôle d’un juge constitutionnel indépendant face aux débordements de l’Etat « légal » et tous ces trucs là... Le contrôle a postériori permet aussi de passer outre les petits arrangements politiques, « pas de saisine et on vote votre amendement » ^^

    « Mais jusqu’à présent, seul le Parlement, représentant du peuple, pouvait véritablement prendre l’initiative. Le gouvernement peut certes proposer, mais il a besoin du vote parlementaire. »

    Et en 2008 QUI a bien pu donner un tel pouvoir au Conseil Constitutionnel. Quel fou irresponsable a bien pu faire ça ? Qui l’a votée cette réforme ? Ce serait pas un Parlement réuni en congrès par hasard ? Parlement fraîchement élu qui plus est... Salauds de français qui élisent des salauds de parlementaires qui donnent du pouvoir à un salaud de juge indépendant, franchement où va t-on ?

    Et sinon, on ne vous a pas dit que plus de 80% des textes votés par le Parlement sont d’initiative gouvernementale -sûrement plus aujourd’hui d’ailleurs- ? Et quand le Gouvernement faire re voter une loi « mal votée », HADOPI2 ? La taxation des bonus des banques ? ... vous le trouvez où le pouvoir d’initiative du Parlement ? Et le Conseil ne fait que soulever la non conformité, il ne dicte pas le contenu de la loi à venir.

    Et Nicolas Sarkozy peut toujours proposer une réforme constitutionnelle pour faire taire le vilain Debré. Sarkozy et les présidents de Chambres, tous deux de la majorité viennent de nommer 4 conseillers non ?

    • fxh.dechezmoi
      fxh.dechezmoi répond à Kurtz
      Ancien étudiant en attente du (...)
      • Posté à 13h53 le 31/07/2010
      • Internaute 100035
        Ancien étudiant en attente du (...)

      merci et ben encore merci

  • PoG
    PoG
    Etudiant.
    • Posté à 14h54 le 31/07/2010
    • Internaute 70681
      Etudiant.

    « Avec la refonte de la Constitution votée en juillet 2008 ».
    Si mes souvenirs sont bons, c’est justement grâce à l’initiative de Sarkozy que ceci a été voté.
    Et c’est les riverains qui ont encore une fois fait preuve de fatalisme en disant « tous pourri, blabla, inutile, perte de temps, y’a la crise il peut pas faire autre chose blabla ».
    Après, je dis ça, je dis rien... : /

    Ça plus la destruction totale de la 1ere proposition de loi HADOPI, je me félicite de voir qu’il y a encore des remparts aux abus qu’engendre cette 5eme république.

    • PonG
      PonG répond à PoG
      rationaliste fondamentaliste à (...)
      • Posté à 23h17 le 31/07/2010
      • Internaute 14407
        rationaliste fondamentaliste à (...)
  • Nemed
    • Posté à 13h43 le 31/07/2010
    • Internaute 60703

    Les Sages non élus sont plus utiles que les Idiots élus.

  • SB68
    • Posté à 13h44 le 31/07/2010
    • Internaute 24192

    Heureusement qu’il reste au moins un contre-pouvoir encore capable de déjouer les malfaisances des gens qui nous gouvernent. Quand je pense qu’il faut compter sur Chirac et Giscard pour échapper à Sarkozy ! c’est ubuesque.

  • ashitaka7
    ashitaka7
    Seriousement...
    • Posté à 13h51 le 31/07/2010
    • Internaute 109579
      Seriousement...

    La majorité est loin d’avoir toujours raison, quand elle va trop loin et qu’elle ignore la mère des lois, ils frappent, simple, en quoi c’est illégitime d’appliquer les règles les plus importante de France ? Un policier ou juge est élu par la populace ?

  • fxh.dechezmoi
    fxh.dechezmoi
    Ancien étudiant en attente du (...)
    • Posté à 13h55 le 31/07/2010
    • Internaute 100035
      Ancien étudiant en attente du (...)

    moi, ce qui m’impressionne le plus c’est que tout cela a été écrit par un futur avocat...

    je crois que le temps des révisions du programme est venu...

  • Tizz
    Tizz
    étudiant en droit
    • Posté à 14h04 le 31/07/2010
    • Internaute 117178
      étudiant en droit

    A la lecture de votre article, je me demande sincèrement si vous avez saisi la fonction du Conseil Constitutionnel. Vous n’êtes pas juriste, n’est-ce pas ? Ah, si...

    Comme il l’a été souligné dans des précédents commentaires, grâce à la QPC c’est la Constitution qui se voit enfin octroyée la puissance qui lui revient de droit, étant la norme suprême de tout le droit français, et ce même devant les normes internationales en droit interne.

    Votre article a des relents de nostalgie de la IVème République et la suprématie que l’on voulait donner à la loi.

    Malheureusement, aujourd’hui, les parlementaires ne sont plus ce qu’ils étaient. Ils sont incapables de rédiger des lois qui soient d’une part claires et applicables, et de l’autre respectueuses de la Constitution de notre République.
    Sur les 577 et quelques députés, combien sont en mesure de savoir rédiger une loi ? C’est à cause d’eux que le paysage juridique français est aujourd’hui une jungle incommensurable, avec des textes totalement inapplicables, en partie parce que voter de nouvelles lois sans donner les moyens financier de les faire appliquer, c’est quand même plus facile.

    Le Conseil Constitutionnel est aujourd’hui composé très majoritairement de juristes de haut vol (anciens énarques, polytechniciens, ancien Président de la Cour de Cassation... même si, c’est sûr, quand Sarkozy va rejoindre le Conseil comme son statut d’ancien Président le lui permettra, ça risque de faire tâche dans le paysage).
    Qui d’autre qu’eux est en mesure de contrôler la constitutionnalité des textes ? Personne.

    Cessons donc d’entretenir ce culte perpétuel de la loi votée par les représentants du peuple, et estimons-nous heureux d’avoir encore de grands intellectuels et de grands juristes pour corriger les brouillons que nous pond chaque année l’Assemblée Nationale.

    Vous êtes futur avocat ?
    Je suis étudiant en droit en master. Et pourtant j’ai relevé nombre d’aberrations juridiques dans votre propos, sans compter les fautes de construction de phrases.

    Je vous salue, cher futur-confrère.

    PS : être avocat et opposé à cette décision du CC sur la GAV, je plains vos futurs clients.

    • Kurtz
      Kurtz répond à Tizz
      Juriste médisant mais pas (...)
      • Posté à 14h22 le 31/07/2010
      • Expert 56691
        Juriste médisant mais pas (...)

      Ah le légicentrisme crasse... Je pensais que chez les juriste de notre génération (d’après ce que vous dites nous devons avoir à peu de choses près le même âge, j’ai fini mon master il y a peu...) ça avait disparu, que c’était un truc de vieux profs qui sentent la naphtaline. Aujourd’hui on sait tous que la loi est le produit de l’activité des cabinets ministériels, que la légisqtique assistée fait que nos textes sont pondus par des ordinateurs, qu’ils sont imbitables et qu’on peut y fourrer discrètement tout et n’importe quoi ! (c’est comme ça qu’on est passés à côté de la dissolutions de la scientologie), il était vraiment temps que quelqu’un puisse faire le ménage. Et comme je l’ai dit dans mon précédent commentaire les inconstitutionnalités des textes se révèlent à l’usage, pas dans l’abstraction du contrôle a priori...

      • Tizz
        Tizz répond à Kurtz
        étudiant en droit
        • Posté à 14h43 le 31/07/2010
        • Internaute 117178
          étudiant en droit

        Bien sûr que ce n’est pas Sarkozy en personne qui rédige la loi avec son petit stylo, il a des services en pagaille pour ça... Mais au final, c’est quand même lui qui décide de l’orientation générale, comme c’est lui qui veut pouvoir retirer la nationalité française à des délinquants d’origine étrangère... Personne ne lui a dit que ce n’était pas possible ? Qu’un « délinquant » qui ne serait que français ne peut pas se retrouver apatride, que c’est contraire au droit international ? Et que le Conseil Constitutionnel ne laissera jamais passer ça ?

        Et quid des débats parlementaires qui amendent 20 fois de suite les textes, jusqu’à les vider de leur substance, pour aboutir à un patchwork plus ou moins légal sans le moindre sens ?

        Pour ces raisons, et la jurisprudence du Conseil Constitutionnel le montre, il n’y a pas qu’à l’usage que la loi peut se révéler inconstitutionnelle.

         
        • Kurtz
          Kurtz répond à Tizz
          Juriste médisant mais pas (...)
          • Posté à 15h15 le 31/07/2010
          • Expert 56691
            Juriste médisant mais pas (...)

          Pas que, mais l’inconstitutionnalité qui se révèle à l’usage justifie largement le mécanisme introduit par la QPC, c’était uniquement l’objet de mon propos ^^ Ce que dit Nicolas Sarkozy n’est rien à côté de ce qu’il fait, l’auteur de cette tribune veut voir un coup d’Etat, il aurait du se manifester quand Nicolas Sarkozy a demandé au premier président de la Cour de Cassation de réfléchir à un moyen de contourner la décision du CC. Notre -enfin « notre »...- président agit avec le droit uniquement en direction de sa clientèle électorale, quitte à ce que les lois soient retoquées par la suite. Ce sera alors de la faute au « gouvernement des juges », il le sait, c’est une démarche voulue, il agit contre le droit mais dans le sens de son électorat pour justifier ensuite ses attaques contre l’indépendance de la justice. Ce type est néfaste mais je ne pense pas que « personne ne lui dise » que ce qu’il dit est faux ou impossible, au contraire, il le sait très bien...

          • Tizz
            Tizz répond à Kurtz
            étudiant en droit
            • Posté à 15h22 le 31/07/2010
            • Internaute 117178
              étudiant en droit

            Tout à fait d’accord ! La QPC est une innovation majeure que nombre d’autres démocraties ont adoptée avant nous, ce qui nous faisait passer pour un régime rétrograde.

            D’ailleurs, voir l’article que j’y ai consacré sur mon blog : Lien

            Fort heureusement, tout ceci a l’air de se retourner contre Sarkozy, il y a quand même une majorité de la classe politique à droite comme à gauche qui s’est indignée contre cette nouvelle poussée nationaliste d’hier à Grenoble, et de nombreux universitaires se sont dépêchés de signaler que sa proposition était juridiquement impossible (dont Guy Carcassonne, comme toujours impeccable).

            Il y a juste à espérer que le Français lambda ne s’y trompe pas...

        2 autres commentaires
    • C. Creseveur
      C. Creseveur répond à Tizz
      D'actualité, de dessin surtout
      • Posté à 14h35 le 31/07/2010
      • Internaute 7715
        D'actualité, de dessin surtout

      Votre futur collègue est bien jeune sans doute pour être nostalgique de la IVeme République.
      Mais si ses connaissances en droit constitutionnel sont parcellaires ou incomplètes, votre réflexion sur l’inaptitude des députés à rédiger des lois omet quant à elle le fait que nul part il n’est précisé qu’un député doive avoir des compétences en matière de rédaction législative. Hormis l’âge, la domiciliation et le casier, la république française n’exige aucun bagage, et c’est heureux.
      Aussi il ne faut pas s’étonner que des lobbies profite de cette lacune en proposant des lois « clefs en mains ».
      Ce qu’il conviendrait de critiquer ce serait plutôt le manque d’encadrement du lobbying.

      • Tizz
        Tizz répond à C. Creseveur
        étudiant en droit
        • Posté à 14h42 le 31/07/2010
        • Internaute 117178
          étudiant en droit

        Tout à fait d’accord, mais pourtant... Il y a quelques dizaines d’années, les élus d’alors étaient bien plus en mesure de rédiger des textes potables que ceux d’aujourd’hui. Pourquoi ? Peut-être parce que la candidature à un siège de député était moins ouverte, et plus contrôlée par une certaine intelligentsia qui avait de facto certaines compétences juridiques.

        Et si c’était le règlement des assemblées qu’il fallait modifier ?

         
        • C. Creseveur
          C. Creseveur répond à Tizz
          D'actualité, de dessin surtout
          • Posté à 14h48 le 31/07/2010
          • Internaute 7715
            D'actualité, de dessin surtout

          Je ne crois pas que les élus aient jamais été spécifiquement aptes a rédiger des textes de lois. Ils ont toujours disposé d’assistants parlementaires pour ça.
          Et le fait que les candidatures soient moins ouvertes n’est pas un problème en soi.
          Que souhaiteriez vous ? Un suffrage de caste ? Un retour au suffrage censitaire ?
          Rien ne serait pire.

          • Tizz
            Tizz répond à C. Creseveur
            étudiant en droit
            • Posté à 15h06 le 31/07/2010
            • Internaute 117178
              étudiant en droit

            Une tyrannie éclairée ? :)

            Plus sérieusement, vous avez certainement raison, j’ai juste l’impression que les lois étaient mieux rédigées il y a 50 ans que maintenant, c’est tout.

        2 autres commentaires
  • Royka
    Royka
    Dissident
    • Posté à 13h59 le 31/07/2010
    • Internaute 13753
      Dissident

    Très bonne action du conseil constitutionnel. J’attends maintenant qu’ils déclarent inconstitutionnel car contraire au droits de l’homme, cette loi d’inspiration américaine (tendance réactionnaire et puritaine), la prohibition du chanvre.
    J’attends...

  • Féline
    Féline
    fée
    • Posté à 14h13 le 31/07/2010
    • Internaute 111221
      fée

    Le conseil constitutionnel n’a que le pouvoir politique que les élus veulent bien lui donner : en effet, qu’est-ce qui empêche le congrès de se réunir pour changer la constitution à chaque fois que le conseil constitutionnel donne tort aux assemblés ?

    • didi_bzh29
      didi_bzh29 répond à Féline
      pour l'indépendance
      • Posté à 17h16 le 31/07/2010
      • Internaute 70617
        pour l'indépendance

      ben... le Conseil constitutionnel lui-même.

      Elle a été bien montée, notre Ve. Pour diminuer les compétences du Conseil constitutionnel, il faut que... le Conseil constitutionnel lui-même soit d’accord.

      • Féline
        Féline répond à didi_bzh29
        fée
        • Posté à 17h39 le 31/07/2010
        • Internaute 111221
          fée

        La modification de la constitution par le congrès serait soumis à l’accord du conseil constitutionnel ? Je n’en suis vraiment pas certaine, pour ne pas dire que je suis quasiment certaine que ce n’est pas le cas.

         
        • didi_bzh29
          didi_bzh29 répond à Féline
          pour l'indépendance
          • Posté à 11h37 le 01/08/2010
          • Internaute 70617
            pour l'indépendance

          Bonjour Féline

          Le texte de la Constitution prévoit deux circuits de révisions : le référendum (Art 11) et le Congrès (Art 89).
          Dans le 1er cas, il est explicitement prévu une saisine du Conseil, dans le 2e, je me base sur « l’esprit », qui veut que le Conseil puisse être saisi pour toute Loi, avant promulgation (Art 61-2).
          Une révision rentre, selon moi, das la définiton du mot éLoi ».

          Un éminent juriste peut-il nous éclairer ?

        1 autres commentaires
  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 14h15 le 31/07/2010
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Que dira le conseil constitutionnel au sujet des nouvelles lois d’exception que Sarkozy entend prendre ?

  • Pierre Serisier
    Pierre Serisier
    Journaliste
    • Posté à 14h32 le 31/07/2010
    • Journaliste 19811
      Journaliste

    Vous posez cette question : « quelle légitimité a cette assemblée pour décider que la loi, votée par les représentants élus du peuple, est nulle et non avenue ? »
    Voici une réponse : « la légitimité que le Conseil Constitutionnel tire de la Constitution elle-même ».
    En voici une autre : il est toujours bon que les pouvoirs ne soient pas tous concentrés entre les mêmes mains. Or aujourd’hui la droite dispose de la présidence, du gouvernement et de la totalité du parlement. Ce qui n’est jamais arrivé pour la gauche, puisque le Sénat n’a jamais basculé dans son camp.
    Vous vous inquiétez d’une république des juges, je m’inquiète d’une république dans laquelle les gouvernements n’écoutent pas la voix populaire : non au référendum sur l’Europe ? Pas grave, on revote pour que ce soit oui. Opposition des élus à la TP : pas grave on passe en force. Rejet de la loi Hadopi ? Pas grave, on bouscule le calendrier pour la faire adopter au plus vite.
    S’il n’y avait pas de juges, et c’est effectivement tout le paradoxe, on serait bien démuni face à certaines pratiques gouvernementales.

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 22h20 le 31/07/2010
    • Internaute 53186
      inconsolable

    C’est comme ça qu’on le voudrait :
    ... mais quand le gouvernement sort de son rôle de défense des valeurs républicaines, il faut bien qu’il se bouge.

    Pour mémoire : « la question préparatoire » et les lettres de cachet avaient été abrogées par Louis XVI.

  • Fifi89
    Fifi89
    de l'huile sur la piste
    • Posté à 14h41 le 31/07/2010
    • Internaute 110929
      de l'huile sur la piste
  • PHILOU15200
    PHILOU15200
    CADRE SUPERIEUR DE SANTE
    • Posté à 14h41 le 31/07/2010
    • Internaute 121359
      CADRE SUPERIEUR DE SANTE

    Oui les sages du conseil constitutionnel sont plus sages car indépendants du pouvoir en place.
    Ne serait-il pas mieux de basculer dans une monarchie constitutionnelle et non héréditaire, élue par ces sages et faisant partie de ces sages que dépenser des fortunes chaque quinquennat pour élire un président qui comme Sarkozy peut être un clown double d’un dictateur !

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 14h43 le 31/07/2010
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Votre article n’est pas inintéressant mais il pose des questions qui n’ont pas de fondement sur la légitimité du conseil constitutionnel, et, au demeurant, il part sur un titre parfaitement hors propos : il ne saurait en aucun cas s’agir de coup d’Etat !

    La constitution dans son article 62 prévoit que « Le Conseil constitutionnel détermine les conditions et limites dans lesquelles les effets que la disposition (une loi en l’occurence) a produits sont susceptibles d’être remis en cause ».

    Ce même article 62 prévoit ensuite que « Les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles ».

  • D en haut on voit loin - d en bas on voit mieux
    • Posté à 14h47 le 31/07/2010
    • Internaute 64132
      artiste

    Je m en suis tapé de la garde à vue, je peux vous dire que quand tu fais 18h pour rien, tu l’acceptes... Difficilement mais t as pas le choix..

  • Atsoiali
    Atsoiali
    Etudiante en école d'ingénieurs (...)
    • Posté à 14h54 le 31/07/2010
    • Internaute 120326
      Etudiante en école d'ingénieurs (...)

    Les commentaires poussent la reflexion plus loin que l’article. Votre style est trop scolaire « On pourrait se demander en quoi...On est donc tenté de conclure que... » et au final vous donnez l’impression de survoler le sujet.

    Je considère le CC comme un garde-fou contre un gouvernement/ une assemblée qui agit de manière interessée et orientée vers l’opinion du parti de la majorité. Je ne vois pas pourquoi on contesterait une assemblée qui a l’air justement plus détachée des questions « politiques » pour s’interesser à l’aspect uniquement juridique. Votre article n’est qu’une supposition, « celà va t’il devenir un probleme ? » qui manque de recul car apparement ce n’est que recemment que le CC a acquéri plus de pouvoir. Vous apportez certes un point de vue pertinent mais vous oubliez de souligner la « bonne action » des Sages et vous manquez d’argument sur le côté « Entrave au gouvernement/ à la machine juridique » : y a t’il des Sages fermement opposés au Gouvernement, à tel point que le CC fera toujours obstacle à un nouveau texte ? Une majorité de sages ? Les sages peuvent ils être influencés ? (vote, arrangement avec le parti d’opposition, ect) Doit on choisir les Sages autrement et comment ?

    Désolée de « corriger votre copie », le style m’a derangé, comme disait un commentaire si vous considerez que le CC entrave la politique du gouvernement dites le clairement.

    • Tizz
      Tizz répond à Atsoiali
      étudiant en droit
      • Posté à 15h16 le 31/07/2010
      • Internaute 117178
        étudiant en droit

      « a acquéri » ? Intéressante innovation grammaticale. ;)

      Sinon, oui, j’ai beaucoup le « on peut se demander en quoi... » qui fait tout à fait style maladroit d’étudiant en première année de licence.

      • Atsoiali
        Atsoiali répond à Tizz
        Etudiante en école d'ingénieurs (...)
        • Posté à 15h22 le 31/07/2010
        • Internaute 120326
          Etudiante en école d'ingénieurs (...)

        « j’ai beaucoup le » ? On peut continuer indefiniment : D

        Par contre je ne comprends pas où est mon erreur, j’ai mal conjugué ?

         
        • Tizz
          Tizz répond à Atsoiali
          étudiant en droit
          • Posté à 15h23 le 31/07/2010
          • Internaute 117178
            étudiant en droit

          Pardon, je voulais écrire « j’aime beaucoup le », mais le « -me » est passé à la trappe visiblement.

          Sinon, oui, le participe passé de « acquérir » est « acquis », et non pas « acquéri ». ;)

          • Atsoiali
            Atsoiali répond à Tizz
            Etudiante en école d'ingénieurs (...)
            • Posté à 15h31 le 31/07/2010
            • Internaute 120326
              Etudiante en école d'ingénieurs (...)

            Oui : ( Ca m’a même pas choquée à la relecture (oups...) Merci de me l’avoir signalé.

        2 autres commentaires
  • chimene
    chimene
    retraité
    • Posté à 14h54 le 31/07/2010
    • Internaute 104744
      retraité

    Génial ! GENIAL ! enfin un vent contraire à cette girouette qui nous abreuve de lois imbéciles et scélérates au gré de ses caprices et d’un sondage. Nous sommes gavés de ces GAV, de ces rodomontades, de ce petit garçon qui joue à être président, de ce cow boy qui dégaine dans le vide pour n’importe quoi.

    Enfin un vrai contre- pouvoir, j’ai lu les commentaires, il est temps d’avoir un vrai parlement, une justice humaine et une police au service du citoyen. Que les rats, sportifs, chanteurs, acteurs, financiers, grandes fortunes quittent la France ! Il y a eu 89, 1830, 1848, 1936, 1945, retrouvons des valeurs qui nous fassent honneur.

  • ismet222
    ismet222
    democrate
    • Posté à 15h22 le 31/07/2010
    • Internaute 60772
      democrate

    Heureusement que l’auteur qui semble r avoir et c’est étonnant, des positions très ambigües sur la légitimité du conseil, n’est encore que « élève avocat » car à mon avis il ne doit être qu’au début de ses études. C’est un article pour rien, rien de nouveau sinon comme le fait souvent la droite, remettre en cause l’existence même du conseil. pourvu qu’il rate ses études..... et qu’il recommence depuis le début........

    • Tizz
      Tizz répond à ismet222
      étudiant en droit
      • Posté à 15h26 le 31/07/2010
      • Internaute 117178
        étudiant en droit

      Malheureusement, s’il est élève avocat, il a fait le plus dur, c’est-à-dire au minimum le master et le Pre-CAPA... Il ne lui reste que 18 mois de cours de déontologie et quelques stages et il sera avocat.

      • ismet222
        ismet222 répond à Tizz
        democrate
        • Posté à 15h33 le 31/07/2010
        • Internaute 60772
          democrate

        Et oui, mais c’est ça le pire, ça veut dire que l’on peut avoir un avocat avec de telles positions ? de tels écrits ? une telle ambiguïté ? gloupssss ben sans vouloir être méchant j’espère simplement qu’il ne n’exercera pas sur Marseille car remettre en cause de manière plus ou moins directe le CC quand cela arrange c’est un peu embêtant quand même. Bon allez la c’est méchant.

         
        • Tizz
          Tizz répond à ismet222
          étudiant en droit
          • Posté à 15h45 le 31/07/2010
          • Internaute 117178
            étudiant en droit

          Rassurez-vous, les avocats dans leur ensemble sont à l’origine des diverses QPC jusqu’à présent, ce sont eux qui ont plaidé pour que soit déclaré inconstitutionnel le régime actuel de la garde à vue, donc son avis est ultra minoritaire dans son corps de métier !

          • ismet222
            ismet222 répond à Tizz
            democrate
            • Posté à 16h02 le 31/07/2010
            • Internaute 60772
              democrate

            c’est clair, mais ne trouvez pas étrange que RUE nous refile ce type d’article ? le niveau baisse. hier c’était sur les seins nus, aujourd’hui sur les femmes à la maison, et j’en passe....heureusement qu’il y à des commentaires de riverains qui pensent à la vie, la réalité, le quotidiens sinon on trouverait rapidement ici une majorité de journalistes de « france-dimanche ». l’air du temps sans doute..........

        2 autres commentaires
  • Guy Valte
    Guy Valte
    Parisien abonné au gaz
    • Posté à 15h35 le 31/07/2010
    • Internaute 24462
      Parisien abonné au gaz

    Avec une telle bande d’irresponsables pour diriger le pays, c’est pas du luxe d’avoir une instance suprême pour calmer leurs ardeurs. Faire du chiffres avec les gardes à vues, faire du chiffre avec les interpellations, faire du chiffres avec les contraventions.Faut vraiment être stupide pour ne pas imaginer les conséquences, et il y a des experts, des conseillers pour mettre en musique et on est censé danser ? Et bien c’est la carmagnole qu’on va finir par danser. La lucidité de ceux qui ont conçu la constitution mérite le respect, et c’est bien du respect de la constitution dont il s’agit.

  • Tsht
    • Posté à 15h41 le 31/07/2010
    • Internaute 36906

    Cet article ne suit aucune logique. Quand on lit un intertitre comme « Quelle est la légitimité de cette assemblée ? » on s’attend tout de même à une allusion au fait de faire respecter la Constitution qui a été votée par le peuple.

    J’ai plus l’impression de lire une soupe de mots sans queue ni tête qu’un argumentaire raisonné. C’est la défense chewbacca pour ce futur « avocat du barreau de Paris » ?

    Moi je ne suis pas tenté de dire que Jean Louis Debré est plus puissant que Nicolas Sarkozy. Première raison : Jean Louis debré est le président d’un conseil de 9 membres qui votent avec le même poids.
    Deuxièmement, la nature des pouvoirs n’est pas la même. Alors oui, peut être que Debré est plus puissant en ce qui concerne de faire respecter la constitution. Heureusement qu’il existe encore des contre pouvoirs.

  • Kekevara
    • Posté à 16h00 le 31/07/2010
    • Internaute 54906

    En même temps, il ne s’agit jamais que d’un coup d’Etat réalisé par la constitution. Ce qui signifie donc qu’il s’en est opéré un avant, mais dans l’autre sens (qui a conduit au nom respect de la constitution). Bref, un coup d’Etat qui vise à faire respecter les institutions.

    Jean-Louis Debré plus puissant que Sarkozy ? Encore heureux ! C’est l’essence même du régime de voir son principe supérieur à celui qui l’incarne.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4