« Ça plane pour moi » : le crash de Plastic Bertrand
Après une expertise minutieuse, la justice belge a tranché : non, Plastic Bertrand n’est pas le chanteur de « Ça plane pour moi », le tube qui l’a rendu célèbre. Mais alors, ça plane pour qui ?
Plastic Bertrand -ou Roger Jouret, son vrai nom- était en conflit avec Lou Deprijck, le producteur de ses premiers albums. Chacun affirmait être le propriétaire de la voix de « Ça plane pour moi », sorti en 1977.
La justice belge a demandé à des experts de comparer la version originale, et une version chantée en 2006 par Lou Deprijck.
Celui-ci révèle le résultat ce lundi au quotidien belge La Dernière Heure :
« [Le rapport d’expertise] révèle qu’avec les terminaisons de phrases relevées sur les bandes, on ne peut attribuer la voix qu’à un Ch’ti ou un Picard. Les terminaisons de phrases sont identiques en 1977 et en 2006 [...].
Et si entre Plastic et moi, il y en a un qui connaît le ch’ti et le picard, c’est bien moi ! Tout le monde sait que je suis originaire de Lessines [...]. »
Maintenant qu’il le dit, en réécoutant « Ça plane pour moi », c’est assez évident. Si si, tendez l’oreille. (Voir la vidéo)
Plastic Bertrand s’est offert une carrière internationale grâce à « Ça plane pour moi » et à son personnage mi-clown, mi-Johnny Rotten. Il compte parmi ses fans des journalistes illustres. Et le 14 juillet, il réussissait encore à attirer 3 000 personnes dans le Nord.
« Une voix entre Michou et Hervé Vilard »
C’est donc un mythe qui s’effondre. D’autant que Lou Deprijck fournit d’autres détails à La Dernière Heure :
« Même son nom, c’est moi qui l’ai choisi. [...] Plastic a fait, à l’époque, des essais de voix, mais ça ne donnait rien... Il a une voix entre Michou et Hervé Vilard ! »
La voix, le nom d’artiste : et la musique, alors, il l’a volée aussi ? C’est plus compliqué. Selon le site Punk77, le futur Plastic Bertrand était le batteur du groupe anglo-belge Elton Motello, auteur de la version originale, « Jet Boy, Jet Girl ». (Voir la vidéo)
Ce mercredi, Plastic Bertrand a finalement avoué au quotidien Le Soir qu’il ne chantait ni sur « Ça plane sur moi », ni sur ses quatre premiers albums. Mais il se dit victime de son ancien producteur :
« Il m’a demandé de fermer ma gueule en échange de 0,5% des droits, en me promettant qu’il ferait avec ma voix une nouvelle version. Ce qu’il n’a jamais fait bien sûr. [...]
C’est moi la victime. Je voulais chanter, mais il m’interdisait l’accès au studio. »
► Mis à jour le 28/07/2010 à 15h55 : ajout de l’aveu et des explications de Plastic Bertrand.
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Journaliste
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Annie Cordy, c’est sa vraie voix.




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