26/07/2010 à 10h43

Et si les animaux de trait faisaient leur retour dans nos champs ?

Léo Trouillet | Reporters d'Espoir


Relégués par le tracteur au rang d’attractions folkloriques lors des fêtes de villages, les animaux de trait (chevaux, mules, ânes...) reviennent sur le devant de la scène chez un certain nombre d’agriculteurs.

L’idée

En termes d’efficacité, a priori, entre un cheval et un tracteur qui peut faire plusieurs centaines de chevaux, il n’y a pas photo : le canasson est moins puissant, sans compter qu’il a tendance à se fatiguer plus rapidement.

Transformer la force animale en énergie d’avenir, c’est pourtant la voie sur laquelle se sont engagées des associations comme Prommata (Promotion du machinisme moderne agricole à traction animale) qui développe des porte-outils adaptés au travail avec les animaux.

Valérie Therrien, responsable de la communication de l’association ariégeoise, explique :

« Nous nous inscrivons dans une vision de l’agriculture qui se veut à échelle humaine. Notre objectif est de réaliser, en lien avec les utilisateurs, des machines standardisées, simples, légères et polyvalentes, qu’ils peuvent entretenir voire réparer eux-mêmes. »

Luc Delas, président d’Equiterra, une association de promotion du cheval de trait et directeur de la chambre d’agriculture de Picardie, refuse lui aussi tout caractère passéiste à la démarche :

« Il faut raisonner en terme de développement durable. En utilisant l’énergie animale et en optimisant les déplacements, on peut réduire jusqu’à deux tiers les émissions de gaz à effet de serre, selon une étude que nous avons réalisée avec l’Ademe. La traction animale permet aussi de préserver des races qui n’ont dû leur survie qu’à la boucherie. »

Comment la mettre en pratique


Un agriculteur travaille dans son champ avec un cheval de trait (Reporters d’espoir)

En forêt, la pratique commence à être bien connue pour le débardage, même si elle reste très peu utilisée, en France tout du moins (20 à 25 tout au plus, très loin des 3 000 débardeurs allemands). Elle permettrait pourtant des prélèvements plus ciblés, dans des zones difficiles d’accès et sans endommager la végétation au sol.

Dans les champs, la traction animale se développe surtout dans le maraîchage où précision de travail et respect des sols sont des atouts appréciés. En général, ce sont de petites exploitations (de 1 à 2 hectares) qui s’inscrivent dans une démarche d’agriculture biologique.

André Chalopin de la FNCIVAM (Fédération nationale des centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural) fait le calcul :

« La rentabilité, le temps de travail nécessaire, la superficie qu’il est possible d’exploiter et donc la pertinence des animaux de trait varient beaucoup selon les cultures et le mode de culture.

Ce n’est pas très sérieux de penser cultiver 400 hectares de blé, même si les Amish le font bien, mais sur de petites exploitations, cela peut revenir beaucoup moins cher. On peut trouver un cheval équipé et dressé pour 5 000 ou 6 000 euros. On ne peut guère trouver un tracteur maraîcher à ce prix-là. »

De la machine à l’animal, une approche différente

La traction animale peut s’avérer pertinente pour les cultures où l’on cherche davantage la qualité que la quantité. C’est notamment le cas en viticulture, où elle fait peut-être son retour le plus significatif. Oronce de Beler, vigneron à Vosne-Romanée en Bourgogne et distributeur d’équipements de labour, explique :

« Au niveau financier, en comptant sur une surface idéale pour un cheval de 6 hectares, les coûts peuvent être diminués de moitié. Les sols sont beaucoup moins tassés qu’avec un enjambeur. Ils deviennent ainsi plus aérés, plus fins, ce qui permet une meilleure nutrition de la vigne. Le travail est aussi plus doux pour la vigne, ce qui permet d’augmenter la longévité des ceps. »

Comme lui, ils sont désormais une quinzaine de laboureurs à cheval à proposer leurs services aux domaines bourguignons.

Au-delà des arguments techniques, cela reste quand même un choix de vie pour l’agriculteur : travailler avec un être vivant ne suppose pas la même approche qu’avec un engin mécanique. Alors certes, il vaut mieux aimer les animaux pour s’épanouir dans ce type d’agriculture, surtout que le travail ne peut être que plus fatiguant. Mais Oronce de Beler souligne :

« Je préfère cette fatigue à celle engendrée par une journée passée à supporter le bruit et les vibrations d’un moteur. »

Ce qu’il reste à faire

Malgré son caractère ancestral, l’agriculture attelée est aujourd’hui totalement nouvelle. Les pratiques doivent être réinventées, les outils adaptés à l’agriculture moderne en devenant plus légers et plus maniables, les meilleurs réglages retrouvés.

En bref, c’est toute une filière qui est à développer avec la mise en place de formations, de filières d’élevage et de dressage, et la redécouverte de métiers tels que bourreliers ou charrons.

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  • boboétie
    • Posté à 10h54 le 26/07/2010
    • Internaute 2816

    Surtout qu’il est dans la nature du cheval de tirer et de suer et d’attendre patiemment la fin de sa journée de labe/o/ur...
    Et si on remettait les chiens dans les roues des forges... après tout, ils adorent tirer la langue, non ?
    Et l’Homme, pendant ce temps ? Il cultive son gros cerveau et ne sait plus que bichonner son corps de rêve ?

    • mamzelflam
      mamzelflam répond à boboétie
      • Posté à 11h23 le 26/07/2010
      • Internaute 75501

      « Surtout qu’il est dans la nature du cheval de tirer et de suer et d’attendre patiemment la fin de sa journée de labe/o/ur... »

      Un cheval qui ne travaille pas perd du muscle, de la tonicité, de la forme. N’importe quel connaisseur vous dira qu’il est aussi important pour un cheval de travailler que pour un chien de courir 2 fois par jour. Maintenant, la question qui se pose est la suivante :
      Vaut-il mieux être un cheval dans un club, cassé par de mauvais cavaliers et nourri au mauvais foin ? Ou un cheval de trait bien nourri, attelé à une tache adaptée à sa morphologie et soigné par son maître ?

      • prasinatus
        prasinatus répond à mamzelflam
        • Posté à 11h40 le 26/07/2010
        • Internaute 10954

        On peut aussi retourner la question : vaut il mieux être un cheval bichonné par son maitre ? ou un cheval de trait mal nourri, exploité et mal soigné par son propriétaire ?
        Tous les cas de figure sont possibles et aucun n’est à exclure.

         
        • mamzelflam
          mamzelflam répond à prasinatus
          • Posté à 09h47 le 27/07/2010
          • Internaute 75501

          Bien sûr, tous les cas sont possibles. Je prends juste l’exemple des clubs d’équitation où, d’expérience, j’ai vu de nombreux bons chevaux être physiquement détruits. Normal. quand vous prenez des cours de conduite, les voitures ont une durée de vie moindre....
          Malheureusement, un cheval coûte cher et le mettre en pension au vert...n’en parlons pas.

          Bref, je ne fais pas l’apologie de l’exploitation des animaux. Je pense juste que quand on pratique une agriculture raisonnée (ou bio) à petite échelle, il peut être intéressant d’utiliser ce type de ressources. On est bien loin de l’élevage de chevaux de trait en batterie... (aucun intérêt pour les multinationales de faire cela, ça leur coûterait trop cher par rapport aux machines agricoles) et puis redonner toute leur noblesse à ces magnifiques bêtes qui sont aujourd’hui une race d’abattoir....pourquoi pas ?

          • alaixih
            alaixih répond à mamzelflam
            • Posté à 21h29 le 27/07/2010
            • Internaute 19775

            Effectivement... A la base le cheval de trait a été sélectionné pour le trait et pour sa docilité.

            Les gens qui font cela le font par vocation pas pour le lucre.

        2 autres commentaires
      • Poke
        Poke répond à mamzelflam
        Le cul entre deux chaises
        • Posté à 11h45 le 26/07/2010
        • Internaute 52285
          Le cul entre deux chaises

        Vous êtes tellement pollué par votre supériorité que vous n’envisagez même pas pour eux le concept de liberté, en liberté un cheval ne perd de rien, il court, il cherche sa nourriture, il se reproduit et figurez vous qu’il arrive à être en bonne santé sans l’homme !

        Si le cheval est la plus noble conquête de l’homme, l’homme a été pour le cheval le pire des fléaux !

        Vive le cheval de Przewalski qui jamais ne se laissa dompté (et qui d’ailleurs par à la rusticité de ses gènes est arrivé à survivre au radiation de tchernobyl ! Lien ).

         
        • alaixih
          alaixih répond à Poke
          • Posté à 21h30 le 27/07/2010
          • Internaute 19775

          ....... Certes mais le cheval n’existerait pas tel qu’il est aujourd’hui si la main de l’homme n’y avait pas mis le pied.

        1 autres commentaires
      • Tokani
        Tokani répond à mamzelflam
        Oldmole
        • Posté à 23h14 le 26/07/2010
        • Internaute 71184
          Oldmole

        Et pourquoi pas une industrie de supers Percherons obtenu par FIV avec sélection eugénique ce qui ferait bosser les vétos , l’ industrie pharmaceutique et les labos , puis dopage aux hormones et antibio pour optimiser la bestiole avec en fin de cycle un repos bien mérité direction abattoir + équarrissage et ...steak de bourin super protéiné : régime Dukan ! Comme quoi on peut flaire plein de « blé » avec l’écologie...

    • foutard
      foutard répond à boboétie
      voudrait bien gagner un peu
      • Posté à 18h59 le 26/07/2010
      • Internaute 28406
        voudrait bien gagner un peu

      J’habite dans une region viticole et les vignerons du coin sont loin de regretter les kilometres derriere un cheval en plein cagnard à s’esquinter sur un soc de charrue !
      IL faudrait etre un peu serieux 2 minutes !

      • Yaumegui_from_Paris
        Yaumegui_from_Paris répond à foutard
        « Il ne suffit pas d'être (...)
        • Posté à 20h53 le 26/07/2010
        • Internaute 8001
          « Il ne suffit pas d'être (...)

        Pardonnez-leur, c’est l’été et l’actualité, comme le temps, est fraîche.

    • nikodiem
      nikodiem répond à boboétie
      plus conscient
      • Posté à 00h17 le 27/07/2010
      • Internaute 120529
        plus conscient

      Oui enfin dans une agriculture moderne biologique, dynamique, intégrative, on exclut le labour qui défonce les sols, et fait bien plus de mal que de biens...
      ou alors c’est juste pour un travail superficiel de la terre, mais surement pas pour le labour ! ! !
      j’espere que ces gens ne labour avec un cheval pour avoir un cheval, mais labour avec un cheval pour labourer.... voyez ?
      et vu qu’il n’y a pas besoin de labourer, vaut mieux garder le cheval pour autre chose, tirer des charge, transports etc....

  • jnk1961
    • Posté à 10h55 le 26/07/2010
    • Internaute 119895

    Décentraliser le les ministères, le sénat et la chambre ! ? On commence bien la semaine sur la rue89 !

    • Yaumegui_from_Paris
      Yaumegui_from_Paris répond à jnk1961
      « Il ne suffit pas d'être (...)
      • Posté à 16h59 le 26/07/2010
      • Internaute 8001
        « Il ne suffit pas d'être (...)

      J’sens qu’on va avoir un article sur le retour du Brandevinier (bouilleur de cru) avant la fin du mois d’août.

  • vermisseau
    vermisseau
    étudiant ingénieur en (...)
    • Posté à 11h02 le 26/07/2010
    • Internaute 26276
      étudiant ingénieur en (...)

    le problème de la traction animale semble t-il est qu’un cheval travaillant peu perd l’habitude du travail

    donc pour un bon cheval de trait il faut le faire travailler tous les jours

    le problème sur une petite exploitation de 2Ha c’est qu’on a vite fait le tour

    alors à moins de promener le cheval de ferme en ferme (cad dans un van derrière un véhicule motorisé rejetant des GES) je vois mal comment la traction animale, de façon concrète, pourrait se révéler utile ?

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 11h22 le 26/07/2010
      • Internaute 29846
        menuisier

      Tout à fait.

      Il faudrait envisager une mutualisation à plusieurs exploitations (comme c’était le cas avec le battage) qui partageraient les frais (nourriture vétérinaire) et le travail de la bête..
      Après les rejets sont de toute façon inévitables, on ne peut que les réduire, pas les supprimer.

      Comme pour beaucoup de problème, la mise en commun est une des solutions (valable du reste pour beaucoup d’équipement)..

      • prasinatus
        • Posté à 11h44 le 26/07/2010
        • Internaute 10954

        Il y a un proverbe chez moi qui dit : un cheval à deux n’est jamais bien ferré. On peut le prendre au premier degré ; -)
        Tu oublies qu’il faudra embauché quelqu’un pour s’occuper du cheval. Ce n’est pas une clé à molette que l’on peut se prêter comme çà.

         
        • Adéménagé le 3 janvier 2011
          • Posté à 11h58 le 26/07/2010
          • Internaute 29846
            menuisier

          Parceque pour vous, créer des emplois est un problème ?

          Cuirieux monde.

          • vermisseau
            vermisseau répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
            étudiant ingénieur en (...)
            • Posté à 12h04 le 26/07/2010
            • Internaute 26276
              étudiant ingénieur en (...)

            créer un emploi signifie de la paperasse, des responsabilités, des charges sociales, du temps, de l’attention, le risque de choisir la mauvaise personne, la cohabitation, bref, beaucoup de choses en plus

            une clé à molette nécessite... un tour au magasin

            donc dans le cas présent créer un emploi peut poser un problème effectivement

            • Adéménagé le 3 janvier 2011
              • Posté à 12h14 le 26/07/2010
              • Internaute 29846
                menuisier

              Un emploi n’est pas forcément un employé..

              Et quand bien même, on a bien assez avec les contingences « naturelles » (pour autant que le terme soit adéquat avec une activité humaine, mais c’est un autre problème) pour ne pas se bloquer sur ce qui peut être amendé sans problème.

              La volonté politique suffit sur ce problème, car si il est évident que la pression administrative est très excessive, cela est du en partie aux suppressions de postes de fonctionnaire, le travail effectué par eux étant transféré à la charge des patrons.

              Là aussi, la mutualisation des moyens est un impératif.

              • vermisseau
                vermisseau répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
                étudiant ingénieur en (...)
                • Posté à 12h16 le 26/07/2010
                • Internaute 26276
                  étudiant ingénieur en (...)

                « Un emploi n’est pas forcément un employé.. »

                même mutualisé, un emploi reste un employé qui devra être géré par quelqu’un

                dans le cas présent, par qui ?

                • Adéménagé le 3 janvier 2011
                  • Posté à 12h23 le 26/07/2010
                  • Internaute 29846
                    menuisier

                  Franchement, je ne sais pas.

                  J’ai eu une entreprise pendant quelques temps, pas suffisamment longtemps pour maîtriser les subtilités administratives mêlées à celles du droit du travail, mais sur une durée assez longue pour me rendre compte du maquis insensé et cauchemardesque dans lequel on doit se débattre pour ne serait-ce que se maintenir dans une légalité moyenne (et je ne parle pas des charges calculées pour faire couler toute entreprise un peu fragile en six mois)...

                  Mais on doit pouvoir construire un système viable et juste, tenant compte des nouvelles donnes.

                  C’est ce que j’appelle les « choix politiques », c’est autour de ça et de la fiscalité que l’on devrait parler, les choix collectifs, la société dans laquelle on veut vivre...

                • marchenchuches
                  marchenchuches répond à vermisseau
                  Ouvreur d'huitres au Niger
                  • Posté à 12h21 le 27/07/2010
                  • Internaute 42407
                    Ouvreur d'huitres au Niger

                  Dans votre esprit, un ouvrier agricole, laboureur à cheval, doit être géré, il est trop con pour s’assumer lui même.
                  Le gérant, qui est moins con par définition, n’a pas besoin d’être géré, lui.

                  On retrouve bien là le matraquage élitiste des écoles d’ingénieur, d’autant plus appuyé qu’elle est moins prestigieuse.

                  Signé un ingé à la retraite d’une grande école, une où accessoirement on enseignait le respect.

                  • vermisseau
                    vermisseau répond à marchenchuches
                    étudiant ingénieur en (...)
                    • Posté à 13h01 le 27/07/2010
                    • Internaute 26276
                      étudiant ingénieur en (...)

                    d’accord je me suis mal exprimé

                    pas « géré » au sens « fais si et pas ça » mais « géré » au sens : faire le bulletin de paye, gérer les arrêt maladies, et mine de rien savoir aussi distribuer les tâches : parce qu’un patron reste un patron, et que quand on ajoute un salarié cela amène un changement dans la répartition des tâches

                    mais concernant le respect, permettez moi quand même de vous faire remarquez qu’il y’a d’autres façon de faire remarquer à quelqu’un qu’il a tort (même si je dois l’admettre je n’en suis pas toujours l’exemple...)

                    et je suis d’accord avec vous : les écoles d’ingénieurs sont extrêmement élitistes. je viens de finir une licence professionnelle au sein d’une école d’ingénieurs renommée, nous (les licences pro) étions tous simplement méprisés et mis à l’écart, justes bons à faire du chiffre d’élèves, et on nous mentionnait en tant que « licences » sur la plaquette de l’école, afin de diminuer l’aspect « professionnelle » et d’ôter ainsi sans doute l’aspect trop « socialement dégradant » de notre formation...

                    signé : un peut être futur ingénieur qui fera son possible pour tenir compte des remarques concernant le respect :)

          • prasinatus
            • Posté à 13h01 le 26/07/2010
            • Internaute 10954

            Quand ceux qui vous emploie ont déjà du mal à se sortir un salaire décent, oui, ça peut poser un problème.

            • Adéménagé le 3 janvier 2011
              • Posté à 16h57 le 26/07/2010
              • Internaute 29846
                menuisier

              Certes, dans les conditions actuelles.

              Mais avouez qu’il serait bon que les producteurs de nourriture soient rétribués à la hauteur de leur travail et de leur utilité sociale.

              Ce qui suppose, bien évidemment un changement radical dans l’échelle des valeurs que notre société attribue à chacun.

        • Cataphractaire
          Cataphractaire répond à prasinatus
          Keodedour ar bed
          • Posté à 14h08 le 26/07/2010
          • Internaute 58787
            Keodedour ar bed

          Des études récentes ont montré que les chevaux ferrés baissaient leurs longévité. Ils sont ferrés avant l’âge adulte. Ils grandissent avec des sabots qui s’atrophient artificiellement. Ils ont des problèmes de croissance. Et finissent souvent fragilisés puis blessés.
          Le fer à cheval avait son utilité lors de sa création au milieu de Moyen âge quand les écuries étaient malsaines et nécessitaient de protéger les animaux des infections. Maintenant, avec l’hygiène, ce n’est plus nécessaire.

          • Philippe Leclercq
            Philippe Leclercq répond à Cataphractaire
            dilettante
            • Posté à 21h58 le 26/07/2010
            • Internaute 64790
              dilettante

            Ben voyons ! Tu t’y conais en bourrins, toi !

          • Aurore_obscure
            Aurore_obscure répond à Cataphractaire
            Fonctionnaire précaire
            • Posté à 17h35 le 27/07/2010
            • Internaute 106833
              Fonctionnaire précaire

            « Des études récentes ont montré que »... mouai mouai mouai. En même temps, le top dans ces études, c’est les comparaisons utilisées. Le cheval moyen dont on prédit une mort rapide est souvent un cheval de club, ferré certes, mais qui a souvent une vie bien plus difficile (donc potentiellement une longévité moins grande) que le cheval pieds nus monté deux fois l’an par un soit disant amoureux de la nature qui aura acheté un cheval pour le regarder croupir dans un pré... Bizarrement, on trouve assez peu de chevaux non ferrés dans le milieu de l’équitation « sportive » (où Michel Robert fait figure d’exception) et c’est peut être pas un hasard.
            Par ailleurs, je ne vois pas, mais alors pas du tout en quoi le fer protège d’une infection, faudra m’expliquer où est l’argument.
            De plus, « on ferre un cheval avant l’âge adulte ». Certes, on ferre avant la fin de la croissance. Mais bon, généralement on ferre vers 3 ans donc l’animal est quand même loin d’être un poulain comme le laisserait supposer l’affirmation...
            Pour finir, je dirais que le fer dans sa conception actuelle a été créé au moyen-âge, mais que l’idée de protéger les pieds du cheval date quant à elle... de l’époque romaine

            • Cataphractaire
              Cataphractaire répond à Aurore_obscure
              Keodedour ar bed
              • Posté à 21h00 le 27/07/2010
              • Internaute 58787
                Keodedour ar bed

              Les mongols avaient la meilleure cavalerie du monde et pourtant ne la ferrait jamais.
              Bucéphale, le cheval d’Alexandre l’a accompagné durant une vingtaine d’années sur le champs de bataille. Sans qu’il ne soit ferré. Le fer était inconnu de la civilisation grecque de l’époque. Ce son les Celtes qui l’utilisaient pour leurs petits chevaux.

              • Aurore_obscure
                Aurore_obscure répond à Cataphractaire
                Fonctionnaire précaire
                • Posté à 11h10 le 28/07/2010
                • Internaute 106833
                  Fonctionnaire précaire

                Oui parce que c’est bien connu que de nos jours, la seule utilisation qu’on a d’un cheval, c’est sur un terrain herbeux en majorité, j’avais oublié...
                Oui, on peut ne pas ferrer. Mais ça réclame beaucoup d’aménagement au niveau de ses surfaces de vie et de son utilisation. Sans quoi on a vite fait de bouffer toute la corne et de se retrouver avec un cheval qui boite par manque de corne. Dans ce cas, faudra m’expliquer où est l’intérêt de l’animal.
                Bon évidemment, comme je le disais plus haut, en général, les pro-pieds nus bossent peu leurs chevaux et sont loin d’en faire des athlètes. Donc c’est sûr qu’on peut parfaitement garder un cheval non ferré quand sa seule activité c’est broute-gazon, une balade par semaine et un tour en carrière tous les 36 du mois...

                • Cataphractaire
                  Cataphractaire répond à Aurore_obscure
                  Keodedour ar bed
                  • Posté à 14h29 le 28/07/2010
                  • Internaute 58787
                    Keodedour ar bed

                  Explique moi comment faisait Alexandre pour conserver un cheval performant pendant plus de quinze ans de guerre ?
                  Et les Mongol, les Scythes ? Ils n’avaient pas toujours des terrains herbeux, mais aussi des plaines rocailleuses, des montagnes abruptes...

                  Le fait est que le sabot est vivant, il pousse. Certes, il s’use. Mais c’est un ensemble d’ongles. Va t on mettre des pantoufles au chiens pour qu’ils ne s’abiment pas leurs griffes ? Tes ongles poussent. Pourquoi ceux des chevaux ne pousseraient pas ? Peut être à cause des fers...

            • Asia_
              Asia_ répond à Aurore_obscure
              Chercheuse
              • Posté à 00h53 le 28/07/2010
              • Internaute 118338
                Chercheuse

              c’est tout le contraire le fer ne protège pas contre l’infection,où tout un tas de bactéries peuvent se loger entre le fer et le sabot,et bouffer la corne sans que l’ont ne voit rien du tout tant que l’ont déferre pas.

          • Asia_
            Asia_ répond à Cataphractaire
            Chercheuse
            • Posté à 00h44 le 28/07/2010
            • Internaute 118338
              Chercheuse

            Dans chaque sabots il y a une pompe qui aide au retour veineux vers le cœur,quand le cheval est ferré, elles ne fonctionnent plus,et force le cœur a travailler plus,pour compenser.

        21 autres commentaires
      • toniax
        toniax répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
        Saucisse de l'Espace
        • Posté à 11h49 le 26/07/2010
        • Internaute 40738
          Saucisse de l'Espace

        Désolé les gars mais vous êtes pas tout à fait up-to-date

        il y a des maraîchers qui se sont lancés en traction animale.
        ça marche. même plutôt bien.

        vous parlez de mutualisation mais quid d’un tracteur qui doit bien couter plusieurs dizaines de milliers d’euros ? j’ai rarement vu des agriculteurs se partager un tracteur.

        bref, moi, ça fait 3 ans que je participe à un jardin bio en traction animale.
        on utilise ce matériel : Lien
        c’est top, ça fonctionne très bien.

        je vous encourage à faire de même !

        a+
        la saucisse

         
        • Adéménagé le 3 janvier 2011
          Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à toniax
          menuisier
          • Posté à 12h00 le 26/07/2010
          • Internaute 29846
            menuisier

          « j’ai rarement vu des agriculteurs se partager un tracteur. »

          C’est justement pourquoi il faut commencer.

          Ou alors on dit que tout est figé, jamais ne changera, une balle dans la tête et dans la boite.

          • aimable
            aimable répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
            plasticien
            • Posté à 12h23 le 26/07/2010
            • Internaute 70198
              plasticien

            C’est pas vrais camarade ! ! Faut sortir un peu, faut pas rester cloîtrer dans ta tour ( d’ivoir où du 25è étages), aére toi les neuronnes en lâchant ton pavillon de banlieu relooké façon M6 le spécialiste de la déco bling bling ;
            Pour te dire enfin que les agriculteurs toutes tendances confondues n’ont pas attendue tes bons conseils pour se partager et mettre en commun leur matos. Cela s’appel même une CUMA ( coopérative de matériel agricole).
            Il est entendu que ceci ne concerne pas, bien -sûr, les pseudos agriculteurs à 300 ou 400 hectares de céréales dans la Beauce
            Ceux-là ils bouffent au palais avec Nimbus

            • Adéménagé le 3 janvier 2011
              • Posté à 12h59 le 26/07/2010
              • Internaute 29846
                menuisier

              EH ! Change de boule de cristal ma couille, la tienne est voilée.

              Et contente-toi de jouer de l’accordéon.

              • lestaq
                • Posté à 15h00 le 26/07/2010
                • Internaute 62298
                  bucheron

                Il a pris un bon coup de vieux le Luccini , mais , aucun doute , c’est bien lui !
                Quel formidable comédien quand il ne se prend pas au sérieux !

        • Homer555
          Homer555 répond à toniax
          • Posté à 12h06 le 26/07/2010
          • Internaute 45141

          Il fut un temps où il y avait « le tracteur du village » .Et l’arrivée de ce tracteur était l’occasion d’une fête.

        • vermisseau
          vermisseau répond à toniax
          étudiant ingénieur en (...)
          • Posté à 12h07 le 26/07/2010
          • Internaute 26276
            étudiant ingénieur en (...)

          on ne partage pas forcément le tracteur parce que celui fait entrer en compte beaucoup de paramètres : puissance, poids, taille, cabine-pas cabine, auto radio climatisation etc... sans parler des cartouches filtrantes de la cabine et des besoins ou désirs de chacun (opui désirs parce que le tracteur est aussi un loisir pour certains)

          en revanche tout ce qui se met au cul du tracteur se mutualise beaucoup, par exemple les cuma ou les associations de compostage etc...

          • prasinatus
            prasinatus répond à vermisseau
            • Posté à 13h06 le 26/07/2010
            • Internaute 10954

            Oh là ! Pour le moment on parle de viticulture ou de maraichage.
            Les gros tracteurs c’est bien pour les manifs, mais là, un petit suffit !
            Sans compter que c’est plutôt difficile de se partager un outil dont on se sert tous les jours.

            • vermisseau
              vermisseau répond à prasinatus
              étudiant ingénieur en (...)
              • Posté à 13h57 le 26/07/2010
              • Internaute 26276
                étudiant ingénieur en (...)

              c’est l’idée oui

              pourquoi « oh là ! » ? o_O ?

        • C. Creseveur
          C. Creseveur répond à toniax
          D'actualité, de dessin surtout
          • Posté à 12h10 le 26/07/2010
          • Internaute 7715
            D'actualité, de dessin surtout

          Plutôt que de la mutualisation on voit les plus gros qui ont pu acheter beaucoup de matériel se louer à leurs collègues. Soit une sorte de prime supplémentaire à ceux qui sont déjà bien dotés (pour ne pas dire nantis), et qui touchent le plus de subventions.

          • vermisseau
            vermisseau répond à C. Creseveur
            étudiant ingénieur en (...)
            • Posté à 12h20 le 26/07/2010
            • Internaute 26276
              étudiant ingénieur en (...)

            parce qu’il y’a une subvention spéciale tracteur ?

            • C. Creseveur
              C. Creseveur répond à vermisseau
              D'actualité, de dessin surtout
              • Posté à 12h26 le 26/07/2010
              • Internaute 7715
                D'actualité, de dessin surtout

              Quand on subventionne la superficie plutôt que la qualité, on offre davantage de moyens à ceux qui en ont déjà . Ce qui permet de s’offrir des machines plus puissantes, plus grosses, et qu’il faut bien faire tourner aussi.

              • vermisseau
                vermisseau répond à C. Creseveur
                étudiant ingénieur en (...)
                • Posté à 13h49 le 26/07/2010
                • Internaute 26276
                  étudiant ingénieur en (...)

                aucun lien entre surface et matériel neuf
                on peut avoir 250HA... et un vieux coucou

                par ailleurs la PAC est en pleine mutation, notamment grâce à son second pilier qui aspire les subventions du premier

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