Fact checking 23/07/2010 à 02h10

Frais d'inscription : carte de France des facs « hors la loi »


L’Unef publie son sixième palmarès des universités qui dépassent le plafond légal. Rue89 a vérifié la réalité de ces irrégularités.

Cliquez sur chaque université

Le syndicat étudiant Unef (Union nationale des étudiants de France) a publié mercredi 21 juillet son classement des universités « pratiquant des frais d’inscriptions illégaux ou des pratiques à la limite de la légalité ». C’est la sixième année qu’elle dresse cette liste noire des universités qui dépassent le plafond de 178,57 euros fixé par arrêté ministériel.

A deux mois de la rentrée 2010, l’Unef recense 28 facs récalcitrantes. Soit seulement une de moins qu’en 2009, malgré la fermeté affichée par Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, depuis son arrivée au gouvernement en 2007.

Officiellement, leur ministère de tutelle n’a pas levé le pied sur les contrôles. Au cabinet de Valérie Pécresse, on affirme avoir fait baisser le nombre de mauvais élèves de près de moitié en quatre ans. Alors que l’Unef presse la ministre d’inciter les recteurs à saisir les tribunaux administratifs en cas d’écarts, il n’y a pas eu de saisine depuis au moins deux ans.

Un porte-parole assure que ce sera fait « si les dérives sont avérées ». Des vérifications seraient en cours mais selon le ministère, l’Unef pourrait bien avoir gonflé certains dérapages.

A Nancy, tout le monde paye le sport avant remboursement

Rue89 a contacté la totalité des universités fichées par le syndicat. Toutes n’ont pas répondu et certaines sont déjà fermées pour les vacances. Une petite moitié a donné suite à nos demandes.

Plusieurs heures après sa publication, certaines facs comme Paris-II affirmaient ne pas avoir entendu parler du classement. Le service presse d’une autre « hésite à déranger le président de l’université pour ça ».

Lyon-II reconnaît savoir que des irrégularités existent, mais se contente de répondre :

« Le président a déjà demandé à ce que ce soit régularisé mais nous n’avons pas les moyens de contrôle. »

Le plus souvent, les frais supplémentaires sont justifiés par le sport. Il s’agit généralement de sommes mineures comprises entre cinq et quinze euros. Il est pourtant officiellement interdit d’obliger les étudiants à s’affranchir de « redevance sportive ».

Pourtant d’après l’Unef, beaucoup d’universités ne s’en privent pas. C’est le cas de Chambéry, qui figure dans le classement. Mais, précision, il n’y a pas de frais supplémentaires liés au sport « lorsqu’il s’agit d’enseignements permettant d’accéder au diplôme », affirme Pascal Mouille, le président de l’université de Savoie (à Chambéry).

D’autres se targuent de méthodes « très encourageantes ». Par exemple Nancy-I, qui commence par faire payer tout le monde et autorise seulement les étudiants à se faire rembourser ensuite s’ils ne veulent pas faire de sport. Jean-Pierre Finance, président de Nancy-I, concède :

« J’admets que c’est un encouragement un peu fort. »

Asso sportive et BDE, des « frais divers »

Au-delà du sport, l’Unef soutient que d’autres universités ne s’embarrassent pas de justifications et facturent simplement des « frais divers ». Certaines facs nient catégoriquement, à l’instar de l’université technologique de Compiègne :

« Nous avons été interloqués par le mensonge publié par l’Unef. Les frais d’envoi du diplôme, d’adhésion à l’association sportive et au BDE sont facultatifs et non-obligatoires. »

L’UTC a d’ailleurs a mis en ligne des documents scannés pour démentir le classement de l’Unef. Sur ces documents scannés, le terme « facultatif » est bien marqué en gros.

Un double diplôme pour « compléter la qualité des masters »

Autre stratégie de majoration épinglée par le syndicat étudiant : la double-inscription. Il est illégal d’obliger un étudiant à s’inscrire dans deux cursus pour obtenir un diplôme. Or plusieurs universités, comme Aix-Marseille-III ou Bordeaux-IV, incitent fortement les étudiants de certains masters à s’inscrire en parallèle en « diplôme universitaire » (DU). Le plus souvent, ce diplôme existe bien. Mais n’étant pas un diplôme national, son montant n’est pas plafonné. Des pratiques « à la limite de la légalité », selon l’Unef. A Aix-Marseille-III, l’inscription en DU peut atteindre 5 990 euros.

Bordeaux-IV, condamnée en 2009 pour « instauration irrégulière de suppléments de frais d’inscription », n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Pas de DU à Mulhouse mais des « frais complémentaires » pour des « prestations annexes » dans deux masters. L’Unef affirme que ces frais, qui s’élèvent à 400 euros, sont obligatoires. Christophe de Casteljau, le secrétaire général de l’université de Haute-Alsace, conteste : il assure que ces frais, qui couvrent « colloques, conférences et autres déplacements » sont optionnels. Leur justification ?

« Compléter encore plus la qualité des masters. »

Pau conteste sa position en tête du palmarès

A Pau, l’université en tête de classement, le syndicat dénonce jusqu’à 2 261,50 euros de frais supplémentaires. Mais Jean Gourdou, le vice-président de l’université s’étonne des « méthodes de l’Unef » :

« Nous avons fait un travail énorme pour supprimer les irrégularités, 99% de nos étudiants ne paient aucun frais supplémentaire. »

Jean-Jacques Rigal, le directeur du master « administration des entreprises » de Pau se justifie :

« Cela concerne une cinquantaine d’étudiants [sur 11 000, ndlr] non ou peu francophones. Il y a des frais préalables de sélection, un enseignement spécifique pour s’adapter et apprendre le français, des frais logistiques pour le logement, les stages et la vie sociale. »

Bordeaux-II figure également parmi les mauvais élèves. Pour des frais bizarrement modérés : la majoration ne dépasse pas 3,05 euros.

Antoine Bouthier, Corentin Chrétien, Lucie Hennequin et Chloé Leprince

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  • 154 réactions
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  • N.Ivanov
    N.Ivanov
    flamme de chambre
    • Posté à 02h13 le 23/07/2010
    • Internaute 31200
      flamme de chambre

    0 commentaires

    • Tokani
      Tokani répond à N.Ivanov
      Oldmole
      • Posté à 03h19 le 23/07/2010
      • Internaute 71184
        Oldmole

      C’est triste à dire mais la gratuité concerne surtout les facs « rebuts » type lettre , sciences humaines voir droit ou viennent s’entasser tous les étudiants qui ont eu leurs Bac aux forceps et n’ont aucune idée sur ce qu’il veulent faire de leur existence... Le reste est payant surtout pour les sciences dures ou demande des classes prépa qui coûtent cher (ex médecine) mais on y travaille dur...
      Je pense que des frais d’inscription conséquents donneraient plus moyens aux Facs et surtout videraient les amphis de tous les « touristes » et autres bloqueurs qui n’en rament pas une et permettraient aux étudiants motivés de faire un vrai 1er cycle en paix....
      Pour ma part je n’ai qu’un petit dîplome professionnel post Bac pour lequel j’ai du emprunter à la banque étant etudiant ce qui m’a serieusement motivé pour le réussir !

      • Patou355
        Patou355 répond à Tokani
        Turco-italo-charento-limousin, (...)
        • Posté à 08h11 le 23/07/2010
        • Internaute 46857
          Turco-italo-charento-limousin, (...)

        Je ne vois pas bien en quoi des frais d’inscription conséquents créeraient une sélection au niveau du tourisme.
        Les « touristes » et ceux qui n’ont pas les moyens de payer sont les mêmes ? J’ai un doute.
        Une sélection sur dossier plutôt qu’une sélection au portefeuille me paraîtrait plus cohérente.
        Je suis bien placé pour vous dire que tous les étudiants « motivés » n’ont pas la possibilité de mettre de telles sommes - supérieures à un mois de bourse échelon max - dans une année scolaire, même si elle est dérisoire en regard de ce que coûte une année scolaire à l’état (tant que c’est encore l’état qui s’en occupe...).

      • Jaydi
        Jaydi répond à Tokani
        Sûr de ne pas être certain
        • Posté à 08h23 le 23/07/2010
        • Internaute 79502
          Sûr de ne pas être certain

        Pour ma part, étant passé par une CPGE, j’y ai connu plusieurs personnes qui sont allées en école d’ingénieur par la suite.

        J’aime autant vous dire qu’il est très facile d’entrer en école d’ingé’ les mains dans les poches et les tongs aux pieds, en touriste quoi. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il existe énormément d’écoles très peu cotées mais qui acceptent quasiment tout le monde du moment qu’on soit prêt à payer 5000 euro l’année.
        La voila la réalité des prépas qui forment « l’élite » : si tu paies, t’as ton diplôme d’ingénieur au bout de cinq ans.

        La sélection par l’argent ? C’est plutôt un rêve de nanti pour son fiston gâté mais un peu con.

         
        • lulu.sur.rue89
          lulu.sur.rue89 répond à Jaydi
          Entre deux chaises, assez (...)
          • Posté à 18h41 le 23/07/2010
          • Internaute 99634
            Entre deux chaises, assez (...)

          Bien d’accord - par ailleurs, les titres d’ingénieurs de ce type d’école n’épatent que ceux qui ne connaissent pas le système. Tous les autres savent quelles écoles recrutent sur concours ou dossier - et pas sur argent... en principe on connaît au millimètre près (pour ainsi dire) la valeur des différentes écoles. Ceci malheureusement ne rétablit pas forcément la justice : on n’a pas forcément besoin de quelqu’un de très compétent pour certains postes d’« ingénieur » un peu bidons et on pourra parfois caser le fils ou la fille de X ou Y à un poste où il suffit d’avoir le titre.

          Ajoutons que c’est pire encore (les écoles où l’on ramasse n’importe qui pourvu qu’il paie) pour les écoles de commerce, ce qui semble logique, puisque si les maths et les sciences sont tout de même assez égalitaristes en ce sens que le meilleur (et pas le plus riche) a ses chances et sera écouté par les autres, le critère de la compétence est beaucoup plus flou en économie où il est plus difficile de juger du contenu selon des critères impartiaux.

        • BlackScholes
          BlackScholes répond à Jaydi
          Etudiant
          • Posté à 21h20 le 23/07/2010
          • Internaute 116349
            Etudiant

          Il existe aussi des écoles publiques très faciles d’accès où la séléction est quasi-inexistante...

        2 autres commentaires
      • Huma
        Huma répond à Tokani
        Etudiante
        • Posté à 08h24 le 23/07/2010
        • Internaute 120675
          Etudiante

        C’est faux, ma licence (de science politique et donc de science humaines à LyonII) m’a couté plus de 350 euros à chaque année de licence et 450 en master. Alors que LyonI à des tarifs bien moins importants =)

         
        • Ethelbert
          Ethelbert répond à Huma
          (né trop tard dans un monde (...)
          • Posté à 09h06 le 23/07/2010
          • Internaute 65688
            (né trop tard dans un monde (...)

          Dit comme ça, on pourrait penser que vous vous êtes fait arnaquer. Cependant, je pense que le détail de vos frais d’inscription devait être le suivant :
          - 175 € de frais de scolarité (prix estimatif d’une inscription en Licence, il y a un ou deux ans)
          - 4,50 € de médecine préventive
          - 200 € (ou un peu moins) de sécurité sociale étudiante

          Ce serait déjà bien que la mention « frais d’inscription » soit remplacée par « frais de scolarité », quand on évoque le coût d’une inscription administrative à un diplôme. Parce que les frais d’inscription ne se résument pas au coût d’une inscription à un diplôme, pour un étudiant lambda.
          Il faudrait également préciser qu’il s’agit là du coût d’une inscription en formation initiale, les choses étant différentes en formation continue.

          • Huma
            Huma répond à Ethelbert
            Etudiante
            • Posté à 10h02 le 23/07/2010
            • Internaute 120675
              Etudiante

            Je suis d’accord ! il faut rajouter 35€ d’acces à la BU (c’est ce qui est le plus critiqué à la fac de Lyon II)

            • Ethelbert
              Ethelbert répond à Huma
              (né trop tard dans un monde (...)
              • Posté à 10h51 le 23/07/2010
              • Internaute 65688
                (né trop tard dans un monde (...)

              Selon le site l’université Lyon 2 (je concède qu’il faut chercher un peu), l’inscription en Licence coûte 175,57 €, sans la Sécurité sociale étudiante, et 373,57 € avec.
              Qui peuvent donc être répartis ainsi :
              - droit de scolarité : 171 € (tarif officiel)
              - médecine préventive : 4,57 € (tarif officiel)
              - sécurité sociale étudiante : 198, 00 €
              Lien
              Lien

              Les frais d’inscription couvrent l’accès à la BU : Lien
              À noter que la gratuité ne concerne pas que les étudiants et personnels de Lyon 2.

              Donc, je ne comprends pas d’où sortent ces 35 €. Si vous avez un document à l’appui, pourriez-vous en faire une numérisation ?

        3 autres commentaires
      • Huma
        Huma répond à Tokani
        Etudiante
        • Posté à 08h26 le 23/07/2010
        • Internaute 120675
          Etudiante

        C’est faux ! Je suis en master de Science politique à Lyon II (et non à l’IEP). Chaque année de licence m’a couté plus de 350€ et mon année de master 450. Mon frere est à Lyon I (fac de science dures, il est en physique) et le prix de la licence est nettement inférieur.

      • AlexMomo
        AlexMomo répond à Tokani
        Alors hein qu'est-cqu'on attend (...)
        • Posté à 09h04 le 23/07/2010
        • Internaute 104608
          Alors hein qu'est-cqu'on attend (...)

        La réhabilitation des DU dans les facs a de beaux jours devant elle. Elles sont de plus en plus nombreuses à les réhabiliter parallèlement aux diplômes nationaux imposés depuis la réforme LMD.

        Pourquoi faire de la sélection ? Il faut laisser sa chance à chacun. Sélection par l’argent ? Inégalitaire. Sélection par dossier ? La mentalité des gens change bien souvent avec l’arrivée à la fac (ou ailleurs), après le lycée et l’obtention du bac. La plupart de mes anciens camarades de classe qui ont le mieux réussi leurs études étaient ceux qui galéraient le plus au lycée.

        Malheureusement donc ces DU reviennent en force, sont excessivement chers, et risquent fortement de concurrencer les diplômes nationaux sur le marché du travail, les seuls auxquels les boursiers (et donc les moins favorisés) ont les moyens d’accéder.

        Je présume que les « touristes et les bloqueurs » sont ces mêmes boursiers, vu qu’ils ne paient rien (ce qui pourrait d’après vous les motiver). Cependant le CROUS accorde un crédit de trois années de bourse pour la L1 et la L2, et deux derniers crédits pour la L3. Donc il y a bien un moment, touriste ou non, où il faut se bouger le derche, sans pour autant mettre 10000 euros dans une année...

      • RaoulTC
        RaoulTC répond à Tokani
        Barbu-e, évidemment.
        • Posté à 10h06 le 23/07/2010
        • Internaute 69193
          Barbu-e, évidemment.

        J’hallucine ! Quel mépris ! D’abord les irrégularités on les a, hélas, partout ! Mais si la présente carte montre le contraire (ce que je n’ai pas personnellement vérifié) alors moi j’en tirerais plutôt pour conclusion que les étudiants de lettres et sciences humaines savent défendre leurs droits, alors que les étudiants en droit et sciences dures seraient (en majorité...) trop cons pour remarquer qu’ils se font avoir, croyant dur comme fer au succès et à l’argent coulant à flot qu’on leur promet contre leurs espèces sonnantes et trébuchantes (interprétation possible parmi d’autres). Je vous signale qu’un étudiant en lettres n’est pas perdu dans la vie... il cherche sa voie, il s’enrichit... ce qui n’est pas le cas de gens que je connais qui foncent tête baissée en droit pour le fric et se plantent et essaient mèdecine pour le fric et se plantent et essaient pharma pour le fric... quelqu’un qui choisit les études imposées par le modèle familial ou par les « conseils » des parents ne sait pas ce qu’il veut faire de son existence !

         
        • Monsieur Kount
          Monsieur Kount répond à RaoulTC
          Etudiant
          • Posté à 15h19 le 23/07/2010
          • Internaute 102358
            Etudiant

          Je suis tout à fait d’accord ! ! ! Je suis en fac de médecine, et je suis halluciné par le fait que ça ne dérange personne de payer aussi chers des études... et tu as raison, la défense de ses droits, personne ne connait... Je dirai même qu’en fait, en fac de médecine, ça ne gêne pas grand monde de payer des centaines d’euros par an pour s’inscrire à la fac. Et le peu de gens que ça gêne personne ne les écoute....
          Vraiment j’aimerai lancer un appel solennel à tous les syndicats étudiants (sauf les c****** de l’UNI évidemment) : s’il vous plaît, venez forcer les portes de nos universités, venez tracter, coller afficher, crier, danser ! On a besoin de vous...

        1 autres commentaires
      • kevangel
        kevangel répond à Tokani
        Chercheur
        • Posté à 10h09 le 23/07/2010
        • Expert 24356
          Chercheur

        « Le reste est payant surtout pour les sciences dures ou demande des classes prépa qui coûtent cher (ex médecine) mais on y travaille dur... »

        N’importe quoi, citez des exemples. Les facs de sciences dures sont désertées et ont peu de débouchés, je ne vois pas pourquoi elles feraient payer des frais d’inscriptions supplémentaires ! Les classes prépas publiques sont également toutes totalement gratuites, renseignez-vous.

        Je pense que ces frais concernent surtout les facs de droit, économie, finance... qui débouchent sur des métiers très lucratifs.

         
        • Naldo
          Naldo répond à kevangel
          Etudiant
          • Posté à 15h37 le 23/07/2010
          • Internaute 85162
            Etudiant

          Je confirme : Paris VI, qui est soi-disant la fac d’élite en sciences en France, n’a pas des frais très élevés. Les sciences en fac sont déjà assez désertées pour aggraver les choses en augmentant les droits !
          Le plus cher reste l’inscription à la sécurité sociale étudiante, qui coûte 200 € (soit plus cher que les frais d’inscription + BU) et est obligatoire à partir de l’année des 20 ans (« année » qui ne correspond d’ailleurs pas aux années universitaires, j’ai dû payer ces 200 € pour 2009-2010 alors que mes 20 ans sont le 11 septembre et que la rentrée 2010-2011 est le 6 septembre...).
          De plus, les boursiers n’ont pas à payer ces frais, ce qui est bien normal.
          Quand à ceux qui affirment que les « touristes » seraient éliminés par les frais élevés, je vous signale que d’expérience, les étudiants les plus motivés et travailleurs sont biens souvent boursiers. A l’inverse, ceux qui se plaignent des blocages soit-disant incessants (alors qu’ils sont quasi-inexistants à Jussieu) sont souvent des étudiants ayant raté médecine ou la prépa et qui n’en foutent pas une car ils croient que la fac c’est les vacances. Ceux-là, pour la plupart, n’auraient pas été filtrés par des droits plus élevés.

          Le principe de la fac, c’est la sélection par l’abandon des étudiants les moins motivés, je trouve ça très bien, et ça peut être formateur (il semblerait que certains DUT ou IUT soient friands de ce type de profil).

          • fonctionnaire_qui_travaille
            fonctionnaire_qui_travaille répond à Naldo
            et immigrée de surcroit !
            • Posté à 18h56 le 23/07/2010
            • Internaute 97867
              et immigrée de surcroit !

            pour ceux qui ne le savent pas, il suffit d’avoir travailler 120 heures avant son inscription en fac, pour avoir droit à une sécurité sociale dite ’de base’ et donc d’éviter les frais d’inscription à la sécu étudiante ! très peu le savent, mais si vous avez fait un ’job d’été’ de plus de 120 heures déclarées, pas besoin de payer les 200e ! renseignez-vous, avant de payer !

            • Naldo
              Naldo répond à fonctionnaire_qui_travaille
              Etudiant
              • Posté à 19h04 le 23/07/2010
              • Internaute 85162
                Etudiant

              En effet, je ne le savais pas. Merci pour cette info.

              • fonctionnaire_qui_travaille
                fonctionnaire_qui_travaille répond à Naldo
                et immigrée de surcroit !
                • Posté à 20h26 le 23/07/2010
                • Internaute 97867
                  et immigrée de surcroit !

                en effet, les vendeurs de ’sécus étudiantes’ vont pas dire à tout le monde qu’ils n’ont pas besoin de payer ! ! 2 de mes enfants se sont vu refourguer des sécus étudiants , alors qu’ils avaient déjà travaillé avant ! heureusement que maman ’assistante sociale’ veille, et que j’ai pu annuler leurs inscriptions,sinon gare à vous, inscrits d’office ! ! (avec la facture qui s’en suit !)

            • Naldo
              Naldo répond à fonctionnaire_qui_travaille
              Etudiant
              • Posté à 19h04 le 23/07/2010
              • Internaute 85162
                Etudiant

              En effet, je ne le savais pas. Merci pour cette info.

        5 autres commentaires
      • Aïe-Glandeur
        Aïe-Glandeur répond à Tokani
        Désanusseur de porc
        • Posté à 04h27 le 24/07/2010
        • Internaute 115526
          Désanusseur de porc

        Pour ma part, je trouve inadmissible d’être obligé de payer pour suivre des études. Déjà qu’être étudiant coûte cher, vu qu’il faut s’acquitter des frais courants (loyer, nourriture...) sans pouvoir engranger des recettes suffisantes pour les couvrir (un petit boulot à mi-temps ou une bourse étudiante, ça nourrit difficilement son homme), les facs n’ont pas à rajouter leur grain de sel à l’addition. Je trouve scandaleux que des étudiants se voient contraints de travailler dans des usines à malbouffe pour joindre les deux bouts (avoir un emploi pendant ses études, c’est le meilleur moyen de les foirer), de quémander à leurs parents pour ceux qui ont la chance d’en avoir assez aisés. Les plus malchanceux sont ceux issus du bas de la classe moyenne, trop « riches » pour les bourses, mais en réalité d’une famille trop pauvre pour leur permettre de vivre pendant leurs études. Combien de gens brillants issus n’ont pu suivre le cursus pour lequel ils avaient toutes les capacités intellectuelles faute de moyens ?
        La sélection des étudiants par l’argent est une sottise, quand on voit les écoles d’ingé privées qui lâchent leur diplôme au premier imbécile qui peut mettre 10000 euros par an dans un établissement qui n’a de scolaire que le nom et qui se contente d’être une machine à engranger du pognon. C’est encore pire pour les instituts de formation privés par alternance : des gros parasites qui n’apprennent rien à leur élèves et n’existent que pour soutirer du fric aux entreprises, aux stagiaires et aux collectivités via des subventions.
        La sélection par la galère étudiante, telle qu’elle se pratique dans les facs, entre les démarches administratives, les difficultés à se loger, et autres, est sournoise et mesquine, car elle se fait sur des critères sans rapport avec les matières enseignées, et elle pousse bon nombre d’étudiants dans une carrière minable chez McGerbal.
        La sélection sur dossier, que pratiquent les IUT est trop imparfaite, car laissant trop de place à la subjectivité : dans un dossier, les appréciations des profs de lycée sont souvent prises en compte (dommage pour ceux qui n’avaient pas la côte auprès d’eux !), de plus cela laisse le champ libre au piston et au népotisme.
        La sélection sur entretien est une fumisterie, elle a tous les travers de la précédente mais puissance 10 : celui dont la tronche ne revient pas aux examinateurs est recalé.
        La sélection sur concours est injuste, car pour une performance égale, on peut être admis à un concours pour une session et recalé à la session suivante, si trop de gens brillants ont eu la mauvaise idée de s’y présenter en même temps.
        La meilleure solution, la plus juste, la plus efficace, est certainement la sélection sur barème, en se basant sur les résultats obtenus au baccalauréat, épreuve impartiale par excellence, puisque le correcteur ignore tout du candidat. Certains me diront que c’est déjà le cas. Sauf que je ne vois pourquoi les facs se contenteraient du 10 de moyenne générale requis pour obtenir le diplôme. Chaque école, IUT, fac, devrait pouvoir fixer des barèmes, des seuils minimaux à atteindre dans les matières qui comptent le plus dans la formation qu’elles fournissent, accepter, sans exception, tous les candidats qui les atteignent, et refuser tous les autres. Par exemple, les facs de lettres pourraient exiger 14/20 en philo et 15/20 en histoire aux épreuves du bac, les facs de médecine 17/20 en biologie, les facs de sciences s’engageraient à ne prendre que les étudiants ayant obtenu plus de 16/20 à l’épreuve de maths du bac, les prépas fixer le seuil à 18/20... Tous les autres n’auraient pas le droit de suivre ces formations.
        Pour accroître encore le caractère égalitaire de l’épreuve, pour continuer sur l’exemple des maths, au bac, on pourrait y interdire toute forme de calculette, même les plus simples, en fournissant à tous les candidats le même matériel : un stylo, un énoncé, quelques feuilles pour répondre, une table pour les logarithmes et un cercle trigonométrique, un compas et une équerre.
        Donc, ni comité de sélection, ni méthode de recrutement, seul suffirait le relevé de notes du baccalauréat. Le recrutement des facs pourrait ainsi être automatisé. Bien entendu, il faudrait aussi laisser la possibilité de repasser l’épreuve l’année suivante à ceux qui ont obtenu le diplôme mais pas la note nécessaire pour entrer dans l’école de leur choix. Contrairement au concours, il n’y aurait pas cette concurrence malsaine, le but de chacun étant d’atteindre le seuil et non de faire mieux que le voisin, cela développerait une certaine entraide au lieu de voir les étudiants se tirer dans les pattes, comme c’est le cas au concours de médecine.
        Tous les étudiants ainsi sélectionnés seraient logés et nourris gratuitement pendant la durée de leurs études, totalement gratuites et sans coûts cachés (sécu, sport, inscription...). On pourrait même leur donner 300 euros par mois d’argent de poche. Pour éviter les soucis de gestion des places, on pourrait ventiler les qualifiés sur l’ensemble des écoles du territoire, quitte à leur donner un aller-retour par mois gratos en train pour rentrer chez eux, comme cela se pratiquait avec les appelés du contingent du temps de la conscription. De même, on pourrait les loger dans les casernes laissées vacantes depuis 2001, voire dans quelques quartiers dits « sensibles ». Cela ne coûterait finalement pas si cher, sans doute moins que la formule actuelle, puisqu’il y aurait beaucoup d’éliminés (si le barème est fixé à 16/20 en math pour entrer en fac de sciences, ça épure...), et on aurait ainsi la certitude de cultiver l’excellence. C’est vital pour notre pays.
        Vous croyez que c’est impossible ? C’est sur ce principe (sélection sur barème, gîte et couvert gratuit pendant la formation pour les qualifiés, avec argent de poche en prime) que fonctionnait la formation professionnelle avant que des abrutis n’aient l’idée stupide de décentraliser ça vers les régions, qui se sont empressées de mettre en concurrence les structures publiques éprouvées avec des parasites incapables du privé dont ma seule compétence est souvent d’être bien vu des potentats locaux. J’avais eu la chance de tester la formation professionnelle dans un domaine scientifique et technique avant le saccage de la régionalisation, j’y ai appris bien plus de choses qu’en IUT ou en fac : le contenu de la formation était plus riche, plus intéressant, et on pouvait se concentrer à fond dessus vu qu’on était pas gênés par de mesquins soucis de logistique.
        Croyez-moi, c’est la meilleure façon de poursuivre des études !

         
        • Tokani
          Tokani répond à Aïe-Glandeur
          Oldmole
          • Posté à 23h46 le 24/07/2010
          • Internaute 71184
            Oldmole

          Merci de ta réponse ethayée et constructive , ma réaction vient que venant d’un milieu vraiment pauvre mais pas misérabiliste ni assisté , j’ai été très choqué quand j’ai eu le bonheur de m’assoir sur un banc de Fac de droit de constater l’insouciance d’une sacrée bande de glandeurs « désorientés » et de bloqueurs pour le principe....
          A l’epoque je me disais que si ces petits bourges avaient payé d’eux mêmes des frais conséquent ils auraient reflechit a deux fois avant de foutre leur année en l’air...

        1 autres commentaires
      • Lilalolinette
        Lilalolinette répond à Tokani
        Instable
        • Posté à 18h08 le 25/07/2010
        • Internaute 112548
          Instable

        En l’espèce il s’agit de vérifier les dires et promesses de Valérie Pécresse. Pas de discutailler et refaire le monde. Elle n’a pas tenu ses promesses, point barre.

        Faire du droit vous aurait appris à trouver l’axe de l’article.
        Juridiquement votre, je vous présente mes condoléances.

      • JohnJohn
        JohnJohn répond à Tokani
        Prof.
        • Posté à 06h32 le 27/07/2010
        • Internaute 16855
          Prof.

        Pour reprendre votre expression et vous renvoyer vos compliments (en corrigeant l’orthographe), votre « petit dipl[ô]me professionnel post bas » fait de vous un « rebut » de la société. En d’autres termes plus policés, vos propos sont plus que ridicules et infondés.

        Il n’y a qu’en France où il existe une vision aussi utilitariste de l’enseignement supérieur. Aux, Etats-Unis (ce n’est qu’un exemple parmi d’autres), pays critiquable à de nombreux égards, il n’y a pas que les facultés de business, médecine et droit qui remplissent leurs amphithéâtres. Malgré les frais de scolarité élevés, de nombreux jeunes étudient l’histoire, la littérature par exemple et trouvent du travail en ne devenant pas nécessairement enseignants, loin de là.

        J’ose imaginer que si c’était aussi le cas en France, nos journaux seraient mieux écrits, nos politiques (à commencer par le premier d’entre-eux) s’exprimeraient plus clairement, les textes législatifs et réglementaires seraient mieux rédigés....

  • Juggernaut
    Juggernaut
    intello précaire ?
    • Posté à 02h20 le 23/07/2010
    • Internaute 93472
      intello précaire ?

    les facs ne sont pas des entreprises, en conséquence elle ne font pas de bénéfice à redistribuer à des actionnaires. cet argent supplémentaire récolter retourne donc sous forme d’investissement dans les facs...

    reste à savoir : mais pourquoi diables les facs ont-elles besoin de plus de moyen pour assurer leurs missions ? ...........

    • TidiusFF
      TidiusFF répond à Juggernaut
      Quelqu'un
      • Posté à 03h33 le 23/07/2010
      • Internaute 83443
        Quelqu'un

      Pour assurer les salaires des professeurs ?

      • Patou355
        Patou355 répond à TidiusFF
        Turco-italo-charento-limousin, (...)
        • Posté à 08h12 le 23/07/2010
        • Internaute 46857
          Turco-italo-charento-limousin, (...)

        Vous trouvez qu’ils sont trop payés ?

    • Ethelbert
      Ethelbert répond à Juggernaut
      (né trop tard dans un monde (...)
      • Posté à 09h13 le 23/07/2010
      • Internaute 65688
        (né trop tard dans un monde (...)

      Parce le nombre d’étudiants qu’elles accueillent est en progression constante, tandis que leurs dotation budgétaire est en régression constante - et parce qu’à la base, les universités sont sous-dotés par rapport à d’autres structures d’enseignement supérieur.
      Parce que l’immobilier est vétuste, et que les frais de fonctionnement pour son entretien sont en conséquence plus élevés.
      Parce que rénover l’équipement ou déployer des moyens modernes pour l’enseignement ou la gestion administrative à un coût, en investissement et en fonctionnement.
      Parce que le GVT (glissement vieillesse technicité) fait en sorte qu’un agent public coûtera plus cher au fur et à mesure de sa carrière.

      Voilà quelques raisons ; on peut en trouver plein d’autres. Ce n’est quand même pas une justification pour imposer des frais supplémentaires ; en revanche, cela peut en être une pour proposer des services facultatifs - tant qu’ils sont bien présentés comme tels.

    • jnhbgvfc
      jnhbgvfc répond à Juggernaut
      ça s'prononce comme ça s'écrit (...)
      • Posté à 10h47 le 23/07/2010
      • Internaute 118837
        ça s'prononce comme ça s'écrit (...)

      les facs ne sont pas des entreprises, en conséquence elle ne font pas de bénéfice à redistribuer à des actionnaires

      Non, par contre elles font du déficit qu’elles redistribuent aux imposables. Peut-être que c’est ce dernier mot qui vous pose problème.

  • N.Ivanov
    N.Ivanov
    flamme de chambre
    • Posté à 02h20 le 23/07/2010
    • Internaute 31200
      flamme de chambre

    Plus sérieusement nous savons que ces pratiques existent, je serai content que des journalistes suivent une chaîne d’inscription pendant quelques semaines pour voir de quoi il en retourne.
    Si Il y a effectivement illégalité, il est indispensable que les facultés récalcitrantes soient sanctionnées en fonction. Qui est chargé au niveau national de surveiller le niveau des frais d’inscription ? Le ministère, ok, mais qu’elle équipe, quels moyens, quels individus ? Mettre la pression sur ce gouvernement fantoche n’a plus de sens, en attendant leur éviction, il faut interroger leurs agents, probablement plus honnêtes, ou on est pas dans la merde...Quelles sanctions sont prévues ? J’aurai aimé que l’article réponde à ces questions...
    Enfin pour le plaisir d’un mauvais mot, Pécresse promettait d’être tous les matins dans les gares, ce serait pas mal qu’elle soit parfois dans les universités.

  • Achernar
    Achernar
    Etudiant
    • Posté à 02h21 le 23/07/2010
    • Internaute 119490
      Etudiant

    Aaah l’UNEF, toujours très présents aux AG (avec des potes dont on ne sait d’où ils viennent mais votent quand même les blocages), et au moment des élections (sans isoloir, pensez vous...).

    • N.Ivanov
      N.Ivanov répond à Achernar
      flamme de chambre
      • Posté à 02h25 le 23/07/2010
      • Internaute 31200
        flamme de chambre

      Lors des élections étudiantes, il faut présenter sa carte pour voter, mais libre à vous qui êtes « étudiant » de penser le contraire. Sans doute ne votez vous pas. Vous pouvez supposer que les fraudes à grande échelle sont possibles, mais je vous rappelle que ce n’est pas l’Unef qui tient les bureaux de vote, c’est plus compliqué. Enfin si vous imaginez l’Unef comme une espèce de secte à moitié composée de chômeurs libres de se déplacer lors de n’importe qu’elle AG universitaire, je pense que vous révélez le fond de votre pensée, qui est, avant tout caricaturale.

      • Juggernaut
        Juggernaut répond à N.Ivanov
        intello précaire ?
        • Posté à 02h29 le 23/07/2010
        • Internaute 93472
          intello précaire ?

        c’est vrai, ça c’est l’AGET.... l’UNEF elle se fait tabasser pour être un social-traître à la solde du gouvernement ( selon l’aget toujours )

      • Achernar
        Achernar répond à N.Ivanov
        Etudiant
        • Posté à 02h40 le 23/07/2010
        • Internaute 119490
          Etudiant

        Ma « pensée » n’est pas une caricature mais mon expérience personnelle des blocages ET des élections étudiantes.

        En effet pour ce qui est des élections étudiantes il est nécessaire de présenter sa carte, mais si vous lisez bien j’ai parlé d’ « ISOLOIR », et à chaque fois j’ai vu le bureau de vote être tenu par les gars de l’UNEF. Pour autant que j’ai pu voir, le vote était tout sauf anonyme.

        Pour ce qui est des AG, rien à cirer si vous ne me croyez pas, quoi qu’il en soit il y avait effectivement des gars qui n’avaient rien à voir avec la fac en question mais venaient d’autres facs autour en général rameutés par les gars de l’UNEF. Quand il a été demandé à ce que l’entrée aux AG soit effectivement régulée en fonction de l’appartenance à la fac la réponse était négative. Ajoutez à cela le vote à main levée qui se solde souvent par un « quoi ? t’es pas pour le blocage ? t’es un facho du gouvernement ou quoi ? » voire même des menaces.

         
        • Hulk
          Hulk répond à Achernar
          Gros con de droite
          • Posté à 04h20 le 23/07/2010
          • Internaute 108405
            Gros con de droite

          C’est normal tout ça : les staliniens se comportent en staliniens, pas de surprise.

          • Hulk
            Hulk répond à Hulk
            Gros con de droite
            • Posté à 19h46 le 23/07/2010
            • Internaute 108405
              Gros con de droite

            Ouais bon, je sais, désolé, j’ai confondu.

            J’aurais dû dire : C’est normal tout ça : les trossequisses se comportent en trossequisses, pas de surprise.

            • Autist Reading -
              Autist Reading - répond à Hulk
              In enculo cum vibro
              • Posté à 20h23 le 23/07/2010
              • Internaute 73535
                In enculo cum vibro

              Ben ouai, c’est pas des tapettes en collants qui bourrent les urnes en vidant leurs chaussettes.

              Quand ils s’arrangent avec les scrutins, ils le font les couilles sur la table.

              (ceci-dit depuis que Cambadélis à quitté le PCI, et Dray la LCR, il n’y a plus bésef de simili-trotskystes à l’UNEF)

        • ozi
          ozi répond à Achernar
          Mauvais-goûteur
          • Posté à 04h30 le 23/07/2010
          • Internaute 111670
            Mauvais-goûteur

          Ca me rappelle le blocage voté à Caen l’année dernière avec pas mal d’étudiants rennais... Souvenirs, souvenirs : ’)

        • Nibbler
          Nibbler répond à Achernar
          retraité avant l'heure
          • Posté à 04h54 le 23/07/2010
          • Internaute 120670
            retraité avant l'heure

          Juste pour réagir à tes propos même si ce n’est pas le sujet de départ...

          Après plusieurs années passées dans le milieu universitaire lors de gros mouvements étudiants à Rennes 2, je ne peux que confirmer malheureusement tes dires. Aussi bien en ce qui concerne les personnes étrangères aux établissements universitaires (très minoritaires mais ce n’est pas une légende urbaine), que pour les votes à mains levées (pratiques très courantes afin d’affiner les votes à sa convenance), que pour les coupures volontaires de micros lors d’AG dès qu’une personne dérangeait ou élevait le débat, ainsi que pour les menaces verbales, voir des accrochages physiques.

          N’en déplaise à Ivanov, le vote avec cartes étudiantes avait été proposé par la direction universitaire qui tentait de calmer les tensions internes, mais avait été boycotté par l’unef, pour motif que cela n’était pas démocratique... Il fallait être sacrement couillu pour soutenir un tel raisonnement... L’unef préférait prendre d’assaut les salles de cours et les amphis au mépris de tous. J’ai préféré à l’époque en rire plutôt qu’en pleurer devant un tel aveuglement idéologique, car c’est bien de cela qu’il s’agit. Et après ça, l’unef se permettait de tenir de grandes discussions sur l’Individualisme de l’Homme, sur la décadence universitaire et la dévaluation des diplômes, sur la coupure du politique vis à vis du peuple...

          Tout cela a fait énormément de mal à cette fac parce que cela se transformait en bras de fer entre étudiants, et on délaissait du coup les vrais raisons des contestations, qui elles, étaient légitimes. J’ai arrêté comme beaucoup de personnes de suivre les mouvements pour ne plus être assimilé à certaines pratiques qui se réclamaient démocratiques dans le discours, alors qu’elles étaient tout l’inverse dans la pratique. Je me souviens aussi d’AG où on demandait aux étudiants de voter à main levée sur des sujets surréalistes, style « qui est contre la faim dans le monde ». Risible, mais c’est pourtant du vécu...

          Et au final, les personnes de l’unef que j’ai pu entendre et approcher ces années là me paraissaient tout aussi inaccessibles et fermées au dialogue que les hommes politiques qu’ils dénonçaient. Du coup, les étudiants étaient amenés à un choix southparkien : doit on voter pour « une poire à lavement ou un sandwich au caca » ?

          J’en garde un souvenir amer en tout cas, et ça m’a dégouté pour les étudiants qui galéraient à se payer leurs études, à qui l’unef balançait le discours « si on ne fait rien maintenant, après ce sera trop tard ». J’appelle cela un discours fascisant.

        5 autres commentaires
      • Hulk
        Hulk répond à N.Ivanov
        Gros con de droite
        • Posté à 04h23 le 23/07/2010
        • Internaute 108405
          Gros con de droite

        L’Unef est le principal responsable de la transformation de l’Université française en poubelle depuis trente ans.
        Ses actions incessantes en refus de toute réforme, dont la sélection, ont détourné l’argent du supérieur vers les filières d’élite qui se sont multipliées (IUT, grandes écoles, etc.)
        Du coup, l’action de l’Unef a pour conséquence de générer chaque année des armées de diplômés dont le diplôme est sans valeur et qui sont condamnés à errer au chômage.

        On peut donc comprendre que ces chômeurs issus des années précédentes viennent se mêler aux AG afin de faire profiter les promotions en cours de tout ce dont eux ont bénéficié.

         
        • jyeden
          jyeden répond à Hulk
          khmer vert ( age des caverne, (...)
          • Posté à 06h36 le 23/07/2010
          • Internaute 20631
            khmer vert ( age des caverne, (...)

          je me doutais bien qu’il y avait une cause au chomage de masse
          sans l’unef c’est evident qu’il y aurait plus d’emploi

        • kevangel
          kevangel répond à Hulk
          Chercheur
          • Posté à 10h16 le 23/07/2010
          • Expert 24356
            Chercheur

          Vous avez raison sur le role de l’UNEF dans la dégradation des diplomes des universités. Par contre, concernant le chomage et l’absence d’embauches de jeunes diplomés, je crains que le MEDEF et le gouvernement aient une grande responsabilité. Parce qu’il y a de plus en plus de dilpomés de formations de qualité qui ne trouvent pas de travail, les entreprises refusant d’investir dans l’avenir et préférant maximiser les bénéfices à court terme.

        2 autres commentaires
    • CarabinPVI
      CarabinPVI répond à Achernar
      Etudiant
      • Posté à 02h46 le 23/07/2010
      • Internaute 98543
        Etudiant

      Et apres, pouf !

    • alyss
      alyss répond à Achernar
      un peu blasée
      • Posté à 11h20 le 23/07/2010
      • Internaute 70251
        un peu blasée

      Lors de la réforme LMD en 2003, l’UNEF de la fac où j’étais a été jusqu’à mettre des chaînes sur les portes de la fac pendant la nuit.
      Ils étaient 30 péquins à faire leur blocus bidon (à l’UNI, seul autre syndicat présent dans cette fac, ils étaient 4), mais grace à ça ils ont quand même réussi à bloquer la fac toute la journée.

      • etudiant lillois
        etudiant lillois répond à alyss
        étudiant
        • Posté à 11h42 le 23/07/2010
        • Internaute 86952
          étudiant

        L’UNI n’était pas un syndicat étudiant.

         
        • alyss
          alyss répond à etudiant lillois
          un peu blasée
          • Posté à 11h46 le 23/07/2010
          • Internaute 70251
            un peu blasée

          Comment appelez-vous un groupe d’étudiants qui a des listes aux élections étudiantes, siège dans certains conseils de l’université, dispose d’un local « syndical », distribue des tracts, colle des affiches, etc... ?

          • etudiant lillois
            etudiant lillois répond à alyss
            étudiant
            • Posté à 11h54 le 23/07/2010
            • Internaute 86952
              étudiant

            C’était une organisation politique de jeunesse et non un syndicat.

            En plus c’était une organisation anti-syndicale.

            C’était certes une organisation de représentation étudiante mais pas un syndicat, cela est très différent.

        2 autres commentaires
  • Troll-en-folie
    Troll-en-folie
    Parano chronique
    • Posté à 03h17 le 23/07/2010
    • Internaute 87214
      Parano chronique

    La ministre affirme ne connaitre personnellement aucun de ces présidents, et dénonce fermement ce nouveau complot fomenté par une presse aux relents fascistes, qui fait son nid sur ce média diabolique qu’est internet.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 03h36 le 23/07/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Les facs indiennes coûtent moins cher, et les diplômés veulent bien travailler en France pour le smic.

    Je me demande pourquoi on entretient ces gouffres à pognon que sont les facs françaises.

    C’est de la confiture aux cochons...

    • Hulk
      Hulk répond à Autist Reading -
      Gros con de droite
      • Posté à 04h05 le 23/07/2010
      • Internaute 108405
        Gros con de droite

      Euh. Les diplômés indiens ne veulent pas travailler en France pour le smic. Et leur permis de travail n’est accordé que s’ils perçoivent une rémunération équivalente à celle des salariés français au même poste (ou en tout cas compatible avec le niveau du poste dans la convention collective).

      Par ailleurs, pour avoir pas mal bossé avec des diplômés d’universités indiennes, je peux t’assurer que leur niveau n’avait rien à envier à celui des branleurs qui sortaient des facs françaises.

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