Tribune 17/07/2010 à 13h55

Non, les cliniques privées ne veulent pas « sauver la Sécu »



Depuis quelques semaines, la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) nous promet dans ses affiches qu’elle va « sauver la Sécu » avec le tarif unique. On aimerait croire à un regain de philanthropisme de la part des cliniques privées, mais on a du mal. Quel est donc ce charabia et en quoi sauverait-il la Sécu ?

Prenons l’exemple du VIH. Plus de 98% des malades du sida sont pris en charge par l’hôpital public. Le sida n’est pas « bankable » : il ne fait pas partie des plans stratégiques des structures privées.

Les cliniques privées peuvent choisir leurs patients et leurs actes selon des critères de rentabilité, tandis que la mission de l’hôpital public est bien encore d’accueillir tous ceux qui ont besoin de soins, quels que soient leurs revenus.

L’activité des cliniques privées ne peut être comparée à celle de l’hôpital public, qui prend en charge plus de 80% des urgences et la plupart des interventions complexes (accidents vasculaires, réanimations, greffes, neurochirurgie...).

C’est également l’hôpital public qui accueille les patients précaires et/ou sans mutuelle, assure la continuité des soins et étend sa mission à la formation des personnels et à la recherche.

Des estimations de tarif partielles et partiales

Pour justifier l’appel au tarif unique, la FHP met en avant 50 actes médicaux qui seraient moins onéreux dans le privé que dans le public. Outre le caractère partiel et mensonger de cette affirmation, la FHP omet de préciser que ses estimations n’incluent pas les dépassements d’honoraires des médecins et les surcoûts divers (chambre individuelle, etc.).

Dès 2005, l’Inspection générale des affaires sociales notait que sur 527 millions d’euros de dépassements d’honoraires, 470 se produisaient dans des structures privées. Courant avril, le président de la FHP, célébrait son adhésion au Medef :

« Nous revendiquons le statut d’entreprises de santé et sommes heureux que, par l’intermédiaire de notre adhésion au Medef, soient reconnues la place et la contribution de l’hospitalisation privée dans le tissu économique national. »

Pas de stratégie de santé publique mais la recherche du profit

Ces propos révèlent une vision de la santé comme composante d’un système qui n’obéit qu’aux règles de l’économie de marché, fonctionnant sur la base d’investissements privés et de financements publics.

Aucune stratégie de santé à long terme n’est ici envisagée, il s’agit d’un modèle d’ « entreprise de santé » qui recherche la rentabilité immédiate et à tous les niveaux :

  • La patientèle devient une clientèle, parmi laquelle on sélectionne d’abord les nantis capables de s’acquitter des multiples surcoûts.
  • Les conditions de travail et de salaire deviennent celles d’une entreprise qui doit satisfaire les exigences des actionnaires. Les équipes médicales sont surmenées et les risques d’erreur accrus.

    Les personnels de plusieurs cliniques privées (Ales, Marseille, Montpellier...) sont en grève. La récupération par le privé de professionnels de santé (et de leurs patients) et des actes les plus rémunérateurs de l’hôpital public vide davantage ce dernier des activités rentables.

  • Des situations de monopole existent déjà dans certaines régions, favorisant les rachats de structures en difficulté, qui seront ensuite « rentabilisées » à coups de suppressions de postes et au détriment de la qualité des soins.

Une fois les investissements « rentabilisés », quel devenir pour les cliniques privées ? Une introduction en bourse ? Le VIH, les maladies orphelines ou rares, les polypathologies ou la chirurgie complexe seront alors bien mal cotées.

Une situation entérinée par les politiques de santé

Ce sont les mesures de privatisation mises en place par les ministres de la Santé successifs qui ont permis aux tenants du capital financier, à commencer par la FHP, de s’emparer du système de santé initialement solidaire.

La tarification à l’acte (T2A) est le principal instrument du démantèlement de l’offre de soins publique : elle ne permet pas la subsistance de l’hôpital public, rabat les soins rentables vers le secteur privé et incite les patients qui en ont les moyens à avoir recours à des mutuelles qui se révèlent de plus en plus être de vulgaires assurances.

En 2007, après examen des comptes de la Sécu, la Cour des comptes révélait une amputation du budget de l’hôpital public de 191 millions d’euros, dont 168 millions affectés au secteur privé de la santé.

Les fonds publics transférés au privé servent à diverses opérations financières sans aucun lien avec la santé (cession des murs à des grands groupes fonciers, acquisition de titres d’autres entités privatisées...), au détriment des malades.

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  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 14h01 le 17/07/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Nationalisation de la médecine et de la pharmacologie ! ! !

    • pablico
      pablico répond à Autist Reading -
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h34 le 17/07/2010
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      imaginons qu’on supprime la sécu..
      les mutuelles vont freiner le mouvement.

      seuls les très riches pourront se soigner.. et toutes les cliniques fermeront... faute de malades.

      cela ne touchera pas les pompes funèbres, eux ont le temps pour eux

      (ironie)

      • A déménagé le 31-1
        • Posté à 14h54 le 17/07/2010
        • Internaute 115310

        ma parole mais vous êtes comme le professeur Rollin vous :)

         2 autres commentaires
      • arg
        arg répond à pablico
        • Posté à 15h49 le 17/07/2010
        • Internaute 25486

        article un peu partisan , c’est le moins qu’on puisse dire ......

        certaines cliniques accueillent des cmu ainsi que des aides medicales d’état ( en gros , un réfugié sans papiers )

        pourquoi ne pas dire que les plus gros dépassements sont le fait de pontes notamment parisiens qui arrivent à des chiffres d’affaires de plus de 600 000 euros en plus de leur fonction de chef de service ?

        pourquoi ne pas parler de la gabégie du secteur publique ? que la machine tourne avec des externes et des internes payés à peine 2000 euros sans les gardes apres BAC +8 ?

        peut-etre que le message de la fhp est tendancieux mais le probleme n’est pas aussi simple entre les gentils d’un côté et les vilains du privé de l’autre !

        tous les points de vue sont recevables mais il faut aussi faire un travail honnête et présenter tous les aspects

         
        • pablico
          pablico répond à arg
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 16h14 le 17/07/2010
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          sans être tendancieux, si le mécanisme actuel est supprimé, même les grands pontes perdrons...

          • arg
            arg répond à pablico
            • Posté à 16h32 le 17/07/2010
            • Internaute 25486

            ou instaurer un systeme à la suedoise : tous fonctionnaires

            • Central Scrutennizer
              Central Scrutennizer répond à arg
              Scrutennizant
              • Posté à 19h27 le 17/07/2010
              • Internaute 77982
                Scrutennizant

              Tu veux dire : « la fin de privilèges » ?

              Voilà qui est révolutionnaire !

              Sinon, une solution serait aussi de laisser les organismes privés (cliniques mais aussi écoles) fonctionner comme des entreprises normales SANS fonds publics.
              Car après tout si l’on exige des objectifs de rentabilité du secteur publique, pourquoi ne pas exiger du privé qu’il devienne strictement privé ?

              Je suis sûr que ça rééquilibrerait sacrément la balance, quand on voit la part que l’Etat verse chaque année pour ces tiques de notre système de santé et du système éducatif.

              Séparation du privé et de l’Etat !

              • arg
                • Posté à 20h08 le 17/07/2010
                • Internaute 25486

                apres , il faut voir ce quetu entends par privilege , néanmoins , en suede , ou en angleterre , où les generalistes sont rémunérés en fonction du degré de prevention qu’ils font , ils travaillent beaucoup moins qu’en france pour des salaires de 100 000 euros par an alors je pense que beaucoup de medecins seraient tentés.........

              • fingo
                fingo répond à Central Scrutennizer
                Etudiant
                • Posté à 11h18 le 18/07/2010
                • Internaute 70898
                  Etudiant

                Mais grave ! Par ce que laisser le privé se faire du fric alors qu’il est subventionner au même titre que le publique c’est un peut se foutre de la charité ! a bon entendeur

              • SiDi
                SiDi répond à Central Scrutennizer
                En état de choc
                • Posté à 15h10 le 18/07/2010
                • Internaute 24795
                  En état de choc

                Ça ne résoudrait pas entièrement le problème. Mettons que l’hôpital public atteigne l’équilibre financier, avec la moitié de ses activités « rentable » et l’autre moitié pas rentable.

                Si le privé existe, alors il concurrencera uniquement sur les activités rentables (logique, ils veulent du fric et n’ont pas d’obligations de service public).

                Donc l’hôpital public perdra des « parts de marché », et donc des revenus sur ces activités, et il finira donc en déficit. En fait c’est exactement la situation actuelle... mais supprimer les subventions aux cliniques privées ne fera qu’atténuer le problème, pas le faire disparaitre, à mon avis.

                • Central Scrutennizer
                  Central Scrutennizer répond à SiDi
                  Scrutennizant
                  • Posté à 15h16 le 18/07/2010
                  • Internaute 77982
                    Scrutennizant

                  Ça mettrai fin a une anomalie.

                  Quand à la question de la « rentabilité » de l’hôpital public elle est d’une absurdité sans non (autant que si l’on demandait à l’école d’être « rentable » en terme économique) : il s’agit d’un service publique et comme tel, sa « rentabilité » est en terme de service à l’ensemble de la communauté, non pas en termes de rendement financier.

                  Mai sil est dur d’entendre un discours autre que celui de cet imbécile « rentabilité » tant les médias dominants sont unis dans la propagande ultra-lib.

                  La vie humaine et sa qualité n’ont pas de coût.

                  • SiDi
                    SiDi répond à Central Scrutennizer
                    En état de choc
                    • Posté à 21h17 le 18/07/2010
                    • Internaute 24795
                      En état de choc

                    Je suis tout à fait d’accord là dessus. Ce que je voulais dire par équilibre financier, c’est qu’un hôpital a un budget, et que d’année en année (en tenant compte du changement des soins apportés / de l’inflation), il faut que ce budget permette de remplir les objectifs de l’hôpital en matière de soins.

                    Et si on ne laisse aux hôpitaux public que ce qui coûte cher, alors on soigne moins de gens avec le même budget. Et comme les cliniques privées prendront des bénéfices payés par les patients / la sécu alors que l’hôpital n’en aurait pas pris pour les mêmes soins, ça fait perdre de l’argent, au final.

                    • Central Scrutennizer
                      Central Scrutennizer répond à SiDi
                      Scrutennizant
                      • Posté à 21h25 le 18/07/2010
                      • Internaute 77982
                        Scrutennizant

                      En effet :)

                    • DocBB
                      DocBB répond à SiDi
                      • Posté à 06h37 le 19/07/2010
                      • Internaute 8705

                      C’est faux archi faux !
                      allez voir les tarifs (ameli.fr) : plus c’est grave mieux c’est payé .
                      et les pathologies lourdes sont – administrativement – réservée à l’hôpital.
                      Qui est payé 2,5 fois plus cher en moyenne pour faire la même chose qu’une clinique et parfois encore plus : un petit exemple bien lumineux ; le simple séjour d’un nouveau né sans problème significatif GHS n° 5830 (c’est juste le pédiâtre qui passe tous les jours voir si le bébé est toujours très bien portant...)
                      -Clinique 729,66 euros
                      -Hôpital public 3702,39 euros
                      et ne dites pas qu’il est plus grave, plus paooovre, plus... non il est juste né à l’hôpital.
                      D’accord il faut ajouter les 26 euros d’honoraires de visite du pédiâtre par jour à la clinique pour les 4 ou 5 jours du séjour et ça doit expliquer toute la différence ?

                    • DocBB
                      DocBB répond à SiDi
                      • Posté à 07h00 le 19/07/2010
                      • Internaute 8705

                      n’oublions jamais que c’est le politique qui défini le tarif : si certaines pathologies ne sont pas « rentables » et font perdre de l’argent aux cliniques c’est qu’on a défini un tarif dissuasif. pour elles, c’est ainsi qu’on modèle le paysage hospitalier : favorisons les maternités publiques simple donnons tout l’argent à l’hôpital : séjour d’un nouveau né sans problème significatif GHS n° 5830 (c’est juste le pediâtre qui passe tous les jours...) Clinique 729,66 euros Hôpital public 3702,39 euros.
                      Ou alors accordons une autorisations administrative aux urgences, à la cardio interventionnelle, ou à la neurochirurgie, ou aux soins palliatifs ou à la cancérologie (pour cela on crée des quotas qui favorisent les grandes équipes au détriments des praticiens besogneux qui seuls ne font juste pas le quota en clinique alors qu’à 10 ils y arrivent en face, mais le quel opère le mieux et le plus souvent finalement ?), Et remarquons que ces quotas n’existent que pour les GHS-Tarifs les plus juteux,

                • Central Scrutennizer
                  Central Scrutennizer répond à SiDi
                  Scrutennizant
                  • Posté à 15h16 le 18/07/2010
                  • Internaute 77982
                    Scrutennizant

                  Ça mettrai fin a une anomalie.

                  Quand à la question de la « rentabilité » de l’hôpital public elle est d’une absurdité sans non (autant que si l’on demandait à l’école d’être « rentable » en terme économique) : il s’agit d’un service publique et comme tel, sa « rentabilité » est en terme de service à l’ensemble de la communauté, non pas en termes de rendement financier.

                  Mai sil est dur d’entendre un discours autre que celui de cet imbécile « rentabilité » tant les médias dominants sont unis dans la propagande ultra-lib.

                  La vie humaine et sa qualité n’ont pas de coût.

                  • DocBB
                    • Posté à 06h44 le 19/07/2010
                    • Internaute 8705

                    « La vie humaine et sa qualité n’ont pas de coût. » Sauf que nous sommes au bout du système et que le oût est bien là : est il moral et éthique que les tables d’opérations de l’hôpital portent un malade en moyenne une heure par jour ? quand vous et moi payons l’équipe médicale et paramédicale qui va avec 7 heures tous les jours ? est il normal qu’un scanner tourne 6 heures par jour dans le public contre 14 dans le privé (exemple d’un même outil utilisé dans le cadre d’un GIE par des radiologues libéraux et des radiologues hospitaliers). Nous avons payé ces équipements par nos impôts et nos cotisations pour qu’ils servent, pas pour qu’ils décorent des pièces vides.

                    ne parlons pas de rentabilité alors parlons de service (de santé) rendu par rapport à l’argent dépensé

                    • Central Scrutennizer
                      Central Scrutennizer répond à DocBB
                      Scrutennizant
                      • Posté à 07h52 le 19/07/2010
                      • Internaute 77982
                        Scrutennizant

                      « nous sommes au bout du système ».
                      C’est partiellement vrai.
                      Les gouvernement de gauche comme de droite on amené ce système au point où il en est, et ce n’est pas seulement une évolution conjoncturelle (comme on ne cesse de nous le rabâcher) liée au vieillissement, à la diminution de la population active, etc.

                      Même si nous ne désirions aborder les largesses accordées à certaines entreprises (non-récupération de cotisations non versées, gracieusement cédées par nos gouvernants - en 2001 ça représentait un somme avoisinant les 789 Millions d’euros. Pas mal non ?), et que nous choisissions d’ignorer les autres irrégularités du même acabit, le système serait encore largement auto suffisant (et serait même toujours excédentaires) si les cadres n’avaient été profondément modifiés depuis la création de la sécurité sociale.

                      Les sommes versées aux structures de santés privées viennent se rajouter au « déficit », d’où ma réflexion sur le propos.

                      Le fameux « trou de la sécu » (mythe savamment entretenu car propice à calmer les ardeurs revendicatives) s’est même payé le luxe certaines années de se transformer en « tas de la sécu », et ce durant des périodes qui pourtant étaient plutôt à la récession : preuve que, si l’on voulait avoir une gestion moins relâchée des prélèvements, le système pourrait encore fonctionner un bon bout de temps.

                      On passera donc sur les tours de passe-passe dont nos politiques ont sut faire preuve depuis la création de la sécu, pour se dire que le « système est arrivé à un terme ».

                      Des mots souvent employés par les ultralibs pour justifier la mise en pièce du secteur publique au profit du privé.

                      Des réformes globales, il en faudrait, mais pas dans le sens de celles entreprises depuis ces dix dernières années.

        • toratora
          toratora répond à arg
          • Posté à 16h33 le 17/07/2010
          • Internaute 6249

          à peine 2000 euros...

          • arg
            arg répond à toratora
            • Posté à 16h45 le 17/07/2010
            • Internaute 25486

            pas loin

          • interne
            interne répond à toratora
            (interne en médecine)
            • Posté à 12h13 le 21/07/2010
            • Internaute 120544
              (interne en médecine)

            Je suis interne en médecine et je gagne bien moins de 2000 euros sans les gardes (pour des semaines de 60 heures)...

            Mais, je ne vois pas trop le rapport ! Bien sûr, le système « profite » un peu de nous, mais nous sommes en formation, une formation longue, par ailleurs gratuite.
            Il me semble qu’ici, le débat concerne la différence public/privé et surtout la véracité des propos tenus par le service public. Non ?

        • Docteur Panel
          Docteur Panel répond à arg
          Sondologue
          • Posté à 02h17 le 18/07/2010
          • Internaute 43290
            Sondologue

          D’accord avec vous pour sortir de la caricature privé = méchants public = gentils, ainsi qu’avec le nécessité de balayer la gabegie devant la porte du public.
          Mais le point d’entrée de l’article est très pertinent : le côté putassier de la publicité manipulatrice et faussement chevalier blanc est exaspérant et se répand de plus en plus dans tous les secteurs. Tout le monde prétend sauver la planète (toutes les boîtes qui font du greenwashing) ou la sécu (fhp), ou l’école (Fondation pour l’école, qui occulte même le fait qu’elle défend uniquement le privé), ou le pouvoir d’achat des Français (Michel-Edouard Leclerc), ou la liberté des femmes etc.
          Je n’en peux plus de cette rhétorique du salut nauséabonde, qui fait passer la publicité du statut de réclame (agaçante ou sympathique, c’est selon) à celui de propagande.

        • kikekoi
          kikekoi répond à arg
          toujours de bonne foi
          • Posté à 08h52 le 18/07/2010
          • Internaute 29279
            toujours de bonne foi

          aspect véridique ?
          vérifiez vos factures
          après un acte bénin necessitant une nuit en clinique ,j’ai tilté sur le fait qu’ils m’en facturaient 2 nuits,ils m’ont expliqués que j’avais une mutuelle et que tout etait pris en charge !
          honte sur eux
          d’autant qu’en cas de complication les cliniques privées veulent garder le patient dans un établissement de leur groupe si le plateau n’est pas adapté aux soins necessaires, « le client » est captif , quitte à forcer la famille à des deplacements importants et à imposer un médecin travaillant dans le même groupe privé
          d’autres exemples me viennent en tête
          on parle de trou de la sécu et d’augmentation des mutuelles, cherchons un peu de ce côté là, les fraudeurs ne sont pas que des patients, des praticiens ne se privent pas, parfois dans des positions d’abus de faiblesse
          honte sur eux

        20 autres commentaires
      • zénon denon 84
        zénon denon 84 répond à pablico
        Bonne
        • Posté à 12h44 le 18/07/2010
        • Internaute 30028
          Bonne

        OUI,
        Et comme disait l’autre :

        Mourez,nous nous chargeons du reste...bien brave !
        Encore un effort .

    • zénon denon 84
      • Posté à 10h08 le 19/07/2010
      • Internaute 30028
        Bonne

      Question du journaliste :
      « et vous avez le sentiment que l’hopital va mal ? “
      réponse ...

      ‘OUI.Dans la valeur donnée aux choses,on a une
      médecine qui est bafouée,attaquée par les pouvoirs
      publics qui veulent faire des économiies à tout prix.
      On dirait qu’ils n’ont pas le connaissance de ce qui est.

      On supprime des postes ,il y a de moins en moins
      d’oncologues,et pourtantil y a de plus en plus de malades !
      de plus en plus de’ pathologies.Et en face ? de moins en moins
      de médecins .Ils courent d’un bureau à l’autre,ce sont des queues pour un examen,une radio.L’hopita lfait
      ce qui’il peut,et il le fait bien.
      Mais cela ne suffit pas .

      Question /
      C’est à dire ?
      Réponse ...

      ‘On soigne à la chaine On soigne avec des protocoles
      On a beau dire que l’on soigne de plus en plus de cancers
      on vous parle d’une d’une survie à cinq ans.
      Cinq ans c’est beaucoup et ça ne fait pas grande chose.
      Et puis le cancer échappe à tout le monde ,aux scientifiques
      aux médecins,mais il n’échappe pas au malade...
      Ce qui est important c’est que les gens prennent
      leur responsabilité.C’est à eux cette maladie ce n’est pas
      aux médecins.
      Il y a des médecins qui sont totalement inconscients,
      je les appelleles médecins assis’ Ils sont loin de vous
      ils sont assis sur leurs connaissances,si loin de vous .
      Ils ont tellement peur que l’on apporte quelque chose
      de nouveau qui les destabiliserait..”

      .../...

      J’arrête là ce beau ,si beau témoignage
      du 10 Mai dernier de
      Bernard Giraudeau donné à Libération .
      _______________________________
      Quel poids apporté à tous ceux qui souffrent
      sans comprendre bien le protocole qui leur échappe .Dramatique !

      Merci Bernard et bonne route

  • skayrldomski
    skayrldomski
    Addiction chronique au Service- (...)
    • Posté à 14h02 le 17/07/2010
    • Internaute 57317
      Addiction chronique au Service- (...)

    Ce qui est excellent, c’est l’aplomb avec lequel la FHP ment (par omission) !

  • 101.7
    101.7
    Promeneur
    • Posté à 14h18 le 17/07/2010
    • Internaute 59121
      Promeneur

    Plus c’est gros et plus ça passe, pensent-ils.

    La seule volonté de l’économie libérale de la médecine c’est de monopoliser l’industrie de la santé.
    Ouste la sécu, les caisses de retraite habituelles, vive les assurances privées.

    Quand on pense que pour faire un peu plus de bénéf, des cliniques privées faisant partie d’un groupement (d’un trust) ont maintenant des tubulures de perfusion qui se plient au moindre mouvement du malade, bloquant ainsi le passage du liquide.
    C’est moins cher, faut faire des économies pour offrir plus de dividendes aux actionnaires... le malade on s’en tape, c’est la sécu qui paye et lui rajoutera son écot à la sortie.

    Jetez un oeil sur la concentration des cliniques privées, c’est monstrueux, on est loin de la clinique du docteur du coin.

    Juste un exemple de concentration :
    Lien

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 14h22 le 17/07/2010
    • Internaute 53186
      inconsolable

    II n’ y a pas de mystère, tous les profits des secteurs d’économie mixte se font au détriment du partenaire public.

  • zzzut
    zzzut
    étudiant
    • Posté à 14h26 le 17/07/2010
    • Internaute 78406
      étudiant

    sujet d’article tout à fait intéressant mais pourquoi ne pas expliquer dans le détail ce qu’est le tarif unique ? et pourquoi ne pas développer les derniers paragraphes ? « En 2007, après examen des comptes de la Sécu, la Cour des comptes révélait une amputation du budget de l’hôpital public de 191 millions d’euros, dont 168 millions affectés au secteur privé de la santé.
    Les fonds publics transférés au privé servent à diverses opérations financières sans aucun lien avec la santé (cession des murs à des grands groupes fonciers, acquisition de titres d’autres entités privatisées…), au détriment des malades. »
    parce que, finalement, c’est là l’intérêt de l’article. que les cliniques privées ne sont pas des philanthropes, on s’en doute depuis un moment, il s’agit d’expliquer les politiques publiques de destruction d’un système de santé public et solidaire.
    merci

    • DocBB
      DocBB répond à zzzut
      • Posté à 06h51 le 19/07/2010
      • Internaute 8705

      le tarif unique ce serait payer une même pathologie, les mêmes soins, dans un contexte de comorbidité équivalente au même tarif. Et ça l’hôpital en a trop peur : allez voir les tarifs public/privés sur ameli.fr le site de la sécu

      Et pour ceux qui n’auraient pas le courage de lire : un petit exemple bien significatif de la différence de traitement des établissements de santé :
      le simple séjour d’un nouveau né sans problème significatif GHS n° 5830 (c’est juste le pediâtre qui passe tous les jours...) :

      -Clinique 729,66 euros
      -Hôpital public 3702,39 euros

      à quoi il faut ajouter les honoraires exorbitants de 5 X 26 euros des visites du pédiatre à la clinique

      et ne dites pas qu’il est plus grave, plus paooovre, plus... non il est juste né à l’hôpital

  • _bernardo_
    _bernardo_
    sourd-muet
    • Posté à 16h48 le 17/07/2010
    • Internaute 111480
      sourd-muet

    pourquoi le gouvernement ne baisse t-il pas progressivement la tva, alors que de plus en plus de services institutionnels sont privatisés ?

    tout n’est fait que dans un seul sens, c’est du foutage de gueule.

    ne laissons pas les privés s’implanter et prendre nos meilleurs chirurgiens, et pareil pour les autres corps de métiers... tout est au profit des actionnaires et non au profit de la communauté.
    Quelle société va t-on laisser à nos enfants ?

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 14h39 le 17/07/2010
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Un volet que l’on a tendance à oublier : la formation des médecins. Ce ne sont pas les cliniques privées qui les forment mais bien les centres hospitalo-universitaires. Alors, que les cliniques participent au coût de la formation au lieu de bénéficier de médecins déjà formés grâce à l’argent public !

    Il y en a quand même plus qu’assez du démantèlement des services publics pour faire plaisir à la famille

    Lien

    Lien

    et aux amis, comme cette clinique de Brive, dont les plateaux d’obstétrique étaient complètement obsolètes, que l’Agence Régionale d’Hospitalisation veut (voulait ?) rattacher à l’hôpital en subventionnant la rénovation des locaux privés !

    • Frenchym
      Frenchym répond à caro
      Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
      • Posté à 13h41 le 18/07/2010
      • Internaute 61048
        Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

      Je suis parfaitement d’accord avec vous. La France est sur le chemin des US. Privatisation sous le fallacieux prétexte d’économie du budget de l’état.

      Il suffit de regarder ce qui se fait pour les prisons depuis Challandon et de vois ce qui arrive aujourd’hui dans les hôpitaux et demain dans l’ensemble du service public. La ligne est claire : un chef de service public et u ensemble de services privés.

      LE seul bémol que je met sous forme de question, est de savoir ou se situent les cliniques mutualistes dans cette pompe à fric qu’est la santé en France. ? coté « mutelle client » ou coté « fric morticoles » ?

  • thierry reboud
    • Posté à 14h53 le 17/07/2010
    • Internaute 20923

    Pourtant je veux bien les croire, les cliniques privées, quand elles prétendent vouloir sauver la Sécu... mais ça n’a rien à voir avec de la philanthropie.

    C’est encore tout frais, et ce n’est rien d’autre qu’un exemple : j’ai papoté ce matin avec une amie qui doit se faire livrer un mioche dans une semaine, et elle m’a un peu raconté le déferlement de « soins » auxquels elle a été soumise. Entre les 75 € pour 3 minutes de son gynéco afin qu’il véridie si le parasite est en bon état, les séances d’1 heure de sages-femmes (en groupe de 4 ou 5) pour leur causer de la magie de la naissance facturées 30 € à chacune des pondeuses, un scanner dont on se dit qu’il n’a été fait que pour rentabiliser l’installation, et la cerise sur le gâteau, une ultime visite (toujours en groupe et facturée plein pot) pour lui montrer comment la maternité est bien équipée et où se trouve le parking pour le jour fatidique...

    Bref, sans la Sécu, l’amie en question y aurait sans doute regardé à deux fois.

    Tout ça pour dire qu’il n’est pas du tout impossible que la médecine la plus privée pompe beaucoup plus la Sécu que les salariés qui demandent un arrêt de travail. Et comment qu’elles veulent la sauver, la Sécu !

    • Colossos
      Colossos répond à thierry reboud
      Médecin
      • Posté à 20h22 le 17/07/2010
      • Internaute 65828
        Médecin

      « j’ai papoté ce matin avec une amie... » Quel heureux hasard ! non ?

      ça sent le BARATIN à plein nez votre intervention.

      Votre amie qui se fait faire un scanner en fin de grossesse : où est le problème ? Si le scanner a été demandé c’est qu’il était nécessaire pour mesurer le bassin de votre copine pour voir si elle devait accoucher par voie naturelle ou par césarienne.

      La facturation de la visite de la clinique payée « plein pot » et prise en charge par la sécu : élucubrations débiles de votre pseudo copine. Je suis curieux de savoir quelle a été la codification de cette visite. C’est trop beau pour être vrai. Essayez d’être plus crédible lorque vous inventez des histoires abracadabrantes !

      • kikekoi
        kikekoi répond à Colossos
        toujours de bonne foi
        • Posté à 08h59 le 18/07/2010
        • Internaute 29279
          toujours de bonne foi

        illisible comme une ordonnance vos arguments, mis à part le déni

         
        • Patou355
          Patou355 répond à kikekoi
          Turco-italo-charento-limousin, (...)
          • Posté à 10h39 le 18/07/2010
          • Internaute 46857
            Turco-italo-charento-limousin, (...)

          C’est sûrement lié au fait qu’il n’y a pas d’argument.

        1 autres commentaires
      • nelmezzodelcamin
        nelmezzodelcamin répond à Colossos
        di nostra vita
        • Posté à 09h07 le 18/07/2010
        • Internaute 3956
          di nostra vita

        mouais... pas si sûre que ce soit du baratin...

        pour ce qui est du scanner, il y a des chances en effet que ce soit une histoire de mesure du bassin, or le scanner n’est pas forcément très efficace en la matière (la position dans le scanner n’est pas celle de l’accouchement, et on ne tient pas compte de l’élasticité ligamentaire qui est maximale en fin de grossesse... c’est souvent un bon justificatif pour une césarienne... après il y a des cas particuliers...)

        Il y aurait BEAUCOUP à dire sur le suivi de la grossesse et la gynécologie en général : par exemple un suivi par une sage femme coûte moins cher à la sécu (je ne parle pas d’accouchement à domicile), mais comme les sage-femmes n’ont pas les mêmes possibilités de prescriptions (contraception au delà de 3 mois de post partum, arrêt pendant la grossesse limité aux 15 jours « grossesse pathologique »...) et aussi par ignorance, la majorité des femmes se font suivre par un gynéco (souvent déjà débordé). Pourquoi est-ce qu’on ne donne pas davantage de droits aux sage-femmes ? ça ferait de l’ombre à certains ? ? ?

        En 10 ou 15 ans le suivi de la grossesse a été très compliqué ! on fait faire à tour de bras des « tristests » (pour mesurer le risque de trisomie) qui ont une fiabilité exécrable, qui conduisent à tout un tas d’amniocentèses pas nécessairement sans risques pour le bébé voire la mère, qui angoissent inutilement des milliers de femmes pendant des semaines et qui coûtent cher ! ! au minimum il faudrait mesurer avec chaque femme le choix de faire ou pas ces examens ! or je constate que souvent le gynéco dit « il faut faire ces examens », point barre (qui a parlé de consentement éclairé ?)

        On fait aussi quasi systématiquement le dépistage du diabète gestationnel qu’on ne faisait pas avant...

        Je ne conteste pas les progrès de la médecine, mais je trouve que la systématisation de certaines choses est discutable, et qu’on n’explique pas assez aux femmes ces examens.

        (et je ne suis pas à l’abri non plus, en 5 mois j’ai fait deux fois la sérologie de hépatite B... histoire de voir si je ne l’avais pas chopée entre temps en multipliant les piqures d’héroïne et les partenaires sexuels, sûrement...)

         
        • Colossos
          Colossos répond à nelmezzodelcamin
          Médecin
          • Posté à 10h13 le 18/07/2010
          • Internaute 65828
            Médecin

          Chère madame,

          Tous votre argumentaire est sensé et peut être discuté.

          Reconnaissez toutefois que les progrès de la prise en charge des grossesses ont été considérables ces dernières années avec notamment une chute vertigineuse de la mortalité maternelle et périnatale et une diminution d’un facteur 5 du nombre de trisomies 21 non dépistées. Cette amélioration n’est pas seulement le fait des cliniques privées mais aussi celle des hôpitaux publics.

          Il y a probablement encore des améliorations à apporter, notamment dans le nombre des amniocentèses qui est trop élevé. Mais ce taux élevé est principalement dû à la pression qu’ont les médecins si par malheur pour leur patient et surtout pour eux, ils passaient à côté d’une anomalie chromosomique. Toute anomalie chromosomique non dépistée peut conduire à un procès !

          Effectivement, les médecins, souvent, ne prennent pas assez de temps pour expliquer la raison de tel ou tel examen.

          Lorsque je parle de baratin c’est quand ce monsieur Reboud essaie de nous faire croire que l’on a facturé à une de ses amies (imaginaire probablement) et codifié à la sécu la visite d’une clinique privée. Ca, c’est complètement bidon et une élucubration malhonnête.

          • nelmezzodelcamin
            nelmezzodelcamin répond à Colossos
            di nostra vita
            • Posté à 10h52 le 18/07/2010
            • Internaute 3956
              di nostra vita

            Merci pour votre réponse, comme je le disais je ne conteste pas les progrès de la médecine ! !
            Je crois bien avoir lu, par contre, que la mortalité maternelle, si elle est infiniment plus faible en France que dans les pays du Tiers monde, n’est pas parmi les plus faibles des pays de l’OCDE...nous pouvons encore progresser...

            Quant au dépistage de la trisomie 21, il est sans doute « meilleur » étant donné qu’il y a 20 ans on n’avait pas les mêmes outils, mais j’avoue qu’il me chiffonne un peu sur le plan moral ; j’espère ne jamais avoir à faire un choix pareil, mais il me semble que notre société pousse à l’euthanasie de ces foetus porteurs de trisomie 21, d’autant plus que justement ça se dépiste avant la naissance (et qu’il ne s’agit pas ici de soigner...) et je ne suis pas très sûre que ce soit un bien (je ne jette pas la pierre aux couples, mais de par mon milieu familial j’ai connu quelques trisomiques et c’étaient des personnes très attachantes) ; ça mérite d’être interrogé je crois...

            La menace de procès est probablement un problème, et j’ai vu votre réponse plus bas où vous évoquez les primes d’assurance très élevées, il me semble cependant qu’une partie de ces primes est prise en charge par l’assurance maladie, mais j’avoue ne pas savoir à quelle hauteur.

            Je crois que l’on peut à la fois faire des progrès dans la prise en charge ET faire des économies, en répartissant mieux les prises en charge entre médecins et sage-femmes, en expliquant les choses aux femmes/aux couples, en essayant de réduire des actes qui sont parfois pratiqués trop systématiquement (le taux d’épisiotomies et de césariennes varie énormément d’un site à l’autre par exemple), en ne multipliant pas les examens, en améliorant les aménagements du temps de travail pour les femmes enceintes (c’est le plus souvent impossible et cela conduit à des arrêts de travail qui pénalisent tout le monde : la femme pour sa carrière, la sécu, l’employeur..)

        3 autres commentaires
      • thierry reboud
        • Posté à 12h34 le 18/07/2010
        • Internaute 20923

        C’est simple, je l’ai rappelée : elle n’a pas pu me dire la codification de la visite, puisqu’elle avait eu lieu le matin même. Si vraiment ça vous intéresse, je pourrai sans doute le lui demander quand son relevé de juillet sera disponible. Pour vous faire patienter, elle s’est tapé une séance de conseils pour l’allaitement facturée 30,74 € et qui répond au doux nom de Acte de sage-femme codifiée SF11.6 ou une autre (dont elle ne se rappelle plus le contenu) codifiée SF15.0 pour laquelle elle a douillé 39,75 €.

        En revanche elle a pu m’assurer que la visite d’hier s’était conclue par une récolte de cartes Vitale (et elle m’a bien précisé : les 5 cartes Vitale). Elle et moi nous demandons bien pour quelle raison, sinon pour se faire payer la visite des installations de l’usine à mômes.

        Sur le scanner, elle confirme ce que vous dites : c’était bien pour se faire mesurer le bassin. Je crois pourtant savoir que toutes les maternités ne sont pas équipées de scanners, notamment dans les petites villes, et que les accouchements semblent néanmoins s’y passer parfaitement dans l’immense majorité des cas. D’où je déduis qu’il doit exister d’autres méthodes pour mesurer les bassins qu’un scanner. Pourquoi donc pratiquer un scanner, sinon pour amortir et rentabiliser le considérable investissement qu’il représente ?

        Maintenant, vous pouvez bien chipoter (à mauvais escient, semble-t-il) sur tel ou tel point : quand vous constatez que la fabrication du môme de cette amie revient pour le moment (selon les chiffres des 5 derniers décomptes mensuels [février à juin] qu’elle m’a donnés) à 1468,62 €, remboursés à 100% à partir du sixième mois, vous admettrez que la volonté tenace des cliniques privées à vouloir maintenir la Sécu en état de raquer peut se comprendre sans trop de difficulté.

         
        • Colossos
          Colossos répond à thierry reboud
          Médecin
          • Posté à 13h48 le 18/07/2010
          • Internaute 65828
            Médecin

          C’est très surprenant ce que vous racontez.

          Si réellement la visite de la clinique a été facturée à la sécu, il faut alerter la caisse d’assurance maladie et le conseil de l’ordre car c’est illégal.

          On doit pouvoir effectivement se passer de pelvimétries par scanner avant de pratiquer des accouchements de gros bébés chez des femmes aux petits bassins mais alors le nombre d’infirmes moteurs cérébraux risque d’augmenter à la vitesse grand V. Je ne vois pas trop où est l’intérêt de l’obstétricien de demander cet examen (pour lequel il ne touche pas un euros) si ce n’est pour augmenter la sécurité de l’accouchement de votre amie. Alors sous-entendre que cet examen a été demandé pour saigner la sécu ressemble à de la médisance.

          Je n’ai pas retrouvé de montants tels que ceux que vous rapportez pour les actes de sages femmes, êtes-vous sûr qu’ils correspondaient à des séances uniques. Quand je vais chez le kiné, je ne pais pas à chaque fois mais simplement toutes les 5 ou 6 séances.

          Enfin, et celà devrait vous surprendre. Le prix d’un accouchement facturé à la sécu est le même qu’il soit pratiqué en clinique privée ou en hôpital public. Pourquoi ne critiquez vous donc que le secteur libéral et pas le secteur public. Est-ce une question idéologique ?

          • thierry reboud
            • Posté à 17h33 le 18/07/2010
            • Internaute 20923

            Pour ce qui est des trucs et des machins, et dans la mesure où je ne les ai que de deuxième main, je lui ferai lire vos commentaires : elle en pensera ce qu’elle voudra et vous répondra elle-même si elle le juge utile.

            Sur l’intérêt que pourrait avoir l’obstétricien à faire passer un scanner, je suppose que si ledit obstétricien est l’un des associés de la clinique, l’intérêt devient aussitôt plus évident : c’est plus de la comptabilité que de la médecine mais je crois bien qu’à chaque fois qu’il facture un examen, l’investissement est plus vite rentabilisé par rapport au plan d’amortissement.

            Reste votre conclusion. Premièrement, je vous fais observer que je n’ai pas parlé de la tarification de l’accouchement, mais du coût global de la grossesse.

            Deuxièmement, je parle des cliniques privées et pas de l’hôpital public parce que l’article porte sur les cliniques privées. Et comme le remarquent l’article et certains commentateurs (dont vous-même, si je ne m’abuse), le principe même d’une clinique privée est bien de dégager du bénéfice, ce qui n’est pas le but de l’hôpital public (du moins pas encore).

            Le propos principal de mon commentaire initial était de souligner que les entreprises privées que sont les cliniques dégagent du bénéfice grâce au financement public ou para-public que représente la Sécurité Sociale, notamment à travers la prolifération d’actes facturés à plus ou moins bon escient.

            • Colossos
              Colossos répond à thierry reboud
              Médecin
              • Posté à 20h05 le 18/07/2010
              • Internaute 65828
                Médecin

              Très clairement, vous parlez de problèmes dont vous ne connaissez rien, ce que l’on peut comprendre puisque vous n’êtes probablement pas dans le milieu médical ou paramédical, et vos suppositions sont idiotes.

              Mais manifestement vous avez une bien piètre idée des médecins et de la médecine de notre pays.

              Effectivement les cliniques privées ne font pas dans l’humanitaire mais sont structurées pour gagner de l’argent. Les médecins qui y travaillent s’ils veulent avoir de nombreux patients ne doivent pas abuser d’examens inutiles et doivent être efficaces. Les intentions lucratives que vous leur prêtez n’aurait pour conséquence que d’irriter leurs médecins correspondants qui ne seraient pas dupes et qui n’envoieraient plus leurs patients. A l’inverse des médecins du public, les médecins du privés font régulièrement l’objet de contrôle de la part de la caisse d’assurance maladie, et prendraient de gros risques à réaliser des actes non justifiés.

              Pour votre gouverne sachez que le prix d’un accouchement en hôpital public coute plus du double (tout compris) qu’un accouchement en clinique privée.

              • yamato
                yamato répond à Colossos
                • Posté à 22h19 le 18/07/2010
                • Internaute 21748

                Je n’ai aucune connaissance médicale, en revanche, je suis intervenu dans le secteur privé, coté finances.

                Il est rès courant de voir des cliniques liées à de labos d’analyse, ou de scanners et autres appareils d’examen. Il est systématique, ou quasiment, dans les cas que j’ai eu à connaitre, que les médecins, prescripteurs donc, aient des parts dans les centres d’analyses, labos, etc... (sous forme de SCP, assez souvent).

                Ce n’est pas une preuve, disons que ça peut motiver un soupçon légitime...

                • Colossos
                  Colossos répond à yamato
                  Médecin
                  • Posté à 16h58 le 19/07/2010
                  • Internaute 65828
                    Médecin

                  Balivernes ou fantasmes !

                  Les SCP ne concernent, sauf rares exceptions, que les médecins de même spécialité. Il est IMPOSSIBLE qu’un gynéco, par exemple, ait des parts dans un laboratoire d’analyse médicale.

                  Vous faites quoi au juste dans la finance ?

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