Sur le terrain 15/07/2010 à 11h32

Le centre d'hébergement ferme, les filles retournent à la rue

Aurelie Charon | journaliste

A Paris, l’Apaso était le seul lieu qui accueillait en urgence des filles de 18 à 25 ans. Il a fermé le 30 juin, faute de budget.


Au centre d’hébergement d’urgence Apaso, à Paris (Aurélie Charon)

« Ça a servi à quoi tout ça ? Je vais où maintenant ? » Lydia évite le retour à la rue et repart dans un appartement, où onze personnes cohabitent. Elle y retrouve le compagnon violent qu’elle avait fui.

Elle a dû partir de l’Apaso le 30 juin : le seul centre d’urgence pour jeunes femmes SDF de 18 à 25 ans de Paris a fermé. La Ddass n’a plus les crédits pour continuer à le financer, et la Croix-Rouge n’a pas réussi à le garder ouvert. Et ce malgré les risques que courent les femmes réduites à dormir dans la rue. (Ecouter le son)

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Reportage à l’Apaso de la Croix-Rouge, à Paris

Monique Bonnet, la directrice, et Caroline Acard, l’éducatrice, se sentent impuissantes face au départ de Lydia et des seize autres filles du centre :

« On prend un risque majeur en laissant une jeune fille quinze jours dans la rue. On ne veut pas être responsable d’un viol ou d’une agression. »

Départ en auberge de jeunesse ou chez des « connaissances »

La fermeture a été brutale, la réaction des hébergées violente : Lydia a quitté son travail, avec le sentiment d’avoir été trahie une nouvelle fois. On lui avait promis un suivi, et voilà que la porte se ferme.

Cinq filles ont trouvé des solutions « plus que “limite” », déplore Caroline Acard. La moitié sont parties dans des hôtels ou auberges de jeunesse financés par des associations, les autres ont supplié des « connaissances », pas toujours des meilleures.

Depuis sa création à l’hiver 2008, le centre, qui comptait alors 25 places, répondait à un besoin : recevoir les filles dans l’urgence. Il suffisait d’un coup de fil pour venir le soir même. On y restait en moyenne un mois et demi, le temps d’avancer et de penser la suite de son parcours.

En 2009, 221 filles sont passées par l’Apaso. Deux demandes arrivent chaque jour, et la liste d’attente est longue.

La fermeture, « un acte face aux pouvoirs publics »

Le projet, porté à bout de bras par Monique Bonnet, s’effondre faute de budget, mais aussi à cause d’un manque d’anticipation. La Croix-Rouge dit « monter au créneau », mais un peu tard. Didier Piard, directeur de l’action sociale, veut faire de la fermeture un acte politique : « Il faut que l’Etat assume ses responsabilités. »


Photo Aurélie Charon

« Je ne voulais pas appeler le 115. » Toutes le disent. Derrière ce numéro, trois lettres, SDF, étiquette dont elles ne veulent pas. D’où l’idée d’un lieu où elles ne seraient pas confrontées à des hommes et des femmes qui ont le corps et les visages abîmés par des années d’errance.

Elles sont à la rue souvent pour la première fois : elles fuient un mariage forcé, des violences familiales, un réseau de prostitution ou sortent des services sociaux pour l’enfance. Les jeunes femmes sont de plus en plus nombreuses dehors, revendiquant leurs droits, mais sans en avoir toujours les moyens.

Caroline les recevait et leur expliquait la démarche et les règles du centre. (Ecouter le son)

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Reportage à l’Apaso de la Croix-Rouge, à Paris

« La première nuit dans la rue, je marchais, je marchais, je ne pouvais pas m’arrêter », explique Eva. La journée, elles errent : le quartier de Châtelet, les restaurants MacDonald’s... « On est les premiers Parisiens, on connaît la ville mieux que personne », ironise Anne-Grâce.

Farida : « On surveille les toilettes en permanence »

La moitié des filles avaient moins de 21 ans, des « gamines ». Farida était l’agent de nuit, dans le couloir, elle pointait les filles. « On surveille les toilettes en permanence, elles peuvent s’en prendre à elles-mêmes. Je suis toujours sous tension, ça peut dégénérer très vite. » Depuis l’ouverture du centre, trois tentatives de suicide, aucune réussie.

Dans sa précédente vie, Monique Bonnet a passé plus de vingt ans au ministère de la Défense. Elle a la certitude qu’imposer un cadre rend les gens responsables. La lumière était éteinte à 21h30, allumée à 7h30, tous les jours.

La journée, les filles devaient avancer. Entre leurs mains un emploi du temps, l’adresse d’un gynécologue, celle de la Mission locale pour l’emploi, celle de la bibliothèque de Beaubourg pour s’abriter le dimanche.


Lucile, au centre de novembre à janvier (Aurélie Charon)

Les hébergées que j’ai rencontrées n’acceptent pas de montrer leurs visages. « Sinon, on va nous dire dans la rue : c’est toi la fille SDF. » Une seule accepte, Lucile. Elle était au centre du 11 novembre au 11 janvier. C’est précis. « Oui, c’est précis, tu te souviens de toutes les dates quand tu es à la rue. »

Lucile a 20 ans. Elle habite à Toulouse en couple, et se fait quitter. Sa mère habite chez sa grand-mère, impossible de l’héberger chez sa sœur. Tout peut aller vite : elle prend une tente, part à Perpignan, fait la manche devant un supermarché Lidl, se douche à la bouteille d’eau. Et trouve des techniques : vers 14 heures, la cantine d’une école veut bien lui donner les restes du jour.

Un jour, elle décide de partir à Paris pour une semaine, mais elle restera, « parce qu’il y a plus d’aide ici ». Elle refuse d’appeler le 115, par fierté encore, jusqu’à ce qu’il fasse trop froid. On l’oriente ici, il suffit d’avoir sa carte d’identité, c’est tout : « J’ai fait un “bad trip”, je me suis retrouvée à l’hôpital. »

Le whisky l’accompagne dans ses premières nuits au centre s’accompagnent, puis il disparaît petit à petit : « Ici, ça a été le tournant dans ma vie. La rue, ce n’est plus pour moi : une fois, pas deux ». L’Apaso l’en a sorti. L’a fait entrer dans une boutique Subway du quartier Pasteur, à Paris.

Beaucoup de vigilance pour éviter les intrusions

Eva a fui sa famille et un mariage forcé, s’est réfugiée chez Pauline. Les deux filles se sont retrouvées seules à la rue, menacées. Après une nuit dans une voiture, elles ont trouvé l’adresse de l’Apaso pour se cacher.


Monique Bonnet, directrice. Photo Aurélie Charon

Jean-Claude, agent de nuit, n’était pas si effrayé : « L’habitude... » Monique a ajouté : « Et je ne t’ai pas tout dit... elles sont du 93... des bandes les recherchent... » Le système de sécurité est déclenché, les filles savent : pas de coups de téléphone, ne pas donner l’adresse, même à des « copines ».

L’Apaso ne se trouve pas sans être cherché : il y a un mur, c’est au bout. C’est un lieu dont on tait l’adresse, le silence permet la sécurité. La porte est fermée à clé à partir de 17 heures, il faut sonner pour qu’un agent vienne ouvrir. « Pas de visite », pour ne pas mettre en danger les filles recherchées.

« Pendant un hiver un réseau de prostitution venait alpaguer les filles autour du centre, et on s’est aperçus bien plus tard qu’une jeune fille rabattait pour eux ici », explique Monique Bonnet. (Ecouter le son)

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Reportage à l’Apaso de la Croix-Rouge, à Paris

L’expérience aguerrit, tout est vigilance pour éviter les tentatives d’intrusion, notamment par des réseaux religieux.

Comme s’il fallait attendre le froid...

Malgré les coupes dans les budgets de l’Etat, tous espèrent une réouverture hivernale. L’Apaso cherche donc un mécène, rêve que ce soit la ville de Paris.

Le centre coûte 25 000 euros par mois : personnel, alimentation, administratif, loyer... Les autres centres ont des critères d’entrée : revenu minimum, papiers en règle) peu adaptées à de l’accueil d’urgence

(Les prénoms des filles, à part celui de Lucile, ont été changés.)

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  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 11h48 le 15/07/2010
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    On a dit qu’on évitait les réseaux religieux et le repaire des bandes organisées...

    • Goulidet-
      Goulidet- répond à Iv
      plutot molle
      • Posté à 12h15 le 15/07/2010
      • Internaute 112026
        plutot molle

      1000 euros par mois et par pensionnaire pour ne même pas fournir une chambre individuelle !

      33 euros la nuit pour ca ? ? ?

      ces associations sont gérées comme de la merde.

       
      • Iv
        Iv répond à Goulidet-
        Roboticien utopiste
        • Posté à 12h18 le 15/07/2010
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        Le logement n’est pas le principal : il y a des permanences, une ligne téléphonique qui répond à toute heure et au moins un gardien, des services de réinsertion, etc...

        1000/mois/pensionnaire ce n’est pas si élevé que cela quand on fait le compte. Ça veut dire que chaque pensionnaire occupe entre 1/3 et un 1/4 de personne employée là à temps plein, sans compter le loyer. Avec le loyer on doit surement arriver à 1/5 ou 1/6. Niveau efficacité, c’est pas si mal...

        Les assoces sont souvent aussi bien gérées que les entreprises. Elles ont toutes deux le désir de diminuer leur cout le plus possible. La différence est le moteur de cette motivation : dans une entreprise c’est le profit, dans l’assoce la volonté d’être pérenne. Pour avoir vu pas mal d’assoces et de boites, je ne suis pas sur qu’un système évite plus les gâchis que l’autre.

        • Goulidet-
          Goulidet- répond à Iv
          plutot molle
          • Posté à 13h15 le 15/07/2010
          • Internaute 112026
            plutot molle

          1000 euros par mois pour etre dans un environnement violent et glauque, c’est cher.

          On traite les pauvres absolument comme de la merde en france. Vous feriez mieux d’envoyer ces filles nager avec des dauphins dans un hotel de luxe au bout du monde. En terme de reconstruction personnelle ce sera toujours plus efficace qu’une assistante sociale qui passent dans les chiottes vérifier que les filles ne se mutilent pas.

          De surcroit, l’existence de ce genre de structure est un élément de plus sur la catastrophe de l’immigration en France.

          • Iv
            Iv répond à Goulidet-
            Roboticien utopiste
            • Posté à 13h22 le 15/07/2010
            • Internaute 39192
              Roboticien utopiste

            On parle de 1000 par mois hein, pas par nuit... Si vous trouvez un hotel de luxe dans ce budget là, en effet, autant les laisser aller s’ouvrir les veines dans un grand hotel. Cependant à Paris, c’est dur de trouver un hotel à moins de 1500 euros par mois.

            La photo montre deux lits, mais rien ne dit qu’il n’y ait pas de chambres individuelles.

            Ceci dit, la solution que vous proposez est utilisée par de nombreuses assoces qui logent à l’hôtel des personnes en difficulté. Seulement voila, un hôtel a le droit de refuser une personne, même si elle paie. L’assoce que je connais a du louer tout un hotel (ou tout un etage je ne sais plus) pour que la direction accepte d’accueillir des « clients à problèmes ». Mais vous avez raison, il faudrait une loi pour les obliger à les accueillir quand même et à protéger leur identité, n’est ce pas ?

            • Goulidet-
              Goulidet- répond à Iv
              plutot molle
              • Posté à 13h42 le 15/07/2010
              • Internaute 112026
                plutot molle

              je vous trouve des hôtels en Thaïlande a 10 euros la nuit sans probleme. Ca n’est évidement pas un shangrila mais un hotel tout ce qu’il y a de plus sympa et au bord de la plage.

              Je loue un appartement pres de canton a 40 euros par mois pour 2 chambres. ( bon canton c’est pas ibiza je vous l’accorde)
              Economiquement et humainement vous feriez mieux d’exporter vos pauvres plutot que d’entretenir une armée de fonctionnaires qui s’en occupent fort mal.

              ’’Mais vous avez raison, il faudrait une loi pour les obliger à les accueillir quand même et à protéger leur identité, n’est ce pas ? ’’

              surement pas.

              • davdav
                davdav répond à Goulidet-
                Oui
                • Posté à 13h56 le 15/07/2010
                • Internaute 119233
                  Oui

                Bien entendu, vous aurez compris que le but final était de réinsérer des personnes dans la vie active, pas de les isoler dans des quelconques pays étrangers dans l’espoir de ne plus les voir...

                D’autant qu’on connait un peu vos méthodes : D’abord un hôtel en thailande à 10€ pour le 20h de TF1, et puis on se dit que 2 ou 3€ par nuit c’est déjà bien assez pour ces pauvres, et on finit par les mettre sous des tantes sans bouffer ou boire et à devoir se prostituer pour que dalle...

                Sans toit, pas de boulot.
                Sans boulot, pas de toit...

                • Goulidet-
                  Goulidet- répond à davdav
                  plutot molle
                  • Posté à 14h10 le 15/07/2010
                  • Internaute 112026
                    plutot molle

                  Bien entendu, vous aurez compris que le but final était de réinsérer des personnes dans la vie active, pas de les isoler dans des quelconques pays étrangers dans l’espoir de ne plus les voir...

                  D’autant qu’on connait un peu vos méthodes : D’abord un hôtel en thailande à 10€ pour le 20h de TF1, et puis on se dit que 2 ou 3€ par nuit c’est déjà bien assez pour ces pauvres, et on finit par les mettre sous des tantes sans bouffer ou boire et à devoir se prostituer pour que dalle...

                  c’est stupide comme argument.
                  en asie une année de fac coute 200 euros. vous pouvez fournir sur place toutes les formations que vous voulez. Vous pouvez reconstruire la vie d’une personne pour moins cher qu’en france. Passer un an ou deux en thailande a obtenir un bep ou un bts, se faire refaire les dents ( on vous fait un sourire hollywoodien en Thaïlande pour le prix d’un arrachage d’incisive en france) bref se reconstruire vraiment une vie et une estime de soi : je préférerais 1000 fois ca a des structures d’hébergement aussi précaires que sordides.

                  La gauche n’aime pas les pauvres. Elle ne voit les pauvres que comme un argument contre le capitalisme. c’est désolant.

                  Ce qui empêche ce genre de politique, ce n’est pas ’’ le capitalisme’’ c’est l’armée d’éducateurs d’assistantes sociales d’association qui ne vivent QUE de la pauvrete et sont un lobby électoral politisé et bien lourdement militant.

                  • ethnix73
                    ethnix73 répond à Goulidet-
                    • Posté à 19h23 le 15/07/2010
                    • Internaute 28009

                    Il y a des gels et suppressions de budgets dans le secteur social depuis environ 10 à 15 ans...Ainsi, il y a de moins en moins de postes d’assistante sociale et d’éducateurs. Parallèlement, le développement des méthodes d’évaluation est venu parasiter le travail social en laissant moins de temps pour l’accompagnement (au sens de marcher avec,faire avec). A ceci s’ajoute le contexte économique, social devenant plus exigeant et par là-même plus excluant. Au final, moins de personnes avec moins de temps.

                    Parallèlement, il est observable que la pauvreté progresse en France...

                    Ainsi, votre dialectique stipulant que l’action sociale empêche la disparition de la pauvreté est tout simplement fausse à l’épreuve des faits.
                    Je vous accorde cependant qu’un des aspects pervers de l’action sociale peut parfois contribuer à fragiliser certaines personnes, les limiter dans leurs capacités d’autonomie. C’est un débat très important et- bien complexe. Bien plus que vos élucubrations taillées à la hache.

                    Pour votre information, il existe des séjours à l’étranger pour des ados en grande difficulté. Je devrais plutôt dire « existait », car ce type de projet s’est tout simplement vu supprimer la plupart des crédits. Concernant les centres d’accueils pour adulte, depuis 20 ans nombre de CHRS ont fermés leurs portes faute de subventions suffisantes de l’Etat.
                    Toujours pour votre information, l’Etat se désengage progressivement de la lutte contre la pauvreté, toujours depuis 20 ans environ. Hors que constate-t-on ? Qu’elle augmente tout simplement...
                    Ce désengagement de l’état est très bien caché par un artifice efficace :
                    Les CHRS sont progressivement fermés (lorsque c’est possible sans retombées médiatiques importantes). Ces structures sont constituées d’équipes pluri-disciplinaires apte à apporter une aide à la réinsertion. Mais le problème aux yeux de l’état est leur cout !
                    Ainsi, depuis environ 5 ans, les structures d’accueil sont plus nombreuses. Mais nous assistons à la création de foyers d’urgence dont les équipes sont beaucoup plus réduites. Et nous passons progressivement d’un travail d’aide à la réinsertion à un travail de gestion de la misère...

                    Aider une personne à se réinsérer nécessite du temps et des moyens humains.

                    Maintenant, si nous commençons à supprimer également les foyers d’urgence, peut-être est-ce pour les exporter. Non pas en dehors de nos frontières (solution idéale à vos yeux), mais en dehors des regards. Cacher moi ces pauvres que je ne saurai voir.
                    Les foyers d’après-guerre furent le plus souvent construits en dehors des villes, mais les années 70 ont vu apparaitre une orientation différente avec des foyers situés au sein des villes mêmes, ou encore des foyers à la campagne dans les années 50-60, ce sont retrouvé en ville du fait de l’urbanisation...Peut-être assistons-nous simplement à une nouvelle mise au ban, puisque c’est le sens initial de ban-lieue.

                    Si la technique de « l’éloignement » est parfois utilisée, l’objectif est certes la re-construction d’une personne, mais non pas d’accentuer un sentiment d’isolement souvent très présent. Aider une personne à construire, se re-construire des repères est un travail long. La couper d’absolument tous ses repères en l’envoyant sur un autre continent (avec lequel elle n’a aucun lien) est un travail de sape à la base.

                    Si cette expérience fut une réussite pour vous, tant mieux (malgré les propos détestables que vous puissiez tenir ici). Cependant, l’écueil principal de votre réflexion est la généralisation. La maxime « si c’est bon pour moi, c’est bon pour les autres » est un simple lieu commun digne d’une personne auto-centrée ( ou égocentrique dans son sens commun, et non dans son sens psy)...
                    Cette solution pourrait certes convenir à quelques personnes. Mais elle ne serait favorable, à mes yeux, qu’aux personnes les moins fragilisées, ayant juste besoin d’un petit coup de pouce. Ce qui fut votre cas, au travers d’un système d’ailleurs déjà en place puisque vous en avez profité.
                    Le sens du travail social s’inscrit dans la prise en compte de l’unique de chaque être humain (la reconnaissance d’une identité personnelle), et de son contexte social, familial...
                    Malheureusement ce sens est actuellement largement remis en cause par la dogma individualiste libérale ou l’être humain n’est plus qu’un client (vous en faites d’ailleurs un bel exemple avec vos photos d’hôtel) complétement désaffilié ; où seuls survivent les plus sauvages et les plus favorisés.

                    Dans vos amalgames vous confondez allégrement la formation, l’enseignement, l’éducation, l’insertion professionnelle, sociale et par le logement, valorisation et regard de l’Autre...

                    Voici quelques éléments d’information pour vous aider à mettre un peu plus en perspective cet article, et peut-être vous rendre compte de l’erreur d’analyse que vous commettez. Erreur liée à une méconnaissance et des jugements à l’emporte-pièce...

                    • Goulidet-
                      Goulidet- répond à ethnix73
                      plutot molle
                      • Posté à 19h34 le 15/07/2010
                      • Internaute 112026
                        plutot molle

                      Je n’ai jamais parle d’un systeme ideal et generalisable. Le choix personnel doit l’emporter. Suis liberal, pas communiste. L’etat n’a pas a se meler de social sinon sous la forme de chèques dédiés.

                      ’’puisque c’est le sens initial de ban-lieue’’. non le terme banlieue signifie ’’ a une lieue du ban’’ c’est a dire a moins d’une lieue de l’enceinte d’octroie.

                      • ethnix73
                        ethnix73 répond à Goulidet-
                        • Posté à 19h53 le 15/07/2010
                        • Internaute 28009

                        Et c’est tout ce que vous avez à dire ?

                        « Je n’ai jamais parle d’un systeme ideal et generalisable. Le choix personnel doit l’emporter. Suis liberal, pas communiste. L’etat n’a pas a se meler de social sinon sous la forme de chèques dédiés. »

                        Je réitère :
                        Espèce de crétin décérébré !
                        Crois-tu qu’il est uniquement question de choix personnel dans les foyers d’urgence et les CHRS...
                        Le choix, libéral, chèque !
                        Mais tu n’es pas chez ton boulanger ducon !

                        Encore une fois, vous faites preuve de votre obscurantisme libéral. Vous voulez uniquement des chèques dédiés ? C’est ça ?
                        En gros, vous êtes à la rue, et on vous donne un chèque pour choisir l’hôtel de votre choix. Que va-t-il se passer d’après vous ?
                        Les requins vont se jeter dessus (des libéraux profitant de la création de ce marché d’ailleurs), et l’apparition de marchants de sommeil va se faire.
                        Pour votre information, la création du 115 est une très bonne chose en soi. Mais l’aspect pervers est justement l’apparition de ces marchands de sommeil alors que pourtant c’est encore géré un minimum par le département...

                        Votre idéalisation de la relation vendeur-acheteur fait preuve d’un crétinisme sans nom.

                        • Goulidet-
                          Goulidet- répond à ethnix73
                          plutot molle
                          • Posté à 20h38 le 15/07/2010
                          • Internaute 112026
                            plutot molle

                          Crois-tu qu’il est uniquement question de choix personnel dans les foyers d’urgence et les CHRS...
                          Le choix, libéral, chèque !
                          Mais tu n’es pas chez ton boulanger ducon !

                          Encore une fois, vous faites preuve de votre obscurantisme libéral. Vous voulez uniquement des chèques dédiés ? C’est ça ?
                          En gros, vous êtes à la rue, et on vous donne un chèque pour choisir l’hôtel de votre choix. Que va-t-il se passer d’après vous ?
                          Les requins vont se jeter dessus (des libéraux profitant de la création de ce marché d’ailleurs), et l’apparition de marchants de sommeil va se faire.

                          Et pourquoi ce ne serait pas comme chez le boulanger ?
                          vous croyez qu’un sdf en situation de choix irait dans des taudis bruyant et crado ?
                          Oui les requins cyniques capitalistes verront un marche et seront en concurrence pour en prendre leurs part. les gens vont vers le meilleur rapport qualité prix. Ce qui élève la qualité de l’offre.

                          vous pouvez beugler des insultes si ca vous chante.

                          • ethnix73
                            ethnix73 répond à Goulidet-
                            • Posté à 20h53 le 15/07/2010
                            • Internaute 28009

                            Vous ne comprenez rien, mais rien du tout...

                            Vous croyez que vos chèques va permettre à une personne à la rue de choisir ou elle ira ?
                            Vous rêvez complétement. Il n’y aura pas plus de choix...mais des profiteurs tout simplement. Le choix sera inverse. Vous verrez de jolies pancartes : chèque logement pas accepté !

                            Et surtout, vous continuez à mettre de coté qu’il n’est pas question uniquement de logement, d’hébergement ! Nous ne parlons pas de touristes. Merde alors !

                            Je ne beugle pas des insultes, mais j’hallucine de voir une personne bornée à ce point !

                            • Goulidet-
                              Goulidet- répond à ethnix73
                              plutot molle
                              • Posté à 21h37 le 15/07/2010
                              • Internaute 112026
                                plutot molle

                              Si on enleve les cas relevant de la psychiatrie, donner acces a un logement a quelqu’un arrête une bonne part du processus de clochardisation.
                              Donnez a quelqu’un accès a une douche, une chambre individuelle fermée a clee ou stocker ses affaires, il ne deviendra pas un gros clodo qui pue et dont personne ne veut.
                              Libéralisez le marche immobilier, arrêtez le regroupement familial et l’immigration du tiers monde et vous réduirez les loyers et le nombre de gens a la rue.

                              S’il y a un marche solvable, il y a une offre en face. c’est comme ca pour tous les produits et services.

                              • ethnix73
                                ethnix73 répond à Goulidet-
                                • Posté à 22h05 le 15/07/2010
                                • Internaute 28009

                                Sans espoir avec vous, je me réconforte avec l’humour...

                              • Geriobine
                                Geriobine répond à Goulidet-
                                coloscopieur
                                • Posté à 22h52 le 15/07/2010
                                • Internaute 85090
                                  coloscopieur

                                On sent dans vos propos l’individu qui parle avec toute la force de son ignorance. Je ne vous donne pas trois jours dans un dispositif tels que CHRS, accueil temporaire, stabilisation, maisons relais ou autre accueil de nuit pour que vos constructions mentales s’écroulent comme un vulgaire château de cartes basées sur du vent.

                                A esprit simple, solutions simplistes et forcément inappropriées quand il s’agit de l’humain. Et dire que les libéraux se targuent généralement d’être pragmatiques ; ça fait peur.

                  • Oodini
                    Oodini répond à Goulidet-
                    • Posté à 00h42 le 16/07/2010
                    • Internaute 30418

                    La Thaïlande, plate-forme mondiale de la vente d’enfants et du trafic d’esclaves philippins à destination de la péninsule arabique.
                    Quel beau pays pour se reconstruire...

                  • RiGeL
                    RiGeL répond à Goulidet-
                    (métrologue)
                    • Posté à 15h16 le 16/07/2010
                    • Internaute 119344
                      (métrologue)

                    C’est possible de dire autant de conneries en si peu de lignes ? ? ?
                    Alors là, bravo.

                    Personellement, j’ai une solution encore moins chère. On leur met tout de suite une balle dans la tête, et on n’en parle plus, le problème de la pauvreté sera réglé en France en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

                    Tant qu’à raconter des conneries, autant ne pas faire dans la demi-mesure.

              • affreuxjojo
                affreuxjojo répond à Goulidet-
                • Posté à 14h03 le 15/07/2010
                • Internaute 29421

                « Vous feriez mieux d’exporter vos pauvres ».
                Comme vous avez raison Goulibet.
                Des camps dit de « travail » avec douche obligatoire dans l’Est de l’Europe , disons en Pologne par exemple, couterais tellement moins cher. La voila la solution finale à la pauvreté...

              • Iv
                Iv répond à Goulidet-
                Roboticien utopiste
                • Posté à 14h34 le 15/07/2010
                • Internaute 39192
                  Roboticien utopiste

                En gros la solution c’est d’exporter nos pauvres mais il ne faut surtout pas que d’autres pays s’avisent de faire la même chose ?

                La Thailande c’est bien pour y passer ses vacances, mais si c’est comme la plupart des pays, y obtenir un visa de plus de trois mois permettant d’y travailler n’est pas chose aisée. De plus, un des grands services qu’offre ce centre c’est de pouvoir aller (à pied et sans ressources) y dormir le soir même en cas de problème.

                • Goulidet-
                  Goulidet- répond à Iv
                  plutot molle
                  • Posté à 14h43 le 15/07/2010
                  • Internaute 112026
                    plutot molle

                  La définition de la pauvreté en france et dans un pays du tiiers monde n’est pas exactement la même. Avec un RMI vous vivez tres bien en chine.

                  Si un etats riche nous envoyait en france leur pauvres en formation avec 4 fois le salaire moyen ( 5500 euros par mois) on les acceuillerait a bras ouvert.

                  je ne parle pas specifiquement de ce centre, mais de l’environnement miteux dans lequel on fait vivre les plus pauvre.

                  • Iv
                    Iv répond à Goulidet-
                    Roboticien utopiste
                    • Posté à 14h57 le 15/07/2010
                    • Internaute 39192
                      Roboticien utopiste

                    Perso ça ne me poserait pas de problème de leur proposer cette possibilité. Je doute cependant que l’Etat Français voie d’un bon oeil le RMI qu’il paie être injecté directement dans l’économie Chinoise, mais en effet de mon point de vue, soit on participe à fond à la mondialisation soit on n’y participe pas.

                    Après, c’est sur, le billet d’avion vient vite annuler votre économie de loyer...

                    Ceci dit, réinsérer les personnes défavorisées en France est un projet de société, on a tendance à l’oublier. On essaie de trouver un remède à ce problème mondial et on l’expérimente à notre petite échelle locale. Si nous déportons nos pauvres, fussent-ils plus riches que ceux de nos voisins, cela ne fait pas exactement de nous des exemples de société.

                    • Goulidet-
                      Goulidet- répond à Iv
                      plutot molle
                      • Posté à 15h09 le 15/07/2010
                      • Internaute 112026
                        plutot molle

                      Perso ça ne me poserait pas de problème de leur proposer cette possibilité. Je doute cependant que l’Etat Français voie d’un bon oeil le RMI qu’il paie être injecté directement dans l’économie Chinoise, mais en effet de mon point de vue, soit on participe à fond à la mondialisation soit on n’y participe pas.

                      On verse 250 millions d’euros a la chine au titre de l’aide au développement ( !) et personne ne sait comment s’en defaire. Vous pourriez y envoyer 50 000 personnes pas ans en formation sans changer d’un centime la balance des paiement avec la chine.

                      un aller retour paris hong kong coute 500 euros, c’est vite amorti.

                      Ceci dit, réinsérer les personnes défavorisées en France est un projet de société, on a tendance à l’oublier. On essaie de trouver un remède à ce problème mondial et on l’expérimente à notre petite échelle locale. Si nous déportons nos pauvres, fussent-ils plus riches que ceux de nos voisins, cela ne fait pas exactement de nous des exemples de société.

                      Se couper d’un environnement qui vous rappelle souvent des experiences pénibles, vivre un an au bout du monde c’est quelque chose qui change une vie, et le regard qu’on porte sur la vie. Le seul projet de societe qui vaille la peine d’etre defendu, c’est celui qui permet le bonheur des gens.

                      • Iv
                        Iv répond à Goulidet-
                        Roboticien utopiste
                        • Posté à 15h52 le 15/07/2010
                        • Internaute 39192
                          Roboticien utopiste

                        Hong Kong, c’est une autre catégorie de prix les loyers tout de suite :) Mais admettons...

                        Notez qu’on va retomber sur le même problème : vous ne parlez plus d’hébergement mais de formation. Et la formation, ça coute généralement un peu plus cher que le loyer, surtout s’il faut trouver des formateurs Francophones à Hong Kong.

                        • Goulidet-
                          Goulidet- répond à Iv
                          plutot molle
                          • Posté à 16h01 le 15/07/2010
                          • Internaute 112026
                            plutot molle

                          hong kong est une ville trop chere, c’est juste un exemple de prix de billet d’avion. vous avez plein de chinois qui parlent tres bien le francais. Offrez en chine des salaires de 200 euros a des chinois francophone vous aurez tous les formateurs que vous voulez.

                          • Iv
                            Iv répond à Goulidet-
                            Roboticien utopiste
                            • Posté à 16h14 le 15/07/2010
                            • Internaute 39192
                              Roboticien utopiste

                            Oh, si c’est ça le plan, je suis sur que le gouvernement Chinois sera ravi d’offrir gracieusement des formateurs pour personnes désorientées disposant d’un passeport pour l’UE, ne vous inquiétez pas pour ça...

                            • Goulidet-
                              Goulidet- répond à Iv
                              plutot molle
                              • Posté à 16h19 le 15/07/2010
                              • Internaute 112026
                                plutot molle

                              Ou ai je dit que la chine ou la thailande paierait quoi que ce soit ?

                          • Oodini
                            Oodini répond à Goulidet-
                            • Posté à 00h45 le 16/07/2010
                            • Internaute 30418

                            C’est étrange, parce que moi qui habite près de Belleville, je trouve qu’il y a plein de Chinois qui ne parlent pas un mot de Français.

                            C’est peut-être eux qu’il faudrait envoyer prendre des cours de français en Chine ?

                            • Goulidet-
                              Goulidet- répond à Oodini
                              plutot molle
                              • Posté à 01h04 le 16/07/2010
                              • Internaute 112026
                                plutot molle

                              vous devriez faire deux stations de plus vers la goutte d’or, histoire de voir si les etudiant du togo sont bon en math...

                              La chine compte 1,4 milliard d’habitant. Les grands centres urbains rassemblent des millions d’étudiants sur le nombre vous trouvez des milliers de locuteur d’a peu pres toutes les langues.

          • oomu
            oomu répond à Goulidet-
            • Posté à 13h59 le 15/07/2010
            • Internaute 24928

            Je veux vivre dans votre monde merveilleux

            Et bien sur j’admire votre capacité à avoir trouvé le coupable de TOUT : l’immigré. (quel rapport ici ? Lucille n’est pas assez blanche ?)

            • Goulidet-
              Goulidet- répond à oomu
              plutot molle
              • Posté à 14h26 le 15/07/2010
              • Internaute 112026
                plutot molle

              Une structure qui acceuille des filles fuyant un mariage forcé.. ca ne vous donne pas un indice ca ?
              vous croyez qu’on parle d’un mariage forcé entre les Boulin et les Kervarec ?
              Des filles recherchées dans leur banlieuesqui se cachent ? un autre indice ?

              • brazz
                brazz répond à Goulidet-
                • Posté à 14h30 le 15/07/2010
                • Internaute 40271

                Je ne veux pas interférer dans votre discussion si intéressante, mais je me permettrais juste de faire remarquer que pour parler d’un problème et ne pas dire trop de bétise, il vaut mioeux d’abord se mettre au courant.
                C’est vrai que les centres d’hébergement coutent cher, mais ça n’a absolument rien à voir avec de simples chambres d’hôtel, si c’était aussi simple ça se saurait depuis des dizaines d’années qu’ils existent (ou plutôt survivent) !
                En effet il faut prendre en compte tout l’accueil, l’accompagnement, socail ou autr. Et ça c’est le fait de spécialistes et ça coute cher.
                Evidemment on peut préférer les bicolages... et arriver à des Arches de Zoé !
                Il n’y a pas, là non plus, de miracles.

      • feanor
        feanor répond à Goulidet-
        Que sais-je ?
        • Posté à 12h23 le 15/07/2010
        • Internaute 112689
          Que sais-je ?

        S’il y avait des chambres individuelles, cela reviendrait beaucoup plus cher, et vous vous plaindriez de ces « assistés » qui coûtent cher au contribuable.

        Dans les 25 000 € par mois, il y a aussi le personnel, l’alimentation et l’administratif. La structure ne revient finalement pas chère pour le nombre de personnes que cela permet de sauver de l’enfer de la rue.

        • Goulidet-
          Goulidet- répond à feanor
          plutot molle
          • Posté à 12h46 le 15/07/2010
          • Internaute 112026
            plutot molle

          Pour le meme prix on pourrait les envoyer en pension complète a l’annee dans un 3 étoiles en croatie.

          Lien

          Pas sur qu’elles y perdent au change.

          Je n’ai jamais pense que les pauvres étaient assiste en france. Au contraire les pauvres vivent dans une espèce de RDA, un merdier étatisé jusqu’a l’os.

          • Patrick-handicap
            Patrick-handicap répond à Goulidet-
            handicap 80% expatrié
            • Posté à 14h00 le 15/07/2010
            • Internaute 75148
              handicap 80% expatrié

            C’est sûr que dans ces pays, un « gentil camarade » leur trouverait fissa une bonne place sur le trottoir avec un retour simple accompagné vers la France....

          • oomu
            oomu répond à Goulidet-
            • Posté à 14h03 le 15/07/2010
            • Internaute 24928

            25 000 euros c’est pas simplement le prix de chambre ! Haaaaaaaaa !

            Pourquoi êtes vous sourd et aveugle ?

            Pourquoi vous ne lisez pas les gens ? Ils ne vous veulent pas du mal.

          • Srgvlt
            Srgvlt répond à Goulidet-
            Twitter @srgvlt
            • Posté à 14h39 le 15/07/2010
            • Internaute 23660
              Twitter @srgvlt

            vous ne parlez que de gestion, on croirait avoir affaire à des marchandises. comme si c’étaient des touristes. c’est un peu la même représentation que lorsqu’on entend parler de réfugiés climatiques : des sortes de corps qu’il faudrait caser quelque part, rien d’autre.

            des choses de ce genre existent déjà : la france exporte des schizophrènes, des autistes ,etc., en belgique, parce que c’est moins cher et qu’il n’y a plus de place en france. résultat : conditions désastreuses, entassés dans des dortoirs sans suivi thérapeutiques ils sont laissés devant la télé, et leur famille n’a pas le droit de venir les voir.

            « merdier étatisé ». si vous pensez que les boîtes privées payées par l’état font mieux, vous ne devez pas avoir eu affaire aux boîtes vers lesquelles renvoie l’anpe pour suivre les chômeurs. leur seul but est de refourguer rapidement n’importe quel job aux gens ; ils sont incompétents, ont une connaissance du marché de l’emploi composée majoritairement de préjugés éculés, et ne cherchent pas vraiment le bien des gens.

            le problème c’est la notion d’urgence, et surtout, à plusieurs plans, celle de gestion. celle-ci devrait être à l’arrière-plan. quelques jours dans une structure d’urgence devrait par exemple permettre d’ouvrir à un séjour d’un mois dans un lieu plus stable en montagne.

            • Goulidet-
              Goulidet- répond à Srgvlt
              plutot molle
              • Posté à 14h50 le 15/07/2010
              • Internaute 112026
                plutot molle

              « merdier étatisé ». si vous pensez que les boîtes privées payées par l’état font mieux, vous ne devez pas avoir eu affaire aux boîtes vers lesquelles renvoie l’anpe pour suivre les chômeurs. leur seul but est de refourguer rapidement n’importe quel job aux gens ; ils sont incompétents, ont une connaissance du marché de l’emploi composée majoritairement de préjugés éculés, et ne cherchent pas vraiment le bien des gens.

              qui est le client de ces entreprise ? l’administration. Quel est le but de l’administration ? se débarrasser des chômeurs. Le jour ou les chômeur disposeront d’un chèque recherche d’emploi - comme en allemagne- et pourront choisir l’établissement de placement on aura un systeme bien meilleur.

              Idem pour les systemes de formation.

              • Srgvlt
                Srgvlt répond à Goulidet-
                Twitter @srgvlt
                • Posté à 15h08 le 15/07/2010
                • Internaute 23660
                  Twitter @srgvlt

                non, on retombe sur les mêmes problèmes, comme un peu avec les histoires autour de la carte scolaire : les facteurs de connaissance et de choix rejouent les problèmes qu’on croit avoir écarter. la seule différence c’est que c’est aux gens eux-mêmes qu’on fait porter le chapeau.

                par exemple ces boîtes qui bossent avec l’anpe, je ne savais même pas que ça existait. et après bien sûr vous devez y aller sinon on vous raye de la liste anpe.

                il y a un problème dans la confusion en france entre institution et administration. je vois ça tous les jours dans un musée, par exemple. c’est pataud et absurde et paranoïaque. l’intérêt de la logique d’entreprise, qui est tout à fait compatible avec la notion d’institution, mais pas l’administration, c’est qu’il y a un projet à la base de l’organisation collective. or bien souvent ce projet n’existe pas, ou n’est pas bien défini, ou est rapidement oublié (par exemple au profit de logiques affectives, dans bien des assocs).

                on devrait pouvoir choisir en fonction de ces projets. encore faudrait-il qu’ils existent. et encore faudrait-il que l’information circule facilement.

                mais quand les bénéficiaires ne peuvent pas payer, le projet de la structure risque très fort d’être à la seule destination des financeurs...

          • mezneth
            mezneth répond à Goulidet-
            Onomatopée antropomorphe
            • Posté à 15h08 le 15/07/2010
            • Internaute 70709
              Onomatopée antropomorphe

            Faut vraiment arrêter avec vos histoires d’exportation des pauvres.
            Avez vous vraiment lu l’article ? Il s’agit d’une solution d’urgence où l’on peut appeler et être pris en charge pour le soir même. Et vous voudriez que cette structure se trouve dans un autre pays ?

            Temps de séjour, en moyenne, un mois et demi. Rien qu’avec le prix de l’avion, vous arrivez presque au budget du logement en France...

            Le but est de réinsérer. Et vous voulez les envoyer dans un pays où elles ne pourront postuler nulle part, et où elles ne parlent pas la langue ? Ou leur faire passer des diplômes qui ne seront pas reconnus en France (et des diplômes en un mois et demi ?) et quand elles reviendront elles se retrouveront dans la même merde que tous ces jeunes diplômés qui ne trouvent pas de boulot ?

            Accessoirement il s’agit de gens fragiles qui ont besoin d’une surveillance de chaque instant pour certains, tentatives de suicide etc.

            Faut réfléchir un peu, à moins que tout ce que vous vouliez, c’est ôter de votre vue ces pauvres que vous ne sauriez voir, et c’est vrai que c’est plus noble de les envoyer en thailande au soleil que dans les périphéries à coup de matraque dans la gueule. J’espère qu’il ne s’agit pas de çà...

            • Goulidet-
              Goulidet- répond à mezneth
              plutot molle
              • Posté à 15h29 le 15/07/2010
              • Internaute 112026
                plutot molle

              Envoyer les gens en formation 1 an dans un pays sympa et couvert de plage, ce n’est pas se débarrasser des gens. C’est leur offrir une chance nouvelle dans la vie. je ne parlais pas de structure d’urgence. Il y aura moins de chomage en france quand l’etat n’engloutira plus des sommes astronomiques dans des politiques qui ne marchent pas.

              • Ermite
                Ermite répond à Goulidet-
                Consultant IT
                • Posté à 15h44 le 15/07/2010
                • Internaute 37758
                  Consultant IT

                Justement, mon brave : cet article est à propos d’une structure d’urgence.

                A partir de là, et malgré l’intérêt que pourraient avoir vos commentaires pour ce qui est de la réinsertion à long terme (je le répète : ce dont il n’est pas question ici), votre critique est fondamentalement hors sujet.

                Je me permets portant de vous suivre dans le « hors sujet » avec une remarque/question (parmi tant d’autres que je pourrais formuler pour invalider vos thèses).
                Si les possibilités de formation sont si fabuleuses dans ces pays où vous voulez envoyer « nos pauvres », comment se fait-il que les familles dans ces mêmes pays se saignent aux quatre veines pour essayer d’envoyer leurs enfants étudier « chez nous » ?
                N’est-ce pas un signe que la situation n’est pas aussi idyllique que vous la peignez ? ? ?

                • Goulidet-
                  Goulidet- répond à Ermite
                  plutot molle
                  • Posté à 15h57 le 15/07/2010
                  • Internaute 112026
                    plutot molle

                  Si les possibilités de formation sont si fabuleuses dans ces pays où vous voulez envoyer « nos pauvres », comment se fait-il que les familles dans ces mêmes pays se saignent aux quatre veines pour essayer d’envoyer leurs enfants étudier « chez nous » ?
                  N’est-ce pas un signe que la situation n’est pas aussi idyllique que vous la peignez ? ? ?

                  Les étudiants chinois qui viennent en occident viennent en general dans des universités d’élite, ils ne viennent pas y passer un cap en mécanique.
                  De surcroit les gens, en chine comme ailleurs, ne font pas nécessairement toujours des choix rationnels. Il y a une attraction pour l’occident qui tient parfois plus du culte du cargo que d’un choix réellement fondé.

                  Il n’est pas question d’inscrire les gens dans des écoles thaïlandaises mais de bâtir des centre de formation.

                  • Ermite
                    Ermite répond à Goulidet-
                    Consultant IT
                    • Posté à 16h09 le 15/07/2010
                    • Internaute 37758
                      Consultant IT

                    De bâtir des centres de formation ?
                    Je suis sur que les thaïlandais (ou les chinois d’ailleurs) seront ravis de voir débarquer des européens qui auront pour objectif de bâtir de tels centres pour pouvoir y exporter « leurs pauvres »...

                    On va faire un truc : vous allez me donner votre adresse.
                    Et ce week-end, je vais venir construire une annexe dans votre jardin pour y donner des cours d’informatique à deux ou trois personnes en difficulté d’insertion.
                    Si vous habitez en appartement, j’annexerai une de vos pièces.
                    Bien entendu, vous n’en profiterez pas.
                    Et, je vous arrête tout de suite, vous n’avez pas votre mot à dire.
                    Vous en pensez quoi là ?

                    L’université de Toulon ? Une fac d’élite ? ? ?
                    La prochaine fois qu’un américain me dit qu’il a fait Harvard, je crois que je vais l’écraser de toute ma superbe en lui disant « Ah ah, péquenot, moi j’ai fait l’UTV ! »
                    Rappel : l’université de toulon est au centre d’un scandale de dessous de table que des étudiants chinois ont versés pour pouvoir s’y inscrire et pour obtenir leurs diplômes.

                    • Goulidet-
                      Goulidet- répond à Ermite
                      plutot molle
                      • Posté à 16h16 le 15/07/2010
                      • Internaute 112026
                        plutot molle

                      De bâtir des centres de formation ?
                      Je suis sur que les thaïlandais (ou les chinois d’ailleurs) seront ravis de voir débarquer des européens qui auront pour objectif de bâtir de tels centres pour pouvoir y exporter « leurs pauvres »...

                      vous arrivez a comprendre que la formation est un secteur economique comme un autre ?

                      L’université de Toulon ? Une fac d’élite ? ? ?
                      La prochaine fois qu’un américain me dit qu’il a fait Harvard, je crois que je vais l’écraser de toute ma superbe en lui disant « Ah ah, péquenot, moi j’ai fait l’UTV ! »
                      Rappel : l’université de toulon est au centre d’un scandale de dessous de table que des étudiants chinois ont versés pour pouvoir s’y inscrire et pour obtenir leurs diplômes.

                      Je crois vous avoir dit : choix non rationnel culte du cargo. Et on parle d’universite meme de second rang, on parle de formation professionnelle ( bep cap bts).

                      • Ermite
                        Ermite répond à Goulidet-
                        Consultant IT
                        • Posté à 16h24 le 15/07/2010
                        • Internaute 37758
                          Consultant IT

                        Qu’est-ce que le fait que la formation est un secteur économique comme un autre a à voir avec le fait que les thaïlandais ou chinois n’accepteraient probablement pas cet espèce de néo-colonialisme de l’exportation du pauvre tel que vous le préconisez ? ? ?

                        Allez-vous cesser de pontifier avec vos « solutions » à l’arrache qui ne résiste pas une demi-seconde à l’épreuve de la réalité ? ? ?

                        • Goulidet-
                          Goulidet- répond à Ermite
                          plutot molle
                          • Posté à 16h41 le 15/07/2010
                          • Internaute 112026
                            plutot molle

                          kunming en chine est remplie de retraitées allemands. Les pays acceptent tout ce qui leur rapporte du blé.

                          • Ermite
                            Ermite répond à Goulidet-
                            Consultant IT
                            • Posté à 16h57 le 15/07/2010
                            • Internaute 37758
                              Consultant IT

                            Oui mais le retraité, c’est riche et ça rapporte.

                            Le pauvre, puisque c’est de celà dont il s’agit, c’est... eh ben pauvre.
                            Et, selon les propres termes de votre raisonnement, on est là pour minimiser les coûts. Donc ce n’est pas forcèment rentable.
                            Soyez un minimum cohérent dans vos arguments, on ne peut pas avoir la margarine et l’argent de la margarine.

                            • Goulidet-
                              Goulidet- répond à Ermite
                              plutot molle
                              • Posté à 17h12 le 15/07/2010
                              • Internaute 112026
                                plutot molle

                              Les retraites allemands qui vont vivre en chine y vont parcequ’ils ont des retraites de merde.
                              Une formation a 4 ou 5000 euros par ans rapporterai a la chine a peu pres autant d’argent qu’un retraite.
                              bref c’etait le dernier message. vos reponses sont sans interet.

                              • Ermite
                                Ermite répond à Goulidet-
                                Consultant IT
                                • Posté à 17h21 le 15/07/2010
                                • Internaute 37758
                                  Consultant IT

                                Je vous propose un truc : au lieu d’aller dépenser 4 à 5000 euros en Chine, je vous propose d’en dépenser 5 fois, 10 fois plus « ici ».
                                Quel que soit l’avantage compétitif sur le prix final de la Chine ou d’ailleurs, il s’agit d’un argent que l’on paye. Alors qu’en effectuant la dépense « ici », c’est à la fois un argent qui sort ET un argent qui rentre. Donc in fine, ça n’a rien couté à la société dans son ensemble, pour un résultat final au moins aussi bon.

                                Devoir expliquer une évidence pareille me donne vraiment l’impression de perdre mon temps à tenter de sortir les têtes de certains abrutis du plus profond de leurs culs.

                                Vous pouvez effectivement faire l’économie d’une réponse, vous n’en aurez aucune de convaincante face à cette évidence.

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