03/07/2010 à 10h06

Sommes-nous à l'aube d'une nouvelle révolution sexuelle ?

Camille | Mauvais genre

Tout le monde se souvient de la fin des années 60, de Woodstock et de la « libération sexuelle ». Pour les jeunes d’aujourd’hui, on dirait une légende, mais des témoins de l’époque me l’affirment : « Si, si elle a bien existé ».

Quand je leur explique que ma mère n’y avait probablement pas participé, ils admettent que si le mouvement a été global, il n’a pas forcément touché tout le monde. Philippe Combessie, sociologue, me le confirme :

« La première chose à savoir quand on parle de révolution sexuelle, c’est que ça reste marginal, ça touche essentiellement une population diplômée, jeune et urbaine. »

Beaucoup disent que ce mouvement s’est éteint à partir des années 80 avec l’arrivée du sida. Depuis, toute une génération se trouvait en recherche de jeux et de sensations nouvelles... mais sûres. Le début de l’exploration du « safe sex ».

Un seul partenaire sexuel dans toute sa vie

Hervé Latapie me disait en interview que « la révolution sexuelle n’a pas remis en cause le modèle traditionnel de l’amour hétéro-normé ». Là encore, Philippe Combessie appuie :

« La révolution des années 70 a permis de commencer la dissociation sexualité/procréation avec la pilule, et l’IVG. Elle a permis une remise en cause du modèle patriarcal traditionnel avec, par exemple, plus de divorces demandés par des femmes.

Mais l’enquête sur les comportements sexuels en France de 2006 montre qu’aujourd’hui encore, une part importante des Français n’ont eu qu’un partenaire sexuel dans toute leur vie, quels que soient leur tranche d’âge ou leur sexe ; on est loin d’un changement radical et rapide des comportements. »

On voit quand même émerger actuellement, avec les mouvements polyamoureux, les mouvements « no kids », ou le développement des théories « queers », des personnes en recherche d’une autre façon de vivre leur(s) couple(s) et leur(s) sexualité(s), de nouvelles façons d’aimer et de vivre son corps, encore plus détaché de la procréation et même de la cellule familiale « traditionnelle ».

Peut-être une nouvelle « libération sexuelle » ? Pour Philippe Combessie, « c’est possible, mais comme la précédente, elle risque de rester plutôt urbaine et d’avoir peu d’effets visibles, même s’il est possible qu’elle trouve une caisse de résonance par le biais d’Internet ».

Alors que les ateliers proposés par l’association Paris-M (prononcez « Paris s’aime »), que ce soit sur la pansexualité ou le fétichisme des pieds, rencontrent une affluence grandissante, il semble bien que le sujet soit dans l’air du temps, et que même la catégorisation lesbien/bi/homo/trans puisse devenir caduque à l’avenir. C’est ce que pressentait la philosophe Judith
Butler
qui a participé à leur déconstruction.

Plusieurs faits alimentent ma perception de la naissance d’un mouvement de fond :

1

L’OuSePo pour ouvrir son potentiel sexuel

Ouvrir son potentiel sexuel : cette envie agite actuellement beaucoup de monde en France et en Allemagne. En fait, quand je dis que ça s’agite, c’est que la concordance des personnes qui m’ont parlé d’organiser des expériences sexuelles ces derniers temps est troublante.

Cela reflète peut-être la qualité (scientifique ? obsédée ?) de mon entourage, mais cela signe certainement aussi la naissance d’une nouvelle vague dont je ne connais pas encore bien la forme. Et il est assez étrange d’avoir la sensation d’assister ainsi à une naissance quand on ne connaît pas encore la forme du bébé.

Un ami m’a demandé en privé, ainsi qu’à quelques autres personnes, si nous accepterions de participer à des expériences scientifiques diverses (embrasser des personnes à l’aveugle pour voir si l’on reconnaît un homme d’une femme par exemple). Il parle de l’OuSePo, pour « OUvroir des SExualités POtentielles », référence à l’OuLiPo.

2

Un site français lance un laboratoire des sexualités

Quelques semaines plus tard, un autre ami, l’inénarrable Stéphane Rose, lance un laboratoire d’expérimentations sexuelles !

Quand je lui demande ce qu’il compte faire, sa réponse est confuse :

« L’idée nous est venue, plutôt que de faire de l’expérimentation une pratique personnelle, introspective et intime, d’en faire une pratique collective, bref “d’organiser” des “expériences” et de les soumettre à une réflexion collective, les guillemets pour t’indiquer à quel point c’est à prendre avec des pincettes.

Nous n’avons rien planifié, partons complètement à l’aveugle sans vision ni avis sur le planning de nos futures expériences, le but étant d’examiner au fur et à mesure ce qu’elles révèlent tant sur le fond que sur la forme, en nous laissant surprendre nous-mêmes, et quitte à aller dans le mur, peu importe.

J’ai lancé l’idée dans le feu de l’action, il ne s’agit donc pas d’une révolution sexuelle, mais d’une espèce d’expérience à grande échelle, aux formes multiples (ne t’attends pas forcément à un truc hyper libertin et déluré) et surtout qui ne part sur aucun postulat, ou alors sur un postulat perpétuellement renouvelable. »

Comme me l’expliquait Felix Ruckert, chorégraphe et organisateur du stage BDSM où je m’étais fait mal aux fesses :

« Il faut construire un espace, un cadre dans lequel les grands enfants que nous sommes pourraient “se lâcher”. Et où les explorateurs en puissance qui sommeillent, dans ce qui reste d’adolescence en nous, pourraient découvrir de nouvelles facettes d’eux-mêmes et des autres. »

3

Un festival d’exploration sexuelle cartonne en Allemagne

L’évènement X-plore, existe depuis sept ans et se définit comme un lieu de « sexualité créative » à travers une quarantaine d’ateliers, démonstrations, conférences et performances.

Le festival vise à présenter des jeux originaux, des personnes qui ont exploré d’autres facettes de leur sexualité, des techniques ou des rituels spécifiques. Les objectifs peuvent être de nature thérapeutique, esthétique, quête spirituelle ou recherche de ses limites : chacun les siens. Les organisateurs parlent de « culture sexuelle ».

Un ami berlinois qui s’y était rendu l’an passé et qui y retourne enthousiaste cette année, m’expliquait -traduction approximative par ma pomme- :

« Il y a des cours de yoga, du massage, du bondage. Il y aussi des expériences étranges comme cette tentative de faire l’amour dans un bassin recouvert d’huile...

Ça glissait, on n’arrivait pas à s’attraper mutuellement mais c’était un bon moment de rigolade à défaut d’érotisme. »

« Respiration érotique », éveil des sens, « Mots crus »

Les intitulés des ateliers cette année s’attardent sur la « respiration érotique », l’éveil des sens (« Sens, goûte et touche ») en passant par « Mots crus », bref de quoi stimuler votre imagination.

Si quelqu’un se rend à Berlin et veut témoigner ici, j’aurai des dizaines de questions sur ce qui m’apparaissait il y a un an comme une bizarrerie berlinoise et qui me semble être aujourd’hui les prémices d’un « quelque chose » qui arrive aussi en France.

4

Le grand public explore lui aussi

Ce n’est pas une nouvelle, mais des tendances qui pouvaient paraître incongrues ou délurées il y a cinq ans le sont beaucoup moins aujourd’hui. Les sextoys sont sortis du placard, même TF1 en parle, c’est dire.

Dans une enquête toute récente commandée par un site Web, le chiffre de 7% de Français ayant déjà eu une relation sexuelle à trois ou plus est avancé, et Internet entraîne un rajeunissement du public concerné.

Bref, autant de manières de vivre « autrement » sa sexualité et/ou son couple, en dehors du schéma sexuel ou familial standard. Ce sont peut-être des tendances de fond qui n’ont pas fini de se développer.

« Quand tu es le premier à [croire] détecter une nouvelle tendance, l’avenir dit si tu es un génie ou un imbécile, mais il n’y a pas de juste milieu », m’explique Yann Guégan, le webmaster de Rue89. C’est encourageant.

Alors, l’avenir dira qui j’étais en ayant la perception en 2010 qu’on est en train de vivre une seconde révolution sexuelle, encore à peine naissante et balbutiante mais irrésistiblement présente... Celle de l’ouverture du potentiel sexuel en dehors des notions de couples.

Vidéo : la bande annonce d’« Emmanuelle », film érotique sorti en 1974.

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  • La mouche du coche-
    • Posté à 10h22 le 03/07/2010
    • Internaute 45466
      diptère

    z
    z
    Maintenant que les hommes sont devenus des femmes, il n’y a plus d’enjeu avec elles, et le sexe est devenu un DIVERTISSEMENT. Ce n’est plus que de la consommation, cela n’a plus d’intérêt.
    Autrefois faire l’amour avec une femme vous valorisait, maintenant il ennuie. On ne sait plus pourquoi on le fait. Une sorte de passe-temps.
    z
    z

    • asozial
      asozial répond à La mouche du coche-
      Bobo reprazent - aus Berlin.
      • Posté à 10h26 le 03/07/2010
      • Internaute 2273
        Bobo reprazent - aus Berlin.

      t’es juste devenu vieux, passe la main !

      • La mouche du coche-
        La mouche du coche- répond à asozial
        diptère
        • Posté à 10h29 le 03/07/2010
        • Internaute 45466
          diptère

        z
        z
        On voit bien que ces nouvelles pratiques suppriment la seule chose de valeur dans le lit : L’INTIMITÉ. Ce moment extraordinaire où on se retrouve face à l’autre sans aucun moyen d’y échapper, comme sur un ring. La rencontre véritable et entière entre deux êtres, où Ève se réveille étonnée à coté d’Adam, et le regarde avec l’humilité de la femme.
        z
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        • Waphy
          Waphy répond à La mouche du coche-
          Intermittent du travail
          • Posté à 11h00 le 03/07/2010
          • Internaute 89688
            Intermittent du travail

          Je pense que vous vous trompez.

          L’un n’empêche pas l’autre. Je peux avoir une sexualité plus débridée que vous (et c’est peut être le cas d’ailleurs), avoir eu une multitude de partenaires sexuels, à deux, trois, cinquante, devant une caméra ou en publique...et me retrouver avec une personne qui m’intéressera vraiment, que j’aurai vraiment envie de satisfaire, dans un moment d’intimité, à deux, sans rien ni personne autour de nous.

          De plus, il me semble que les couples libertins sont soudés. Ils ont une sexualité ouverte dans laquelle ils peuvent trouver ce que leur partenaire principal ne leur apporte pas forcément, mais se retrouver sur d’autres points et évoluer ainsi.

          • La mouche du coche-
            La mouche du coche- répond à Waphy
            diptère
            • Posté à 14h49 le 03/07/2010
            • Internaute 45466
              diptère

            z
            z
            Je ne connais pas de couples libertins donc je n’ai pas de réponse sur ce sujet.

            Je constate simplement que l’idéologie sexuelle lesbo-féministe est dévastatrice pour les gens normaux.
            Je fréquente actuellement une femme à qui j’ai du expliquer pendant toute une soirée que malgré son excellente présentation, je ne lui ferais pas l’amour avant que notre relation ne prenne une profondeur qui rendra l’acte inévitable. C’est-à-dire donc après plusieurs mois.
            Elle était furieuse. Furieuse parce que son compagnon (le régulier) lui a dit la même chose ! J’ai donc abandonné mon explication quand j’ai compris que lui n’était pas arrivé non plus à se faire comprendre. Mais je ne cède pas sur le fond. J’ai aussi conclu qu’elle avait d’excellentes fréquentations et qu’il me fallait absolument rencontrer mon rival, disons plutôt mon commensal. C’est un homme politique, il va falloir que j’assure. Je vous tient au courant. : -)
            z
            z

            • Waphy
              Waphy répond à La mouche du coche-
              Intermittent du travail
              • Posté à 15h09 le 03/07/2010
              • Internaute 89688
                Intermittent du travail

              Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais les homo, les bisexuels, sont des personnes tout à fait normales. Simplement une sexualité qui n’est pas hétérosexuelle, donc pas reproductive dans la manière de la pratiquer mais qui peuvent néanmoins concevoir un enfant (hors cas de stérilité, mais cela touche également des couples hétéro).

              Pour ce qui est de votre vision de la sexualité, libre à vous de penser ainsi, je ne me permettrait pas de juger cette vision bien que différente de la mienne. Néanmoins, avez vous demandé à cette femme pourquoi elle était furieuse à l’idée de devoir attendre plusieurs mois ?

              • La mouche du coche-
                La mouche du coche- répond à Waphy
                diptère
                • Posté à 16h07 le 03/07/2010
                • Internaute 45466
                  diptère

                z
                z
                Je dis « normal » dans le sens de « dans la norme », le plus grand nombre, ce qui ne veut pas dire pour moi que les autres sont des pervers. Ils ne sont simplement pas comme le plus grand nombre.

                Elle a été furieuse parce que son désir était contrarié, ce qui est compréhensible. Je ne suis moi-même aussi pas content quand elle me refuse quelque chose. C’est normal.
                z
                z

                • pierrejcallard
                  pierrejcallard répond à La mouche du coche-
                  http://www.nouvellesociete.org
                  • Posté à 01h49 le 04/07/2010
                  • Internaute 3366
                    http://www.nouvellesociete.org

                  Un certain dilettantisme sexuel n’est pas la cause, mais une conséquence du fait que notre société n’a plus aucune valeur. Une « libération » cyclique, à toutes les fins de civilisations.

                  On prend conscience que la vie n’a pas de sens apparent... et qu’elle est si courte que ça ne vaut pas la peine de défaire sa valise. Voir la série d’articles de Yan Barcelo sur les 7 du Québec, reprise sur CentPapiers.

                  Lien

                  Pierre JC Allard

                  • Waphy
                    Waphy répond à pierrejcallard
                    Intermittent du travail
                    • Posté à 14h32 le 04/07/2010
                    • Internaute 89688
                      Intermittent du travail

                    Et jamais il ne vous viendrait à l’esprit que les valeurs d’une société peuvent changer.

                    Il y en a marre de croire que ma génération n’a pas de valeurs. Elle en a oui, mais différente des votres sans doute et c’est cela qui vous rend dingue !

                    • La mouche du coche-
                      La mouche du coche- répond à Waphy
                      diptère
                      • Posté à 16h29 le 05/07/2010
                      • Internaute 45466
                        diptère

                      z
                      z
                      D’accord mais quelles sont-elles ?
                      z
                      z

                    • pierrejcallard
                      pierrejcallard répond à Waphy
                      http://www.nouvellesociete.org
                      • Posté à 01h00 le 06/07/2010
                      • Internaute 3366
                        http://www.nouvellesociete.org

                      Quand je dis « notre société n’a plus aucune valeur » je vise surtout ma génération et celle qui la précédée. Si vous en avez, tant mieux, je n’ai encore rien vu, mais ça se saura…

                      PJCA

        • asozial
          asozial répond à La mouche du coche-
          Bobo reprazent - aus Berlin.
          • Posté à 15h56 le 03/07/2010
          • Internaute 2273
            Bobo reprazent - aus Berlin.

          et tu trouves beaucoup de gourdasses pour te regarder avec humilité, pépé ?

          • La mouche du coche-
            La mouche du coche- répond à asozial
            diptère
            • Posté à 16h08 le 03/07/2010
            • Internaute 45466
              diptère

            z
            z
            Détrompez-vous. Elles sont toutes déchainées. C’est génial. Il faut dire que j’ai de la conversation ; -)
            z
            z

        • Waldeck
          Waldeck répond à La mouche du coche-
          Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
          • Posté à 15h56 le 03/07/2010
          • Internaute 36864
            Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

          - » ... où Ève se réveille étonnée à coté d’Adam, et le regarde avec l’humilité de la femme. »

          - parce qu’avant de s’endormir, elle n’avait pas pris conscience qu’ Adam en avait une très grosse ?

        11 autres commentaires
    • pablico
      pablico répond à La mouche du coche-
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 13h25 le 03/07/2010
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      La mouche, votre réflexion comme dit la veille expression :
      c’est de l’enc..ge de mouche..

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 10h26 le 03/07/2010
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    bé sur, moi a l’aube j’ai la gaule

  • The Shadow-
    The Shadow-
    Fachosphère Attitude
    • Posté à 10h27 le 03/07/2010
    • Internaute 113398
      Fachosphère Attitude

    « Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle révolution sexuelle ? “

    je pourrais répondre le jour où les gens cesseront de considérer un homme qui couche avec beaucoup de femme comme un tombeur et une femme qui couche avec beaucoup d’homme de salope

    en attendant, la sexualité c’est comme la robe féminine
    tantôt elle raccourcit pour devenir mini mini, tantôt elle rallonge pour arriver aux chevilles

    tout le reste n’est que masturbation d’esprit

    • pablico
      pablico répond à The Shadow-
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 13h32 le 03/07/2010
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Les gens oublient, pense que ce sont des modes etc...

      ce n’est que de l’instinct tout bêtement, qu’on le veuille ou non.

      bien sûr certains ont essayé, essayent d’habiller cet instinct, avec de la philosophie, de la religion, des us, etc.. mais ce n’est que de l’habillage.

      car on a décidé qu’un humain n’a pas d’instinct, c’est sale.
      Pourtant si l’on étudie par exemple le désir : on voit que cela génère des tas de produits chimiques dans notre corps, qui nous poussent à..(l’instinct)

    • Godzilla
      Godzilla répond à The Shadow-
      Lézard géant
      • Posté à 19h58 le 03/07/2010
      • Internaute 73784
        Lézard géant

      Excellent commentaire. Selon moi tout est dit. Je me permets d’ajouter un pavé.

      La révolution sexuelle en marche (si tant est qu’elle existe vraiment) est une belle arnaque. Comme toutes les révolutions, les plus déçus sont les révolutionnaires sexuels convaincus (comme moi) qui ne trouvent jamais chez leurs congénères des individus capables d’assumer pleinement la lutte. J’ai du me tromper d’époque, sans doute, j’ai du naitre trop tôt ou trop tard. En tout cas j’en ai de belles à raconter sur mon rapport avec les femmes depuis le temps que je glisse mes lèvres sur leurs nuques.
      Il n’est pas question d’un étalage de situations graveleuses mais d’histoires cocasses ou consternantes qui prouvent que la libération des sexes est encore loin devant. Aujourd’hui c’est plutôt vulgarité, chasteté et bovarysme triomphant. Pas de frustration chez moi, mais un constat de déception assez récurent avec les jeunes femmes de ma génération. Je continue de draguer un peu partout la où c’est possible, mais les risques d’aborder une fille et le temps pris à la séduire valent de moins en moins la qualité des galipettes réalisées sous la couette…
      Début des hostilités avec cette étrange catégorie de femmes qui ne se masturbe pas. Non, je ne parle pas de celles qui le font en cachette mais qui n’ose pas en parler (les coquines…), mais de celles qui ont encore besoin à 20 ans (et plus) d’une carte Michelin pour situer leur clitoris et qui jamais, ô grand jamais n’approcheraient leurs doigts du terrible endroit, que dis-je, de la caverne, parce que « c’est sale ». Voici donc d’agréables maîtresses qui attendent que le mâle les décoince (ou pas), alignant la découverte de leur sexualité sur les présupposées performances de leurs Jules, qu’elles garderont 4 ans en moyenne. Dieu merci, pour se distraire elles ont des godes. Faut il leur rappeler que depuis 1 millions d’années elles ont des mains ? ... Jusqu’ici tout va bien.
      Une parmi elles m’a marqué. Le soir de notre rencontre elle m’a avoué avoir eu son premier orgasme… à 24 ans. Je me souviens lui avoir dit « joyeux noël », nous étions en mars. Une autre encore m’a dit que j’étais son « meilleur coup ». La raison ? Un pénis de 25cm ? Une endurance de hardeur ? Une maitrise du sexe tantrique ? Non, rien de tout ça, j’étais le premier homme qui lui avait fait l’amour plus d’une fois dans une nuit. Vous avez dit liberté et émancipation ? Personnellement, je n’en vois pas. Je crois que nous sommes tombés si bas, et cela à tous les niveaux, que le « normal » est désormais extraordinaire. Triste monde.
      On continue ? Oui allez on y va.
      J’ai croisé des demoiselles qui, allongées et lascives sur mes draps on refusé que je leur fasse… un cunnilingus. Véridique. On devrait faire des lois pour ça. J’essaye de comprendre, et vraiment je n’y arrive pas. Je n’ai pas proposé à ces dames la sodomie ou l’éjaculation faciale, (chose qui aurait pu les brusquer), mais une simple caresse, un élémentaire du rapport sexuel et des préliminaires. Bref, un plaisir mutuel, et bien non, apparemment il ne faut pas.
      On ne séduit pas une femme pour le « sport », pas même que l’on couche avec un homme pour l’hygiène. Quand on désir quelqu’un, il me semble logique d’avoir l’envie de se donner en entier, même pour une nuit. Sinon, à quoi bon le sexe sans tous ses plaisirs ? Parce qu’on s’ennuie c’est ça ? Après une journée de boulot, une pipe et au lit ? Et on appellera ça une « activité sexuelle » dans les pages de l’INSEE ? !
      La sexualité d’une majorité de français n’est au final pas plus amusante qu’une branlette devant Youporn ou qu’un échange monétaire avec les professionnelles de Pigalle ou du Bois de Boulogne. Le sexe d’aujourd’hui c’est l’échange équivalent de Lavoisier. Un coup rendu pour un coup donné. Plus rien n’est gratuit, tout s’échange, si possible dans un seul sens, parce que quand même, faut pas déconner ! (sic). Le sexe intime, celui qui doit nous construire et nous élever en tant qu’individu est désormais calqué et reproduit sur les normes du sexe marchant et aliéné. Une révolution, assurément.
      Comme les médailles, on a le sexe qu’on mérite et le sexe au mérite. Le droit aux caresses se prend sur une échelle des temps : deux semaines ensemble et j’enlève le haut, 1 mois je retire le bas, 2 mois avant de voir le premier orifice. « Et sinon t’avale ? », oui, si on s’aime, peut être… Voilà comment ce qui peut être découvert en deux jours prend entre 15 et 20 ans. Des interdits haut comme les montagnes, épais comme les murailles, les tabous et les névroses enchainées au corps, la bave aux lèvres. Certains y vont au forceps comme pour mieux nourrir le monstre, (on voit les résultats), ceux qui s’y refusent s’en vont. Je me suis détourné de nombreuses nanas rigides comme des balais, avec regrets. Trop compliqué, trop long, pas épanouissant.
      Ne parlons pas non plus de ceux et de celles incapables d’assumer des relations libertaires, exemptes de toutes formes de dominations et de malentendus. Non, c’est un fait quand ça va trop bien, quand on est trop libre c’est suspect. La révolution sexuelle, mes fesses. Combien sont ils a ne pas se projeter en dehors des normes établies du couple et de la famille ? Combien de femmes « libérées » qui à 35 ans passé vont s’empresser d’aller procréer ? Combien de vies foutues, dédiées au masochisme et aux passions tristes ? Combien de temps encore cela va-t-il durer ?
      La révolution sexuelle, quelque soit son époque et la génération qu’elle englobe, ne peut se faire qu’a partir de l’égalité TOTALE entre les hommes et les femmes.
      Voila la vraie révolution à faire, qui tarde depuis 8000 ans et dont personne n’a le courage, car elle exige d’être radical, de déconstruire d’un grand coup de savate des millénaires de mensonges, de domination et de négation des corps, dont celui des femmes en particulier.

      • Waphy
        Waphy répond à Godzilla
        Intermittent du travail
        • Posté à 20h32 le 03/07/2010
        • Internaute 89688
          Intermittent du travail

        « J’ai croisé des demoiselles qui, allongées et lascives sur mes draps on refusé que je leur fasse… un cunnilingus. Véridique. »

        Oui, j’ai jamais trop compris non plus. Une de mes amies avec laquelle j’avais eu une discution disait ne pas aimer ça. Sur le coup, j’ai pensé que le mec qui lui avait fait son premier avait dû s’y prendre comme un manche.

        J’en ai alors parlé avec l’un de mes potes. Lui m’a dit être fâché avec la fellation. Puis un beau jour, de retour de vacances, il passe chez moi le sourire jusqu’ aux oreilles et me dit « Waphy, j’me suis réconcilié avec la pipe ! ! »...euh, ouais, qu’est-ce qu’il s’est passé là bas ? « je suis tombé sur une experte ! ».

        Bon, du coup ça m’a confirmé dans mon avis premier : si c’est mal fait, ça n’apporte rien et ça peut même être déplaisant (mais bon dieu, une langue n’est pas faite que pour s’amuser, mais aussi pour demander si on s’y prends bien !).

        « Comme les médailles, on a le sexe qu’on mérite et le sexe au mérite. » +1

        Je pourrai en rajouter mais globalement tout est dit et même plutôt bien ; -)

      • Camille
        Camille répond à Godzilla
        Auteur(e) de l'article Mauvais genre
        • Posté à 00h30 le 04/07/2010
        • Internaute 48427
          Mauvais genre

        Je suis malheureusement d’accord avec vous... Je pense que les hommes (et les femmes) ont tout à gagner à ce que les femmes connaissent mieux leur corps et je crois qu’on en est très loin d’où d’ailleurs ce que je dis dans l’article à savoir mes doutes quant au fait que la révolution sexuelle ait réellement eu lieu... La « seconde » (si elle existe) risque d’être également limitée dans l’espace des personnes concernées.

  • rrrobotom
    rrrobotom
    Sea lover
    • Posté à 10h31 le 03/07/2010
    • Internaute 70782
      Sea lover

    On sait comment ça a commencé mais personne ne sait comment ça va finir. L’exploration du plaisir sexuel n’a pas de limite d’ailleurs il y a même des femmes qui font l’amour avec des animaux et des hommes avec des voitures et je ne parle pas des humains entre eux. Est ce que quelqu’un pourrait délimiter le champ de la morale du sexe si morale dans ce domaine pourrait exister ? Elle n’existe que dans les religions pour l’instant.

  • framboise92
    framboise92
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 10h39 le 03/07/2010
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    « Celle de l’ouverture du potentiel sexuel en dehors des notions de couples.
    Camille, j’ t’adore !
    Car c’est là un problème vraiment philosophique d’actualité.

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 10h47 le 03/07/2010
    • Internaute 29241
      Observateur.

    Je me permets de vous conseiller la lecture ou relecture -à défaut des Mémoires de Saint-Simon ou de Casanova- de « La comédie humaine » de Balzac pour voir qu’ il y a rien de nouveau sous le soleil (le nombre de trous reste stable et ce qu’ on peut y mettre est limité : voyez les peintures de Lascaut) et -si vous n’ avez pas le temps ou la volonté - ouvrez le livre récemment traduit me M. Lucey, « les ratés de la famille : Balzac et les formes sociales de la sexualité » (fayard). S’ il y a une nouveauté radicale et significative dans le discours sexuel contemporain, c’ est l’ injonction par certains de la libération sexuelle à tout prix sans se soucier du sort des moches et des vieux -chez Balzac, Saint Simon, Flaubert, l’ humanité se sépare entre ceux qui sont « bien faits » qui baisent et les autres- les déclarant coincés parce qu’ ils ne baisent pas assez -ils sont considérés comme limite cons- alors qu’ on devrait s’ enfiler par tous les moyens. Voilà la double peine : les moches et les vieux ne baisent pas leur content et en plus on leur en fait publiquement le reproche dans les magazines. Deux choses sont sûres (on l’ a même chanté : inutile de relire Freud ) : la bandaison, ça ne se commande pas et quelque soit les séminaires auxquels on assiste ou les articles qu’ on écrit, quand c’ est mou, c’ est mou. Quand on a une sexualité satisfaisante, on jette rarement un oeil dans la culotte de son voisin ou de sa voisine pour commenter ce qui s’ y fait- parce qu’ on le fait et qu’ ensuite on passe à autre chose de plus intéressant que les petites affaires de touche pipi. Mais -comme dirait Foucault- il faut bien que le bio-pouvoir se passe. Je me permets enfin de conseiller la lecture de la biographie de Lacan par Roudinesco pour découvrir la triste existence et la fin pathétique de celui qui voulait à tout prix expliquer le fonctionnement du phallus des autres en sombrant -snas rire et sans jeux de mots- dans le noeud !

  • la choukette
    la choukette
    libre penseur si possible
    • Posté à 10h48 le 03/07/2010
    • Internaute 90914
      libre penseur si possible

    revolution ?

    plutot marchandisation de la sexualité plutot non ?

    apres avoir banalisé le sexe et purgé la bonne morale religieuse on se retrouve avec des soirée sextoy qui ont remplacé les session tupperware.

    est ce que le sexe en ressort grandi ?

    non

    derive quantitative, depourvu du moindre interet, quand on voit que l’union entre 2 personnes est souvent devenu un simple jeux de solitaire joué a 2.

    le sexe n’est pas libéré mais juste sur marketté, imposant son diktat a la masse, rejettant ceux qui n’y ont pas acces par de nouvelles obligations jusqu’ici inexistantes.

    modele masculin castré (et non pas féminisé comme certains le croit), modèle féminin aliéné (et non pas emancipée), nouveaux monstres hybrides crées de toutes pièce pour assouvir les fanstames de certains sur le dos de la souffrance et des probleme d’ego des autres.

    la scene qui est joué en ce moment n’est qu’une parodie burlesque de la sexualité,

    les uns et les autres refoulant leur frustrations dans une debauche orgiaque de nouvelles experiences plus graveleuses que sensuelles.

    le sexe est mort il a laissé place a la pornographie.

    • Camille
      Camille répond à la choukette
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 11h35 le 03/07/2010
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Justement, tous ces gens qui explorent font un constat vaguement similaire au votre et cherchent autre chose... lisez Lien

      • la choukette
        la choukette répond à Camille
        libre penseur si possible
        • Posté à 12h19 le 03/07/2010
        • Internaute 90914
          libre penseur si possible

        c’est une sorte de partouze déguisée non ? :)

         
        • Camille
          Camille répond à la choukette
          Auteur(e) de l'article Mauvais genre
          • Posté à 12h47 le 03/07/2010
          • Internaute 48427
            Mauvais genre

          mmm, je ne dirai pas ça. C’est vraiment une exploration sensuelle et comme on le voit à travers les débats une exploration politique. Mais pour être honnête, je n’ai pas participé au festival X-plore, l’OUSEPO n’existe qu’à l’état de projet et le labo de l’autre sexe est également un projet donc je ne sais pas ce que ça serait. Mais je ne crois pas que dans l’esprit de concepteur ce soit une partouze.
          Stéphane Rose par exemple, n’est pas vraiment un « partouzeur » et ne se considère pas comme libertin.

        1 autres commentaires
      • rrrobotom
        rrrobotom répond à Camille
        Sea lover
        • Posté à 19h52 le 03/07/2010
        • Internaute 70782
          Sea lover

        A travers vos sélections et votre commentaire on peut conclure que vous êtes pour approfondir l’exploration sexuelle ? y a -t- il une limite à laquelle on devrait s’arrêter ?

         
        • Waphy
          Waphy répond à rrrobotom
          Intermittent du travail
          • Posté à 20h37 le 03/07/2010
          • Internaute 89688
            Intermittent du travail

          Y’a-t-il une limite ?

          L’envie ?

        • Camille
          Camille répond à rrrobotom
          Auteur(e) de l'article Mauvais genre
          • Posté à 01h35 le 04/07/2010
          • Internaute 48427
            Mauvais genre

          mmm.... je ne suis pas aussi catégorique que vous. Je sélectionne les commentaires qui me paraissent les moins « bateaux » pas forcément ceux que j’approuve. En l’occurrence, il me parait plus stimulant pour le débat de mettre en avant les commentaires appuyant l’idée d’une révolution plutôt que ceux un peu classiques disant en substance « ah non, il faut une sexualité reproductive » (je caricature bien sûr). Mais j’ai peut être tort.

          Sur la limite, il est évident pour moi que le consentement est une limite. Après, j’ai une réelle difficulté sur « où placer la limite » pour des situations plus délicates, notamment la nudité. Si on suit les thèses de Marcella Iacub, la nudité devrait être acceptée puisqu’elle ne « gêne » personne (ça ne fait physiquement de mal à personne qu’une autre personne soit nue). Or, personnellement, je suis très sensible à la nudité d’autrui (et j’apprécie d’y être sensible, c’est ce qui me plait dans le fait de voir quelqu’un(e) nu(e) d’ailleurs) mais du coup, une certaine forme de pudeur me convient mieux... pas simple bien sûr, car c’est très culturel.
          Une autre difficulté sur « où placer la limite » est « peut-on laisser les gens se faire du mal », et là encore, je n’ai pas vraiment de réponse. J’ai tendance à dire oui sur le principe car « qui suis-je pour dire ce que les gens ont le droit de faire de leur corps », mais quand même, je ne pense pas qu’en pratique, je supporterai de voir quelqu’un se mutiler même dans le cadre d’une relation sexuelle qui lui conviendrait.

          Ma réponse est donc loin d’être « carrée », « finie ».

          Nous sommes revenus, depuis 2004, sur tout un tas de lois datant du siècle des lumières qui avaient autorisé l’inceste et la zoophilie (je sais ça choque, même moi) en considérant que la torture ou le viol devait être interdit mais qu’un chien mâle baisant une femme (ou un homme d’ailleurs), c’était certes tordu mais c’était de la responsabilité de chacun de faire ce qu’il ou elle voulait de ses trous (il y a des descriptions assez ahurissantes dans l’oeuvre de Michel Foucault sur les femmes brulées vives par l’église parce que, quand elles se mettent à 4 pattes, leur chien vient les prendre). De même, fin XVIIIè s et jusque l’an passé, un inceste entre deux cousins majeurs, ce n’était pas souhaitable sur un plan reproductif mais tant qu’il n’y avait pas de viol ou de contrainte, ça ne posait pas de problème social. En gros, la société n’avait à se mêler que de protéger les faibles et donc, dans les cas sus-mentionnés, ne devait pas y ajouter sa morale (contrairement aux cas de violences ou de maltraitances qui ont toujours été condamnés).

          Après, en 1980, les années SIDA, et avec depuis 2004, le retour de la « morale religieuse », les rapports sont de plus en plus censés être reproductifs (moins de planning familiale, des lois condamnant la zoophilie alors que la torture sur animaux était déjà interdite, loi sur l’inceste alors que la loi condamnant les rapports sur personne ayant autorité existait déjà, etc..) et l’impression que j’ai eue en voyant tous ces microphénomènes (labo de l’autre sexe, ousepo, x-plore, etc.) est que certaines personnes cherchent des échapatoires, des façons de trouver des sexualités amorales (au sens « dégagées de la prescription reproductive et amoureuse de l’église »).

          et vous ?

        2 autres commentaires
    • La mouche du coche-
      La mouche du coche- répond à la choukette
      diptère
      • Posté à 14h06 le 03/07/2010
      • Internaute 45466
        diptère

      z
      z
      Pas mieux.
      z
      z

  • A déménagé le 04-03-2012
    • Posté à 10h54 le 03/07/2010
    • Internaute 89071
      non connue

    Rien de plus positif que la révolution sexuelle.

    Un exemple, pas plus tard que mercredi avait lieu la fin des cours pour tout les élèves de mon canton. Et bien sûr, qu’elle surprise de constater que plein de fille de 10-11 ans s’habillaient comme ma copine qui a 10 ans de plus. Mini-short qui moule bien les fesses, top qui à pour objectif de mettre en valeur le décolleté (inexistant, dans ces cas), coupe de cheveux que je devine plutôt chère pour des filles de leur âge.

    Tout ça pour dire que franchement, plus les années passent et plus je constate que le féminisme « à tout prix », les répliques de la révolution sexuelle et la société de consommation finissent par créer quelque chose d’assez dégénéré. En gros j’ai l’impression qu’au nom de l’égalité des sexes et de la jouissance de ceux-ci, on considère qu’on peut devenir des gravures de modes, provocantes de préférence, alors qu’on vient à peine de découvrir quelques mois plus tôt comment on fait les bébés.

    Brrrr...

    • ker
      • Posté à 04h19 le 04/07/2010
      • Internaute 12793

      Il y’a bien eu une revolution sexuelle : avant on basait, maintenant on se branle sur le net.

      • Waphy
        Waphy répond à ker
        Intermittent du travail
        • Posté à 13h10 le 04/07/2010
        • Internaute 89688
          Intermittent du travail

        hum, avant on se branlait sur les magazines papier...

  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 10h54 le 03/07/2010
    • Internaute 5710

    embrasser des personnes à l’aveugle pour voir si l’on reconnaît un homme d’une femme par exemple

    Y’a mieux...

    C’est le jeu de la fin du repas :
    La maîtresse de maison doit tâter le gourdin de tous les invités mâles à l’aveugle, et reconnaître son mari.

    J’en ai connu une qui avait réussi à reconnaître tout le monde sans une seule erreur. Et c’était au repas annuel du club de pétanque : 35 membres (hé, hé ), dont Mr le curé.. Belle performance, non ? ? ? ?

    • A déménagé le 13-10-2012 4
      • Posté à 13h57 le 03/07/2010
      • Internaute 1645
        non connue

      Allez , pour rigoler avant le WE : -))

      Dans une entreprise d’environ 500 personnes .
      Trois secrétaires prennent l’ascenseur .
      Au milieu du tapis une grosse tache de sperme .
      La secrétaire de direction goûte « pas le directeur dit-elle “
      La secrétaire du personnel goûte ‘ pas le directeur en effet et pas un gars des bureaux
      La secrétaire du magasin général goûte pas le directeur , pas un gars des bureaux et je vais vous dire c’est même pas un gars de la boite

    • Keldan
      Keldan répond à A déménagé le 9-8
      Now future & karpe diem
      • Posté à 16h40 le 05/07/2010
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      La vraie performance est quand la dame reconnait non seulement son mari mais aussi celui qui n’est pas du village : D

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 10h54 le 03/07/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Le mode de vie hétéro-monogamique reproductif étant surprivilégié par le législateur, toute évolution naturelle des rapports est fortement contrariée.

    Les aventuriers mastercard peuvent faire toutes les expériences qu’ils veulent, cela ne change rien pour le vulgum pecus.

    A quand un mouvement pour la laïcité institutionnelle étendue à la sexualité, au mode de logement, à la reproduction ?

    A quand l’abolition de la CAF, du contrat de mariage, et de l’héritage ?

    • KIKI21000
      KIKI21000 répond à Autist Reading -
      retraité
      • Posté à 11h58 le 03/07/2010
      • Internaute 53190
        retraité

      Si je vous suis sur le mariage et l’héritage qui doivent être abolis, la CAF elle doit être remplacer par l’état, seul celui-ci doit éduquer ; vive « l’Emile » de Rousseau

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à KIKI21000
        In enculo cum vibro
        • Posté à 12h24 le 03/07/2010
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        L’État n’a pas à s’occuper des familles mais des individus.

        L’État n’a pas à éduquer, mais à instruire.

        La CAF, c’est le Vatican, l’Etat n’a pas à faire le boulot du Vatican, il a à abolir le prélèvement obligatoire pour le Vatican.

        Les assurances maladie, chômage, retraite, qui sont communistes, suffisent à prendre soins de chacun, et n’interfèrent pas avec les choix sexuels, les choix de logements (nomades, studios, collectivité) ou les choix de reproduction, qui pourront ainsi évoluer naturellement.

         
        • LienRag
          • Posté à 19h12 le 03/07/2010
          • Internaute 34767

          L’État n’a pas à s’occuper des familles mais des individus.
          C’est quand même très ambigü...
          Et s’il est vrai que les allocations de type CAF sont une vraie prime à la solitude et que leur rôle dans le délitement des solidarités prolétariennes est probablement sous-estimé, ne pas s’intéresser du tout au contexte dans lequel ces allocations sont versées aboutirait probablement, vue la vulnérabilité de nombre d’allocataires, à des situations d’exploitation barbare dont les faits-divers ont déja donnés quelques exemples (RMIstes attachés tout le mois sauf au moment d’aller toucher - évidemment accompagnés - leur allocation pour la remettre à leur maître, etc.).

          • Autist Reading -
            Autist Reading - répond à LienRag
            In enculo cum vibro
            • Posté à 19h18 le 03/07/2010
            • Internaute 73535
              In enculo cum vibro

            La CAF est une prime à la reproduction.

            Si on la supprime, on supprime de fait les « éleveurs » de reproductrices.

        • DBL8
          DBL8 répond à Autist Reading -
          Retraité
          • Posté à 19h55 le 03/07/2010
          • Internaute 19562
            Retraité

          Tout à fait, mais ne dit-on pas « éducation nationale » ?

          • Autist Reading -
            Autist Reading - répond à DBL8
            In enculo cum vibro
            • Posté à 20h29 le 03/07/2010
            • Internaute 73535
              In enculo cum vibro

            Je n’ai pas dit que l’État aujourd’hui faisait ce qu’il y a à faire.

            À une autre époque, plus républicaine et plus laïque, nous disions « instruction publique ».

            • DBL8
              DBL8 répond à Autist Reading -
              Retraité
              • Posté à 12h08 le 04/07/2010
              • Internaute 19562
                Retraité

              À une autre époque, plus républicaine et plus laïque, nous disions « instruction publique ».

              C’est ce que je voulais vous faire remarquer !
              L’instruction à l’école, l’éducation aux parents.

              • Autist Reading -
                Autist Reading - répond à DBL8
                In enculo cum vibro
                • Posté à 13h03 le 04/07/2010
                • Internaute 73535
                  In enculo cum vibro

                Les enfants n’ont pas besoin d’être éduqués.

                Grâce à l’instruction, ils peuvent s’élever par eux-mêmes au statut d’adulte.

                Après tout dépend de la société dans laquelle ils évoluent.

                En temps de société bien pourrite, même Camus s’est mis à jouer au Ben Laden, cherchant des flingues, publiant de la propagande du fond d’une grotte...

                La République a les enfants qu’elle mérite.

                • DBL8
                  DBL8 répond à Autist Reading -
                  Retraité
                  • Posté à 13h45 le 04/07/2010
                  • Internaute 19562
                    Retraité

                  C’est « après » avoir reçu l’éducation des parents que les enfants devenus adultes évoluent dans la société ; sans ça, cela fait des adultes sans fois ni lois comme nous le voyons en ce moment... pour certains où c’est la loi du plus fort qui prime !
                  Il y a un minimum à leurs donner.

                  • Autist Reading -
                    Autist Reading - répond à DBL8
                    In enculo cum vibro
                    • Posté à 14h45 le 04/07/2010
                    • Internaute 73535
                      In enculo cum vibro

                    Les enfants voient leur parents bien moraux, bien agenouillés devant des pouvoirs politique et économique sans foi ni loi.

                    Les parents essaient bien d’inculquer leur morale d’esclave à leurs gamins, malheureusement ceux-ci préfèrent bêtement imiter les winners que les loosers.

                    Vous pensez réellement qu’il y a des gens qui mettent des enfants au monde sans essayer de les éduquer ?

                    Si on fait le ménage dans trois tours différentes pendant la nuit, à temps plein, on a droit à un studio en amiante.

                    C’est çà qui éduque les mômes.

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