Législatives 21/05/2007 à 16h57

A Grenoble, Carignon et Cazenave sortent les poignards



Le 6 mai dernier, les Grenoblois ont dit non à Nicolas Sarkozy, en votant à 58,05% pour Ségolène Royal. Il faut dire que la ville, dirigée depuis 1995 par le député-maire PS Michel Destot, est un bastion traditionnel de la gauche, marqué par le long règne d’Hubert Dubedout, de 1965 à 1983. Année qui signe le début d’une alternance qui, elle aussi, va sceller l’avenir politique de Grenoble. Et d’Alain Carignon, jeune gaulliste de 34 ans qui arrive alors au pouvoir. Après de nombreux déboires judiciaires, il tente aujourd’hui d’y revenir en disputant son siège de député à son ancien suppléant, l’UMP Didier Cazenave. Qui ne l’entend pas de cette oreille.

Maire jusqu’en 1995, Carignon a été député de l’Isère, président du conseil général, député européen et ministre de l’Environnement de Chirac en 1986. Sa carrière touche à son apogée en 1993 lorsqu’il est nommé ministre de la Communication de Balladur.

Mais le ministre quitte ses fonctions l’année suivante, après l’ouverture d’une procédure judiciaire. Mis en examen puis reconnu coupable de corruption, complicité et recel d’abus de bien sociaux, subornation de témoins, le maire de Grenoble est condamné à cinq ans d’emprisonnement dont un avec sursis, 400000 Francs (environ 60000 euros) d’amende et six ans d’inéligibilité. La Cour le reconnait coupable d’avoir échangé l’attribution de la concession du service d’eau de Grenoble à une filiale de la Lyonnaise des eaux et du groupe Merlin contre des avantages évalués à 2,9 millions d’euros (lire l’arrêt de la cour d’appel de Lyon du 9 juillet 1996 qui le charge de « l’acte le plus grave qui puisse être reproché à un élu »). Il est le premier ministre de la Ve république à écoper d’une peine de prison ferme. La mort politique d’Alain Carignon ?

Grenoble, mai 2007. Aux côtés de Sarkozy sur les tracts électoraux, Carignon. L’ancien maire est de retour, et en campagne : il est candidat UMP de la première circonscription de l’Isère. Ayant retrouvé ses droits civiques en 2002, Carignon a rapidement repris le chemin politique : élu président de l’UMP Isère en 2003, il est massivement investi par les militants comme candidat aux législatives en octobre dernier. « Il y a eu une tache. J’ai payé. Je suis quitte vis-à-vis de la société. Et je souhaite laver cette tache », annonce-t-il. Mais le personnage reste controversé, jusqu’à diviser son propre camp.

La première circonscription, historiquement à droite, voit en effet se dérouler une lutte fratricide. Richard Cazenave, ancien suppléant d’Alain Carignon à l’Assemblée et actuel député de la circonscription, conteste vivement l’investiture du président de l’UMP Isère et son retour comme « homme nouveau ». Initialement soutenu par la commission nationale d’investiture (CNI) de l’UMP, le député sortant s’est vu voler la candidature par le vote des militants. Cazenave évoque alors une « mascarade », déplorant les « dés pipés » de ce vote auquel il refusa de participer.


Malgré l’affirmation de sa légitimité acquise au suffrage universel et ses protestations sur les bonnes vieilles méthodes » de son concurrent, Cazenave n’obtient pas gain de cause. La CNI tranche et revoit sa copie : Carignon est le candidat officiel. Mais chacun ira jusqu’au bout, quitte à faire perdre la droite face à la candidate socialiste, Geneviève Fioraso.

A coups de déclarations et par sondages interposés, l’affrontement est rude entre les anciens collaborateurs et chacun se renvoie la faute du faible score de M. Sarkozy (50,68%) dans la circonscription convoitée : « Carignon a pris en otage l’image de Sarkozy durant toute la campagne. Les Grenoblois ont montré dimanche qu’ils ne veulent pas de lui », lance Cazenave. « Tout cela est bien évidemment ridicule et enfantin, c’est à M. Cazenave de se remettre en question », rétorque l’ancien ministre.


Le député sortant vient de laisser des plumes dans la bataille. Le mardi 15 mai, il est exclu de l’UMP comme « dissident ». « C’est hallucinant, car on expulse un député sortant, qui a toujours été fidèle à ses idées. Je vais continuer ma campagne en me présentant comme un député UMP sortant car c’est ma légitimité, après ils me feront des procès si ça les amuse ! Et j’espère qu’au 2ème tour, Carignon se désistera pour moi ! “

Quant à Alain Carignon, il vient d’annoncer sa candidature aux municipales de 2008 avec le soutien de son ami Nicolas Sarkozy, et ce ‘quelque soit le résultat des législatives’. ‘Nicolas et moi avons des rapports personnels anciens depuis une vingtaine d’années’, avoue le candidat. Dans un climat pour le moins orageux, sa stratégie est claire : préparer l’avenir en cas d’échec en juin, ‘pour Grenoble et les Grenoblois’ bien entendu.

Une chose est sûre : alors que l’UMP grenobloise s’entredéchire dans des luttes intestines, le PS observe en silence, et se frotte les mains, à l’image de ce proche de Michel Destot : ‘Tant que Carignon est là, pour nous, la vie est belle.’

(Avec Loubna Bouhrizi et Guillaume Garcia)

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  • Anonyme

    Le retour du hussard Carignon n’est pas si surprenant, mais croyez-moi, l’empreinte de corruption laissé par l’homme sur le bassin grenoblois est rester gravé dans les mémoires de plus d’un grenoblois.
    Fidèle ami de Sarkozy (un des rares à le soutenir lorsqu’il était en prison), il doit pour beaucoup au nouveau président sont retour sur la scène politique locale, et notamment son election à la présidence UMP Isère, point de départ de sa volonté de reconquête de la Mairie, l’année prochaine...

  • Anonyme

    A croire que le C.v qu’il traine derrière lui,joue en sa faveur.
    C’est quand meme incroyable, malgrés son retour à être de nouveau éligible, qu’on puisse le voir se pointer comme si de rien n’etait.
    Alors Mes ami(es) Grenoblois aux urnes et pas de quartier.

  • Anonyme

    ...« La Cour le reconnait coupable d’avoir échangé l’attribution de la concession du service d’eau de Grenoble à une filiale de la Lyonnaise des eaux et du groupe Merlin contre des avantages évalués à 2,9 millions d’euros “....
    En 1994, voilà le genre de circonstances qui menait devant les juges.
    En 2007,oertains pensent que ce genre de collusion est la norme car ‘le monde est une marchandise’.
    La droite est décomplexée, l’argent le moteur de l’histoire.
    Carignon est donc,et c’est normal, oui, normal, de retour.

  • Anonyme

    Je ne comprends pas pourquoi l’UMP s’obstine à soutenir le retour des repris de justice comme Juppé ou Carignon, alors que clairement ça nuit à son image auprès d’une bonne partie des électeurs (dont moi).

    A vrai dire je n’avais pas voté pour lui lors des législatives mais je n’ai jamais eu honte d’habiter la circonscription de Cazenave, notamment lors de son action courageuse (malheureusement contrée) à l’occasion du débat sur la loi DADVSI.

  • Anonyme

    Juppé à Bordeaux, Carignon à Grenoble, jamais 2 sans 3 ! quel sera le 3ème ? ILs sont gonflés à l’UMP.Leur arrive t-il de se raser le matin devant une glace ? je pense plutôt qu’ils vont cz le barbier.

    Aucune moralité. C’est triste ; Et ça veut donner des leçons et faire le beau à la télé ! . Et ça veut representer la France. Il y en a qui doivent se marrer, quand ils les voient s’asseoir autour d’une table. On doit se bidonner, se donner des coups de coude.C’est pas partout qu’on voit des politiques vereux ! Nous comptons sur vous rue89 pour leur faire leur campagne de pub pour les legislatives. Qu’ils prennent une belle veste ! Grenoblois, borgelais, vous n’êtes pas suffisament cons pour voter pour ces malhonnetes. Rassurez-nous !

    • Edukator
      Edukator
      étudiant à Eichstätt (Allemagne (...)
      • Posté à 22h36 le 21/05/2007
      • Internaute 3268
        étudiant à Eichstätt (Allemagne (...)

      hé hé, le troisième est assurément l’incomparable Patrick Balkany : à lire un très bon dossier sur ce monsieur (Lien) et surtout, à voir, une très belle interview de ce monsieur : Lien

      Du très bon niveau à mon avis...

    • Anonyme

      Juppé à Bordeaux, Carignon à Grenoble, dites-vous...

      Ce n’est pas que je sois chauvin, mais Tapie à Marseille et Chirac à Paris. C’était au siècle dernier ?

      Cela dit, je suis d’accord avec vous : les banques pratiquent l’interdit bancaire ; nous pratiquons l’inéligibilité pour 5 ans. Ridicule !

      Je suis pour la réinsertion sociale des délinquants, mais pas pour leur réinsertion dans des systèmes publics de représentation politique. Ce genre de politicien véreux, lavés sans doute mais sans honneur, ne peuvent que contribuer au discrédit de politique - et, au-delà, de la vie civile.

      Le Grand Taillefer.

  • Anonyme

    Juppé à Bordeaux, Carignon à Grenoble, jamais 2 sans 3 ! quel sera le 3ème ? ILs sont gonflés à l’UMP.Leur arrive t-il de se raser le matin devant une glace ? je pense plutôt qu’ils vont cz le barbier.

    Aucune moralité. C’est triste ; Et ça veut donner des leçons et faire le beau à la télé ! . Et ça veut representer la France. Il y en a qui doivent se marrer, quand ils les voient s’asseoir autour d’une table. On doit se bidonner, se donner des coups de coude.C’est pas partout qu’on voit des politiques vereux ! Nous comptons sur vous rue89 pour leur faire leur campagne de pub pour les legislatives. Qu’ils prennent une belle veste ! Grenoblois, borgelais, vous n’êtes pas suffisament cons pour voter pour ces malhonnetes. Rassurez-nous !

  • Anonyme

    Apres la gabegie du grand stade, les multiples projets pour bétonner le centre ville, il est tout a fait envisageable que Carignon puisse passer. Destot et les verts sont les pires betoneurs que Grenoble ai connus.

    Je voterai Carignon, non pas envie mais pour faire gicler Destot.

    Un habitant de la zone UMC, qui sans le COS voit se construire des ’residences de standing’ en lieu et place de maisons ou jardins.

    • Anonyme

      Ce n’est pas parce qu vous êtes sur un site parisien, qu’il faut raconter n’importe quoi.

      Il est faux de dire que « Destot et les verts sont les pires betoneurs que Grenoble ai connus. » Au contraire, le nouveau stade est construit sur l’emplacement de l’ancien et même s’il empiète un peu plus, le parc sera tellement étendu que vous pourrez vous promener jusqu’à « l’île d’Amour » et y faire votre parcours de santé pour remettre les idées en place.

      Vous ne vous souvenez peut être pas des projets de Hoche et du béton qu’y a mis Carignon à son arrivée à la Mairie ?

      Je n’apprécie pas spécialement Destot, mais je ferai tout pour que Carignon ne revienne pas aux « affaires ».

      • Anonyme

        Bravo, vous avez dit ce qu’il fallait dire : c’est une réponse digne d’un Grenoblois de la Journée des tuiles - et c’est aussi pour ça que j’aime Grenoble.

        Belle Stain d’Halle.

  • Anonyme

    Pourquoi Carignon se présente-t-il dans la seule circonscription de droite de l’Isère ? Il ne veut pas avoir un « ennemi » UMP élu qui pourrait lui contester sa soi-disant suprématie UMP dans le département. Il faut qu’il soit le SEUL. R. Cazenave a d’ailleurs été exclu (temporairement ?) de l’UMP ainsi qu’un autre « dissident », Chamussy, qui se présente dans la 3e circonscription grenobloise.

    Monsieur Carignon semble oublier qu’une de ses fameuses affaires est encore à l’instruction : la vente de la gestion des parkings municipaux à Vinci sans appel d’offre.

    Les grenoblois n’ont pas la mémoire courte et n’ont aucune envie de voir revenir l’ex-ministre de l’environnement,magouilleur de première, qui affirmait que le nuage de Tchernobyl avait contourné la France. Quelle confiance peut-on lui accorder ?

    La première circonscription a portant été découpée spécialement par Pasqua pour faire gagner la droite, avec un bout de la ville bien rose et verte et un grand bout de banlieues bien bleues. Notre cher Carignon risque donc bien de faire gagner la socialiste Geneviève Fioraso dont vous pouvez faire connaissance sur un blog grenoblois

    Lien

    Allez, mesdames et messieurs de la 1ère circonscription, ne nous laissons pas avoir par de belles paroles lénifiantes. La bataille ne fait que commencer... jusqu’aux municipales.

    Caroline de Grenoble (1ère circonscription)

    • Anonyme

      Pourquoi Carignon se présente-t-il dans la seule circonscription de droite de l’Isère ?

      Rectification : 4 circonscriptions sur 9 sont actuellement détenues par des députés UMP (contre 4 socialistes, 1 communiste).

      Et dans l’Isère, si la droite a ressorti la machine à perdre sur la 1ère circonscription, le PCF en a fait de même sur la 3e, avec le duel entre René Proby, maire de St Martin d’Hères, candidat officiel, et Renzo Sulli, maire d’Échirolles, candidat « dissident » mais ayant le soutien du candidat sortant, Gilbert Biessy.

      Lien

  • Anonyme

    les parisiens de l’UMP ont été abusés par le vote truqué des adhérents de la cellule 38 ( adhésions de familles entières, par exemple ) et ont sûrement dit aux Grenoblois de se débrouiller entre eux ... mauvaise idée, une circonscription va passer dans l’escarcelle de la gauche qui n’en attendait pas tant ... CARIGNON avait déjà fait perdre un canton de la même façon en présentant un candidat de sa clique contre le candidat UDF-UMP, le canton est passé aux Verts. Mais cet individu qui se vante de sa grande amitié avec SARKO ( invérifiable, puisque le président ne l’a pas ouvertement soutenu ) n’a qu’une idée : récupérer un pouvoir qu’il a perdu à jamais. Dans sa tête, c’est : si ce n’est pas moi, c’est le déluge. Et nous Grenoblois, nous assistons à ce désastre. Nous allons rigoler encore longtemps et il est vrai que la municipalité sortante n’a aucun souci à se faire !

    mjh électeurs de la 1° de l’Isère

    • Anonyme

      Si si, Sarkozy et Carignon, c’est parait-il comme cul et chemise ! Le premier aurait été le seul responsable à soutenir et appeler l’épouse du second lorsque celui-ci était en taule. Solidarité d’un arriviste avec ses collègues véreux du gouvernement Balladur (il y avait aussi Longuet dans le genre ministre à pots-de-vins)...

      Quand on voit par ailleurs les amitiés du président (Balkany, Escrosi, Pasqua...), il n’y a donc rien d’étonnant !

      • Anonyme

        Peux-tu nous dire qui est la chemise ? Personnellement, je crois qu’il n’y en a pas ici.

      • Anonyme

        Cà n’a jamais été prouvé, c’est CARIGNON qui le dit, et on sait qu’il ne peut pas dire trois mots sans qu’il y en ait deux de mensongers ! Enfin, copain ou pas avec SARKO, celui-ci n’est jamais venu le soutenir, il a envoyé LONGUET et DONNEDIEU, qui n’ont aucune place visible dans le gouvernement, pendant la campagne présidentielle. Et on n’attend personne, pour l’instant pour les légis ... Sauve qui peut en fait, et les Grenoblois continuent leur grand sommeil dans l’immobilisme municipal.

        mjh

  • Anonyme

    « Il y a eu une tache. J’ai payé. Je suis quitte vis-à-vis de la société. Et je souhaite laver cette tache » dixit Alain Carignon.

    Question : avec quelle eau, cher (littéralement) Monsieur ?

    • Anonyme

      je preferai que ce monsieur aille faire sa lessive dans un autre departement voir un autre continent

  • Anonyme

    Monsieur CARIGNON n’a pas changé, il ment quand il affirme qu’il a été condamné^pour des raisons de financement politique ; en ce qui le concerne, il s’agissait d’enrichissement personnel ce qui est de mon point de vue un peu plus grave et différent du probléme de financement des partis et campagnes !

    • Anonyme

      Réponse à Courageux Anonyme de 8 : 30 le 22.05 :
      La condamnation de CARIGNON à 5 ans de prison dont 1 avec sursis était pour : corruption, enrichissement personnel et tentative de subornation de témoins. Ce sont les actes les plus exécrables qu’un élu du peuple puisse se permettre envers ses électeurs et c’est ce personnage qui veut revenir. Il dit qu’il a changé, mais quand on le connait un tant soit peu, on ne peut le croire car quand on est corrompu, on le reste... Il n’était en aucun cas question de financement de parti comme il le déclame partout.

      Cette précision méritait d’être faite.

      A bon entendeur.

      mjh

  • poyro
    • Posté à 08h38 le 22/05/2007
    • Internaute 5013

    Heureusement que seul la compétence et non la fidélité devait compter ...

  • kamelya
    • Posté à 08h55 le 22/05/2007
    • Internaute 3593

    Curieux tout de même de voir la presse se focaliser sur les pratiques d’exlusion du PS quand il s’agit de Kouchner... mais pas un mot sur les exclus de l’UMP..... curieux comment on a longuement vu monsieur Sorkozy accuser madame Royale d’être du côté des voleurs après les évènements de la gare du nord... c’est vrai quoi Ségo est petite joueuse quand elle s’interroge sur les raisons de ce désordre.... Sarko au moins n’a aucun état d’ame en s’entourant de repris de justice comme Juppé, Carignon et Tapie... qui soit dit en passant ne se sont pas fait condamner pour un petit ticket de métro. Quant à l’ouverture de Monsieur Sarkozy, elle ressemble étrangement à celle que monsieur Carrignon avait faite sur Grenoble... débauchant la gauche, brandissant son ouverture à l’immigration avec Sahiri...Sarko et Carignon sont les même loups politiques prêts à tout déchiqueter sur leur passage... et attirés par ce qui brille. Sarko après le yacht ne s’est ’il pas empressé de gouter au joies des résidences de l’état et du luxe qui s’y rapporte.... Pour en finir rest à savoir si les grenoblois ont de la mémoire face à leur bulletin de vote....

  • Este
    Este
    Policier
    • Posté à 10h15 le 22/05/2007
    • Internaute 4819
      Policier

    Il n’y a donc effectivement pas qu’au PS qu’il y a des exclusions... Il y a denombreuses circonscriptions où cela s’est mal passé pour l’investiture avec des exclusions de l’UMP. Hélas, les différents médias semblent s’en désintéresser. Merci donc à « Rue89 » de nous apporter l’information que d’autres au mieux oublient ou au pire censurent !

  • Anonyme

    Si la droite gagne, c’est par son extraordinaire capacité à soutenir ses candidats, même ceux à la réputation des plus nauséabondes.

    Cela me rappelle une devise de la droite anglaise qui dit à pau près ceci : « Damn your principles, stick to your party » (« oubliez vos principes, soutenez toujours votre parti »)

    Sans aller jusqu’à soutenir des candidats condamnés par la justice, les gens de gauche auraient intérêt à être aussi solidaire de leurs candidats, et ce même s’ils réprouvent certaines de leurs positions ou certains traits de leur personnalité.

  • bebert
    • Posté à 16h37 le 22/05/2007
    • Internaute 1796

    Nous avons changé de monde, ne l’oubliez pas !
    Le messie Sarkosy n’oublie pas ses amis... Balkany, Carignon...
    Ce monde qui s’ouvre aujourd’hui est un monde de lumière et d’espoir !
    Avec l’UMP tout devient possible ! Surtout la rédemption !
    Circulez mécréant !
    Osez croire en un monde meilleur ! Osez croire en la dictature du merveilleux !
    A l’UMP, nous affons les moyens de vous faire rêffer !

  • Elvince
    Elvince
    vivant
    • Posté à 22h09 le 22/05/2007
    • Internaute 472
      vivant

    une piqure de rappel : Lien

    Il s’agit d’une chronomogie (édifiante) des pratiques d’Alain Carignon.

  • Anonyme

    Chers confrères, félicitations pour votre site...Cela dit quand vous pompez des citations sur des sites de confrères, vous êtes priés de citer vos sources (je parle de la citation de Richard Cazenave en fin de papier)
    Sans rancune ! Bonne route !

  • Anonyme

    J’étais Grenobloise à l’époque Carignon... Je me souviens bien de l’affaire. Et ce retour du « bandit produigue » (avec d’autres comme Balkani, Juppé...) m’inspire deux remarques :

    - Le délit politique est des pires qui soient parce qu’il s’inscrit sur le mandat de confiance accordé par les citoyens. Il s’accompagne donc toujours d’une trahison républicaine. Lorsque certains se font prendre et sont jugés il est, bien entendu, normal qu’ils écopent de peines. Malheureusement ces dernières sont trop souvent en inadéquation avec le délit. Une fois purgée la peine a effacé le délit mais n’a pas réparée l’affront républicain. C’est à dire que le citoyen est blanchi mais pas l’élu. Je ne comprends pas pourquoi notre république accepte que des hommes qui ont un casier lié à leur mandat politique puisse tranquillement se présenter à nouveau à une élection. Pour entrer dans la fonction publique ne faut-il pas présenter un casier judiciaire vierge ? Voyez les ex-taulards qui, eux aussi ont purgé leur peine. Sont-ils sortis d’affaire pour autant à leur sortie de prison ?
    Je souhaite que le code électoral évolue et interdise l’élligibilité des hommes et des femmes condamnés pour un délit commis dans le cadre d’un mandat électoral.

    - La deuxième remarque concerne l’attitude du citoyen qui réélit les politiques véreux. La liste est longue : Pasqua, Chirac, Balkani... y a-t’il une attraction « gangster » qui m’échappe ou un pouvoir d’amnésie chez ces électeurs ? Comme l’a dit Le Pen au soir du premier tour, les électeurs ont-ils pris goût à être à ce point floués et cocus ?

    A quand un corps politique renouvelé et propre ?

  • Jean-Michel
    Jean-Michel
    définitivement anti-libéral, (...)
    • Posté à 08h15 le 25/05/2007
    • Internaute 3611
      définitivement anti-libéral, (...)

    C’est vrai ce site : Lien
    est passionnant. La chronologie de toute la frénésie de corruption de Carignon est proprement hallucinante !

    Petit détail croquignolet péché dans le site ci-dessus (a mettre en rapport avec les « rapports personnels anciens depuis une vingtaine d’années » mentionnés dans l’article) :

    10 octobre 1994
    Alain CARIGNON se dit encore serein et affirme devant des journalistes grenoblois que l’affaire Dauphiné News n’ira pas plus loin, que le « non lieu » est proche. Il fait des « confidences » sur ses projets après l’élection d’Édouard BALLADUR à la présidence de la République, dont il ne doute pas : « J’ai vu Nicolas SARKOZY. Il m’a dit : ne t’embête pas avec la culture. Si je suis premier ministre, je te donnerai le budget. » (article de Claude FRANCILLON dans Le Monde du 14 octobre 1994).

     ! ! !

    Quand on voit ce qu’il a réussi à faire avec Grenoble, on se prend à rêver de ce qu’il aurait pu faire si on lui avait donné la France...

    Décidément, la France se berlusconise à fond, et j’en suis désespéré !

  • Anonyme

    Des citoyens s’engagent contre Carignon et ses pratiques politiques : Lien

  • Anonyme

    D’après un sondage du journal local « Le dauphiné Libéré » (alias le Daubé pour les intimes), la candidate socialiste arriverait largement en tête du premier tour, avec plus de 30 % des voix, devant Cazenave et Carigon au coude à coude avec environ 20 % chacun.
    Au deuxième tour, la candidate socialiste l’emporterait avec 53 % des voix devan Cazenave, avec 62 % devant Carignon
    Est-ce que la morale sera sauve ?

  • Anonyme

    On peut tout de même s’étonner que Cazenave qui a été l’un des plus fervents défenseurs des logiciels libres à l’assemblée nationale n’ai pas été choisi par l’UMP.

    Cherche t-on par là à déstabiliser la vague pro logiciels libres au sein des députés (je rappelle que la prochaine assemblée des députés devrait être pourvue d’ordinateurs Linux) ?

    Alors d’où sont venus les pressions ?