Explicateur 06/09/2010 à 16h00

Retraites : le débat expliqué aux nuls et aux jeunes insouciants

Pascal Riché | Redchef Rue89


Une militante syndicale prépare les banderoles du défilé du 7, le 6 septembre à Marseille (Jean-Paul Pelissier/Reuters).

Confrontation directe entre le gouvernement et les syndicats, ce mardi : pendant que le premier présentera sa réforme des retraites à l’Assemblée nationale, les seconds appellent à manifester et à faire grève. Selon l’ampleur de la mobilisation, le gouvernement est prêt à faire quelques concessions, mais sans revenir sur les grandes lignes de son projet.

Ces concessions porteraient notamment sur la pénibilité du travail et la situation des polypensionnés, ceux qui ont cotisé à différents régimes de retraite au cours de leur carrière.

(De nos archives) Si vous ne vous êtes pas encore intéressé avec passion à ce débat, cet article est pour vous. Nous l’avons divisé en six questions, mais vous pouvez nous en poser d’autres, nous y répondrons.

1

Comment marche le système de retraites en France ?

C’est un système « par répartition » : vous ne cotisez pas pour vous-même (ce n’est pas de l’épargne, donc), mais pour vos aînés. Concrètement, les actifs payent les pensions des retraités. Les cotisants accumulent des points de retraite et des « trimestres » de cotisation.

Différents « régimes » gèrent le système, le principal étant le régime général des salariés. La retraite de base de la sécurité sociale est complétée, pour les salariés, par des « régimes complémentaires ».

L’âge de la retraite peut être appréhendé de plusieurs façons :

  • L’âge légal est l’âge qui « ouvre le droit » de prendre sa retraite et toucher une pension. Il est de 60 ans, avec des exceptions (55 ans pour les non-sédentaires du secteur public, par exemple).

  • La « durée de cotisation » : un salarié a droit à sa retraite à taux plein lorsqu’il a cotisé un certain nombre de trimestres (150 à 164 trimestre, selon sa date de naissance)

  • L’âge du « taux plein » : à 65 ans, on peut partir à la retraite en bénéficiant du taux plein, même si l’on n’a pas tous ses trimestres.

  • L’âge de la retraite d’office : il a été repoussé de 65 à 70 ans. Un employeur peut alors obliger son salarié à partir.

Exemples :

  • Si j’ai cotisé 37 ans seulement et que j’atteins 60 ans, j’ai le droit de partir à la retraite, mais avec un taux réduit. Je peux aussi travailler jusqu’à accumuler mes 162 trimestres de cotisation (soit 40,5 ans).

  • Si j’ai cotisé 41 ans et j’atteins 60 ans, je peux prendre ma retraite à taux plein.

  • Dans les deux cas, je peux continuer de travailler jusqu’à 70 ans.


2

Pourquoi le réformer ?

Les actifs doivent payer de plus en plus de retraites. De 2 actifs pour 1 retraité en l’an 2000, le « taux de remplacement » passera, si rien ne change, en 2040, à 1,1 actif pour 1 retraité. (Voir le graphique du Conseil d’orientation des retraites)


Source : COR

  • Les baby-boomers (par définition nombreux) des années 50 arrivent à l’âge de la retraite. Entre 2010 et 2030, le nombre de retraités va augmenter de près de moitié (de 15,5 millions à 23 millions en 2050).

  • L’espérance de vie s’allonge. (Voir le graphique du Conseil d’orientation des retraites)


Source : COR

  • Les entrées sur le marché du travail sont de plus en plus tardives

Cette situation démographique tendue est aggravée par la crise économique. Plus de chômeurs, moins d’activité, c’est moins de cotisations.

Ce tableau sombre doit pourtant être nuancé, car il omet de parler des gains de productivité et de la croissance. Si PIB progresse de 1,6 % par an, il double en 40 ans, ce qui devrait faciliter le paiement des pensions.


3

Qu’est-ce qui a déjà été fait pour sauver le système ?

Les pouvoirs publics ont déjà pris des mesures par le passé :

  • En 1993, le gouvernement Balladur a allongé la durée de cotisation de 37,5 ans à 40 ans pour les salariés du privé.

  • En 2003, le régime des fonctionnaires est aligné sur celui des salariés du privé. La durée de cotisation de l’ensemble des travailleurs est allongée (41 ans en 2012).

Mais cela ne suffit pas. Le système doit faire face à des problèmes financiers croissants, aggravés par la crise de 2008.


4

Quelles sont les mesures de la réforme proposée ?

Le ministre du Travail Eric Woerth a présenté le projet du gouvernement le 16 juin.

  • L’âge légal passerait progressivement de 60 à 62 ans d’ici 2018. Ce qui permettrait selon le gouvernement d’économiser 19 milliards d’euros en 2018.

  • Ceux qui sont « usés » par le travail continueront à prendre leur retraite à 60 ans.

  • L’âge du taux plein passe de 65 à 67 ans.

  • La durée de cotisation (pour obtenir le taux plein) passerait à 41 ans et un trimestre en 2013, et à 41,5 ans en 2020.

  • Pour combler les déficits, on puiserait dans le fonds de réserve des retraites (FRR) mis en place par le gouvernement Jospin pour combler les déficits d’après 2020.

  • Le taux de cotisation des fonctionnaires augmenterait de 7,85% à 10,55% en 2020.

  • La tranche supérieure de l’impôt sera relevée d’un point, et seront taxés davantage les stock options, et les retraites chapeau, les revenus du capital, les plus-values.

5

Quelles sont les critiques à cette réforme ?

Trois grandes critiques sont portées contre la réforme.

  • Une réforme inefficace car le vrai problème, c’est le chômage. Demander aux gens de travailler plus longtemps alors qu’ils manquent déjà de travail ne sert à rien.

    Pour Alternatives Economiques, « les deux tiers des partants n’étant pas en emploi au moment où ils liquident leur retraite, le passage à 62 ans va permettre une économie par la réduction de leurs droits, mais ils ne cotiseront pas plus longtemps ».

  • Une réforme injuste, car elle ne pèse pas sur les plus privilégiés. C’est pour ceux qui ont commencé à travailler jeune que la réforme est rude : la durée d’activité et de cotisation (avant l’âge légal) est déjà longue et leur espérance de vie est généralement plus courte.

    Ils vont devoir travailler deux années de plus et cotiser « gratuitement » deux années de plus... Pour les cadres, entrés plus tardivement sur le marché du travail, le changement sera moins brutal : ils terminent déjà leur carrière au-delà de l’âge de 60 ans.

  • Une réforme hypocrite, parce que l’ajustement se fera par la baisse des pensions. Officiellement, le gouvernement ne touche pas au niveau des pensions. Mais le recul de l’âge de la retraite aura des conséquences sur celles-ci. Le gain financier sera tiré de l’augmentation des retraites incomplètes.

    Exemple donné par Alternatives économiques :

« Marc a commencé à travailler à 23 ans, mais a passé 3 ans à l’étranger comme expatrié. Il souhaite prendre sa retraite à 64 ans et son salaire moyen est de 2 500 euros. Avec les règles actuelles, sa décote est de 65 - 64 = 1 an, soit un taux de remplacement amputé de 5 points (il touchera 1612 euros). Avec la nouvelle loi, elle serait de 67 - 64 = 3 ans et il toucherait 1362 euros. »

  • La réforme ne tient pas assez compte de la pénibilité des emplois, se bornant à juger de « l’usure au cas par cas ». A 60 ans, un cadre a vingt et un ans d’espérance de vie quand un ouvrier en a quatorze...
  • La réforme organise un « hold up » sur le fond de réserve des retraites (FRR), qui était conçu pour combler le trou béant des années 2020-2030. On déshabille Pierre pour habiller Paul (son père). Le plus gros problème du système sera posé après 2020, et on est en train de détricoter une mesure qui devait permettre de passer cette décennie difficile.
  • La réforme agrave les inégalités hommes femmes. Déjà nombreuses sont celles qui, du fait de carrières « à trous », doivent travailler jusqu’à 65 ans pour avoir une retraite complète... Devront-elles travailler jusqu’à 67 ans ?
6

Quelles sont les alternatives ?

Ceux qui rejettent le projet qu’Eric Woerth a présenté cette semaine avancent d’autres pistes de réforme.

  • Faire payer les retraités aisés : la fondation Terra Nova a proposé cette solution iconoclaste, le niveau de vie moyen des retraités étant légèrement supérieur à celui des actifs (106%). Le PS juge cette voie politiquement explosive.
  • Imposer les revenus du capital et les grandes entreprises. C’est la solution priviligiée par le PS qui propose de trouver ainsi 19 milliards d’euros :
    • Une augmentation de la CSG sur les revenus du capital (7 milliards d’euros)

    • Une contribution majorée sur leur valeur ajoutée (7 milliards)

    • Le reste sera fourni par la taxation des stock-options et de l’intéressement

  • Une surtaxe d’impôt sur les sociétés de 15% sur les établissements financiers serait attribuée au le fonds de réserve.
  • L’augmentation des cotisations retraite  : le PS propose un point sur dix ans, pour les salariés et les employeurs).
  • L’allongement de la durée de cotisation, mais facultative. Le PS imagine une sorte de bonus sur les retraites des salariés qui décideraient de partir après 60 ans.

Le gouvernement et sa majorité parlent, à propos de ces alternatives, de « matraquage fiscal ». Mais en terme de « matraquage », augmenter les impôts est-il vraiment plus violent que de demander aux Français deux années de plus de travail, deux années de plus de cotisations, et deux années de moins de retraite ?

► Article initialement publié le 20/06/2010.

► Mis à jour le 06/09/2010 à 17h15, avec la modification de l’illustration et le 25 septembre 2010 (mention des gains de productivité).

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  • caro
    caro répond à xavier-xavier
    délinquante avérée
    • Posté à 12h05 le 20/06/2010
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    bin alors, pourquoi travailler jusqu’à 67 ans si on n’en retire aucun avantage ?

    • xavier-xavier
      xavier-xavier répond à caro
      muntagnolu
      • Posté à 12h46 le 20/06/2010
      • Internaute 23086
        muntagnolu

      « l’avantage » consistera pour beaucoup, à ne pas être pénalisé par la décote.
      Un exemple : un salarié (ou une salariée, les femmes ont plus souvent des carrières incomplètes) de 62 ans a cotisé 33 ans.
      Sa retraite est calculée sur ces 33 ans, mais on y applique une pénalité de 1,5 % par trimestre manquant (par rapport à 41,5 annuités) plafonnée à 5 ans, soit -30%.
      A 67 ans elle aura cotisé 38 ans, sa retraite sera calculée sur ces 38 ans ( donc pas de taux plein parce qu’il faudrait 41,5 annuités), mais elle aura l’immense bonheur de ne pas voir sa retraite amputée de 6% par année manquante.

       
      • caro
        caro répond à xavier-xavier
        délinquante avérée
        • Posté à 12h51 le 20/06/2010
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        ... et à 70 ans, ce ne serait pas mieux ? directement du boulot à la tombe avec le devoir accompli de ne pas avoir pu laisser sa place à ses petits enfants, toujours au chômage.

      1 autres commentaires
    • gillou69
      gillou69 répond à caro
      Technicien
      • Posté à 14h17 le 20/06/2010
      • Internaute 90570
        Technicien

      La satisfactions d’avoir obéit au petit chef sarko

  • Madiran
    Madiran répond à xavier-xavier
    (Business Analyst)
    • Posté à 12h10 le 20/06/2010
    • Internaute 16911
      (Business Analyst)

    Merci d’insister sur ce point ! !
    Ceci met en évidence le « bourrage » de crâne auqeul nous sommes soumis ! !

    (Par exemple en entendant Strauss Kahn laisser entendre que l’age de retraite doit être augmenté ! ! De la part du directeur du FMI c’est proprement scandaleux)

    En effet, au delà d’un certain age nous n’aurons « pas » la retraite complète... Mais si quelques personnes peuvent en être persuadées, cela est bon pour les principaux dirigeants de médias politiques...

    Pourquoi donc ne pas profiter d’un article dans rue89 pour le dire clairement ?

    • gillou69
      gillou69 répond à Madiran
      Technicien
      • Posté à 14h20 le 20/06/2010
      • Internaute 90570
        Technicien

      Strauss Kahn est d’accord, pour service rendu,
      Strauss Kahn collabo

    • pipolino
      pipolino répond à Madiran
      .
      • Posté à 21h28 le 06/09/2010
      • Internaute 89242
        .

      Si la gauche passe en 2012 les banques préfèrent que ce soit Strauss kahn qui se présente, c’est tout dire
      Mermet et Stéphane Paoli en parlent très bien dans leur émission, les liens sont plus haut

  • blablablaetblablabli
    blablablaetblablabli
    patati et patata
    • Posté à 11h40 le 20/06/2010
    • Internaute 38523
      patati et patata

    « Retraites : le débat expliqué aux nuls et aux jeunes insouciants »

    j’ai bientôt 50 ans et je n’ai rien à foutre de la retraite ,j’attendrai le moment venu qu’il est un pont bien accueillant et terminé .

    La retrairite dans mon petit jardin ce n’est point mon truc ça ,je trouve à ça un peu beauf moi ; je finirai ma vie chez les hippies aux iles
    Baléares voilà tout ! ! ! !

  • Humain
    • Posté à 12h00 le 20/06/2010
    • Internaute 21387

    Cet article est un résumé presque complet...Mais pas complet :
    Et si on disait vraiment comment ça marche ?

    En France même si on part en retraite à 62 ou 63 ans, nous avons déjà la période de cotisation la plus longue d’Europe.

    Les Anglais et les Allemands partent en retraite plus tard c’est vrai, mais cotisent moins longtemps !

    « On » oublie de nous dire que l’objectif est de nous inciter à prendre des retraites par capitalisation, pour avoir une retraite « convenable ».

    La seule façon d’éponger le problème des retraites est simplement de diminuer le chomage,

    D’abord en ne délocalisant plus et surtout en faisant autre chose que faire semblant (comme Renault et d’autres...) de rapatrier une partie de la production quand cela arrange les actionnaires !

    Nous avons en France les ouvriers et les employés les plus efficage du monde... ce serait dommage de ne pas en profiter (Ce n’est pas moi mais l’OCDE qui le dit ! ! Et l’OCDE n’est pas une assemblée de « gentils » envers les employés)

    Et si l’on regardait vraiment les choses en face, nous verrions que mettre la retraite deux ou trois ans plus tard est un cataplasme sur un jambe de bois !

    Je trouve que cet article sur la retraite est le plus Sarkozien ou Strauss-Kahnien qui puisse exister !

    Pourquoi ?

    Parce que l’objectif n’est pas de diminuer les problèmes des caisse de retraite, non !

    L’objectif à terme de nous obliger à acheter des retraites par capitalisation, ce qui permettra aux banques et assurances de spéculer un maximum avec ce pactole !

    Les reste est un air de chanson du type « à vous de juger » !
    (Quand à faire participer les « revenus aisés » dans ce refrain nous pouvons en rire...Car c’est marginal !)

    • Jonas2
      Jonas2 répond à Humain
      Les mouches ne me trouveront (...)
      • Posté à 12h14 le 20/06/2010
      • Internaute 19359
        Les mouches ne me trouveront (...)

      « Je trouve que cet article sur la retraite est le plus Sarkozien ou Strauss-Kahnien qui puisse exister ! »
      Il est aussi dans l’air du temps médiatique. Les journalistes opèrent à partir des éléments de langage et de la doxa qui leur sont copieusement fournis par les tenants de la pensée dominante. (UMP, PS et Syndicats)
      D’autres solutions existent comme le signale Caro mais il faut aller les chercher ...chez Gérard Filoche par exemple.
      On assiste une fois de plus à la mise en place du même rouleau compresseur quasi dogmatique que celui qui a accompagné le référendum sur le traité européen.

      • Weatherboy
        Weatherboy répond à Jonas2
        v2=notes articles en moins...
        • Posté à 13h03 le 20/06/2010
        • Internaute 38063
          v2=notes articles en moins...

        Ben personnellement jonas je trouve que dire que « cet article sest le plus Sarkozien ou Strauss-Kahnien » en rappelant qu’il oublie le problème du chômage, c’est un peu fort, étant donné que les points 5 et 6 sont, je trouve au contraire un assez bon résumé en qq lignes des raisons pour lesquelles la « réforme » poroposée (traduction -> rétro-pédalage et régression sociale) est un immense foutage de gueule, inefficace et injuste.
        Bref, il est quand même pas si mal c’t’article pour sa longueur, y’a pas tout mais y’a quand même l’essentiel, non ?

         
        • Jonas2
          Jonas2 répond à Weatherboy
          Les mouches ne me trouveront (...)
          • Posté à 14h03 le 20/06/2010
          • Internaute 19359
            Les mouches ne me trouveront (...)

          Si l’on admet les prémisses constitués par le point 2 ( Pourquoi le réformer..le système) les points 5 et 6 pourraient tenir la route. Mais pour ce qui me concerne je n’admets pas ce point 2 qui consiste à prétendre que le système de retraite par répartition est en perdition en avançant des raisons on ne peut plus discutables et discutées (au journaliste de s’y pencher).

          La dislocation du système de retraite par répartition est orchestrée pour favoriser la mise en place de la retraite par capitalisation.
          C’est justement sur ce point 2 que le journaliste devrait concentrer ses investigations or il ne fait que reprendre ce que déclament « lémarchés » et les agences de notation sans chercher plus loin.

          Alors, oui. Je te rejoins sur le fait que l’article fait bien le tour sur l’essentiel de la pensée dominante. Mais l’histoire n’a pas toujours donné raison à la pensée la plus largement partagée.

          • Weatherboy
            Weatherboy répond à Jonas2
            v2=notes articles en moins...
            • Posté à 20h59 le 23/06/2010
            • Internaute 38063
              v2=notes articles en moins...

            Effectivement le point sur la « retraite par capitalisation » manquait et donne toute sa cohérence à toutes les « réformes » pronées par le DSK dans différents pays ces derniers mois !
            Ce que je voulais dire c’est que les points 5 et 6 venait en bon contre-point après ce début, après il manquait des pts pas négligeable c’est vrai

        2 autres commentaires
      • Humain
        Humain répond à Jonas2
        • Posté à 16h33 le 20/06/2010
        • Internaute 21387

        Je vous accorde que Caro et sa référence à Filoche, et vous même et parfois certains autres ont vu clairement dans ces points, c’est réel ! !

        Mais comme vous le soulignez la « doxa » imposée aux médias est particulièrement lourde !

        Et entre autre l’important est qu’à terme la capitalisation des retraites fasse son oeuvre ! ! (Ca, c’est le message officiel ! !)

        Question : En dix ans le fameux CAC40 à diminué de moitié ! ! Qu’en serait-il des retraites par capitalisation ?

         
        • pipolino
          pipolino répond à Humain
          .
          • Posté à 21h37 le 06/09/2010
          • Internaute 89242
            .

          La retraite par capitalisation c’est ce que voulait faire sarkozy avant la crise.
          Le désastre est facile à imaginer.
          Voyez ce qu’il sait passé avec BP pour la marée noire, les poursuivre mettait en danger des milliers de retraités anglais.
          Il ne faudra JAMAIS accepter cela, en plus d’être dangereux pour les retraités, ce sera une façon pour les entreprises pourries de s’autoprotéger en dénonçant ce risque

          • Humain
            Humain répond à pipolino
            • Posté à 00h10 le 07/09/2010
            • Internaute 21387

            « La retraite par capitalisation c’est ce que voulait faire sarkozy avant la crise. »

            « La retraite par capitalisation c’est ce que veulent faire sarkozy ou Strauss Kahn après la crise ! »

            « Le désastre est facile à imaginer.
            Voyez ce qu’il sait passé avec BP pour la marée noire, les poursuivre mettait en danger des milliers de retraités anglais. »

            Vous avez tout à fait raison !

        2 autres commentaires
    • xaxa
      xaxa répond à Humain
      • Posté à 18h27 le 06/09/2010
      • Internaute 88669

      Attention, pour l’Allemagne, c’est plus compliqué que ce que vous présentez.

      - le nombre minimum de trimestre pour avoir droit à la retraite est plus faible qu’en France
      - l’âge légal de départ en retraite est similaire.

      Mais ca ne signifie pas qu’on peut avoir une retraite à taux plein à 65 ans avec seulement 35 ans d’activité derrière soi ! ! !

      Ne mélangez pas le droit de partir en retraite et le droit de partir avec une pension à taux plein.

      • Humain
        Humain répond à xaxa
        • Posté à 22h13 le 06/09/2010
        • Internaute 21387

        Vous avez parfaitement raison, bien souvent on confond (parfois exprès !) départ à la retraite et dépard à taux plein !

        Je voulais simpelemnt indiquer que le France n’est pas le seul pays en ce cas, bien que nous soyons celui en lequel les cotisations des personnes sont les plus importantes et longues !

  • Le Bouffon86
    Le Bouffon86
    bouffon
    • Posté à 11h44 le 20/06/2010
    • Internaute 117703
      bouffon
    • caro
      caro répond à Le Bouffon86
      délinquante avérée
      • Posté à 12h10 le 20/06/2010
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      merci ; -) où l’on peut voir que ces affiches sont toujours d’actualité 42 plus tard ...

      • Le Bouffon86
        Le Bouffon86 répond à caro
        bouffon
        • Posté à 12h23 le 20/06/2010
        • Internaute 117703
          bouffon

        oui malheureusement....

  • balala
    • Posté à 11h50 le 20/06/2010
    • Internaute 3552

    Et les professions libérales ? Impossible d’avoir l’ombre d’une information par notre caisse la CIPAV... mais quelle va être notre situation ?
    Déjà la réforme Fillon avait sérieusement aggravé notre situation : pénalités accrues pour les trimestres manquants (la règle dans nos profession) une cotisation dite « de solidarité » après 65 ans, c’est à dire
    1) majorée
    2) cessant d’être déductible du chiffre d’affaires comme c’était le cas avant 65 ans

    tout en maintenant l’obligation de continuer de travailler le plus longtemps possible... parce qu’avec une retraite de moins de 2000 euros par an (pas par mois, par an) les économies qu’on a pu faire par ailleurs fondent vite... surtout avec les pénalités de cotisation qu’on nous impose (cotisation majorée, confiscation des contrats Madelin jusqu’à ce qu’on s’engage à ne plus jamais travailler, etc...)

    A quelle sauce allons nous être dévorés cette fois ?

  • freedom
    freedom
    quand le sage montre la lune, l (...)
    • Posté à 11h57 le 20/06/2010
    • Internaute 9166
      quand le sage montre la lune, l (...)

    Tout ça c’est du bidon. Comme la sécu on met des franchises pour boucher le trou de la sécu qui ont sait ne servira à rien mais s’agrandira quand même pour seul but de la privatiser, pour que le cher frère de sarko, président d’une grande mutuelle assurance puisse récupérer le maximum de personnes. La retraite c’est pareil, on nous dira dans 10 ans que ça n’a servi à rien et qu’il faut repousser l’age de la retraite à 65 ans et 45 années d’annuité. Leur but ? Nous mettre dans la tombe à peine sorti de la retraite, pour ne pas nous la payer.

  • miha
    miha
    citoyenne qui veut croire à l' (...)
    • Posté à 11h59 le 20/06/2010
    • Internaute 10207
      citoyenne qui veut croire à l' (...)

    Et plafonner le montant des pensions ?
    D’autant plus que ceux qui ont droit aux pensions les plus élevées ont déjà un patrimoine qui leur permet de vivre confortablement.
    Je m’étonne de ne jamais voir cette proposition.

    • pipolino
      pipolino répond à miha
      .
      • Posté à 21h47 le 06/09/2010
      • Internaute 89242
        .

      Si j’ai déjà entendu ça quelque part.
      Les très hauts salaires ont de grosses retraites et c’est nous tous qui les payons, il faudrait qu’il y ai une limite raisonnable à ne pas dépasser.
      En Amérique le montant de la retraite de l’Etat est la même pour tous, ce sont les cotisations privées qui font la différence

  • apocalipstick
    apocalipstick
    J'essaie, j'essaie
    • Posté à 12h06 le 20/06/2010
    • Internaute 111170
      J'essaie, j'essaie

    Le taux plein ? vaste blague...on entre plus tard dans la vie active, on se fait licencier dès qu’on atteint la 50aine pour non productivité, le marché de l’emploi est à la ramasse, on côtise plus et plus longtemps, et il faut partir à 62 ans......taux plein ? c’est un peu comme une promenade dans le désert, où on croit approcher sa retraite tel un oasis....alors qu’elle n’est qu’un mirage.....en revanche, si on veut être sûr, il vaut mieux se faire une retraite privée et Monsieur Guillaume Sarkozy est prêt à nous vendre son produit.....et oui ! !
    Dommage, on aurait pu réformer de manière intelligente ce volet, si on avait eu un vrai homme d’état......

  • Phoskito
    Phoskito
    commentateur de sites web
    • Posté à 12h08 le 20/06/2010
    • Internaute 114960
      commentateur de sites web

    Le seul système structurellement juste et efficace est le système de comptes notionnels (retraites par points) utilisé par les Suédois. Il est exigeant sur le plan législatif - donc impossible à mettre en place par notre parlement bouffé par les lobbies de tout poil - mais à terme, il est stable et sa viabilité est garantie. Aucun autre système ne peut rivaliser.

    Pour une bonne synthèse :
    Lien

    L’incapacité de la France à mettre en place un tel système est une preuve de plus, s’il en faut, de la décrépitude de ses institutions politiques.

    • yabon
      yabon répond à Phoskito
      Klingon
      • Posté à 11h47 le 21/06/2010
      • Internaute 98602
        Klingon

      Tout à fait. Ce débat qui devrait être sobre et serein est complètement pourri par des considérations politiciennes à courte vue et sans inventivité. Il n’y a pas de solution miracle, mais un ensemble de leviers sur lesquels il faut agir (le chômage des jeunes notamment). La retraite par points (qui, pour le coup, tiendrait compte de la pénibilité) est sans doute à étudier.

      Mais bon, là, c’est du gros n’importe quoi.

      A noter toutefois que la Suède n’a pas la même démographie que la France.

    • -Candide-
      -Candide- répond à Phoskito
      Jardinateur
      • Posté à 23h08 le 06/09/2010
      • Internaute 40778
        Jardinateur

      Vous avez fondamentalement raison. Mais je crains que bien peu de gens soient capables de comprendre cet état de fait.
      On peut aussi modérer un peu et rappeler qu’en France, les systèmes de retraites complémentaires se rapprochent beaucoup plus des sytèmes de comptes notionnel que le système général dit « retraite sécu »

      Notre système actuel et à la base constitutif d’injustices que les syndicats ont passé sous silence depuis toujours.
      Il est optimisé pour ceux qui ont des carrières standard, à savoir un salaire qui progresse lentement jusqu’à l’age de la retraite permettant à l’échéance d’avoir une retraite ’taux plein » sur la base des meilleurs salaires.
      Il est fondamentalement injuste pour ceux qui n’ont pas cotisé pendant une certaine période de leur vie, que ce soit (principalement) des mères de famille qui ont arrêté un temps pour élever leur enfant, des expatriés qui ont passé quelques années à l’étranger couvert par un autre régime, ou des étrangers qui ont passé quelques années en France avec le régime Français.
      Tout le monde s’accorde à ce que les années non cotisées dans le système soient dégrevés de la retraite finale, mais le système français a ceci d’extraordinaire qu’il rajoute une pénalité pour ces catégories.
      (pénalité des « trimestres manquant, pénalité de l’age du droit à prendre sa retraite)

      Sur la base de ce système naturellement inéquitable, toute modification à la marge entraine forcément (ou aggrave) des injustices.

      Par delà, ce système, on essaye sans arrêt d’y rajouter des soit-disantes clauses sociales qui ne font que rajouter des disparités.
      Par exemple, c’est une aberration que de vouloir ponctionner les plus grosses retraites pour financer le déficit.
      A la base, la répartition sociale est faite d’une part par les mesures d’accompagnement (APL, etc) et d’autre part par l’impôt progressif sur le revenu.
      A revenu actuel égal aujourd’hui, on risque de voir demain des rentiers à petite retraite s’en tirer mieux que des retraités sans aucune autre rente.

    • scalpa93
      scalpa93 répond à Phoskito
      • Posté à 12h41 le 07/09/2010
      • Internaute 116759

      Peut-être, mais le lien que vous citez renvoie vers l’IFRAP, un organisme caricaturalement ultralibéral, donc méfiance...

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 12h09 le 20/06/2010
    • Internaute 47359
      Retraité

    Mr Riché comment expliquer la baisse du nombre d’actifs alors que le différentiel naissances décès est important (en 2008 800000 naissances 550000 décès source insee) ?

    • societe00
      societe00 répond à tlaloc
      desabusé
      • Posté à 12h40 le 20/06/2010
      • Internaute 60668
        desabusé

      tout à fait, et en plus sur ces 550 000 décès, un certain pourcentage jamais communiqué n’aura pas vécu assez longtemps pour toucher cette retraite.

      • tlaloc
        tlaloc répond à societe00
        Retraité
        • Posté à 15h48 le 20/06/2010
        • Internaute 47359
          Retraité

        On définit aussi maintenant une espérance de vie sans problème grave de santé (cancer maladies cardiovasculaires AVC ....) elle est de 69 ans pour les cadres, de 64 ans pour les ouvriers. Concluez vous-même.

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à tlaloc
      Auteur(e) de l'article Redchef Rue89
      • Posté à 17h17 le 20/06/2010
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      La population active augmente . Mais c’est le rapport actifs/retraités qui se détériore. La formulation « de moins en moins d’actifs pour de plus en plus de salariés » est maladroite, je la corrige.

      Ce qui se passe en ce moment, c’est l’arrivée de classes d’âge très nombreuses à la retraite (entre 1946 à 1974, on comptait près de
      850 000 naissances par an)

      • tlaloc
        tlaloc répond à Pascal Riché
        Retraité
        • Posté à 18h08 le 20/06/2010
        • Internaute 47359
          Retraité

        Donc il devrait y avoir moins de chômage, les jeunes en particulier devraient avoir autant de postes de travail puisqu’effectivement il y a eu moins de naissances durant les années 1970. En définitive c’est que le nombre de postes de travail effectif diminue.

  • désinscrit-
    • Posté à 12h10 le 20/06/2010
    • Internaute 736

    Le problème c’est pas la retraite mais les 40 ou *50 ans d’exploitation qui la précèdent

    * si on ajoute les stages non rémunérés, jobs d’été, etc...

  • Pibrak
    Pibrak
    infirmier
    • Posté à 12h10 le 20/06/2010
    • Internaute 101728
      infirmier

    Le problème est faussé à la base ; la logique voulant qu’un actif « paye » un retraité est abhérante et ne s’explique que par le manque de capital lors de la création de ce système de retraite.

    La transition aurait du être faite il y a des années, lorsque l’économie était plus florissante que dépressiogène, de façon à ce qu’un actif cotise pour sa propre retraite : un système d’épargne minimum obligatoire, en quelque sorte.
    Au lieu de cela on se retrouve dans une situation sans issue, dans laquelle un actif cotise pour que son parent puisse bénéficier d’une modeste pension de retraite, avec l’idée que la dette gonfle et enfle et ne laisse pas un centime à cet actif pour financer sa propre retraite (des fois qu’il verrait venir le jour où on lui répondra : « désolé, y’a plus d’sous pour toi ! “ )

    Tenter de sauver un navire à la dérive, voué à échouer lamentablement, se résume à épuiser ses forces à faire du vent.
    C’est comme injecter du pognon dans les banques pour ‘sauver le système de la crise’ : c’est reculer pour mieux sauter de plus haut.

    • expat
      expat répond à Pibrak
      • Posté à 13h02 le 20/06/2010
      • Internaute 25627

      Allez parler aux USA et en Grande-Bretagne a ceux qui ont cotise des grosses sommes chaque mois et n’ont toujours pas de retraite parce que l’argent s’est envapore a la bourse.

  • thierry reboud
    • Posté à 12h20 le 20/06/2010
    • Internaute 20923

    Je note l’absence d’un exemple pourtant révélateur dans les réponses proposées à la première question.

    Aujourd’hui, le travailleur qui a commencé à travailler à 16 ans et qui, à 57 ans, a déjà acquis le nombre de trimestres nécessaires ne peut pas faire valoir ses droits à une retraite à taux plein. On observe que, dans la plupart des cas, ceux qui commencent à travailler jeunes sont ceux dont les pensions sont les plus basses, et dont l’espérance de vie à 60 ans est la moins longue.

    Or c’est particulièrement intéressant parce que c’est ce supplément de travail fourni sans contrepartie de droits à la retraite qui sous-tend la volonté de repousser l’âge légal de la retraite. Autant dire que ça revient plus ou moins à demander aux ouvriers et employés de payer pour les cadres.

    • Un vieux
      Un vieux répond à thierry reboud
      retraité
      • Posté à 13h44 le 20/06/2010
      • Internaute 38946
        retraité

      Toujours ce clivage entre castes... Une privilégiée qui entassera (à ce stade, on ne parle plus de « gagner ») de plus en plus, qui vivra plus et en bonne santé pour profiter d’une encore longue retraite...

      Et une « active », qui servira la première jusqu’à épuisement pour subvenir, sinon à ses besoins élémentaires, mais aussi à ceux qui lui auront été créés artificiellement... et, naturellement, maintenue à ce niveau par un démantèlement de l’éducation et la manipulation-rétention de l’information (au sens large)...

    • incassable
      incassable répond à thierry reboud
      internaute
      • Posté à 17h32 le 06/09/2010
      • Internaute 102970
        internaute

      Ahem .. les cadres ont un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale, leurs caisses de retraites sont bénéficiaires, ils cotisent bien plus (en €) que les non-cadres, pour l’instant c’est plutôt eux qui payent pour les autres !

      Et ceci est normal, c’est le principe de la répartition.

      Alors si les non-cadres se plaignent en disant qu’ils vont payer pour les cadres, 2 réactions :
      - çà me rire
      - les études sont accessibles à tous, être cadre n’est pas impossible

    • tambien
      tambien répond à thierry reboud
       ?
      • Posté à 19h59 le 06/09/2010
      • Internaute 114710
         ?

      « Or c’est particulièrement intéressant parce que c’est ce supplément de travail fourni sans contrepartie de droits à la retraite qui sous-tend la volonté de repousser l’âge légal de la retraite. »

      Je ne comprends pas cette phrase : pouvez vous l’expliquer ?

      Par ailleurs :
      - Il est impossible de généraliser : l’employé de la SNCF qui part à la retraite à 55 ans ne rentre pas dans votre catégorie de travailleur qui doit attendre 60 ans.

      -Je ne suis pas certaine que la corrélation retraite basse = espérance de vie la moins longue, soit fiable.D’où tenez vous cette affirmation ?

      -Je n’arrive pas à saisir le clivage ouvrier/ cadre : pourriez vous l’étayer ? la plus valu absolue dégagée par le travail d’un ouvrier serait t -elle plus enrichissante que celle d’un cadre ? ....reste aussi à définir « cadre »

  • Anaximandre
    Anaximandre
    Sous la voûte étoilée
    • Posté à 12h23 le 20/06/2010
    • Internaute 61809
      Sous la voûte étoilée

    Réforme parcellaire, expression technocratique de la vision sociale étriquée du leader minimo et de son grand orchestre.

    On constate quotidiennement que notre société n’est pas égalitaire, que des groupes constitués passent le plus clair de leur temps à tirer la couverture à eux. La démonstration se lit noir sur blanc dans le code des impôts.

    Avant de parler de réforme du système de calcul des retraites, il faut que tous les salariés soient aux mêmes conditions : L’âge de départ (60 ou 62), l’âge de jouissance du taux plein (65 ou 67), le taux de cotisation, le taux de reversion (rapport pension/salaire), la base de calcul de la pension DOIVENT être identiques pour tous.

    Oui, les cheminots ont gagné, par le sang versé dans la résistance, des avantages (retraite à 55) que l’ensemble de le République leur reconnût à l’époque. Mais aujourd’hui, 70 ans après, est-il légitime, égalitaire, républicain, de revendiquer ces acquis ?

    Un fonctionnaire approchant les 60 ans aujourd’hui, se voit généralement promu, afin que de maximiser sa pension ; celle-ci étant calculée sur la base des 6 derniers mois. Son taux de reversion (rapport pension/dernier salaire) est bien supérieur à celui d’un salarié du privé, qui lui bénéficie au maximum de 66%.

    Je ne citerais qu’un seul chiffre : 15,6 milliards d’EURO. C’est le montant que verse annuellement le régime général pour compenser le déficit des régimes spéciaux. En d’autres termes, les cotisations et les impôts des salariés du privé financent les retraites des salariés dits « à régime spécial ». Où est passé l’égalité républicaine ?

    Il est plus qu’utile de rappeler encore et encore la devise de notre République : Liberté, Egalité, Fraternité. La liberté de choisir son âge de départ à la retraite ne pourra s’exercer que si l’égalité et la fraternité s’appliquent dans le mode de calcul des retraites. C’est aussi simple que cela.

    • expat
      expat répond à Anaximandre
      • Posté à 13h00 le 20/06/2010
      • Internaute 25627

      C’est gentil de considerer toujours les cheminots ou les travailleurs du rail comme des priviligies, mais considerez une chose pour changer, pour conduire un train il faut etre en bonne sante et en forme, autrement la securite n’est pas garantie, vous pouvez faire le compte vous-meme quel prix attachez vous a voter securite et celle de votre famille.

      Un vieux banquier par contre, ca interfere et bousille le monopoli, ma fois pour ne pas les faire bosser jusqu’a 80 ans.

      • barbouille
        barbouille répond à expat
        surfeuse
        • Posté à 19h42 le 20/06/2010
        • Internaute 62861
          surfeuse

        il n’y a pas que des roulants à la sncf, loin de là.

      • Anaximandre
        Anaximandre répond à expat
        Sous la voûte étoilée
        • Posté à 23h33 le 21/06/2010
        • Internaute 61809
          Sous la voûte étoilée

        Expat,

        Moi aussi, je dois être en bonne santé : Je suis pilote de ligne, commandant de bord, et pas fonctionnaire à Air France. J’excerce mes responsabilités en trois dimensions, pas en une seule bien calé sur des rails.
        La retraite ? 65 ans.
        Pénibilité ? essayez un peu de faire quatre vols par jour, ou par nuit, rien qu’en passager.

         
        • expat
          expat répond à Anaximandre
          • Posté à 21h07 le 22/06/2010
          • Internaute 25627

          En toute honnetete, je ne vois pas pourquoi en periode de fort chomage n’importe qui devrait passer plus de 40 ans au travail.

          Je ne pense pas que les pilotes de bus ou les conducteurs d’avion soit moins solicites que les conducteurs de train, votre desavantage est que sauf erreur la formation de chauffeur professionel est plus courte que celle de pilote d’avion, ils donc plus rapidement (6-8 ans plus tot ?) complete le temps necessaire a une retraite complete. Les pilotes de ligne devrait certainement pouvoir partir a 60 ans ou avant, il me semblait que les gouvernments criagnaient plutot qu’ils exiigent de continuer jusqu’a 70 ans.

          Par contre pour clore l’argument disons qu’il me semble plus important de contrer la methode Sarko qui consiste a dresser les gens les uns contre les autres et d’accepter que personne n’est particulierement priviligie dans le monde salarial a part les PDG de grosses boites style Henry Proglio, tous ces gens veulent bosser longtemps et gagner enormement en mangeant au maximum de rateliers possibles, je ne sais pas si ce sont des enemis, ce sont des gens qui ont perdu le sens des realites.

        • scalpa93
          scalpa93 répond à Anaximandre
          • Posté à 12h49 le 07/09/2010
          • Internaute 116759

          Vous oubliez de dire qu’en tant que commandant de bord, vous êtes très nettement mieux payé qu’un conducteur de train. C’est peut-être justifié, mais pas la peine d’en rajouter : ils ont certains avantages (ou « privilèges », si vous voulez...) et vous, vous en avez d’autres. Point barre.

        2 autres commentaires
    • lilialbazar
      lilialbazar répond à Anaximandre
      travailleure sociale à Toulouse
      • Posté à 16h56 le 06/09/2010
      • Internaute 36758
        travailleure sociale à Toulouse

      vous oubliez les retraites militaires, les retraites des députés, les cumuls retraites des politiques, en général.
      vous oubliez que les cadres du privé se font payer leurs retraites par les employés.............

    • Matthieu des bois
      Matthieu des bois répond à Anaximandre
      Forestier
      • Posté à 21h11 le 06/09/2010
      • Internaute 71470
        Forestier

      Il faut surtout savoir que dans la fonction publique, ceux qui sont privilégiés existent, comme dans le privé ; mais ce ne sont pas les petits fonctionnaires, mais les cadres A, recalés là, après avoir fait de grosses études, il existe une oligarchie des haut fonctionnaires qui se tapent de bonnes payent de 8 à 10 000 € en fin de carrière ! qui concrètement n’apportent rien au service public qu’ils « dirigent », et qui lors des réformes qui se succèdent ne vont pas supprimer leur postes entre eux.
      EUX PEUVENT payer pas le fonctionnaire lambda, qui est dans la même situation que n’importe quel salarié.

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