Villiers-le-Bel : deuxième nuit de heurts avec la police
Voitures et bennes à ordures ont recommencé à brûler lundi, après la mort accidentelle de deux jeunes dimanche. Reportage.
Après les échauffourées dimanche à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) qui ont suivi la mort de deux jeunes dont la moto a été heurtée par une voiture de police, une nouvelle nuit de violences a éclaté lundi soir. Présente à 20h00 dans la cité où a eu lieu l’accident, Zineb Dryef, journaliste à Rue89, a expliqué par téléphone : « Une centaine de jeunes et le triple de policiers sont en train de s’affronter. » (Ecoutez le son.)
Deux compagnies de CRS ont été dépêchées en renfort lundi dans le département, selon la préfecture, pour calmer les tensions se propageant dans les communes alentour, à Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Cergy, Ermont et Goussainville. La préfecture a également indiqué qu’une trentaine de policiers avaient été blessés et cinq bâtiments incendiés. Si tous les habitants de la cité « considèrent que c’est un accident », ils « tiennent la police pour responsable de la dégradation » de la situation, décrypte Zineb Dryef. (Ecoutez le son.)
Difficile d’établir les faits exacts de la mort des deux jeunes hommes. Plus que jamais, la rumeur a été à l’origine des heurts violents qui ont opposé policiers et jeunes des cités de Villiers-le-Bel et de villes voisines. 40 policiers avaient déjà été blessés dimanche soir, dont le commissaire de Sarcelles, et huit jeunes interpellés. (Voir le diaporama.)
« Les témoins qui ont vu les circonstances de l’accident et qui ont été entendus dimanche soir confirment la version donnée par les policiers, à savoir que cette mini-moto est arrivée relativement rapidement sur leur gauche. »
Apparemment, les policiers ont été heurtés par la gauche, par une mini-moto cross de 80cm3, non immatriculée, qui d’après des témoins cités par Le Monde, roulait « à très vive allure ». Les deux jeunes n’avaient pas de casque. Le test d’alcoolémie pratiqué sur les policiers s’est avéré négatif. Ces premiers éléments rassemblés par l’IGPN confirme la thèse d’un « accident de la circulation », avec un « véhicule de police qui circulait normalement, qui n’était pas particulièrement en opération, qui n’avait pas enclenché son deux tons et qui ne poursuivait personne ». Les policiers étaient en patrouille ordinaire, mais pas en intervention. Ils roulaient normalement, à moins de 50km/h. Une photographie prise dimanche soir montre la violence du choc A 21h00, environ trois heures et demi après l’accident qui a coûté la vie à ces deux adolescents de 15 et 16 ans, un confrère a pu prendre la photo de la voiture des policiers. Une image qui témoigne de la violence du choc. Entretemps, les habitants du quartier ont empêché d’autres jeunes de brûler cette pièce à conviction primordiale. D’abord en encerclant la voiture, puis en déroulant le bandeau rouge et blanc visible sur le cliché. Tout cela avant que la police scientifique puisse effectuer son travail de relevés, huit heures après les faits. Par terre, les journalistes présents ont pu voir les traces de la moto profondément incrustées dans le bitûme. Sur 35 mètres. Un autre indice témoignant de la violence du choc.
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Bizard, d’aprés les photos on dirait que c’est la voiture qui est rentrée dans la moto et pas l’INVERSE comme il est dit dans plusieurs articles.
J’espére que l’enquète fera la lumiére....




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