Tribune 03/06/2010 à 18h47

Du Figaro à la Fondation pour l'école, il n'y a qu'un pas

Bernard Girard | Enseignant blogueur


une classe vide de Mount Greenwood, à Chicago, Etats-Unis (Max Klingensmith/Flickr).

Pas une journée sans son sondage. Celui du jour, à l’initiative de la Fondation pour l’école, porte sur la liberté d’enseignement ou, plus précisément, sur le recrutement des enseignants par le chef d’établissement. Ce qui n’est pas tout à fait la même chose, sauf pour Le Figaro qui reprend allègrement les résultats de ce sondage biaisé.

Comme dans bien d’autres sondages, les questions valent surtout par ce à quoi les sondés ne font guère attention, pas davantage d’ailleurs que les médias qui les répercutent. Ainsi, dans son édition du 2 juin, Le Figaro, pourfendeur obstiné de l’Education nationale, ne se sent plus de joie :

« Les parents d’élèves sont favorables à 87% à ce que les directeurs d’établissement aient des pouvoirs renforcés et 81% pensent qu’ils doivent pouvoir recruter leurs équipes de professeurs. »

Sauf que la question posée est :

« Le directeur d’établissement scolaire doit-il avoir la possibilité de recruter son équipe de professeurs par rapport à un projet éducatif bien défini pour disposer d’une équipe professionnelle soudée autour d’objectifs partagés par tous ? »

Donc très différent de ce qu’en dit Le Figaro. Et le pourcentage de « Oui, tout à fait » ne monte guère qu’à 31%, mollement soutenu par un « Oui, plutôt » à 50%.

Questions biaisées

A quoi, au juste, répondent les sondés lorsque les questions sont aussi lourdement biaisées ? Avec la question sur le financement de la scolarité, on est en pleine manipulation :

« Souhaitez-vous que l’Etat mette en place un système pour permettre à chaque famille de financer la scolarité de ses enfants quel que soit l’établissement choisi (le système pourrait être un bon scolaire, un ticket scolaire, un chèque scolaire ou un crédit d’impôt) ? »

Parmi les 74% de sondés plutôt favorables, qui vraiment est en mesure de faire la distinction entre un « bon », un « ticket », un « chèque » ?

Qui a pris conscience que le crédit d’impôt ne concerne en rien la moitié des foyers fiscaux qui ne payent pas l’impôt sur le revenu ? Qui sait vraiment que l’instauration du chèque scolaire, défendu par un seul parti politique, le Front national, équivaudrait à supprimer le service public d’éducation qui, malgré toutes ses imperfections, vaut sans doute mieux que la prétendue liberté défendue par la Fondation pour l’Ecole qui revient à donner le libre choix des élèves à l’établissement ? Et non le contraire, comme le pensent les naïfs.

Il est une question que, curieusement, la Fondation n’a pas posé aux sondés, une question pourtant toute simple : « Souhaitez-vous que le chef d’établissement ait le pouvoir de refuser d’inscrire votre enfant ? », corollaire de la liberté d’enseignement. On doute que 80% répondent par l’affirmative.

La Fondation pour l’école utilise les méthodes de lobbies

Depuis quelques années, la suppression de la carte scolaire, inspirée par ce type d’idéologie, n’a pas tardé à donner des résultats : une ségrégation accrue entre les milieux aisés qui ont pu en bénéficier -en très petit nombre d’ailleurs, l’offre scolaire n’étant pas extensible à l’infini- et le plus grand nombre, les plus modestes, dont la progéniture n’intéresse manifestement pas les établissements huppés où l’on aime à se retrouver entre soi, entre enfants bien nés.

Un sondage, pour faire sens, mérite d’être lu à travers les desseins du commanditaire qui pose les questions. Dans son combat pour la liberté d’enseignement, la Fondation pour l’école utilise des méthodes de lobbying éprouvées : la parution du sondage vient à point nommé soutenir un colloque qu’elle organise au Sénat, le 2 juin, sur le thème de l’« innovation », colloque animé par Natacha Polony, chroniqueuse au Figaro, égérie de l’école en blouse grise.

Pour cette mouvance traditionaliste, peu nombreuse mais très présente dans les médias, l’utilisation du vocabulaire « innovation » et « liberté » relève de l’abus de langage et de l’escroquerie intellectuelle.

« Devenez partenaire de la Fondation et réduisez votre ISF »

Anne Coffinier, présidente à l’origine de la Fondation, ne dédaigne d’ailleurs pas porter la bonne parole partout où elle a de bonnes chances d’être entendue : ainsi, le 16 octobre 2007, le centre Saint-Paul du très intégriste Institut du Bon-Pasteur, lui donnait-il l’occasion, entre une conférence sur « Le sort des enfants morts sans baptême » ou sur « Les chrétiens en terre d’islam, actualité d’une persécution », de défendre ses vues dans une communication modestement intitulée « Sauver l’école, c’est possible ».

Mais pour qui roule donc la Fondation pour l’école ? Un début de réponse se trouve sur la page d’accueil de son site Internet avec cette invitation adressée au visiteur : « Devenez partenaire de la Fondation pour l’école et réduisez votre ISF de 75% ».

On se disait aussi...

Aller plus loin
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  • 51 réactions
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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 19h23 le 03/06/2010
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    « Devenez partenaire de la Fondation pour l’école et réduisez votre ISF de 75% ».

    mais si l’on ne paye pas l’ISF on fait quoi ? ?

    • Sakae Osugi
      Sakae Osugi répond à pablico
      abstentionniste réfractaire
      • Posté à 19h34 le 03/06/2010
      • Internaute 101522
        abstentionniste réfractaire

      Trés bonne question,je te remercie de l’avoir posée,c’est ma réponse,comme disait si bien Georges Marchais,autre grand amateur de langue de bois dont on fait les pipes...
      déjà si tu payes pas l’ISF,qu’est-ce que tu lis ce torche cul minable et pourquoi tu voudrais être leur partenaire alors que tu ne fais pas partie de leur « élite » ?

    • yabon
      yabon répond à pablico
      Klingon
      • Posté à 20h16 le 03/06/2010
      • Internaute 98602
        Klingon

      « mais si l’on ne paye pas l’ISF on fait quoi ? ? »

      Faites comme tout le monde : lisez autre chose.

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 19h41 le 03/06/2010
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    Tout le monde sait bien pour qui roule le Figaro, c’ est comme la paravda sous staline ou bien radio Paris sous l’ occupation. On peut dire : « radio Paris ment , radio Paris ment, radio Paris est pour le clan “ ! ! : ! Tout est dit, c’ est tellement stupide, qu’ on se demande qui fait ces sondages où la réponse est dans la
    question.

  • TH.
    TH.
    multicontractuel flexisécurisé
    • Posté à 20h06 le 03/06/2010
    • Internaute 34927
      multicontractuel flexisécurisé

    Ca doit être la panique du côté de l’aparatchik sarkozien, Frédéric Lefebvre a été nommé rédacteur en chef du Fig’... Mauvaise foi, argütie à la limite de la COTOREP, tout y est !

    • yabon
      yabon répond à TH.
      Klingon
      • Posté à 20h31 le 03/06/2010
      • Internaute 98602
        Klingon

      « Frédéric Lefebvre a été nommé rédacteur en chef du Fig’.. »

      C’est vrai ?

      • TH.
        TH. répond à yabon
        multicontractuel flexisécurisé
        • Posté à 21h11 le 03/06/2010
        • Internaute 34927
          multicontractuel flexisécurisé

        p’tet’ ben qu’oui...

         
        • yabon
          yabon répond à TH.
          Klingon
          • Posté à 21h23 le 03/06/2010
          • Internaute 98602
            Klingon

          Désolé, mais j’en doute un peu. Je vois mal le politburo embaucher à la Pravda un sous fifre du porte parole de l’Elysée.

          • TH.
            TH. répond à yabon
            multicontractuel flexisécurisé
            • Posté à 23h07 le 03/06/2010
            • Internaute 34927
              multicontractuel flexisécurisé

            En fait, depuis que l’UMP est partenaire du PCC, les choses ont bien changé !
            au hasard :
            Lien

            • yabon
              yabon répond à TH.
              Klingon
              • Posté à 10h09 le 04/06/2010
              • Internaute 98602
                Klingon

              L’amour de la droite et de l’extrême droite pour le stalinisme ne date pas d’hier.

              En ce qui concerne Mao, c’est un peu nouveau en effet, mais ça risque rapidement de coincer, parce que mettre les riches dans les mines, dans les champs et à l’usine et les pauvres dans les palais et les grands restaurants, ça va faire des mécontents.

              • TH.
                TH. répond à yabon
                multicontractuel flexisécurisé
                • Posté à 15h05 le 04/06/2010
                • Internaute 34927
                  multicontractuel flexisécurisé

                Mmh, s’il s’agit de pauvreté culturelle, on peut dire que le point de non retour est déjà atteint...

        4 autres commentaires
  • Dolf395
    • Posté à 20h11 le 03/06/2010
    • Internaute 8208

    Je viens de faire un petit tour sur le site de ladite fondation...
    Elle ne soutient que des écoles hors contrat ! Toutes catholiques ou juives à ce que j’ai pu en voir.
    Avec ça, il ne fait pas s’étonner si le sondage est biaisé...

  • Niala_21
    Niala_21
    Retraité
    • Posté à 20h16 le 03/06/2010
    • Internaute 116253
      Retraité

    Il me semble que le crédit d’impôt bénéficie aux non-imposables : le montant du crédit d’impôt leur est alors versé (et bien sûr pas déduit de leur impôt inexistant).

    Mais cela ne change rien aux critiques de fond de l’article.

  • Arkanis
    • Posté à 20h18 le 03/06/2010
    • Internaute 112755

    « Qui a pris conscience que le crédit d’impôt ne concerne en rien la moitié des foyers fiscaux qui ne payent pas l’impôt sur le revenu ? »

    Je ne sais pas, mais sans doute des personnes qui ne connaissent pas grand chose au vocabulaire fiscal, puisque les crédits d’impôts concernent potentiellement tous les foyers fiscaux qu’ils soient imposables ou non.

    Ce sont les réductions d’impôts qui ne concernent pas les foyers non imposables.

    Un crédit d’impôt peut donner lieu à un chèque du Trésor public si son montant est supérieur à l’impôt dû.

    • yabon
      yabon répond à Arkanis
      Klingon
      • Posté à 20h30 le 03/06/2010
      • Internaute 98602
        Klingon

      Le bouclier fiscal serait donc un crédit d’impôt ? Pas possible !

      Je comprends pourquoi cette notion de « crédit d’impôt » est de droite. Comme si l’administration fiscale était là pour distribuer du pognon. Elle a un job, pas forcément facile, voire ingrat comme d’autres fonctions publiques, qu’elle le fasse bien : Aller le chercher là où il est caché.

      • Arkanis
        Arkanis répond à yabon
        • Posté à 22h59 le 03/06/2010
        • Internaute 112755

        « Le bouclier fiscal serait donc un crédit d’impôt ? “

        Les crédits d’impôts ne viennent s’imputer que sur l’impôt sur le revenu. Le bouclier fiscal prend en compte d’autres impôts et taxes.

        ‘Comme si l’administration fiscale était là pour distribuer du pognon.’

        Cela fait partie de ses missions, votées par les parlementaires.

        La DGFiP paye beaucoup de choses. Il n’y a pas que le bouclier fiscal qui fait sortir des sous des caisses de l’Etat via la DGFiP : la PPE, des dépenses publiques de l’Etat et des collectivités locales...

        Lien

        ‘Aller le chercher là où il est caché.’

        Ce n’est qu’une (relativement petite) partie de ses missions, et certainement pas son job unique. Quelques milliers d’agents sur les 130 000 sont chargés des contrôles sur pièces et sur place des entreprises et des particuliers.

         
        • yabon
          yabon répond à Arkanis
          Klingon
          • Posté à 09h37 le 04/06/2010
          • Internaute 98602
            Klingon

          « La DGFiP paye beaucoup de choses »

          Vu sous cet angle, effectivement, elle paie tout, les banquiers de New York, les pistes de ski dans le désert, les diners au Fouquet’s, la pollution en Louisiane et les fabricants d’armes de destruction massive...

        1 autres commentaires
    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à Arkanis
      Auteur(e) de l'article Enseignant blogueur
      • Posté à 18h08 le 04/06/2010
      • Expert 31637
        Enseignant blogueur

      L’auteur de l’article avoue humblement ne pas être spécialiste en droit fiscal. Cependant, c’est être de son côté bien ignorant des coûts de scolarité que d’imaginer qu’un crédit d’impôt serait susceptible de les couvrir...

      • Arkanis
        Arkanis répond à Bernard Girard
        • Posté à 14h30 le 05/06/2010
        • Internaute 112755

        « L’auteur de l’article avoue humblement ne pas être spécialiste en droit fiscal. “

        Dans ce cas pourquoi avoir pris les Français pour plus ignorant que vous en affirmant qu’ils ne savaient pas que les crédits d’impôts ne concernaient que les foyers imposables ? La formulation dans l’article était pour le moins malheureuse.

        ‘Cependant, c’est être de son côté bien ignorant des coûts de scolarité que d’imaginer qu’un crédit d’impôt serait susceptible de les couvrir...’

        Je crois que je ne comprends absolument pas cette phrase, en tout cas je ne me sens pas visé si c’était le but...

        Un crédit d’impôt peut couvrir tout ce que le législateur souhaite lui faire couvrir. Si demain le Parlement décidait que la totalité des frais de scolarité peuvent être passés en crédit d’impôt, tout ceux qui seraient concernés par cette loi verraient couvert à 100% par l’Etat (mais avec une année de décalage) les frais de scolarité de leur(s) enfant(s). (sans préjuger de la décision du Conseil Constitutionnel sur la légalité d’une telle loi).

        Le montant de certains crédits d’impôts ou réductions d’impôts dépassaient largement les frais de scolarité de toute une classe, voire même de tout un lycée. Par exemple la loi dit Malraux permettait de bénéficier d’une réduction d’impôt d’un pourcentage des travaux sur certains immeubles SANS LIMITE DE MONTANT. Donc quelqu’un qui devait payer 10 millions d’euros d’impôts pouvait éventuellement voir réduit son imposition à zéro.

        C’est sans aucun problème que les plus riches de nos compatriotes, en toute légalité parviennent à ne pas payer d’impôt (sans même partir en Suisse). Sans les crédits et réductions d’impôts ils paieraient plusieurs dizaines de millions et + par an. Idem pour les grosses entreprises, bien moins taxées en % que les petites.

        Je suis toujours surpris par la méconnaissance des gens, pourtant par ailleurs cultivés et ayant un accès aisé à l’information (ne serait-ce que LIRE toute sa déclaration de revenus chaque année), du B.A. BA de la fiscalité. On se focalise sur le bouclier fiscal, il y a encore plus gerbant pourtant.

         
        • Bernard Girard
          Bernard Girard répond à Arkanis
          Auteur(e) de l'article Enseignant blogueur
          • Posté à 12h00 le 06/06/2010
          • Expert 31637
            Enseignant blogueur

          Ma très grande « méconnaissance » me rend vraiment confus. Merci à Arkanis de nous éclairer de ses lumières et de nous confirmer au passage que les crédits d’impôts ou déductions en tout genre bénéficient d’abord aux plus aisés. Ce que la Fondation pour l’Ecole a de son côté également bien compris...

          • Arkanis
            Arkanis répond à Bernard Girard
            • Posté à 21h07 le 07/06/2010
            • Internaute 112755

            Idée pour vos cours (ou ceux de vos collègues d’HG) : demandez à la trésorerie générale, à la DSF ou à la DDFiP de votre département s’il ne serait pas possible de faire venir un inspecteur pour faire une conférence sur la fiscalité et ’à quoi sert l’impôt’ aux élèves. (question « piège » à poser à l’inspecteur, et intéressante je trouve à préparer en classe : différence(s) entre les mots impôt, taxe, contribution ? Intéressant aussi de parler de la non affectation des recettes. Y a aussi beaucoup de maths intéressantes niveau collège à faire avec les calculs d’impôts.)

            Je sais que quelques établissements le font. C’est pas plus con qu’autre chose, et ça permet à beaucoup d’entendre un autre discours (certes lui même formaté) que ’font chier les impôts, ça sert à rien’.

        2 autres commentaires
  • yabon
    yabon
    Klingon
    • Posté à 20h24 le 03/06/2010
    • Internaute 98602
      Klingon

    L’UMP invite une officine de l’Opus Dei dans un des plus prestigieux palais de la République : Le salon Colbert de l’Assemblée nationale.
    (Source : Le Canard Enchaîné)

    Le reste est à l’avenant.

  • skitout
    • Posté à 20h39 le 03/06/2010
    • Internaute 35588

    Mouais mouais...
    Chaque journal à sa ligne éditoriale « qui oriente » la réalité, et ça ne me semble pas un problème si on lit en ayant cette ligne en tête.

    Le Figaro aime taper sur l’éducation nationale... et Rue 89 sur le Figaro. Avec de part et d’autre autant de mauvaise fois.

    1. Le Figaro annonce la provenance du sondage :
    « L’association Créer son école, mouvement de soutien à la fondation d’écoles catholiques hors contrat (...), rend public, (...), un sondage Ifop réalisé auprès de 1 287 personnes »
    Ca annonce clairement que c’est pas une affaire de gauchiste, ou de fan de l’éducation national.

    2. Rue89 dit que le figaro dit :
    « 81% pensent qu’ils doivent pouvoir recruter leurs équipes de professeurs ».
    Moi j’ai :
    « 81% des personnes interrogées se prononcent pour la possibilité accordée aux directeurs d’établissement de recruter leur équipe en fonction de leur projet éducatif. »
    Bref, c’est pas encore le top mais il y a 50% du contexte donné dans la question... qui n’est pas donné par rue89 critiquant pourtant les méthode du Figaro...

    3. Moins important. Rue89 nous dit « Et le pourcentage de “ Oui, tout à fait ” ne monte guère qu’à 31%, mollement soutenu par un “ Oui, plutôt ” à 50%. “. Ok mais il faudrait alors décomposé des chiffres entre le ‘plutot non’ et ‘non, pas du tout’...

    Conclusion : mêmes méthodes ;)

    • yabon
      yabon répond à skitout
      Klingon
      • Posté à 21h08 le 03/06/2010
      • Internaute 98602
        Klingon

      « Le Figaro aime taper sur l’éducation nationale... et Rue 89 sur le Figaro. Avec de part et d’autre autant de mauvaise fois »

      En admettant que vous ayez raison (foi sans s), je pense tout de même que l’agression n’est pas du tout du tout de même nature...

      • skitout
        skitout répond à yabon
        • Posté à 05h38 le 04/06/2010
        • Internaute 35588

        C’était juste histoire de faire remarquer que Rue89 « accuse » le Figaro de faire de la grosse désinformation, en faisant des citations tronquées d’une étude « orientée »... et on se rend compte que Rue89 fait aussi des citations tronquée et que le figaro donne pas mal d’élément de contexte pour pouvoir se faire sa propre opinion.

        Après un article de droite reste un article de droite.

         
        • yabon
          yabon répond à skitout
          Klingon
          • Posté à 09h49 le 04/06/2010
          • Internaute 98602
            Klingon

          « le figaro donne pas mal d’élément de contexte pour pouvoir se faire sa propre opinion. “

          Comme les autres ou moins.

          Mais on ne remerciera jamais assez M. Dassault et ses frères, l’Opus Dei et les pétrodollars.

        1 autres commentaires
  • Monard
    • Posté à 21h30 le 03/06/2010
    • Internaute 19095

    Ne vous bilez pas : de toutes façons on n’arrête pas le progrès :

    Lien

  • A déménagé le 6-2
    • Posté à 22h29 le 03/06/2010
    • Internaute 24833

    le Figaro c’est la feuille de chou des sarkolepénistes les plus bas du front... beurk !

  • bleuet1
    bleuet1
    espère malgré tout
    • Posté à 22h51 le 03/06/2010
    • Internaute 65892
      espère malgré tout

    Perso, sans bien connaître ce sondage, je peux donner mon avis sur le sujet.
    J’ai enseigné en Irlande, où les professeurs sont recrutés par le chef d’établissement. C’est in fine le Ministère de l’Éducation qui paie le professeur, mais c’est le chef de l’établissement qui le choisit, en concertation avec les autres professeurs de la matière qui assistant à l’entretien.
    D’ailleurs, pour ce faire, les professeurs (qui sont certifiés dans les termes irlandais) postulent à une offre d’emploi qui paraît dans la presse, comme pour n’importe quel emploi privé en France - sauf que ça marche aussi pour les enseignants du public.
    Je ne suis pas forcément pour un système qui fonctionnerait totalement de la même manière. Mais je me rends bien compte que si un chef d’établissement a un minimum de latitude pour sélectionner l’enseignant qui lui convient le plus, et qui convient aux autres professeurs de la matière, cela peut éviter de se taper un boulet, ces fameuses patates chaudes dont on ne sait pas quoi faire et qu’on ne peut licencier parce que pour ça il faudrait limite violer un élève.
    Aujourd’hui je suis vacataire et j’ai tenté une fois le concours, que je vais retenter à la session 2011... Avec la frustration de me dire que ce concours ne sert malheureusement pas à recruter de bons professeurs. Et ça ne changera pas avec la réforme. Je me dis pourtant que j’aurais plus de chances de faire mes preuves en face d’un chef d’établissement et en situation qu’en face d’un jury, dans une situation complètement biaisée puisqu’il n’y a pas d’élèves en face. C’est absurde.

    Quelque fois il faut accepter de cesser le nombrilisme pour se rendre compte qu’on marche sur la tête. J’ai mis de côté pas d’a priori sur le métier auquel j’aspirais quand j’ai enseigné là-bas, c’est salutaire et ça permet d’aborder la profession avec un œil neuf.

    • rouba
      rouba répond à bleuet1
      astronaute
      • Posté à 10h12 le 04/06/2010
      • Internaute 114763
        astronaute

      Les concours jugent de la valeur du candidat dans le domaine préparé. Ce n’est pas un gage d’engager un bon enseignant mais une personne connaissant parfaitement son domaine. Il exige aussi une capacité de travail bien loin du cliché sur les profs.

      Le concours n’est pas non plus un sésame pour être professeur. Les licenciements, les échecs et les abandons ne sont pas rares avant la titularisation.

      Vous louez le système où le directeur serait une sorte de chef d’entreprise, avec l’argumentation habituelle de ceux qui ne connaissent rien au fonctionnement d’une école. Laissez croire qu’on peut faire ce qu’on veut dans les classes, qu’on ne risque absolument rien, qu’on vit dans une bulle à l’abri du monde...c’est comique.

      J’ai connu le système que vous présentez aux Pays-Bas. Le directeur choisit ses profs, mais aussi ses élèves. C’est une différence qui n’est pas avancée par les approches libérales. Le jour où l’on jugera les écoles aux résultats, on pourra apprécier le sort des élèves en difficultés ou qui posent des problèmes.

      Croire que le directeur tout puissant est la solution, c’est ignoré la réalité de l’école où un ministère dirige dans une logique comptable, change tout sans concertation, et prépare le terrain à la privatisation.

      L’école est un pilier de la République qu’on veut vendre au marché, c’est ça le problème. C’est bien plus grave que l’échec d’une personne à un concours.

      • bleuet1
        bleuet1 répond à rouba
        espère malgré tout
        • Posté à 11h04 le 04/06/2010
        • Internaute 65892
          espère malgré tout

        Vous me jugez sans m^me me connaître. Que savez-vous de mes connaissances sur l’école ? Que savez-vous de moi ? Rien, alors ne présumez de rien, s’il vous plaît. Puisque vous avez l’air de vous en soucier, je vais vous sortir mon CV :
        - différents stages volontaires dans mon ancien lycée pour suivre mon ancienne prof d’anglais et voir comment elle fonctionnait
        - surveillante et enseignante dans un lycée public pendant un an
        - assistante de français dans un collège-lycée irlandais pendant un an (une année scolaire) (j’avais des classes que je gérais seule)
        - préparation du capes d’anglais sur une année où j’ai fait des stages d’observation en collège et en lycée, justement pour bien comprendre comment fonctionne un établissement
        - cette année : master de l’enseignement, qui implique des stages d’observation en établissement sur des sujets bien ciblés (comme par exemple le handicap scolaire, ou bien l’élaboration d’un projet transdisciplinaire) et un mémoire professionnel.
        ... je passe sur ma longue expérience dans le domaine de l’animation.

        Satisfait ?

        Merci, mais je sais très bien comment ça fonctionne. Je connais les mesures qui permettent de se débarrasser d’un prof. Sauf qu’elles sont rarement appliquées, et ça donne des catastrophes qui sont loin d’être marginales. Comment expliquez-vous que j’ai eu droit à un prof d’arts plastiques alcoolique pendant tout mon collège, qui donnait des notes à l’œil et se tapait des délires en cours ?

        Contrairement à votre lecture de mon propos, je ne suis pas pour un système ou le chef d’établissement serait « tout-puissant ». je croyais au contraire avoir nuancé mes explications.
        Aujourd’hui il n’a quasiment aucun pouvoir en la matière, et c’est bien ce qui pose problème. Le fait que les professeurs de la matière puissent assister à l’entretien est justement un gage que le chef d’établissement recrutera de manière objective, pas juste à l’œil. Les autres professeurs seraient là pour vérifier que le postulant colle vraiment au boulot.

        « C’est bien plus grave que l’échec d’une personne à un concours. »
        Pour votre gouverne, je n’étais seulement en train de m’apitoyer sur mon sort. Je vous rappelle que la conséquence du manque de considération qu’on a pour le recrutement (disons plutôt qu’on s’y prend très, très mal), c’est justement un mauvais enseignement pour les élèves, qui seront dégoûtés de certaines matières ou même de l’école toute entière parce que leur prof est mauvais.
        Et puis, je n’ai pas à ma justifier du fait d’être en colère de ne pas pouvoir prouver plus efficacement à Monsieur le Grand Patron Tout Puissant que je suis une bonne prof qui mérite une paie décente. Il me semble que c’est une aspiration légitime et pas vraiment égoïste.

         
        • rouba
          rouba répond à bleuet1
          astronaute
          • Posté à 13h18 le 04/06/2010
          • Internaute 114763
            astronaute

          J’ai réagi sur vos propos. Je ne raille pas votre échec au CAPES, qui est un concours bien plus difficile que le CRPE ou le CAPLP que j’ai obtenus.
          Je dis juste que le concours ne juge que de la compétence attendue au niveau des connaissances qui n’ont rien à voir avec ce qu’on enseigne. Votre niveau en anglais est largement supérieur au savoir que vous aurez à enseigner.

          Pour le manque de considération, il ne se limite pas au recrutement. Il est constant depuis Allègre. Et même si nous avons des brebis galeuses, l’ensemble des profs n’a pas de leçons de compétence ou de travail à recevoir d’un ministre ou du gogo de base qui recrache le discours actuel.

          Pour revenir à ses mesures, elles ont le bon sens du « gagner plus pour gagner plus » : une bonne idée en surface et une connerie infâme dès qu’on creuse un peu le sujet. Ce gouvernement se moque de l’école et toutes ces idées (du Figaro à la Fondation) ne sont que des attaques libérales pour casser un des derniers domaines qui échappe au marché.

          Je ne vois pas en quoi un directeur serait apte à juger de la qualité d’un enseignant. En quoi une personne qui ne connait rien à l’anglais pourrait-il juger de votre pédagogie ?

          L’école n’a rien à voir avec ceux qui soutiennent un ignare qui dénigre « La Princesse de Clèves ». Ce sont ces sophistes que je critique, pas vous directement.

          Bonne chance pour la session 2011.

          • bleuet1
            bleuet1 répond à rouba
            espère malgré tout
            • Posté à 15h38 le 04/06/2010
            • Internaute 65892
              espère malgré tout

            « Je ne vois pas en quoi un directeur serait apte à juger de la qualité d’un enseignant. En quoi une personne qui ne connait rien à l’anglais pourrait-il juger de votre pédagogie ? »

            C’est bien pour cela que j’ai précisé qu’il était positif que les professeurs de la matière assistent à l’entretien, pour se faire au moins une petite idée des compétences du professeur. Par exemple, moi qui enseigne en anglais, les professeurs pourraient demander au postulant s’il est bien au courant et applique les principes de l’approche actionnelle de l’enseignement des langues. Aujourd’hui c’est le principe de base dans ce domaine, mais de nombreux professeurs n’ont pas encore franchi le pas. Rien qu’au discours, il est possible de déterminer le degré de connaissance et d’adhésion du professeur en la matière.
            Il pourrait y avoir d’autres questions comme la capacité à travailler en interdisciplinaire, la manière d’évaluer (notamment avec le barème européen), etc.

        2 autres commentaires
    • bluesy
      bluesy répond à bleuet1
      Cadre fonction publique (...)
      • Posté à 13h11 le 04/06/2010
      • Internaute 90062
        Cadre fonction publique (...)

      Cher Bleuet1,

      Attention...
      Qu’il faille procéder à des changements de pratiques pédagogiques, de management, d’évaluation, de recrutement etc. dans le système « Education Nationale Français » ne fait pour moi aucun doute ! A défaut de les faire, d’ailleurs, la « bête à l’agonie ne tardera pas à rendre son dernier souffle ».
      MAIS... et c’est essentiel :
      L’objet de la « Fondation pour l’Ecole » n’est absolument pas de participer à la « réforme » du système éducatif français mais de 1/ « Tuer la bête » 2/ Privatiser (bien au-delà du système des établissements privés sous contrat) le système éducatif. C’est l’objet même du CHEQUE EDUCATION à l’origine défendu par le seul FN et aujourd’hui adopté par l’UMP.
      ET DE CA, JE NE VEUX PAS ! ! !
      Alors, commençons par réaffirmer notre soui-tien au service public d’éducation pour mieux le transformer (donnant/donnant gagnant/gagnant)

      Voir mes articles à ce propos :
      Lien

      Bien amicalement
      Bluesy

    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à bleuet1
      Auteur(e) de l'article Enseignant blogueur
      • Posté à 18h18 le 04/06/2010
      • Expert 31637
        Enseignant blogueur

      En France, l’enseignement privé sous contrat fonctionne sur le principe du choix des enseignants par le chef d’établissement mais tout le reste est du ressort de l’Education nationale : les, profs du privé sont nommés par le recteur d’académie, rémunérés par l’état, suivent les programmes officiels de l’EN et sont soumis aux contraintes des mêmes inspecteurs que leurs collègues du public. Et d’ailleurs, les élèves du privé passent les mêmes examens que ceux du public.
      Le choix des profs par le chef d’établissement donne-t-il de meilleurs résultats pour autant ? Il faudrait le prouver. Une enquête montrait il y a quelques mois (excusez-moi de ne pas citer les références) que les chefs d’établissement du privé intervenaient beaucoup moins dans la pédagogie que ceux du public.
      Quoiqu’il en soit, il faut comprendre que ce que propose la Fondation pour l’Ecole n’a rigoureusement rien à voir avec le principe du contrat d’association : il s’agit-là d’un projet de déréglementation totale, hors du contrôle de quelque autorité que ce soit.

      • bleuet1
        bleuet1 répond à Bernard Girard
        espère malgré tout
        • Posté à 20h10 le 04/06/2010
        • Internaute 65892
          espère malgré tout

        Pour être honnête, j’enseigne dans le privé catholique sous contrat.
        Pour ce qui est des vacataires, en fait c’est le chef d’établissement qui appelle la direction diocésaine s’il a besoin d’un remplacement, mais c’est la DDEC qui choisit les candidats sur des critères de CV et d’éloignement géographique (je suppose).
        Pour les titulaires, et bien ma foi c’est comme pour le public ! Les profs sont recrutés par le ministère, par conséquent mis à part le fait qu’on n’est pas censé sortir de l’académie d’origine (sauf si vraiment il n’y a aucun poste dispo dans l’académie, et après on est prioritaire pour revenir), les conditions d’affectation sont les mêmes. Là où le chef d’établissement peut avoir son mot à dire, c’est s’il a deux candidats présentant les mêmes condition d’ancienneté, etc.

        Merci pour vos précisions sur la Fondation pour l’École, je ne connaissais pas cette « organisation » (et pour cause, je ne suis pas censée y avoir affaire).

  • kawouede
    • Posté à 00h11 le 04/06/2010
    • Internaute 27995

    MERCI !

    A lire également, cette revue de presse Lien

  • A déménagé le 19-12-2011
    • Posté à 00h49 le 04/06/2010
    • Internaute 48453

    « Qui a pris conscience que le crédit d’impôt ne concerne en rien la moitié des foyers fiscaux qui ne payent pas l’impôt sur le revenu ? »

    Erreur grossière : un crédit d’impôt bénéficie à tous : Lien

  • A déménagé le 19-12-2011
    • Posté à 00h52 le 04/06/2010
    • Internaute 48453

    Le sujet était intéressant mais votre article est aussi truffé de clichés que d’amalgames tout aussi nauséabonds que la manipulation de ce sondage.

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 07h28 le 04/06/2010
    • Internaute 29846
      menuisier

    Si on commence à disséquer la Pravda du sarkozysme, on n’a pas fini de trouver ce genre de manip.

    Le mieux à faire est encore de l’ignorer, même si je sais qu’à part l’édito de Mougeotte et l’hystérie néo libérale des pages saumon « c’est un excellent jounal, gnagnagna ».

  • framboise92
    framboise92
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 07h34 le 04/06/2010
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    L’ école publique perd son fondement .
    Rouler pour l’école, c’est payer ses impôts et les redistribuer pour elle.
    Ce serait déjà bien de lutter pour ce principe : un petit pas pur l’école, un grand pas pour l’ Humanité ! (je ne parle pas du journal !)
    Mais certains mettent leurs sentiments dans leurs vues réduites qui se limitent à leur porte-monnaie.
    Les élèves sont pris en sandwichs et la France laisse faire.
    Cet article transparent montre du doigt les grands sentiments de cette fondation qui se colle à l’école pour décoller de plus belle dans le profit et la vue basse.
    Le figaro miaule, laissons-le lécher les intéresses...gardons notre intégrité.

  • bluesy
    bluesy
    Cadre fonction publique (...)
    • Posté à 07h49 le 04/06/2010
    • Internaute 90062
      Cadre fonction publique (...)

    Bonjour
    Ce qu’il est essentiel de bien comprendre, c’est que cet Institut fondé en 2007 (tiens ? ? ! !) a obtenu la reconnaissance d’utilité publique (signée du 1er ministre actuel) pour une entreprise de démantèlement du service public d’éducation. L’excellent ouvrage « main basse l’avait dénoncé ». J’y consacre un article sur mon blog : Dazibao-blues Lien
    Bien amicalement

  • christinesene
    christinesene
    noélanie,8ans,étranglée a l' (...)
    • Posté à 08h15 le 04/06/2010
    • Internaute 116276
      noélanie,8ans,étranglée a l' (...)

    ha l’école tout un programme...
    l’école a tué mon enfant !
    noélanie agée de 8ans,a été etranglée de force a l’ecole primaire.
    étranglée pour sa couleur de peau !
    l’affaire dérange...

    Lien

  • admirateur-
    • Posté à 08h55 le 04/06/2010
    • Internaute 32111

    Le but du jeu :
    « Lettre à l’école avant son assassinat.
    Etre achevée par Luc Chatel : quel fin ! »
    Lien

  • Spiripotain
    Spiripotain
    promeneur écoutant
    • Posté à 09h48 le 04/06/2010
    • Internaute 49037
      promeneur écoutant

    « Mon chéri, tu n’as pas cours de maths aujourd’hui, ton prof s’est pendu sous le préau de l’école ».

  • muji
    muji
    français
    • Posté à 10h56 le 04/06/2010
    • Internaute 84382
      français

    Sondage pour influencer l’opinion, lobby pour faire pression sur les parlementaires... Vous croyez qu’il y a encore des gens à convertir ? Les Français sont préparés depuis des années à la déréglementation de l’Education Nationale, le dernier frein ce sont les enseignants et leurs syndicats. C’est assez primaire mais la grande idéologie éducative de la droite est fondée sur l’individu (l’alpha et l’oméga du libéralisme) : individualiser le choix de l’établissement scolaire, individualiser le contenu de l’enseignement (à la carte) et le parcours des élèves, individualiser le coût (rendre payant l’école mais donner en contre-partie des bourses et chèques éducation), individualiser le recrutement des profs (par directeur), individualiser la carrière et le salaire (au mérite) des enseignants...

  • elebeau
    elebeau
    enseignant
    • Posté à 12h28 le 04/06/2010
    • Expert 72516
      enseignant

    S’il y a un pouvoir que les directeurs principaux et autres proviseurs ne devraient pas avoir, c’est bien celui de virer un élève qui déplaît !

  • Natacha Polony
    Natacha Polony
    Journaliste au Figaro
    • Posté à 14h20 le 04/06/2010
    • Journaliste 116325
      Journaliste au Figaro

    Cher Bernard Girard,
    Je viens de lire votre tribune, et plusieurs éléments me surprennent de la part d’un esprit avisé. Vous a-t-il échappé que tout l’objet de mon article était d’émettre un doute sur la capacité des personnes interrogées à percevoir le caractère idéologique des questions posées et les conséquences sur l’école des options proposées par le sondage ? Je parle dans mon article de « casse de l’école républicaine ». N’avez-vous pas vu la phrase ? De même que l’encadré situé à côté de l’article et rappelant que le chèque-éducation est au programme du Front National et du MPF a dû vous échapper, lui aussi. Vous êtes donc un lecteur inattentif ?
    Enfin, vous connaissez le sens des mots. Je n’ « animais » pas le colloque de la Fondation pour l’école, ce qui reviendrait à cautionner leurs positions. J’étais invitée pour un débat qui s’est transformé en intervention, faute de débattants. Durant cette intervention, j’ai donc rappelé mon attachement à l’école républicaine et mon refus de dispositifs qui organiseraient l’explosion du système et un communautarisme dangereux. Je crois à l’école comme institution de la République, et toutes mes prises de positions ont toujours été en ce sens. Je sais que le seul fait d’écrire au Figaro vaut pour certains condamnation, mais je n’admets d’être attaquée que pour ce que j’ai effectivement écrit. Vous conviendrez que c’est la moindre des choses...
    Cordialement,
    Naatcha Polony

    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à Natacha Polony
      Auteur(e) de l'article Enseignant blogueur
      • Posté à 19h25 le 04/06/2010
      • Expert 31637
        Enseignant blogueur

      Merci pour votre commentaire.

      Vous êtes bien intervenue dans le cadre de ce colloque organisé par la Fondation, invitée par la Fondation. C’est donc qu’à ses yeux, vous méritiez de l’être...
      Le problème avec ce genre de lobby est que, quel que soit l’intervenant, quelle qu’ait pu être la nature de votre intervention, elle est récupérée dans le sens voulu par l’organisateur. On est ici en face d’une véritable imposture : comment parler d’innovation, alors qu’en réalité on défend les méthodes d’enseignement les plus traditionnelles, les moins innovantes ?

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