sur le terrain 23/11/2007 à 12h08

Irlande du Nord : après l'IRA, l'UDA dépose les armes

Morgane Campioni | Journaliste


Parade de membres de l’UDA à Belfast en 2004 (Paul McErlane/Reuters).

(De Belfast) Sandy Row, bastion de l’Association de défense de l’Ulster (UDA), Belfast-Sud. Ce 11 novembre, sous la bruine, des centaines de militants loyalistes se rassemblent dans une rue étroite de cette petite enclave protestante. Ils sont venus écouter l’UDA annoncer la dissolution de son bras armé, les Combattants pour la liberté de l’Ulster (Ulster Freedom Fighters, UFF).

Dans une déclaration lue à l’issue des cérémonies commémorant l’armistice de la Première Guerre mondiale, Colin Halliday, chef de file loyaliste, confirme le démantèlement de l’ensemble des unités actives du groupe armé, la destruction de ses organes de renseignement militaire et la mise « hors-service » de son arsenal.

Ces armes justement, l’UDA n’entend ni les détruire ni les remettre aux autorités. Mais elle insiste : elle souhaite désormais mener sa lutte -pour le maintien de l’Union avec la Grande-Bretagne- sur le seul terrain politique. « La guerre est terminée », promet Colin Halliday, « l’Association de défense de l’Ulster s’engage à fonder une société où la violence et les armes sont des fantômes du passé. »

« Les paramilitaires loyalistes ont donné l’impression d’être à la traîne »

La récente annonce de l’UDA intervient après que l’organisation, rongée par les querelles internes, ait multiplié cet été les démonstrations de force. Elle fait suite à la décision du gouvernement nord-irlandais de suspendre, mi-octobre, le versement de fonds substantiels destinés à certains quartiers populaires loyalistes.

Belfast avait donné soixante jours à l’UDA pour commencer à désarmer, sous peine de voir coupées les subventions accordées à ses bastions. L’ultimatum expiré, l’argent s’est envolé. Adrian Guelke est professeur en sciences politiques à l’université Queen’s de Belfast :

« L’UDA était sous pression et menacée d’isolement, en raison de sa conduite et parce qu’elle n’a pas su faire preuve d’autant de bonne volonté dans sa contribution au processus de paix que d’autres groupes armés.

“En règle générale, les organisations paramilitaires loyalistes ont donné ces dernières années l’impression d’être à la traîne.”

En face, les Républicains ont multiplié les concessions

Une impression d’autant plus vive qu’au même moment, les républicains, eux, multipliaient les concessions. Tournant décisif, l’Armée républicaine irlandaise (IRA) a mis officiellement fin à sa campagne militaire à l’été 2005.

En janvier, son aile politique, le Sinn Fein, reconnaissait la légitimité de la police nord-irlandaise, ouvrant la voie au rétablissement d’un gouvernement régional au sein duquel unionistes (favorables au maintien de l’Union avec la Grande-Bretagne) et nationalistes (favorables à l’unification de l’île) se partagent le pouvoir.

“Les paramilitaires loyalistes ont toujours affirmé qu’ils désarmeraient une fois l’IRA démantelée”, rappelle le professeur Adrian Guelke :

“Ils partaient du principe que l’IRA avait commencé la guerre, que les milices protestantes avaient, elles, été créées en réaction à la violence de l’IRA dans le seul but de la combattre et que, par conséquent, ils devaient s’assurer que la menace posée par l’IRA disparaisse en premier.”

L’UDA, une organisation sectaire, manipulée par les services secrets

Fondée en 1971, l’UDA rassemble sous une bannière commune les associations chargées de protéger les quartiers protestants contre l’IRA. A l’origine groupe d’auto-défense, l’organisation s’engage rapidement dans l’action directe.

Durant les troubles, ses commandos de l’ombre ciblent et assassinent plus de 400 catholiques. Restée légale jusqu’en 1992, l’UDA conserve aujourd’hui la réputation d’une organisation ostensiblement sectaire. Autrefois manipulée par les services secrets, l’Afrique du Sud de l’apartheid lui fournissait lance-roquettes, fusils AK-47, pistolets et grenades à la fin des années 80.

Au plus fort du conflit, l’UDA a pu compter jusqu’à 30 000 membres. Elle ne comprendrait plus aujourd’hui que “quelques milliers” de militants, selon les estimations du professeur Guelke. Des militants souvent impliqués dans le crime organisé : trafic de drogues, contrebande, extorsion, racket.

La dérive criminelle des groupes paramilitaires nord-irlandais n’est pas nouvelle. Mais, selon un rapport de la commission indépendante de surveillance (IMC) publié en 2006, la criminalité au sein de l’UDA aurait atteint ces dernières années un niveau “endémique”.

“La criminalité y est particulièrement élevée, parce que l’organisation est très peu hiérarchisée”, explique Adrian Guelke :

“A l’inverse de l’IRA, l’UDA a toujours été fortement décentralisée. Au niveau local, elle peut être dirigée par à peu près n’importe qui, du militant loyaliste au trafiquant de drogues, pour qui l’organisation sert de couverture.”

Ce manque chronique de leadership a longtemps affaibli la portée de ses décisions politiques. En novembre 2004 déjà, l’UDA promettait de renoncer à la violence et de combattre la criminalité dans ses rangs. La déclaration est restée lettre-morte.

Les autorités ont retenu la leçon, saluant avec une prudence extrême l’engagement renouvelé ces derniers jours par l’organisation. Les discours ne suffisent plus. L’UDA sera dorénavant jugée sur ses actes.

L’IRA impliquée dans le meurtre d’un jeune catholique

L’annonce de l’UDA est intervenue alors que l’IRA fait, elle aussi, son retour dans l’actualité. Des membres de l’organisation républicaine sont soupçonnés d’être impliqués dans le meurtre de Paul Quinn, 21 ans, battu à mort en République d’Irlande (Comté de Monaghan) le mois dernier. Pour Adrian Guelke :

“Ces groupes restent très profondément implantés dans certains quartiers populaires de la province et ils le resteront car au niveau local, être membre de l’UDA ou de l’IRA, cela vous donne de l’influence, du pouvoir sur la communauté, un pouvoir né de la menace, de l’intimidation. Alors non, ces groupes ne sont pas près de disparaître.”

Photo : parade de membres de l’UDA à Belfast en 2004 (Paul McErlane/Reuters).

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  • cagoule2b
    • Posté à 12h36 le 23/11/2007
    • Internaute 3192

    L’ulster est un exemple, qui j’espère se transformera en une réussite totale et durable.On devrait nous aussi s’en inspirer pourtirer enfin un trait sur cette violence qui nous parasite.

    • Anonyme répond à cagoule2b

      l’Ulster n’est pas l’Irlande du Nord (et vice versa) !

      • Anonyme

        Euh, ah bon ? En es-tu vraiment sûr ?

        Quelques sont les limites de la province d’Ulster alors ?

         
        • Anonyme

          L’Irlande est composée de 32 contés (counties) formant 4 provinces : Connaught, Munster, Leinster et Ulster.

          L’Ulster est composé de 9 contés (counties) Tyrone, Derry, Fermanagh, Down, Antrim, Armagh, Cavan, Monaghan et Donegal.

          Cavan, Monaghan et Donegal sont en République d’Irlande.

          Les six autres sont sous l’administration du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord.

          Donc l’Ulster ne peut-être l’Irlande du Nord ! ! !

          Ensuite on peut argumenter sur l’apellation Irlande du Nord, Donegal étant la partie la plus au nord de l’île d’Irlande et fait parti de la République d’Irlande.....

          Slàn (Salut en irlandais),

          Jacqueline et Philippe

        • Anonyme
          • lamichael
            • Posté à 00h37 le 24/11/2007
            • Internaute 20431

            ces trois fois trois lettres,
            que l’ont utilisent en Français aussi
            viennent de la ville de Blarney,co.cork
            ils ont été utilisés pour la première fois par une certaine reine d’angleterre
            pour désignés ces gens qui parlait pour ne rien dire
            BLA,BLA,BLA
            je n’habitte cet ile que depuis trois ans
            dans une petite ville nommée Drumshanbo
            a 30mn de la frontière de lllLLLLLLLIRLANDE DU NORD
            les irlandais sont un peuple aussi fascinant que le notre
            leur(S) histoire ne regardent que eux même
            mais cela n’empêche pas d’avoir un avis

            certains se sont battus pour la juste cause qu’est
            la liberté de vivre comme on le décide pour soi
            et ceux de notre communauté
            et non pas de la manière imposé par les plus armés
            grande cause qu’est celle de la liberté
            la bataille commençe toujours pareil
            oppréssion et abus de pouvoir,
            révolution et redistribution des pouvoirs,
            les pouvoirs redistribués aux révolutionnaires encore en vies
            et qui,par ce pouvoirs,abuseront,un jour,de l’oppression

            en attendant,le CELTIC TIGER ronronne encore
            l’argent coule a flot pour certains avide de plus
            ce même argent manque de plus en plus pour la survie de la communauté
            2 couples avec enfants se font reprendre,par jour,leurs maison par les banques
            avant ils payaient en moyennes 1500€/MOIS
            désormais,grace a leur amis banquier qui leur a accordés un prêt inremboursable
            ils ne payent que la moitié en loyer
            et la maison ne sera plus jamais la leur

            LIDL s’installe de plus en plus,
            les grandes surface poussent comme des champignons
            les petits commerces de villages ferment les uns après les autres
            les délocalisations d’entreprise ayant bénificié des aides européennes se bougent quasiment toutes vers l’asie
            créant chomage et compagnie
            ici l’assedic ne rembourse presque rien
            étant donné que l’on ne cotise presque pas
            il faut se débrouiller
            est ce mieux que le système français ?
            je ne sais pas
            ce que je sais est que ce qui est entrain de se passer en irlande
            ma mère et d’autres anciens me l’on racontés de la france d’il y a moins d’une vie

            la politisation de ce conflit,
            l’avidité des profits
            ajoutez a leur force de détourné les esprits
            font que la majorité est bien plus intéressé
            par les matchs des différentes équipes,
            local,régionale et bien sur nationale
            que de s’attardé a ses politiciens,
            ces poseurs de maux
            chaque fois qu’ils imposent leurs signatures
            des humains en patissent

            içi ou ailleurs

            l’arène du peuples
            la reine aux élus
            qui baisent qui ?

            voilà,voilà
            c’était un cour de BLA,BLA,BLA

            SLAINTE

  • Anonyme

    Oui comme il facile de simplifier l’histoire.

    Pendant des décennies les médias nous ont arrosé des titres et sous-titres.

    « Catholiques contre protestants » et « Protestants contre Catholiques »

    Ce schématisme fut le fruit d’une ignorance totale du conflit en Irlande du Nord.

    Aucun des groupes d’Irlande du Nord ne s’est jamais battu pour des thèmes théologiques chrétiens. Les divergences religieuses non jamais été les slogans des para-militaires.

    La dissension était politique et pas religieuse. En Irlande du Nord on est pro-irlandais ou on est pro-Reine Mère (Angleterre)

    Les journalistes ont tenté de faire passé cela pour une guerre de religion. Quels nuls !

    Comité POUR L’INFORMATION

    • Anonyme

      « Les divergences religieuses n’ont jamais été les slogans des paramilitaires »...
      Précision pour le comité pour l’information : la devise de l’UVF (Ulster Volunteer Force) : « For God and Ulster ».

    • Anonyme

      tu iras dire cela aux catholiques qui ne trouvaient pas de travail ou n’avaient pas les mêmes droits civiques (souviens-toi de 1969, Bernadette Devlin p.ex.) justement parce qu’ils étaient ’papistes’.

      Va dire aux ’prods’ qu’ils ne se battaient qua pour la Reine !

      le comité pour l’information ferait bien de s’informer

    • lamichael
      • Posté à 00h47 le 24/11/2007
      • Internaute 20431

      un film pour expliqué l’irlande
      le vent qui secoua les barley

  • Anonyme

    La dimention religieuse est essentielle.
    Excuse moi, cette histoire remonte à des temps bien plus anciens.
    Les irlandais et les écossais ont été persécuté par les Anglais surtout parce qu’ils étaient catholiques.

    En Irlande du Nord, c’est vrais que la religion n’est pas le clivage unique, mais c’est un clivage historique essentiel.

    Parmis celui-ci, il y en a bien d’autres.

    • Anonyme

      Merci CA de 13h40 !

      Effectivement une bonne partie des combattants de l’IRA et des memebres du Sinn Fein, et plus largement les habitants de la République d’irlande sont catholiques.

      Inversement, une bonne partie des habitants d’irlande du Nord sont « loyalistes » et protestants.

      Quoiqu’en dise le Comité pour la Désinformation, et même si il y a aussi une lutte occupant contre occupé.

  • Anonyme

    Quels que puissent être les motifs, on ne peut que saluer cette décision .
    En effet, les anglais pourront de moins en moins justifier de leur présence armée, et la réunification irlandaise se fera naturellement et dans la paix .
    Car les anglais ne peuvent pas justifier cette ocupation, et doivent rendre ces terres aux irlandais, qui sont un peuple gaélique .
    Bravo .

  • Anonyme

    C’est vrai que les thèmes de lutte entre nationalistes et loyalistes n’ont rien à voir avec les doctrines théologiques.

    Cependant, en Irlande du Nord aujourd’hui, les gens utilisent les mots « Catholic » et « Protestant » comme synonymes respectivement de nationaliste et loyaliste. Les journalistes ne font donc que retranscrire le clivage visible en Irlande du Nord. D’ailleurs, les soldats dans les check-points demandaient : « Catholic or Protestant ? »

    Pour compliquer un peu les choses, il faut se souvenir que les premiers ouvriers de la lutte pour l’autonomie, puis l’indépendance de l’Irlande étaient protestants, comme Wolfe Tone, par exemple, mais aussi James Stephens, Parnell... Ce qui fait dire au nationaliste que l’Irlande est le vrai pays d’union des peuples, puisque le drapeau est constitué du vert (couleur des catholiques) ET de l’orange (couleur des protestants), séparés par le blanc, la paix.

    En ce qui concerne le nom « Ulster », c’est vrai que l’Ulster n’est pas l’Irlande du Nord (merci Jacqueline et Philippe). Ceci dit, la plupart des unionistes parleront de « Ulster » pour désigner l’Irlande du nord (donc 6 comtés seulement, pas 9) alors que les nationalistes sont très attachés à la délimitation historique des provinces, c’est à dire avec Ulster = 9 comtés. La dénomination de la région a donc des implications idéologiques.

    Comme à peu près tout là-bas...

    • Anonyme

      Désolé mais pas d’accord !
      la religion dès le début de l’invasion anglaise a joué un rôle déterminant.
      St Patrick est passé (vers 400) et a évangélisé les rois irlandais. Il considérait le trèfle comme représentant la Trinité des cathos.

      vers 1540 Henry VIII devient roi d’Irlande ente d’imposer le protestanisme et comme il échoue, confisque les terres des révoltés.
      Vers 1650 Cromwell distribue les terres aux protestants
      1690 la fameuse bataille de la Boyne cathos contre prods.
      Guillaume III interdit aux cathos de circuler librement et d’avoir accès à des fonctions publiques
      etc...

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 19h09 le 23/11/2007
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer mais je ne crois pas du tout que les neo nazis de l’UDA vont deposer les armes ! ça ressemble plus a un poisson d’avril ! les rois du traffic d’armes et de drogue ( de tout en fait ) vont rentrer a la maison pour toucher les allocs et jouer au tiercé le dimanche ? c’est a mourir de rire ! j’attends de voir ça !

  • Anonyme

    En dévalisant la scène internationale, Ben Laden et ses amis, ont peu à peu anhilés ce que pouvait fonder comme espoir, l’action terroriste.
    Ce qui se légitimait il y a peu, dans les années 70-80, lorsque les militants répandaient une autre guerre en Irlande, sale, infiniement compliquée, n’a eu de cesse de générer un sentiment massif de rejet au cours des années. La lassitude, le manque de perspective politique, ajoutés à la main mise absolue de la « terreur » par des fous de dieu, ont obligé l’ensemble des groupes activistes d’Irlande et d’ailleurs, à cesser le feu.

    L’annonce de l’UDA, faites hier, ne doit être finalement perçu, que comme un énième exemple déjà précédés par d’autre.

    Par delà la défaite de cette bataille médiatique (où quand le coup d’éclat savait encore galvaniser les symphatisants), les groupes combattants d’Irlande font également face, de plus en plus, à un manque d’enthousiasme populaire. En effet dans un pays devenu un exemple de libéralisme, les masses mondialisées, ont eu tôt fait de prendre acte du statu-quo.
    Mais cette drôle de paix, si elle peut bien paraître apparente, ne peut toutefois faire oublier que le capitalisme, dans sa volonté d’uniformisation, n’a fait qu’accentuer de flagrandes disparités, comme à son habitude.
    Ainsi, en près de 10 années d’accords et de compromissions, toutes inabouties, l’économie de marché à aisément continuée à tisser ses racines, par dessus des murs et des barbelés, sans jamais les faire tomber. Une division institutionalisée depuis plusieurs siècles, garante de la précarité des uns, catholiques, et de la domination des autres, protestants, selon l’aval de l’Empire britannique.

    Et si le terrorisme sait trouver son vivier d’âmes et de combattants dans ce terreau là. Se légitimant au travers de cette pauvreté, alors il n’y aura plus de raisons, pour certains de ces exclus, de ne pas avoir, de nouveau, recours à la lutte armée.

    • Anonyme

      …reprendre la lutte armée, peut-être, mais pour autre chose qu’un drapeau.

      C’est un bon début. : -)

  • Anonyme

    moi qui ai vécu en irlande du nord, j’ai toujours été scandalisé de la pléthore d’articles sur l’IRA mais du silence sur les loyalistes et la ségrégation qu’ils avaient soigneusement mis en place avec la bénédiction et les moyens du gouvernement anglais. merci d’avoir (enfin) écrit un article qui pour une fois témoigne de l’irlande du nord et non des prises de position dogmatiques dictées par le gouvernement anglais, de temps en temps des journalistes ne racontent pas n’importe quoi ^^

  • Anonyme

    La réunification du Nord et du Sud sera encore longue et difficile.

    Comment par contre peut-on concevoir et comprendre ce procédé humiliant de contourner de couleur différente « le Nord de l’Irlande » pour bien montrer qu’il « appartient encore » à l’Angleterre ? (contournée de la même couleur..)

    Il suffit de regarder la météo....entre autre.

    L’Irlande est une ile, UNE et indivisible.