Temoignage 22/11/2007 à 22h42

A l'AG des cheminots de Metz : « Les journalistes, foutez le camp ! »

Jean-Christophe Panek | Journaliste France 3 Metz

« Les journalistes, dehors ! Vous n’avez rien à foutre ici. Vous ne filmerez rien du tout ! Allez, foutez le camp ! “

Comme mots de bienvenu, nul doute, peut mieux faire. C’est pourtant de cette manière que j’ai été interpelé ce jeudi matin avec mon camarade, journaliste reporter d’image, lors de l’AG qui se déroulait sur le quai n°1 de la gare de Metz. Au micro, un leader de la CGT locale.

‘ Vous n’êtes pas venus nous voir pendant neuf jours... Vous ne vous intéressez qu’aux commerçants qui n’arrivent pas à vendre
leurs croissants à la gare de Metz... Allez, dehors.’

Au milieu de 400 personnes qui commencent à reprendre en choeur ses paroles, je tente de m’expliquer. Difficile de se faire entendre et comprendre dans le brouhaha qui s’est installé. J’essaye néanmoins en haussant la voix.

‘ Mais vous savez très bien que ce que vous dites est faux ? J’étais là samedi matin... J’ai déjà fait un reportage sur l’AG...’

Pas le temps de terminer. Je suis entouré par plusieurs cheminots qui commencent à me bousculer. Leurs slogans fusent :

‘ Allez dehors les journalistes... dehors ! !

Je commence sérieusement à me demander ce qui m’arrive. Je dis à mon collègue de continuer à filmer. Des mains se collent sur son objectif. Incroyable ! La situation tourne au grotesque. La tension monte. Le responsable de l’inter-syndicale apparaît enfin et tente de calmer le jeu. Il demande à ses troupes de retrouver leur calme et de faire preuve de respect. Dans ces conditions, j’abandonne.

Comment essayer d’instaurer un dialogue avec des gens qui vous considèrent comme leurs ennemis ? Mieux vaut battre en retraite. Nous décidons de plier bagage. Tant pis s’ils nous prennent pour des lâches. De toute façon, à leurs yeux, nous sommes déjà des vendus. Des salauds de journalistes !

Mais oui, nous ne mettons pas dans nos sujets les bonnes images, les meilleures passages des interviews... Oui, nous truquons nos reportages sous la pression de nos rédacteurs en chef qui sont à la botte du pouvoir. Oui, nous ne sommes pas libres...

Un petit pan de démocratie écorné

Quelle méconnaissance ! Quelle ironie du sort de se retrouver ainsi pointé du doigt ! Aujourd’hui, c’est la première fois qu’on m’interdit de faire mon travail avec autant de violence. Certes, elle était latente. Je n’ai pas pris de coups mais c’est sans doute un petit pan de la démocratie qui a encore trinqué. Oui, on peut empêcher un journaliste de travailler en France...

Même sur un banal quai de gare. Samedi dernier, pour le même sujet, nous avions déjà été interpelés assez sèchement par quelques grévistes lors de l’AG :

Pour quelle chaîne vous travaillez.... La 3 ? Bon, ça va !

En quelques jours, on a franchi un sérieux cap. Cette année, nous n’irons pas plus loin. La tendance est à la reprise chez les cheminots.

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  • Anonyme

    Les médias, audiovisuels c’est l’évidence, de presse écrite dans leur majorité, ont fait le jeu du gouvernement dans leur couverture du conflit social dans les transports. Nous avons été gavés des « plaintes » et du « désespoir » des « travailleurs pris en otages ». Ne vous plaignez pas aujourd’hui de susciter la suspicion, voire le rejet.
    Qui sème le vent, ...

    • Anonyme

      Mon blog a été hacké, je répondrais donc ici...
      Mardi a la suite de la manif à Grenoble, environs 1000 personnes ont décidé de continuer à manifester son une banderole « grève générale ». Mais l’état ne l’entendait pas ainsi.

      Au bout de 800 m la manif est stoppée. 2 somations (et oui il manquait la troisième...) et la manif a été durement réprimée à la matraque.

      Un peu plus tard après un autre matraquage en règle dans une coursive, 27 jeunes ont été interpelés.

      Plus tard une centaine d’étudiants décident d’aller devant le commissariat, de nouveau une charge.

      10’ plus tard dans une petite rue je vois 5 à 6 étudiants qui marchent paisiblement, une voiture de police arrive et leur barre le chemin. Je suis a vélo et je me rapproche. Là, stupéfaction, les policiers sortent de la voiture et lâchent leurs chiens sur les étudiants ! ! ! Je sort mon appareil photo, tout va très vite, un policier m’aperçois et panique, il hurle a ses collègues de rappeler les chiens. Je vois un étudiant blessé à la main.
      Les policiers reculent et semblent un peu paniqué en me regardant, puis ils commencent a me hurler dessus. (toi, viens là ! !) Je me retourne et je suis seul, je suis terrorisé, comme je suis a vélo je décide de pédaler comme un malade !
      Sortant de la rue, je me retrouve devant le commissariat où attendent 3 journalistes.
      Je fonce vers eux, je leurs explique ce que je viens de voir et je leur demande de l’aide.
      Fin de non recevoir, il me disent « ça ne nous intéressent pas » et s’éloigne de moi !
      Plus loin un petit groupe de syndicaliste. C’est eux qui croiront à mon récit et qui me raccompagnerons...

      Le mercredi, rien dans la presse. Ou plutôt si, des « usagers » pris en otage...
      J’ai compris que le presse, en tout cas cette régionale, était complètement dépendante du pouvoir en place.

      J’attends que les syndicalistes retrouvent l’étudiant blessé. S’il porte plainte j’irais témoigner de ce que j’ai vu !
      Une grande partie de la presse est corrompu. C’est une dictature qui se met doucement en place. (répression, justice expéditive, contrôle de la presse...)

      Et si tu l’ouvre un peu : les gens on votés, c’est la démocratie... ben voyons... Vous vous êtes des extrémistes, j’ai même entendu « khmers rouges » de la part d’un président d’université et sans aucune indignation.

      • Anonyme

        C’est dans l’isoloire qu’il fallait y penser, maintenant nous en avons pour cinq ans de dictature.

      • Anonyme

        > 5 à 6 étudiants [...] marchent paisiblement, une
        > voiture de police arrive [...] [ils] sortent de la voiture
        > et lâchent leurs chiens sur les étudiants.

        Mets ta vidéo sur internet.
        Peut-être cela intéresserait-il Rue89.
        Sinon, il y a les supports vidéo classiques comme toitube, délimachin* et autres...

        (Pour ce dernier support, « * », je ne sais pas ce qui se passe maintenant pour les contenus citoyens depuis que le responsable des contenus de cette boîte bosse pour Fillon et qu’il a été remplacé par un ancien collaborateur de Donnedieu de Vabres).
        Ce serait d’ailleurs assez sympa qu’il y ait une petite enquête là-dessus.

        Michèle.

         
        • Anonyme

          Je n’ai malheureusement pas de caméra, j’avais juste un appareil photo et j’étais à vélo.. j’ai six photos floues et difficilement exploitables.

          Je n’ai donc que mon témoignage et ces photos... c’est aussi pour cela que je n’ai pas écris ou envoyé mes photos mais juste posté un commentaire sur l’indépendance d’une certaine presse...

          Mais bon je les gardes quand même en attendant des hypothétiques nouvelles de l’étudiant.

        1 autres commentaires
    • catpat95
      • Posté à 13h25 le 23/11/2007
      • Internaute 17634

      Bien sûr c’est vrai qu’une poignée de journalistes ont détourné la vérité. C’est qu’on a envie de leur rentrer dedant. Mais pour autant, faut-il se comporter comme le font les forces de « l’ordre », ou comme tous ces ministres.
      Je comprends les cheminots mais rien ne justifie un acte de violence.

  • Anonyme

    Journalistes du terrain,vous etes pris entre le marteau et l’enclume.Ceux qui décident des images et des commantaires qui passent à l’écran,sont confortablement installés dans les salles de rédactions,ils font leurs montages et rétablissent « leurs » vérités sur les évènements .La crédibilité des média
    du Sevice public est nulle ,ne parlons pas du privé c’est encore pire.
    Rue 89 ( et d’autres) apporte une petite lueur différente sur l’actualité mais pour combien de temps ?
    L’expérience des radios libres peut servir d’exemple

  • Anonyme

    Mon pauvre monsieur ! !
    C’est dur, non ? d’être méprisé à son tour ! ! ! Mais de quoi vous étonnez-vous ?
    Je crois que vous venez de faire connaissance avec ce qu’on appelle la lutte des classes (attention : gros mot). Contact un peu rugueux entre le monde ouvrier et celui tellement plus présentable des journeaux télévisés. Certes, vous payez pour d’autres et ce n’est pas juste. Mais votre réaction ne dépasse pas celle du petit rédac-chef vexé. Vous auriez pu prendre position en dénonçant le nauséeux bourrage de crâne anti-grève et anti-ouvrier des chaines télés, vous auriez pu reconnaître qu’au fond les cheminots n’ont pas tort, même si vous futes leur victime directe et malheureuse. Mais non, rien : vous ne pensez qu’à vous !
    « L’information » n’est jamais objective, même produite par des individus honnêtes : elle choisit toujours son camp.

    • Anonyme

      Il n’est pas question de mépris dans le billet. Et puis, c’est quoi un petit rédac chef vexé ? Au nom de quoi vous pouvez vous permettre d’affirmer que je viens de faire connaissance avec « la lutte des classes » ? A vous lire, il y a le camps des gentils et celui des méchants. je vais finir par croire que vous vivez à Disneyland ?

      • Anonyme

        Réponse à venir.
        Pas le temps dans l’immédiat.
        Le même.

      • Anonyme

        Le mépris n’est effectivement pas dans votre billet, mais précisément dans les rédactions télévisuelles de par l’orientation qu’elle donnent massivement à la présentation des faits sociaux.
        Vous parlez de démocratie et c’est louable, mais on nous bourre le mou depuis des années avec des problèmes qui n’en sont pas (ex. : les travailleurs étrangers, les Sans-papiers...) ; on déforme les réalités quotidiennes des gens (pauvres, fonctionnaires (ouh ! !), profs, syndicalistes, artistes, intellectuels, tous soit-disant profiteurs ou nantis) et on en arrive finalement à une société et un gouvernement pré-fascistes, nourris par la Peur et la Haine. Grâce à la télévision, pour une bonne part. Allumez donc une chaine au hasard.. (Tenez, les plus regardées : TF1 ou France 2..)
        Ensuite, je n’ai rien contre vous et je ne me réjouis aucunement de votre agression. Je constate simplement que votre position est, au-delà d’une douleur et d’une plainte légitimes, la position d’un corps de métier inféodé à cet Etat. Ce qui pointe au fond dans votre billet est que les cheminots ont fait fi de la figure sacrée du journaliste, et que c’est ce qui vous choque.
        Pour finir, je relève que la majorité des commentaires se rejoignent : il n’y a personne pour se réjouir de votre mésaventure ; par contre les réactions sont cinglantes en ce qui concerne votre métier. C’est pour cela, je crois, que j’ai parlé de lutte des classes et d’un journalisme qui choisit son camp.
        Je n’ai parlé ni de gentils ni de méchants.
        Bien à vous.

    • Anonyme

      j’adhère entièrement. Continuez a vous regarder le nombril et surtout continuez à ne pas vous poser de
      questions

    • Paul Simon
      • Posté à 18h47 le 26/11/2007
      • Internaute 12720

      Par pitié, ne répétez pas « vous avez fait le jeu du gouvernement » à des journalistes qui viennent justement couvrir une AG de la CGT ! C’est l’occasion rêvée pour un syndicat d’exprimer ses revendications, de montrer la mobilisation, de mettre la pression sur l’autre camp (celui dont on a pas le droit de parler). C’est sûr, si les journalistes sont pris à partie quand ils arrivent, le point de vue de la CGT ne pourra pas être pris en compte... Et on accusera, en vrac, le grand capital et ses suppôts au gouvernement.

      PS : et si les journalistes en question étaient syndiqués CGT, on faisait quoi ?

  • Anonyme

    Pourquoi n’y a t’il pas dans votre texte la moindre reflexion sur le pourquoi de cette réaction des grèvistes ? Certe elle est excessive et condamnable mais pourquoi a-t elle lieu ?
    Une piste ?
    La notion de conflit violent entre les gens qui ne partagent pas le même avis n’est elle pas induite, provoquée, incitée par le comportement de celui qui nous dirige ? (on ne peut pas appeler ça gouverner)
    Pourquoi jamais un mot sur la méthode du gouvernement ?
    Ca n’excuse pas mais à mon sens ça explique.

  • Servais-Jean
    • Posté à 00h41 le 23/11/2007
    • Internaute 4591
      43

    Vu que tout le monde est contre tout le monde comment s’étonner des réactions des grévistes ?

    Tout à été bien préparé au niveau gouvernemental et depuis longtemps, depuis la campagne éléctorale.Chacun y avait son rôle et certains comme Valérie Pécresse en sont encore à dire qu’il ne reprendront les négociations que lorsque les grèves seront finies.

    Les grévistes voient tous ceux qui travaillent comme des ennemis potentiels et ils n’ont pas tout à fait tord.

    Concernant les journalistes de terrain comme ceux de FR3 qui ont pour but de montrer ce qui se passe dans les AG,les agents SNCF devraient les reçevoir correctement mais peut-on leur en vouloir de ne pas le faire ?

    Messieurs les journalistes mettez un peu votre mouchoir sur votre susceptibilité en essayant de comprendre ces gens qui ont huit jours de grève dans les pattes et un quart de salaire en moins à la fin du mois.

  • Alexad
    • Posté à 00h43 le 23/11/2007
    • Internaute 8145

    Il faut bien dire que la confiance ne peut pas régner ! ! ! Comme le précise CA 23h43, Les patrons envoient leurs journalistes de terrain faire leur marché, procèdent au tri très sélectif, des sujets, des images, etc....
    Puis, ils confient leur bonne parole aux têtes d’affiche des JT : Labordes, Pujadas, Lucet et consors (qui n’hésitent pas à donner leur opinion au passage), sans oublier les Piquet dont le ton est celui de quelqu’un qui s’adresse toujours à des débiles profonds !
    La dernière de Pujadas s’adressant à E. Beart indignée « vous rendez-vous compte de l’impact de votre engagement sur votre image ? »
    Yeux écarquillés de la dame ...« pardon de mon image ? ? ? »

    • machinchose
      machinchose répond à Alexad
      • Posté à 08h19 le 23/11/2007
      • Internaute 8651

      ET dites monsieur le journaliste ça vous choque pas quand un journal découpe le mot « meute » dans l’article de Béart pour ne pas déplaire à Mme Boutin ? ? ça ne la met pas en danger ça la démocratie ? ? et bien plus que quand des gens que vous méprisez à l’évidence vous rudoyent un peu.

      • Anonyme répond à machinchose

        Je ne méprise pas les cheminots. Relisez bien le billet à tête reposée... Tranquillement. Encore une fois, ne confondez pas tout. Je ne vois pas ce que Béart vient faire ici ! ? (JCP)

         
        • machinchose
          • Posté à 17h15 le 23/11/2007
          • Internaute 8651

          Béart cher monsieur, c’est la dernière de la série des grands manquement de la presse à ses devoirs les plus élémentaires. Dans le cas Béart il s’agit de la censure par le Monde du mot « meute ». à la télévision c’est un présentateur « journaliste » qui ne lui oppose qu’un mépris consterné. On le sent moins « rebelle » face à Johnny non ?

          et ça a totalement à voir et je suis sidéré que vous ne vous en rendiez pas compte.

          ça a voir parce que ce sont tous ces manquements qui font qu’arrive un moment où les gens n’ont plus du tout confiance en la presse.
          puis finissent même par ne plus la respecter.

          Je condamne le fait de rejeter un journaliste mais les journalistes doivent aussi apprendre à se remettre en question.

          et j’adore ça : « Relisez bien le billet à tête reposée... Tranquillement. Encore une fois, ne confondez pas tout. “

          Ahhh le journaliste dans toute sa splendeur ! il ne déplorera pas le fait qu’il pourrait avoir mal rédigé, s’être mal fait comprendre ou quoique ce soit de cet ordre... non non c’est le lecteur qu’est un con.

          • Anonyme répond à machinchose

            « non non c’est le lecteur qu’est un con »

            C’est exactement ce que je ressens depuis que je lis les réponses formulées par ce monsieur « journaliste ». Ses réponses sont pour le moins méprisantes.

        • Anonyme

          C’est bien venu au contraire : juste pour montrer la connerie dont font preuve parfois les journalistes.

        3 autres commentaires
    • Anonyme répond à Alexad

      Pujadas il ne faut pas trop lui en demander aussi. Je pense qu’il a cru, pendant une fraction de seconde, être intelligent avec sa question (ceux qui défendent les salauds de pauvres sont cons et ceux qui aiment la politique sarkosienne sont intelligents). L’air interloqué d’E Béart m’a fait rire et c’est rare que le jt me fasse rire.

  • Anonyme

    Pôv journaleux ! Y en a un peu marre de votre tendance à vous prendre pour LA Démocratie. Ben non, en regardant la télé, en écoutant la radio, en lisant les journaux, et en allant sur le net, la quantité et la qualité de faits informatifs (ou d’analyses) est misérablement insuffisante, comparée aux couplets sur les usagers otages (tiens on parle d’usager et pas de client pendant les grèves ?).
    Bien sûr qu’un bon nombre de gens est convaincu de connaître le camp « d’où vous parlez » ; et quand vous participez à une lutte, ce n’est que pour votre intérêt corpo, enveloppé de considérations démocrates à usage interne à la profession !

  • Anonyme

    Petit détail intéressant, selon moi révélateur du fond de la pensée de l’article : vous parlez (à propos de votre mésaventure), d’un « banal quai de gare ».
    Or je ne pense pas qu’un quai de gare pendant une grève des cheminots soit quelque chose de banal.
    C’est le lieu d’une lutte. C’est un lieu occupé, ré-approprié par ceux qui y travaillent, un sité qui émerge justement de la banalité consummériste et télévisuelle parce que cette lutte lui donne tout à coup un sens qui contredit l’ordre général.
    Et comme la télé fait partie de cet ordre-là, il est inévitable qu’elle soit contestée sur ce lieu-même.

  • Anonyme

    il me fait grand plaisir de lire les commentaires des internautes qui recardrent judicieusement votre article à la limite du nauséabon...

    Quelle lumiere vous faites sur le probleme. Ne pensez vous pas qu’il serait temps de faire votre introspection de commencer à parler de ce REEL probleme qu’il y a entre la population et les médias.
    Il suffit de lire acrimed de temps pour réaliser à quel point l’information est à la bote du pouvoir en place.

    Comme le souligne judicieusement un internaute vous avez payé pour d’autres. Mais on attendait de vous et qui plus est de Rue89 de plus de recul.
    A vous lire on croirait lire un enfant vexé dans son orgueil, c’est consternant.

    Ne pourriez vous pas à juste titre vous posez la question du POURQUOI ?

    vous frolez le ridicule avec cette phrase
    « Je n’ai pas pris de coups mais c’est sans doute un petit pan de la démocratie qui a encore trinqué. Oui, on peut empêcher un journaliste de travailler en France... »

    On croirait lire un journaliste lambda sorti du CFJ.. je croyais que Rue89 avait un tout autre esprit.

    Rangez votre mouchoir et faites votre introsecption et ARRETEZ de SORTIR le REFRAIN de la démocratie des que les choses ne vont pas DANS VOTRE SENS.

    c’est honteux .

    ps : je lis quotidiennement Rue89 et j’apprécie nombreux de vos articles pour justement cette liberté dont vous faite part dans l’ambiance médiatique actuelle. Mais là cet article me surprend vraiment au plus haut point .

    • Le Yéti
      Le Yéti
      yetiblog.org
      • Posté à 08h12 le 23/11/2007
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      Si, cet article est parfaitement à sa place ici, il permet aux lecteurs d’y répliquer - enfin - avec la fermeté qui convient.

    • Anonyme

      Reportez-vous aux faits ! ! Si le combat pour la liberté de la presse n’est pas un bon combat, qui êtes vous ? ? N’en vous déplaise, c’est le combat pour la démocratie. Et pourquoi est-ce si honteux de lire un tel billet sur rue 89 ? ? Le mot « pluralisme », vous connaissez ? ? (JCP)

      • Anonyme

        Non vous le savez bien on est trop cons pour connaître ce mot. Nous on est là juste pour vous lire et dire amen...

  • Anonyme

    Votre article est à vomir : votre mépris des travailleurs manuels, votre faux étonnement devant la réaction de gens que vous accusez de tous les maux, vous et la majorité de vos confrères, depuis des jours et des jours, vos propos de Café du Commerce sur la démocratie et, surtout, vos considérations sur les malheureux journalistes que l’on empêche de travailler... Est-ce une allusion à ceux qui se font censurer à tour de bras par leurs patrons pour plaire à M.Sarkozy ? Cela m’étonnerait. Compte tenu du ton général de votre petite bafouille, je penserais plutôt que, pour vous, les journalistes qui travaillent sont ceux qui servent la soupe au même Sarkozy et à ses copains (ils sont légion en France, pour l’instant, et ils s’acquittent de leur tâche avec un zèle incomparable). Un dernier mot : les cheminots font sans doute mieux leur boulot que vous, parce que, franchement, un journaliste pas fichu d’écrire « bienvenue » sans se tromper, par ignorance ou par négligence, je trouve que ça la fout un peu mal...

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 08h08 le 23/11/2007
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    Le « journaliste de base » en « usager outragé », fallait l’oser !

    Monsieur Panek, vous ne récoltez que ce que les médias du cénacle (auxquels vous appartenez bel et bien) n’ont sacrément pas volé. Sachez que les grévistes ne sont pas les seuls à avoir le coup de pied aux fesses qui les démangent.

    La position de « journaliste de terrain » n’est en rien une excuse. Chacun son côté du trottoir, si vous voulez bien. Et arrêtez de vous ridiculiser en pleurnichant ainsi la liberté « bafouée » de VOTRE triste presse.

    • Anonyme répond à Le Yéti

      « Journaliste de base » en « usager outragé », c’est votre analyse. Elle est à la limite de la provocation, voire du ridicule. Elle est à l’image de beaucoup de réactions suite au billet. Je comprends que ça vous fait mal d’entendre ce genre de chose. « Chacun son côté du trottoir »... c’est vous qui me faites pleurnicher ! ! (JCP)

  • Anonyme

    tout ça me fait penser au reportage sur france 2 hier soir , cette journaliste russe qui s’est faite descendre par le gouvernement de poutine ,parcequ’elle faisait de l’investigation sur la tchetchenie et qu’elle mettait son nez ou il ne fallait pas...reveillez vous pauvres cretins de journalistes ,vous ne voyez pas que la propagande sarkozy avance a grand pas ? j’espere que vous avez regardé ce reportage et que vous avez vu ce que c’est que de ceder au pouvoir ! les russes sont excusables, ils n’ont vecu qu’en dictature,mais les français et leur grande gueule ou sont ils ?

  • machinchose
    • Posté à 08h33 le 23/11/2007
    • Internaute 8651

    Le fait de virer ainsi un journaliste n’est pas acceptable mais ne pas comprendre que ce qui motive ce genre d’action c’est le sentiment cruel d’avoir été victime pendant deux semaines d’un discours de pure propagande (il n’y a pas d’autre mot) de l’immense majorité des médias c’est être complétement déconnecté.

    Il faudra qu’un jour, juste avant de donner des leçons, le journalisme français écoute ce qu’on lui reproche. ça ferait du bien.

    Parce que pour donner des leçons d’ici même jusqu’au monde (le plus ridicule) en passant par vous même, vous êtes tous très forts mais pourtant même Libé (divine surprise) s’est rendu compte du caractère rien de moins que ridicule des JT... ça plus le « STOP » du Parisien...

    et ce « CAP » dont vous parlez avec des trémolos dans vos mots... je crois qu’il a été passé il y a quelques temps quand les journalistes français ont cessé de faire leur boulot, quand ils ont laissé Sarkozy mentir, quand ils l’ont laissé enterrer l’affaire de son appartement, quand ils ont chargé Royal au delà de toute mesure en oubliant de voir les monstrueuses bourdes de Sarkozy... Et plus largement quand ils ont cessé de poser des questions qui gènent, quand ils se mettent au service de leurs employeurs milliardaires plutôt que de leur public, quand ils oublient la déontologie... etc.

    AVANT DE REGARDER LA PAILLE VIREZ MOI CETTE POUTRE QUE VOUS AVEZ DANS L’OEIL, après vous pourrez faire la leçon. Parce que dans l’absolu vous avez raison :

    ce n’est pas normal que l’on empêche un journaliste de faire son travail.

    sauf que ça fait longtemps que les journalistes ne font plus leur travail et ce ne sont pas les cheminots qui en sont responsables.

    • elliot54
      elliot54 répond à machinchose
      sarkophobe nauséeux
      • Posté à 15h03 le 23/11/2007
      • Internaute 16325
        sarkophobe nauséeux

      Il y a des commentaires que l’onvoudrait pouvoir gratifier plusieurs fois de 5 points.
      Le vôtre en est un.
      J’en suis jaloux, j’aurais voulu l’écrire.
      Merci.

  • yapadebug
    • Posté à 08h35 le 23/11/2007
    • Internaute 840

    Vu la façon dont la télé a traité cette grève, et plus généralement vu la désinformation honteuse qu’on voit à la télé, ne vous étonnez pas ! Maintenant « journaliste télé = propagandiste du pouvoir » dans la tête des gens. C’est comme ça, même si vous, personnellement, essayez de faire votre travail, vous allez payer pour les autres.
    Vous n’avez qu’à aller faire un reportage, un de plus, sur les « usagers pris en otages », là vous ne risquerez rien.

  • Anonyme

    Tous les journalistes ne participent pas au cirque médiatique dévolu à Sarkozy. En réagissant violemment comme vous le faites tous, vous rentrez , vous aussi dans le jeu des médias complaissant. Vous reprochez à Mr PAnek sa complaisance. Beaucoup de journalistes font correctement leur métiers et tentent , m^me si c’est difficile , d’informer le plus objectivement possible les citoyens. Les grévistes, que je soutiens à 100%, ont su en un temps utiliser et se servir des Panek pour transmettre leur message. Alors un peu de réserve messieurs, mesdames. Oui, je suis d’acord, l’image du conflit donnée par les pernaults, pujadas et autres est nauséabonde. Mais il existe beaucoup d’ouvriers de l’info qui résistent comme vous et qui tentent de faire leur métier honnètement. Du calme donc. Ne réagissez pas comme Sarkozy gace aux pécheurs. restons groupés , unis, et forts. C’est la seule issue pour sorir de cette aire sarkozienne nauséabonde.

    • machinchose
      • Posté à 08h57 le 23/11/2007
      • Internaute 8651

      vous avez raison mais le probleme de l’article n’est pas là, le probleme c’est le mépris, le probleme c’est cette espèce de regard outré sur de nouveaux ennemis de la libérté (dans le genre ridicule et même scandaleux tant le véritable ennemi du journalisme est bien plus chez sarko ou Arnault que chez le cheminot) le problème c’est l’absence totale de recul, d’auto critique.

  • Anonyme

    A quoi vous attendiez-vous ? Vous n’avez fait que vomir sur les grévistes. (je précise que je travaille dans le privé)

    On ne vous a pas entendu sur la retraite (régime spécial) des députés et sénateurs et va t-on vous entendre à ce sujet ? ? ? ? J’en doute !

    Phrase favorite des journalistes : « ça vous fait quoi Madame, Monsieur, d’être pris(e) en OTAGE* par des grévistes qui vous empêchent d’aller travailler pour nourrir vos enfants ».

    Vous pensez donc mériter mieux que ce mépris et cette méfiance. Si tel est le cas faites votre métier et arrêter de faire le jeu du gouvernement en place. Une chose est sûre c’est que vous ne risquerez pas votre vie pour défendre la démocratie comme la journaliste russe.

    (OTAGE : mot à la mode comme « tsunami » ou bien « au jour d’aujourd’hui » pourquoi pas au jour de demain ou bien à l’heure de maintenant, et j’en oublie sûrement).

  • Anonyme

    Quand on tronque les infos
    Quand on cache des infos
    Quand on manie le ciseaux avec virtuosité dans le sens pouvoir en place
    Quand on fait du bourrage de temps de cerveau disponible
    Quand on passe en boucle c’est la galère des usagers, les usagers sont pris en otage, ce sont des gens qui ont des privileges

    Eh bien ! ! il ne faut pas s’étonner de ne pas être le bienvenu.

    Ne plus faire son travail tue la profession

  • Anonyme

    vous avez finalement tous raison. Le monde merveilleux serait un monde sans journaliste. Vous avez tous et toutes trouvé l’unique solution. PLUS DE JOURNALISTE. Comme ça, plus d’affaire Cleastream, plus d’emploi fictif à la mairie de Paris, plus de manif plus de grève non plus. Un monde parfait en sorte. Sarkozy en a rèvé, et vous marchez tous dans la bonne direction. Vous ètes au final autant manipulés que les journalistes que vous vomissez. AU fait, Mr PAnez a -t - il été interdit de filmer les manifs ? En tous cas, Samedi dernier non, .
    Restons goupés et unis. Ne tombons pas dans le panneau.
    Précision. Je ne suis pas journaliste.
    Quand un troupeau va dans une direction, pensez toujours à prendre un autre chemin. C’est ce qui vous grandira

    • machinchose
      • Posté à 09h11 le 23/11/2007
      • Internaute 8651

      Mais personne ne demande qu’il n’y ait plus de journaliste.

      Ici tout le monde demande l’inverse QU’ENFIN IL Y AI. ENFIN !

      quand à clearstream parlons en... demandez à Denis Robert ce qu’il pense de ses confrères...

    • Anonyme

      Vous vous trompez ! Nous demandons, au contraire, qu’il y ai de vrais journalistes tout simplement.
      On ne veut pas de Pujadas, ppda, pernault, laborde, lucet, schomberg, etc. Et surtout pas un Pujadas qui a eu un sourire jusqu’aux oreilles le jour des élections en disant « nous on sait qui est élu mais on ne peut pas le dire car il n’est pas 20h »
      ça oui on n’en veut plus, que ces journleux la ferme...

    • Anonyme

      Leur race s’éteint d’elle-même. Oh, il en reste sans doute pas mal, mais on ne les voit pas, on ne les entend pas, ou guère... Les autres, ceux qui ont pignon sur rue et sur écran, ceux qui s’affichent avec les « stars » de la politique et qui s’imaginent tout savoir parce qu’ils ont le numéro de portable des « grands » de ce monde, ceux-là ne sont pas journalistes (et il faudrait donc arrêter de hurler au crime de lèse-démocratie chaque fois qu’on les égratigne) : ce sont, bien plutôt, des ennemis de la démocratie, qui participent à un formidable bourrage de crânes national. Maintenant qu’on en est revenu à l’époque où le journal télévisé se faisait dans le cabinet du ministre de l’Intérieur (désormais, c’est carrément dans les salons de la présidence que ça se passe), on attend des vrais journalistes qu’ils se rassemblent, qu’ils s’expriment, qu’ils descendent dans la rue et qu’ils manifestent leur désaccord avec l’image que les collabos du pouvoir donnent de la presse. Ce n’est pas la peine de prendre leur défense avec des trémolos dans la voix : qu’ils se défendent eux-mêmes et forcent ainsi le respect de l’opinion.

      • Anonyme

        J’attends avec impatience de voir cela.

        Oui qu’ils descendent dans la rue (et nous, locdus smicards de la France d’en Bas, on sera là pour les photos et commentaires).
        Mais je ne pense pas que cela les intéresse ni que cela serve leurs intérêts pour certain(e)s.
        Alors... juste dans nos rêves

  • Anonyme

    Chiche ....et si vous demandez à Denis Robert ce qu’il pense de Mr Panek, vous serez très surpis. Ne mettez pas tous les jouranlistes dans le m^me sac. Vous vous faites avoir comme des bleus. Courage , ne perdons pas espoir. La presse n’est pas entièrement aux bottes du pouvoir. Restons vigilant. Comprenons les réactions des journalistes intègres qui doivent assumer des lignes éditoriales parfois obliques. A leur façon, ils luttent aux aussi pour transmettre l’information. D’ailleurs, la présence de M Panek sur le quai de gare prouve qu’il était bien présent et qu’il ne s’inquiètait pas des concéquences de la grève sur la vente des croissants....

  • Anonyme

    Mon pauvre Jean Christophe, si vous permettez que je vous appelle ainsi et si j’étais méchant, je vous dirais que c’est le juste retour des choses. Il faut dépasser ce stade.

    Je vais vous raconter une histoire que ma propre mère a vécue : elle faisait partie des grévistes dans son entreprise. Cette grève fut dure avec un patron très machiavélique. Bref ! Un moment donné, il faut savoir terminer.
    Une équipe de télévision filme et interview tout et n’importe quoi. L’heure des infos arrive et que ne voit-on pas un commentaire sur des images indiquant que les non grévistes demandaient à reprendre le travail alors que les images correspondaient à la sortie des grévistes sous les ovations. J’étais présent ce jour-là. Témoin direct et privilégié de la scène.

    Je ne vous raconte pas l’ENFER des personnes filmées occasionnant des noms d’oiseaux de la part des voisins, amis et connaissances. Ce qui a eu pour conséquence des dépressions et problèmes de santé.

    Mais le plus grave fut que malgré une action en justice aucun droit de réponse et aucune considération pour la rectification des commentaires.

    Alors ne vous étonnez pas des réactions. J’ai d’autres anecdotes aussi piquantes mais celle-là me touche plus particulièrement.

    De plus, voulez-vous que je vous dresse une liste de toutes les personnes atteintes dans leur dignité qui n’ont eu aucune possibilité de s’exprimer pour rectifier les évènements.

    Maintenant, je vous pose la question : que faites-vous pour une meilleure déontologie de votre profession. Quand je verrais une association de journalistes ou autre se REBELLER contre ce système, je reprendrais espoir dans le journalisme. Mais pour l’heure, je ne crois plus à l’honnêteté du journalisme. C’est dur à encaisser mais c’est ainsi. Il y a eu trop de dégâts de fait.

    J’ai des amis cheminots et quand ils m’expliquent et m’expose leurs doléances avec preuves à l’appui, je constate que l’ambiance journalistique dégrade l’objectivité que devrait avoir un journaliste. Je me pose la question quant à savoir si je ne vais pas faire un article sur les mensonges de cette grève.

    Sans rancune aucune !

    • Le Yéti
      Le Yéti
      yetiblog.org
      • Posté à 09h56 le 23/11/2007
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      Ce commentaire du « Courageux anonyme » de 9h49 mériterait à coup sûr de figurer en bonne place dans une tribune de Rue 89.

      • le juste
        le juste répond à Le Yéti
        • Posté à 10h12 le 23/11/2007
        • Internaute 15443

        D’accord pour faire une tribune et pardon de ne pas m’être connecté sur mon pseudo.

        Je précise que je n’ai rien contre les journalistes car disons-le très franchement, il y en a de très bon mais gangréné par une myriade de « faux-culs », il faut aider les bons. Je dirais que ce serait un acte de citoyenneté.
        C’est le seul moyen d’aller vers l’objectivité. Les « mauvais » partiront d’eux-mêmes et redonnerais confiance dans l’information et par là même aux journalistes.

    • sup à la demande du riverain
      • Posté à 10h35 le 23/11/2007
      • Internaute 22866

      Excellent !
      Je pense que cet article interesserait beaucoup de monde et beaucoup de cheminots accepteront de vous aider.
      Demandez à Mme IDRAC comment elle compte arrêter les « mises à la retraite d’office ». Parce qu’actuellement la direction SNCF a trouvé la parade : harcèlement moral et mise à la réforme (équivalent de mise en invalidité dans le privé).

      Comment compte t-elle résoudre le problèmes des personnes qui ont quitté l’entreprise il y a plusieurs années (départ volontaire mis en place par la SNCF pour dégraisser ses effectifs) avec l’assurance qu’ils percevraient une pension calculée sur la base de 37,5 annuités ?

  • Anonyme

    EH oui, pourtant on a bien été prévenu, avant les présidentiels, le front des média est maitrisé par Maitre Sarkozy, Il y en avait encore des candides (meme 53%) dirait-on. Maintenant c’est TROP TARD. Quelle solution reste-il ? COLLABO OU RESISTANT ? on se croirait revenu à des temps douloureux de notre histoire. Pauvre France, je veux du SOLEIL.

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