23/05/2010 à 10h19

Anonymat des blogueurs : saint Internet, comédien et martyr

Hugues Serraf | Chroniqueur

Un obscur sénateur de la droite mosellane - dont Wikipedia nous apprend que l’unique titre de gloire est de ne pas avoir voté la réforme constitutionnelle en 2008 - suggère que l’anonymat des blogueurs est susceptible d’être un problème, et c’est la levée de boucliers. Enfin, « levée de boucliers » n’est peut-être pas le cliché qui convient : pas assez agressif. Disons plutôt que c’est une haie de hallebardes qui se dresse, en résistance immédiate à la terrible attaque dont saint Internet vient d’être victime.

C’est que forcer un type qui distribue publiquement bons et mauvais points au gré de ses humeurs, encourage celui-ci et insulte celui-là, à assumer ses propos est désormais une authentique atteinte à sa « liberté » ! Une inconcevable tentative de brider sa parole qui ne peut mener qu’à l’autocensure - à moins que ce ne soit carrément au totalitarisme orwellien, va jusqu’à affirmer un blogueur, hum, anonyme sur Le Post.

Sans aucun doute, la proposition du sénateur restera lettre morte. Et, toujours sans aucun doute, le sénateur lui-même retournera s’installer dans l’obscurité mosellane qui lui va si bien au teint puisque, même lorsqu’il s’attaque au bouclier fiscal, personne n’y prête attention.

Je ne le défends d’ailleurs pas : je suis moi-même assez opposé à sa proposition d’obligation de levée de l’anonymat des blogueurs. Mais je m’agace de plus en plus de l’interdiction qui est faite, sous peine de ringardisation terminale, de ne pas foncer tête baissée dans tous les panneaux du Web, de ne pas en adopter toutes les modes et de ne pas en sanctifier tous les usages.

Si Internet permet de faire n’importe quoi, il faut le faire !

S’exprimer anonymement, jusqu’à l’arrivée d’Internet, n’était pas exactement bien vu. Prendre la plume sous pseudo pour dénoncer tel ou tel, que ce soit aux autorités ou aux voisins, était même carrément perçu comme une terrible faute de goût pour quiconque n’appartenait pas à la catégorie des Beurre-Œufs-Fromages immortalisée par Jean Dutourd.

Mais tout est changé, aujourd’hui, et la lettre anonyme pleine de fiel qu’est souvent un billet de blog ou un commentaire d’article passera bientôt pour l’équivalent de la feuille clandestine que Jean Moulin appréciait avec son bol de chicorée, le matin dans son maquis. Un poil paradoxal, le retournement.

Un peu comme ces adeptes d’une économie sur-encadrée, défenseurs acharnés des « zacquisociaux », pourfendeurs des spéculateurs luxembourgeois, qui se transforment en ultralibéraux dès qu’il est question de faire circuler de la musique ou du cinéma sur le Web et expédient les droits d’auteur aux oubliettes de la culture... Car si le Web permet, techniquement s’entend, de faire quelque chose, n’importe quoi, il faut le faire ! Si un start-upper californien, dans son garage ou dans sa cité U de Stanford, invente un réseau social permettant d’optimiser son binge drinking, il faut en être !

Je viens d’ailleurs de découvrir qu’il existait une sorte de Twitter branché sur votre carte Visa permettant à vos « amis » d’être mis au courant, dans l’instant, de tous vos achats pour mieux les commenter et, pourquoi pas, c’est certainement l’idée des promoteurs de ce « service », de passer à la caisse à leur tour. Mais si ce machin devient vraiment populaire (et nul doute qu’il le deviendra maintenant qu’il possède ses « applis » iPhone et Android), le critiquer sera-t-il ringard ?

Le Web est une chose formidable et le formuler ainsi tient presque de la tautologie. Mais certains de ses pratiquants, souvent les plus bruyants, semblent avoir décidé une fois pour toute que ce qui en sortait était bon par nature, même lorsque nos principes, notre histoire et notre culture nous avertissent du contraire.

Une pratique fondamentaliste du réseau, qui transforme Mark Zuckerberg ou Larry Page en prophètes, l’iPhone en veau d’or et les conditions générales d’utilisation de Twitter en évangiles, est la nouvelle orthodoxie.

L’anonymat est devenu une norme de fait

Le blogueur anonyme, pour autant, a fréquemment l’excuse (ou le simple sentiment) de ne pas pouvoir s’exprimer sous son vrai nom pour des raisons professionnelles. C’est parfois aussi le cas du simple commentateur et c’est la raison pour laquelle je ne peux pas m’associer aux amateurs de coming-out obligatoire.

Mais force est de constater que l’anonymat est devenu, plutôt qu’une simple précaution, une norme de fait. Et que le refus d’assumer ses propos, mêmes les plus outranciers, est devenu systématique.

N’empêche, l’anonyme derrière son clavier, qu’il soit un trader spéculant sur une monnaie ou un boucher-charcutier spéculant sur la réputation d’une personne publique, tiendra toujours davantage du corbeau que de l’aigle vengeur. Demandez donc à Jean Moulin ce qu’il en pense, à l’occasion.

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  • Alain59
    • Posté à 11h15 le 23/05/2010
    • Internaute 28521

    Pour une fois, je suis à peu près d’accord avec vous. C’est pas comme lorsque vous défendez les banques et la finance.

    Mais si vous faites un constat et donnez une opinion, que je partage donc en gros, on ne sait pas trop ce que vous souhaitez en fait.

    Le mieux étant souvent l’ennemi du bien, je défendrais aussi l’anonymat tout simplement parce que dans le cas contraire plus personne n’oserait s’exprimer généralement pour des raisons professionnelles.

    Vous savez, quand on est un pauvre salarié du privé, on a vite appris qu’il vaut mieux la fermer.

    Le problème c’est qu’on apparaît alors comme donner un consentement tacite au monde dans lequel nous vivons, alors que ça grouille de l’intérieur. Mais on a simplement peur de se faire virer ou d’être mis au placard. J’espère que vous pouvez comprendre ça.

    Internet devient alors comme une liberté formidable qui nous est accordée.

    Il reste les propos diffamatoires et injurieux. Mais les diverses modérations font généralement bien leur travail. Ils sont d’autre part vite marginalisés par l’ensemble des intervenants et n’ont que peu d’influence. Le poids du nombre, qui est tout de même très majoritairement modéré, rempli son office et étouffe les extrémistes.

    Et s’il faut pouvoir les identifier pour pouvoir les poursuivre éventuellement, je ne serais pas contre.

    En conclusion, je ne vois pas trop où est le problème actuellement.

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 11h23 le 23/05/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    BOF....internet...est loin d’être net ? ...c’est un peu....comme une grosse benne à ordures ? ...on y trouve quelques bonnes choses....jetés ça et là ! ....du gaspillage ? ..du recyclage... ? ...et surtout du blabla...beaucoup de blabla (comme mon commentaire ?)...et puis..certains se sentent devenir quelqu’un, en écrivant des mots ? ..des grosses têtes ! ...des cerveaux ? ..a quatre francs six sous ? ..des modestes ! ...sans prétentions aucunes (sont rares ! ..comme moa ?)...bref, un endroit sympa...à recommander de 7...à 77 ans !

  • Firmin
    Firmin
    employé du mois
    • Posté à 12h11 le 23/05/2010
    • Internaute 54542
      employé du mois

    Vous nous prêtez, à nous autres courageux anonymes, des prétentions quelques peu excessives. Personne ici ne s’érige en Jean Moulin.
    La logique, en ce qui me concerne, est plutôt d’échapper à une sorte de fichage volontaire afin d’éviter certains désagréments (un futur employeur qui s’amuse à « googler » votre nom par exemple - je conçois que pour un journaliste cette question puisse être moins problématique).

    Et très franchement, qu’est-ce que ça change de savoir que vous êtes Hugues Serraf ? Je veux dire, ce type, je ne le connais pas en dehors de son blog et de ses écrits ici. A la limite, je ne sais même pas s’il existe vraiment. Et le fait qu’il choisisse de dévoiler son identité ne change rien à la valeur de ses propos.
    Par exemple, vos analogies avec les « zacquisociaux » et la question du piratage dans ce billet sont également douteuses, que vous soyez ou non anonyme.

    Bref, les conneries que je dis, je les assume ici : il y’a de fortes chances que je vous réponde si vous m’interrogez sur un de mes commentaires, n’est-ce pas suffisant ?

    • Hugues Serraf
      Hugues Serraf répond à Firmin
      Auteur(e) de l'article Chroniqueur
      • Posté à 12h55 le 23/05/2010
      • Internaute 26641
        Chroniqueur

      De savoir qui je suis change tout. Vous pouvez trouver que ce je raconte est sans intérêt, mais le fait de ne pas être anonyme m’impose un minimum de cohérence et d’honnêteté dans mes arguments. Je dois assumer mes propos.

      Un anonyme qui se disqualifie peut réapparaitre le lendemain sous un nouveau pseudo. Il est dans l’acte gratuit total.

      Mais je conçois, puisque c’est le cas de certains blogueurs de longue date, que l’on puisse construire une « marque » et une « identité » sur le Web qui finissent par être aussi impliquantes que son propre nom. C’est peut-être aussi le cas de commentateurs réguliers sur les sites d’info.

      Pour autant, je suis convaincu que les débats seraient à la fois plus intéressants et plus civilisés sans l’anonymat. Encore une fois, c’est une question de principe. Je ne veux pas renvoyer l’affaire de la burqa (contre laquelle je suis, Lien), mais il s’agit là aussi de ne pas avancer masqué dans ses rapports avec les autres.

      • Propergol
        Propergol répond à Hugues Serraf
        Chasseur de troll
        • Posté à 15h35 le 23/05/2010
        • Internaute 24265
          Chasseur de troll

        « Pour autant, je suis convaincu que les débats seraient à la fois plus intéressants et plus civilisés sans l’anonymat ».

        Donc plus formels, moins spontanés, plus hautains, moins conviviaux.

        Plus aptes à être retournés contre leurs auteurs quand on voudra « déshonorer » quelqu’un en colportant des ragots sur son vrai nom/prénom.

        Vous y avez pensé, Serraf, ou bien vous avez encore zappé la moitié des données ?

         
        • Hugues Serraf
          Hugues Serraf répond à Propergol
          Auteur(e) de l'article Chroniqueur
          • Posté à 19h22 le 23/05/2010
          • Internaute 26641
            Chroniqueur

          Il est vrai qu’un pseudo comme le vôtre incite forcément à élever le débat...

          Mais je ne vois pas en quoi discuter avec des gens dont vous savez qui ils sont rend les choses hautaines et moins spontanées. Lorsque vous parlez avec vos amis, vous avez du mal à vous exprimer ?

          D’autre part, le risque est précisément de voir des anonymes colporter des ragots contre lesquels vous ne pouvez pas faire grand chose. Y compris contre des gens qui ne s’expriment pas eux même sur le Web.

          • compte supprimer à la demande du riverain
            • Posté à 22h37 le 23/05/2010
            • Internaute 114094

            Qu’est ce que vous faites de tous les artistes,chanteurs ,écrivains,et j’en passe qui sont connus sous des pseudos ? ? ? ? ?
            Parce que j’ai du mal a les trouver sur l’annuaire...

          • Lavengeancedelapelouse-
            • Posté à 00h59 le 24/05/2010
            • Internaute 114476
              chômeur

            « . Lorsque vous parlez avec vos amis »

            Autre argument hors propos.

            Décidement, le sieur Serraf a dû mal à penser.

          • Propergol
            Propergol répond à Hugues Serraf
            Chasseur de troll
            • Posté à 01h47 le 24/05/2010
            • Internaute 24265
              Chasseur de troll

            Parce que votre patronyme l’élève lui, le débat ?
            Vous analysez mon pseudo ou bien le fond de ce que je dis ?

            Bref, vous jugez mon « apparence » ou bien mes actes et mes paroles ?

            Pour répondre à votre objection, j’aurais du donner un exemple.
            Le voici.

            Si pour débattre, je dois donner mon vrai nom (et on suppose la situation telle que je sois obligé, sous peine de poursuite etc...bref, pas de possibilité de « faux-vrai-nom ».), et bien, sachant que ma parole sera décortiquée et peut-être copiée-collée après troncature, il y a deux solutions :

            - je ne m’exprime pas du tout. A quoi bon ? Prendre des risques pour donner un avis, autant revenir à la bonne discussion avec ses amis ? (du coup on assisterait à un appauvrissement des débats, avec toujours les mêmes qui expriment toujours les mêmes idées, mais cela est un autre débat).

            - je m’exprime et je prend mille pincettes pour le faire. Hautain n’est pas le bon mot. Feutré est le bon mot. Car évidemment, si je balance des avis frontaux, une manière directe d’exprimer mon opinion, voire de critiquer, et bien je risque d’en pâtir un jour où un autre. Ai-je besoin de développer ou bien vous êtes assez imaginatif pour...imaginer la suite ?

            Dite-moi en quoi Internet a supprimé le ragot ?
            La calomnie est une arme utilisée depuis des millénaires.

            Internet facilite cela ? Certes, mais on revient finalement toujours à la même chose : un rapport de force entre la victime du ragot, et celui qui le propage/lance.
            Hier ca se réglait avec force duel/exil/manipulation en réponse. Que le plus fort gagne.
            Aujourd’hui ça se règle sous le terme « diffamation » à la greffe. Que le plus convaincant gagne. Souvent le plus riche peut se payer le plus convaincant des avocats. Rapport de force, une fois de plus.

          • leo s
            leo s répond à Hugues Serraf
            (...)
            • Posté à 19h59 le 24/05/2010
            • Internaute 73621
              (...)

            La matador torée généralement sous pseudo.

      • Xiaolin
        Xiaolin répond à Hugues Serraf
        • Posté à 16h40 le 23/05/2010
        • Internaute 1264

        A partir du moment où on adopte un pseudo (en tant que blogueur, pas en tant que posteur, restons modestes), on cesse d’être « un anonyme ». Et cela n’a rien de nouveau : combien d’écrivains ont, au fil du temps, adopté des noms de plume ? C’est ce qui fait que Beyle et Stendhal ne sont pas exactement la même personne. D’un côté il y a l’être humain privé, de l’autre celui qui écrit.

      • Charles-Hubert
        Charles-Hubert répond à Hugues Serraf
        Forgeron
        • Posté à 10h35 le 24/05/2010
        • Internaute 115330
          Forgeron

        quel homme que vous êtes...

        « Encore une fois, c’est une question de principe. Je ne veux pas renvoyer l’affaire de la burqa (contre laquelle je suis, mais dont je refuse toutefois l’interdiction totale), mais il s’agit là aussi de ne pas avancer masqué dans ses rapports avec les autres. »

        Avec de tels propos, on voit le collabo dhimmi dans l’âme contraire à ce que pense la majorité des français...
        c’est pas en France qu’il faut vivre, mais en Angleterre.
        si vous étiez courageux, vous abandonneriez la nationalité française et vous partiriez vous réfugier en Angleterre.
        La France serait chanceuse pour une fois de voir une telle pépite quitter le pays...

        Moi je crois que c’est votre intérêt que les internautes restent anonymes, parce qu’avec toutes les âneries que vous écrivez, et dont certaines pousseraient presque à l’action citoyenne ..
        Le fait que des internautes puissent rester anonymes, modère leurs réactions face à l’individu qui mériterait d’être déchu de la nationalité française.....
        Grâce à l’anonymat , ils restent encore modérés mais pour combien de temps ....
        Tant qu’ils vous répondent de façon anonyme cela vous protège ...
        Mais ça , aussi intello que vous croyez être, vous n’y avez pas encore pensé...
        Il y a des limites à ne pas dépasser pour rester en paix avec la majorité, mais cela est ce que vous pouvez le comprendre car souvent avec vos articles ignobles, vous avez franchi la ligne jaune en insultant la France et les français tout en vivant chez nous ...Il se pourrait qu’à l’avenir ça se durcisse pour des personnes de votre genre...
        C’est vrai qu’on n’apprend vraiment qu’à ses dépens...
        l’histoire se fiche des lois ...

      • leo s
        leo s répond à Hugues Serraf
        (...)
        • Posté à 19h56 le 24/05/2010
        • Internaute 73621
          (...)

        « le fait de ne pas être anonyme m’impose un minimum de cohérence “

        ...Juste ce que je sais faire
        le minimum...

        Paroles à peine retouchées d’un fameux disque du Grand Jacques

        mais non
        Higelin

      • Hulk
        Hulk répond à Hugues Serraf
        Gros con de droite
        • Posté à 01h16 le 25/05/2010
        • Internaute 108405
          Gros con de droite

        « le fait de ne pas être anonyme m’impose un minimum de cohérence et d’honnêteté dans mes arguments. Je dois assumer mes propos. »

        Amusant...

        A propos d’assumer vos propos, dites-moi, quand songez-vous présenter vos excuses publiques à propos de l’affirmation mensongère et calomnieuse que vous avez formulée à mon égard aujourd’hui sur un blog indépendant. Affirmation dont le Yéti a fait justice sur Rue89 ce soir lors d’une discussion avec un autre riverain.

        J’attends.

         
        • Hugues Serraf
          Hugues Serraf répond à Hulk
          Auteur(e) de l'article Chroniqueur
          • Posté à 12h30 le 25/05/2010
          • Internaute 26641
            Chroniqueur

          Ben, j’espère que vous avez un peu de temps devant vous... Ce qui me paraît difficilement compatible avec les « importantes responsabilités » censées être les vôtres et qui justifient votre anonymat.

          D’autant plus que je ne sais vraiment pas qui vous êtes. Enfin, votre icône et votre pseudonyme m’indiquent que vous vous identifiez simultanément à un Gaulois chef de tribu et à un géant vert, et que vous vous qualifiez vous-même de « gros con », mais ça ne va pas bien loin...

          • Hulk
            Hulk répond à Hugues Serraf
            Gros con de droite
            • Posté à 15h53 le 25/05/2010
            • Internaute 108405
              Gros con de droite

            Curieusement, je ne suis pas surpris par cette réponse.

            Reprenons vos propos ci-dessus.
            « le fait de ne pas être anonyme m’impose un minimum de cohérence et d’honnêteté dans mes arguments. Je dois assumer mes propos. »

            Vous avez hier affirmé publiquement sur un blog des informations mensongères me concernant, assorties d’un commentaire montrant bien que votre intention était de tenter de me salir et de me discréditer. Cela s’appelle de la calomnie. De plus, vous avez affirmé avoir un accès privilégié aux données de la plate-forme technique de Rue89, à l’appui de vos dires. Vous avez donc mêlé Rue89 à votre pitoyable tentative de règlement de comptes personnel.
            Il est depuis avéré que cette affirmation était fausse et donc mensongère.

            Je vous demande par conséquent de vous en excuser publiquement, et vous me répondez que je vais pouvoir attendre longtemps.

            Voilà les beaux principes de monsieur Hugues Serraf, voilà la façon dont il « assume » ses propos.

            Cher monsieur, ce refus de présenter vos excuses démontre que vous êtes un hypocrite. Vous vous payez de grands mots, mais vous vous comportez comme une petite frappe sans éthique et sans honneur.
            N’attendez donc pas qu’on vous respecte. En tout cas pas tant que vous n’aurez pas présenté vos excuses.

            ________
            PS : quelques autres citations :

            Un anonyme qui se disqualifie peut réapparaitre le lendemain sous un nouveau pseudo. Il est dans l’acte gratuit total.

            La preuve est faite qu’il n’est pas besoin d’être anonyme pour se livrer à « l’acte gratuit total » et se « disqualifier ». Vous l’avez fait dans cette affaire, et soyez certain que vous allez porter cela comme un boulet (ce qui ne devrait pas vous gêner, puisque vous faites profession d’assumer les conséquences de vos propos).

            Pour autant, je suis convaincu que les débats seraient à la fois plus intéressants et plus civilisés sans l’anonymat. Encore une fois, c’est une question de principe.

            Vous avez une drôle de conception du « débat civilisé » dans lequel vous incluez le mensonge et la calomnie.

            • Hugues Serraf
              Hugues Serraf répond à Hulk
              Auteur(e) de l'article Chroniqueur
              • Posté à 16h57 le 25/05/2010
              • Internaute 26641
                Chroniqueur

              Non, vous ne comprenez pas. Je n’ai pas de comptes à régler avec vous. Et certainement pas de comptes « personnels ». Je ne sais pas qui vous êtes réellement, je le répète. Je sais seulement qu’avec quelques autres commentateurs anonymes, vous vous êtes donnés pour mission de venir régulièrement pourrir les fils de discussion de ce site, et pas seulement sous mes articles.

              Vous préparez d’ailleurs publiquement les uns et les autres, sur le blog de votre copain Cyp, vos incursions, vos ouvertures de comptes bidons, vos « nazages », vos campagnes d’insultes... Je trouve ça ridicule, mais également pathétique et j’ai du mal à comprendre que des adultes puissent consacrer autant de temps à ce qui ressemble aux appels téléphoniques anonymes que les gosses passeraient pour s’amuser lorsqu’il n’y a rien à la télé.

              De fait, vous correspondez parfaitement à ce profil du commentateur anonyme qui empêche le débat, qui inhibe les lecteurs de passage qui ont simplement le désir d’échanger et qui n’hésite pas, à l’occasion, à balancer des remarques gratuitement racistes sous couvert d’humour et de « déconnologie » – cri de ralliement de votre petite bande.

              Je vous l’ai déjà dit : mon souhait le plus cher est que vous trouviez un autre passe-temps, au minimum lorsqu’il est question de mes textes. Je me rends bien compte qu’il est inutile, pour les administrateurs du site, de vous empêcher de commenter, puisque vous réapparaissez sans cesse sous de nouveaux pseudos et il faut donc faire avec vous.

              Mais franchement, si seulement le job très important que vous occupez pouvait vous accaparer un peu plus, ce serait formidable.

              • Hulk
                Hulk répond à Hugues Serraf
                Gros con de droite
                • Posté à 17h41 le 25/05/2010
                • Internaute 108405
                  Gros con de droite

                Avec votre étonnante aptitude à vous enfoncer davantage à chaque réponse, vous démontrez une fois encore que la médiocrité n’a pas de fond. C’est dommage, vous auriez au moins pu trouver du pétrole, alors que là...

                Ainsi, voilà une nouvelle série d’accusations mensongères et calomnieuses, puisque bien évidemment tout est faux dans votre prose.

                Mais dites-moi, cela serait-il vraiment votre mode habituel de débat, cette pratique systématique du mensonge et de la calomnie ?
                Pourtant, vous vous prétendez journaliste. La charte de déontologie aurait-elle évolué en ce sens sans que le public en soit informé ?

                Vous prétendez ne pas régler de compte personnel ?
                C’est vrai en ce sens que cette pitoyable tentative a échoué et s’est retournée contre vous.
                Mais à l’origine, il s’agissait bien de cela, la séquence est limpide :

                1) Vous publiez une tribune,
                2) Je vous réponds,
                3) Ma réponse vous déplait,
                4) Aussitôt, vous débarquez sur le blog en question et y tenez des propos mensongers et calomnieux à mon égard, en faisant mine de vous prévaloir d’informations issues de Rue89.

                Si ce n’est pas une tentative de règlement de comptes, on se demande bien de quoi il s’agit...

                Je ne me donne pas la peine de répondre à vos autres affirmations, un tel délire ne le mérite pas, on est même à la limite de la paranoïa, bien qu’on y retrouve votre propension bien nette à inventer toutes sortes de mensonges dans le but de tenter de discréditer vos contradicteurs.

                Mais je note que vous ne présentez toujours pas vos excuses pour les propos volontairement calomnieux que vous avez tenu à mon endroit ; vous ne faites, sans succès, que tenter de noyer le poisson.

                Finalement je vous trouve presque amusant, et j’ai une mauvaise nouvelle pour vous : je compte bien continuer à commenter vos propos, dans le plus absolu respect de la Très Sainte Charte, bien entendu (ce qui signifie que contrairement à vous, qui semblez exempté de respecter la charte, je ne tiendrai pas à votre égard de propos mensongers et calomnieux).

                Et je ne ferai pas cela « pour le fun ». Mais bien parce que je juge que vous faites partie de ces imposteurs médiatiques dont la tartufferie doit être démasquée.

                Je vous prie d’ailleurs de noter que par votre comportement, vous avez vous-même totalement invalidé votre tribune. Félicitations.

              • batila-
                batila- répond à Hugues Serraf
                • Posté à 10h46 le 27/05/2010
                • Internaute 34191

                Tout à fait d’accord avec vous. Pour m’être fait insulter publiquement et nommément à plusieurs reprises sur leur site, je peux vous dire que ces gamins de 50 ans auraient bien besoin de s’occuper un peu. je n’ai pas de temps à perdre dans un commissariat, mais ça m’a démangé plus d’une fois de déposer une main courante. L’insulte publique est, je crois, punie de 5000€...
                Par contre, il serait tout à fait possible à la modération de supprimer ces quelques con-ptes qui régulièrement empêchent le débat. D’autres en ont fait l’amère expérience pour moins que ça. Il y a forcément une tolérance à leur égard dont peu bénéficient ici... Comment l’expliquer ?
                Quand vous leur répondez de façon argumentée, ils perdent la face mais ne veulent pas l’admettre. Alors ils écrivent n’importe quel bêtise pour combler leurs vexations. Puis, ils basculent dans l’urinoir-à-cyp pour verser dans l’insulte ( Lien ) et la diffamation.

                PS : Toujours pas d’explication au fait que mes commentaires ont été dépubliés alors qu’ils ne sont pas plus « hors charte » que beaucoup d’autres qui utilisent par exemple des images protégées par les droits d’auteur comme ci-dessous ou simplement hors sujet comme ces histoires de clavier qui n’intéressent personne... Il serait quand même temps d’harmoniser l’application de la charte par la modération. Je ne suis pas le seul à m’en plaindre. Et une certaine bande sévit toujours en toute impunité... C’est moche !

        7 autres commentaires
      • Emma T.
        Emma T. répond à Hugues Serraf
        Camille est sur SeXpress
        • Posté à 22h50 le 25/05/2010
        • Internaute 40366
          Camille est sur SeXpress

        Cadeau.

         
        • Hulk
          Hulk répond à Emma T.
          Gros con de droite
          • Posté à 23h37 le 25/05/2010
          • Internaute 108405
            Gros con de droite

          C’est quoi ?

          • Mon-Al
            Mon-Al répond à Hulk
            roturière : -)
            • Posté à 23h39 le 25/05/2010
            • Internaute 24219
              roturière : -)

            C’est un personnage de la série Dr House ....

            • Hulk
              Hulk répond à Mon-Al
              Gros con de droite
              • Posté à 23h41 le 25/05/2010
              • Internaute 108405
                Gros con de droite

              Ah. Et ça illustre quoi ?

              • Mon-Al
                Mon-Al répond à Hulk
                roturière : -)
                • Posté à 23h43 le 25/05/2010
                • Internaute 24219
                  roturière : -)

                Je ne sais pas pourquoi Emma a mis cette photo, peut-être parce que le Dr House et son équipe étudient des cas vraiment difficile à diagnostiquer ... alors peut-être que .... : -)

          • Emma T.
            Emma T. répond à Hulk
            Camille est sur SeXpress
            • Posté à 05h28 le 26/05/2010
            • Internaute 40366
              Camille est sur SeXpress

            Numéro 13.

            Elle a plein de jolis pseudos : vous pouvez l’appeler également Olivia Wilde. Ou Princesse Ruspoli. Eventuellement Olivia Jane Cockburn.

            Mais son vrai nom, c’est tout de même Numéro 13.

        • A déménagé le 1-6
          • Posté à 23h56 le 25/05/2010
          • Internaute 61755

          Lien

          quand je pense qu’il y’ en a qui se la coulent douce...

          • Mon-Al
            Mon-Al répond à A déménagé le 1-6
            roturière : -)
            • Posté à 23h58 le 25/05/2010
            • Internaute 24219
              roturière : -)

            Et que nous on rame si dur ici : -)

          • Emma T.
            Emma T. répond à A déménagé le 1-6
            Camille est sur SeXpress
            • Posté à 05h31 le 26/05/2010
            • Internaute 40366
              Camille est sur SeXpress

             ; -)

            • Numerosix
              Numerosix répond à Emma T.
              Prisonnier dans le village (...)
              • Posté à 09h40 le 26/05/2010
              • Internaute 14499
                Prisonnier dans le village (...)

               ; -)

              Grqce q vous je suis toujours un peu ici , mes qmis...

              PQTQIN DE CLQVIER

              • A.T.swey
                A.T.swey répond à Numerosix
                *
                • Posté à 10h34 le 26/05/2010
                • Internaute 112034
                  *

                « Grqce q vous je suis toujours un peu ici , mes qmis...
                PQTQIN DE CLQVIER »

                T’as des problèmes de Q Numérosix ?

                • Numerosix
                  Numerosix répond à A.T.swey
                  Prisonnier dans le village (...)
                  • Posté à 12h23 le 26/05/2010
                  • Internaute 14499
                    Prisonnier dans le village (...)

                  espece d’qbruti !

                  • Mon-Al
                    Mon-Al répond à Numerosix
                    roturière : -)
                    • Posté à 12h32 le 26/05/2010
                    • Internaute 24219
                      roturière : -)

                    Bonjour Number, alors tu as des prqblwmIs de klUvIqr ?

                  • A déménagé le 02-02-2012-2
                    • Posté à 12h39 le 26/05/2010
                    • Internaute 82025
                      non connue

                    Tiens Number, ça peut te servir, tu pioches si besoin :

                    AAAAAAAAAAAAAAAAA
                    MMMMMMMMMMMMMM
                    ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
                     ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
                     ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ;

                    (ne me dis pas ? erci)

        13 autres commentaires
  • fantome de la nuit
    fantome de la nuit
    insomniaque
    • Posté à 12h12 le 23/05/2010
    • Internaute 50069
      insomniaque

    Je trouve réducteur d’assimiler ces combats du web 2.0 (téléchargement, anonymat) à l’attitude panurgesque de ceux qui suivent des modes. C’est comme assimiler l’âge légal de la retraite à un « dogme », ou parler de « crispations », voire de « grogne », lorsqu’un mouvement revendicatif pointe le bout de son nez.

    Dans tous ces cas, s’est s’arroger le monopole de la rationalité, les attitudes visées étant assimilées à de la déraison. C’est censurer le débat par intimidation. Stratégie de base de tous les Alain Minc de l’ère néolibérale.

    Eh bien soit. Puisque nous sommes, paraît-il, déraisonnables, suivons le vent de la déraison. Faisons circuler la folie et , en l’occurrence ici, les propos les plus outranciers sur le web, que nous n’oserions même pas proférer au comptoir du café du commerce. Evitons par-dessus tout d’être policés, et faisons de ces forums de discussions autant d’apéros géants de la vindicte populaire.

    Bien sûr, l’on trouvera surtout le pire : des crachats virtuels même pas constructifs, de la diffamation à foison, des appels au meurtre, et un grand nombre de talonnettes. Mais si d’aventure quelque décideur en vient à renifler une telle odeur de merde, peut-être en viendra-t-il à ressentir un peu de cette angoisse salvatrice qui le fera, espérons-le, réfléchir un peu, aussi.

    « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur », dit-on. Sans la liberté de cracher, il n’est point non plus de contradiction possible, c’est malheureux à dire, mais c’est comme ça. Le névrosé de la bien-pensance budgétaire n’entend pas les cris des peuples qui crèvent de ses austérités perpétuellement renouvelées ? Publions-les, portons le fer sur le web, et nous nous hisserons peut-être au niveau de ses augustes oreilles...

  • même pas peur
    même pas peur
    prof. libérale
    • Posté à 12h14 le 23/05/2010
    • Internaute 115346
      prof. libérale

    Mieux vaut exprimer le fond de sa pensée (quel qu’il soit) de manière anonyme, que de dire publiquement l’inverse de ce que l’on fait. Besson se fait passer pour un humaniste, Kouchner pour un diplomate, Lefebvre pour un pragmatique, Woerth pour un honnête homme, Sarko pour un cerveau... (la liste est encore longue). Qui est le plus caché dans l’histoire ?
    Qu’Internet serve d’exutoire à des citoyens en colère et exclus du débat politique n’est pas un problème, que le Pouvoir avance masqué est bien plus dangereux.
    Entre l’impulsivité lambda et la démagogie publique, il ne faut pas se tromper d’ennemi. L’une brasse du vent, l’autre embrasse le vent.

    • Hugues Serraf
      Hugues Serraf répond à même pas peur
      Auteur(e) de l'article Chroniqueur
      • Posté à 13h17 le 23/05/2010
      • Internaute 26641
        Chroniqueur

      Quand Internet sert d’exutoire à des gens en colère qui mettent d’autres gens en cause, on ne peut pas se contenter de trouver qu’il s’agit d’une soupape bienvenue. Avez-vous la même sympathie pour les hooligans qui viennent décompresser en hurlant des slogans racistes dans les stades ?

      Quant aux politiques qui ne vous semblent pas à la hauteur, le fait de connaître leur nom vous permet au moins de ne pas les envoyer aux affaires.

      • même pas peur
        même pas peur répond à Hugues Serraf
        prof. libérale
        • Posté à 13h53 le 23/05/2010
        • Internaute 115346
          prof. libérale

        Je trouve votre comparaison avec les hooligans un peu poussive. Un blog ne fait pas de morts. De plus, dans les réponses qui vous ont été adressées, je n’ai décelé aucun propos insultant. Vous devriez même être fier de provoquer à vous seul une levée de boucliers.
        En tant que journaliste et écrivain, votre parole a un poids (rémunérateur ?) que n’a pas celle d’un blogueur perdu au milieu de milliers dautres. En conséquence, assumer vos propos est votre métier.
        Sur les politiques, votre remarque est pertinente, mais tout de même un peu simpliste. C’est un peu « vote et tais-toi ! »

         
        • Hugues Serraf
          Hugues Serraf répond à même pas peur
          Auteur(e) de l'article Chroniqueur
          • Posté à 19h27 le 23/05/2010
          • Internaute 26641
            Chroniqueur

          La comparaison avec les hooligans vient de ce qu’il s’agit d’une réponse à un commentaire selon lequel l’anonymat sur le Web est une bonne chose, puisqu’il permet de servir d’exutoire.

          Et je n’ai pas été particulièrement insulté aujourd’hui (ça doit être le beau temps), mais je regrette tout de même que les commentateurs qui dégainent les mêmes attaques standards sous mes papiers n’en profitent pas, parfois, pour simplement répondre à mes arguments avec les leurs et avec un minimum de courtoisie.

          Je ne détiens pas la vérité : je me pose des questions, je cherche à trouver des réponses et je confronte ensuite mon point de vue avec quiconque est prêt à en discuter.

        1 autres commentaires
      • leo s
        leo s répond à Hugues Serraf
        (...)
        • Posté à 21h28 le 24/05/2010
        • Internaute 73621
          (...)

        « Quand Internet sert d’exutoire à des gens en colère »

        Allons HS
        vous n’êtes pas Internet
        prétend mon voisin
        qui remarque simplement
        que c’est seulement le vaticinateur qui l’indispose
        et il n’est pas prêt de lui céder toute la Rue.

      • Emma T.
        Emma T. répond à Hugues Serraf
        Camille est sur SeXpress
        • Posté à 20h33 le 25/05/2010
        • Internaute 40366
          Camille est sur SeXpress

        Quand on y pense, notre identité réelle est peut-être beaucoup plus proche du pseudo que nous nous donnons que de notre véritable « nom du père ».

        Une quantité de femmes considèrent d’ailleurs leur propre nom « de famille » comme un pseudo. La preuve, elles n’hésitent pas à en changer de temps en temps. Elles arrivent même à faire disparaitre leur prénom sous celui de leur époux.

        « Même pas peur » nous en dit beaucoup plus sur votre interlocuteur que X. Dupont. Et nous intéresse beaucoup plus.

        Tous les blogueurs savent pertinemment qu’ils sont « traçables » à plus ou moins court terme. Et s’en cognent total.

        Peu importe que les riverains aient 2, 3, 10 pseudos, la seule chose qui compte est leur discours. S’il ont besoin de plusieurs personnalités pour faire le tour de la question, quelle importance pour leur interlocuteur ?

        Sinon qu’ils risquent la dislocation et que vous avez des chances de perdre vos interlocuteurs les moins habiles en plein vol, que vous importe qu’ils soient éparpillés et anonymes, un ou multiples, qu’ils soient eux-mêmes ou un autre ?

        En somme, que pensez-vous de Nicolas Bourbaki ?

         
        • BobCat
          BobCat répond à Emma T.
          observateur
          • Posté à 11h34 le 27/05/2010
          • Internaute 71310
            observateur

          « Peu importe que les riverains aient 2, 3, 10 pseudos, la seule chose qui compte est leur discours »

          La sagesse en personne ne l’aurait pas dit mieux !

          « En somme, que pensez-vous de Nicolas Bourbaki ? »

          Et toc !
          (Un à Zéro)

          Merci le semeuse !

        1 autres commentaires
  • compte supprimer à la demande du riverain
    • Posté à 12h22 le 23/05/2010
    • Internaute 114094

    Monsieur ,en qu’anonyme et commentateur de surcroit ,si les duels existaient encore je vous jetterai mon gant à la figure et vous attendrai à la place de l’église ! ! !
    Vous avez de la chance que je ne sois pas député et protégé par mon immunité...

    • Hugues Serraf
      Hugues Serraf répond à compte supprimer à la demande du riverain
      Auteur(e) de l'article Chroniqueur
      • Posté à 12h37 le 23/05/2010
      • Internaute 26641
        Chroniqueur

      Les duels peuvent tout à fait exister. Seul l’anonymat derrière lequel vous fanfaronnez empêche de le démontrer.

      • compte supprimer à la demande du riverain
        • Posté à 13h14 le 23/05/2010
        • Internaute 114094

        Il a rien compris le Serraf : -))) et je ne fanfaronne pas.
        J’ai beau être anonyme j’ai quand même une éthique.
        Quant a me battre je trouve votre méthode un peu déloyale
        Saouler l’adversaire et l’attaquer pendant son vertige après avoir lu votre billet...

      • A déménagé le 2 mai 2011
        A déménagé le 2 mai 2011 répond à Hugues Serraf
        Délinquante au coin de la rue
        • Posté à 22h15 le 23/05/2010
        • Internaute 26137
          Délinquante au coin de la rue

        Pourquoi êtes vous toujours agressif dans vos réponses ? ça vous rassure ?

        J’étais presque (bien dit presque hein, faut pas rêver non plus) d’accord avec vous jusqu’à ce que je relise toutes vos réponses.

        Et le ton suffisant que vous prenez est franchement sidérant. Anonyme ou pas, ça ne vous permet pas d’agresser vos lecteurs, il me semble.

        Au fait, tous vos fans qui viennent nazer les bons commentaires et encenser les vôtres, ils sont tous à visage découvert ? ?
        Ce qui m’étonnerait beaucoup...

         
        • Hugues Serraf
          Hugues Serraf répond à A déménagé le 2 mai 2011
          Auteur(e) de l'article Chroniqueur
          • Posté à 11h52 le 24/05/2010
          • Internaute 26641
            Chroniqueur

          Je ne comprends pas ce que vous voulez dire : ma réaction est agressive, mais pas le commentaire qui la suscite ?

          Autrement, je n’ai pas de groupe de « fans » chargé de faire la claque ou de cliquer sur les boules rouges (je me fais d’ailleurs un point d’honneur de ne jamais noter quoi que ce soit). Je me demande même comment une idée pareille peut vous passer par la tête à la lecture des commentaires ou au décompte des « nazages » : mes fans m’ont l’air assez incompétents.

          Je reste pourtant convaincu que les lecteurs, plutôt que les commentateurs les plus vindicatifs et les plus prompts à dégainer les mêmes clichés (« ouh l’affreux libéral ! Tss, libéral de gauche, ça n’existe pas ! »), portent un regard plus objectif sur mon point de vue. Ils devraient sauter le pas et intervenir à leur tour mais j’imagine que le ton des fils peut être assez inhibant.

        1 autres commentaires
  • Pi.K
    Pi.K
    Vilain Parisien
    • Posté à 12h24 le 23/05/2010
    • Internaute 105016
      Vilain Parisien

    On retrouve votre vocabulaire habituel, et ça fait du bien de ne pas être d’accord avec vous, Serraf. La dernière fois que j’étais passé ici, j’avais été déçu par le peu de haine que m’inspirait le billet lu, me voilà rassuré !

    Mais ce billet contient, pour commencer, une erreur technique : la majorité des blogueurs sont, in fine, identifiables. Pas directement — sinon l’anonymat n’aurait aucun sens —, mais en combinant différentes méthodes, dont l’IP (du moins tant que l’adresse n’est pas masquée), et, tout bêtement, le recoupement d’informations. « Qui peut savoir cela ? Qui a accès à cette information ? », et l’on peut, dans les cas où c’est nécessaire, retrouver l’auteur du billet diffamatoire, de la plâtrée d’injures ou de l’appel au meurtre, d’autant plus que, dans les cas les plus extrêmes, aux recherches purement techniques s’ajoute le classique renseignement.

    L’anonymat ne concerne donc, en dernier ressort, que les lecteurs « de base » (vous pourriez très bien ne vous appeler ni Hugues, ni Serraf, je n’ai pas les moyens de le savoir). Si les propos tenus sont susceptibles de porter atteinte à quoi que ce soit et doivent, de fait, conduire à la sanction de leur auteur, la chose est parfaitement possible dans la plupart des cas.

    La possibilité de rester anonyme est fondamentale — et il ne s’agit pas là d’un « dogme » ou d’une « orthodoxie » : si je suis amené à écrire en mon nom propre, par exemple en tant que journaliste ou dans une revue en ligne, je le ferai sans problème (et cela ne sera relié ni à mon compte Facebook, ni à mon adresse mail habituelle, qui sont enregistrés sous un faux nom). L’anonymat permet alors de dissocier les activités, sans forcément les hiérarchiser, et, le cas échéant, de se protéger de l’usage qui pourrait être fait de données « sensibles » et strictement personnelles (c’est pour cela que j’utilise un pseudonyme sur Facebook : mon compte me sert principalement pour déconner, et si mon futur employeur me demandait mon FB, je lui présenterais un autre compte, sous mon vrai nom, et sans déconnades ni photos peu glorieuses).

    Quant au risque orwellien, le seul fait qu’il soit envisageable — et il l’est — suffit pour affirmer qu’il faut s’en prémunir. Aussi bien, soit dit en passant, contre Facebook et ses pratiques commerciales douteuses que contre ceux qui feraient un usage abusif des données fournies (employeur curieux, etc.).

    Enfin, dernier point : si l’anonymat peut être protecteur, il joue aussi contre l’anonyme. Lorsqu’on fait une remarque tout à fait pertinente sous pseudonyme, il est impossible de se l’approprier sous son vrai nom, alors qu’elle pourrait peser sur un CV (de même que les livres écrits par un universitaire sont inscrits sur son CV, les articles d’un blogueur ne peuvent l’être que s’ils ont été écrits sous son vrai nom).

    • Hugues Serraf
      Hugues Serraf répond à Pi.K
      Auteur(e) de l'article Chroniqueur
      • Posté à 12h45 le 23/05/2010
      • Internaute 26641
        Chroniqueur

      L’adresse IP est effectivement utilisable en cas de poursuites mais, en tant que partisan d’une liberté d’expression pleine et entière, je ne suis pas favorable à cette manière de lever l’anonymat sur le Net (sauf dans les cas de diffamation).

      Il s’agit seulement d’exposer un principe, selon lequel quelqu’un qui s’exprime publiquement, attaque parfois, agresse souvent, doit assumer ses propos. S’il ne le fait pas, il rédige effectivement des lettres anonymes. Ceci dit, et pour vous suivre dans votre raisonnement, on pourrait tout aussi bien défendre le droit des corbeaux à écrire des lettres anonymes au motif qu’ils prendraient un risque en les signant de leur nom.

      Mais au-delà de ce point, j’insiste surtout sur le fait qu’il soit presque impossible d’émettre des doutes sur ce qui nous vient du Web sans être renvoyé à sa ringardise.

      Je suis sur le Web depuis plus de dix ans professionnellement et je blogue depuis six ans. J’ai donc eu le temps de réfléchir, d’écouter, de lire, de pratiquer des tas de choses sur Internet et je ne suis pas son ennemi, au contraire. Mais rien n’est plus indisposant que ces levées de boucliers immédiates.

      Le Web ne suspend pas tout ce que nous savons des comportements humains.

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