Snatch 19/05/2010 à 13h02

Le rocker Super Hue, communiste hors parti

Raphael Malkin | Journaliste


Robert Hue (Vincent Desailly/Snatch)



Super Hue, le jeu de mots est facile. Le problème, c’est qu’interviewer Robert Hue, vétéran communiste, revient à faire un tour au supermarché. Le rock, les jeunes, l’Union soviétique, la démocratie, le Parti communiste... Chez Super Hue, tout y passe. Entretien et playlist.

C’est qu’aujourd’hui, il est libre de se lâcher, désengagé qu’il est du vieux carcan communiste dont il a rendu la carte.

A l’aise sous une chemise à rayures, une cravate à rayures et un costume à rayures, le barbu-sans-moustache le plus célèbre de France parle sans ambages. A toi Bobby !

Snatch : A quoi ça ressemble une jeunesse dans le Val d’Oise, à Cormeilles-en-Parisis ?

Robert Hue : C’est une jeunesse dans une petite commune de banlieue, une jeunesse dans les années 1960.

C’est une jeunesse modeste -je suis issu d’une famille ouvrière, résistante pendant la guerre et communiste. Et c’est surtout une jeunesse marquée très tôt par l’engagement politique.

Il commence quand d’ailleurs cet engagement ?

Et bien, cet engagement, il s’exprime avec force au moment de la fin de la guerre d’Algérie. En février 1962, j’ai 16 ans et je participe à une manifestation pour la paix en Algérie, rue de Charonne, à Paris.

Cette manifestation est marquée par la mort de onze manifestants. Le lendemain, je prenais ma carte aux Jeunesses communistes de Cormeilles. Un an après, j’adhérais au Parti communiste au moment de la fête de l’Humanité.

Vous venez donc au communisme pendant votre adolescence mais, au même moment, vous découvrez le rock, une musique qui vous passionne...

Vous savez, il y a quelque chose de très profond qui se passe dans la jeunesse française, à cette époque. Nous sommes à la fin des Trente Glorieuses, juste à la fin de la guerre d’Algérie, nous avons une jeunesse qui a connu les lendemains de la seconde guerre mondiale avec certaines rigidités.

On sent dans les années 1960 émerger quelque chose de très singulier : une soif de vivre autrement. C’est la fin d’une époque et le début d’une autre, inaugurée par l’effervescence de 68.

Le rock’n roll, dans les années 1960, c’est une volonté très forte d’exprimer un dépassement, une colère, un dynamisme. Ça, ce n’est pas du Yéyé  !

Moi, mes idoles de l’époque, c’est Elvis Presley, Eddie Cochran, Gene Vincent, des gens qui bougent ! (Voir la vidéo d’Eddie Cochran qui chante « C’mon Everybody »)

Mais, là, vous allez me dire qu’il y a un paradoxe entre se tourner vers un idéal politique inspiré par le bloc soviétique et se prendre de passion pour une culture tout droit débarquée du bloc opposé, les Etats-Unis, n’est-ce pas ?

Nous allions y venir effectivement... Alors comment vous, communiste, pouvez-vous porter une musique américaine ?

Mais le rock’n roll n’est pas vraiment une musique américaine ! C’est une expression forte de colère, elle est née dans le blues. Presley, qui dynamise le rock aux Etats-Unis, est d’une famille modeste.

« Rock around the clock » ou « Trouble », les premiers succès de Presley [le titre « Rock around the clock » est de Bill Haley & The Comets, ndlr] sont des chansons qui expriment un sentiment de révolte ! Voilà pourquoi ce n’est pas si contradictoire. (Voir la vidéo d’Elvis Presley qui chante « Trouble »)

A 16 ans donc, vous fondez un groupe à Cormeilles-en-Parisis, Les Rapaces, et vous prenez un nom de scène : Willie Balton...

Tous les groupes trouvent des noms visant à exprimer une certaine agressivité. Vous avez Les Vautours avec Vic Laurens, vous avez Les Pirates avec Dany Logan, Les Chats Sauvages, pourquoi « sauvages », hein ?

Bon, Les Rapaces, on a trouvé ça et personne ne nous a demandé de droits d’auteurs. Et l’idée de la rapacité n’avait pas de contenu économique, social, c’était plutôt une sorte de réponse colérique.

Et pour Willie Balton ?

Tout simplement parce que la musique était, à cette époque, souvent une très mauvaise transposition de l’américain. Claude Moine s’est bien appelé Eddy Mitchell, du nom d’une star du cinéma.

Moi, c’était plus simple : j’avais, à l’école, un copain dont le père était un soldat américain, qui était un des derniers à être encore présent dans des bases militaires en France. Il s’appelait William Balton. Alors, j’ai trafiqué un peu le truc et ça a fait « Willie Balton ».

Est-ce que le rock que vous avez connu dans les années 1960, vous le retrouvez encore aujourd’hui ?

Ah, mais je le retrouve complètement ! Si j’avais le temps, j’aurais été voir Stevie Wonder à son concert, là. Je n’ai pas du tout rompu avec cette musique qui reste dynamique, qui vit encore, même si elle prend des formes différentes. Des formes que je me garderai bien de situer pour ne pas avoir trop d’ennemis, hein [rires].

Pour moi, l’esprit de la démarche qui m’a conduit à épouser le rock’n roll dans les années 1960 reste posé. Il y avait incontestablement une volonté de transformation de la société et cela est toujours le cas aujourd’hui.

Et je souhaite aujourd’hui aux jeunes d’être habités de la même passion et de la même colère que celles que j’ai eues dans mes années de jeunesse et qui m’ont conduit à m’engager politiquement.

Vous ne portiez pas la banane par hasard ?

Si, un peu [rires]. J’avais évidemment une banane, tout le groupe avait des pantalons pattes d’éléphant, des chemises à pois et on avait le logo « Rapaces » marqué sur la batterie. On passait nos soirées, au moins une fois par semaine, au temple du rock à Paris : le Golf Drouot.

Parallèlement à cette vie de rocker communiste donc, vous entamez des études d’infirmier...

Moi, je suis d’une famille ouvrière, je vous l’ai dit, et je souhaitais être médecin. Je pense que j’aurais fait un bon médecin mais bon, dans les familles ouvrières, vous ne pouvez pas aller très loin. Il faut travailler assez tôt.

Et donc, dès que j’ai travaillé, j’ai voulu rattraper le train des études. Et j’ai fait des études d’infirmier, oui, parce que c’était les seules études où je pouvais travailler en étant payé.

Ensuite, je me suis spécialisé en psychiatrie. En fait, j’ai fait des études paramédicales pour m’orienter ensuite vers des études médicales. Mais bon, entre-temps, je suis devenu militant politique et je n’ai pas poussé les études plus loin.

En 1973, vous êtes donc un jeune militant de 27 ans et voilà que sort « L’Archipel du goulag » de l’auteur russe Alexandre Soljenitsyne, un livre qui dénonce l’enfer des camps soviétiques. Vous en pensez quoi de cette parution à ce moment-là ?

J’étais dans une période de distanciation marquée avec le modèle soviétique. Depuis 1968 et l’intervention sanglante des troupes du Pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie, je ne baigne plus dans l’esprit du communisme étatique tel qu’il se construisait à l’Est et qui avait accompagné ma jeunesse. 1968 est un tournant pour moi, il y a une prise de conscience réelle.

D’ailleurs quand mon ami Jean Ferrat est mort, il y a quelques mois [Jean Ferrat était sur la liste communiste conduite par Robert Hue aux élections européennes de 1999, ndlr], un journaliste m’a demandé de choisir un de ses textes et j’ai choisi « Camarade », cette chanson qui exprime le désarroi d’un communiste tchécoslovaque en 1968.

Donc, quand sort « L’Archipel du Goulag », je suis dans une réflexion qui me conduit à prendre mes distances avec l’URSS. Je commence à être beaucoup plus conscient de ce qu’a été la réalité dramatique du stalinisme. Je ne dis pas du communisme, mais bien du stalinisme qui est le responsable de millions de morts en Union soviétique à partir des années 1930.

A cette époque, le Parti communiste français est dirigé par Georges Marchais. Un personnage charismatique dont la voix portait le Parti. Que retenez vous de cette période du communisme français ?

C’est difficile pour moi de parler avec un regard historique sur cette question car c’est moi qui ai succédé à Georges Marchais.

M’enfin, à cette époque, il est incontestable que George Marchais a compris que le rapport aux médias était important. Marchais savait qu’il pouvait faire de l’audimat, il avait un côté attractif. (Voir l’extrait de l’émission Cartes sur table avec Geroges Marchais, Jean-Pierre Elkabbach et Alain Duhamel, le 23 mars 1981)

Dans un premier temps, ça a été politiquement constructif. A la fin des années 1970, le Parti communiste reste le parti le plus populaire de France. Mais dans un second temps, ça s’est dégradé quelque peu parce que la politique a changé.

C’est-à-dire ?

Et bien, dans les années 1980, il y a par exemple cette triste et terrible position des communistes français qui soutiennent l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques. Un élément parmi d’autres qui contribue au déclin du Parti. Ça s’est d’ailleurs traduit ensuite dans les urnes.

Mais, ce n’est pas ça qui est vraiment à l’origine du déclin du communisme. Ça, c’est bien plus complexe.

Justement, comment le communiste que vous êtes vit le déclin et la chute de l’Union soviétique en 1991 ?

On le vit avec une contradiction majeure, celle d’un sentiment de libération parce qu’on voit comment notre idéal communiste est enfermé dans un modèle hors des valeurs communistes, un modèle centralisateur, d’aliénation, de mise en cause de la personne humaine, d’étatisation outrancière, autant de choses qui sont complètement contradictoires avec les valeurs communistes telles que je les conçois.

Lesquelles ?

Et bien, des valeurs de générosité, d’égalité, de prise en compte des inégalités sociales. Donc, d’un côté il y a un terrible coup : ce qui a été porté jusque-là ne correspond pas à ce qu’on a voulu, à l’utopie qu’on a eue, au rêve d’égalité, au rêve d’émancipation. Donc, il y a une certaine souffrance par rapport à cette réalité et puis en même temps...

Vous voulez dire que vous êtes à la fois abasourdi et soulagé ?

Oui, oui, le mot est bon. Abasourdi, très choqué et en même temps, oui, libéré. J’ai apprécié ce dépassement. Mais il faut savoir que tout le monde au Parti ne semble pas l’avoir apprécié comme moi. Je me souviens qu’il a été, peut-être par mimétisme avec le passé, à la mode de porter la démarche gorbatchévienne. D’autres ont longtemps espéré que la vieille garde soviétique reprendrait la main.

Finalement, vous êtes considéré par l’opinion publique comme un communiste un peu à part, un type qui trace sa propre route même lorsqu’il se retrouve à la tête du Parti en 1994. Comment expliquez-vous cette originalité ?

Ecoutez, c’est parce que... Bon, je vais être modéré sinon ça serait présomptueux. Mon idée du communisme est intacte. Je suis communiste. Mais je suis communiste autrement.

Je n’ai jamais imaginé un seul instant devenir le successeur de Georges Marchais. Je l’ai appris par lui, sept ou huit semaines avant ma nomination. Alors que certains peut-être, et le mot « peut-être » est ironique, s’attendaient à lui succéder. Pas moi. Quand je suis nommé d’ailleurs, les agences de presse n’ont même pas de photos de moi pour illustrer leurs dépêches...

Donc, lorsque je me suis retrouvé à la tête du Parti, je n’ai pas voulu prolonger une direction et j’ai souhaité tenter une ouverture politique. Au fond de moi je pensais -je dis ça aujourd’hui avec prudence et modestie- qu’il était un peu tard, mais j’ai tenté de transformer le Parti avec une série de dispositions visant à déstaliniser, à réhabiliter des gens. Ça ne plaisait pas à tout le monde.

J’ai voulu renouer avec l’union des Forces de gauche qui avait été rompue en 1984...

Changer les choses, c’est un peu rock’n roll, comme votre jeunesse...

J’identifie le rock’n roll à une volonté de me libérer, d’être dans une dynamique nouvelle. Je suis dans le même état d’esprit quand je prends la direction du Parti. J’arrive avec l’idée de tenter de mettre en œuvre un pacte unitaire de progrès.

Et puis je suis pour inscrire le Parti dans une rupture de la pyramide. Je m’appuie moi-même sur le fait que je ne suis pas au sommet de la pyramide quand je deviens secrétaire général. Mais je me trouve face à un parti qui est encore rigide et hésitant à bien des égards.

Comment jugez-vous votre démarche politique, votre volonté de casser cette rigidité à l’aune des chiffres qui, sous votre direction, ne sont pas bons pour le Parti ? Vous faites 8% à l’élection présidentielle de 1995, 3% en 2002, et vous perdez près de 50 000 militants en moins de dix ans...

Ma démarche, elle, était extrêmement audacieuse mais peut-être était-il déjà trop tard.

Mais encore...

Et bien, la transformation du Parti communiste français, il eût été essentiel de la commencer dès 1956, au moment de la condamnation du culte de la personnalité de Staline en Union soviétique. Un moment où il fallait rompre avec le modèle soviétique.

C’est-à-dire être plus souple ?

C’est-à-dire être différent ! Mais les communistes français dont Maurice Thorez n’ont rien fait à l’époque ! Ils étaient bien trop imprégnés. Et d’ailleurs, je compare ça aujourd’hui avec ceux qui ont du mal à quitter le Parti communiste.



Robert Hue (Vincent Desailly/Snatch)

Comment expliquez-vous qu’aujourd’hui, le communisme séduit moins ?

Il séduit moins, il parle moins aux gens parce qu’il a été vécu comme quelque chose d’extrêmement liberticide ! Quelque chose de contraignant, qui n’a pas apporté de réponse et qui s’est écroulé.

Or, moi, j’identifie cet échec à autre chose que le communisme. Ce n’est pas le communisme en soi qui est un échec, mais la façon dont la pensée de Marx a été dogmatisée et étatisée. Il n’était pas inscrit dans les gènes de la pensée marxiste naissante qu’on était obligé d’aller vers cette dogmatisation !

Le problème, c’est que pour les gens, dans les livrets scolaires, le communisme ça n’est que « L’Archipel du Goulag ». On identifie le communisme uniquement à ce qui s’est effondré en 1991.

Mais, ces idées qui disent qu’on ne peut pas vivre dans une société où l’argent est roi, dans une société où les banquiers peuvent tout écraser, ces idées profondément communistes sont des idées qui sont d’actualité !

Les valeurs communistes, si elles n’apparaissent pas comme une relève politique, ont aujourd’hui encore de l’importance dans l’inconscient des gens.

Alors, comment fait-on pour représenter ces valeurs quand vous déclarez que « le Parti n’est pas réformable » ?

Je considère qu’il faut autre chose qu’un parti pour porter ces valeurs...

Comme ?

Je pense que les structures du XIXe siècle dont a hérité le Parti sont périmées. À terme, il convient de mettre en place des mouvements politiques qui soient beaucoup plus transversaux. Je pense que les jeunes susceptibles de s’engager en politique aujourd’hui n’ont pas envie d’entrer en religion...

Comme vous avez pu le faire dans les années 1960, par exemple ?

Comme moi j’ai pu le faire, oui, exactement. Je suis entré en religion par héritage culturel. Ça a été extrêmement positif, je ne renie pas ça, mais c’est fini !

Mais y-a-t-il encore aujourd’hui des partis capables de prendre des gens d’origine ouvrière pour en faire des hommes d’Etat ?

Ça n’existe plus. C’est la course aux égos, à la carrière, aux places. Ça vous donne une idée de la politique désastreuse. C’est pour ça que les gens n’ont pas envie d’entrer en politique.

Si vous avez envie de porter la politique, il faut la faire autrement. Vous n’avez aucun avenir avec la politique telle qu’elle est !

Mais, ça veut dire quoi « autrement » ?

Ça veut dire ne plus considérer que la politique doit être l’affaire d’une avant-garde et d’une élite, mais l’affaire des citoyens et des salariés eux-mêmes.

Il faut une avancée considérable de la démocratie participative, ou disons citoyenne pour ne pas faire d’analogie. Mais une démocratie citoyenne qui ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise. Il faut une démocratie sociale réelle ! ll faut construire une nouvelle éthique de la démocratie !

Vous pensiez quoi, d’ailleurs, de l’initiative de Ségolène Royal qui plaçait, en 2007, le concept de « participation » au centre de sa campagne ?

C’est une excellente intuition. Le seul problème, c’est qu’elle ait pu être caricaturée ensuite.

Justement, les détracteurs de ce concept disent que c’est une manière un peu « bordélique » de faire de la politique...

Oui. Mais la démocratie, c’est organiser la société et apporter des réponses en tenant compte des avis de tous. Mais ce n’est pas la « chienlit » non plus comme aurait dit le Général...

Ça peut l’être, non ?

Ça peut l’être naturellement comme ça peut être le spontanéisme maoïste, ça peut être mille choses qu’on a connues dans l’histoire contemporaine.

Mais, moi, ma conception citoyenne de la France, c’est une conception où les citoyens s’auto-organisent dans leur démarche démocratique. Il faut que chacun prenne ses responsabilités en essayant de ne pas tomber dans le panneau de la simple « réunionnite ».

Ça ne sert à rien d’uniquement se réunir pour réfléchir. Il faut avoir une symbiose entre une expression profonde et spontanée des gens et une capacité à proposer des choses pour organiser la société. Là, la démocratie ne sera pas le bordel comme vous dites.

Mais vous savez, il y a aussi pire que le bordel : c’est que la société ne soit pas démocratique du tout. En l’occurrence, aujourd’hui, nous avons une société démocratique et élitiste, tenue par des gens qui ont un pouvoir presque absolu. C’est le drame pour le peuple ! Entre la recherche d’une démocratie citoyenne et sociale, équilibrée, organisée et dynamique, et puis une structure dite démocratique mais avec un pouvoir autoritaire, mon choix est fait !

Vous venez de fonder votre propre mouvement, le Mouvement unitaire progressiste (MUP). Mais si vous vous déclarez « à mille lieues » du Parti communiste, vous autorisez quand même la double adhésion à votre mouvement et au Parti ! Bizarre, non ?

Je vous explique. Entre mon départ de la tête du Parti et la création de mon mouvement, il se passe cinq ans. Non pas cinq ans de traversée du désert, mais cinq ans de deuil qui m’ont permis de dépasser mon attachement profond à la matrice communiste.

Et donc aujourd’hui, si je dis aux communistes de venir dans mon mouvement, je n’obtiens pas de résultat. On ne quitte pas le Parti comme ça. Cette double adhésion laisse donc à des hommes et des femmes le temps de se faire leur propre réflexion.

Le problème, c’est que les partis ont toujours conduit à une démarche identitaire alors que l’on peut avoir plusieurs appartenances. Il faut donc dépasser le concept de parti pour tendre vers une certaine transversalité, une horizontalité et en aucun cas une verticalité.

Les institutions de la France sont en décalage avec ça. Elles conduisent à la personnalisation, c’est un grave problème pour notre démocratie. Et c’est pour ça que je suis contre l’élection du président de la République au suffrage universel. C’est un recul considérable. Il faut mettre un terme à ce mode de scrutin mais on ne peut pas le faire ! A défaut , il faudrait alors modifier le rôle du Président.

Vous pensez que c’est faisable ?

C’est difficile, mais c’est incontournable si on ne veut pas tomber dans un monarchisme fou. Que ce soit à gauche ou à droite.

Comment fait-on justement quand on porte une idée qui est difficilement réalisable comme celle-là ?

On se bat. C’est tout le sens de proposer l’impossible pour obtenir une partie des choses. C’est toute la force d’une idée qui ne doit pas être tiède mais en décalage !

Pas pour se faire plaisir mais bien parce que c’est un besoin. Mes idées, ce sont par exemple l’établissement d’un salaire maximum ou bien la diminution de 25% du budget de notre Défense. S’il n’y a pas d’idées comme celles-là, la société n’avance pas. Il faut des idées qui bousculent !

Le rockeur que vous êtes n’abandonnera pas ?

Oh, je ne sais pas si c’est comme ça que cela doit être présenté. En tous les cas, il faut porter des idées avec force et courage. Je pense que les jeunes ne s’engageront pas en politique si on leur offre une situation de consensus comme celle que l’on connaît aujourd’hui. Il faut leur proposer des choses qui soient la marque de leur jeunesse.

Quand vous regardez la figure de la Révolution ou celles de la Résistance, ce sont tous des jeunes. Ce sont eux qui ont fait l’avenir du monde. Donc le problème aujourd’hui, c’est de trouver les moyens d’offrir à la jeunesse de se retrouver et de s’engager en politique. Si elle ne le fait, c’est un drame ! On irait tout droit vers une société qui aurait d’immenses problèmes !

Si je crée un mouvement, ce n’est pas pour moi ! Quel intérêt j’ai ? J’ai été deux fois candidat à la présidentielle, j’ai dirigé le Parti communiste, j’ai été maire pendant 32 ans, conseiller régional pendant douze ans, député de la Nation, député européen, sénateur. Je n’ai plus qu’un mandat aujourd’hui, et c’est un signe que je donne.

Mon objectif c’est, grâce à une structure, de permettre à des jeunes de s’engager en politique avec la même passion que celle qui m’a tant animé dans mes années de jeune rockeur que de jeune communiste. Moi, je n’attends pas de savoir si le téléphone va sonner en 2012.

Mais vous pensez que la jeune génération est capable d’épouser une nouvelle formule de la politique ?

Oui, je suis très confiant. Enfin, pour le moment, les jeunes ne votent pas. Bon. Mais à ceux qui expliquent cela en disant que les jeunes ont juste la tête en l’air, je leur réponds que c’est de la connerie !

Il faut que les mouvements soient utiles aux jeunes pour que ces derniers se bougent. Si mon mouvement n’est pas utile, il ne fonctionnera pas.

Et il faut arrêter avec toutes ces organisations de jeunes dans les partis ! Tout ça est calqué sur les formations-mères. Il faut trouver quelque chose de propre à la démarche des jeunes.

Oui, mais si rien n’est encadré...

Ah ! Mais vous semblez attaché au cadre vous ! Vous êtes pire que moi, vous avez un héritage que je n’ai pas [rires].

Ce que vous appelez l’encadrement, pour moi, ce n’est pas de l’encadrement. C’est un minimum d’organisation de la société. Mais il faut tout de même un peu d’incohérence pour faire apparaître des situations malignes, vous savez.

Pour montrer aux jeunes que vous êtes encore présent sur la scène politique, vous pouvez compter sur votre look inimitable. Vous êtes sûrement la barbe la plus célèbre de France avec celle de Sébastien Chabal. C’est un style que vous entretenez ?

Vous savez, le jour où je n’ai plus été à la tête de mon groupe de rock, je me suis laissé pousser la barbe [rires]. J’ai toujours eu la barbe depuis mes 17 ans, c’est vieux, hein !

Bon, y a-t-il un mimétisme avec les révolutionnaires du XIXe et du XXe siècle ? Peut-être...


Le numéro 2 de Snatch Magazine, dans les kiosques ce mercredi

Après tout, vous avez la barbe aussi et on ne vous appelle pas « huiste » pour autant. En tout cas, ma barbe, je ne peux pas la couper, c’est évident.

Jamais de moustache ?

Ça m’est arrivé mais pas souvent. Cette barbe, je l’ai toujours eue comme ça. Ça m’a permis d’avoir toutes les caricatures du monde. Des dizaines, des centaines, des milliers ! C’est peut-être ce qui explique ma petite notoriété. Mais, je m’en fous.

Cette apparence de personnage qui a déjà bien vécu, qui semble de bon conseil nous fait penser à Prof dans « Blanche-Neige et les sept nains »...

Oh, vous n’êtes pas le premier [rires]. Navré, hein ! Mais vous savez, c’est un paradoxe, cette gueule, parce que je combats cette société qui personnalise tout.

Or, cette barbe me personnalise. Bon, l’essentiel, c’est d’avoir une profondeur politique derrière la barbe. Il se trouve que j’ai des idées et qu’elles correspondent bien à mon image de gros barbu sympa. En psychiatrie, on appellerait ça la morphopsychologie.

L’interview de Robert Hue est extraite du deuxième numéro de Snatch Magazine, en kiosque dans toute la France ce mercredi -164p.- 3,9 €

Ecoutez la playlist de Robert Hue.

En partenariat avec Snatch Magazine


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  • enfumage
    enfumage
    parti de rien pour arriver (...)
    • Posté à 17h26 le 19/05/2010
    • Internaute 97031
      parti de rien pour arriver (...)

    Of course ... mais interviewer un « has been “ du PC qui question Rock n’arrive pas à la cheville de Little Bob du Havre le jour ou le PS sort ses propositions sur les retraites ... ca sent un peu le moisi ... à quand une interview du petit fils de staline
    ” Le petit-fils du dictateur soviétique Josef Staline a perdu le procès pour “atteinte à l’honneur” qu’il avait intenté au journal d’opposition russe Novaïa Gazeta à la suite de la publication d’articles sur les crimes du “petit père des peuples”.
    Le tribunal de Moscou, qui examinait l’affaire depuis la mi-septembre, a débouté Evguéni Djougachvili de sa plainte. »

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 10h57 le 20/05/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Super Hue, c’est bien le successeur de Super Marchais ? »

    Super HUE...à ne pas confondre avec « Super Glu » !

  • ysengrimus
    • Posté à 13h23 le 19/05/2010
    • Internaute 12674

    Mon cher Robert,
    Les révolutions du futur ne seront pas marxistes.

    Lien

    Point barre.
    Paul Laurendeau

    • Al nasr al tair
      Al nasr al tair répond à ysengrimus
      L'aigle en vol...
      • Posté à 13h48 le 19/05/2010
      • Internaute 69210
        L'aigle en vol...

      Ça c’est pointHue ! ! !
      Y a pas à dire...comme d’hab...

    • heretok
      heretok répond à ysengrimus
      citoyen hors-service
      • Posté à 13h50 le 19/05/2010
      • Internaute 62306
        citoyen hors-service

      Oh tiens, de la pub !
      Ça faisait longtemps !

  • Daniel Zéro-
    Daniel Zéro-
    Re - traité
    • Posté à 13h39 le 19/05/2010
    • Internaute 96621
      Re - traité

    J’ai suivi un itinéraire un peu parallèle, sauf que j’ai ai eu la chance de trouver les idées libertaires sur mon chemin.

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 13h40 le 19/05/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    Lire l’Huma de ce jour est bien plus roborotique et rock and roll.

    Bob a pété une corde de sa gratte
    sa lyre chuchote.

  • Spiripotain
    Spiripotain
    promeneur écoutant
    • Posté à 13h45 le 19/05/2010
    • Internaute 49037
      promeneur écoutant

    J’ai toujours eu de l’affection pour Robert Hue qui est quelqu’un de sincère et d’honnête. Son échec est l’échec des gens sincères quand ils se mêlent de politique.
    Ce que je reproche à l’article, en revanche, c’est l’emploi de cet insupportable « présent de narration ».

    • Plouc Le Bouc
      Plouc Le Bouc répond à Spiripotain
      Ingénieur
      • Posté à 14h42 le 19/05/2010
      • Internaute 98329
        Ingénieur

      Bien d’accord.
      Sans jamais avoir voté pour lui, je le trouve « sincère et honnête » comme vous dites. J’y met aussi (mais ça n’est que mon opinion) les Jospin, Mélenchon, Séguin, Cohn-Bendit, Badinter.
      Comme il n’y a que de la gauche au centre-droit, j’ajouterai aussi Dupont-Aignan dont il me semble que la ligne hors-ump suicidaire ne peut être que le fruit d’une certaine sincérité et conviction.

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 14h04 le 19/05/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    Cet interviewé participe à l’énonciation du déni du Front de Gauche.

  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 14h04 le 19/05/2010
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    Je me demande ce qu’il pense du parti pirate : jeune, bordélique, pas de hiérarchie, une vraie reflexion sur la démocratie participative, un modèle de société...

    • leo s
      leo s répond à Iv
      (...)
      • Posté à 17h22 le 19/05/2010
      • Internaute 73621
        (...)

      Désormais sans parti RH réunira ses amis par facebouc

  • phc1949
    phc1949
    Retraité
    • Posté à 14h09 le 19/05/2010
    • Internaute 114242
      Retraité

    Robert Hue, le maire de Nanterre, d’autres font la même chose. On crée un mouvement ou on rejoint un existant (pour y être noyé) tout celà n’est à mon avis pas bon sauf à garder un siège d’élu sur son nom et non sur ses idées. Même si les structures des partis PS (SFIO) comprise datent du XIXème ou début du XXème siècle eux seuls ont les liens sociaux pour relier les adhérants (sympatisants) entre eux. C’est par « l’entrisme » que l’on vient à bout du post-stalinisme du PC pas en créant un monvement à part. Et quand le MUP saura organiser une fête du même genre que celle de l’Huma ou même de Lutte Ouvrière, alors...

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 14h22 le 19/05/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    Que reste-t-il de nos amours ?
    Que reste-t-il de ces beaux jours ?
    Une photo, vieille photo de ma jeunesse
    Que reste-t-il des billets doux,
    Des mois d’avril, des rendez-vous ?
    Un souvenir qui me poursuit sans cesse
    Bonheur fané, cheveux au vent
    Baisers volés, rêves mouvants
    Que reste-t-il de tout cela ?
    Dites-le-moi

  • A déménagé le 16-01-2012 3
    • Posté à 14h26 le 19/05/2010
    • Internaute 110430
      nc

    Ah des nouvelles de Robert ! La première fois que j’ai voté c’était pour lui, en 95. Il m’avait paru être le plus sincère et engagé à gauche des candidats...

    « Dans un premier temps, ça a été politiquement constructif. A la fin des années 1970, le Parti communiste reste le parti le plus populaire de France. Mais dans un second temps, ça s’est dégradé quelque peu »

    oui, c’est rien de le dire !

  • Anonyme

    Mais, moi, ma conception citoyenne de la France, c’est une conception où les citoyens s’auto-organisent dans leur démarche démocratique. Il faut que chacun prenne ses responsabilités en essayant de ne pas tomber dans le panneau de la simple « réunionnite ».

    Ça ne sert à rien d’uniquement se réunir pour réfléchir. Il faut avoir une symbiose entre une expression profonde et spontanée des gens et une capacité à proposer des choses pour organiser la société. Là, la démocratie ne sera pas le bordel comme vous dites.

    Elle est belle celle-là...Vive Marie-Georges Buffet, qui va, elle, se retirer de la vie politique (je serai bien étonné qu’elle crée un pseudo-parti par la suite...) et ne profère pas d’âneries mi-démagogiques et mi-dépourvues de sens pareilles. Et qui ne se laisse pas interviewer par des « journaux » qui l’interrogent sur la couleur de ses vêtements ou sa coupe de cheveux en s’étalant dessus histoire d’amuser la galerie.

    • palmer
      palmer
      passant
      • Posté à 17h21 le 19/05/2010
      • Internaute 51482
        passant

      Version classique (2007) :

      Version branchée (2012) :

  • dams59
    • Posté à 14h29 le 19/05/2010
    • Internaute 107877

    « Quand vous regardez la figure de la Révolution ou celles de la Résistance, ce sont tous des jeunes. Ce sont eux qui ont fait l’avenir du monde. »

    Pour la Résistance peut-être. Pour la Révolution je ne suis pas d’accord. La Révolution de 1789 a été orchestrée par les bourgeois, et non pas par le bas-peuple (qui a suivi ensuite, évidemment), c’est une révolution qui vient « d’en haut », donc pas spécifiquement des jeunes. De plus les députés de la Constituante à l’époque étaient pour la plupart des juristes de formation, je ne pense pas qu’ils avaient 20/25ans.

    Cela dit, Robespierre n’avait « que » 36ans lorsqu’il est mort.

    Pour le reste, je suis assez d’accord avec les idées que défend le barbu.

    HUE ! HUE ! HUE ! Les nouveaux militants !

    • Gauvain de Lantenac
      Gauvain de Lantenac répond à dams59
      Situationniste
      • Posté à 16h03 le 19/05/2010
      • Internaute 105086
        Situationniste

      Robespierre : 31 ans en 1789
      Desmoulins : 29 ans
      Danton : 30 ans
      Saint-just : 23 ans
      Bonaparte : 30 ans.
      Avouez que c’est plutot jeune tout de meme, pour des gens qui changerent l’histoire politique de la France.

  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 14h29 le 19/05/2010
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    C’est quoi ces questions ? Vous vous moquez de lui ? Je trouve cette interview menée de façon moqueuse et hautaine, sans respect pour le sujet questionné.
    Affligeant.

    • Anonyme répond à Contestatairieux

      C’est rien de le dire, et en plus le chapeau de présentation reproche à R. Hue de parler de ce sur quoi on l’interroge, à savoir tout et n’importe quoi. Mais R.Hue a manifestement accepté de répondre. Y en a pas un pour racheter les autres.

      • Snatch Magazine
        Snatch Magazine
        Bimestriel
        • Posté à 16h24 le 19/05/2010
        • Internaute 113177
          Bimestriel

        S’intéresser à l’information (venir ici) et lire avec un tel manque d’imagination et de manque de second degrés est assez hallucinant.
        L’interview s’est très bien passé, on a passé deux heures à discuter avec une très bonne ambiance et de manière détendu. On se fout pas du tout de sa gueule.... Au contraire.
        L’intro fait état des sujets abordés, et justement qu’un politicien ne soit pas langue de bois et accepte d’être amené dans des sujets plus personnels est très plaisant, merci à lui.
        Le but de l’interview est de n’a pas être la même que toute les autres...
        Enfin bon vu la réaction, je crois que je parle à un mur.

         
        • Anonyme répond à Snatch Magazine

          «  Le but de l’interview est de n’a pas être la même que toute les autres... “ Rassurez-vous, elle ne ressemble à rien.

          Sincèrement désolé de ‘manquer de manque de second degrés (si, si, relisez-vous, c’est ce que vous avez écrit), je vous assure que moi non plus plus je ne me fous pas de votre gueule et que je m’en veux de vous avoir fait halluciner -bien qu’il semble que vous n’ayez pas besoin d’aide pour cela.

          • Snatch Magazine
            Snatch Magazine
            Bimestriel
            • Posté à 19h25 le 19/05/2010
            • Internaute 113177
              Bimestriel

            J’ai continué la conversation en privée...

          • Haer
            Haer
            Confortable
            • Posté à 19h31 le 19/05/2010
            • Internaute 85591
              Confortable

            Heureusement qu’il reste des ayatollahs de l’haurtaugraffe tel que vous mon bon monsieur.

            • Anonyme répond à Haer

              Je vais cesser d’enfoncer le clou, mais si vous ne voyez qu’un problème d’orthographe dans « manquer de manque de second degré(s) » (au choix), c’est un problème aussi. Pour vous.

              • Haer
                Haer
                Confortable
                • Posté à 12h31 le 20/05/2010
                • Internaute 85591
                  Confortable

                « Pour vous. » L’usage d’une phrase sans verbe reste contesté dans la langue française.

                ABE...

                • Anonyme répond à Haer

                  Les grammaires ne vous ont pas attendu pour attester sans la contester l’existence de phrases averbales. Bonne soirée et attention à la marche.

        7 autres commentaires
  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 14h36 le 19/05/2010
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    C’est certain qu’un duel Hue/Sarko en 2012 aurait plus de gueule que celui que les médias et les instituts de sondage veulent nous imposer, c’est à dire DSK-Sarko...
    Allez Bob, ne fait pas comme Siné, tu es plus jeune et plus sobre... !

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  • sitoihien
    • Posté à 14h43 le 19/05/2010
    • Internaute 21237

    « le communisme est une des seules maladies graves qu’on n’a pas expérimentée d’abord sur les animaux ». Coluche dans son sketch sur le communisme.

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    De nos jours l’alternative au capitalisme et a la croissance de droite et de gauche, c’est la décroissance.

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  • zé ninguem
    zé ninguem
    lecteur
    • Posté à 14h49 le 19/05/2010
    • Internaute 103600
      lecteur

    Super Hue, c’est mieux qu’un bauf, c’est un grand père sage qui
    a fait tout bien dans la vie. Même qu’il répond longtemps à tout
    plein de questions pour ne rien dire.
    Perso, il aurait mieux servi son semblable s’il avait fait une
    carrière d’infirmier psychiatrique. Rien que de le regarder,
    ça vous remet de suite sur le droit chemin.

  • Anonyme

    Ma conception citoyenne de la France, c’est une conception où les citoyens s’auto-organisent dans leur démarche démocratique, dit M. Hue.

    C’est beau comme du Ségolène Royal et comme de la promotion de « l’auto-entreprise » (et du « débrouillez-vous tout seul, mais vraiment tout seul » en vigueur aujourd’hui). Si la Rue pouvait enlever « communiste » du titre, cela aiderait à ne pas ajouter à la confusion des genres.

  • ninaneux
    ninaneux
    retraité
    • Posté à 15h51 le 19/05/2010
    • Internaute 60234
      retraité

    honnête personnage, simple et humain, comment réussir en politique avec cette mentalité !
    C’est triste, notre démocratie souffre de l’imbécilité humaine à toujours rechercher celui à qui l’on aimerait avoir sa place , et en plus la minorité à toujours tord ...
    Nous avons encore des progrès à faire pour créer une nation plus humaine, en l’ an 2050 peut être ...

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h03 le 19/05/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Le communisme sans modèle centralisateur, faudrait qu’on m’explique... Comment sans centralisation l’état peut être propriétaire de tout, exploiter chaque individu et gérer la vie des gens ?
    C’est comme un état policier sans flics...

    Enfin je suis bien d’accord avec lui que s’attacher à un parti donné, c’est un peu débile, c’est limiter ses choix et ses possibilités et surtout se soumettre aux idées des autres.

    Mais je vois pas ce qu’il y a de dérangeant dans le fait d’être communiste et rocker.
    A moins d’être vraiment étroit d’esprit, on sait bien que les Américains n’ont pas une seule façon de penser et qu’ils ont un paquet de gens qui ne sont pas d’accord avec leur système, et bien nombreux sont ceux qui l’ont exprimé.
    Il y avait des tonnes de hippies américains et ils me semblent bien plus communistes que les soviétiques.

    De même qui s’il n’y a jamais eu de grands groupes de rock soviétiques, cela n’est pas du à une incompatibilité du rock avec le communisme, mais du soviétisme avec le rock ! Chanter « Anarky in the URSS », c’est finir au goulag.

    • Boutauvent
      Boutauvent répond à Keldan
      Testeur de temps libre
      • Posté à 16h43 le 19/05/2010
      • Internaute 45018
        Testeur de temps libre

      Et si, au lieu d’attendre qu’on t’explique, tu mettais ton nez dans une bibliothèque digne de ce nom ?
      Ce ne sont pas les théoriciens du communisme qui manquent, et il y en a pour tous les goûts...

      • Keldan
        Keldan répond à Boutauvent
        Now future & karpe diem
        • Posté à 18h26 le 19/05/2010
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Quand je vais dans une bibliothèque, vu la quantité de livres vraiment interessant qui me font du racolage passif, je n’ai pas de temps à consacrer aux bouquins chiants.

        Surtout que pour le terme communiste, il doit y avoir des milliers de définitions, et des millions de bouquins écrit par des types qui n’avaient rien à dire mais voulaient le dire quand même, histoire de publier un truc pour continuer à se dire chercher : D

        De plus, ce n’était pas une vraie question, plus une formulation pour me moquer de l’ironie de la chose vis à vis de la doctrine officielle de l’URSS. Pas besoin de réfléchir très longtemps pour trouver des situations où cela s’applique, genre des hippies qui vivent en communauté indépendantes les unes des autres.

        Et franchement, je m’en fous de ne pas avoir de réponse, je crois que j’avais déjà oublié la question dès que je l’avais écrite. Ce genre de réflexion abstraite ne sert qu’à se divertir, j’ai bien plus de problèmes concrets pour vraiment me prendre la tête avec, genre savoir si ce soir je vais prendre une cuite ou pas : D

         
        • Boutauvent
          Boutauvent répond à Keldan
          Testeur de temps libre
          • Posté à 19h47 le 19/05/2010
          • Internaute 45018
            Testeur de temps libre

          Je m’en doutais un petit peu, et ça m’est confirmé par « ces livres » qui sont tellement intéressants qu’ils restent au singulier !
          « Communisme » = « URSS » ; et après ça on file au bureau de vote...

          • Keldan
            Keldan répond à Boutauvent
            Now future & karpe diem
            • Posté à 14h39 le 20/05/2010
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            Mais non, le communisme, ce n’est pas que l’URSS. C’est aussi la RDA, la Pologne, la Chine, la Corée du Nord, Cuba et Alfortville : D

            Et je m’en fous de pas connaitre ce truc sur le bout des doigts, pas besoin pour voter, vu que jamais je ne voterais communiste.
            Si pour certains donner l’intégralité de leurs efforts aux autres est une utopie, pour moi c’est un cauchemar. La moitié c’est suffisant.

            • LienRag
              LienRag répond à Keldan
              • Posté à 13h55 le 22/05/2010
              • Internaute 34767

              Si pour certains donner l’intégralité de leurs efforts aux autres est une utopie, pour moi c’est un cauchemar
              Le communisme n’a jamais été « donner l’intégralité de tes efforts aux autres », c’est refuser que quelqu’un s’approprie contre ton gré une part (généralement importante) du résultat de tes efforts.

              Et je ne dis rien sur le raisonnement « je n’ai pas besoin de savoir ce que c’est que le communisme puisque je ne voterais jamais pour eux » (je suppose parce qu’ils mangent des bébés ?)...

  • Palavazouilleux
    • Posté à 16h12 le 19/05/2010
    • Internaute 300

    C’est presque émouvant l’histoire qui se réécrit......
    Surtout lorsque le lecteur fréquenta les bureaux de la place du colonel Fabien......

  • char23
    char23
    Salarié du privé
    • Posté à 18h11 le 19/05/2010
    • Internaute 71832
      Salarié du privé

    On peut remercier Robert Hue pour avoir définitivement enterré le communisme en France. Personnage sans envergure, sans bilan, incapable d’ouvrir son parti (le front de gauche vient 30 ans trop tard), il trahit aujourd’hui son ancien parti pour assurer son renouvellement aux sénatoriales...

    Il fait un peu pitié.

  • Haer
    Haer
    Confortable
    • Posté à 19h23 le 19/05/2010
    • Internaute 85591
      Confortable

    MUP, MUP ? UMP ? ....Merde Robert, même toi ! ?

    • Y.Bertot
      Y.Bertot répond à Haer
      Patriote anti-mondialiste
      • Posté à 20h03 le 19/05/2010
      • Internaute 114817
        Patriote anti-mondialiste

      En même temps, ça n’est pas comme si le Sieur en question avait réellement incarné, un jour, une quelconque opposition radicale à ces vermines que sont le néolibéralisme et le capitalisme financier. Un mou, un point c’est tout ! Mou mais par contre serrant avec vigueur les postes politiques qu’il occupe, très rémunérateur. Rejoindre le Front de Gauche aurait de ce point de vue pu lui coûter son doucereux siège donnant sur un beau jardin de la Ripoublique...

      • Haer
        Haer répond à Y.Bertot
        Confortable
        • Posté à 12h34 le 20/05/2010
        • Internaute 85591
          Confortable

        Ah désillusion, quand tu nous tiens... !

  • -Candide-
    -Candide-
    Jardinateur
    • Posté à 20h30 le 19/05/2010
    • Internaute 40778
      Jardinateur

    « Je n’ai jamais imaginé un seul instant devenir le successeur de Georges Marchais. Je l’ai appris par lui, sept ou huit semaines avant ma nomination. »

    Eh bien voilà, comme ça les choses sont claires !
    Pour ceux qui croyaient que le parti était composé de militants qui élisent des délégués qui élisent un premier secrétaire :

    Non,
    c’est pas comme cela que ça se passe.

    Quand un leader usé doit tirer sa révérence, il choisit (peut être avec un comité restreint de conseillés influents) qui va lui succéder.

    Le reste, l’intronisation, le vote à la quasi unanimité de l’unique candidat, etc..
    c’est du cirque pour les médias et la populace.

  • laogong
    • Posté à 22h57 le 19/05/2010
    • Internaute 27856

    Bon, c’est bien gentil tout ça mais il n’y a pas beaucoup de propositions là-dedans...
    la démocratie participative c’est bien soit dit en passant, mais ça aurait peut-être valu de s’attarder un peu plus sur la crise en cours et les mutations profondes du monde à venir...

  • XOXO94
    XOXO94
    touriste
    • Posté à 10h33 le 20/05/2010
    • Internaute 112608
      touriste

    Bang say « da, da, da da, da »
    Tell me « yeah », light me the fire ... (Gorki Park)

    I foot the Law out
    I Shoot the sheriff ... (The Clash)

    Money, alleluia
    In God we trust ... (Extreme)

    Paint it black (Stones)

    Back in USSR (Beatles)

    Rock’n’Roll Robert ?
    Huuuuu ! ! !

    On se la joue New Age maintenant au PC !
    Se voudrait-il le chantre d’un renouveau ou est-il en train de monter une secte ?

    La France n’est pas un ancien pays de l’Est où la nostalgie du régime peut se faire entendre ça et là.

    • babounet
      babounet répond à XOXO94
      42
      • Posté à 12h52 le 20/05/2010
      • Internaute 45263
        42

      Je préfére Robert Hue fan d’un rock aux vrais racines qu’un Sarko & Raffarin illuminé par « Jaunie » !

      Encarté PC à peu près de la même génération que « Bob » ce serait plutôt Springsteen Creedence Fogerty Neil Young The Alman Brothers et l’immense Jean Ferrat , sans oublier F Solleville Reggiani etcccc !

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 10h46 le 20/05/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Normalement...

    HUE ! ...ça veut dire « à droite ».
    Voilà pourquoi l’homme n’a pas réussi sa percée politique.

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