19/05/2010 à 11h05

Berlin, paradis du vélo. Les villes françaises n'ont qu'à se rhabiller


La France a beau pétarader avec ses vélos en libre-service, elle est loin d’égaler Berlin, championne européenne de la petite reine.


(De Berlin) En France, la bicyclette n’est pas encore un véritable mode de déplacement. La capitale allemande, malgré sa taille, son climat frisquet et ses charmants pavés, est, avec Copenhague, Amsterdam ou Munster, le paradis des cyclistes.

Le tout sans grandes déclarations du maire en faveur de ce mode de transport non polluant et bon pour la santé. Voici dix raisons, testées par moi, pour lesquelles le vélo au pays d’Angela Merkel, c’est « sehr gut » [bon] !

1

Les pistes cyclables pullulent

A l’exception de Strasbourg, aucune des villes françaises que j’ai visitées ne considère la bicyclette comme un mode de déplacement à part entière.

Bien sûr, chaque maire se doit de faire une petite génuflexion devant Saint Développement durable. Ainsi, beaucoup d’agglomérations développent des réseaux cyclables, malheureusement souvent piteux et morcelés. Peu efficaces et un peu flippants, ils sont tout logiquement peu empruntés.

A Berlin, les pistes cyclables sont légion : en site propre ; à contresens ; sur les trottoir ; dans des voies partagées avec les bus... Plus rapide, plus confortable, plus sécurisant. Qui a parlé d’efficacité allemande ?


La ville est plate

Il est vrai que pédaler à Lisbonne, à la Croix-Rousse à Lyon, dans les quartiers Nord de Marseille est possible... pour les maillots à pois. Pas pour le commun des mortels. Malgré sa grande taille, 39 kilomètres sur 45, Berlin n’a pas l’inconvénient de nous infliger trop d’efforts ni de passages de vitesse.

3

Les immeubles disposent de parkings à vélo aménagés


Des vélos à Berlin (Lionel Guérin/Flickr)

Visionnaire, mon propriétaire -je vis en France, dois-je le préciser ? - m’a menacé de mettre fin mon bail. Mon crime ? Je m’entêtais, vilain subversif que je suis, à rentrer chaque soir mon vélo dans la cour spacieuse et vide de mon immeuble. Autant vous dire que mes amis allemands me regardent avec une ironique commisération lorsque je leur raconte ma mésaventure « typisch fransözich ».

Et pour cause. Les cours d’immeuble berlinoises, dans leur immense majorité, sont dotées de parkings à vélo, notamment à la faveur de la rénovation du parc immobilier de l’est de la ville au lendemain de la réunification allemande. Et leurs habitants d’une tournure d’esprit un peu plus évoluée que celle de mon propriétaire -fort gentil au demeurant.

Ces parkings sont même parfois couverts d’un auvent. Ainsi, votre fidèle destrier est protégé des intempéries, des voleurs ou des dégradations. Si toutefois un immeuble ne dispose pas de places de stationnement ad hoc, personne ne viendra vous enquiquiner si vous laissez votre bicyclette à l’abri dans la cour ou le hall d’entrée. Autre pays, autres normes.

4

Les vélos peuvent prendre les transports en commun

Vous avez bien lu. Et c’est la règle, pas l’exception. Les S-Bahn (RER), U-bahn (métros), Strassenbahn (tramway) ou Regionalbahn (TER) disposent d’emplacements réservés spacieux dans lesquels on peut transporter son vélo, moyennant un ticket supplémentaire coûtant 1,50 euro (un ticket normal se paye 2,10 euros).

Rien à voir avec les deux pauvres crochets minables et peu fonctionnels que la SNCF met à disposition dans quelques-uns de ses trains. Pratique, on peut ainsi venir jusqu’à la station à vélo puis, une fois arrivé à destination, finir son trajet en deux roues. Optimal en termes de temps de transport. Pas mal non plus pour caser une poussette.

Autant vous dire que dans les trains régionaux qui mènent aux lieux de baignades des alentours de Berlin lors des week-ends estivaux, les vélos sont entassés de façon totalement ubuesque. Mais grâce à l’organisation de nos amis allemands, même le bordel se régule sans encombre.

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On peut rouler dans les parcs

Contrairement à des nombreux jardins publics français, les parcs berlinois sont ouverts la nuit. On peut même y faire des barbecues. Et comble de la folle liberté qui règne dans la capitale teutonne, on peut marcher sur l’herbe sans se faire siffler par un gardien. Et oui. A Berlin, l’espace public appartient à tout le monde tandis que chez moi, j’ai souvent l’impression qu’il n’appartient à personne.

Résultat : vous pouvez traverser un parc à vélo sans avoir le sentiment d’être un dangereux délinquant. A Paris, vous risquez théoriquement une amende de 38 euros.

6

Les automobilistes ne veulent pas votre mort

Ne croyez pas que les automobilistes français soient mal intentionnés (quoique parfois...). Simplement, leur congénères berlinois sont souvent eux-mêmes des cyclistes.


Le métro berlinois (Lionel Guérin/Flickr)

Ils maîtrisent donc les réflexes de prudence permettant d’éviter les accidents, comme par exemple jeter un coup d’œil en arrière au moment de tourner à droite. Et plus les cyclistes sont nombreux, plus les automobilistes sont habitués à leur présence.

7

Des taxis qui vous les embarquent

Seule Copenhague permet, à ma connaissance, de pouvoir transporter son vélo par taxi moyennant un demi euro supplémentaire par course (le chauffeur ne peut pas refuser d’embarquer votre monture sous peine d’amende).

Ce qui est fort pratique quand vous vous rendez à une fête à vélo et qu’entre boire ou conduire votre vélo, vous avez choisi de lever le coude. Nulle n’est parfaite, Berlin pas plus qu’une autre ville.

8

Des déviations, même pour les vélos

En cas de travaux, les déviations incluent également les voies vélo. Tant de considération pour les cyclistes, ça en devient presque émouvant !

9

Des tas d’endroits pour se garer

Les arceaux permettant d’accrocher les vélos sont nombreux. Mais surtout, ils sont placés là où ils sont nécessaires, à proximité des transports en commun, des centres d’affaire ou des universités par exemple. Un élément de sécurisation en plus face au risque de vol.

Hélas, en France, les services de la voirie les disposent le plus souvent... un peu au pif -quand ils prennent la peine de le faire.

10

Les beaux mollets

Heureusement que l’hiver berlinois est long, car autant vous dire que lorsque se découvrent les beaux mollets galbés des forçats du cyclisme que sont les Berlinois-e-s, ça déconcentre. Et je ne vous parle même pas des belles cuisses bien fermes... C’est sans doute là la plus belle des réussites.

L’air de faire du développement durable, Berlin fait en réalité... du développement désirable !


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  • Lurker
    Lurker
    Neant
    • Posté à 11h17 le 19/05/2010
    • Internaute 43564
      Neant

    Je suis content d’entendre cet argument, pour une fois. Ma plus grosse limitation pour avoir un vélo à Paris, c’est le parking. Je me vois mal monter un vélo sur 2 étages dans un escalier riquiqui, et le ranger dans un appartement de 18m2. Le laisser dehors, et je devrais changer la selle ou la roue avant toutes les semaines. À quand une loi qui oblige les proprio à nous laisser garer notre vélo dans la cour ?

    • pier31
      pier31 répond à Lurker
      reprendre la main
      • Posté à 11h38 le 19/05/2010
      • Internaute 64394
        reprendre la main

      Moi ma plus grosse limitation c’est d’acheter un vélo tous les 8 jours !

      Il y a heureusement des solutions pour ne pas se les faire piquer...

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à pier31
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 12h04 le 19/05/2010
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « Il y a heureusement des solutions pour ne pas se les faire piquer... »

        Toi, ils peuvent te piquer ta selle, alors que pour moi ? ..tintin ! !

    • I.P
      I.P répond à Lurker
      Flat4
      • Posté à 11h39 le 19/05/2010
      • Internaute 25391
        Flat4


      À quand une loi qui oblige les proprio à nous laisser garer notre vélo dans la cour ?

      Je crois que la bonne question est plutôt de savoir quelle loi permet au proprio d’interdire de garer le vélo dans la cour.
      Et même s’il en a effectivement le droit je suis bien curieux de voir comment il pourrait mettre fin au bail sous ce prétexte comme c’est écrit dans l’article.

      • Ishtar
        Ishtar répond à I.P
         ? ?
        • Posté à 12h05 le 19/05/2010
        • Internaute 26226
           ? ?

        Mettre fin à un bail pour cause de vélo dans la cour ?

        C’est à mon sens complètement surréaliste.Propriétaire bailleur, je considère que dès l’instant que je loue une maison ou un appart les locataires peuvent y mettre ce qu’ils veulent.Il est vrai que je loue des maisons et ainsi il n’y a pas de voisins pour rouspéter.
        Mais il me semble que le vélo objet inerte et ne causant aucun souci au même titre qu’une poussette par exemple,ne peut pas être considéré plus problématique qu’un chat ou un chien appartenant au locataire.Et en l’occurrence,un propriétaire ne peut interdire à son locataire d’avoir des animaux domestiques.C’est un point de discorde entre proprio et locataires parfois mais la loi donne raison au locataire.

        Tout cela pour dire : notre vélo n’aboie pas, ne fait pas ses besoins dans les communs et n’est pas plus gênant qu’une poussette.
        Je ne crois pas qu’on puisse résilier un bail pour un vélo dans la cour.

         
        • I.P
          I.P répond à Ishtar
          Flat4
          • Posté à 12h26 le 19/05/2010
          • Internaute 25391
            Flat4

          Le seul truc que je vois c’est si le règlement de copropriété interdit de mettre des vélos dans la cour.
          Quant à savoir si on peut rompre un bail pour non respect du règlement de copropriété, je ne suis pas juriste...

        1 autres commentaires
      • evanligus
        evanligus répond à I.P
        Skullkid
        • Posté à 18h52 le 19/05/2010
        • Internaute 111964
          Skullkid

        J’habite Paris et croyez moi les cours ne sont pas assez grandes pour accueillir tous les vélos des locataires. Par ailleurs cela induirait probablement des dégradations puisque les espaces communs ne sont pas prévus pour : portes et couloirs pas du tout conçus pour un passage quotidien de vélos, donc coups sur les portes et murs = dégradation rapide.
        La plupart des immeubles n’ont pas été conçus pour. Donc autoriser certains à encombrer les parties communes me paraitrait scandaleux.
        Lorsque j’habitais en Allemagne il y’avait dans mon premier immeuble un local à vélos et dans le second une grande cour avec un local à vélo. Par ailleurs n’oublions pas que nous sommes en France : le pays des dégradations gratuites en tout genre.

    • imanol
      imanol répond à Lurker
      • Posté à 12h19 le 19/05/2010
      • Internaute 4128

      Pas faux mais ce qui me limite perso c’est le nombre de bagnoles hallucinant dans cette ville et la sensation d’étouffer à chaque coup de pédale.
      Le jour où les voitures seront interdites dans une bonne partie de Paris, vous aurez de la place pour garer votre vélo et visiter le riche passé historique de cette ville...comme à Berlin !

      Lien

  • Tranquilla
    Tranquilla
    poulet bicyclette
    • Posté à 11h18 le 19/05/2010
    • Internaute 34316
      poulet bicyclette

    Un jour tranquille à Utrecht...

    • Gontran Abdelkader-Kowalski
      Gontran Abdelkader-Kowalski répond à Tranquilla
      explorateur prolétaire
      • Posté à 11h32 le 19/05/2010
      • Internaute 104077
        explorateur prolétaire

      Wouaw ! Impressionant.

      • mattzz
        • Posté à 12h05 le 19/05/2010
        • Internaute 28590

        Wouaaaa ! Il y a même un scooter, des cyclistes qui grillent les feux et des fous qui traversent la piste cyclable à pied !

        Excellente vidéo !

    • Ishtar
      Ishtar répond à Tranquilla
       ? ?
      • Posté à 12h11 le 19/05/2010
      • Internaute 26226
         ? ?

      très représentative des villes du Nord de l’Europe.Super vidèo.
      J’hésite maintenant à mettre mes photos de Copenhague avec les places emblématiques de la ville remplies de parking à vélos qui empêchent les cars de touristes de stationner.
      Votre vidéo est beaucoup plus parlante ! ! ! ! bravo

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 11h21 le 19/05/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    BEN....comme ministre des sports...devrait y avoir madame LONGO...avec des moyens bien sur ! ...pas une Nunuche... ?

    • 14240
      14240 répond à 14240
      retraité
      • Posté à 12h19 le 19/05/2010
      • Internaute 95774
        retraité

      Tiens.....les PRO-Nunuche...sont de sortie ?

  • ec1-london
    ec1-london
    I fight poverty, i work...
    • Posté à 11h22 le 19/05/2010
    • Internaute 7771
      I fight poverty, i work...

    Pourquoi s’obstiner a pédaler alors que le 4x4 Porsche Cayenne est tellement plus confortable....

    • pablico
      pablico répond à ec1-london
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 11h47 le 19/05/2010
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      la poule ou l’oeuf ? ?

      avant de changer les choses, ne faut-il pas changer les états d’esprit ?

      notre vue et rapport avec la voiture
      notre statut social lié à la voiture
      notre vue et rapport au sport
      notre vue de la forme physique
      notre rapport avec notre corps

      il faut des politiques-médecins-philosophes , nous apprennent :

      pour aller bien et loin , pédalez plus...
      (ironie)

  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 11h23 le 19/05/2010
    • Internaute 5710
  • lulu.sur.rue89
    lulu.sur.rue89
    Entre deux chaises, assez (...)
    • Posté à 11h26 le 19/05/2010
    • Internaute 99634
      Entre deux chaises, assez (...)

    De Hambourg : oui, ici c’est la même chose.

    Quelques remarques supplémentaires :
    - les études (entre autres de l’ADFC, le cyclotourisme allemand) montrent que ce n’est pas tant les pistes cyclables que le nombre de cyclistes qui limite les accidents (ce que vous dites dans votre point 6) : lorsque les automobilistes sont habitués à voir des cyclistes, ils y font automatiquement plus attention. J’ai passé une année en France et je faisais très très attention aux autos lorsque je devais tourner ou que la piste cycliste traversait une route : en Allemagne, les voitures s’arrêtent très en avance pour ne pas griller la priorité aux cyclistes, en France on a l’impression de ne pas être vu.
    Bien entendu, les pistes cyclables restent un confort inappréciable à sa juste valeur, surtout celles qui permettent de se déplacer le long de petites rivières ou dans des forêts interdites aux automobiles et évitent de respirer les gaz d’échappement.

    - tous ces aménagements sont des choix de politique de la ville : ici par exemple, malgré l’opposition des commerçants et des automobilistes, certains trottoirs ont été élargis pour permettre d’y faire passer des pistes cyclables et d’y établir plus de parcs à vélo ; on réfléchit même à d’autres mesures : diminuer le temps de passage des voitures au feu vert pour le rééquilibrer face à celui des piétons et des cyclistes ; supprimer les feux piétons « à la demande », ou le feu piéton n’est vert que lorsque l’on a appuyé sur un bouton, ce qui ralentit beaucoup les cyclistes ; dans les zones de commerce, plutôt que faire des pistes cyclables, faire des zones partagées (piétons, cyclistes, voitures) où les voitures doivent rouler au pas ;

    - ici le transport dans le métro et la S-Bahn est gratuit, mais il n’est pas autorisé pendant les heures de pointe (7h-9h et 16h-18h je crois)

    - c’est également relayé par la sécu : la AOK, la plus grande caisse de sécu, lance tous les printemps avec de plus en plus de succès une action « Aller en vélo au travail » où par le biais de site internet, des gens peuvent organiser les déplacements communs en vélo (pour se motiver).

    Allez, je termine sur le luxe offert par l’Allemagne : avec les grandes villes toutes vertes et moins de pénurie de logement qu’en France, il n’est pas difficile ni coûteux d’avoir cette vie de rêve : 15 minutes de vélo le long de parcs ou de rues désertes pour aller travailler, de 10 à 20 minutes pour aller au ciné ou au théâtre ou au centre-ville, 15 minutes pour sortir de la ville et faire des randonnées le long du fleuve ou en rase campagne. Et pour les vacances, une petite heure de train (et toutefois 3€ pour le vélo, en France c’était gratuit dans les TER) pour une journée de randonnées dans les paysages fabuleux du nord.

    • Atalante
      Atalante répond à lulu.sur.rue89
      Illusionnée
      • Posté à 12h01 le 19/05/2010
      • Internaute 24533
        Illusionnée

      Petite parenthèse hors sujet (quoique) : vous allez où pour faire vos rando en vélo, à 1H de train ?

      • lulu.sur.rue89
        lulu.sur.rue89 répond à Atalante
        Entre deux chaises, assez (...)
        • Posté à 12h17 le 19/05/2010
        • Internaute 99634
          Entre deux chaises, assez (...)

        Ma favorite : prendre le train jusqu’à Elmshorn, puis redescendre le long des champs jusque vers Uetersen et se diriger vers l’Elbe - longer l’Elbe sur la digue le long du Naturschutzpark et revenir ensuite à Hambourg le long de l’Elbe par Blankenese. Pour peu qu’il fasse beau, c’est magnifique et en principe assez désert (sauf peut-être le week-end - mais en général j’y vais en semaine pendant les vacances). Si vous avez plus de temps, prendre le train jusqu’à Glückstadt et redescendre le long de l’Elbe.

        Sinon : en remontant l’Elbe, vers la Lüneburgerheide (train jusqu’à Lüneburg) ; ou bien au sud, le Altesland, accessible depuis Finkenwerder (et le ferry), mais c’est un peu pénible car il faut pédaler pas mal le long des barbelés d’Airbus : le mieux est de prendre la S-Bahn, par exemple jusqu’à Neugraben ou Buxtehude. Ou bien toujours le long de l’Elbe mais rive gauche, aller jusqu’à Cuxhaven en train et remonter l’Elbe jusqu’à Hambourg (ou Stade) - cela permet de pédaler avec le (terrible) vent du nord dans le dos.

        Le mieux c’est de se procurer la carte des pistes cyclables de l’ADFC, très lisible et fiable. Et vous pouvez regarder le programme des randonnées de l’ADFC : pas besoin d’être membre pour y participer, il suffit de se rendre au point de rendez-vous indiqué (je ne sais plus à combien s’élève la cotisation pour les non membres, quelques euros).

         
        • Atalante
          Atalante répond à lulu.sur.rue89
          Illusionnée
          • Posté à 13h51 le 19/05/2010
          • Internaute 24533
            Illusionnée

          Merci pour ces infos bien complètes, ça promet de belles balades !

        1 autres commentaires
      • A déménagé le 13-10-11
        A déménagé le 13-10-11 répond à Atalante
        non connu
        • Posté à 17h00 le 19/05/2010
        • Internaute 29372
          non connu

        Pour les parisiens :

        Train en TER jusqu’à Rambouillet (avec le vélo, c’est possible, si si), puis direction Chartres par la vallée de l’Eure. Quelques côtes, mais c’est magnifique.

  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 11h28 le 19/05/2010
    • Internaute 70606
      Inquiet

    « Les vélos peuvent prendre les transports en commun »

    Ça c’est LE point qui permettrait de faire augmenter le nombre de déplacements à vélo pour les trajets domicile-travail.

    • Troll-en-folie
      Troll-en-folie répond à Tassin
      Parano chronique
      • Posté à 13h28 le 19/05/2010
      • Internaute 87214
        Parano chronique

      « Les vélos peuvent prendre les transports en commun »

      A Montpellier, j’ai pris plusieurs fois le tram avec mon vélo, et je n’étais pas le seul.

      Edit : pas de supplément de prix.

    • Pi.K
      Pi.K répond à Tassin
      Vilain Parisien
      • Posté à 15h25 le 19/05/2010
      • Internaute 105016
        Vilain Parisien

      Imaginons cela à Paris (ne m’en veuillez pas pour cette pointe de chauvinisme : ce qui se passe à Berlin ou ailleurs m’intéresse, mais c’est ce qui se fait à Paris qui me concerne au premier plan). Accepter les vélos dans les bus et les métros, pourquoi pas, mais il faudrait alors changer radicalement l’architecture générale des transports parisiens. À l’heure actuelle, les rames de métro ne sont pas aménagées pour recevoir des vélos — donc, créer de nouveaux modèles de rames, par exemple en réaménageant les rames du métro 14. Les métros sont souvent bondés, et je vois d’ici les protestations d’usagers contre les vélos qui prennent de la place : donc, augmenter la fréquence des métros pour diminuer le syndrome de la sardine en boîte, ce qui implique plus de chauffeurs, de mécaniciens d’entretien, etc., donc un surcoût qu’il faudrait bien répercuter quelque part — là encore, nous connaissons la frilosité du Parisien moyen, et j’en suis : « plus de métros, je veux bien, mais je ne veux pas que le prix du ticket/carte orange augmente », ou « le ticket de métro n’a pas augmenté... vous voulez voir ma feuille d’impôts ? ». Ceci dit, je ne suis pas hostile à un transfert des coûts du métro vers la fiscalité locale : si l’on sait que ses impôts financent les transports en commun, on est incité à utiliser ce qu’on finance.

      Problème : les transports en commun à Paris souffrent de véritables gros défauts. Métros pas assez fréquents, bus de même, syndrome de la sardine en boîte, réseau en étoile inadaptée aux liaisons vers la banlieue (« grand Paris » dont on nous rebat les oreilles mais dont on ne sait pas précisément ce que c’est) du fait du relâchement du maillage à mesure qu’on s’éloigne du centre (c’est un des axes de travail, justement, du « grand Paris », avec notamment le « grand huit », toutefois nettement insuffisant et manquant de vision d’ensemble au-delà de la question des transports, mais je m’égare). Et adapter tout ça aux exigences d’aujourd’hui coûtera cher, très cher, probablement plusieurs dizaines de milliards d’euros (en incluant, outre les transports, de nouvelles politiques urbaines, sociales, scolaires, en direction des entreprises comme des salariés, etc.). En période de crise, ça peut faire grincer des dents ; toutefois, il faut rappeler qu’il ne s’agit pas d’argent perdu, mais bien d’investissements sur le long terme, destinés à un amortissement relativement lent, tant en termes économiques qu’écologiques. D’où la nécessité de mener des études précises et détaillées pour ne pas lancer aujourd’hui des politiques coûteuses qui ne rapporteront « rien » ni aujourd’hui, ni dans dix ans — l’investissement doit être favorable à l’économie française dans son ensemble, au-delà de Paris et de l’Île-de-France.

      Ouh la, je me rends compte que j’ai fait un peu long, et que je digresse beaucoup. Revenons à nos vélos, et je mettrai le point final, au lieu d’ennuyer tout le monde avec mes laïus. Nos vélos, dans tout ça, pourraient — enfin — être utilisés pour des déplacement plus longs, grâce à un système de transports en commun améliorés, qui permettraient notamment d’arriver en haut des collines parisiennes sans s’appeler Virenque (donc sans dopage). Somme toute, il se pourrait que l’avenir nous réserve encore quelques bonnes surprises.

      • Tassin
        Tassin répond à Pi.K
        Inquiet
        • Posté à 16h00 le 19/05/2010
        • Internaute 70606
          Inquiet

        Le réseau de transport en commun de Paris est excellent. A part la saleté et la vétusté qui entraine des pannes.

        Combiner vélo et transports en commun n’a d’intérêt qu’en campagne et dans les petites ville pour remplacer la voiture sur des trajets domicile-travail de 10 à 50km.

         
        • Pi.K
          Pi.K répond à Tassin
          Vilain Parisien
          • Posté à 16h13 le 19/05/2010
          • Internaute 105016
            Vilain Parisien

          Excellent, excellent, c’est beaucoup dire. Pour un Parisien « intra-muros », le réseau est relativement bon — j’habite à 5 minutes du métro 14 « Météor » et il est effectivement excellent —, mais dès que l’on s’éloigne du centre, par exemple si l’on vit en banlieue et travaille au centre, c’est atroce. Les RER sont d’un autre âge, tristes comme un jour sans point Godwin, surpeuplés, pas assez fréquents ; les métros, sorti de Paris, sont rarissimes ; le tramway 3, conçu pour remplacer le PC sur les maréchaux, est trop peu fréquent (parfois 15 minutes entre deux trams, de quoi cumuler un joli retard si on doit prendre le RER après) ; les bus de banlieue sont, de même, trop peu fréquents et le réseau trop distendu, j’en passe et des meilleures (du côté des points négatifs : cela ne doit nous faire oublier ni les qualités, ni les améliorations des réseaux franciliens).

          Résultat, les voitures continuent d’encombrer les rues et de polluer l’air. Il est nécessaire de réaliser de grandes améliorations à Paris et dans la région entière pour limiter l’usage de la voiture aux cas de stricte nécessité (transports de charges lourdes, etc.).

          • Tassin
            Tassin répond à Pi.K
            Inquiet
            • Posté à 18h16 le 19/05/2010
            • Internaute 70606
              Inquiet

            Oui je suis bien d’accord avec vous sur les transports Parisiens même si j’en ai qu’une vue limitée. Je travaille sur Paris le lundi et je trouve le métro particulièrement efficace (mais invivable).
            Très efficaces intra-muros, misérables pour le RER.
            Par contre 15 minutes entre 2 rames c’est vraiment bien comparé aux fréquences de petites villes de provinces ou des cars en campagne... En général si je rate mon car pour aller en ville le matin à 7h30, le prochain c’est 8h30. Et après faut attendre midi !

      • A déménagé le 13-10-11
        A déménagé le 13-10-11 répond à Pi.K
        non connu
        • Posté à 17h06 le 19/05/2010
        • Internaute 29372
          non connu

        On peut trouver des vélos pliables pas trop chers que l’on peut même mettre dans des sacs en bandoulière. Pas plus problématique (ou tout autant - question de point de vue) que de voyager en métro avec une poussette...

        Certes, il y aura quand même des voyageurs pour râler, mais bon, on ne peut pas plaire à tout le monde ...

      • la panthère verte
        • Posté à 17h50 le 19/05/2010
        • Internaute 32620

        Accepter les vélos dans le métro poserait pas mal de problèmes techniques comme l’accès de la bouche du métro jusqu’au quai ; le stationnement du vélo dans les rames ; comment sortir des wagons en poussant un vélo alors qu’il est déjà difficile de le faire les mains dans les poches....Mais, de toute manière, je ne pense pas que ce serait pertinent : un cycliste moyen traversera Paris de part en part en 45min, pour les déplacements intramuros on peut facilement combiner métro et vélib (si on ne rechigne pas à utiliser un vélo communiste).
        C’est déjà plus envisageable pour les trains de banlieue et les RERs, en dehors des heures de pointe et pour l’extramuros ; d’ailleurs de nombreux cyclistes ne s’en privent pas.
        Par contre, les bus pourraient être aménagés pour le transport des vélos dans toute la France pour un coût dérisoire : il suffit d’installer sur leur face avant une petite plateforme avec deux grands crochets (une sorte de porte vélo pour hayon de voiture à l’envers). C’est une solution toute simple et économique que j’ai vu aux Etats-Unis, pays peu réputé pour ses concessions faites aux cyclistes.

  • vilmorpheus
    vilmorpheus
    Idéaliste
    • Posté à 11h28 le 19/05/2010
    • Internaute 86413
      Idéaliste

    En revanche, pour faire un peu l’éloge de la France, les nouveaux TER en Rhônes-Alpes ont vraiment été pensés pour les cyclistes.

    Les wagons, plus larges qu’avant, disposent d’emplacement généreux (crochets ou rails) pour pouvoir mettre des vélos, 5 ou 6 par wagons.

    Et les gares de la région possèdent des parkings à vélos fermés pour les usagers SNCF.

    On est donc sur la bonne voie, même si ce n’est qu’un début.

    • Lionel Dominique Guérin
      Lionel Dominique Guérin répond à vilmorpheus
      Auteur(e) de l'article Ecolo
      • Posté à 11h48 le 19/05/2010
      • Internaute 5420
        Ecolo

      Bonjour,

      je n’ai pas pu le préciser dans l’article, mais les efforts fait pour le vélo dans le train sont avant tout le fait... des régions ! Ce sont elles en effet qui financent les TER.

      Par exemple, pour la ligne Paris Strasbourg que je connais, le transport de vélo était gratuit voilà 10 ans, puis payant (10 euros environ !) avec l’arnaque des trains TEOZ. Avec l’arrivée du TGV, c’est toujours 10 euros pour 4 places avec réservation obligatoire.

      Merci les technocrates :)

      Lien

      • orangevox-
        orangevox- répond à Lionel Dominique Guérin
        Licencieuse
        • Posté à 15h42 le 19/05/2010
        • Internaute 114473
          Licencieuse

        Les pistes cyclables nécessitent un plat pays pour les longues distances à pratiquer. Cependant il existe des initiatives intéressantes qui ont le mérite de combiner des solutions propres à des bicyclettes pliables électriques, d’assistance motorisées ou non et transportables.

    • lulu.sur.rue89
      lulu.sur.rue89 répond à vilmorpheus
      Entre deux chaises, assez (...)
      • Posté à 11h51 le 19/05/2010
      • Internaute 99634
        Entre deux chaises, assez (...)

      Pour contribuer à l’éloge : les crochets dans les nouveaux TER sont beaucoup mieux conçus que les espèces de ceintures dans les TER allemands, du moins ceux de ma région, et effectivement ils permettent d’en disposer plus.

      Je trouve aussi que tout ceci s’améliore : il suffit de se souvenir de ce qu’il en était il y a 20 ou 30 ans.

    • jokoe
      jokoe répond à vilmorpheus
      Devant un écran, entre un (...)
      • Posté à 12h18 le 21/05/2010
      • Internaute 115211
        Devant un écran, entre un (...)

      En Alsace, la SNCF (et la région Alsace) a eu l’idée lumineuse de supprimer les wagons avec compartiments réservés au vélos aux heures de pointe... Soit disant parce que les vélos mettaient trop de temps à être chargés.
      La solution qu’ils préconisent est d’avoir deux vélos : un dans la gare de départ et un dans la gare d’arrivée...

  • Alexetrok
    Alexetrok
    toi même tu sais
    • Posté à 11h32 le 19/05/2010
    • Internaute 93919
      toi même tu sais

    Oui mon propriétaire nous fait tout un foin aussi pour les vélos dans la petite cour ... dont nous sommes les seuls à avoir accès et que nous nettoyons par nos bons soins. C’est une histoire de principe me dit-il.

    Après ça donne envie mais si je me souviens bien à Berlin des transports en commun (ah le métro toute la nuit) j’ai pas le souvenir de voir des vélos partout (ya 3 ans). Pas resté assez longtemps sûrement. Vas falloir y retourner.

    A Toulouse le vélo s’apparente souvent à du rodéo, entre les voitures (le clignotant est banni ici) et les piétons c’est pas toujours facile, parfois dangereux (cf Le Grand Rond).

    • groucho2613
      groucho2613 répond à Alexetrok
      Expert es Qualité
      • Posté à 12h00 le 19/05/2010
      • Internaute 65920
        Expert es Qualité

      Effectivement, faire de Berlin et Copenhague les capitales du vélo sans parler une seule fois des Pays Bas et d’Amsterdam c’ est pas très sérieux.

      Aux Pays-Bas la plupart des employeurs ont leur propre parking à vélo, et sponsorisent souvent l’achat du vélo (Comme en france on paye la moitié de la carte orange).

      La pays compte plus de vélo que d’habitants, vous ne pouvez pas faire 100 m sans en voir un.
      Y’en a tellement qu’il faut faire très attention en tant que piéton quand vous traversez, beaucoup de touristes se retrouvent à l’hopital.

      Et ce depuis 50 ans.

      Alors Berlin même pas peur : -)

      • Theodore
        Theodore répond à groucho2613
        directeur technique
        • Posté à 13h10 le 19/05/2010
        • Internaute 57357
          directeur technique

        D’ailleurs ils en veulent toujours aux allemands qui leur ont piquer leurs vélos pour s’enfuir en 45.
        la bas c’est pas bon de marcher sur une piste cyclable (sur les trottoirs et à contre sens). Ceci dit les bataves sont serieusement accro à la bagnole, pour eux c’est pas du luxe c’est du lustre !
        Quand à Berlin toutes les villes d’Europe (à part st nazaire et Dresde) n’ont pas « bénéficié “ d’une RAZ et d’urbanistes géniaux.
        Vive Berlin elle est belle pas chere et on peut naviguer de la baltique à la méditerranée et de la mer du nord à l’atlantique par les canaux.
        J’ai une photo de renard en centre ville, même pas peur !

  • Tropicaleyes
    Tropicaleyes
    Jean-Christophe, En Slim, (...)
    • Posté à 11h36 le 19/05/2010
    • Internaute 95001
      Jean-Christophe, En Slim, (...)

    Et ouais et en plus là bas les vélo sont pas dégrades et pas réservé à l’élite bobo parisienne ou touristique !

    • A déménagé le 13-10-11
      • Posté à 17h12 le 19/05/2010
      • Internaute 29372
        non connu

      Et le Vélib, c’est réservé aux bobos ?

      Un abonnement annuel au Vélib est moins cher qu’une carte orange, me semble-t-il.

      Et pour les touristes : sans carte à puce, pas de location Vélib possible. Et comme un bon nombre de pays n’utilise pas la carte à puce, il n’y a probablement que très peu de touristes qui utilisent le Vélib.

  • Kurtz
    Kurtz
    Juriste médisant mais pas (...)
    • Posté à 11h38 le 19/05/2010
    • Expert 56691
      Juriste médisant mais pas (...)

    A Berlin il n’y a qu’à se promener sur Unter den linden dans l’après midi pour se rendre compte de la densité extrêmement faible de circulation automobile. Quand on vit à Paris ça fait un vrai choc. Au lieu d’entendre klaxons et bruits de moteur on entend les gens parler en vélo. c’est une autre qualité de vie...

  • lioe
    lioe
    berlin
    • Posté à 11h49 le 19/05/2010
    • Internaute 6423
      berlin

    bonjour Dominique,

    ce que vous dites est parfaitement exact ! il y a sans aucun doute une différence dans la pratique écolo entre français et Allemands !

    mais faut il encore comparer ce qui est comparable ! Pour prendre votre exemple Berlin a une superficie de près de 900 Km2 avec une population de 3,5 millions d´habitants alors que Paris a une superficie de 105 Km2 pour 2,15 millions d´habitants ( je ne sais pas combien de personnes se rajoutent a ce chiffre en comptant les touristes et les salariés qui travaillent à Paris sans y habiter).

    L´espace un est facteur prépondérant au développement de certaines pratiques écologiques, et si les habitants d´ une ville comme Paris ne sont pas des exemples pour la protection environnementale, faut il au moins leur reconnaître cette circonstance « atténuante »

    • Lionel Dominique Guérin
      Lionel Dominique Guérin répond à lioe
      Auteur(e) de l'article Ecolo
      • Posté à 11h53 le 19/05/2010
      • Internaute 5420
        Ecolo

      Bonjour,

      vous avez tout à fait raison. Les choses sont sans doute plus facile à Paris qu’à Berlin. Mais la densité parisienne (une des villes les plus denses du monde !) n’a rien à voir avec celle de la plupart des grandes villes françaises qui elles sont comparables à Berlin à cet égard.

      Hélas, à part Strasbourg, je n’en connais aucune qui ait compris que le vélo c’est un mode de transport en commun à part entière peu coûteux pour la collectivité, économique pour les citoyens, silencieux, bon pour la santé et la sécu...

      Cependant, en tant que parisien, je constate qu’il y a un certain nombre d’endroit où il y a la place suffisante pour faire des pistes cyclables de qualité. Hélas, l’adjointe au maire préfère dépenser son énergie à promouvoir la voiture l’air de ne pas y toucher.

      • Gudule
        • Posté à 11h57 le 19/05/2010
        • Internaute 9720

        Le vélo, un transport en commun ?

        Ah ! ?

         :))

         
        • Lionel Dominique Guérin
          Lionel Dominique Guérin répond à Gudule
          Auteur(e) de l'article Ecolo
          • Posté à 12h05 le 19/05/2010
          • Internaute 5420
            Ecolo

          Ou un mode de déplacement pour tout le monde, autant pour moi.

          • Laurent Pellegrin
            Laurent Pellegrin répond à Lionel Dominique Guérin
            géologue flâneur
            • Posté à 13h03 le 19/05/2010
            • Internaute 56444
              géologue flâneur

            On écrit « au temps pour moi »...

            Oui désolé, je ne peux pas m’empêcher de la relever celle-là, elle est tellement peu connue que l’on se sent intelligent quand on l’écrit correctement : -b

            Je voulais surtout signaler que l’article parle surtout de Paris, évidemment.
            Je peux citer par exemple Grenoble qui fait quand même de bons efforts depuis un moment sur le sujet. Les pistes cyclables sont nombreuses et assez bien réparties et les parkages possibles relativement bien pensées.On en trouve même en centre ville devant les bars.
            Les parcs ne l’interdisent pas non plus.
            Et Il y demeure un système de type vélib aussi pas trop mal conçu.
            Et des associations qui pour quelques centimes mettent à disposition un local et le matériel pour bricoler un peu son vélo.

            J’ai toujours l’impression que Paris est un cas extrême, quelque soit le sujet que l’on évoque.
            C’est sans doute un peu pour ça que j’ai des boutons à chaque fois que je m’en approche.

        2 autres commentaires
    • Lionel Dominique Guérin
      Lionel Dominique Guérin répond à lioe
      Auteur(e) de l'article Ecolo
      • Posté à 11h54 le 19/05/2010
      • Internaute 5420
        Ecolo

      .

  • Gudule
    • Posté à 11h54 le 19/05/2010
    • Internaute 9720

    Aaaah enfin un article qui parle des cyclistes comme des gens dont le vélo est un moyen de locomotion et non pas (seulement) un outil de loisir.

    Par rapport à la réflexion n°6, c’est en effet flagrant, les automobilistes allemands vous considèrent comme des êtres humains et non pas un obstacle sur leur trajectoire, un élément dérangeant du décor au même titre qu’un dos d’âne, un radar, un panneau indicateur.

    Ils vous laissent la priorité dans les ronds-points, ne vous doublent pas quand une voiture arrive en face (en se rabattant sur vous comme si ça pouvait pas faire mal).
    Ils ne vous klaxonnent pas dans les montées (allez plus vite !), ne vous insultent pas, ne vous font pas signe que vous êtes fou quand vous roulez sur une départementale.

    Hélas, les élus français sont avant tout automobilistes, et comme beaucoup de leurs congénères, ne pensent qu’à favoriser leurs semblables.

  • Liewen
    Liewen
    militante de canapé
    • Posté à 11h57 le 19/05/2010
    • Internaute 44379
      militante de canapé

    Malheureusement cet article ne souligne que trop bien la triste réalité française...

    Depuis que je suis parisienne je ne fais (presque) plus de vélo. Je sais, y’a le vélib’ etc... Mais franchement, quand on a vécu à Strasbourg (ah, le paradis français des vélos !), et fréquenté à haute dose Copenhague pendant un temps, impossible de faire du vélo au quotidien à Paris sans avoir l’impression d’y risquer sa peau.
    Entre les automobilistes tous plus *aimables* les uns que les autres, les voies cyclistes kafkaïennes (une superbe voie qui débouche sur... un carrefour très fréquenté où tout à coup il n’y a plus rien, des voies de bus interdites aux vélos parce que trop dangereuses -je connais des endroits ou plutôt qu’interdire, on aurait fait des travaux d’aménagement...), les rares arceaux trustés par les motos (un ami s’est fait verbalisé pour stationnement sauvage en vélo -accroché à du mobilier urbain- alors que de l’autre côté de la rue, le mini parking à vélo était rempli de motos...), j’admire les téméraires cyclistes parisiens.
    Et je désespère de pouvoir un jour renfourcher ma bécane à Paris pour autre chose que des promenades dominicales.

    • jeffrey
      jeffrey répond à Liewen
      • Posté à 13h07 le 19/05/2010
      • Internaute 113358

      reste le skateboard, il suffit juste de se faufiller entre les pieton ou les voiture, et je suis sur qu’a paris vu les beaux trottoirs qu’il y a, il n’y a pas trop a se fatiguer pour pousser... ;)

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