en images 19/11/2007 à 19h40

Larry Clark capte la dérive de la jeunesse américaine des sixties

Alice Milot | Etudiante

Entre seringues et armes à feu, la décadence de l’adolescence américaine des années 60 est au coeur de « Tulsa », le recueil de photos du cinéaste et photographe américain Larry Clark. Une oeuvre au goût amer dont une quarantaine de clichés sont exposés jusqu’au 6 janvier à la Maison européenne de le photographie à Paris.


Enorme comme une montgolfière, une femme enceinte s’enfonce consciencieusement des amphétamines dans les veines. Photo suivante : un nouveau-né, étendu dans un cercueil, prêt à être enterré. En 1971, Larry Clark révèle au grand public ces photos de « l’autre Amérique », celle qu’on cache. Elles font alors scandale, avant de devenir une référence. Alors que chacun se conforte encore dans une vision aseptisée des Etats-Unis d’Amérique, « Tulsa » aura l’effet d’une douche froide.

L’image d’Épinal de la maman préparant une tarte aux pommes sur un fond blanc s’efface alors au profit d’un monde bien plus glauque, mais bien plus proche de la réalité. L’univers de Larry Clark est celui de ces jeunes de l’Amérique profonde noyant leur ennui dans la drogue, le sexe et la violence.

On peut être surpris par l’hyperréalisme de « Tulsa ». Un parti pris artistique, puisque c’est sur l’authenticité que Larry Clark a fait son pari. C’est corps et âme, au sens propre du terme, que le photographe s’investit dans ce qui allait devenir une référence dans le monde de la photographie. Clark n’a jamais caché qu’il était l’un des leurs. Entre témoins et acteurs, l’ambiguïté du rôle de Larry Clark lui a valu la reconnaissance de ses pairs.

Avec ses amis toxicomanes, Larry Clark est « toujours prêt à dégainer »

S’il est mieux connu aujourd’hui pour ses films (« Destricted », « Ken Park », « Wassup Rockers » et « Kids » entre autres), c’est pourtant bien par la photo que Larry Clark a commencé à scruter la jeunesse qui va mal. Issu d’une bourgade perdue dans l’Oklahoma, il découvre le plaisir sans fin de la photographie grâce à sa mère. Dès l’âge de 15 ans, il l’accompagne faire du porte-à-porte pour tirer le portrait des nouveau-nés.

Cinq ans plus tard, Larry Clark se met à côtoyer des jeunes issus d’un centre de détention pour mineurs. Ils l’entraînent dans la toxicomanie, pour ce qu’il croit alors n’être qu’un rite de passage. Ses amis deviendront ses muses. Toujours « prêt à dégainer », comme il dit, avec un appareil photo discret et peu de lumière, sans pudeur mais avec poésie, Larry Clark raconte par ses photos crues en noir et blanc le désarroi d’une jeunesse victime de l’Amérique qui tait sa misère sociale.

Ses amis nus dans la baignoire. Ses amis s’ennuyant ferme dans des chambres minables, se piquant, s’engueulant, se caressant, broyant du noir, brisant leur solitude en jouant avec des flingues jusqu’à ce que l’un deux prenne une balle dans la cuisse. Et puis, ses bébés qui traînent et qu’on oublie trop souvent. On s’extirpe de Tulsa avec le sentiment d’être un voyeur, tant l’intimité avec laquelle chaque photo a été prise est grande.

« On nom de quoi on ne pourrait pas tout montrer ? “

Mais à ses débuts, Clark photographiait pour ‘s’amuser, s’entrainer’, ne pensant pas ‘faire carrière’. Jusqu’au jour où il prend conscience de la valeur politique de son travail. Largement influencé par les autres ‘tombeurs de tabous’ de l’époque, il décide à son tour de briser le silence, dans une Amérique qui refuse toujours de reconnaître l’existence de la drogue, de l’alcoolisme, de l’inceste et de la violence familiale.

Sur les traces de Bob Dylan, mais aussi sur celle des réalisateurs Lenny Bruce et Gus Van Sant, il dénonce alors l’hypocrisie de l’Amérique profonde des années 70, avec des photos comme celle de ces trois jeunes qui se piquent dans le salon familial, morts de rire, sous un portrait de Jésus.

Par cette valeur informative, ‘Tulsa’ perd donc presque son caractère artistique, pour devenir ce que l’auteur appelle lui-même ‘un document journalistique, une archéologie de l’histoire de l’Amérique’ : ‘Au nom de quoi on ne pourrait pas tout montrer ? .

Entre le témoignage et la photo d’art, on ne sait plus trop comment prendre ces images si violentes, comme l’explique Hélène, 25 ans, à sa sortie de l’exposition : Il est vraiment difficile de trouver esthétique des images aussi violentes.’

‘Trash’, c’est le mot qui vient à la bouche. On n’aurait pas du voir ça, tout ces garrots, ces seringues, ces shoots. On aurait préféré ne pas voir ça. Mais Larry Clark ne nous a pas laissé le choix.

Larry Clark, Tulsa ‘1863-1971’ à la Maison européenne de la photographie, 5/7, rue de Fourcy, Paris IV” - jusqu’au 6 janvier - 11h-20h du mar. au dim. - 3€/6€ - Rens. : 01-44-78-75-00. - plan

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  • Anonyme

    l’expo a démarré le 6 octobre.
    j’ai du aller au moins 5 fois à la MEP depuis cette date...

    • Yann Guégan
      Yann Guégan
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 22h14 le 19/11/2007
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Elle dure jusqu’en janvier, ça laisse du temps à ceux qui ne sont pas des habitués de la MEP d’aller la voir.

    • Adicie
      Adicie
      www.adicie.com
      • Posté à 13h17 le 20/11/2007
      • Internaute 21459
        www.adicie.com

      Dommage, je ne suis pas à Paris et je vais louper l’expo.
      Vraiment dommage car j’ai déjà vu le travail de Larry Clark et c’est vraiment de la photo comme je l’aime. Son oeil agguéri dresse un portrait hyper réaliste qui laisse perplèxe.

  • Anonyme

    Très bon article, j’ai vraiment envie d’y aller maintenant.
    Franck 95

  • zorbeck
    • Posté à 21h36 le 19/11/2007
    • Internaute 9110

    J’ai bien aimé l’article, un peu moins le titre car je ne crois pas que la force de ces images se limite à la dérive de la jeunesse américaine des années 60. C’est d’ailleurs le propre de l’art que de dépasser le carcan d’une époque, même s’il lui est intimement lié.

  • Anonyme

    Bonsoir,

    Très bon article qui donne envie d’aller voir l’expo. Petit post juste pour signaler des coquilles dans l’article.

    Il faut écrire « On peut être surpris » au lieu de « On peut être surprit ».

    A la place de « (Destricted, Ken Park, Wassup rockers) et Kids entre autre, », il faut mettre (Destricted, Ken Park, Wassup Rockers et Kids entre autres),

    Il faut un s à « mort de rire ».

    De même, il faut un accent circonflexe à « dû » dans « On n’aurait pas du voir ça, »

    Continuez, vous faites un boulot « remarquable » comme dirait un certain NS ! ! !

    • Yann Guégan
      Yann Guégan
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 22h20 le 19/11/2007
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      C’est corrigé. Merci pour votre vigilance et désolé pour cette série de co(q)uilles.

  • Anonyme

    On peut voir la dérive de la jeunesse dorée américaine de nos jours dans « Alpha Dog » - Un film de Nick Cassavetes.
    Une dérive terrifiante.

  • Anonyme

    Bel article d’une élève en journalisme. Pourtant il serait profitable de relire au moins une fois son travail afin d’éviter les grossières fautes d’accord et d’orthographe. C’est aussi le travail du journaliste que d’écrire correctement.

  • Anonyme

    Quelle Amérique, quelle jeunesse, quelles sixties ? ? ?

    Laissez-moi vous dire une seule chose : un gamin de 16 ans qui était gauliste tendance Pasqua en 68, ne pouvait être que schysophrène, victime d’un pédophile ou un truc comme ça...

    Alors, arrêtez de jouer son jeu...

    Comme l’a dit Richie Havens, ceux qui prétendent se souvenir de cette époque, n’y étaient pas vraiment.

  • Anonyme

    « On nom de quoi on ne pourrait pas tout montrer ? »

    Ou plutôt :

    « Au nom de quoi on ne pourrait pas tout montrer » ?

    Bel article avec trop peu de photos.

    Ou peut on se procurer le livre ?

    Merci.

  • Anonyme

    Très belle exposition qui reflète bien l’état d’esprit d’une époque que je n’ai pas connue. Comment ne pas être fasciné par ce côté obscur et malsain ?

  • Anonyme

    Je connaissais ses films (excellent dans leur genre... même si souvent qualifiés hâtivement de dérangeants par la bien-pensante pseudo aristocratie culturelle (je me comprends ! lol) qui rechigne, comme vous le dites bien, à voir la réalité nue) mais grâce à vos lignes, je vais aller voir cette exposition.

    Merci de l’info !

    • Perez
      Perez
      ingé & zikos
      • Posté à 14h00 le 20/11/2007
      • Internaute 9534
        ingé & zikos

      dsl de paraitre peut etre vieux jeu malgré mon jeune age, a la vision de Ken Park oui j’ai été dérangé ! J’espère d’ailleurs qu’en voyant ce film on est dérangé par celui-ci, car sinon cela voudrait dire que l’on est accoutumé a ce genre de spectacle...Bref je ne dis pas que c’est mauvais, mais je ne suis pas fan...J’avais prefere Bully dans le meme genre...

  • J.A.F.
    • Posté à 08h15 le 20/11/2007
    • Internaute 22326

    Courbet, Hodler, et maintenant Clarck, mes week end parisiens seront diablement chargés... Mais quand un article est aussi bon, pour tout dire le meilleurs que j’ai lu depuis mon inscription (il est vrai très récente,mais tout de même) la moindre des choses est d’aller vérifier sur place si le style du photographe vaut celui de celle qui en parle.
    Cordialement et contre nature.

  • Anonyme

    Ces photos representent toute l’époque de Drug Store Cowboy, la fin d’une génération, les beats, et le commencement d’une autre. Goofballs VS Lysergic acid..........sexually frustrated fifties meets Crumb Comics.....

    Les années soixantes étaient composés de deux clans bien distincts. Ceux qui , plus agés, venaient de la culture Cool jazz,Miles Davis, Kerouac, Burroughs hero, amphétamines et injections de toutes sortes, et les autres, proposant les drogues « ouvrant » l’esprit........ces derniers étant farouchement opposés aux narcotiques de tout acabit, et aux speeds de toutes sortes.
    Lenny Bruce meurt en 66 .

    • Anonyme

      vous avez oublie les fabulus freack brothers. !

  • Anonyme

    Merci beaucoup pour ce remarquable article qui donne très envie d’aller voir l’exposition.

  • Anonyme

    Rebonjour !

    Il reste encore deux coquilles dans le texte. Il faut changer l’inter : « On nom de quoi on ne pourrait pas tout montrer ? » par « Au nom de quoi on ne pourrait pas tout montrer ? »

    et « On n’aurait pas du voir ça » par « On n’aurait pas dû voir ça ».

  • Anonyme

    Je ne sais pas en quelle discipline Melle MILLOT est étudiante mais je trouve son récit excellent, très progressif, le ton est prenant et le descriptif concis masi complet.

    Bref, bravo.

  • Alice Milot
    Alice Milot
    Auteur(e) de l'article Etudiante
    • Posté à 12h31 le 20/11/2007
    • Internaute 15774
      Etudiante

    Merci de ces gentils compliments, je suis étudiante en journalisme, mais ce n’est pas mon école qui m’a permit d’apprendre ce métier, mais bien des expériences comme celle qu’offrent rue 89... Merci à eux....

    • Anonyme répond à Alice Milot

      Etudiante en journalisme mais visiblement pas une pro en orthographe ! Les deux coquilles citées précédemment n’ont pas été corrigées...

      De plus, votre école vous a permis et non pas « permit »... et comme celles et non « comme celle »

      A bon entendeur, salut ! (et les points de suspension sont toujours au nombre de trois et non pas quatre)

  • Anonyme

    Oui...
    Pour moi qui est vu ma soeur se piquer,ce n’est pas l’Amérique.
    Sa vie est au point mort aujourd’hui ; après la délinquance au féminin (le sexe étant de la prostitution) aujourd’hui elle a une ordonnance pour des produits de substitution ; que des médecins lui prescrivent depuis 10 ans.
    Placer le décor en province,dans la France profonde : c’est trach, ici et maintenant.
    Si on regarde avec son coeur, on voit une tragédie.

  • pikasso02
    • Posté à 13h44 le 20/11/2007
    • Internaute 10134

    Je vous prierai de m’excuser ! Mais parler d’« Esthétique » dans ces photographies, là je ne saisis pas ! Que ces photos soient montrées, cela semble évident. Qu’elles annoncent des lendemains qui ne chanteront guère, cela me le semble autant. Mais parler d’« Esthétique », là j’aimerais qu’on m’explique !

  • Alice Milot
    Alice Milot
    Auteur(e) de l'article Etudiante
    • Posté à 14h44 le 20/11/2007
    • Internaute 15774
      Etudiante

    C’est justement tout le débat. Pour certains, la violence peut-être une forme d’esthétisme. Pour eux, ce qui est esthétique n’est pas forcèment « joli et consensuel ».
    D’autre partage votre point de vue, comme c’est indiqué dans l’article

    « Entre le témoignage et la photo d’art, on ne sait plus trop comment prendre ces images si violentes, comme l’explique Hélène, 25 ans, à sa sortie de l’exposition : “Il est vraiment difficile de trouver esthétique des images aussi violentes.”

    Voici la définition de wikipédia du mot esthétique

    “Dans le langage courant, l’adjectif esthétique est synonyme de beau, de joli, de (bon) goût, d’harmonieux ou d’agréable. Et comme nom, esthétique est une notion désignant l’ensemble des caractéristiques qui déterminent l’apparence d’une chose.

    L’esthétique est également une branche de la philosophie, ayant pour objet l’étude du beau (dans la nature et dans l’art), des perceptions, des sens, ainsi que toutes les formes et aspects de l’art. L’esthétique correspond au domaine désigné jusqu’au XIXe siècle par science du beau ou critique du goût, et englobe la philosophie de l’art.
    Le concept d’esthétique caractérise autant le jugement et le sentiment provoqué par une œuvre (ou certains gestes, attitudes, choses), que ce qui est spécifique ou singulier à une expression (artistique, littéraire, poétique, etc.), et se définirait par exemple et peut-être par une opposition à l’utile, ou au fonctionnel.”

    Cela peut alimenter le débat !

    • pikasso02
      pikasso02 répond à Alice Milot
      • Posté à 15h12 le 20/11/2007
      • Internaute 10134

      Merci pour cette explication.
      Mais entre nous, pensez-vous que ces photographies valorisent la pensée humaine ? Si ces photographies étaient des fictions, je les qualifierais de géniales et dignes d’appartenir à l’histoire de l’art. Hélas, elles ont été prises sur le vif. Pour moi, elles n’ont plus rien à voir avec l’esprit de l’homme. Elles bafouent l’esprit humain et dévalorisent l’homme.
      Bacon et ses seringues OUI, Larry Clark NON.

      Lien

      • Perez
        Perez répond à pikasso02
        ingé & zikos
        • Posté à 16h33 le 20/11/2007
        • Internaute 9534
          ingé & zikos

        « Si ces photographies étaient des fictions, je les qualifierais de géniales et dignes d’appartenir à l’histoire de l’art. Hélas, elles ont été prises sur le vif. »

        pourriez vous m’expliquer en quoi le fait d’avoir de « vrais » clichés rend cela moins intéressant, je suis sincèrement intrigué par votre position.
        Pour moi si ces photos étaient mises en scène, cela n’aurait pas ce coté « reportage » ou plutôt reflet de la vie réelle.
        Comme les photos de beneton (dsl pour l’orthographe) sont gênantes parce qu’elles servent a de la pub, ici il s’agit plus d’art sans le coté commerçant. Enfin je crois :)
        Merci d’éclairer ma lanterne..

         
        • pikasso02
          pikasso02 répond à Perez
          • Posté à 17h23 le 20/11/2007
          • Internaute 10134

          Loin de moi toute polémique. Plutôt heureux de dialoguer. Pour moi la vie réelle c’est la vie que nous vivons en chair et en os. L’art dans le passé, était une « interprétation » de la vie. L’esprit ne peut pas se photographier. La vie, si. Un livre qui nous parle de la vie, est tout sauf la vie « réelle », même s’il l’a décrit. Une convention de signes, les mots permettent de créer le livre. Si l’auteur a du génie, le livre sera génial. Mais mettre sur le même plan un reportage sur le vif et un film, c’est abaisser le travail du réalisateur de film qui lui est dans la fiction (donc selon moi, dans ce qui appartient au monde de l’art). Le reportage appartient au monde de la vie. Cette vie, comme la nature n’appartiennent pas au monde de l’art. C’est pourquoi j’ ai écrit que ces photos seraient géniales si elles étaient le fruit de l’imagination d’un photographe artiste. Aujourd’hui n’importe qui peut prendre des photos sur le vif, même des meurtres. Désolé, mais vous ne me ferez pas croire que ces photos appartiennent au monde de l’art.
          Pour le côté commerçant, je crois qu’il est présent chez Larry Clark et chez Beneton. La Pub (qui utilise la photo), l’argent et les marchands d’art font partis des démolisseurs de l’art. Quand la photographie est apparue, les artistes ont cru que leur métier était condamné à mourir. Jusqu’à il y a encore 50 ans les appareils étaient rares. Les peintres de Delacroix à Picasso ont su nous montrer que la photo ne tuait pas l’art. Hélas, aujourd’hui, où tout le monde ou presque a un appareil photo, la peinture est pratiquement morte. Pourquoi ? Parce que la plupart des gens AUJOURD’HUI pensent les images avec l’esprit des peintres académiques et « pompiers ». La photo est en train de tout démolir. Comme si voir et appuyer sur un bouton pouvaient remplacer des milliers d’heures d’apprentissage du dessin. C’est le corps qui parle. Oui, pour le cinéma muet. Non, pour le parlant. En mêlant la parole avec l’image, le cinéma a tué le muet (le corps parlant). Pour terminer, je dirai que le muet est à l’art, ce que le film est à la vie. Merci de bien vouloir excuser cette prose et ma longueur.

          • Anonyme répond à pikasso02

            « C’est pourquoi j’ ai écrit que ces photos seraient géniales si elles étaient le fruit de l’imagination d’un photographe artiste »
            « Un photographe artiste » ? ? ?
            N’importe quoi. Même pas de réponses à ça.
            Et pas d’excuses pour ces platitudes.
            C67

            • pikasso02
              • Posté à 14h00 le 21/11/2007
              • Internaute 10134

              « Et pas d’excuses pour ces platitudes ».
              Et bien allez-y ! Ecrivez ! Un peu plus de trois lignes si possible ! J’ai répondu à ma façon. Ici c’est un lieu de dialogue. Merci d’écrire autre chose que des vacheries qui n’apportent rien. Les « platitudes » non plus n’apportent rien, certes, mais j’ai répondu à la personne qui me posait une question.
              Montrez-nous donc de quoi vous êtes capable !

              Lien

              • Anonyme répond à pikasso02

                Oui, des platitudes. Il est pénible que des gens qui ne sont pas informés et n’ont pas la modestie de le reconnaître avancent leurs préjugés sans hésitation.
                Comme réponse, je pourrais vous faire une liste de noms, mais je me contenterai de « Walker Evans ».
                Même Wikipedia devrait suffire à vous éclairer.
                C67

                • pikasso02
                  • Posté à 10h38 le 23/11/2007
                  • Internaute 10134

                  Un conseil de non ennemi, ne vous rendez pas sur Wikipedia car comme j’y laisse des traces, vous risquez de vous obscurcir !

                • Anonyme

                  entierement d’accord avec vous au sujet de pikassoo
                  mais je vous ferai un petit reproche de ne pas nous avoir servi pour notre bon plaisir au dela de walkers evans ,dorothea lange lewis hine et tous ceux de la farm security ad
                  toutes fois j’aimerais poser une question a pikasoo
                  quelle difference artistique entre la photo prise sur le vif de la mort du soldat republicain espagnol prise par capa et
                  guernica de picasso... c’est le meme theme
                  j’aimerai que pikassoo nous eclaire

        6 autres commentaires
  • Mr. Citrona
    • Posté à 18h17 le 20/11/2007
    • Internaute 17688

    J’ai connu Larry Clark en regardant « Bully » et « Ken Park » et qui m’ont ainsi permis de découvrir « Kids », « Tulsa » ainsi que toutes ses oeuvres.

    J’aime vraiment ce qu’il fait.

    « Trash, c’est le mot qui vient à la bouche », en effet et filmé d’une telle manière, des plans, des lumières, des séquences tellement belles qui montrent bien qu’il est avant tout un photographe qui se souci des détails et de tout ce qui l’entoure.

    2 autres films, « Blood of Pan », remake a la sauce Larry Clark de « Peter Pan » ainsi que « Shame » qui serait un remake de l’histoire de « Mona Lisa » sont prévus voir peut être déjà en tournage, je n’ai pas eu d’autres infos.

    Et encore merci pour cet article.

  • Anonyme

    Je trouvais que votre article tombait un peu dans cette fascination petite-bourgeoise pour le trash - mais vous n’êtes pas la première.
    En revanche, quand vous écrivez « Par cette valeur informative, “Tulsa” perd donc presque son caractère artistique », je me dis que vous n’êtes simplement pas très au courant .
    Mon reproche est que vous situez bien mal ce travail, dans son contexte comme dans ce qu’il représente aujourd’hui, sa descendance et ce qui reste de ses enjeux... Pour moi qui connais l’oeuvre depuis longtemps, ai rêvé au livre bien avant de le découvrir, la visite de l’exposition s’est révélée décevante, très précisément en raison l’esthétisation de certaines scène, par exemple le travail trop soigné sur la lumière lorsque le jeune homme se pique. J’imagine que je n’ai plus aussi envie d’y croire. Manifestement, ce qui se voit avec le recul, c’est que Clark se regardait déjà faire (et, au cas où vous ne le sauriez pas, il ne faisait pas les choses au hasard : c’était un technicien hors-pair, ce qui ne nuit jamais, sauf quand le trop beau prend le pas sur le juste).
    Ceci posé, c’est tout de même un travail mémorable. On regrette que l’accrochage piteux, spécialité de la Mep, l’enfonce un peu plus dans ses limites.
    Christo67

  • Anonyme

    Merci Alice,

    Je suis un fan de Larry Clark et cet article fait du bien. Il est important, que l’on aime ou l’on n’aime pas d’ailleurs, que ces artistes trash, avec LEUR esthétisme, restent dans notre offre culturelle.

    Par pitié, arrêtez le débat sur l’esthétisme de ces photos. Ton esthétisme n’est pas le mien, braindead te fais vomir, il met en colère certains, d’autres en redemandent, moi il me fait rire,...

    Le perception deS artS et deS estéthismeS n’est qu’une vision subjective ; qu’on se le dise...

    Alice est un très jolie prénom, ça c’est du subjectif !

    Mat

  • Anonyme

    Les clichés me font penser à ceux de Nan Goldin ....