Snatch 26/04/2010 à 12h10

La leçon de Michel Rocard : entretien avec un parrain

Snatch Magazine | Bimestriel


Portrait de Michel Rocard (Vincent Desailly/Snatch).


« La politique vous fait chier, vous ne vous intéressez qu’à nos bévues mais soyez les bienvenus, démarrons cet interview et surtout ne perdez rien de cette notation ». Boom.

L’entretien en question n’a pas encore débuté que Michel Rocard la joue Fat Mitch et nous balance un crochet qui détonne dans le petit bureau austère où l’ancien Premier ministre nous reçoit. Lui dire qu’il faudra nous parler de sa vie, visiblement, ça ne passe pas.

Cravate jaunasse sur costume anthracite, gitane au bec, à 80 ans bien frappés, Michel Rocard semble être une figure politique, sorti des images sépia façon INA. Et pourtant, celui que l’on appelle toujours « Monsieur le Premier ministre » squatte encore les unes.

Chargé par Nicolas Sarkozy de conduire le projet de grand emprunt national avec Alain Juppé, Mitchell Rock’art n’a jamais été aussi hype. Une image qui colle parfaitement à ce personnage qui surplombe majestueusement le paysage politique français. Un bon prétexte pour lui demander de parler de lui. Entretien.

Snatch : Taxe carbone, emprunt, réchauffement climatique, aujourd’hui on vous demande votre avis sur à peu près tout. Pourquoi selon vous ? Si l’on vous dit que vous êtes devenu une sorte de figure totémique, que nous répondez-vous ?

Michel Rocard : Grand Dieu non. C’est trop dire, j’essaye de montrer dans tout ce que je fais comme homme public que je suis toujours dans l’opposition et pas d’accord avec la ligne dominante en matière économique. Nous sommes dans une crise et elle n’est pas traitée alors que 25% de la population est au chômage ou précaire. C’est criminel et dangereux.

Je reste avant tout socialiste même si le PS n’est pas dans état de santé foudroyant. J’ai accepté, parce que je crois qu’il faut que la machine tourne, que la démocratie fonctionne, de remplir des métiers pointus et ponctuels sur des tâches délimitées quand je suis d’accord. Ce n’est pas parce que je me suis occupé de la taxe carbone, les pôles ou l’emprunt national que je suis devenu une figure tutélaire. Faut pas se prendre la tête. Je n’ai pas de responsabilités globales.

Quand on parle de l’Arctique, c’est ponctuel comme je le dis, ça n’intéresse d’ailleurs pas les Français... Peut-être savent-ils qu’il y a des menaces de réchauffement climatique, que nous sommes dans un désordre planétaire qui pourrait bien empêcher la vie à l’époque de vos petits enfants, mon vieux. On est tous dans le coup. Si la planète devient une poêle à frire, ce sera confortable pour personne. Mais il n’y a pas d’électeurs sur place [dans les pôles], donc ça paraît loin.

Vous traitez de sujets relativement différents les uns des autres. Un homme politique est-il suffisamment polyvalent pour s’attaquer à toute cette gamme de dossiers ?

A priori, la réponse est non. Mais la caractéristique de cette gamme, taxe et pôle, c’est qu’on m’a demandé de finir un boulot commencé. Pour ce qui concerne les pôles, c’est un coup de bluff diplomatique, je suis l’un de ceux qui a empêché de faire brûler du pétrole en Antarctique et faire fondre de la glace. Au nom de ce coup-là, on m’a remis en piste car j’avais acquis une forme d’expertise, un petit savoir-faire local, pas très important mais il est spécifique.

Donc on apprend aussi sur le tas ?

Oui, oui... Mais y’a pas que le tas. Il faut même lire des livres, mais évidemment qu’on apprend sur le tas, sérieusement, beaucoup... Aucun homme politique ne sait tout. J’en suis le premier d’accord.

Pour la taxe carbone, en 1990, j’étais Premier ministre, j’ai créé une mission pour étudier l’effet de serre, une mission qui existe toujours. On ne m’a pas choisi au hasard.

En parlant de sciences, votre père était physicien. Est-ce que vous avez grandi dans un environnement fait de formules et de chiffres. Avez-vous baigné dans un bain de sciences ?

J’ai grandi dans un univers scientifique qui m’a intimidé au point de me faire vite comprendre que je n’étais pas doué pour ça et que donc il fallait que j’aille chercher mon destin ailleurs. Ce que j’ai fait.

Mais comment êtes-vous arrivé à cette conclusion ?

J’ai passé le bac grâce à l’histoire, la géo et la littérature et pas les maths. C’était assez écrasant. Alors je me suis inscrit à Sciences Po au lieu de faire une classe préparatoire aux grandes écoles d’ingénieur.

Mon père a très mal réagi, il a fait une grosse colère. Il a considéré que nous étions en rupture pendant à peu près 25 ans. On a mis longtemps à se réconcilier.

« L’œuvre de Marx a été trahie »

Revenons à la genèse de votre carrière politique. Quelle est l’origine de votre orientation politique ? Comment s’est faite la maturation de vos idées socialistes ?

C’est trois ou quatre choses. Un : je suis d’éducation protestante par ma mère, ça m’a donné accès à une lecture de l’Evangile dans lequel la dignité non-acquisitive est une des valeurs de l’humanité. C’est resté.

Deuxièmement, j’ai à peine 15 ans au moment où on libère les camps et comme boy-scout, je suis préposé à l’accueil des rescapés. J’ai le scandale de la déportation dans la tête et j’apprends que Adolf Hitler est un élu du suffrage universel. Si on laisse faire de la politique à n’importe qui, c’est dangereux.

Troisièmement, après la rupture avec mon père, j’ai travaillé à l’usine pendant deux ans comme ouvrier tourneur-fraiseur à mi-temps avec un contremaitre militant du monde marxiste. Dix heures par semaine, deux ans durant, j’ai écouté cet homme monologuer sur la brutalité dont avait souffert la classe ouvrière tout au long de son histoire.

Vous mettez tout dans un cocktail, vous secouez et ça donne un socialiste. Ça vous va ?

Justement, quel est votre rapport au marxisme aujourd’hui ?

[Soupir puis rire] Vous êtes marrant vous, quelle belle question. Marx est un auteur important de l’humanité. Son œuvre a été trahie, détournée vers une bureaucratie centrale, un empirisme violent et dictatorial qui a fait 50 millions de morts. Rendez-vous compte ! Les idées tuent, mes chers amis.

Ce qui reste aujourd’hui, c’est son message sur le capitalisme. Les professeurs d’économie vous diront que Marx reste le meilleur des analystes du marché. Vers 1860, il écrit dans des notes que le capitalisme c’est formidablement efficace mais terriblement cruel.

Il reste qu’il est infernal et impossible de se dire marxiste aujourd’hui parce qu’il y a trop de gens incultes. Pour beaucoup, Marx, c’est Staline et toutes les horreurs des démocraties populaires. Dire que l’on se souvient de Marx aujourd’hui est une espèce de provocation qui fait dire à n’importe quel lecteur « ce type est idiot, il n’a rien compris ».

Je retourne le compliment, la plupart de ces gens n’ont pas lu Marx et n’ont rien compris, mais il faut beaucoup de culture historique pour savoir que tout ce qu’on attribue à Marx n’est pas de son fait. Il serait utile à l’humanité de retrouver un patrimoine intellectuel indispensable, qui fait réfléchir, en le débarrassant de ces scories historiques comme Staline.

Cette réponse suppose plusieurs centaines d’heures de lecture. Mais si vous dites que je suis marxiste, vous m’assassinez politiquement. Ça serait une action bête et méchante. Alors bonne chance les gars.

Faîtes nous confiance, on est peut-être un peu bêtes mais pas méchants.

Ah, non, la méchanceté est seconde, le premier facteur dans tout ça, c’est l’intelligence.

Bon. Ce rapport vis-à-vis de la pensée de Marx, vous le ressentez dès les premiers instants de votre engagement ?

Attention, je suis devenu économiste par besoin, pour comprendre quelque chose au métier qu’on me faisait faire. Je suis un administrateur et un politique de métier. C’est un métier polyvalent et peu cultivé. Il m’a fallu tâter de l’économie donc je me suis mis à lire un peu. Je n’ai aucun diplôme en la matière.

Le problème est que la crise actuelle est une crise de la science économique. Le collectif mondial d’universitaires -300 000 ou 400 000 personnes- s’est laissé intoxiqué par des affirmations des monétaristes selon lesquels le marché dérégulé s’auto-équilibre. La beauté de leur démonstration mathématique était totale. Or, le marché ne s’équilibre pas !



Portrait de Michel Rocard (Vincent Desailly/Snatch).

Mais, ça, vous le comprenez quand ?

J’en avais l’intuition dès le début de ma carrière. Les idées tuent, je vous le répète ! Le grand instigateur de cette pensée criminelle est ce con devenu prix Nobel, Milton Friedman. Je dis souvent en rigolant -à moitié- que je l’aurai bien vu comme l’un des premiers accusés du tribunal pénal international pour crime contre l’humanité. Ce gars, avec une vision folle, a cassé un système régulateur qui tenait l’humanité tranquille, en croissance lente et plein emploi pendant près de trente ans, entre 1945 et 1975.

C’est monstrueux cette histoire humaine... Si le monde de la pensée, du cinéma, du roman était capable de se connecter avec un peu de science économique, il ferait de tout ça le thème de la dramaturgie du monde, et de son risque d’entrée en déclin... Je crois que cette crise est totalement fondamentale.

J’ai reçu, comme social-démocrate et apprenti économiste, ce message que les gars qui nous ont traînés si loin vers les équilibres du marché, ont emmené le monde dans le fossé.

Mes premières impressions sont vérifiées. Je suis désormais dans la longue et dure conviction d’une vie, confirmée d’étapes en étapes, heureusement orientée par des intuitions qui se révélèrent justes. Ces intuitions ne sont pas un détail historique, elles m’ont guidé tout le long !

« En 1968, il fallait canaliser Cohn-Bendit »

Après vos premières années en politique dans les années 1950, comment se déroulent les années 1960, cette fois ? En 1960, rappelons que vous avez 30 ans tout rond.

Je suis jeune fonctionnaire, j’apprends un métier qui consiste à contrôler comment marche l’Etat. Il m’est arrivé d’aller contrôler un abattoir. Saint-Brieux. Dégueulasse. Vérifier que les bouchers aient bien payé leurs timbre-impôts... M’est aussi arrivé d’aller vérifier les alambics des bouilleurs de cru en cours de fonctionnement ou encore la direction de l’aide sociale de la préfecture de l’Hérault. Qu’est-ce que vous voulez que je vous raconte moi ?

Tout ça faisait parti du job de grand commis de l’Etat que vous étiez après être sorti de l’ENA ?

Quel qu’il soit, tout job de grand commis de l’Etat est une farce si ce dernier n’a pas commencé par le charbon ! Faut commencer par un métier dur et modeste qui vous plante les pieds dans la réalité. Mon métier, c’était le contrôle comptable et la statistique.

Mais ça vous plaisait le contrôle comptable ?

C’est rigolo d’aller voir un vieux paysan normand planquant son alambic au bord d’un fond de rivière et lui demander si l’alcool qu’il distille est en règle. C’est drôle quoi.

Mais bon, quelquefois, vérifier une trésorerie de l’Etat du côté d’Auxerre, je ne peux pas vous cacher que c’est ennuyeux. Mais enfin, c’est une découverte d’une partie du monde comme il fonctionne. Connaissez-vous des métiers qui ne sont jamais ennuyeux ?

Non...

Même le vôtre doit l’être de temps en temps. J’ai pris plaisir à faire mon métier et j’y ai appris beaucoup d’informations. La manière dont les gens acceptent ou pas de payer l’impôt, la manière dont l’impôt s’applique intelligemment ou non à leur activité, c’est fascinant à découvrir et rudement utile pour quelqu’un qui va arriver à des niveaux responsables en politique.

Justement, vous aviez déjà le désir d’« arriver en politique » ?

Pas vraiment... J’ai toujours été passionné par la chose politique. Probablement à cause de la guerre. J’ai fait mes études pendant l’occupation allemande, avec une langue que je n’avais pas choisie. A cette époque, je n’avais aucune nouvelle de mon père [Rocard senior était un résistant de la première heure, ndlr]. Ça vous bouscule un peu. La politique s’occupe de vous.

Et puis la Guerre d’Algérie arrive. Quel âge vous avez ?

24 et 25 ans.

Comme moi à l’époque, j’avais la vingtaine et je voyais mon pays devenir fou. J’ai donc voulu faire de la politique mon combat principal donc mon métier, mon gagne-pain, mais ça a pris du temps.

Six ans après la guerre d’Algérie, il y a Mai 68. Comment est-ce que vous avez traversé ce beau mois de mai ?

J’étais à ce moment le patron du PSU, petit parti socialiste et voilà que tout explose dans tous les coins. Dès le début, je comprends favorablement l’émotion autour de cette volonté des jeunes d’avoir leur mot à dire dans la société. On ne prend jamais plaisir à être commandé au jour le jour par des petits chefs qui se vengent de leur médiocrité en nous faisant chier. Ce cas est imprévu, incroyable mais totalement ludique, je suis donc à fond pour.

Mon boulot, c’est de canaliser le truc pour qu’il n’y ait pas de violence. J’étais inquiet devant les excités qui rêvaient de trop en faire, pour qui casser la gueule à un flic était une joie de vivre et une réjouissance saluée dans le festin étudiant du lendemain. Mais il n’y plus de société sans flics. Gérer tout ça n’avait rien à voir avec la paix de l’âme. Il fallait organiser les manifestations, discuter d’un côté avec les forces de l’ordre, canaliser, de l’autre Cohn-Bendit et Krivine.

Il fallait ne pas franchir les limites de l’attitude responsable. J’ai compris que la révolution n’était plus à l’ordre du jour et que les réformes s’arracheraient pas à pas, en lâchant les mitraillettes [sic]. Le legs sociologique de cette époque est inouï, formidable.

Est-ce que vous êtes en contact avec les mouvements qui ont suivi 68 ? Dans le milieu du rock, de la philo...

Chacun à son milieu, mais oui. J’ai gardé de très bons copains très longtemps, dont Serge July. Daniel, aussi, reste encore aujourd’hui un ami très proche. Il y en a d’autres mais certains sont morts...

« Le métier de politique est devenu une chienlit »

Faisons un saut dans le temps. Par comparaison avec les jeunesses d’antan, comment considérez vous la jeunesse d’aujourd’hui ?

Les générations d’avant ont eu la chance de vivre au cours de leurs jeunes années, une série d’évènements qui vous façonnent des convictions pour la vie. Moi, c’est la guerre et mon admiration pour la résistance.

Les générations d’après ont eu avec une égale intensité en émotion la guerre d’Algérie puis Mai 68. Il manque à la jeunesse d’aujourd’hui un évènement majeur qui serait capable de marquer une génération. La jeunesse d’aujourd’hui est désespéré, elle a compris que la grève et l’anarchie colérique mal foutue n’amenaient à rien. Mais quelque chose lui manque.

Ça va peut-être vous amuser mais je trouve normal que l’on ait envie d’échanger le monde brutalement entre 15 et 25 ans puisqu’il est vaguement mauvais. Mais la triple mort du communisme, de Mao et de l’espérance tiers-mondiste font que la perspective d’une vraie contestation n’est plus possible pour les jeunesses d’aujourd’hui.

Ces jeunesses sont amenées, par la raison, à se conduire plus raisonnablement et plus respectueusement des équilibres. Mais cela ne fait pas disparaître les envies de changer le monde.

Heureusement, il y a encore bon nombre de gars qui bossent en faisant preuve d’une vraie ténacité, les jeunes d’aujourd’hui qui veulent changer le monde, ils n’ont pas fait Mai 68, ils sont pas objecteurs de conscience, ils font de bonnes études, ils sont techniquement solides et ils vont à la Banque mondiale, remuer les choses de l’intérieur. Et ça se voit dans les rapports bon dieu !

C’est plus long, moins simple et surtout il faut être plus compétent. Heureusement, et c’est une « surprise heureuse », c’est que beaucoup l’ont compris. Il y a juste une emmerde, c’est les médias. Vous caricaturez tout, simplifiez tout...

Forcément...

L’info pour comprendre les raisons de se battre contre le monde ne passe plus. Vous, les journalistes, vous ne rendez plus compte de cette complexité. Oui, mon bon monsieur.

Cela étant, le temps passe, je vous aime bien mais j’ai autre chose à foutre. Vous vous en foutez ? D’accord. [Sourire]

En 2010, vous êtes un politique respecté, à l’écart des turbulences politiciennes. Et à même de tirer un bilan de vos années aux responsabilités...

J’ai fait le plus passionnant des métiers. J’ai pris beaucoup de plaisir à agir, avec, somme toute, quelques coups d’éclats à la clé. La paix en Nouvelle Calédonie et la création du RMI [1988, ndlr], ça n’est pas rien.

Et puis, j’ai constamment appris des choses nouvelles. Et je réapprends aujourd’hui tout un tas de trucs avec la taxe carbone et les pôles. C’est ce qui est fabuleux avec la taxe ou les pôles. J’espère seulement avoir longtemps la santé pour tenir le rythme.

Pour ce qui est de mon bilan politique, que voulez-vous que je vous réponde ? Les très grandes choses prennent des décennies à être faites.

Plus généralement, le métier est devenue une chienlit. Désormais, rares sont les honnêtes gens qui pantouflent en politique. On n’y trouve plus que des gens qui choisissent cette carrière que pour compenser leurs échecs professionnels. Prenez ça comme vous voulez.

Aujourd’hui, est-ce que votre position de surplombant de la scène politique n’est pas le « climax » de votre carrière. Ce n’est pas plus confortable ?

Lorsque l’on est au pouvoir, il y a une espèce de prise sur la vie qui confine à la jouissance. Mais il existe aussi un certain inconfort. Quand vous êtes au sommet, c’est comme la Gravelotte, ça tombe de partout. Vous ne pouvez pas aller pisser sans vous faire engueuler. C’est infernal. Le prix à payer pour se voir donner le droit de faire est épouvantable.

Aujourd’hui, je suis plus tranquille, peinard. Je ne suis qu’un vieux monsieur qui n’a plus envie d’emmerder personne. Je suis juste heureux de voir que mon savoir-faire est respecté et peut encore s’avérer utile.

► L’interview de Michel Rocard est extraite du premier numéro de Snatch Magazine, toujours disponible en kiosque dans toute la France, 164 pp, 3,9 €. Prochain numéro le 14 mai.

En partenariat avec Snatch


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  • stephaneerard
    stephaneerard
    développeur MDD
    • Posté à 00h38 le 27/04/2010
    • Internaute 49989
      développeur MDD

    En lisant un peu plus après, je comprends mieux cette introduction : -)

    Pas vous ?

  • pekinoscope
    • Posté à 12h37 le 26/04/2010
    • Internaute 8886

    Pourquoi [sic] à « lâcher les mitraillettes » ? Il a voulu dire « laisser tomber », « abandonner », ce qui est un sens beaucoup plus classique que celui de « lâchez les coms ! »... Non ?

  • Sexus Empiricus
    • Posté à 12h43 le 26/04/2010
    • Internaute 6004

    J’ai longtemps cru que Jacques Chirac était l’homme le plus rock’n’roll de la classe politique française. Dissoudre l’assemblée, il fallait de l’audace, c’était de la grande classe. Mais je vois que Rocard le dispute, - ce La Fontaine du rock’n’roll circus : un octogénaire plantait... alors que le micro-monde des années 2000, pour rester dans l’Hexagone, n’a pas cessé de déplanter à qui mieux mieux.

    Le système d’exploitation de la droite actuelle n’a pas varié depuis la vague caviard des années 1980, juste des rustines et des mises à jour - mais Rocard l’a nommé.
    « Le grand instigateur de cette pensée criminelle est ce con devenu prix Nobel, Milton Friedman. Je dis souvent en rigolant -à moitié- que je l’aurai bien vu comme l’un des premiers accusés du tribunal pénal international pour crime contre l’humanité. Ce gars, avec une vision folle, a cassé un système régulateur qui tenait l’humanité tranquille, en croissance lente et plein emploi pendant près de trente ans, entre 1945 et 1975. »
    Qui dit mieux ?

    • obey-
      obey- répond à Sexus Empiricus
       : -\
      • Posté à 18h06 le 26/04/2010
      • Internaute 66286
         : -\

      > Dissoudre l’assemblée, il fallait de l’audace, c’était de la grande classe

      Mouhahahaha, c’est plutot de pisser dans la culotte qui lui a fait dissoudre l’assemblee et encore plus apres, aucune audace dans cet acte.

      > Ce gars, avec une vision folle, a cassé un système régulateur qui tenait l’humanité tranquille, en croissance lente et plein emploi pendant près de trente ans, entre 1945 et 1975. »

      N’importe quoi, les epoques ne sont pas les memes.

      • Amarouayache Zaky
        • Posté à 20h55 le 26/04/2010
        • Internaute 11970

        Qu est ce qui est n importe quoi ? Les epoques de quoi ? ? ?

        Milton Friedman a traverse le 20 siecle quasiment de bout en bout . Il a obtenu le prix nobel en 1976 . Des 1947 , il rejoint la societe du Mont Pelerin .. Quant a son lobbying ideologique au sein de cette societe ... En fait , tu es probablement journaliste ... Tu es MIMI... mal intentionne et mal informe ..
        Enfin bon , une sortie que je vis comme une rechute ... On ne m y reprendra plus ... C etait un acte purement spontane ... Un peu quand notre main agit d elle meme , telle une entite independante de nos centres nerveux , pour ecraser une mouche invasive alors que l on somnole ...

      • Spook 3421
        Spook 3421 répond à obey-
        sniper
        • Posté à 06h24 le 27/04/2010
        • Internaute 25586
          sniper

        Les époques ne sont pas les mêmes , mais la « pensée » de Milton Friedman continue de faire des ravages , inspirant les néo-conservateurs de tout poil et en tout pays , même lorsqu’ils revêtent les oripeaux d’une pseudo social-démocratie .

    • pierolabo
      pierolabo répond à Sexus Empiricus
      employé
      • Posté à 09h42 le 29/04/2010
      • Internaute 106140
        employé

      Le gros problème de Milton Friedman et qui a enfumé tout le monde c’est son coté messianique de la main invisible du marché.Par le fait d’une puissance supérieure le marché se régulerait tout seul... Un allumé fondamentaliste, et forcément cela a bien plus aux bigots américains et consorts cette croisade - je crois que c’est le mot juste pour le dire- pour le libre marché ; et peu importe les moyens pour le faire (dictatures, coups d’états, guerre...) pour le faire.
      La stratégie du choc de Naomie Klein l’explique bien.

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 12h43 le 26/04/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    EXTRA...votre article+++
    Un politique pas si con...les pieds sur terre ! ...avec les yeux grands ouverts ! ...une pointure...c’est pour cela que Mitterand a tout fait pour l’éloigner de lui... !
    MERCI...

    • patataboy
      patataboy répond à 14240
      Chef de projet
      • Posté à 15h27 le 26/04/2010
      • Internaute 112554
        Chef de projet

      Dommage effectivement qu’un homme avec une telle intelligence de la politique ait été mis de côté par son propre camp.
      Mais comme je le disais sur un autre sujet, plus les politiques sont haut plus leurs mains sont tachées du sang de leurs frères.

      • 14240
        14240 répond à patataboy
        retraité
        • Posté à 15h44 le 26/04/2010
        • Internaute 95774
          retraité

        C’est le problème avec l’intelligence ? ...elle dérange l’ordre établi ( le tout petit ordre !)...De tout temps, les gens (au dessus des autres)...sont pointés du doigt ! ...en politique...les sciences...ETC..certains, ont fini sur un bucher !

         
        • patataboy
          patataboy répond à 14240
          Chef de projet
          • Posté à 15h54 le 26/04/2010
          • Internaute 112554
            Chef de projet

          C’est pour certain le seul moyen de voir leurs idées traverser les ages et l’accès à la postérité.
          Et puis mourir pour ses idées à encore quelque chose de noble (sur le papier).

          • 14240
            14240 répond à patataboy
            retraité
            • Posté à 15h59 le 26/04/2010
            • Internaute 95774
              retraité

            De nos jours...l’intelligence..est rare ? ...va nous falloir faire beaucoup d’efforts...pour trouver d’illustre personnages !

        2 autres commentaires
    • pablico
      pablico répond à 14240
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 16h11 le 26/04/2010
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      à 21 ans mon premier vote a été pour lui.. enfin le psu..

      dans mon souvenir confus, c’était ce qui me semblait le plus propre à l’époque.

      • 14240
        14240 répond à pablico
        retraité
        • Posté à 16h23 le 26/04/2010
        • Internaute 95774
          retraité

        Idem pour moi....

      • I.P
        I.P répond à pablico
        Flat4
        • Posté à 00h36 le 27/04/2010
        • Internaute 25391
          Flat4

        À 21 ans j’ai dû voter Chirac, c’était bien votre époque...

  • Tom Bombadil
    Tom Bombadil
    Je ne suis pas un hobbit
    • Posté à 12h47 le 26/04/2010
    • Internaute 9759
      Je ne suis pas un hobbit

    Ah, non, la méchanceté est seconde, le premier facteur dans tout ça, c’est l’intelligence.

    Cette phrase résume sa vie et ses échecs. Quel dommage. Il y a cru et il l’a payé cher, surtout face à Miterrand, qui rigolerait bien d’une telle exigence, lui qui savait compenser les failles de l’intelligence brute avec des sommets de ruse bien méchante. Rocard, trop intelligent, pas assez méchant. Excellente interview. Ce garçon se bonifie avec le temps, je trouve, lucide, responsable, drôle. Remarquablement intelligent, décidément. Une belle leçon.

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 13h05 le 26/04/2010
    • Internaute 29241
      Observateur.

    La leçon de Michel Rocard montre qu’ il est devenu un vieux c. après avoir bien commencé, comme les bourgeois dans la chanson de Brel. Etre un vieux c., c’ est penser qu’ il manque « un événement majeur à la jeunesse » d’ aujourd’ hui. Parce qu’ être bouté hors de la société par les plus vieux, ça n’ est pas un événement majeur pour tous ceux qui restent sur le carreau (et qui vivotent du RMI, cette invention de Rocard qui est l’ aveux d’ une impuissance à trouver du travail : abandonnez Marx pour Arendt et vous comprendrez ce que ne pas travailler veut dire). La plupart des analyses de Rocard sur le monde d’ aujourd’ hui se retrouvent dans les écrits politiques des aigris des années 1890-1930 (et même chez le détestable Dumont -l’ anti-sémitisme en moins chez Rocard- dans son analyse du capitalisme corrompu dans « la fin d’ un monde »). Au passage, Marx -premier théoricien du marché dans la suite de Ricardo- a bien été le premier à théoriser le marché mais il n’ explique pas mieux le monde d’ aujourd’ hui que Saint Augustin, sauf qu’ il décrit pertinemment l’ humain et sa nature profonde telle qu’ elle est : quoi de commun entre le capitalisme du XXème et la société analysée par Marx ? Et si Michel Rocard -qui a fait son temps- laissait sa place aux jeunes au lieu de les vilipender et de les maintenir sous RMI faute de place. Rejoindre Sarkozy pour un dernier tour de piste, c’ est salir ce que les politiques peuvent avoir de beaux : des convictions qui ne changent pas avec l’ air du temps.

    • La mouche du coche-
      La mouche du coche- répond à Albufera
      diptère
      • Posté à 13h33 le 26/04/2010
      • Internaute 45466
        diptère

      z
      z
      Votre commentaire montre que vous avez de l’avance sur M. Rocard : vous êtes un jeune c.
      z
      z

    • DeSuisse-
      DeSuisse- répond à Albufera
      Je pense donc je gêne !
      • Posté à 13h49 le 26/04/2010
      • Internaute 101756
        Je pense donc je gêne !

      Rocard vous tend le miroir de l’accomplissement d’une vie.

      Vous y voyez votre reflet d’une bêtise crasse et vieux avant l’âge.

      • Albufera
        Albufera répond à DeSuisse-
        Observateur.
        • Posté à 17h43 le 26/04/2010
        • Internaute 29241
          Observateur.

        Vous avez raison ! Il eut été beau d’ appliquer la taxe carbone -ce si bel accomplissement d’ une vie politique, au moins comparable au rapport Attali- aux propos fumeux d’ un Rocard qui se cramponne. Dire que la retraite à 60 ans était une grande conquête socialiste !

         
        • DeSuisse-
          DeSuisse- répond à Albufera
          Je pense donc je gêne !
          • Posté à 18h36 le 26/04/2010
          • Internaute 101756
            Je pense donc je gêne !

          J’espère que vous serez aussi vaillant et agile d’esprit que Rocard à son âge.... et toute sa vie.

        1 autres commentaires
    • patataboy
      patataboy répond à Albufera
      Chef de projet
      • Posté à 15h49 le 26/04/2010
      • Internaute 112554
        Chef de projet

      Wow, comparer Marx à Saint-Augustin (déjà il est bon de préciser lequel) c’est vraiment essayer de tenter une démonstration par l’absurde.

      Marx était un grand économiste avec une vision vraiment pertinente des réalités des grandes tendances économiques (et malgré la croyance populaire il disait que le chômage était une nécessité économique tant qu’il ne dépassait pas un certains seuil).

      « Rejoindre Sarkozy pour un dernier tour de piste, c’ est salir ce que les politiques peuvent avoir de beaux : des convictions qui ne changent pas avec l’ air du temps. »
      D’une part, pourquoi s’empêcher de travailler dans un gouvernement et faire ce pourquoi on a été formé, juste par bêtise partisane. C’est avec une vision telle que la votre qui consiste, quelque soit la situation, à catégoriser les personnes dans un camp politique ou dans l’autre.
      D’autre part, quels convictions ? Vous pensez qu’être socialiste et s’allier aux communistes c’est pas renier ses convictions !
      Idem pour les verts (ma grosse déception de ces élections régionales) comment faire valoir un message qui est sensé concerner la totalité des français quand on s’allie avec un bord politique.
      Le clivage droite / gauche tel qu’il est (sur des modèles datant de l’après guerre), n’apportera pas de solution mais au contraire ne fera qu’ajouter à la cacophonie générale.

      Votre naïveté me sidère.

      • Albufera
        Albufera répond à patataboy
        Observateur.
        • Posté à 17h29 le 26/04/2010
        • Internaute 29241
          Observateur.

        Pour ce qui est de la comparaison entre Marx et saint-Augustin (tous les deux publié en Pléiade) je vous renvoie à la magistrale histoire de la pensée économique de Schumpeter. Marx a effectivement été un théoricien génial de l’ économie -il a résolu un certain nombre de problèmes -de son temps ! - notamment l’ explication du passage de la valeur au prix via le marché (Ricardo butait sur la question et Smith l’ ignorait) Mais il est encore et reste surtout un grand sociologue (et même psychologue de la nature humaine) : le concept de superstructure a gardé toute sa pertinence dans ses avartars contemporains. On peut faire tout dire à Marx -en remarquant tout de même que sa théorie de la baisse tendancielle du taux de profit est plutôt infirmé par les résultats des grands groupes quasi-monopolistiques- Il me semble tout de même difficile de prétendre que Marx a théorisé ce qui n’ existait pas à son époque (je pense essentiellement à la financiarisation de l’ économie et au rôle de la monnaie dont les principaux instruments étaient inexistant au XIXème et explique notre situation avec une économie réelle totalement déconnectée de la sphère financière). Il y a d’ autre part une grande confusion entre les implications sociales et politiques d’ une théorie et sa validité : on a beau ne pas être d’ accord avec la théorie des équilibres (et la recherche d’ optimums) et même ne pas la souhaiter, nous sommes bien obligés de reconnaître que la concurrence pure et parfaite est presque devenue une réalité (cauchemardesque !) avec la transparence des marchés, aussi bien avec le commerce électronique en ligne que dans les salles des marchés. Même dans ses pires cauchemars, Marx n’ a pas imaginé ce monde orwellien décrit et souhaité par Walras et consorts. Quant aux convictions politiques qui changent -avez vous lu Barès ? - je vous incite à vous reporter à des périodes politiques sombres -en France et ailleurs- aux écrits déliquescents au début du siècle dernier : ce n’ est pas par hasard que Sternhell -que j’ ai eu la naïveté de lire en m’ intéresant de près à cette période- a sous-titré son étude qui a fait date sur l’ origine du fscisme en France... ni droite, ni gauche. Même s’ il est plus séduisant d’ écouter les belles histoires de Rocard...

    • Shevek
      Shevek répond à Albufera
      petit jedi bondissant
      • Posté à 16h09 le 26/04/2010
      • Internaute 54224
        petit jedi bondissant

      Plutôt d’accord avec vous, n’oublions pas que Rocard est un des architecte de la libéralisation du PS, du passage du socialisme à la social-démocratie qu’il admire tant ;

      il a beau jeu de jouer les rebelles aujourd’hui, de parler populo pour faire décoincé, il restera un symbole de la technocratie toute puissante, et un excellent précurseur du politique possédé par l’économisme.

      Tu parles d’un révolutionnaire, mais enfin souvenez-bous des discours de renoncement de ce type dans les années 80/90bon sang, ! au lieu de vous extasier devant son plan com’ de vieux roublard.

      Par ailleurs, bosser pour Sarko tout en se faisant passer pour un électron libre, c’est quand même le comble. Effectivement, il va bien avec Cohn Bendit...

      Autre point sur l’article : 6 fautes flagrantes d’orthographe, c’est de l’incompétence de base...

      • patataboy
        patataboy répond à Shevek
        Chef de projet
        • Posté à 09h31 le 27/04/2010
        • Internaute 112554
          Chef de projet

        « Autre point sur l’article : 6 fautes flagrantes d’orthographe, c’est de l’incompétence de base... »

        Je sais que votre réponse ne s’adressait pas à moi mais je ne vois pas comment faire des fautes d’orthographes sois un signe d’incompétences. Chacun à ses points forts et ses points faibles, mais je suis étonné qu’ici, et pas que par vous-même, on juge les réponses des intervenants sur leur orthographe.
        D’une il se peut fort que cette personne excelle dans d’autres matières pour lesquelles vous n’avez aucune compétences.
        D’autre part, il n’est pas certains que la langue maternelle de cette personne, tout comme moi, ne sois pas le français.

        Donc par pitié, plutôt que de conspuer les fautes d’orthographes, merci de les corriger en les citant (ça ferait du bien à tout le monde je pense), conspuez plutôt les erreurs d’analyses et alimentez le débat.

         
        • Shevek
          Shevek répond à patataboy
          petit jedi bondissant
          • Posté à 18h34 le 27/04/2010
          • Internaute 54224
            petit jedi bondissant

          désolé, mais pour moi, (je m’adressai à l’auteur de l’article, ou de l’interview), la qualité de l’orthographe fait VRAIMENT partie des compétences nécessaires au métier de journaliste, pigiste, transcripteur d’entretien, bref on est dans un métier de l’écrit, on fait pas de faute, zut ! Par ailleurs, il ne me vient pas à l’idée de juger une COMMENTAIRE sur son orthographe, cela n’a effectivement rien à voir avec la qualité d’une analyse par exemple.

          Bien à vous

          • patataboy
            patataboy répond à Shevek
            Chef de projet
            • Posté à 15h49 le 28/04/2010
            • Internaute 112554
              Chef de projet

            Il a pas fait F7 ...

            Plus sérieusement, la plupart des documents des pigistes ou journalistes passent entre les mains des correcteurs, donc bon nombre d’entre-eux font et feront toujours des fautes.
            Ce n’est pas excusable mais c’est une déviation qu’à pris l’ensemble de la profession.

    • Scotian
      Scotian répond à Albufera
      • Posté à 19h10 le 26/04/2010
      • Internaute 71808

      « Et si Michel Rocard -qui a fait son temps- laissait sa place aux jeunes au lieu de les vilipender et de les maintenir sous RMI faute de place Et si Michel Rocard -qui a fait son temps- laissait sa place aux jeunes au lieu de les vilipender et de les maintenir sous RMI faute de place »

      Ca fait bien longtemps qu’il a laissé sa place, Rocard. Et il est même le premier à considérer qu’il a fait son temps (« Aujourd’hui, je suis plus tranquille, peinard. Je ne suis qu’un vieux monsieur qui n’a plus envie d’emmerder personne »).Et puis, relisez l’article, je ne vois pas en quoi il vilipende les jeunes. Ou alors, vous êtes très susceptibles...

      Sans compter que, sans Rocard, il n’y aurait même pas le RMI.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 13h15 le 26/04/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « La politique vous fait chier, vous ne vous intéressez qu’à nos bévues mais soyez les bienvenus, démarrons cet interview et surtout ne perdez rien de cette notation ».

    Grand Dieu, l’homme est toujours de Gauche, même s’il avoue lui-même que le parti auquel il appartient n’est guère très en forme à présent, et le déçoit un peu.

    - Il lui reste probablement le goût amer des échecs de toutes ses tentatives d’accéder au pouvoir suprême, auquel cas il aurait fait ce que personne n’a réussi à faire :
    Faire de la France un pays digne, où tous les hommes seraient enfin heureux . !

    Mais lorsqu’il dit :
    ...▼...
     » Nous sommes dans une crise et elle n’est pas traitée alors que 25% de la population est au chômage ou précaire. C’est criminel et dangereux ».

    Nous sommes forcés d’admettre qu’il a raison, même si nous ne savont pas si ce qui l’inquiète le plus, est le caractère « criminel » ou le caractère « dangereux “ de la situation actuelle.... Car de toute évidence, cela ne pourra continuer ainsi bien longtemps !

  • sarahappy
    • Posté à 13h20 le 26/04/2010
    • Internaute 9117

    ce vieux, senile, has-been et absenteiste (il était à son poste d’élu européen moins que 20% du temps mais payé 100% + les frais) était POUR l’invasion d’Irak. POUR les guerres Afghanistan, Irak, Koweit. dommage. encore un qui aurait du s’arreter quand il méritait encore le respect (après Nouvelle Calédonie). il a inventé la partie cache-cache de la debt de la France « visible » - cacher moi ce debt que l’europe ne saurait voir (sinon pas de france en europe) en inventat le csg (planquer le debt de la secu et autres debts, donner des sommes astronomiques d’interets aux banquiers amis et permettre la france de participer à la farce qu’est la véritable europe).

  • JIEM 92
    • Posté à 13h30 le 26/04/2010
    • Internaute 30614

    Bonjour,
    Cet ancien du PSU ne tient plus la route.
    Pas étonnant que Sarkozy l’apprécie.
    Passons notre chemin.

  • Socio79
    Socio79
    Gngngngn
    • Posté à 13h32 le 26/04/2010
    • Internaute 111903
      Gngngngn

    Saint-Brieux, Heraut...
    N’en jetez plus... Ils n’ont pas de correcteur informatique les mecs qui ont interviewé Rocard ?
    Qu’il y ai des tonnes de fautes dans les commentaires passe encore (moi même...), dans les articles, sur des trucs aussi énormes que des noms de villes ou de département, ca fait franchement désordre.
    La précarisation du monde de la presse pour à virer les correcteurs, on voit le fabuleux résultat...

    • getzo-
      getzo- répond à Socio79
      Bukowski, Jazz et Werder Bremen
      • Posté à 14h53 le 26/04/2010
      • Internaute 78744
        Bukowski, Jazz et Werder Bremen

      j’hésite entre :

      « Journal d’un vieux dégueulasse », « Le ragoût de “l’octogénaire” “, ‘Au sud de nulle part’, ‘Souvenirs d’un pas grand chose’ ou ‘Les jours s’en vont comme des chevaux sauvages dans les collines...’

      Mister Rocard roi de la lose-attitude ‘made in France’ !

      L’accusation portée contre Milton Friedman est celle d’un philistin qui n’a jamais rien compris à l’économie !

      ‘Capitalisme et liberté’ (1962) est l’un des meilleurs bouquins d’économie du siècle dernier.

      Voilà ce qu’il écrivait au début des années 1970 :

      ‘La Fed est largement responsable de [l’ampleur de la crise de 1929]. Au lieu d’user de son pouvoir pour compenser la crise, elle réduisit d’un tiers la masse monétaire entre 1929 et 1933… Loin d’être un échec du système de libre entreprise, la crise a été un échec tragique de l’État. ’

      — Milton Friedman, Two lucky people : Memoirs

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 13h37 le 26/04/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    L’interview est brillant, le discours est pédagogique quoique un peu artificiellement rajeuni.
    Rocard est tel qu’on le connait : un peu las de la politique, mais ravigoté à chaque fois qu’on lui fait parler de lui-même... ce qui redonne un coup de fouet à cet échange.
    (je note à ce sujet l’habileté des intervieweurs).

    Mais lorsqu’on s’applique à écrire un roman, ça n’aide ni l’inspiration ni l’originalité de lire le roman précédent.

    Passons à autre chose. Soyons méchants.

  • HighwayChild
    HighwayChild
    Guitariste
    • Posté à 13h41 le 26/04/2010
    • Internaute 107732
      Guitariste

    « J’ai le scandale de la déportation dans la tête et j’apprends que Adolf Hitler est un élu du suffrage universel. Si on laisse faire de la politique à n’importe qui, c’est dangereux. ».....la preuve 65 ans apres on en a pas tirer la lecon en France

  • Pile_ou_Face
    Pile_ou_Face
    Baby Alone in Babylone
    • Posté à 13h42 le 26/04/2010
    • Internaute 99721
      Baby Alone in Babylone

    un homme remarquable de pertinence et d’impertinence

  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 13h42 le 26/04/2010
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    Le type annonce que friedman est un con, là, tout est dit. Merci Mr Rocard.

  • sunra7
    • Posté à 13h46 le 26/04/2010
    • Internaute 30836

    « Le problème est que la crise actuelle est une crise de la science économique. Le collectif mondial d’universitaires -300 ou 400 000 personnes- s’est laissé intoxiqué par des affirmations des monétaristes selon lesquels le marché dérégulé s’auto-équilibre. La beauté de leur démonstration mathématique était totale.
    Or, le marché ne s’équilibre pas ! »

    Je déteste Michel Rocard politiquement mais je l’apprécie d’un point de vue..intellectuelle pour son intelligence, tellement plus réelle que celle d’un Fabius.
    Cependant, qu’il arrête prendre les gens pour des amnésiques.Il est gentil le Rocky, on aimerait bien savoir comment se fait-il que si il était anti-monétariste qu’il ait appelé à voter pour Maastricht et le TCE qui en sont si empreints de monétarisme ?

  • panik
    • Posté à 13h49 le 26/04/2010
    • Internaute 19428

    « J’ai grandi dans un univers scientifique qui m’a intimidé au point de me faire vite comprendre que je n’étais pas doué pour ça et que donc il fallait que j’aille chercher mon destin ailleurs. Ce que j’ai fait.
    [...]
    La beauté de leur démonstration mathématique était totale. »

    Sauf que la démonstration de Milton Friedman n’était absolument pas mathématique, mais plutôt mafieuse, et fondée sur la « réussite » du laboratoire pinochetiste avec l’aide des Chicago Boys.

    Michel Rocard n’est ni le seul, ni le dernier à s’être illusionné (ou avoir feint de s’illusionner) sur la main invisible du marché dans la poche du salarié.... et trente ans après, il se vautre derechef dans l’écologisme illusionniste de Sarkozy, avec la même conviction gouailleuse de Grand Sage.

    Ça suffit, Monsieur, il faut partir, vous ne pouvez pas rester là, vous gênez la circulation... Non Monsieur, les jeunes Turcs de la Banque Mondiale ne sont pas en route pour la Révolution Orange, il sont en train de moraliser la capitalisme avec Jean Daniel, autour d’un bon saladier de caviar...

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 13h51 le 26/04/2010
    • Internaute 55044
      trouveur

    « Plus généralement, le métier est devenue une chienlit. Désormais, rares sont les honnêtes gens qui pantouflent en politique. On n’y trouve plus que des gens qui choisissent cette carrière que pour compenser leurs échecs professionnels. Prenez ça comme vous voulez. »

    Exactement, nous avons une classe de politiciens - ne recherchant que leurs petites ambitions personnelles - incompétents sur la vraie vie humaine, sociale, et professionnelle.

    Très peu ont une expérience professionnelle prouvant leurs talents dans la création d’entreprise, l’innovation technologique, le développement industriel, la création d’emplois par la production. Très peu d’ingénieurs, de scientifiques ayant travaillé dans l’environnement, la biologie, l’écologie, l’énergie, la robotique, l’informatique, les nouveaux matériaux, l’électronique, l’imagerie.
    Et beaucoup, beaucoup d’obscurantismes, d’idées préconçues, de références à l’histoire, au passé, aux simplifications, aux théories fumeuses. Parfois de beaux parleurs. Jamais de réalisateurs.

  • tooms4444
    tooms4444
    p'tit con
    • Posté à 10h48 le 27/04/2010
    • Internaute 41634
      p'tit con

    « Vous, les journalistes, vous ne rendez plus compte de cette complexité. Oui, mon bon monsieur. »
    Mélenchon n’a qu’à bien s’tenir !

    Plus sérieusement, ça serait bien que vous relisiez votre travail un tout petit peu... le nombre de mots qu’il manque !
    PS : que Rocard n’ait pas prononcé, peut-être (on connait sa marionette), certains mots de liaison ne vous dispense pas d’un certain travail de mise en forme... ou alors le journalisme a effectivement bien changé.

  • Comment peut on être Persan
    Comment peut on être Persan
    Salut les grincheux
    • Posté à 14h07 le 26/04/2010
    • Internaute 110207
      Salut les grincheux

    J’aime bien ce type. J’ai toujours bien aimé son franc parler. Un socialiste qui n’est pas un virtuose de la langue de bois. L’anti Aubry & co. C’est ce qui me l’a toujours rendu sympathique.

    Et puis un gars qui dit que la politique est : « un métier polyvalent et peu cultivé » mérite de la considération. A comparer au gloubi goulba du projet de politique du Care et du Bien être générationnel.

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 14h19 le 26/04/2010
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Cool Rocard... Pas une saillie contre Mitterrand, la classe... ! !

  • Tonton Murphy
    Tonton Murphy
    témoin dilettante
    • Posté à 14h27 le 26/04/2010
    • Internaute 90161
      témoin dilettante

    Bel article, Belle tranche de vie, et beaucoup d’admiration pour quelqu’un qui a toujours des idéaux et des principes.
    Son seul défaut est d’avoir été trop intelligent, trop sur « le fond » et du coup pas assez sur « la forme » , ce qui aurait pu lui permettre de mieux passer auprés des « électeurs en vacances d’esprit » de TF1 et d’éviter les croches-pied de ses petits camarades (un peu comme Juppé en somme, sauf que ce dernier n’a pas encore compris qu’il était grillé).

    Quand M. Rocard parle des jeunes, il englobe au moin deux générations d’électeurs : les ados des années 80 et ceux des années 90. Pour celle des années 80, dont je fais partie, les évènements marquants ne furent certes pas aussi traumatisants qu’une guerre d’Algérie ou qu’un retour de déportation, mais la plupart des évènements fondateurs cités par M. Rocard sont des évènements porteurs d’espoirs : libération de l’europe, « libération » de l’Algérie du joug colonialiste, libération de l’échelle sociale et des salaires en 68, libération culturelle de la jeunesse et j’ajouterai libération sexuelle. A chaque fois l’espoir !

    L’espoir que nous, ados des années 80, avons connu avec la chute du mur de Berlin et les grandes mobilisations anti-racistes, anti -misère (Coluche es ses restos), et anti-sélection par l’argent (Devaquet - Pasqua - Chirac).
    Mais à la différence de nos glorieux ainés, nous avons mis très peu de temps à apprendre la déception, le découragement, quand d’un coté nous nous faisions traiter de « sidéens mentaux », que Coluche, Balavoine et autres « figures » (pour les ados que nous étions) mourraient, et que de l’autre coté, les déçus de la gauche nous expliquaient que la révolution, ils l’avaient déjà faite, que ça ne servait à rien, tandis que la chute du mur et la construction de l’Europe ne se faisait que sur des critères économiques chers à Mme Thatcher et à M Reagan. Ajouter à cela le chomage de masse et le Sida, et vous comprendrez pourquoi les gens de ma génération ont jugé plus sage de cultiver leur jardin, laissant la place à des hommes politiques ayant pour objectif une carrière et un enrichissement personnels à défaut d’avoir des convictions et des idéaux.

    A circonstances exceptionnelles, hommes providentiels.
    Bien que je ne sois ni cyniqe, ni désabusé, je ne pense pas que vous arriverez à me convaincre que la France de ces trentes dernières années ait eu quoi que ce soit d’exceptionnel.

  • Léo01
    Léo01
    étudiant
    • Posté à 14h30 le 26/04/2010
    • Internaute 76182
      étudiant

    On peut se demander à quoi aurait ressemblé l’histoire récente, s’il avait été choisi à la place de Mitterrand en 1981.

    Sans doute la Ve offrirait-elle un visage plus moderne aujourd’hui.

  • Noureka
    Noureka
    Etudiante
    • Posté à 14h50 le 26/04/2010
    • Internaute 111635
      Etudiante

    En tant que jeune, petite remarque sur sa conception des jeunes.

    Le milieu étudiant est révolté, depuis de nombreuses années. Il y a eu des grève énormes. Celle de l’an dernier a duré bien plus longtemps que mai 68, puisqu’elle a commencé en février pour se terminer en juin, au moment des examens, qui ont tout cassé.

    Les administrations des universités ont fait pression sur les enseignants à ce moment là, et, devoir réviser pour avoir son année sinon on ne touche plus sa bourse, nécessaire pour pouvoir vivre et manger, bah ça casse un mouvement.

    Et ça, les médias n’en ont pas parlé, à aucun moment. La jeunesse, conteste, a des combats, mais qui ne sont pas relayés.

    Elle s’y prend sans doute mal et il y a une part de gauchos, d’anarchistes et d’extrémistes en lesquels ne se retrouvaient pas la majorité des étudiants, bientôt dégoutés par cette attitude, qui ont également fait leur lot de dégâts, en allant parfois jusqu’à prôner la guerre civile ou en refusant la participation de la presse à certaines assemblées générales par manque de confiance envers cette dernière « les journalistes c’est tous des vendus » et j’en passe.

    Donc oui, voir que son combat est passé totalement ou presque sous silence, que la violence policière (très réelle à Strasbourg, il y a eu des blessés lors de manifestations) et les interpellations à outrance, suivis parfois de comparution immédiate, ne sont repris nulle part si ce n’est une petite vidéo dans la télévision locale, malgré un site national et j’en passe, ça casse, ça blase, ça fait qu’on y croit plus, qu’on est désabusés, qu’on se croit en plein univers kafkaïen, où l’on aura beau faire, hurler, personne n’écoutera.

    On devient pessimiste, et il y a de quoi.

    Je ne suis pas une militante, je n’adhère à aucun parti politique et ne fais pas partie des fortes têtes ou quoi que ce soit de l’ancien mouvement. Juste une étudiante parmi tant d’autre qui a suivi les grèves, qui a participé à quelques manifestations pour faire acte de présence et qui a vu les choses se dérouler.

    • Yago
      Yago répond à Noureka
      • Posté à 20h08 le 26/04/2010
      • Internaute 30043

      Noureka, sans insulter votre sincérité et sans caricature, il me semble que l’analogie est impossible.
      En 1968, des étudiants promis à un bel avenir manifestaient auprès des ouvriers pour opérer un changement de société profond.
      En 2009, des étudiants précaires promis à des voies de garages manifestaient pour le maintien de dépenses publiques auprès d’une université déjà à l’agonie.

      « Des sous », contre « Il est interdit d’interdire ». Il faut reconnaître que c’est pas le même élan, pas le même projet, pas la même portée.

      Je pense être de la même génération que vous.
      Arrêtons d’idéaliser ou de complexer devant 68. C’est exactement ce cette génération veut pour garder le pouvoir et masquer l« étendue de sa propre impuissance.

      • Noureka
        Noureka répond à Yago
        Etudiante
        • Posté à 23h12 le 26/04/2010
        • Internaute 111635
          Etudiante

        Je n’idéalise ni ne complexe.

        Cependant, ces luttes n’ont absolument pas (ou très peu) été relayées par les médias, c’est un fait, alors qu’elles furent très dures.

        Cela a du contribuer à les casser, étant donné que l’opinion publique, mal voire pas du tout informée de ce mouvement, ne l’a du coup pas soutenu.

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