enquete 22/04/2010 à 13h39

Violences, trafics, menaces : les coulisses de la CGT du Livre

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89



Exemplaires du quotidien gratuit Metro répandus sur la route par le syndicat du Livre en 2002 (Charles Platiau/Reuters)

Deuxième jour de non-parution pour les quotidiens nationaux : entamée mardi par deux composantes du syndicat CGT du Livre qui protestent contre le refus du syndicat (patronal) de la presse quotidienne nationale d’augmenter les salaires, la grève a été reconduite mercredi soir par les seuls « durs » du SGLCE, majoritaire aux messageries Presstalis. Retour sur les méthodes passées et présentes du syndicat du Livre, connu pour être un adepte de la négociation musclée.

(De nos archives) Mercredi matin, aux aurores, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées devant le siège des Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP), le groupe qui assure la distribution des quotidiens, dans le XIIe arrondissement de la capitale.

Certaines étaient casquées ou encagoulées et brandissaient des masses.

Ces ouvriers, membres du Syndicat général du Livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT) qui proteste contre un plan de modernisation plutôt avantageux, entendaient entrer à l’intérieur du bâtiment.

L’un d’eux, qui travaille au service maintenance du Journal officiel, a donc tenté de fracturer la porte en verre à coup de masse. Il a été interpellé par les CRS présents et a passé la journée en garde à vue.

« Vous voulez réécrire “Les Protocoles des Sages de Sion” »

Une telle action est dans la tradition du syndicat du Livre, communément surnommé « la bête noire des patrons de presse ». Ces derniers ne se sont pas pressés pour répondre aux questions de Rue89.

Certes, Laurent Joffrin (PDG de Libération) ou Nicolas Beytout (patron des Echos) dénoncent leurs méthodes -le premier a évoqué le jeudi 30 octovre 2008 sur France Inter des menaces physiques constantes, le second l’avait fait en juin lors d’une précédente grève.

Mais beaucoup d’autres se taisent : très susceptible, le Livre peut bloquer la parution de leurs journaux et leur faire perdre des millions d’euros.

« Off the record » cependant, des patrons se répandent sur des méthodes qu’ils jugent « mafieuses », voire « terroristes ».

Il y a un an, alors que j’enquêtais sur une censure ordonnée par la direction du Progrès par peur de la réaction du syndicat, j’avais joint un chargé de communication du Livre.

Avec une violence inouïe, cet homme m’avait accusé de « vouloir réécrire les Protocoles des Sages de Sion “, m’avait traité d’‘antisémite’... alors que le sujet n’avait évidemment rien à voir avec le judaïsme et que, surtout, son syndicat n’était pas en cause dans la censure...

Un ancien patron : ‘Très aimables, très policés, jamais violents’

Mais tous les ouvriers du Livre ne sont pas si énervés. Ancien numéro 2 de l’imprimerie du Figaro puis patron de celle du Monde jusqu’en 2004, Jean-Pierre Guérin assure qu’ils ont toujours été ‘très aimables, très policés, jamais violents’ avec lui :

‘Ce que je retiens surtout, c’est l’impression de ne pas avoir été le patron chez moi. Quand, dans une imprimerie, on est 10 sur 300 à ne pas avoir sa carte du syndicat, il faut tout négocier.’

Selon Guérin, qui est aujourd’hui l’un des dirigeants du Syndicat de la presse quotidienne nationale, la période violente du Livre est en grande partie révolue. ‘D’ailleurs, on ne peut plus parler du’ Livre. Il y en a qui ont évolué, comme le Syndicat des imprimeries parisiennes. D’autres continuent comme avant, et c’est le cas du SGLCE.”

Dans le conflit les NMMP, les positions de ce dernier (seul syndicat représenté chez les ouvriers de la presse parisienne et des NMPP) ne sont d’ailleurs pas suivies par sa fédération, la Filpac-CGT.

5 000 armes et leurs munitions planquées aux NMPP

Avant, les ouvriers du Livre pouvaient cacher des armes, détourner du papier par tonnes pour l’envoyer aux camarades cubains ou se battre à coups de battes de base-ball. “J’en ai déjà vu manier la batte, mais entre eux, des gens du service départ contre les rotativistes”, relate Jean-Pierre Guérin.

Fin 1991, le patron du syndicat du Livre de l’époque, Roger Lancry, appelle un des dirigeants des NMPP et lui annonce une curieuse nouvelle :

“On vient de me dire que vous détenez dans vos locaux un stock d’armes.”

Pas moins de 5 000 armes dormaient dans un entrepôt des NMPP : fusils, carabines, armes de guerre et munitions ad hoc, toutes issues de la faillite de Manufrance dix ans plus tôt, et stockées là par des ouvriers CGT. Elles n’avaient pas été vendues pour soutenir les ouvriers licenciés, comme dans le cas des montres de Lip.

Alors pourquoi ? “Les ouvriers ont considéré les NMPP comme l’entreprise la plus sûre de France, car ils y ont entreposé des matériels d’un intérêt stratégique, voire révolutionnaire”, croit savoir Emmanuel Schwartzenberg, qui relate cette histoire dans son Livre “Spécial Dernière” (Calmann-Lévy, 2007).

Finalement, le gouvernement a négocié avec la CGT la remise de tout le stock d’armes contre l’impunité des auteurs. Discrètement transportées par des gendarmes, on les a retrouvées un beau matin dans un champ d’Eure-et-Loir.

Du papier détourné pour le camarade Fidel

Pour Marc Norguez, actuel secrétaire général du SGLCE, ce matériel avait été stocké là pour “récupérer un pécule”. “D’ailleurs, il y avait aussi des vélos”, rappelle-t-il.

A la fin des années 80, c’est un trafic de bobines de papier qui est découvert.

Chaque mois, 200 tonnes de papier étaient expédiées vers Cuba pour imprimer le journal Granma.

Selon Schwartzenberg, “les imprimeries de tous les quotidiens nationaux” étaient concernées, et Castro lui-même traitait avec les ouvriers du Livre.

Robert Hersant, le “papivore”, propriétaire notamment du Figaro, a préféré étouffer l’affaire plutôt que d’affronter une grève.

Pour cette raison, jamais les éditeurs n’ont osé porter plainte contre le Livre. Ils l’ont fait une fois, mais pas directement contre le syndicat, en 2003, quand un trafic de journaux a été découvert.

Chaque jour pendant plusieurs années, entre 500 et 2 000 exemplaires de quotidiens étaient détournés par certains ouvriers et vendus par des kiosquiers.

Préjudice estimé : 3 millions d’euros par an.

Des brebis galeuses du Livre étaient complices des trafiquants. Le syndicat s’est totalement désolidarisé des agissements de ces ouvriers, dont “un adhérent” ; qui a été licencié, selon Marc Norguez.

2002 : des courses poursuites sur l’autoroute

La récupération des plaques d’imprimerie offset, en revanche, est tacitement allouée au syndicat par les patrons de journaux, sauf ceux du groupe Amaury (Le Parisien, L’Equipe). Ces plaques de métal peuvent se revendre, et rapporter jusqu’à 100 000 euros par an, en fonction des cours des métaux qui les composent.

Le trafic de la “gâche” (les rebuts) du papier peut représenter, par quotidien, environ 500 000 euros par an.

Là aussi, parfois avec l’accord des patrons, le Livre serait impliqué.

Voilà pour la routine. En cas de conflit, c’est moins paisible.

Au moment de l’arrivée en France des premiers gratuits, en 2002-2003, les ouvriers ont donné le coup de poing, selon les patrons des groupes concernés. Metro se plaignait de colporteurs agressés. Frédéric Filloux, qui dirigeait à l’époque la rédaction de 20 Minutes, raconte que son groupe avait donné pour consigne aux colporteurs de “ne pas résister” :

“C’était trop dangereux, on en a eu qui se sont fait poursuivre sur l’autoroute par des voitures qui leur faisaient des queues de poisson. Ce qui m’a marqué, c’est ce jour de 2002 où ils ont répandu place de la Nation 600 000 exemplaires volés aux distributeurs.

Je me souviens de l’un d’eux disant aux CRS de ne pas intervenir, car il était en ligne avec le ministère de l’Intérieur. Il leur disait que s’ils intervenaient, Le Monde ne paraîtrait pas l’après-midi. Quelques minutes plus tard, j’ai entendu l’ordre d’annuler l’intervention dans un talkie-walkie de CRS.”

“Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage”

Pour Marc Norguez, absolument tout ce qui est relaté ci-dessus est faux.

Les hommes encagoulés devant les NMPP ?

“Il faisait froid ce matin-là. Il y a eu une vitre cassée, mais si on avait été si méchants et déterminés, on serait entrés.”

Leur entrée mouvementée au siège de Lagardère, cette semaine ?

“On a peut-être mis un coup d’épaule, on a des gars un peu costauds.”

La guerre des gratuits ?

“Il n’y a eu aucune plainte de déposée.”

Les trafics ?

“Il y a des indélicats dans toutes les professions.”

Selon le syndicaliste, cette “psychose” autour du Livre n’a qu’une origine : “Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage. Ce qu’on gagne, on le mérite et on veut pouvoir le garder.”

D’après Emmanuel Schwartzenberg, un rotativiste perçoit environ 4 500 euros bruts par mois pour 32h30 de travail hebdomadaire (nocturne).

“Laurent Joffrin ferait mieux de faire un bon journal plutôt que de chercher des boucs émissaires”, poursuit Marc Norguez, qui rappelle que la diffusion des quotidiens est déficitaire, et couverte par celle des magazines. “Nous traiter de terroristes, c’est diffamatoire. Mais on ne le poursuivra pas, ça ne fait pas partie de nos méthodes.”

► Article initialement publié le 01/11/2008

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 13h07 le 01/11/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    le syndicat du livre ouvert, ou le syndicat du livre fermé ? ?

    • GGGG
      GGGG répond à pablico
      (r)
      • Posté à 20h10 le 01/11/2008
      • Internaute 49060
        (r)

      Les trois mon général

  • kassis01
    • Posté à 20h47 le 01/11/2008
    • Internaute 24687

    Entendu cette semaine sur France Info. Un journaliste (sic) interroge le directeur des NMPP (Pfimlin).
    « Un ouvrier du livre CGT qui gagne 45000 € par mois, vous trouvez ça normal vous ? »

    Et, vous que pensez-vous des journalistes (sic) de France Info ?

  • elmanol93
    • Posté à 15h24 le 22/04/2010
    • Internaute 31108

    oui… Libération tapait hier sur la CGT sur une double page aussi. C’est à la mode depuis 30 ans de cogner sur les représentations salariales.

    Je trouve intéressant ce papier, bien qu’un peu partisant.

    Il y aurait beaucoup à dire sur tous les syndicats d’ailleurs, et sur les partis.

    Mais, à quand un papier :
    Enquête
    Violences, trafics, menaces : les coulisses du patronat français.

    je peu apporter pas mal de témoignages, et je ne suis pas le seul, à un journaliste de Rue89. Si ce dernier est trop jeune pour ne pas l’avoir déjà vécu…

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 11h51 le 01/11/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    La seule question qui me vient à l’esprit :

    c’est pourquoi sont-ils les seuls vraiment virulents de la CGT ?
    Que font les autres ?
    Y en a marre des revendications uniquement corporatistes !

    Lien

    • Désinscrit le 19 avril
      • Posté à 12h13 le 01/11/2008
      • Internaute 39070

      Avec la crise actuelle il faut se souder les coudes ! ! ! Bien vu ! Lien

    • michel 13
      michel 13 répond à skalpa
      • Posté à 12h29 le 01/11/2008
      • Internaute 49378

      Excellent, tous ensemble le même jour c’est la base incontournable pour avoir une chance de succès. Y’en a marre de ces luttes éparpillées qui ne sont souvent qu’une démonstration de faiblesse du mouvement social. Les organisations syndicales ont surtout peur d’être débordés par la base et de ne plus être « moteur des luttes. Seule la rue peut amener un vrai changement.

    • JJ Reboux outrageur de poulets
      • Posté à 12h51 le 01/11/2008
      • Internaute 41591

      En voilà une idée qu’elle est bonne, Skalpa !
      Reste à trouver une date… Le Codedo (Collectif pour une dépénalisation du délit d’outrage) a décidé d’organiser une grande journée nationale contre l’outrage : le 23 février 2009 (anniversaire du célèbre déraillement présidentiel). Comme on n’est pas vraiment des militants aguerris (même si nous sommes très décidés), on est évidemment preneurs de toute sorte d’idées, suggestions, propositions.
      Je rappelle ici la phrase de Noam Chomsky : « Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu’ils peuvent provoquer des changements », placée en exergue de notre site :
      Lien

      • michel 13
        • Posté à 13h49 le 01/11/2008
        • Internaute 49378

        Si la phrase de Noam Chomsky est juste, elle me semble incomplète car d’autres (je pense aux secrétaires des grands syndicats) ne tiennent pas à ce que les gens prennent conscience de la force qu’ils représentent s’ils se mettent tous à pousser dans le même sens. Pour trop de responsables c’est le réformisme qui doit primer sur la force représentée par la rue, autrement dit « il faut accepter ce que le patronat veut bien donner ». Et si on leur montrait le contraire !

      • skalpa
        skalpa répond à JJ Reboux outrageur de poulets
        actif et militant ?
        • Posté à 14h41 le 01/11/2008
        • Internaute 7181
          actif et militant ?

        Y a bien le CNR qui appelle à une grève à partir du 10 novembre, mais j’y crois pas trop, à part à quelques endroits de la toile y’a peu d’ échos

        Lien

         
        • michel 13
          michel 13 répond à skalpa
          • Posté à 16h55 le 01/11/2008
          • Internaute 49378

          Chaque O.S. veut avoir l’intiative de la journée d’action et de la revendication montrant ainsi aux autres qu’il ne fait pas de « suivisme ». L’unité d’action n’est pas pour demain et je crains que la proposition du CNR fasse un bide.
          Tant que la base ne décidera pas une action unitaire, il y aura éparpillement des luttes. Et la classe politique applaudit !

        1 autres commentaires
      • baboune
        baboune répond à JJ Reboux outrageur de poulets
        contemplatif
        • Posté à 19h14 le 22/04/2010
        • Internaute 80478
          contemplatif

        Excellent, on enlève ceux qui sont au pouvoir, et on les remplace par d’autres, en passant on partage aussi les richesses, mais uniquement de ceux qui on plus que nous............

    • Anastaze
      Anastaze répond à skalpa
      inconsolable
      • Posté à 07h14 le 02/11/2008
      • Internaute 53186
        inconsolable

      Si ça pouvait se faire entre « la journée du fromage » (8 avril) et « la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur » (23 avril), ça m’arrangerait bien.

      Lien.

    • punky
      punky répond à skalpa
      ni jah ni maitre
      • Posté à 23h37 le 02/11/2008
      • Internaute 47624
        ni jah ni maitre

      Skalpa jsuis une grosse truf avec internouille ! ! ! !
      Comment fais tu pour incerer des images sur 89 ? ? ? ?
      Au passage ,j’adore tes illustrations ! ! !

      • Sakae Osugi
        Sakae Osugi répond à punky
        abstentionniste réfractaire
        • Posté à 17h57 le 22/04/2010
        • Internaute 101522
          abstentionniste réfractaire

        Lien

        tu vas sur parcourir,tu chopes ton image sur ton ordi,tu cliques sur valider,ensuite tu fais un copier coller du lien « afficher sur blog/site,celui qu’est tout en bas et le tour est joué.

  • kawouede
    • Posté à 11h53 le 01/11/2008
    • Internaute 27995

    Reportage intéressant, mais attention de ne pas voir ces faits avec le point de vue de 2008

    Cuba, Manufrance, Lip : des combats des années 1970 donc une période où il n’y avait pas que Rouillan à croire à l’action directe et à la possibilité d’une guerre civile. On peut condamner la violence, mais garder conscience des conditions de l’époque.

    Mai 68 a bien été un moment de possible insurrection et ça a laissé des traces pendant des années...

    • Numerosix
      Numerosix répond à kawouede
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 12h06 le 01/11/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Oui , maintenant , on fait des manif’s clownesques très gentilles et très colorées avec des ballons ,des chansons niaises, des enfants dans des poussettes, des manifestants qui branlent tous leurs portables chacun dans son coin et des déguisements et des slogans très fun pour avoir des images amusantes aux 20H ...
      Et le gouvernement rigole bien...

      • mechante langue
        • Posté à 12h16 le 01/11/2008
        • Internaute 28480

        Tiens un vieux nostalgique qui prone la lutte armée

         
        • Numerosix
          Numerosix répond à mechante langue
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 12h29 le 01/11/2008
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Je constate juste que les clowneries de marches ne marchent pas du tout .
          Vous prônez quoi vous, au juste, l’ Auguste ?

        • JJ Reboux outrageur de poulets
          • Posté à 12h53 le 01/11/2008
          • Internaute 41591

          Magnifique alexandrin, Méchante langue !

        2 autres commentaires
      • picouick
        picouick répond à Numerosix
        no pasaran ... joder ! pues (...)
        • Posté à 12h33 le 01/11/2008
        • Internaute 28660
          no pasaran ... joder ! pues (...)

        tout à fait d’accord avec toi numerosix
        ce n’est pas sarkozy qui disait : que lorsqu’il y a des grèves ont s’en apercoit même pas ?
        arrêtons le corporatisme et allons tous dans la rue réclamer notre dû...
        (au lieu de critiquer la CGT)

      • Alexad
        Alexad répond à Numerosix
        • Posté à 19h04 le 01/11/2008
        • Internaute 8145

        Exact Numérosix !

  • admirateur-
    • Posté à 12h04 le 01/11/2008
    • Internaute 32111

    Dommage que les journalistes n’écrivent jamais sur leur statut qui doit rentrer dans les charges des patrons de presse.
    Travailleurs de la presse, journalistes et ouvriers, ont des avantages. Acquis et mérités, indispensables à la liberté de la presse. Tant mieux pour eux, tant mieux pour nous.
    À rapprocher du texte que viennent d’adopter les députés sur les conditions de retraites des navigants.

    Le Figaro existe déjà
    Un article sur la loi assurant l’impunité fiscale aux parachutes dorés et autres stock-options eut été plus à sa place dans Rue 89.

    Mais le charme de la voix de son maître...

    • Pas lolo
      Pas lolo répond à admirateur-
      fasciné
      • Posté à 13h23 le 03/11/2008
      • Internaute 29635
        fasciné

      En accord avec des principes économiques que le monsieur trouvait tout à fait normaux, appliqués à d’autres professions, j’avais suggéré à un journaliste, sur son blog, de délocaliser les rédactions.
      Afin de profiter à plein de la « révolution numérique » etc..., on pouvait tout à fait considérer l’embauche de journalistes au Maroc, voire en afrique subsaharienne, pour retravailler les dépêches AFP, voire pour chasser l’info. sur les blogs (pour les journalistes d’investigation).

      Pour des raisons qui ne m’ont paru claires (elles n’étaient pas non plus explicites), l’idée ne l’a pas séduit.

      J’en ai conclu que le libéralisme des journalistes, courageux dénonciateurs des archaïques arc-boutés sur leurs privilèges de preneurs d’otages, n’était en rien dogmatique, tant qu’on parlait de leur condition.

  • jexiste
    jexiste
    si, si
    • Posté à 12h12 le 01/11/2008
    • Internaute 53099
      si, si

    @ Skalpa

    Les seuls vraiment virulents à la CGT ?

    On voit bien que vous ne connaissez pas les docks.

    Là non plus, ce n’est pas triste du tout...

  • bernard027
    • Posté à 12h14 le 01/11/2008
    • Internaute 24313

    J’ai même vu Louis Aragon un jour à une fête de syndicat du livre, ça prouve bien que ce ne sont pas des stal ! ..

  • Milarepa-voyageurdanslespace
    • Posté à 12h22 le 01/11/2008
    • Internaute 47205
      retraité

    Si les conditions sont « avantageuses », pourquoi manifestent ils ? avantageuses, pour qui ?

  • Milarepa-voyageurdanslespace
    • Posté à 12h25 le 01/11/2008
    • Internaute 47205
      retraité

    « Ce que je retiens surtout, c’est l’impression de ne pas avoir été le patron chez moi. Quand, dans une imprimerie, on est 10 sur 300 à ne pas avoir sa carte du syndicat, il faut tout négocier. » c’est pas ça la démocratie ?

    • DBL8
      DBL8 répond à Milarepa-voyageurdanslespace
      Retraité
      • Posté à 13h02 le 01/11/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      Pas du tout, car n’était embauché que ceux qui adhéraient à ce syndicat.
      Ceux qui n’y étaient pas n’avaient pas passé par les fourches caudines de celui-ci et n’était pas à la fête !
      Vous devez être bien jeune pour ignorer ça.

      • Milarepa-voyageurdanslespace
        Milarepa-voyageurdanslespace répond à DBL8
        retraité
        • Posté à 13h10 le 01/11/2008
        • Internaute 47205
          retraité

        AhAhAh ! ! peut être que vous avez le monopole du savoir ! Ce patron ne parle pas de ça ! ! je réponds uniquement à ses déclarations ! ! !

  • bifteack
    bifteack
    pierreux
    • Posté à 12h27 le 01/11/2008
    • Internaute 48394
      pierreux

    Qui est plus violent ? Un syndicat qui sait qu’il à face à lui en règle général des dirigeant qui ce servent et entretiennes des crises pour soumettre les employer à l’état amorphes en les menaçant du « ’ou tu accepte un cassie-esclavage en ne vivant que, et uniquement pour la boite ou tu créve et rien à foutre que tu es des enfants’’ . Les syndicats me font chier parfois, car pour certains ce n’est qu’une marche à accéder à du pouvoir, mais malgres tous ils on leurs nécessiter à mettre des freins à un patronnas de plus en plus cynique.

    • jmax
      jmax répond à bifteack
      • Posté à 12h46 le 01/11/2008
      • Internaute 3111

      nécessité d’être casqués, encagoulés en brandissant des masses et en s’en servant ?

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 13h12 le 01/11/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    MUSCLES

    Autant le recours aux muscles dans les négociations salariales fut un temps regrettable et excessif (surtout de la part du syndicat CGT du Livres, c’est vrai). Autant il est maintenant indispensable.

    Sans muscles, tu manges ton chapeau. Et parler aujourd’hui de « plan de ’’modernisation’’(sic) avantageux », c’est assez rigolo.

    D’ailleurs, aucune des grandes avancées sociales du passé (désormais hélas bien obsolètes), n’a été obtenue sans le recours à la vigueur des muscles.

    Quant à cette évocation des « armes et leurs munitions planquées » et du « papier détourné par centaines de tonnes pour le camarade Fidel », là ça fait vraiment grosses ficelles et compagnie !

    Je ne sais ce qu’il en est des « armes » du Syndicat du livres. Mais moi, celles que je vois de plus en plus sortir au grand jour, c’est celles des « forces de l’ordre » qui patrouillent de plus en plus ostensiblement dans les lieux publics, pendant que dans notre monde en ruines, une bande de sales voyous s’en fout plein les poches à grands coups d’augmentation annuel de 20% et de stock-options non taxés avec la bénédiction des élus et, ô surprise, celle de ces médias aux ordres qui se disent victimes des agissements de la CGT.

    • Prolo du livre
      • Posté à 14h48 le 22/04/2010
      • Internaute 12784

      Salut Yeti !

      J vais attaquer par ça d’Hugues Serraf : « Après tout, leurs cousins dockers ont déjà décidé que nos ports ne seraient plus dans la course avec le succès que l’on sait : Marseille, longtemps second en Europe, a ainsi fait l’impasse sur les trafics de conteneurs et n’est plus qu’un nain aux échelles européenne et mondiale en termes de volumes de fret transbordé. “
      Faut rien connaitre à l’histoire des ports français et des politiques françaises et européennes pour oser dire ça...

      Ensuite, l’article (pas nouveau en plus, pourquoi le remettre en ligne maintenant ?) n’a aucun argument à part des citations... Aucun faits établis, aucune décision de justice, aucunes référence journalistiques sérieuses (ha bon ? Joffrin est journaliste ?).
      Et les seuls faits évoqués de manières (à peu près) crédibles sont des trucs d’une quinzaine d’années au minimum...

      Alors c’est quoi le truc ? Rue89 veut lancer une version papier ? Joffrin a demandé un coup de main aux copains ? Et reproche aux syndicats du ‘corporatisme’ ? Faut savoir que le grand ennemi du Syndicat du Livre, c’est pas Joffrin ou Le monde, c’est Hachette (donc Lagardère), et que ça doit un peu casser les couilles de la coalition Medias/gouvernements d’avoir encore un syndicat carrément costaud en face sur un truc qu’ils rêveraient de ‘re-dynamiser’, ‘moderniser’, ‘mieux gérer’, ‘plus efficae’, le genre de conneries que l’on entend dès qu’il s’agit de virer des ouvriers, les remplacer par des machines ou des intérimaires. Et si ils sont bien payés les ‘Prolos du Livre’, c’est qu’ils se sont battus pour ça. Et les bien-pensants, bobos comme de droite voudraient un nivellement par le bas ?

      P.s. : voir mes précédentes interventions (et d’autres) sur les précédents articles liés aux nmpp et au Syndicat du Livre. Mais vraiment, celui-ci bat des records de mauvaises foi...

      Et en plus H.S. qui traite d’autistes ceux qui n’admettent pas la ‘nécessité d’une réforme’ et qui défendent les prolos...

    • enfumage
      enfumage répond à Le Yéti
      parti de rien pour arriver (...)
      • Posté à 15h34 le 22/04/2010
      • Internaute 97031
        parti de rien pour arriver (...)

      T’as raison le yéti ! quand on voit qu’un mec tout seul comme sarko fait chier 70 % des francais et qu’il a entre les mains le bouton nucléaire ... on ne peut que soutenir la minoritée musclée CGT du syndicat du livre qui après tout n’emmerde que la majorité des patrons de presse qui de toutes facons servent la soupe à Sarko ... les francais n’en ont rien à cirer des journalistes ( 70 % des francais ne leur font pas confiance !) alors cet article dont le seul but n’est que de faire diversion et de mettre le feu aux poudres en diabolisant le syndicat du livre pour le plus grand bonheur de Sarko qui n’attend que ca vient confirmer que rue89 qui cachait bien son jeu est desormais dans le camp de Sarko ... !

  • michel 13
    • Posté à 12h45 le 01/11/2008
    • Internaute 49378

    Face à des patrons voyous qui n’acceptent aucune négociation, les salariés n’ont pas d’autres moyens de se faire entendre. Il est plus facile de dénoncer les agissements des salariés que les comportements de certains employeurs dont le profit est la seule règle.

    • jmax
      jmax répond à michel 13
      • Posté à 12h47 le 01/11/2008
      • Internaute 3111

      Si, il y a d’autres moyens que d’être casqués, encagoulés et en se servant de masses pour tout casser

      • Milarepa-voyageurdanslespace
        Milarepa-voyageurdanslespace répond à jmax
        retraité
        • Posté à 12h57 le 01/11/2008
        • Internaute 47205
          retraité

        Explique et donne des exemples de négociations difficiles qui ont abouties sans aucune pression ! ! peut être a Lourdes ?

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 12h48 le 01/11/2008
    • Internaute 53186
      inconsolable

    De tous temps, les luttes de classe ont été illégales, car elles ont étés faites contre les classes dirigeantes , et Lien.

    Aujourd’hui, elles s’appellent « délinquance des banlieues », « suicide au travail », « sans papiers », ou « droit au logement ».

    Le syndicat du livre dérange Joffrin, ça tombe bien, c’est lui qui est visé.

    Les classes populaires n’ont rien à attendre des dirigeants, qu’il soient syndicaux ou patronaux.

  • eskimo
    • Posté à 12h50 le 01/11/2008
    • Internaute 24163

    non non et non ! trop c’est trop !

    « Ces ouvriers, membres du Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT) qui proteste contre un plan de modernisation %%% plutôt avantageux %%%, entendaient entrer à l’intérieur du bâtiment. »

    le lien renvoie à la tribune de Hugues Serraf, c’est un lien auto référentiel et ce n’est pal le travail de journalisme (vérification des faits) qui avait été promis.

    « Yann Guégan | Rue89
    22H55 30/10/2008

    C’est le chiffre donné par Joffrin à l’antenne de France Inter, il n’a pas été démenti dans la journée. Augustin Scalbert, qui suit les médias pour Rue89, prépare un article sur ce sujet, ne zappez pas ! »

    « déluge | menuisier
    12H52 31/10/2008

    Il a été démenti par le secrétaire national cgt/livre aux infos de France Inter de 13h, le 30 10. »

    je suis scandalisé, je veux connaitre la vérité sur ce plan social, sinon publiez directement les communiqués des patrons de presse.

    Je précise que je n’ai pas de sympathie particuliere pour le syndicat du livre mais je veux juger sur piece.

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à eskimo
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 14h17 le 01/11/2008
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Du calme ! Je ne suis pas au courant en direct 24h/24 des enquêtes menées par les rédacteurs. Il se trouve qu’Augustin a préféré se concentrer sur cet historique des actions du syndicat du Livre, et n’est pas revenu sur le montant des indemnités.

      Selon les NMPP, « 62 millions d’euros sont mobilisés par les messageries et les éditeurs pour financer le départ de personnel en préretraite sans aucun licenciement sec ».
      Lien

      Le tout pour 350 départs :
      Lien

      Ce qui nous fait, en moyenne , un peu plus de 177 000 euros par salarié Le chiffre avancé par Laurent Joffrin (« jusqu’à 300 000 euros ») ne paraît pas aberrant.

      Edit : Sur son blog, Emmanuel Berreta évoque lui une moyenne de 200 000 euros, avec le calcul suivant :

      « Environ 260 ouvriers partiront en préretraite à partir de 55 ans révolus, et les 40 autres seront reclassés. Les NMPP ont provisionné 62 millions d’euros. Traduction : en moyenne, pour chaque ouvrier, 200 000 euros (en salaires, charges sociales et indemnités) seront déboursés. »

      Lien

      Mais je ne sais pas comment il arrive à 200 000, un rapide calcul donne 234 000 euros en moyenne par salarié volontairement parti.

      Ce sont les chiffres de la direction, mais je n’en ai pas trouvé d’autres. Le dernier communiqué du Filpac (repris sur le site du SGCLE présente les revendications en terme d’organisation des NMPP, mais ne revient pas sur les montants accordés.
      Lien

      « Le conflit ne porte pas sur le volet social »
      Lien

      Voilà pour cette rapide mise au point, mais je suis bien sûr preneur d’autres sources.

      • eskimo
        eskimo répond à Yann Guégan
        • Posté à 14h54 le 01/11/2008
        • Internaute 24163

        merci pour le calcul et les sources :)

        désolé de mon emportement (sincerement), mais l’article ressemble beaucoup à un papier à charge allant dans le meme sens que celui d’hier là ou pour ma part j’aurai eu besoin de qq éléments sur les mutations de la distribution et la remise en cause du principe de traitement équitable des quotidiens, histoire de prendre du recul et sortir de la perspective « grevistes terroristes ». Apres ce ne sont pas les lecteurs qui définissent les priorités certes.

        Juste que si je fais le compte, de violence effective agitée par Joffrin qui passe ainsi à peu de frais pour un type qui a pas peur de dire les vérités je ne lis qu’une tentative de bris de glace = « L’un d’eux, qui travaille au service maintenance du Journal officiel, a donc tenté de fracturer la porte en verre à coup de masse. Il a été interpellé par les CRS présents et a passé la journée en garde à vue. ».

         
        • Yann Guégan
          Yann Guégan répond à eskimo
          Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
          • Posté à 22h51 le 01/11/2008
            éditeur
          • Journaliste 1836
            Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

          j’aurai eu besoin de qq éléments sur les mutations de la distribution et la remise en cause du principe de traitement équitable des quotidiens, histoire de prendre du recul et sortir de la perspective « grevistes terroristes ». Apres ce ne sont pas les lecteurs qui définissent les priorités certes.

          Vaste débat. Dans ce fil de commentaires, des riverains proposent déjà des liens pour aprofondir. Mais je retiens l’idée de revenir sur le sujet, cette fois sous l’angle des principes de distribution des journaux et de leur traitement équitable.

          Quant à votre interprétation de l’action menée cette semaine, je ne peux pas la partager, mais c’est là un point de vue personnel. Au risque de passer pour un mou du genou, je ne pense pas que venir négocier avec une masse ou une batte de base-ball à la main soit une façon acceptable de pratiquer le dialogue social en entreprise.

          • Milarepa-voyageurdanslespace
            • Posté à 10h49 le 02/11/2008
            • Internaute 47205
              retraité

            Vous avez entièrement raison ! mais vous parlez de dialogue....quand il y a dialogue, il n’y a pas batte de base-ball. Seulement quand il y a monologue. Et ces façons de faire ne sont pas nouvelles et ne sont pas non plus le privilège des dockers ou autres syndicalistes du livre ; dans les années 60, le pdg de Dassault, monsieur Vallières, a bien falli être accroché au pont roulant, et seule la fuite lui avait épargée cela ; les grévistes réclamaient seulement la parité des salaires entre usines du groupe, il a fallu des années de luttes pour y arriver ! alors, ou est le dialogue la dedans ? les directions, par leur immobilisme et leurs langue de bois ne poussent elles pas les gens a employer des méthodes musclées ? a force de prendre les gens pour des imbéciles, on en arrive a ces extrémités et c’est comme ça que commencent les grands soulèvements.

          • eskimo
            eskimo répond à Yann Guégan
            • Posté à 16h42 le 02/11/2008
            • Internaute 24163

            heu pardon mais je n’ai pas interprété de cette façon et encore moins émis un jugement positif ; simplement je rappelais que en terme de violence effective cette mobilisation a été bien légère et pas spécifique au mouvement du livre = pensons aux marins pecheurs (y en a quand meme un qui avait menacé notme président d’un coup de tête, symboliquement c’est beaucop plus violent que des masses ! ! !), agriculteurs, camionneurs, etc ... Les métiers de force induisent souvent des manifestations mettant cet attribut en avant. Rien de spécifique.

            J’en profite pour dire que l’appropriation de ressources par les travailleurs est une autre pratique ouvriere non spécifique au syndicat du livre, ca s’appelle faire la perruque je crois. Qui a des ouvriers dans son entourage sait qu’ils donnent volontiers des coups de main en revendant du matos ou utilisant des outils de leur lieu de travail. Apres effectivement les pratiques que vous exposez de revente semblent se jouer à une autre échelle.

            Donc le débat pour moi c’est pas entre mous et durs du genou :) toute action qui fait l’économie de la violence tout en étant progressiste est supérieure au résultat équivalent obtenu par la violence, et encore une fois mes interventions ne sont pas mues par de la sympathie pour ce syndicat.

          • Tom-
            Tom- répond à Yann Guégan
            • Posté à 05h47 le 23/04/2010
            • Internaute 9410

            je ne pense pas que venir négocier avec une masse ou une batte de base-ball à la main soit une façon acceptable de pratiquer le dialogue social en entreprise.

            Ah oui ? Et pourquoi on n’a pas droit à de genre de remarque dans ces articles de Rue 89 qui détaillent les conflits où les ouvriers menacent de faire sauter des bombonnes de gaz ou de déverser de l’acide ?

            Corporatisme. Point barre.

            Ils ont raison, ces mecs. Y a que ça qui marche.

        4 autres commentaires
      • DBL8
        DBL8 répond à Yann Guégan
        Retraité
        • Posté à 19h06 le 01/11/2008
        • Internaute 19562
          Retraité

        Bon article ; Bonnes précisions.
        Merci ! !

  • eskimo
    • Posté à 12h55 le 01/11/2008
    • Internaute 24163

    « Il y a un an, alors que j’enquêtais sur une censure ordonnée par la direction du Progrès par peur de la réaction du syndicat, j’avais joint un chargé de communication du Livre.

    Avec une violence inouïe, cet homme m’avait accusé de “vouloir réécrire les Protocoles des Sages de Sion”, m’avait traité d’“antisémite”... alors que le sujet n’avait évidemment rien à voir avec le judaïsme et que, surtout, son syndicat n’était pas en cause dans la censure... »

    ah ouais d’accord ... moi aussi je tombe parfois sur un con ... j’en fais pas un édito à charge dans un grand média national ...

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à eskimo
      Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 14h21 le 01/11/2008
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Merci pour le « grand média national », mais je crois que vous vous avancez un peu : -)

      Pas d’accord sur le reste. Le fait qu’un chargé de communication se permette d’insulter un journaliste qui fait son boulot est en soi une information. Qu’auriez-vous écrit si le service de presse de l’Elysée et de Total avait traité un journaliste de Rue89, au cours de son enquête, d’antisémite ? Que ce n’était pas une info valable ?

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