A LA UNE 16/04/2010 à 13h24

L'Islande transforme la crise financière en art

Gaétan Pouliot | Journaliste


Des petits drapeaux islandais à Reykjavik (Ints Kalnins/Reuters)

Voici une lecture publique sans précédent en Islande. Des centaines et des centaines de pages sur la crise financière, lues par 45 acteurs durant six jours de performance. Une idée originale qui transforme, cette semaine, les déboires économiques de l’île en art.

L’Islande : l’un des pays les plus riches du monde... au bord de la faillite. C’est le triste sort qu’a subi le pays en octobre 2008, fortement secoué par la crise financière internationale.

Lundi, un comité parlementaire a accouché d’un volumineux rapport qui explique l’effondrement du système bancaire. Une véritable brique en neuf volumes comptant 2250 pages ! De quoi effrayer tout citoyen.

Pour rendre davantage accessible ce précieux document, une troupe de théâtre a eu l’idée d’en faire la lecture publique. Une lecture sans filtre ni vulgarisation. Le rapport dans son simple appareil.

Depuis la publication du rapport lundi, 45 acteurs et travailleurs du Théâtre de la ville de Reykjavik se relaient, jours et nuits, pour lire le rapport. Une performance qui doit durer six jours. (Voir la vidéo)


Devoir de mémoire

Cette performance est une manière de stimuler les débats au sein de la société et d’aider à la compréhension des événements qui ont mené le pays au bord du gouffre. « Nous devons tirer les leçons de ce qui s’est passé », explique Lara Adalsteinsdottir porte-parole du Théâtre de la ville de Reykjavik, une institution qui a déjà présenté deux pièces sur la débâcle économique du pays en 2008.

Les Islandais se souviendront longtemps de cette crise financière qui a fortement chamboulé le paysage économique et politique de l’île. En quelques mois, on a vu l’explosion du chômage et de la dette publique, l’effondrement de la monnaie et la chute du gouvernement. Le rapport accuse d’ailleurs d’extrême négligence l’ancien Premier ministre conservateur Geir Haarde et l’ex-gouverneur de la banque centrale, David Oddsson.

Mais une lecture publique de la sorte, n’est-ce pas ennuyeux ? « Pas du tout », rétorque en riant Lara Adalsteinsdottir.

L’admission est libre et gratuite. Vous pouvez y passer l’après-midi, alors que d’autres restent seulement dix minutes. Vous pouvez aussi écouter en direct cette intrigante prestation -en islandais- sur le site du théâtre. L’événement devrait se terminer dimanche à 11 heures.

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    • Jacques Bolo
      Jacques Bolo
      Auteur-Editeur-Libraire
      • Posté à 14h15 le 16/04/2010
      • Internaute 37329
        Auteur-Editeur-Libraire

      Ils ont participé à la spéculation. ils se sont plantés. Ils refusent de rembourser. Ils transforment ça en art. Et tout le monde applaudit ?

      L’art contemporain est vraiment bidon !

      • -JibJib-
        -JibJib- répond à Jacques Bolo
        Etudiant/école d'art
        • Posté à 14h39 le 16/04/2010
        • Internaute 111007
          Etudiant/école d'art

        Pourquoi en France les mots « art contemporain » sonnent comme un vaste simulacre ? Pourquoi en France nous sommes passer maitre des généralités ? En fait je pose la question, au-delà d’une analyse actuelle sur un état de l’art, que signifie « art contemporain » ? A mes yeux, c’est un art qui questionne en continu son existence, et ses rapports à nos réalités. Ainsi, la fameuse critique de « ça moi aussi je peux le faire » ne tiens pas. Car vous ne le faites pas, et finalement, ce genre de critique est tellement formaliste, teintée d’une tristesse, d’une nostalgie d’un art qui fût flamboyant, sensible, solide, rigide, inscrit dans une suite logique de formes artistiques. Pourquoi voir l’artiste comme une personne dont pour lui sa situation serait trop facile pour être sincère ? Là sincèrement je ne comprend pas. Ici ce ne sont pas les artistes qui sont la cause de leur crise financière, ce n’est pas le gouvernement islandais qui a demandé cette performance. Tout ceci est l’initiative d’artistes se questionnant sur leur situation, et leur rôle qu’ils peuvent avoir. L’article le stipule en tant que nécessaire rôle de mémoire. Après y a t-il réussite ou pas, je ne sais pas, mais je trouve l’initiative intéressante, et au lieu de la critiquer, je préfère voir en quoi elle peut m’interroger sur leur situation, et sur la notre aussi. Voila, attention aux raccourcis, ils sont souvent éloignés de la réalité.

         
        • Jacques Bolo
          Jacques Bolo répond à -JibJib-
          Auteur-Editeur-Libraire
          • Posté à 16h46 le 16/04/2010
          • Internaute 37329
            Auteur-Editeur-Libraire

          L’art contemporain vend (cher) des justifications (c’est bien de s’entraîner quand on est étudiant). Je ne prétends pas que je peux le faire : je ne VEUX pas le faire. Et je prétends que ça, c’est bidon (quand à prétendre que mes raccourcis sont éloignés de la réalité, quand il s’agit d’art, je me marre !).

          • -JibJib-
            -JibJib- répond à Jacques Bolo
            Etudiant/école d'art
            • Posté à 17h44 le 16/04/2010
            • Internaute 111007
              Etudiant/école d'art

            La réalité de l’art ne se passe pas que dans les salles de ventes.... Et heureusement. L’art contemporain ne se vend pas comme vous le pensez. A part quelques grandes têtes d’affiches, le reste des ventes est de l’art moderne. La plupart des artistes qui moi, m’intéresse, ne sont pas représentés comme un Koons, un Soulages ou une Sophie Calle. Après je suis bien d’accord que l’on à droit à beaucoup de soupe, mais à chacun d’être curieux et intelligent, ou pas. Nous vivons dans un mainstream culturel où l’artiste est mal accompagné s’il veux penser sa pratique et la mettre en crise. Croyez moi l’ambiance au sein d’une école d’art en France est pesante.
            Sinon, qui cherche les applaudissements ? Je ne voit pas d’applaudissements général ou d’ovation. Le « tout le monde » est qui ? Encore une fois, « ils transforment ca en art », vous mélanger les artistes, et les réels responsables de leur crise interne. Il ne suffit pas d’être vindicatif envers un art « général » pour formuler une critique construite, à mon avis.

            • Jacques Bolo
              Jacques Bolo répond à -JibJib-
              Auteur-Editeur-Libraire
              • Posté à 18h06 le 16/04/2010
              • Internaute 37329
                Auteur-Editeur-Libraire

              Petit étudiant, à qui crois tu parler ? Je ne t’ai pas attendu pour m’intéresser à l’art (entre autre). Si tu dis qu’il y a beaucoup de soupe dans l’art contemporain. On est d’accord. C’est ce que je dis du cas islandais en question. Mais là où ma généralisation semble valide, c’est que tu te lance dans une défense corporative en essayant de discréditer la contradiction - ce qui ne m’impressionne pas (privilège de l’âge).

              quand je disais :
              « Ils ont participé à la spéculation. ils se sont plantés. Ils refusent de rembourser. Ils transforment ça en art. Et tout le monde applaudit ? »
              c’était bref, mais signifie bien que l’art est utilisé comme justification idéologique de la position générale islandaise qui nie la complicité collective envers un phénomène auquel tout le pays participait. Et les idiots d’applaudir le tour de passe-passe (après les banquiers, les artistes).

              Si tu veux de l’art contemporain, autant applaudir les banquiers, qui ont réussi une belle « performance » dans la réalité et pas dans le simulacre bidon.

              Et si tu veux une « performance » argumentative (toujours dans la réalité), que penses-tu de la mienne ? Et puisque tu es à l’école, apprends, et dis merci pour la leçon (c’est du lourd).

              Jacques Bolo
              (on signe l’art moderne).

              • -JibJib-
                -JibJib- répond à Jacques Bolo
                Etudiant/école d'art
                • Posté à 18h31 le 16/04/2010
                • Internaute 111007
                  Etudiant/école d'art

                Nous ne sommes pas d’accord, c’est un fait. Je ne cherche ni à vous convaincre, ni à vous persuader. Mais avec votre réponse nous sommes bien loin d’un dialogue platonicien. Ce n’est pas un combat, mais un débat. Dans le flou de l’internet, tout se mélange.

                Je vous demande aussi, à qui parlez vous ? Le respect ne dépend de l’age, ni de l’expérience. Et je n’ai pas à avoir de leçon de votre part,et me situer dans la caricature de l’étudiant naïf n’est pas une bonne stratégie argumentative.

                Et oui, sincèrement je vous demande à quel art vous intéressez vous ? Et à quel point vous vous y intéressez ? Que serait pour vous un art idéal ?

                Enfin, je ne me sens pas rabaissé, si cela est votre simple but. L’art est une résistance, comme disait Rousseau je ne cèderait pas à « la raillerie insultante, et le mépris pire cent fois que la mort ».

                Cordialement.

                • Jacques Bolo
                  Jacques Bolo répond à -JibJib-
                  Auteur-Editeur-Libraire
                  • Posté à 18h43 le 16/04/2010
                  • Internaute 37329
                    Auteur-Editeur-Libraire

                  Je me fous du dialogue platonicien, et je suis davantage Voltaire que Rousseau (et franchement, ce genre de discours bidon sur le dialogue, on se croirait à la télé pour le formatage, ça fait peur !).

                  Ce à quoi je m’intéresse, c’est le sujet de l’article. Il faut savoir se limiter pour prétendre analyser (au lieu de fuir en permanence hors du sujet - ce qui ne m’impressionne toujours pas).

                  De plus, j’ai déjà répondu (il faut suivre) : la « performance », c’est le banquier et mes arguments. Le simulacre (bidon) ne m’intéresse pas.

        • Aloïs
          Aloïs répond à -JibJib-
          .
          • Posté à 19h20 le 16/04/2010
          • Internaute 39938
            .

          Je me permets de vous reprendre sur quelques points. Non pas sur votre vision de l’art, domaine dans lequel je suis un ignare profond, mais d’avantage sur certaines remarques que vous avez formulé :

          « Pourquoi en France nous sommes passer maitre des généralités ? »

          Parce que l’on ne pense pas sans généraliser. Sauf en faisant de l’empirisme débile. La pensée est une synthèse de pensées, il faut, un moment, être capable de généraliser un ensemble d’idées. C’est ce que l’on appelle la théorie.

          « Ce n’est pas un combat, mais un débat. Dans le flou de l’internet, tout se mélange. “

          Vous n’avez pas saisi ce qu’est un débat. Un débat est un combat d’idées dans lequel l’on cherche à vaincre par l’esprit (convaincre) son adversaire. Un débat est politique dans le sens où il y a un rapport de force. Un débat sans combat est digne d’une représentation télévisuelle, dans laquelle l’ensemble des intervenants partagent la même ligne idéologique. Pour suivre, et participer, à de nombreux débats, je peux vous assurer qu’il y a une réelle confrontation -si tant est que le sujet s’y prête.

          Cordialement.

          • -JibJib-
            -JibJib- répond à Aloïs
            Etudiant/école d'art
            • Posté à 19h42 le 16/04/2010
            • Internaute 111007
              Etudiant/école d'art

            Sur la question de généralité, pour m’expliquer je prend pour exemple un scientifique, un chercheur. Face a un système complexe il a pour stratégie de mettre en place des modèles. Ces modèles qui vont lui permettre de simplifier le système qu’il observe et qu’il tente de comprendre. Mais une science est une science quand elle peut être remise en cause, pour éviter un dogmatise réfractaire. Ainsi je suis d’accord avec vous finalement, mais je rajouterais qu’une théorie doit être discutable pour qu’elle soit une théorie. Et en France on généralise à un point que l’on tombe dans des caricatures, des stéréotypes culturels. Il suffit que me l’on demande ce que je fais comme étude, pour que me l’on réponde par « donc vous devez savoir bien dessiner ». Ça en devient loufoque certaine fois. Il n’y a pas de théorie discutée par tous, mais un stéréotype culturel. Et les services publics ne servent pas à une ouverture des questions, débats.

            Dans un ébat, il n’y a pas de violence. C’est tout simplement ce que je voulais dire. Après, que le ton monte, que les visages se durcissent, oui, tant que la question principale reste le sujet, et souvent on est entre les deux, d’où le rôle du modérateur. Mais précédemment, ce n’était plus un débat mais un pugilat. Mais rien de grave, juste de la colère que je peux malgré tout comprendre, c’est la vie.

            Mais merci bien, il y avait en effet un manque de précision de ma part. Salutation.

            • LienRag
              LienRag répond à -JibJib-
              • Posté à 13h50 le 17/04/2010
              • Internaute 34767

              Dans un ébat, il n’y a pas de violence
              C’est pas toujours vrai, demandez à Camille...

        • LienRag
          LienRag répond à -JibJib-
          • Posté à 13h46 le 17/04/2010
          • Internaute 34767

          Pourquoi en France les mots « art contemporain » sonnent comme un vaste simulacre ?
          Peut-être pour Lien...
          Si vous avez des objections argumentées au discours de Lepage, je serais intéressé.

        • LienRag
          LienRag répond à -JibJib-
          • Posté à 13h48 le 17/04/2010
          • Internaute 34767

          Pourquoi en France les mots « art contemporain » sonnent comme un vaste simulacre ?
          Peut-être pour Lien...
          Si vous avez des objections argumentées au discours de Lepage, je serais intéressé.
          D’autant que je suis assez d’accord que l’initiative islandaise peut être intéressante...

          • -JibJib-
            -JibJib- répond à LienRag
            Etudiant/école d'art
            • Posté à 19h53 le 18/04/2010
            • Internaute 111007
              Etudiant/école d'art

             :) Je vous remercie pour ce lien. Oui, on y voit le résultat d’une politique foireuse générale. Il suffit de voir l’état des écoles d’art en France, coincée entre la volonté de mettre en place une élite française, et son contraire, c’est à dire nous proposer un espace de liberté dans lequel différents savoirs et pistes de recherches nous sont disponibles. Mais finalement, le problème est bien cette Culture installée, et non critiquable qui forme un non art, un dogme. Je suis bien d’accord, et toute la difficulté est de s’en émanciper finalement.

            Comment avoir une vingtaine d’année et décider de consacrer la plupart de son temps à l’art sans rentrer dans cette cathédrale culturelle française ? Là est pour moi l’enjeu principal. Et certains, oui, sont des « fumiers » comme Lepage dit, au sens où leur stratégie est de tout simplement de se servir des institutions pour bien en profiter, et faire crever l’art dans toute sa splendeur. Quand un prof, vous dit, « tu devrais faire ça plus proprement, il faut que ça soit vendeur », je me demande où je suis.... (Je précise que je suis dans l’une des 6 écoles nationales...) L’artiste est devenu un businessman, qui doit plus gérer un agenda que de se remettre en question, pour faire sa place tranquillement, on apprend ça en école d’art....

            Encore merci pour ce lien, qui me permet d’être plus au clair encore sur mes idées. Qui à la fois m’agace, mais qui d’un côté me motive encore plus.

        11 autres commentaires
      • Shaastar
        Shaastar répond à Jacques Bolo
        Ne pas perdre sa vie à la gagner (...)
        • Posté à 14h55 le 16/04/2010
        • Internaute 112162
          Ne pas perdre sa vie à la gagner (...)

        « Ils ont participé à la spéculation. ils se sont plantés. » : qui ? les banquiers.
        « Ils refusent de rembourser. » qui refuse ? les citoyens.
        Les banquiers font les conneries et les citoyens doivent payer. Chercher l’erreur.

        Alors qui de l’art ou du banquier est le plus bidon ?

      • rigas
        rigas répond à Jacques Bolo
        sociologue
        • Posté à 15h55 le 16/04/2010
        • Internaute 1087
          sociologue

        Qui ça « ils » ? Les Islandais ont été victimes des règles pourries du système financier qui fournissait des crédits à taux faibles pour n’importe quoi et transformait cela en portefeuilles à risques sans jamais savoir calculer ce risque. Les « Islandais » ne sont pas responsables de cette situation, les banques et le système financier, certainement.

         
        • Jacques Bolo
          Jacques Bolo répond à rigas
          Auteur-Editeur-Libraire
          • Posté à 16h52 le 16/04/2010
          • Internaute 37329
            Auteur-Editeur-Libraire

          @ Shaastar et Rigas
          Les Islandais profitaient indirectement et parfois directement de ce système (achat de 4x4, etc.). Et ils auraient été les premiers à traiter les autres de fainéants, de ringards ou de fonctionnarisés, si ça avait marché. Il n’était pas question alors d’entrer dans l’Europe. Maintenant que ça va mal, ils voudraient entrer dans l’Europe, et ils seraient des représentants du prolétariat en lutte, qui gobent ou produisent eux-mêmes ces analyses bidons (dignes d’artistes bidons). Je me marre (bis) !

          • Shaastar
            Shaastar répond à Jacques Bolo
            Ne pas perdre sa vie à la gagner (...)
            • Posté à 17h36 le 16/04/2010
            • Internaute 112162
              Ne pas perdre sa vie à la gagner (...)

            Je conçois tout à fait que les Islandais profitaient de ce système. Qui ne l’aurait pas fait ? Quand on vous propose d’acheter votre 1er logement sans aucun apport par exemple (Lien), ça aide.
            Qu’ils veulent entrer dans l’Europe ? Peut être ont ils compris qu’ils ne pouvaient rester seuls dans leur coin et enfin compris que le nombre fait la force.
            Quant à parler de prolétariat, là je ne vous suis plus.

        2 autres commentaires
      • MathGon
        MathGon répond à Jacques Bolo
        Apprenti Futur Chercheur en (...)
        • Posté à 19h28 le 16/04/2010
        • Expert 41978
          Apprenti Futur Chercheur en (...)

        En effet, une meilleure façon d’enterrer la crise eut été de mettre tous les actifs pourris dans le cratère du volcan en formation !

        Lien

    • Madiran
      Madiran
      (Business Analyst)
      • Posté à 13h46 le 16/04/2010
      • Internaute 16911
        (Business Analyst)

      Faillait-il donc donc en faire un « rapport » aussi épais ?

      « Il y a quelque temps les Islandais votaient pour ne pas payer les dettes des financiers Anglais...Soit !

      Cà ! C’était un autre volcan ! !

      Mais maintenant, les vrais volcans se mettent de la partie ! !

      Est-ce pour nous nous rappeller que la planète n’aime pas que l’on se moque d’elle-même en faisant des krash boursiers artificiels ?

      La “city” de Londres n’appréciera surement pas ! »

      (Citation d’un post de Rue89)

      Je compare l’Islande à l’Irlande... Les Irlandais n’avaient pas bien voté pour la « constitution » alors ils ont revoté ! !

      Pour les Islandais, il en sera de même ! ! Ils n’ont pas bien voté ! !

      En effet le pire dans cette histoire est que l’Angleterre, est elle, au bord de la faillite (pire que la Grèce ou le Portugal)

      Alors, mieux vaut donc parler de l’Islande... Non ?

      Et puis faire une pièce de théâtre de ce rapport... est une heureuse initiative. Cela en fera le seul rapport de grand volume qui aura eu le mérite de remplir une salle... (C’est déjà pas mal)

    • Valdo Lydeker
      Valdo Lydeker
      journaliste, auteur
      • Posté à 13h36 le 16/04/2010
      • Journaliste 7922
        journaliste, auteur

      Entre le bras d’honneur aux banksters, cette initiative, et l’éco terrorisme via volcan interposé, je les aime décidément bien, ces Vikings...

    • Keldan
      Keldan
      Now future & karpe diem
      • Posté à 13h57 le 16/04/2010
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      De l’art ? Maintenant lire à haute voix un rapport à la con, c’est de l’art ?
      Il parait que Hadopi est là pour protéger les artistes, mais j’aurais préféré qu’elle nous protège de ce genre d’artistes...

      C’est bon, j’ai trouvé ma voie, je vais devenir un grand artiste, je vais lire des modes d’emploi de machines à laver...

      • nonova
        nonova répond à Keldan
        observateur participant
        • Posté à 14h24 le 16/04/2010
        • Internaute 106356
          observateur participant

        Je trouve que c’est une bonne idée !

        Vous nous indiquerez la première s’il y a suite.. ;)

        • Keldan
          Keldan répond à nonova
          Now future & karpe diem
          • Posté à 14h36 le 16/04/2010
          • Internaute 5164
            Now future & karpe diem

          Je vais faire un partenariat avec Arte, y’a qu’eux qui oseront diffuser un truc pareil : D

    • Tita
      Tita
      oiseau
      • Posté à 14h03 le 16/04/2010
      • Internaute 7659
        oiseau

      L’Islande transforme la crise financière en art

      et l’art en crise financière ?

      Car non seulement, on peut douter de l’intéret du public, mais surtout de la possibilité des acteurs de vivre avec un tel spectacle gratuit.
      De plus, faire un travail gratuitement pour célébrer (ou dénoncer) la crise m’apparait presque insultant pour les travailleurs, surtout que cela pourrait donner des idées aux ploutocrates que le travail est déjà trop payé et qu’il pourrait être plus gratuit.

      Dans ce sens, il y a un paradoxe amusant avec le but recherché.

      • Natha
        Natha répond à Tita
        comédien
        • Posté à 14h53 le 16/04/2010
        • Internaute 9517
          comédien

        « De plus, faire un travail gratuitement pour célébrer (ou dénoncer) la crise m’apparait presque insultant pour les travailleurs »

        Les Kamarades Artistes sont attendus à Alma-Ata pour rendre leur médaille de Stakhanov

    • Lapin Bleu
      Lapin Bleu
      Journaliste n°89910
      • Posté à 14h06 le 16/04/2010
      • Journaliste 42116
        Journaliste n°89910

      Une info qui intéressera l’ami Denis Robert pour sûr ! !

    • Natha
      Natha
      comédien
      • Posté à 14h16 le 16/04/2010
      • Internaute 9517
        comédien

      Je ne pense pas que les protagonistes pensent être en train de révolutionner l’art...Et si justement il y a une fumisterie là-dedans, c’est le rapport lui-même, pas le fait que 45 personnes en fassent lecture.
      D’une part ils sont islandais, ça les concerne. D’autre part, , je ne pense pas que ce soit un spectacle, mais plus une « performance », à savoir un objet dans l’urgence de l’instant destiné à être partagé immédiatement.
      Le fait de donner corps à ce texte, 6 jours, 45 personnes, pour au final quels changements dans le système mondial...voilà l’intérêt d’une telle perf...C’est l’acte qui compte, la démarche, non le résultat.
      Quant à savoir si c’est de l’art ou pas, dans la mesure où l’on prend un objet et qu’on lui donne un autre éclairage que sa fonction première, qu’on le détourne pour interpeller des gens, ça me semble pas discutable....après qu’on aime ou pas, c’est une autre question. A mon avis les protagonistes sont bénévoles et l’entrée est libre, je ne vois pas en quoi c’est choquant.
      Lire des modes d’emploi de machines à laver, si c’est bien fait pourquoi pas, mais à celui qui dit je vais faire ça, je ne peux que conseiller de franchir le pas.

      SInon, en 2003, lors du mouvement intermittent, à Caen, on avait lu 24h de rang « la misère du monde » de Bourdieu, bah c’était bien de le faire.

      • -JibJib-
        -JibJib- répond à Natha
        Etudiant/école d'art
        • Posté à 14h52 le 16/04/2010
        • Internaute 111007
          Etudiant/école d'art

        En effet, avec mon commentaire précèdent je vous rejoint. En fait, oui ce qui est intéressant c’est la démarche, ou comment des artistes se questionnent sur leur situation. Ce n’est pas la forme finale qui importe. D’ailleurs, la mise en scène est des plus simples, sans fioritures, pas de rideaux rouges, de lumières romantiques à la française, pas de cercle lumineux type one-man show, et je crois que c’est ce qui gène en fait. Il n’y a pas de repère confortable, on est loin de l’idée du spectacle qui attend d’être applaudit.
        Enfin, entre nos initiatives parisiennes à Pompidou, à Versailles, ou au palais de Tokyo, et celle-ci, je penche vers celle-ci. Car en France les institutions ne questionnent plus l’art, mais l’installe tranquillement, et le spectateur se laisse charmer. Mais là je vais sur un autre débat.
        Sinon, un art qui n’est pas aimé, mais qui soulève des questions, est a mon sens un acte réussi. Là encore, un autre débat. :)

        • Natha
          Natha répond à -JibJib-
          comédien
          • Posté à 15h15 le 16/04/2010
          • Internaute 9517
            comédien

          Je ne pense pas que l’on puisse uniquement assimiler le plaisir à la présence / absence de repère.

          « en France les institutions ne questionnent plus l’art, mais l’installe tranquillement, et le spectateur se laisse charmer »
          Je suis d’accord avec vous, excepté sur le charme, beaucoup de propositions vident les théâtres ou les centres d’arts plastiques, et non par excès de provocation mais simplement par absence d’intéret.

          Qu’il faille s’amender de la dictature du résultat ou de l’applaudimètre dans le domaine de la culture, ce n’est pas moi qui dirais le contraire, en revanche, je ne dirai pas non plus que le public est un amas de cons près à tout gober, car encore une fois, c’est pour eux qu’on le fait, et il est capable de discerner un objet intéressant, même très contemporain, codé, d’une imposture pseudo-provocante ou novatrice.

          Pour voir beaucoup de propositions, vivantes, plastiques, vous conviendrez que tout est loin d’être intéressant au delà du goût...et si la perf islandaise pose la primauté de l’acte sur le résultat, on est en droit d’attendre un peu plus du résultat lorsqu’il est précédé de mois de travail.
          Bref, je veux dire que pour une perf rapide ou après des mois de répète, que l’art ne donne pas de réponses clef en main j’applaudis, mais parfois les questions posées sont avariées, et là, oui, je me fache.

          Autant j’ai en horreur les propos sur la facilité de l’art, mon enfant fait pareil et ce genre de choses, autant je déteste tout autant les propositions artistiques qui tendent le dos à ce genre de conneries.

    • nemo3637
      nemo3637
      Déchoukeur
      • Posté à 15h02 le 16/04/2010
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Ce qu’il y a d’extraordinaire c’est que cette « démocratie exemplaire » - la plus vieille du monde, etc...- n’a rien vu venir avec la crise. Cela signifie -t-il que les Islandais sont tous stupides ?
      Mais non : ils ont comme tous, l’intelligence du moment et ils ont fait confiance aux « spécialistes » qui leur promettaient monts et merveilles. Un peu comme le joueur de bonneteau vous fait gagner au départ pour vous appater. En réalité, les Islandais n’ont rien choisi, n’ont pas eu leur mot à dire : c’était logique et imparable les choix d’investissements qu’on avait fait. Aussi bons que la société capitaliste et que ce qu’elle pouvait proposer de mieux ( !).
      Maintenant ils peuvent toujours continuer d’y croire si cela leur chante. Il y a belle lurette que les principaux spéculateurs ont fui le pays. Pour les crédules il reste l’art, l’origami avec les vieux billets de banque par exemple.
      On peut toujours se f.. de la g.. des Islandais ; on verra la tronche des Français dans quelques mois, après qu’ils soient restés les bras ballants, attendant « les prochaines élections »...

    • A déménagé le 7-12-2011
      • Posté à 16h47 le 16/04/2010
      • Internaute 50999
        non connue

      Au delà de l’art, belle initiative citoyenne, qui a le mérite de poser un débat public pour ne plus recommencer les mêmes erreurs.

    • femmedesbois
      femmedesbois
      dans sa forêt
      • Posté à 16h48 le 16/04/2010
      • Internaute 93115
        dans sa forêt

      Avec le titre de cet article, on a l’impression que l’on a affaire à une performance artistique mais je n’ai pas l’impression que ces artistes islandais prétendent faire de l’art en faisant cette lecture, j’ai plutôt l’impression qu’ils veulent rendre ce rapport sur la crise financière la plus accessible possible au citoyen. Ils doivent penser que c’est moins ardu d’écouter un comédien lire ce texte que de lire chez soi un tel pensum et j’imagine fort bien que cette crise est une préoccupation de tout le monde dans ce pays, Il est d’ailleurs expliqué dans l’article que c’est une manière de lancer un débat sur ce problème.

      J’ai lu dans les posts précédents que cette action est vue comme de l’art comtemporain un peu décadent, j’ai bien peur que ce soit de l’incompréhension. Je ne connais pas l’Islande (je rêve d’y aller depuis longtemps) mais je trouve que (malgré les délires des années précédentes avec la spécultation financière) que ces gens ont l’air d’avoir les pieds sur terre malgré tout, vu les conditions de vie qu’on du avoir ce peuple pendant des siècles (danger du volcanisme, le climat rude, l’isolement), ils doivent savoir face à l’adversité...

      Lien

      En tout cas, ce petit pays fait beaucoup parler de lui ces derniers temps ! ! !

    • femmedesbois
      femmedesbois
      dans sa forêt
      • Posté à 16h58 le 16/04/2010
      • Internaute 93115
        dans sa forêt

      mon lien ne fonctionne pas, tapez sur google :
      « Iceland : frozen assets - Times online »

    • Tardy
      Tardy
      journaliste
      • Posté à 18h29 le 16/04/2010
      • Journaliste 112117
        journaliste

      Très rigolo ce volcan dont je ne sais plus s’il s’appelle papossibcketédur ou fermelaoujtevir. Il vient de nous apprendre que les grands, grands grands problèmes et les petites rumeurs, à côté de la simplissime nature, c’est prrrrrrtttt et roupie de sansonnet ;
      Et je suis malade de rire lorsque j’entends les demandes angoissés de mes collègues de radio ou de télé demander aux hyperexperts et superspécialistes -convoqués toute affaire cessante- : ’’Voyons donc, vous qui êtes au fait de ce genre de phénomènes, que pensez vous de celui-ci ? Va-t-il bientôt cesser ? ’’. ou encore ’’Combien de temps, pensez-vous, que va perdurer le problème et durer le phénomène ? ’’...
      ...phénomènes nous-mêmes, qui formatons les cervelles du grand public à la doxa capitalisto libérale qui veut que l’Homme majuscule ait la haute main sur tout, et, en premier lieu, sur la marche des évènements, naturels compris, puisqu’il a le devoir de formater, aussi, la planète.
      2.000 ans de culture égypto-assyro, héllénistico-romaine et 3.000 ans de civilisation judéo-chrétienne pour en arriver là, à la certitude que l’Homme a réussi à dominer la Nature puisqu’il en avait le devoir ! ! !
      A pleurer.
      R.Tardy

    • sniper666
      sniper666
      roadrunneuse
      • Posté à 18h34 le 16/04/2010
      • Internaute 110274
        roadrunneuse

      Mais c une bonne idée et le mérite de rendre publique les informations et accessibles à tous :)

    • femmedesbois
      femmedesbois
      dans sa forêt
      • Posté à 21h56 le 16/04/2010
      • Internaute 93115
        dans sa forêt

      C’est peut-être une version moderne des « sagas », grande tradition islandaise...

    • Nicolas Enpoivre
      Nicolas Enpoivre
      étudiant en art
      • Posté à 00h07 le 17/04/2010
      • Internaute 112252
        étudiant en art

      Ca ressemble à une mauvaise catharsis. Si il y avait un vrai public, cela aurait pu marcher ! ! ! !

    • quentin31
      quentin31
      Sur l'equateur
      • Posté à 06h50 le 17/04/2010
      • Internaute 57508
        Sur l'equateur

      Ils font chier les Islandais, deja leurs banques font faillite et ruinent des milliers de petits epargants et puis voila qu’ils emmerdent tout le monde avec leur volcan...

    • BA
      BA
      -
      • Posté à 14h37 le 19/04/2010
      • Internaute 41511
        -

      Et pendant ce temps, la Grèce se surendette de plus en plus.

      Les rendements des obligations d’Etat grecques ont atteint lundi vers 11H00 un nouveau plus haut historique depuis l’entrée du pays dans la zone euro, au-dessus de 7,6 %.

      A 11H14, le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans était à 7,621 %, contre 7,366 % vendredi vers 16H00 GMT, après une pointe à 7,631 %.

      Le différentiel (« spread ») avec l’emprunt allemand à 10 ans qui sert de référence au marché s’élevait à 455 points de base contre 428 vendredi. Cela signifie que la Grèce doit offrir un surplus de 4,55 points de pourcentage par rapport à l’Allemagne pour emprunter sur les marchés.

      Lien

    • BA
      BA
      -
      • Posté à 21h42 le 19/04/2010
      • Internaute 41511
        -

      La Grèce transforme la crise financière en tsunami.

      Lundi 19 avril 2010 :

      A 18H00, le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans est remonté à 7,618 %, contre 7,366 % vendredi et le « spread » (différentiel avec l’emprunt allemand à 10 ans qui sert de référence au marché) s’élevait à 454 points de base.

      Ce qui signifie que pour se financer, la Grèce doit offrir un surplus de 4,54 points de pourcentage par rapport à l’Allemagne.

      Lien

      Lundi 12 avril : le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 6,637 %.
      Mardi 13 avril : le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 6,815 %.
      Mercredi 14 avril : le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 7,034 %.
      Jeudi 15 avril : le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 7,123 %.
      Vendredi 16 avril : le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 7,366 %.
      Lundi 19 avril : le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 7,618 %.

    • BA
      BA
      -
      • Posté à 20h59 le 20/04/2010
      • Internaute 41511
        -

      Plus les jours passent, plus la Grèce doit emprunter sur les marchés internationaux à des taux d’intérêt de plus en plus élevés.

      Plus les jours passent, plus la Grèce se surendette.

      - Emprunt à 3 mois :

      En janvier 2010, la Grèce a lancé un emprunt à 3 mois. La Grèce a dû verser un taux d’intérêt de 1,67 %. Mardi 20 avril, la Grèce a dû verser un taux d’intérêt de 3,65 % !

      - Emprunt à 6 mois :

      En janvier 2010, la Grèce a lancé un emprunt à 6 mois. La Grèce a dû verser un taux d’intérêt de 1,38 %. Mardi 13 avril, la Grèce a dû verser un taux d’intérêt de 4,55 % !

      - Emprunt à 12 mois :

      En janvier 2010, la Grèce a lancé un emprunt à 12 mois. La Grèce a dû verser un taux d’intérêt de 2,20 %. Mardi 13 avril, la Grèce a dû verser un taux d’intérêt de 4,85 % !

      - Emprunt à 10 ans :

      Mardi 20 avril, le taux de l’obligation à 10 ans a battu tous les records : il est à 7,851 % !

      Lisez cet article :

      A 18H00, le taux de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans s’établissait à 7,851 %, contre 7,618 % lundi soir. Il a atteint en séance 7,864 %, du jamais vu depuis l’entrée du pays dans la zone euro.

      Le différentiel (« spread ») avec l’emprunt allemand à 10 ans qui sert de référence au marché s’élevait à 476 points de base contre 455 lundi. Cela signifie que la Grèce doit offrir un surplus de 4,76 points de pourcentage par rapport à l’Allemagne pour emprunter sur les marchés.

      Lien