A la une 14/04/2010 à 00h50

Un monument en France pour des fusillés allemands ?

Guillemette Faure | Journaliste


Le cimetière allemand de Mont d’Huisnes en Normandie (Tienvijftien/Flickr)

Le fils d’un soldat allemand souhaite qu’une plaque commémorative soit installée dans un petit village du Poitou où 17 soldats allemands ont été fusillés en 1944. Une demande qui ne va pas de soi : plus de 65 ans après cet épisode qu’on taisait jusque-là, les blessures sont encore vives à Coussay-les-Bois.

« Je crois être le seul à avoir des photos du mur où 22 soldats allemands ont été exécutés. » Journaliste allemand de 67 ans, Rudolph Greuel ne parle pas français, un peu anglais. Dans un e-mail, il résume le fruit de son « travail des 24 dernières années ».

Fils d’un père qu’il a à peine connu, il a enquêté pour connaître les circonstances de la mort de ce sous-officier de la Wehrmacht en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Une histoire étonnante révélée par la Nouvelle République du Centre-Ouest.

Exécution sommaire

En avril 1987, Rudolph Greuel se rend pour la première fois à Coussay-les-Bois, petit village du Poitou de 902 habitants, pour ce qu’il appellera le « jour le plus extraordinaire » de sa vie. A l’époque, il sait simplement que son père est mort là mais ignore tout des circonstances de son décès.

Avec l’aide de deux journalistes de la Nouvelle République et d’un habitant, il retrouve des témoins et découvre, accompagné du maire de l’époque, le petit mur de briques qui porte encore l’impact des balles de la fusillade dans laquelle son père et seize autres soldats allemands sont morts le 9 septembre 1944.

Les recherches de Rudolph Greuel s’appuient aussi sur le travail du « VDK » en Allemagne. Dès mars 1948, la « section de l’association populaire allemande pour l’entretien des sépultures militaires » cherche à récupérer les dépouilles des soldats allemands. Comme d’autres communes de France, la mairie de Coussay-les Bois, dans la Vienne, est contactée en mars 1948 pour un inventaire du cimetière.

Dans un courrier de mai 1948, elle liste cinq noms inhumés dans des tombes séparés et dix-sept dans une fosse commune. Une astérisque précise qu’ils sont tous décédés le même jour de septembre 1944 (les corps seront rapatriés en 1961 au cimetière militaire allemand proche de Huisnes-sur-Mer, près du Mont-Saint-Michel). Combien de prisonniers allemands ont été passés par les armes ? Au village, on parle de 17 fusillés. Pour Rudolph Greuel, ils sont 22.

Représailles ?

Que s’est-il passé ce 9 septembre 1944 à Coussay-les-Bois ? « Jamais personne n’a parlé de cette exécution sommaire, on n’en trouve trace dans aucun livre », observe Hervé Cannet, auteur de l’article de la République du Centre-Ouest et de plusieurs ouvrages consacrés à cette période. Issu d’une famille de résistants et passionné par le sujet, il est convaincu que jamais une autorité de la résistance n’aurait accepté qu’on fusille ces hommes ainsi.

En plus des témoins rencontrés au village poitevin, en Allemagne, Rudolph Greuer a retrouvé un ancien soldat allemand dont il a enregistré le témoignage : il lui a raconté comment les soldats allemands alors prisonniers employés aux champs avaient été embarqués ligotés par des maquisards. Il échappa à la fusillade lorsqu’un paysan expliqua aux résistants qu’il avait besoin de celui-là pour ses travaux agricoles.

Pour éclairer le contexte de l’époque, Michel Favreau, actuel maire de Coussay, rappelle le massacre de la population d’Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944, le sentiment que les habitants de son village auraient pu connaître le même sort. Le 19 juin 1944, un convoi militaire allemand passé par le village s’était fait tirer dessus. Les habitants de Coussay avaient été pris en otage et les SS avaient demandé les noms des habitants alors prisonniers en Allemagne, raconte la Nouvelle République. Trois jeunes maquisards de Coussay avaient été fusillés sur la place des Ecoles en représaille. Un mois et demi après, les Allemands sont fusillés au même endroit.

Une stèle rejetée « tout à fait démocratiquement »

Le 25 novembre 2009, Rudolph Greuel adresse une lettre au maire de Coussay proposant qu’une stèle commémorative soit installée sur les lieux.

Lors d’une première réunion du conseil municipal en décembre, Michel Favreau propose cette plaque « à la mémoire d’événements dont tout le monde a entendu parler dans le village. »

La réunion aboutit à un accord de principe pour sa mise en place. Mais la décision dont rend compte le bulletin municipal provoque la colère de certains habitants et d’associations de déportés et d’anciens combattants. Le conseil municipal se réunit à nouveau fin février et fait marche arrière.

« Maintenant, c’est fini, on n’en parle plus », répond aujourd’hui le maire Michel Favreau. « Le conseil [municipal] a tranché tout à fait démocratiquement. Il y a des gens encore vivants qui ont vécu ces journées difficiles. »

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  • arnonymous
    arnonymous
    ambidextre agacé ou ni droite (...)
    • Posté à 01h32 le 14/04/2010
    • Internaute 59966
      ambidextre agacé ou ni droite (...)

    Le problème, c’est d’arriver à faire la différence entre les enculés et les manipulés.

    Les soldats de la Wermacht n’étaient pas tous nazis.
    Les français n’étaient pas tous collabos ...

    • A déménagé le 05-02-2012
      A déménagé le 05-02-2012 répond à arnonymous
      non connue
      • Posté à 06h16 le 14/04/2010
      • Internaute 84960
        non connue

      Les français n’étaient pas tous collabos ...

      Non... Juste une petite majorité.
      Pas plus pas moins que maintenant.

      Mais c’est une seconde nature chez nous. (en champagne)
      Cela à commencé il y a bien longtemps avec les romains...

    • ColvertLE
      ColvertLE répond à arnonymous
      Retraité
      • Posté à 07h41 le 14/04/2010
      • Internaute 84712
        Retraité

      @ arnonymous

      Sans parler des braves Alsaciens les « Malgré Nous » enrôlés de force , et trés « encadrés“dans les SS.

       
      • Jean-Luc LUMEN
        Jean-Luc LUMEN répond à ColvertLE
        en invalidité
        • Posté à 15h41 le 14/04/2010
        • Internaute 47198
          en invalidité

        Si vous voulez discuter des « malgrés nous », renseignez vous très bien avant de vouloir commencer de commenter.

        en premier lieu, les « malgrés nous » venaient du Luxembourg, de Moselle, des deux départements Alsacien...bref de toutes régions annexés au Reich... et pas que de l’Alsace

        Question SS,
        –au début de la guerre l’enrôlement dans la SS était basé sur le volontariat.
        – puis ils étaient enrôlés d’office.

      1 autres commentaires
    • Tyb
      Tyb répond à arnonymous
      (par ici, par là)
      • Posté à 10h02 le 14/04/2010
      • Internaute 24914
        (par ici, par là)

      on parle là de plus de prisonniers de guerre raflés et fusillés sans autre forme de procès

    • pablico
      pablico répond à arnonymous
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 11h37 le 14/04/2010
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie. Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie. (victor Hugo)

      et ceux pour n’importe quelle patrie.. surtout qu’il n’y a jamais beaucoup de volontaires pour aller mourir. Tout le monde y a été obligé au plus grand niveau.

      fusillé par l’ennemi, ou fusillé par les siens, le choix est cornélien...

  • Tom-
    • Posté à 01h35 le 14/04/2010
    • Internaute 9410

    Une gueule avec un oeuil et une dent, c’est au moins du conceptuel, votre stèle.

  • Guillemette Faure
    Guillemette Faure
    Auteur(e) de l'article Journaliste
    • Posté à 01h31 le 14/04/2010
    • Internaute 34
      Journaliste

    Merci à l’internaute qui nous a signalé l’article de la République du Centre.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 01h42 le 14/04/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Les soldats allemands, ils doivent avoir des monuments aux morts dans leurs bleds d’origine.

    On arrive déjà pas à réhabiliter les fusillés, pour l’exemple ou pour avoir refusé le combat, de 1914-1918, alors honorer ceux qui ont accepter de combattre dans la wehrmacht de 1939-1945...

    • LienRag
      • Posté à 02h21 le 14/04/2010
      • Internaute 34767

      Certes, mais il ne s’agit peut-être pas d’honorer la mémoire, mais simplement de signaler un évènement historique pas très glorieux (ils ont tout de même été ramassés alors qu’ils étaient déjà prisonniers travaillant aux champs, ce n’est pas la même chose que les SS français fusillés par Leclerc juste après leur capture).

      • Xa_chan
        Xa_chan répond à LienRag
        (nippon ni mauvais)
        • Posté à 04h52 le 14/04/2010
        • Internaute 23695
          (nippon ni mauvais)

        Je suis d’accord, il ne s’agit visiblement pas ici « d’honorer » ces soldats allemands (on se demanderait bien pourquoi !) mais de braquer un éclairage sur un épisode de la guerre.

        Etant moi-même originaire de pas loin de Coussay-les-Bois, il n’y a rien dans cette démarche qui me choque. Mais bon, je n’ai pas l’âge d’avoir vécu les évènements, non plus.

        Par contre, par principe, je n’aime pas les associations, quelles qu’elles soient, qui s’arrogent ainsi le droit de décider ce qui est « commémorable » et ce qui ne l’est pas.

      • Central Scrutennizer
        Central Scrutennizer répond à LienRag
        Scrutennizant
        • Posté à 09h55 le 14/04/2010
        • Internaute 77982
          Scrutennizant

        Cette histoire de stèle me dérange un peu.

        Non pas que je conteste le fait de guerre peu glorieux, mais voilà : il s’agit d’un fait de guerre et ce genre de massacre fut pratiqué des deux côtés.

        Je sais que l’époque est propice à une mentalité de comémorite qui touche parfois au néo-sulpicien tant le fait de marquer d’un bout de caillou tel ou tel événement a tourné à la contagion.

        Mais ce genre d’événement a déjà une stèle collective en guise de commémoration, et cette stèle s’appelle l’Histoire.

        Alors au lieu de pondre des monuments inutiles, il serait bien plus juducieux d’honorer la mémoire de ces morts en enseignant ces faits et les sources du mal qui conduisit à ces guerres.

        Je vois en bien des lieux d’anciens collabos réclamer réparations de leurs dommages moraux et de réécrire l’histoire locale sous leur jour.

        Eux ont bien compris la puissance de la mémoire et de sa manipulation.

         
        • Ethelbert
          Ethelbert répond à Central Scrutennizer
          (né trop tard dans un monde (...)
          • Posté à 10h15 le 14/04/2010
          • Internaute 65688
            (né trop tard dans un monde (...)

          Fusiller un soldat ennemi fait prisonnier, tout comme le faire travailler d’ailleurs, cela ne s’appelle pas un « fait de guerre », mais un « crime de guerre », aux termes de la Convention de Genève - dont la France est signataire.
          Rien que sur un plan légal, le journaliste allemand cité dans cet article était en droit de déposer plainte ; mais il a préféré demander une reconnaissance symbolique, plus à même de refermer cette plaie de l’histoire locale. Personnellement, j’appelle cela « être digne ».

          Quand on prétend valoir mieux que quelqu’un, on ne reproduit pas les actes qu’on lui reproche. Si le contexte de l’époque peut expliquer ce qui s’est passé, il est difficile à présent de le justifier.
          D’autant plus que des archives sont désormais ouvertes sur des événements douloureux de cette période de l’Histoire de l’Europe (bourreaux comme victimes ne se trouvaient pas tous en Allemagne, et il y en avait dans chaque force en présence) : spoliation des Juifs, procès de la Libération et épuration, etc. Pourquoi faire comme si ce qui s’est passé n’avait jamais eu lieu ? Les victimes de la barbarie nazie ont eu droit à la reconnaissance de leurs souffrances - y compris et surtout sur le lieu même de leurs souffrances.

          Pourquoi cela devrait-il être différent dans ce genre de cas ?

          • Central Scrutennizer
            Central Scrutennizer répond à Ethelbert
            Scrutennizant
            • Posté à 10h49 le 14/04/2010
            • Internaute 77982
              Scrutennizant

            Nous jugeons depuis notre confort des actes qui se sont produits dans une époque bien complexe avec ses rancoeurs et son « stress » d’occupation.

            Loin de moi de vouloir nier la responsabilité, ni l’horreur de l’acte.

            Mais pour le reste, ce n’est qu’un fait de guerre, qu’on le juge à posteriori comme un « crime de guerre » est une chose qui ne nous est possible que depuis notre petite sécurité, la réalité du terrain en est une autre.

            Il y en eu à foison des « crimes de guerre ».

            Au lieu de chercher à juger du particulier, nous avons des outils de conservation de l’histoire et de commémoration de ses faits quelles qu’en furent les natures.

            Relire l’histoire depuis notre époque et d’en réclamer réparation est confortable mais dangereux, car nous n’avons plus tous les éléments en mains.

            Il en faudrait des stèles (et des contre-stèles) pour chaque fait de guerre suivant les lectures d’un camp où de l’autre.

            La guerre n’est ni propre, ni juste, et on n’y exprime aucunement les grands sentiments et idéaux humains, non plus qu’on ne juge au nom de l’humanité ou des « crimes de guerre ».
            On la subit et on agît au présent.

            Le risque de figer la lecture des faits particuliers à travers le prisme de l’une ou l’autre des parties est bien grand dans cette tentation de commémoration à tout crin. Une fois cristalisés la lecture d’un fait, qu’en est-il de la complexité des faits, des vécus ? Qu’en est-il des différentes lectures que nous nous devrions de donner à ces événements tragiques (comme tout fait de guerre, hélas) ?

            Si certains événements saillants par l’ampleur de leur barbarie (Oradour, les camps d’extermination etc.) se doivent d’être mis en avant pour marquer les mémoires, ils n’ont de valeur que si nous partons des ces bases pour comprendre POURQUOI et COMMENT cela s’est produit.

            Derrière l’horreur -en face de laquelle, bien que nous nous en défendions- nous sommes tous plus ou moins fascinés et voyeurs- il faut apprendre à décortiquer les fils de l’histoire et comprendre.
            Malheureusement le jour qui lors éclaire notre humanité n’est pas toujours à notre avantage, car nous y découvrons alors comment une foule de gens normaux qui ne font que leur part du travail permettent à une machine à exterminer de fonctionner parfaitement.
            Nous y découvrons comment des gens aimables et bons peuvent sous l’emprise de la colère, de la rancoeur, du trop plein de stress d’occupation Vous n’êtes donc pas si différent des barbares, après tout, à cautionner comme ça les exécutions sommaires...s’acharner sur des gens -prisonniers ou autre- avec une bestialité qui fait frémir.

            Des gens comme nous.
            Ni plus ni moins humains que nous.
            Vu de loin, c’est tellement tentant et rassurant pour nous de réduire l’histoire à un dé aux facettes blanches et noires.
            La réalité c’est qu’il n’y a que des nuances de gris dans un champ infini et qu’il faut être très prudent, garder ses réserves avant d’émettre des jugements.

            Ces réalités complexes (je sais, je me répète) devraient être laissées dans les champs d’étude.

            • Ethelbert
              Ethelbert répond à Central Scrutennizer
              (né trop tard dans un monde (...)
              • Posté à 11h08 le 14/04/2010
              • Internaute 65688
                (né trop tard dans un monde (...)

              En quoi ces meurtres de soldats allemands prisonniers - donc réduits à l’impuissance et à l’impossibilité de combattre - est-il différent de celui d’Oradour ?

              En quoi faire travailler des soldats ennemis prisonniers est-il différent des camps de travail nazis ?

              Mêmes faits, mais conséquences différentes ? Je suis peut-être idéaliste, mais ce comportement gêne le républicain européaniste que je suis.

              Des histoires comme celle-ci - des prisonniers allemands sommairement exécutés - il s’en est trouvé partout en France - y compris dans ma région natale. Plus que pointer le village de Coussay du doigt, j’aurais tendance à demander une reconnaissance au niveau national - avec une plaque dans un cimetière allemand, par exemple. Reconnaître ses erreurs, et leurs conséquences tragiques, ce n’est pas une preuve de faiblesse.

              • Central Scrutennizer
                Central Scrutennizer répond à Ethelbert
                Scrutennizant
                • Posté à 11h23 le 14/04/2010
                • Internaute 77982
                  Scrutennizant

                En ces points nous nous rejoignons.

                C’est à une échelle nationale que ces faits doivent être rémémorés comme témoignage de l’horreur de la guerre.

                Ils doivent être le terreau de la réfléxion.

                Si l’on évoque ensuite des faits locaux (isolés parmis les multitudes d’actes de guerre du même acabit) l’intérêt doit être d’ouvrir les esprits à une pensée plurielle quand à ces faits, et de découvrir leur complexité -notre complexité- et à quelle point, une fois réduits à l’échelle humaine du « soi » les grandes lectures, les grandes divisions entre ce qui semble bien et ce qui semble mal, se disolvent dans l’absurde et le vécu personnel.

                Si l’on veut lutter contre les racines du mal, il nous faut être capable de reconnaître qu’elle sont en chacuns de nous.

                Je suis idéaliste aussi, à souhaiter que les êtres humains soient capables de cette introspection et d’évolution, loin des jugements simples qui rassurent et déresponsabilisent.

                Mais si nous ne donnons ces outils à tous, et nous contentons d’exciter leurs esprits en traitant l’histoire comme une succession de « faits divers » avec des jugements préemballés, alors nous ôtons toute chance d’une évolution future.

                J’ai grand crainte que pour ce qui est des générations vivantes à l’heure actuelle, les dés ne soient déjà jetés tant la majorité à été donnée en pâture à la démagogie médiatique.
                Je ne serais pas là pour voir la suivante, hélas.
                J’aurais aimé avoir de l’espoir pour le futur.

              • LienRag
                LienRag répond à Ethelbert
                • Posté à 20h33 le 14/04/2010
                • Internaute 34767

                En quoi ces meurtres de soldats allemands prisonniers - donc réduits à l’impuissance et à l’impossibilité de combattre - est-il différent de celui d’Oradour ?
                En quoi faire travailler des soldats ennemis prisonniers est-il différent des camps de travail nazis ?
                Mêmes faits, mais conséquences différentes ? Je suis peut-être idéaliste
                Non, à ce stade ce n’est plus de l’idéalisme, mais de l’irresponsabilité.
                Lisez un peu des témoignages et études historiques si vous ne voyez pas la différence...
                D’ailleurs je ne suis pas certain que faire travailler des soldats ennemis prisonniers soit un crime de guerre, il me semble me rappeler que c’est assez encadré mais qu’il y a des exceptions.

                De toutes façons les conventions de Genève concernent les états, là on parle d’une époque où la faillite morale et politique des états avait laissés certains penser (assez naïvement vue la réalité géopolitique) qu’il était temps pour les peuples de reprendre leur destin en main. Il y a bien un texte célèbre qui s’appelle « leur morale et la nôtre »...

                Pour être franc, votre réaction justifie celle refusant de commémorer cet évènement de peur de le voir instrumentalisé par un révisionnisme plus ou moins marqué.

                • Ethelbert
                  Ethelbert répond à LienRag
                  (né trop tard dans un monde (...)
                  • Posté à 09h42 le 15/04/2010
                  • Internaute 65688
                    (né trop tard dans un monde (...)

                  Je suis conscient que la pente de mon raisonnement est savonneuse, et peut mener à un révisionnisme scandaleux.
                  Raison de plus pour que la communauté historienne en débatte, ne pensez-vous pas ? Raison de plus, aussi, pour que l’État coupe l’herbe sous le pied des révisionnistes de tout crin en indiquant, au terme de ces débats historiens, s’il y a lieu ou pas de faire une déclaration officielle reconnaissant ces actes.
                  Mais au moins, un débat aura eu lieu. À l’heure actuelle, on fait comme si ces actes n’avaient jamais existé. Un cynique vous dirait que c’est l’amorce de la pente vers un négationnisme plus ou moins marqué : « il ne faut pas en parler ; inutile de réveiller les morts », « ce n’est qu’un détail de l’Histoire », « et puis, il ne s’agissait que de soldats allemands ». Moi, cette idée m’est insupportable, tout autant que le long silence de la France sur la collaboration de Vichy avec l’Allemagne nazie.

                  Mais si on regarde les faits...
                  L’armée allemande, lorsqu’elle occupait la France (et d’autres régions d’Europe), a procédé à des exécutions sommaires de personnes qui ne pouvaient se défendre. Ce sont des faits, que personne n’ira remettre en cause - et encore heureux ! .
                  Des résistants français ont procédé à des exécutions sommaires de prisonniers allemands qui ne pouvaient se défendre. Ce sont là aussi des faits... que l’on préfère se taire.

            • Jean-Luc LUMEN
              Jean-Luc LUMEN répond à Central Scrutennizer
              en invalidité
              • Posté à 15h49 le 14/04/2010
              • Internaute 47198
                en invalidité

              vous vous égarez

          • Enlendil
            Enlendil répond à Ethelbert
            Etudiant
            • Posté à 12h36 le 14/04/2010
            • Internaute 66802
              Etudiant

            Convention qui fut signée 5 ans après ces exécutions. Et de mon souvenir les lois ne sont pas rétroactives :) Sinon on pourrait porter plainte contre l’empire de Rome qui fit exécuter Vercingétorix ? : |

            • Ethelbert
              Ethelbert répond à Enlendil
              (né trop tard dans un monde (...)
              • Posté à 12h53 le 14/04/2010
              • Internaute 65688
                (né trop tard dans un monde (...)

              Il y eut d’autres Conventions de Genève avant 1949, et des textes officiels existaient déjà avant le XXe siècle, qui règlementaient les buts et principes de la guerre et des conflits armés.

              Et tant qu’à jouer avec les dates, Vercingétorix, pour sa part, fut assassiné sur ordre de César, dans sa prison du Tullianum, en 46 avant J.-C., soixante ans avant la naissance officielle de l’Empire.
              Si l’Empire romain apparaît dans les faits avec Octave-Auguste, en 27 avant J.-C., il n’existe de manière officielle qu’à la mort de celui-ci, en 14 après J.-C. À ce moment, le Principat d’Auguste cesse d’exister, cédant la place à l’Empire. Tibère remplace le titre de « princeps senatus » (titre officiel d’Auguste), par celui de « Caesar Imperator ».

            • kk
              kk répond à Enlendil
              au vert
              • Posté à 16h06 le 14/04/2010
              • Internaute 13480
                au vert

              Raté l’étudiant ...
              Je pense que ces faits relèvent de la Convention de Genève de 1929.
              Lien

          • spartak
            spartak répond à Ethelbert
            (comité libertaire lyophilisé)
            • Posté à 15h29 le 14/04/2010
            • Internaute 84113
              (comité libertaire lyophilisé)

            Précision : faire travailler un prisonnier de guerre n’est pas en soi un crime de guerre. C’est les faire travailler à des tâches qui ont directement trait aux combats (terrassements, fortifications, convoyages...) qui est proscrit.

            Dans l’ensemble, s’il faut tout commémorer, ce qui est ridicule (il vaudrait mieux tout historiciser, tant qu’à faire), un certain nombre de catégories et de faits sont sur liste d’attente avant les soldats de la Wehrmacht, je trouve.

            • Ethelbert
              Ethelbert répond à spartak
              (né trop tard dans un monde (...)
              • Posté à 16h54 le 14/04/2010
              • Internaute 65688
                (né trop tard dans un monde (...)

              Je vais faire comme Xa_Chan : vous conseiller de relire l’article attentivement. Vous verrez qu’il ne s’agit nullement d’une commémoration (qui est une cérémonie officielle), mais simplement d’une reconnaissance officielle d’un fait.
              Après, je l’ai déjà dit par ailleurs - et d’autres riverains partagent mon point de vue - il vaudrait mieux que cette question soit étudiée au plan national, et qu’une reconnaissance nationale ressorte, plutôt qu’une reconnaissance par-ci par-là..

              • spartak
                spartak répond à Ethelbert
                (comité libertaire lyophilisé)
                • Posté à 21h57 le 14/04/2010
                • Internaute 84113
                  (comité libertaire lyophilisé)

                Si on fait un monument, on va avoir des cérémonies, des usages... De tels faits se rapportent au contexte, comme le dit très bien l’article, et à un temps de vacance de fait du pouvoir. Je ne vois pas trop quoi faire comme reconnaissance officielle, et si on part dans la reconnaissance de ce genre de faits, on n’a pas fini : après se pencher dessus cela s’appelle faire de l’histoire. J’ai l’impression de me répéter, là... en fait, je ne vois pas bien ce qui nous sépare.

          • egide
            egide répond à Ethelbert
            Littéral
            • Posté à 18h13 le 14/04/2010
            • Internaute 45067
              Littéral

            S’il ne fait aucun doute, apparemment, que ces soldats allemands aient été assassinés, il n’est pas certains qu’on puisse qualifier ces exécutions de crimes de guerre.

            En effet, les maquisards qui ont mitraillé la vingtaine de soldats de la Wehrmacht n’étaient pas des militaires à proprement parler mais des civils armés, des irréguliers.

            Il est fort probable qu’on ne puisse les qualifier que de simples assassins.

            Crime qui est prescrit. Contrairement au crime de guerre qui, lui, est imprescriptible.

            Mais cette distinction ne serait que pure dialectique s’il n’y avait en exergue le fait que l’armée allemande avait une politique de meurtres systématiques parmi la population des pays occupé.

            Si on pousse la logique de la plainte à son comble, on pourrait alors attaquer tout soldat de la Wehrmacht pour complicité de crime de guerre tant les violences criminelles étaient érigées en système par cette armée si particulière.

            Et on peut considérer que chaque rouage de cette organisation militaire soit entièrement responsable de toutes les activités criminelles auxquelles elle s’est livrée.

            • LienRag
              LienRag répond à egide
              • Posté à 20h37 le 14/04/2010
              • Internaute 34767

              Les crimes de guerre ne sont pas imprescriptibles, heureusement pour les crapules du calibre d’achoura qui ont prouvés leur virilité sur les femmes et les enfants algériens et vietnamiens...

        • boboland
          boboland répond à Central Scrutennizer
          ex-o'placard
          • Posté à 11h28 le 14/04/2010
          • Internaute 104841
            ex-o'placard

          interessants vos propos et échanges avec Ethel...
          c’est pour ça que j’aime Rue89...
          A coté de ça il y a les propos de bistrots désormais les propos de blogs de gens qui n’ont ni lu l’article ni lu leurs livres d’histoire, ni rien lu depuis l’époque ancienne,qui ont juste lu (mal lu) le titre ou quelques réactions, et qui réagissent en beaubeaufs pret à lyncher sur le papier le boche, le chintok, le ruskof, l’ UMp de passage...
          et c’est aussi pour ça que j’aime RUE89 qui laisse la liberté d’expression meme quand c’est couillon

          et c’est encore mieux quand c’est marrant !

          • Central Scrutennizer
            Central Scrutennizer répond à boboland
            Scrutennizant
            • Posté à 11h42 le 14/04/2010
            • Internaute 77982
              Scrutennizant

            « et c’est encore mieux quand c’est marrant ! »

            Oui, il faut réhabiliter le rire !

            En plus il paraît que c’est bon pour la santé...

            Rue 89 est un des espaces les plus équilibrés pour ce qui est du dialogue (la modération très « souple » permet à beaucoup de trolls de s’y retrouver, mais c’est le prix de la liberté d’expression et d’une relative neutralité).

            n’en déplaise à ceux qui crient au site « politiquement orienté » etc. et n’ont jamais cherché à participer au dialogue ? ici le dialogue est possible, il suffit d’en prendre le risque.

          • kk
            kk répond à boboland
            au vert
            • Posté à 16h05 le 14/04/2010
            • Internaute 13480
              au vert

            J’attends toujours votre réponse sur le fil des retraites, là où vous dites que votre ex a eu une super augmentation.

        19 autres commentaires
  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 01h48 le 14/04/2010
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    On pourrait déjà commencer par honorer les anti-fascistes allemands assassinés par les nazis, avant et après l’invasion allemande de 1940, comme celui de l’historien Einstein près de Pau.
    Et puis on pourrait continuer en rendant justice aux trotskystes assassinés par les Staliniens pendant la Résistance. Pas vrai, Monsieur Hue ?
    Oups, je vais trop loin...

    • Jean-Luc LUMEN
      Jean-Luc LUMEN répond à nemo3637
      en invalidité
      • Posté à 16h02 le 14/04/2010
      • Internaute 47198
        en invalidité

      Savez vous lire l’Allemand...si oui, procurez vous le livre :
      Konzentrations-und Strafgefangenenlager im Emsland 1933-1945 Zum Verhältnis von NS-Regime und Justiz de Erich Kosthorst/Bernd Walter
      ( Droste Verlag Düsseldorf)

      Quand vous l’aurez, je vous ferais parvenir les pages annoté de commentaires fait par mon père ( il y était de 43 à 45)

      • nemo3637
        nemo3637 répond à Jean-Luc LUMEN
        Déchoukeur
        • Posté à 16h23 le 14/04/2010
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Les témoignages, l’Histoire, ont pour principal intérêt de nous servir de leçons pour notre action dans le présent. Or cette Histoire elle est « arrangée » au gré des époques et de certains intérêts. Certes nous sommes libres d’apporter notre pierre, notre témoignage, de tout dire...Mais ne sera médiatisé que ce qui est « intéressant » pour les « commanditaires ».
        En un mot, malgré ces « leçons » prétendumment bien comprises, le Rwanda a connu un génocide effroyable dans l’indifférence générale. Je ne veux pas faire des comparaisons douteuses mais cette indifférence et ce silence de l’opinion ont été au moins aussi pesants que celui qui sévit lors du génocide commis par les nazis.
        L’Histoire est revisitée comme dans le monde de Big Brother. Et récemment un internaute, mettait au même rang les franquistes et les républicains en Espagne, et s’apitoyait même sur les miliciens qui se seraient engagés « par erreur » comme le montre, disait-il, le film « Lacombe Lucien »... Tout est pareil tout se vaut. Et la guerre est un gross malheur. C’est la vision de beaucoup de gens de la nouvelle génération...

         
        • Jean-Luc LUMEN
          Jean-Luc LUMEN répond à nemo3637
          en invalidité
          • Posté à 17h15 le 14/04/2010
          • Internaute 47198
            en invalidité

          Ce livre raconte des témoignages des victimes du nazisme d’avant la guerre 1933 jusqu’a la fin de la guerre 1945.
          ––––––––––––––––––––––––––––––-
          Le malheur est... qu’il y a toujours des personnes complètement fermé et obtus qui n’arriverons que difficilement à remettre en cause leurs idées préfabriquées.

          Avec ce que mon père a subit, j’aurais pu tomber dans l’anti-allemand pur et dur…mais une des premières choses que mon père ma dite dans le camp où il était il y avait 80 % d’allemands, que dans la forteresse de Kaliningrad ( Königsberg) ou il a attendu 6 mois qu’on lui coupe la tête, il a assisté à la décapitation de nombreux Allemands…
          De plus mon épouse et d’origine Sarroise

          Alors quand je lis l’horreur stupide et dangereuse de nombreux commentaires… je comprends l’attitude des énârques et d’autres hautes fonctionnaires ou fonctionnaires de « l’intérieur » devant aller passer quelques années en Moselle, en Alsace ou en Allemagne…pas étonnant qu’ils sabotent ce qu’ils peuvent saboter.
          Cela me rappel un débat sur le vendredi saint en Moselle et Alsace sur un forum d’Orange, la haine transpirait littéralement des commentaires des français et des fonctionnaires de « l’intérieur »

          Le français (en général) à encore beaucoup de chemin à faire avant d’être mâture.

        1 autres commentaires
  • Jean-Luc LUMEN
    Jean-Luc LUMEN
    en invalidité
    • Posté à 02h07 le 14/04/2010
    • Internaute 47198
      en invalidité

    « “les soldats allemands alors prisonniers employés aux champs avaient été embarqués ligotés par des maquisards. Il échappa à la fusillade lorsqu’un paysan expliqua aux résistants qu’il avait besoin de celui-là pour ses travaux agricoles.” »

    Voila bien le comportement courageux mais pas téméraire de soit disant maquisards...criminels, assassins oui… maquisards non

    A-t-on les noms de ces fameux maquisards aux comportements d’SS… ?

    Jean-Luc LUMEN fils du matricule 833/3 lager 7 Esterwegen

    • A déménagé le 05-02-2012
      • Posté à 06h24 le 14/04/2010
      • Internaute 84960
        non connue

      A-t-on les noms de ces fameux maquisards aux comportements d’SS… ?

      Il y a ceux qui ont fusillé...
      Il y a ceux qui ont accepté qu’on les fusille, et plus probablement ont assisté à l’assassinat.

      Un village bien brave.

      • Jean-Luc LUMEN
        Jean-Luc LUMEN répond à A déménagé le 05-02-2012
        en invalidité
        • Posté à 06h40 le 14/04/2010
        • Internaute 47198
          en invalidité

        Un village bien brave...qui se fait dicter sa conduite par des revenchards

         
        • Central Scrutennizer
          Central Scrutennizer répond à Jean-Luc LUMEN
          Scrutennizant
          • Posté à 10h06 le 14/04/2010
          • Internaute 77982
            Scrutennizant

          Comme il est facile de juger l’histoire par le petit bout de la lorgnette...

          L’histoire est un terrain qui nécessite analyse et réflexion.

          En jugeant sans avoir tous les éléments en mains, nous nous comportons comme ces abrutis bélant qui se contentent de pérorer en prenant pour vérité première la moindre rumeur vomie par leur TV adorée.

          Plus prêt de nous, ils étaient nombreux pour pourrir « Ceux de Tarnac » avant leur -très discrète- réhabilitation par ces même médias qui montérent l’affaire en épingle.

          Avant de juger les gens de ce village et de réécrire l’histoire en deux mots comme des piliers de comptoirs dont la réflexion ne dépasse pas la distance qui le sépare de son blanc-cas, il faudrait savoir quel fut le vécu de ces habitants avant l’arrivée de ces prisonniers, etc.

          Les réactions primaires et sans profondeur aucune que je lis ici ne font honneur ni à l’intelligence humaine, ni à la mémoire des morts de cette guerre, qu’ils soient Alliés ou de l’Axe.

          Elle me font plus penser aux mots de ceux qui criérent « Vive Pétain » et « mort aux juifs » quand il était facile et de bon ton de le crier et « Vive De Gaule » à la libération.

          Je n’y vois rien que cette manifestation lamentable de l’esprit humain en ce qu’il aime haïr et juger pour se monter du col, là où il n’y a aucun risque à le faire.

          Cette exécution est peut-être regrettable, mais ce ne fut pas la seule et nous avons trop peu d’éléments en main pour juger ceux qui la commirent.

          • Jean-Luc LUMEN
            Jean-Luc LUMEN répond à Central Scrutennizer
            en invalidité
            • Posté à 15h13 le 14/04/2010
            • Internaute 47198
              en invalidité

            avant d’écrire votre commentaire...vous auriez peut être du lire les articles et réactions des concernés dans les différents médias.

            de plus vous devriez relire à tête reposé, mes commentaires concernant cette affaire.

          • nemo3637
            nemo3637 répond à Central Scrutennizer
            Déchoukeur
            • Posté à 15h13 le 14/04/2010
            • Internaute 44521
              Déchoukeur

            Une petite histoire qu’on m’a raconté dans l’Aude.
            Un soldat allemand avait entrepris de déserter. Il s’en était confié à des gens du village. Il fut arrêté par les maquisards - peut-être les recherchait-il ? - ...qui l’éxécutèrent.
            Cela parait absurde et atroce mais c’était une situation de guerre et d’occupation particulière et cruelle que l’on a du mal à se reconstituer aujourd’hui. Le Parti Communiste eut pour mot d’ordre « à chacun son boche ». Les populations avaient souffert, du manque de liberté, de l’oppression, mais aussi des privations. Le fait qu’il pouvait y avoir des Allemands eux-mêmes victimes du nazisme n’était que fort peu pris en considération. Mon père, interné en Allemagne, refusa toute sa vie d’acheter un voiture allemande...

            • Central Scrutennizer
              Central Scrutennizer répond à nemo3637
              Scrutennizant
              • Posté à 17h27 le 14/04/2010
              • Internaute 77982
                Scrutennizant

              Illustration assez juste de la difficulté de juger des faits isolés.

              J’en connais aussi qui ont été marqués par cette guerre et sont encore germanophobes. bien que ce ne soit pas forcément la violence directe qui fut la cause de leur ressentiment : pour certains le sentiment d’oppression lié à l’occupation a généré de véritable névroses.

  • Hulk
    Hulk
    Gros con de droite
    • Posté à 02h39 le 14/04/2010
    • Internaute 108405
      Gros con de droite

    Les associations d’anciens combattants se seraient honorées à accepter cela.

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à Hulk
      In enculo cum vibro
      • Posté à 02h54 le 14/04/2010
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Une plaque non-ostentatoire, alors...

      Lien

      • Hulk
        Hulk répond à Autist Reading -
        Gros con de droite
        • Posté à 03h16 le 14/04/2010
        • Internaute 108405
          Gros con de droite

        Je préférerais qu’elle soit non-ostensible, plutôt...

         
        • Numerosix
          Numerosix répond à Hulk
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 07h48 le 14/04/2010
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          On pourrait aussi composer une p’tite chanson ?

        1 autres commentaires
  • quentin31
    quentin31
    Sur l'equateur
    • Posté à 02h47 le 14/04/2010
    • Internaute 57508
      Sur l'equateur

    « Michel Favreau propose cette plaque “ à la mémoire d’événements dont tout le monde a entendu parler dans le village.”

    Commémorer l’execution de soldats ennemis en temps de guerre, en territoire envahi, même 65 ans après, est choquant.

    Une nouvelle forme de collaboration ?

    • Xa_chan
      Xa_chan répond à quentin31
      (nippon ni mauvais)
      • Posté à 04h56 le 14/04/2010
      • Internaute 23695
        (nippon ni mauvais)

      euh, juste n’importe quoi, votre commentaire ? Sur un plan historique, hein ! !

      Ces soldats ennemis n’ont pas été exécutés suite à un procès exercé par une quelconque autorité légitime. Leur exécution est donc assimilable à un crime de guerre, d’autant plus si ils étaient déjà prisonniers.

      C’est toute la différence entre des barbares et des gens civilisés. Les barbares exécutent, les gens civilisés exécutent dans le cadre de la loi, sous le mandat d’un gouvernement légitime. Il y a un univers entier entre ces deux choses...

      Mais évidemment, les barbares diront que les gens civilisés sont simplement faibles...

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