06/04/2010 à 00h40

Polémique sur Les Infiltrés, devenus auxiliaires de police

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

Une enquête sur la pédophilie passe ce lundi soir sur France 2. Le journaliste a dénoncé 23 personnes qui ont été arrêtées.

La « charte des devoirs professionnels des journalistes français » stipule qu’un journaliste « ne confond pas son rôle avec celui du policier ». Après avoir enquêté sur des pédophiles, le journaliste de l’émission controversée Les Infiltrés, diffusée ce soir sur France 2, devait-il les dénoncer à la police ?

Cité par Télé 2 Semaines, Laurent Richard, rédacteur en chef de l’émission et auteur du reportage « Pédophilie : les prédateurs », estime avoir « fait ce que tout citoyen doit faire » :

« Quand on est destinataire d’informations qui peuvent empêcher des tentatives de corruption sur des mineurs ou des viols d’enfants, c’est normal qu’on signale les cas à la police. [...]

On n’est pas dans une fiction, j’ai vu les images, j’ai vu ce qu’ils faisaient. [...]

J’aurais été plus mal à l’aise de ne rien faire. Ce sont des faits d’une gravité absolue, il n’y a pas à tergiverser. »

Joint par téléphone, Laurent Richard a refusé de s’exprimer avant que j’aie vu son reportage. Même réponse de la chargée de communication de Capa Presse, l’une des principales agences de presse télé en France, qui produit Les Infiltrés pour France 2 :

« Ça change tout de voir le document. »

« Soulagé que je ne sois pas policier, Julien accepte l’interview »

J’ai vu le document. Il est extrêmement choquant, comme tous les reportages sur la pédophilie. Derrière son ordinateur, Laurent Richard se fait passer pour Jessica, 12 ans, et donne rendez-vous à des adultes qui traquent leurs proies sur des forums pour adolescents.

Une fois au rendez-vous, le journaliste repère des hommes seuls et va parler avec eux, en les filmant en caméra cachée. « Vous avez rendez-vous avec Jessica ? », leur demande-t-il.

A propos de l’un d’eux, un homme de 35 ans, père de deux enfants, Laurent Richard a ce commentaire surprenant quand on voit les suites qu’il a choisi de donner à son reportage :

« Sans doute soulagé que je ne sois pas policier, Julien accepte le principe d’une interview. »

L’homme lui avoue ensuite avoir effectué des attouchements sur sa propre fille en lui donnant le bain.

Le reportage des Infiltrés nous emmène aussi au Québec ou dans des lieux de France non identifiés. Avec, à chaque fois, la même impression : que ces hommes agissent avec un sentiment d’impunité ou une profonde culpabilité, rien ne semble pouvoir les arrêter.

L’équivalent de la violation du secret professionnel ?

Pour Me William Bourdon, avocat de l’agence Capa Presse, le code pénal fait « obligation stricte d’informer les autorités administratives de l’imminence d’une agression contre un mineur », qu’il s’agisse « d’un crime ou d’un délit ». Il ajoute que c’est l’une des trois seules obligations présentes dans ce code, avec celles de témoigner et de dénoncer un crime :

« La charte des journalistes de 1918 ne dit pas qu’un journaliste doit violer la loi. »

Hervé Chabalier, patron de l’agence Capa, est allé plus loin, vendredi sur France Info :

« [La pédophilie] est le seul cas où la protection des sources [des journalistes] ne fonctionne pas. »

La décision de Capa suscite un tollé. Avocat d’autres agences de presse, Me Richard Malka conteste l’interprétation que « les infiltrés » font de la loi :

« Je comprends qu’ils soient mal à l’aise, mais cette obligation n’existe pas. »

Quand Capa invoque les articles 434-1 et 434-3 du code pénal, qui obligent quiconque à dénoncer des mauvais traitements sur mineurs et à empêcher un crime à venir, Me Malka rétorque que ces articles citent l’article 226-13 du même code, qui punit la violation du secret professionnel par une personne qui en est dépositaire :

« Les journalistes sont couverts par le secret des sources, qui est une disposition équivalente au secret professionnel.

L’article 4 de la nouvelle loi du 4 janvier 2010 sur la protection des sources des journalistes rappelle “la faculté, pour tout journaliste entendu comme témoin sur des informations recueillies dans l’exercice de son activité, de ne pas en révéler l’origine”.

Les textes que cite Capa n’ont jamais été appliqués, ils suffit de voir la jurisprudence de la Cour de cassation. »

Journaliste ou policier, il faut choisir

Au-delà de cette querelle juridique, le précédent des Infiltrés suscite beaucoup d’inquiétudes dans la profession. La secrétaire générale du SNJ, premier syndicat de journalistes en France, Dominique Pradalié, est aussi journaliste à France 2 :

« Il est très grave qu’un journaliste fasse ça dans l’exercice de sa profession. Journaliste ou policier, les deux professions sont respectables, mais il faut choisir. A cause de cela, les journalistes vont tout le temps être suspectés. »

Avocat d’une autre grande agence de presse, Tony Comiti Productions, Me Malka raconte qu’après la diffusion d’un reportage sur la prostitution infantile il y a quelques semaines dans Envoyé Spécial, la police a voulu saisir les rushes :

« Comiti a refusé, en invoquant le secret des sources. Maintenant les policiers vont nous dire “mais chez Capa, ils les donnent !” »

Et si Capa n’avait pas signalé les pédophiles ?

Patrons de Ligne de Mire Productions, une agence plus petite, Nicolas Jaillard et Valérie Montmartin se posent la question dans un communiqué transmis à la profession :

« En quoi des pédophiles seraient plus “dénonçables” qu’un braqueur violent, sinon au nom d’une morale déplacée ou de circonstance, et justifieraient que des journalistes rompent le contrat de confiance qui les relie à la société ? »

Me William Bourdon, lui, reste persuadé d’une chose :

« Si Capa n’avait pas agi comme ça, et si la preuve avait été apportée que des personnes figurant dans ce reportage avaient commis des agressions contre des mineurs, je pense que Capa aurait été clouée au pilori. »

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  • renmi21
    renmi21
    retraité
    • Posté à 08h37 le 06/04/2010
    • Internaute 74148
      retraité

    Filmer en caméra cachée n’est pas normal ; ce n’est plus du journalisme. C’est une atteinte à la liberté d’expression et une violation de la vie privée. Faire un reportage de ce genre est purement scandaleux et doit être sanctionné par la loi.

    Journaliste = danger ……

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 08h40 le 06/04/2010
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)
  • lambertine
    lambertine
    Nulle part... ou ailleurs
    • Posté à 08h41 le 06/04/2010
    • Internaute 91509
      Nulle part... ou ailleurs

    Beau coup de pub.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 08h49 le 06/04/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Il est très grave qu’un journaliste fasse ça dans l’exercice de sa profession. Journaliste ou policier, les deux professions sont respectables, mais il faut choisir. A cause de cela, les journalistes vont tout le temps être suspectés. »

    • J’avoue que cette interrogation me laisse perplexe :

    Certes, on doit choisir entre le journalisme et le travail d’enquêteur de police, mais nous sommes ici confrontés à un réel problème de choix de comportement civil, civique, et humain. Mon choix serait probablement variable, fait au coup par coup.

    1 - Les journalistes risquent à l’avenir d’être sufisemment soupçonnés pour que nul ne leur fasse plus confiance et ils pourraient bien finir par ne plus jamais avoir accès au confidences. Ce qui évidemment rendrait ce métier extrêment périlleux...si dans certains cas ils sont « fixés » comme ’balances’. Leurs vies pourraient être menacées.

    2 - Le Journaliste qui découvre au cours d’une de ses investigations dans le cadre d’un reportage, qu’un attentat doit par exemple se produire bientôt, à tel ou tel endroit (qui risque de faire des victimes) doit-il rester silencieux et laisser les flics dans l’ignorance de ce qu’il sait ? - Je crois qu’il doit tout faire pour l’empêcher.

    3 - L’utilisation de caméra-cachée n’est-elle pas déjà en soi une tromperie à l’égard de ceux qui vous reçoivent, et qui bien entendu, vu la « délicatesse » de leurs confidences...vous auront fait promettre de venir sans caméra et d’éteindre vos micros.
     : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : :
    La plupart de ce que les Journalistes nous donnent à voir aura été récolté par des méthodes plus ou moins honnêtes, et parfois même en se livrant à des tromperies de bonne facture à l’égard de leurs hôtes.

    Alors, je pense que dans ce métier comme dans d’autre, une tromperie chasse l’autre, dès lors que cette tromperie permet d’arriver à ses fins !

  • steed1
    steed1
    Franco-Breton
    • Posté à 08h46 le 06/04/2010
    • Internaute 29140
      Franco-Breton

    Sur un plan purement humain, je suis content que ces types se retrouvent derrière les barreaux, qu’on les dénonce est une bonne chose. Maintenant, sur le plan déontologique et journalistique, je me dis que la presse a un devoir de réserve et de neutralité vis à vis de ses sujets. Je trouve nécessaire que la presse enquête sur des faits de société, qu’elle se plonge parfois en enfer pour informer, qu’elle ne soit ni à la botte de l’armée, ni à la botte de la police ni à celle des politiques. Cependant il ne faut pas être dupe, il y a depuis longtemps des compromis et des magouilles entre les journalistes et ces gens là, ça fait partie du jeu.
    L’argument de CAPA à propos des pédophiles, à vrai dire je ne le comprend pas bien. Ok c’est monstrueux, répréhensible etc. mais la prostitution enfantine aussi, les réseaux mafieux aussi, enfin tout un tas de sujets comme par exemple le travail clandestin et le sort réservé aux travailleurs sans papiers dont les conditions de vie s’apparentent parfois à l’esclavage aussi. Tout est dénonçable.

    Enfin, le travail des journaliste est d’informer, pas de dénoncer, c’est ce que je crois. Il n’y a qu’a ce titre que les sujets accepteront de parler, même s’il faut leur couvrir le visage.

    Par exemple, l’affaire du reportage sur les réseaux de drogue à Tremblay, je l’ai regardé un peu, il ne m’a pas appris grand chose que je ne sache pas déjà, mais savoir que dans la foulée les flics ont fait un joli carton là bas, on se demande si les journalistes n’ont pas balancés leurs sources également.
    ça va être chaud pour travailler dans de bonne condition maintenant.
    Question : les journalistes de terrain ne craignent-il pas maintenant de se faire lyncher ?

    autre question : les flics arrivent-ils à bosser sans « scoops » ? ou peut être, ne doivent-ils pas s’inspirer des méthodes d’investigation des journalistes pour bosser efficacement ?

    Tout ça me laisse perplexe...

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à steed1
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 13h46 le 06/04/2010
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Une bonne « infiltration » chez certains patrons véreux...
      - ça ne serait pas mal non plus !

      Inutile d’en parler aux flics,
      car il suffirait d’en parler au grand public, via la totalité des médias.

  • nanabel
    nanabel
    1ère version
    • Posté à 08h56 le 06/04/2010
    • Internaute 97292
      1ère version

    Les émissions reportages à la télé n’ont aucun objectif d’information. Il ne s’agit pas d’analyser tel ou tel fait de société, mais juste montrer. Le but n’est pas de faire réfléchir, mais de scandaliser le téléspectateur. Ce sont des émissions de voyeurisme. Les journalistes ne sont que des montreurs de phénomènes de foire, ni plus, ni moins.

    En france, le journaliste d’investigation n’existe pas. La législation leur interdit d’enquêter sur des dossiers « dits » sensibles. Pour exemple :

    Dans les années 2000, un journaliste indépendant qui avait infiltré le milieu des pirates informatiques, avait apporté la preuve que les cartes bancaires n’étaient absolument pas sécurisées. Il s’est fait arrêté, les flics voulaient qu’il dévoile ses sources, ce qu’il n’a pas fait. Non seulement il n’a pas été aidé par ses confrères, mais en plus, il n’a pas pu vendre son enquête aux journaux français. Les rédacteurs des journaux soi-disant d’investigation ont tous refusé son papier pour des raisons de sujet trop sensible. En france, on n’attaque pas les banques !

    C’était à l’époque où les banques françaises voulaient vendre la carte à puce aux USA, en mettant en avant une carte 100 % sécurisée. L’enquête est sortie aux USA est la tentative des banques françaises a été un fiasco.

    D’ailleurs on attend toujours le journaliste qui enquêtera sur le financement des élections présidentielles avec le nom des donateurs. Et là, on n’est plus dans la rubrique des chiens écrasés.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à nanabel
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 13h32 le 06/04/2010
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      J’ai aimé votre post, et j’en rajoute un peu...dans un style plus léger.

      « En france, on n’attaque pas les banques ! »

      C’est vrai...en France (ailleurs non plus) on ne touche pas aux puissants.

      On ne s’attaque donc pas aux banques, mais aux déposants à qui on pique le contenu du coffre en passant par le sous-sol....

      ...parce qu’il y a trop de caméras en surface.
      (Peut-être que les Caméras seront efficaces quand on aura interdit le port de la cagoule, de la burqa, du voile ou du casque de moto)

      Le plus logique selon moi :
      Faire une demande d’autorisation en Préfecture avant chaque casse !

  • penabranca
    • Posté à 10h58 le 06/04/2010
    • Internaute 62583

    Un type bien ne ment pas, ne trahit pas, on peut avoir confiance en lui.
    Les pédophiles ne sont pas des gens biens, on le savait, on n’apprend rien.
    Il n’est écrit nul part que les journalistes sont, ou doivent être des gens biens...contrairement aux curés pédophiles dont « être un gens bien » est le sacerdoce. Idem pour les flics.
    Les psychiatres sont « des gens à part » car liés par le secret professionnel.
    Les journalistes sont liés par le serment d’hypocrite, ils font ce qu’ils veulent, cela ne me choque pas.

  • Anthropia
    • Posté à 09h05 le 06/04/2010
    • Internaute 17441

    Dans la jurisprudence, des professionnels n’ayant pas dénoncé des situations, mettant les enfants en danger de viol, ont été condamnés. La loi fait la différence entre les enfants en danger et les risques.
    En danger, cela veut dire que le viol pourrait se répéter si je ne signale pas. Le risque, c’est un climat, sans encore passage à l’acte.
    Autrement dit, on signale avoir eu connaissance d’une situation de danger pour un enfant, on ne dénonce pas une personne, c’est la police qui mène l’enquête.

    Nous avons voté la charte internationale des droits de l’enfant. Et, à ma connaissance, même les psys ont cette obligation, même s’ils s’en exonèrent souvent, pourquoi pas les journalistes ?

    Lien

  • estella
    estella
    secrétaire comptable
    • Posté à 09h01 le 06/04/2010
    • Internaute 92112
      secrétaire comptable

    Juste une question : cette façon de traquer les pédophiles sur internet n’est-elle pas déjà utilisée par les policiers ? Si c’est non, il faut qu’ils se mettent au boulot, si c’est oui, il faut qu’ils s’en occupent encore plus, avant que des journalistes ne leur piquent leur travail.

    • fxh.dechezmoi
      fxh.dechezmoi répond à estella
      Ancien étudiant en attente du (...)
      • Posté à 16h37 le 06/04/2010
      • Internaute 100035
        Ancien étudiant en attente du (...)

      c’est oui...
      il existe même dans le code de procédure pénale des dispositions spécifiques encadrant ce genre de travail.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 09h04 le 06/04/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    La pédophilie est un des résultats de la répression sexuelle, enquêter sur la première sans enquêter sur la seconde, c’est pas du boulot.

    Lien

    Par contre, balancer aux schmidts, c’est un boulot de tainp...

  • frapadingue
    frapadingue
    assis sur ma chaise
    • Posté à 09h05 le 06/04/2010
    • Internaute 56548
      assis sur ma chaise

    le travail de journaliste c’est de denoncer des scandales, alors pourquoi ne pas aller jusqu au bout en les dénonçant à la poolice
    BIEN JOUER CAPA

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 09h07 le 06/04/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Quand on est destinataire d’informations qui peuvent empêcher des tentatives de corruption sur des mineurs ou des viols d’enfants, c’est normal qu’on signale les cas à la police. […]

    Et pas seulement pour la pédophilie !
    Il est absolument impossible de ne rien dire si l’on sait aussi qu’un drame comme celui évoqué par la vidéo qui suit, ou un autre, se prépare, avec des morts à la clé !

  • alexandre32
    alexandre32
    clochard céleste
    • Posté à 09h11 le 06/04/2010
    • Internaute 100183
      clochard céleste

    Tiens, pourquoi ont ils flouté les visages des pédophiles ?
    C’est vrai quoi, aux yeux de capa ces salauds n’ont pas de droits, il aurait donc mieux valu nous montrer leurs tronches pour qu’on les reconnaisse et qu’on puisse nous aussi empêcher leurs crimes imminents !

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à alexandre32
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 13h36 le 06/04/2010
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « il aurait donc mieux valu nous montrer leurs tronches pour qu’on les reconnaisse »

      Cette suggestion est le véritable danger de ce genre d’infos !

      Savez vous à quel point dans votre ville, ou même dans votre quartier...
      quelqu’un qui n’aurait rien à voir avec vous pourrait vous
      ressembler comme une deuxième goutte d’eau.

      ¤ Je vous laisse imaginer le reste !

    • kafountine
      kafountine répond à alexandre32
      Libérable
      • Posté à 15h32 le 06/04/2010
      • Internaute 76704
        Libérable

      Hé ho ! Z’ont été sympa chez Capa ! Se prenant pour des policiers, ils auraient tout aussi bien pu se prendre pour des juges, des bourreaux...

      Tiens d’ailleurs c’est une idée ça !

      Le boulot de journaliste / policier / juge / bourreau.

      4 en 1, mieux que la lessive !

  • Peureux anonyme
    • Posté à 09h19 le 06/04/2010
    • Internaute 24415

    « L’information, c’est vous qui la vivez, c’est nous qui en vivons » disait Moustique dans l’émission Groland sur Canal +.

    Il ne faut pas oublier que ces émissions sont des spectacles destinés à faire de l’audience. Ils n’ont rien à voir avec l’analyse, l’information et l’explication. A supposer même que ce ne soient pas de pures mises en scène, avec des acteurs rémunérés dans les rôles principaux.

    En l’espèce, il y a, si je comprends bien, provocation : les agents de France 2 incitant à la pédophilie pour ensuite dénoncer leurs prétendues proies, qui du coup deviendraient elles aussi des victimes.

    Réflexions sur l’attirance sexuelle d’adultes vers les enfants, sur la sexualité enfantine ? aucune semble t il, alors que ces phénomènes se rencontrent sous toutes les latitudes, toutes les longitudes, à toutes les époques et chez de nombreuses espèces animales (sinon toutes).

    Ce genre de spectacle me fait vomir.

    • kafountine
      kafountine répond à Peureux anonyme
      Libérable
      • Posté à 12h11 le 06/04/2010
      • Internaute 76704
        Libérable

      Tout à fait d’accord.

      Il n’y a qu’à voir les sujets précédents, super dangereux et osés : les sectes, les maisons de retraite, la travail au black, etc... Ca c’est du journalisme...

      Mais cherchez rien sur la politique, l’armée, les médias et les grands groupes industriels, les banques et la crise, que sais je encore...

  • Nicolas Brousse
    Nicolas Brousse
    Etudiant à Paris
    • Posté à 09h17 le 06/04/2010
    • Internaute 118
      Etudiant à Paris

    Difficile de savoir si Capa a eu raison ou non de balancer les noms de ces pédophiles aux policiers. Ca me fait penser à un reportage, diffusé sur Canal+ il y a quelques semaines : un journaliste prétendait avoir trouvé les assassins de Pierre Goldman. Reportage fascinant où on apprend que le plus sommet de l’Etat était au courant que ce meurtre allait se produire. Pourtant, les reporters n’ont pas dénoncé ces meurtriers. Car ce n’est pas leur métier. Mais, d’un autre côté, sans ce journaliste justice ne sera jamais faite alors qu’il est sans doute le seul à connaître la vérité et les assassins.
    Dès que le contenu de la prochaine émission « Les Infiltrés » est connue, il y a toujours polémique. A force, vous finissez pas leur faire de la pub. Qu’il y ait polémique, c’est chose normale mais sachez que l’info fait à France 2 est bien plus réaliste et beaucoup moins people qu’à TF1. A la rédaction de France 2, ce sont des professionnels de l’info sur qui on peut compter.

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 09h29 le 06/04/2010
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout
    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à C. Creseveur
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 13h43 le 06/04/2010
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      La vérité, Creseveur, est un petit peu différente !

      Cette émission « LES INFILTRES » était déjà supprimée à la suite de la révélation de maltraitance sur les petits vieux d’une maison de retraite - fermée depuis (c’était leur N° 1).

      - Les journalistes ont été traités de délateurs, et le risque qu’ils fouillent ailleurs, dans des domaines un peu réservés à l’Etat et ses petits secrets, était trop grand pou les laisser courir librement.

      Ce n’est qu’une supposition pour l’instant :
      Mais je pense qu’il y aura eu un Deal entre France 2 et les flics.

      • Ou vous nous aidez !
      • Ou votre émission passe à la trappe !

      Comme on ne gagne pas sa vie avec une émission supprimée ou interdite, il n’est pas difficile d’imaginer que le choix fut facile.

  • riverain qui a déménagé le 8 octobre
    • Posté à 09h32 le 06/04/2010
    • Internaute 76483
      marié

    Nulle ne pense que se ne soit pas bien , ils sont témoins de ces pratique en France ils le dise et et en avertisse la police c’est un devoir citoyen . Entre nous on ne vas tout de méme pas plindre des pédophiles ou alors je ne sais pas ou je vie . Ils ont monté au franças se qui se passait , ils se sont servie des mémes pratiques que les pédophiles se faire passer pour se qu’ils ne sont pas pour pour un documentaire et de l’information , et l’insupportable aidant il dénoncent moi j’aurais fait éxactement la méme chose pour protéger les enfants du moin de ceux la . Le pédophile est a iradiquer dans le monde entier peut importe les moyens utilisés .

  • sevinilud
    sevinilud
    GAULOIS
    • Posté à 09h36 le 06/04/2010
    • Internaute 27066
      GAULOIS

    il a bien fait de dénoncer. aucun serment professionnel, aucun « secret des sources » ne peut s’appliquer à ces saloperies.

  • Zoomental
    Zoomental
    NRV
    • Posté à 09h38 le 06/04/2010
    • Internaute 18396
      NRV

    Le véritable problème est là :
    Les journalistes se lançant dans une telle « enquête » se substituent à la police.
    Ce faisant ils découvrent des « éléments d’enquête » tombant sous le coup de la loi et se retrouvent devant un dilemne :
    Ils font le travail de la police sans en avoir le pouvoir, et s’ils ont sérieusement « enquêté » ils sont tentés de se tourner vers la police pour ne pas se retrouver complices.
    Quand journaliste = police la confiance disparaît et le métier est en danger.

    • Lapocompris
      Lapocompris répond à Zoomental
      étudiant
      • Posté à 10h57 le 06/04/2010
      • Internaute 87066
        étudiant

      Dénoncer les pédophiles à la police, c’est très bien. Mais, est-il indispensable de l’annoncer dans le reportage ? Pourquoi ne pas le faire de façon anonyme ou en négociant l’anonymat avec un magistrat ?
      Capa flatte l’opinion publique en se donnant un rôle de héros, mais cela jette dans l’avenir un discrédit pour le travail de tous les journalistes y compris ceux de Capa.

      • Takhiarel
        Takhiarel répond à Lapocompris
        Etudiant
        • Posté à 18h41 le 06/04/2010
        • Internaute 93055
          Etudiant

        Etant donné que le journaliste s’est présenté comme tel auprès des témoins (les pédophiles), il aurait été trop facile à celui-ci de déduire que le journaliste l’a donné.

        A moins que le reportage ne passe pas, bien sûr... Auquel cas les journalistes n’auront été que des policiers sans plaque !

  • fibrex
    fibrex
    retraité
    • Posté à 09h40 le 06/04/2010
    • Internaute 93679
      retraité

    Ce débat semble Cornélien , ...soit

    Mais que diront ces journalistes lorsque le pouvoir exigera l’info sur les (leurs) sources sur des infos un peu (...) embarrassantes sur le plan politique ?

    La boite de Pandore n’a telle pas été ouverte ? ...

  • wwyts
    wwyts
    Citoyen
    • Posté à 09h40 le 06/04/2010
    • Internaute 111127
      Citoyen

    « Cette histoire est absolument lamentable. J’en viens à souhaiter que la justice ordonne la relaxe des pédophiles mis en cause en raison du fait que leur dénonciation est frauduleuse. »

    Ca fait froid dans le dos de voir ce type de commentaire.

    Que l’on soit d’accord ou pas avec l’attitude du journaliste, comment peut on souhaiter que ces mecs soient relaxer pour les saloperies qu’ils ont commis ?

    • lex-icon
      lex-icon répond à wwyts
      chercheur
      • Posté à 10h22 le 06/04/2010
      • Expert 95902
        chercheur

      Peut être parce qu’on commence par arrêter des gens odieux avec des méthodes sans éthique et on se retrouve des années plus tard, quand ce système est entré dans les mœurs, à arrêter de plus en plus de gens pour des motifs de moins en moins graves.
      La phrase est sûrement maladroite mais il est clair pour moi qu’il ne faut pas laisser ce genre de méthode se banaliser. On est tous d’accord pour mettre des pédophiles hors-circuit mais si vous acceptez cette méthode alors qui va définir la limite ? Car il faudra bien en définir une et ne pas laisser un flou artistique. Et cette limite sera fixée par la morale du moment et il suffit d’une petite montée d’extrémisme de quel bord que ce soit pour pour que cette limite devienne politique et qu’on se mette à dénoncer des gens qui n’ont pas la « morale requise ».
      Alors oui il ne faudrait pas que cette histoire permette à un tel système de se mettre en place.

      • kafountine
        kafountine répond à lex-icon
        Libérable
        • Posté à 15h08 le 06/04/2010
        • Internaute 76704
          Libérable

        Une montée d’extrémisme ? ? ? Pas chez nous !

        Une tel système on le verrait arriver longtemps à l’avance !

        Par exemple, on pourrait se prendre une contredanse automatique qu’il faudrait payer avant de contester pour un excés de vitesse commis par un autre...

        On pourrait aussi être condamné automatiquement à une peine plancher en cas de récidive...

        On pourrait être contraint de rester en taule au delà de la durée pour laquelle on a été condamné.

        On pourrait être condamné rétroactivement.

        Y’aurait une explosion des garde à vue. Etc...

        Non, chez nous ça peut pas se produire, ça se verrait trop.

    • fxh.dechezmoi
      fxh.dechezmoi répond à wwyts
      Ancien étudiant en attente du (...)
      • Posté à 19h06 le 06/04/2010
      • Internaute 100035
        Ancien étudiant en attente du (...)

      tout simplement parce qu’il s’agit d’êtres humains et, de ce fait, on leur applique la procédure pénale...

      Donc déjà pour commencer, ils sont présumés innocents...
      ensuite, les suites que donnera la justice ; personne ne les connait...
      rien ne dit qu’il n’y a pas notamment à une cause de nullité de la procédure...

      Si on faisait un peu de droit pour changer :

      En matière de procédure pénale, rien de plus important que la preuve... il faut pouvoir imputer les faits à un individu... démontrer qu’il a commis l’ensemble des éléments constitutifs de l’infraction...

      Le principe, si on se réfère à l’article 427 du code de procédure pénale, semble être la liberté dans l’établissement de la preuve...
      Toutefois, la jurisprudence a érigé deux principes généraux du droit : la loyauté dans la recherche de la preuve et la loyauté dans la discussion de la preuve...

      La loyauté dans la recherche de la preuve suppose notamment que les éléments de preuve doivent être obtenu de manière licite et digne...

      Ce qui entraine les juges à faire la différence entre la provocation à la preuve d’une infraction (qui peut être faite par un policier) et la provocation à la commission d’une infraction (qui ne peut être fait par un policier)

      plusieurs interrogations surgissent alors et notamment :

      s’agit-il d’une provocation à la preuve ou d’une provocation à l’infraction ?
      ce principe s’applique-t-il à un individu tiers accessoirement journaliste ?

  • favola
    favola
    artiste
    • Posté à 09h42 le 06/04/2010
    • Internaute 74675
      artiste

    C’est marrant comme depuis que Sarkosy est au gouvernement, on a droit à une droite décomplexée (qui du coup, se permet tous les dérapages possibles sans l’ombre d’un remord) et j’ai comme l’impression que petit à petit toutes les couches commencent à être infectées..... maintenant, les journalistes deviennent des balances (même si on a toujours eu de sacrés doutes sur leur éthique).... Ce qui est nouveau, c’est que maintenant, ils le revendiquent... Ca nous donne le journalisme décomplexé, à base de délation, de pipolisation, de fabrication de reportages bidonnés etc, etc.....
    Journalisme à la base qui était quasi honni de ses pairs et qui maintenant est devenu monnaie courante....
    Triste période.......

  • FreeMind
    FreeMind
    Libre Penseur
    • Posté à 09h50 le 06/04/2010
    • Internaute 104542
      Libre Penseur

    L’idéal serait d’être flic et journaliste en même temps...en voilà une idée qu’elle est bonne !

    Sérieusement, le journaliste s’il n’a pas assez de tripes pour ce genre de reportage, il devrait traiter de sujets plus légers !

  • thomio
    thomio
    Etat second
    • Posté à 09h55 le 06/04/2010
    • Internaute 59472
      Etat second

    Ma fille de 18 mois remercie ce journaliste d’avoir dénoncé 23 prédateurs...

    • fxh.dechezmoi
      fxh.dechezmoi répond à thomio
      Ancien étudiant en attente du (...)
      • Posté à 19h14 le 06/04/2010
      • Internaute 100035
        Ancien étudiant en attente du (...)

      Vous reproduisez la même erreur contenue dans le titre du reportage (pédophiles : les prédateurs)

      La justice s’applique aux Hommes, pas aux monstres, aux animaux ou aux bêtes, aux prédateurs...Il fut un temps où cela était différent, une époque où l’on « jugeait » l’animal qui avait tué un être humain, mais l’Homme a évolué et il a fini par ne sanctionner que les comportements fautifs de l’être humain.... tout simplement parce qu’il agit avec intelligence et volonté ou avec le discernement nécessaire et l’absence de contraintes.

      Si l’auteur est un monstre ou un prédateur, ce n’est donc pas un être humain, il ne relève donc pas de la justice des Hommes.

      Mais alors, pourquoi donc définir ces êtres ainsi ?

      un prédateur... donc un animal...donc pas un être humain...
      Vous êtes quelque part entrain de trouver une excuse à ces « pédophiles »...
      D’ailleurs si ce ne sont pas des êtres humains, pourquoi est ce qu’on leur applique la justice des Hommes ?

      Finalement, en réagissant comme cela, on en arrive à faire le tri dans l’espèce humaine en excluant de la catégorie les éléments qui, en fonction de critères bien subjectifs, n’y ont pas ou plus leur place...on sélectionne ceux qui ont le droit de se prévaloir de la qualité d’être humain. Les autres ne méritent pas cet honneur... Ils ne sont pas des Hommes...
      on se débarrasse des mauvais éléments, ceux qui ne remplissent pas les conditions nécessaires... enfin bon, je m’arrête là pour le moment...

      Lien
      Lien

      Aujourd’hui, la figure du grand méchant qu’on affiche ostensiblement c’est le violeur, le malade mental, le fou (sans vraiment savoir ce qui se cache derrière) et on ne veut pas de ces gens là, ils ne méritent pas d’appartenir à notre monde... ils en sont exclus par ceux qui nous promettent une putain de bordel de merde de société idéale à la con sans risque où tout le monde sera beau, où tout le monde sera gentil...
      Et, après... quelle sera alors la figure du méchant qu’il faudra chasser pour que le monde soit encore plus beau... ? ? ?

      • thomio
        thomio répond à fxh.dechezmoi
        Etat second
        • Posté à 14h27 le 07/04/2010
        • Internaute 59472
          Etat second

        Le terme etait pê pas bien choisi...

        Ou alors, oui j’essaye de leur trouver des excuses car foncierement j’ai confiance en la race humaine et je pense qu’il y a forcément une cause aux conséquences...

        Et que donc ces gens sont malades ce qui les rends prédateurs...

        Clair qu’il faudrait essayer de les guérir, si c’est possible, plutot que de punir, mais si cela arrivait à ma famille je ne serais pas asser fort pour l’excuser, le pardonner et tout beau parleur que je peux etre en cherchant des excuses à ces personnes serait balayé par ma soif de vengeance ce qui me placerait au meme rend qu’eux, un prédateur...

        L’homme est un loup pour l’homme...

  • kio
    kio
    urbain
    • Posté à 10h01 le 06/04/2010
    • Internaute 63657
      urbain

    Difficile…
    Mais je me demande simplement pourquoi la police « a besoin » de passer par des journalistes pour faire son travail. Comme est-il possible de passer à côté de 23 pédo, tout ça parce que les flics n’ont pas eu l’idée de se faire passer pour une petite Jessica… ? ? ? ! ! !

    • Ryuu
      Ryuu répond à kio
      Informaticien parisien
      • Posté à 10h21 le 06/04/2010
      • Internaute 28569
        Informaticien parisien

      Peut-être parce que la police a aussi des règles ?

      Le flic peut dire « je suis la petite Jessica, 12 ans ».
      Le journaliste peut dire « Je suis la petite Jessica, 12 ans, active sexuellement et j’ai très envie de te rencontrer ».

      Je vous laisse facilement deviner lequel en attrapera le plus. Mais seulement un est reconnu par la justice...

      D’ailleurs, pour le coup, le piégé ne pourrait-il pas se retourner contre le journaliste pour usurpation d’identité, ou usage de faux ? Alala, le droit est si compliqué et abstrait, parfois...

      • lambertine
        lambertine répond à Ryuu
        Nulle part... ou ailleurs
        • Posté à 13h08 le 06/04/2010
        • Internaute 91509
          Nulle part... ou ailleurs

        Pour incitation au crime ?

      • fxh.dechezmoi
        fxh.dechezmoi répond à Ryuu
        Ancien étudiant en attente du (...)
        • Posté à 19h18 le 06/04/2010
        • Internaute 100035
          Ancien étudiant en attente du (...)

        très grande question...

        En tous cas, une question demeure : quelles seront, à long terme, les suites judiciaires de cette affaire ?
        N’y a t il pas une cause de nullité de la procédure ?

        Si on faisait un peu de droit pour changer :

        En matière de procédure pénale, rien de plus important que la preuve... il faut pouvoir imputer les faits à un individu... démontrer qu’il a commis l’ensemble des éléments constitutifs de l’infraction...

        Le principe, si on se réfère à l’article 427 du code de procédure pénale, semble être la liberté dans l’établissement de la preuve...
        Toutefois, la jurisprudence a érigé deux principes généraux du droit : la loyauté dans la recherche de la preuve et la loyauté dans la discussion de la preuve...

        La loyauté dans la recherche de la preuve suppose notamment que les éléments de preuve doivent être obtenu de manière licite et digne...

        Ce qui entraine les juges à faire la différence entre la provocation à la preuve d’une infraction (qui peut être faite par un policier) et la provocation à la commission d’une infraction (qui ne peut être fait par un policier)

        plusieurs interrogations surgissent alors et notamment :

        s’agit-il d’une provocation à la preuve ou d’une provocation à l’infraction ?
        ce principe s’applique-t-il à un individu tiers accessoirement journaliste ?

    • kafountine
      kafountine répond à kio
      Libérable
      • Posté à 15h10 le 06/04/2010
      • Internaute 76704
        Libérable

      Ben les flics, c’était Chloé, mais c’est Jessica qu’a emballé...

  • solstice
    solstice
    pigiste
    • Posté à 10h07 le 06/04/2010
    • Internaute 38451
      pigiste

    Très difficile à juger :

    1/ le principe de la caméra cachée n’est pas honnête mais il permet une infiltration qui peut être salutaire aux victimes, cf les mauvais traitements dans les maisons de retraite qui ont du changer leurs pratiques, les familles sont désormais plus exigeantes. Lorsque les victimes potentielles sont privées de parole (enfants, vieillards) je trouve que tous les moyens sont bons.

    2/ Même si le milieu infiltré a été identifié et l’enquête acceptée, comment -humainement parlant- accepter de taire des horreurs aussi évidentes ? Perso, j’aurais craqué aussi car les victimes potentielles me hanteraient toute ma vie.

    3/ les mêmes qui hurlent au loup sur le silence de l’église catholique qui reçoit, en confession, les aveux de prêtres pédophiles s’offusquent de cette délation ? ? ? La délation EST une saloperie mais il y a des saloperies plus grandes encore...

    4/ la comparaison avec d’autres délits (braquages ou auto-radios) est d’un goût douteux. Non, un vol, même à main armée, n’est pas comparable : le voleur veut du fric facile, il n’est pas un prédateur. Les victimes éventuelles sont des dommages collatéraux, pas le butin convoité... C’est une différence de taille !

    Bref, j’aurais dénoncé aussi, mais je ne brandirais pas ma bonne conscience en étendard...

    • fxh.dechezmoi
      fxh.dechezmoi répond à solstice
      Ancien étudiant en attente du (...)
      • Posté à 20h07 le 06/04/2010
      • Internaute 100035
        Ancien étudiant en attente du (...)

      « 4/ la comparaison avec d’autres délits (braquages ou auto-radios) est d’un goût douteux. Non, un vol, même à main armée, n’est pas comparable : le voleur veut du fric facile, il n’est pas un prédateur. Les victimes éventuelles sont des dommages collatéraux, pas le butin convoité... C’est une différence de taille ! »

      Pour ma part, ce que je trouve douteux c’est de dire que la comparaison est douteuse...

      De plus, vous reproduisez la même erreur contenue dans le titre du reportage (pédophiles : les prédateurs)

      La justice s’applique aux Hommes, pas aux monstres, aux animaux ou aux bêtes, aux prédateurs...Il fut un temps où cela était différent, une époque où l’on « jugeait » l’animal qui avait tué un être humain, mais l’Homme a évolué et il a fini par ne sanctionner que les comportements fautifs de l’être humain.... tout simplement parce qu’il agit avec intelligence et volonté ou avec le discernement nécessaire et l’absence de contraintes.

      Si l’auteur est un monstre ou un prédateur, ce n’est donc pas un être humain, il ne relève donc pas de la justice des Hommes.

      Mais alors, pourquoi donc définir ces êtres ainsi ?

      un prédateur... donc un animal...donc pas un être humain...
      Vous êtes quelque part entrain de trouver une excuse à ces « pédophiles »...
      D’ailleurs si ce ne sont pas des êtres humains, pourquoi est ce qu’on leur applique la justice des Hommes ?

      Finalement, en réagissant comme cela, on en arrive à faire le tri dans l’espèce humaine en excluant de la catégorie les éléments qui, en fonction de critères bien subjectifs, n’y ont pas ou plus leur place...on sélectionne ceux qui ont le droit de se prévaloir de la qualité d’être humain. Les autres ne méritent pas cet honneur... Ils ne sont pas des Hommes...
      on se débarrasse des mauvais éléments, ceux qui ne remplissent pas les conditions nécessaires... enfin bon, je m’arrête là pour le moment...

      Lien

      Aujourd’hui, la figure du grand méchant qu’on affiche ostensiblement c’est le violeur, le malade mental, le fou (sans vraiment savoir ce qui se cache derrière) et on ne veut pas de ces gens là, ils ne méritent pas d’appartenir à notre monde... ils en sont exclus par ceux qui nous promettent une putain de bordel de merde de société idéale à la con sans risque où tout le monde sera beau, où tout le monde sera gentil...
      Et, après... quelle sera alors la figure du méchant qu’il faudra chasser pour que le monde soit encore plus beau... ? ? ?

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 10h13 le 06/04/2010
    • Internaute 7659
      oiseau

    Fondamentalement, un journaliste est un citoyen dont le job est de récolter de l’information. Certes, en tant que citoyen, il a des devoirs (dénoncer des malfaiteurs) mais en tant que journaliste, il a aussi celui de protéger ses sources.

    Peut-on parler de dilemme ? Je ne pense pas. Le dilemme n’apparait que lorsque le journaliste applique ses valeurs, son jugement, son filtre aux informations recueillies. En appliquant ses valeurs, son jugement, son filtre, le journaliste n’est plus un journaliste, il s’instaure auxiliaire de police sous couvert de journalisme. A ce moment, ce n’est ni flatteur pour la police (qui n’ a pas arrêté les coupables avant), ni flatteur pour les journalistes (dont la confiance du public s’égratigne ainsi).

    Me William Bourdon, défend la confusion en disant ceci :
    « Si Capa n’avait pas agi comme ça, et si la preuve avait été apportée que des personnes figurant dans ce reportage avaient commis des agressions contre des mineurs, je pense que Capa aurait été clouée au pilori. »

    C’est bien possible que Capa aurait été clouée au pilori mais c’eut été à tort car :
    - à Capa, ce sont des « journalistes », pas des OPJ (avec les pouvoirs judiciaires qui vont avec).
    - à ce que j’ai compris, ce reportage se base beaucoup sur les aveux des interviewés. Or, les aveux ne sont plus la preuve suprême... loin s’en faut.
    - par la juxtaposition d’images et de mots, il est facile de donner l’impression de culpabilité, surtout quand c’est le but de l’émission et donc le but recherché. Cela ne démontre cependant pas la réelle culpabilité de faits avérés et non de faits possibles...

    • penabranca
      penabranca répond à Tita
      • Posté à 10h54 le 06/04/2010
      • Internaute 62583

      ... » le devoir de protéger ses sources « 

      Ok quand la source n’est pas empoisonnée. Sinon il faut protéger ses usagers et dénoncer la source par un grand panneau “eau non potable” et prévenir les agents municipaux, le maire, le préfet pour qu’ils bétonnent la source...ou mieux (idéalement) qu’il l’a dépollue.

      Autrement dit, la sacro sainte protection des sources n’est pas un argument absolument indiscutable.

      • Tita
        Tita répond à penabranca
        oiseau
        • Posté à 07h00 le 07/04/2010
        • Internaute 7659
          oiseau

        Dépolluer une source, c’est intervenir activement sur la source et la contraindre. C’est vrai que c’est tentant et « bien ». Par contre, après, essayez ensuite de trouver d’autres sources qui accepteraient de se faire approcher par vous.

        Les journalistes peuvent approcher leurs sources (même les plus polluées) parce que ces dernières ne les confondent pas avec des policiers.

         
        • penabranca
          penabranca répond à Tita
          • Posté à 11h27 le 07/04/2010
          • Internaute 62583

          Je vous comprends bien.....mais.

          1) il ne faut pas confondre une source, un indicateur, une balance, un témoin avec un auteur des faits, un coupable en activité, un responsable...

          Le journaliste qui piège (après investigations ou pas) un pédophile n’est pas dans le cas de figure d’un journaliste qui piège un pédophile sur dénonciation de sa voisine de pallier... Je suis pour la protection de la voisine de pallier.

          2) La protection des sources devrait être examinée au cas par cas.
          Denis Robert doit protéger ses sources, idem pour toute affaire dont l’indicateur risque des représailles de la part de ceux qu’il balance.

          Dans les deux affaires récentes télévisuelles (les dealers et le pédophile) j’imagine mal ceux-ci s’infliger des auto-représailles. Ils ne sont plus des sources, ils sont les coupables eux-même. Les protéger pour qu’ils puissent continuer me semble un tantinet trop déontologique.

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