Vie de bureau 30/03/2010 à 19h41

Coups de fil, dossiers : le piège du travail à la maison

Nacim Chikh | Rue89


Un homme travaille sur son canapé (Plutor/Flickr)

Consulter ses e-mails après dîner, répondre aux appels pro le week-end ou préparer la réunion du lendemain... A quel moment finit la journée de travail ?

Scott Schieman (sociologue à l’université de Toronto), Melissa Milkie, (université du Maryland) et Paul Glavin (université de Toronto) ont conduit une étude pour essayer de mesurer les intrusions de la vie professionnelle dans la sphère privée, demandant aux personnes interrogées à quelle fréquence ressentent-elles que leur travail interfère avec leur vie familiale ou avec leurs loisirs. Près de la moitié des salariés nord-américains interrogés ramènent du travail à la maison « de temps en temps » ou « fréquemment ».

Une discrimination « à l’envers »

A la différence de la plupart des inégalités professionnelles, le travail à domicile touche plutôt les « biens lotis ». Plus le niveau d’études est élevé ou le rôle dans l’entreprise important, plus les intrusions du travail à la maison sont fréquentes. Les professions libérales emportent aussi plus souvent du travail à domicile que dans d’autres secteurs.

On pourrait penser que ceux qui ont plus de contrôle sur leur temps de travail parviennent plus facilement à ne pas se laisser envahir chez eux. Au contraire, ceux qui maîtrisent leurs horaires de travail sont aussi plus susceptibles d’emmener du boulot chez eux.

Les travailleurs étrangers ou les jeunes semblent en revanche moins touchés par le phénomène.

Frontières poreuses

En France, aucune étude chiffrée n’existe sur le sujet. Pourtant, les exemples ne manquent pas.

Myriam travaille dans la finance. Pour elle, travailler de chez elle fait partie du quotidien :

« Je n’ai qu’une seule boîte e-mail pour le boulot et le reste. Donc quand je suis sur mon ordinateur chez moi et que je vois un mail du bureau, je réponds souvent tout de suite. Et puis comme je suis célibataire, j’ai rarement des activités que je ne peux pas mettre en attente quelques minutes. »

Grégory lui, travaille dans la publicité. Il vit moins bien de devoir prolonger sa journée chez lui :

« Je prends souvent des RTT le mercredi après-midi pour rester avec mes enfants. Mais quand un client m’appelle (j’ai un portable pro payé par ma boîte), je ne peux pas ne pas décrocher ou je vais m’arracher les cheveux à l’idée de rater un contrat. C’est un peu le piège. Je ne paie plus des fortunes en téléphone mais au final, je passe une bonne partie de mes RTT à travailler ».

L’époque du dossier de 3 kilos est finie

Ces interférences entre sphère professionnelle et sphère privée ont été facilitées par l’arrivée de nouvelles technologies, nous explique Didier Demazière, sociologue au Centre de sociologie du travail :

« L’époque où celui qui voulait travailler à la maison rapportait un dossier de 3 kilos est finie. Maintenant, on rentre chez soi et on allume son ordinateur. La multiplication des moyens de communication a créé une disponibilité latente et permanente et a rendu poreuse la ligne entre vie professionnelle et personnelle. »

Pour lui, plus qu’une politique managériale initiée par les entreprises, les salariés sont poussés à travailler aussi de chez eux de manière plus implicite :

« Aujourd’hui, où que vous soyez, vous êtes toujours joignable. On observe un phénomène d’auto-mobilisation basé sur la culpabilité : “Tout le monde sait que je peux vérifier mes mails professionnels depuis chez moi, donc je les regarde”. Le mélange des genres est en train de devenir la règle. »

Et vous ? Emportez-vous du travail chez vous ? Comment réglez-vous la question de la séparation de votre vie professionnelle et de votre vie personnelle ?



Dessin de Chimulus

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  • 108 réactions
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  • Nicognito
    Nicognito
    ingénieur
    • Posté à 19h31 le 30/03/2010
    • Internaute 50874
      ingénieur

    Attention : il me semble que tout n’est pas si rose avec le télétravail.
    Si votre SSII encourage actuellement le télétravail, et se rend compte que les résultats peuvent être bons / très bons, il peut y avoir des conséquences fâcheuses pour ses employés actuels.

    Si un ingénieur peut faire du télétravail à 10km du site client...
    Alors un autre ingénieur peut le faire à 4000km plus loin... pour beaucoup moins cher !

  • Lurker
    Lurker
    Neant
    • Posté à 19h34 le 30/03/2010
    • Internaute 43564
      Neant

    Quelle SSII ? (je prospecte les boulots en tele-travail, et je n’ai encore jamais rencontré la moindre boite qui ne prenne pas ça pour de la faignasserie)

  • Oodini
    • Posté à 11h19 le 31/03/2010
    • Internaute 30418

    J’ai donné, et je ne le referai pas.

  • Bougrebigre
    Bougrebigre
    internaute
    • Posté à 18h57 le 30/03/2010
    • Internaute 103736
      internaute

    Je n’aimais deja pas les devoirs a la maison pendant les etudes alors j’evite...

    Mais plus serieusement, pour completer (humblement) ce sujet, il faut aussi le mettre en parallele l’intrusion du travail dans la sphere privee avec l’intrusion du privee dans la sphere professionnelle !

    Bien sur, ce n’est pas la meme chose (on en fait pas de « pauses » boulot a la maison) mais dans mon cas je pense que je perds autant de temps « pro » a faire des trucs perso, que je perds de temps « perso » a faire des trucs pros.

    • BobCat
      BobCat répond à Bougrebigre
      observateur
      • Posté à 20h33 le 30/03/2010
      • Internaute 71310
        observateur

      « mettre en parallele l’intrusion du travail dans la sphere privee avec l’intrusion du privee dans la sphere professionnelle ! »

      Et les enseignants qui ont toujours effectué la moitié du travail à la maison ? N’est-ce pas un mélange du professionnel et du privé ?

      Mais bon, pour en revenir aux conforts ou aux inconvénients du travail à la maison, il risque d’y avoir rapidement une sacrée confusion des sphères privée et professionnelle.

      Le courrier électronique étant devenu quelquechose de tout-à fait ordinaire, certains on fini par y compter pour rattraper les insuffisances de préparation de l’action, au lieu de prévoir et d’organiser au préalable le travail, de soi-même comme de ses collaborateurs.

      Le téléphone portable a fait que tout le monde devient joignable partout, à tout moment, donc il est devenu ordinaire (et accepté) d’appeler les collègues, les collaborateurs quand bon cela semble aux cadres distraits, incompétents ou paresseux.

      Les dossiers pouvant maintenant tenir sur une clé USB, et les communications aisées et rapides, certains ont tendance à remettre à plus tard certains traitements, et vaquer sans doute dans l’immédiat à des activités plus intéressantes, ou moins contraignantes.

      A moins que l’on ne s’astreigne à une discipline personnelle assez rigide, la possibilité de « télétravailler » n’est donc pas toujours synonyme d’efficacité, de rendement, ou d’épa,nouissement du travailleur. Elle peut induire quelque fois des actes inutiles, des décisions parcellaires, et peut entraîner une dépendance aux gadgets, un endormissement du cerveau.

      • framboise92
        framboise92 répond à BobCat
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 22h15 le 30/03/2010
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        Et oui !
        Télé travailleuse depuis 35 annuités, j’en sais quelque chose !
        biz

         
        • framboise92
          framboise92 répond à framboise92
          je choisis la campagne, la (...)
          • Posté à 22h16 le 30/03/2010
          • Internaute 24519
            je choisis la campagne, la (...)

          Voilà pourquoi je finis ma carrière (oh ! l le mot noble !) dans les couche-culottes. Pourvu que je ne sois pas grand-mère trop tôt !
          bizz

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à framboise92
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 14h15 le 31/03/2010
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            « pourquoi je finis ma carrière (oh ! l le mot noble !) “

            Désolé Framboise, mais il n’est pas si noble que ça !

            Ce n’est pas toi qui finit ta carrière,
            mais la carrière qui te finit, la framboise...

            ‘Pourvu que je ne sois pas grand mère trop tôt ?’

            Pourquoi ?
            Tu serais donc aussi jeune que moi ?

            • framboise92
              framboise92 répond à Yvon le Zébulon
              je choisis la campagne, la (...)
              • Posté à 19h27 le 31/03/2010
              • Internaute 24519
                je choisis la campagne, la (...)

              yes, mais je l’aurais un jour, ma carrière et pas derrière, je veille sache-le !
              J’ai plus de 56 printemps mon ami., aussi jeune que toi .

        3 autres commentaires
      • zoophélie
        zoophélie répond à BobCat
        consultante
        • Posté à 00h45 le 31/03/2010
        • Internaute 78054
          consultante

        « Et les enseignants qui ont toujours effectué la moitié du travail à la maison ? N’est-ce pas un mélange du professionnel et du privé ? “

        Je réponds sans être dans l’enseignement, mais cela sera confirmé par un professeur je pense : le volume de cours effectivement donné dans une semaine dépend du diplôme du prof en question et est complété statutairement par un temps de préparation/correction doublant le temps en salle de classe.
        Après que ce temps soit effectué à domicile ou en salle des professeurs est une affaire de goût.
        Évidemment ce temps pourra être beaucoup plus court pour des professeur ayant de la bouteille avec tous leurs cours qui ne nécessitent qu’une mise à jour.

        Sinon, niveau travail à domicile l’équilibre peut s’atteindre facilement :
        - déjà sur mon lieu de travail je ne réponds au tel/mobile que lorsque je suis en mesure de le faire ->je ne suis pas pompier, personne ne se noie de l’autre côté de la ligne, ça peut attendre le temps que je prenne connaissance du message sans causer la fermeture de la boîte...
        - forcément chez moi, c’est encore plus tranquille vu que j’ai beaucoup d’autres choses plus importantes à gérer : mon plat qui cuit, mes filles qui demandent, ma page de lecture à finir, ou juste comme pour n’importe lequel de mes contacts personnel pas envie de répondre là maintenant de suite...

        Bien sûr quand j’ai choisi de bosser chez moi, je le fais mais ce sera tard le soir parce que de toute façon j’ai le sommeil capricieux.

        En aparté, je vous recommande mon mode de fonctionnement pour les mobiles ne jamais courir pour répondre, il y a un répondeur obligatoire derrière. D’ailleurs le mien ne fait que vibrer ce qui me permet de l’oublier même sans le vouloir.
        Pour les mails, que ce soit perso ou pro : une réponse doit se donner dans les 24H, c’est nettement suffisant et déjà assez contraignant.

      • Simple-Mind
        Simple-Mind répond à BobCat
        • Posté à 10h36 le 31/03/2010
        • Internaute 89432

        « Et les enseignants qui ont toujours effectué la moitié du travail à la maison ? N’est-ce pas un mélange du professionnel et du privé ? “

        faux et archi faux
        les professeurs des écoles ont 18h de cours par semaine le reste du temps est consacré à la préparation des cours et correction

        tout comme en réalité ils n’ont qu’un mois de congé d’été et l’éducation nationale leur ‘tolère’ un 2eme mois alors qu’ils pourraient exiger un travail effectif

        ma femme est prof alors je sais de quoi je parle

        à l’inverse : elle est très très loin des 35h par semaine, la masse de travail est démentielle (début de carrière) mais certaines mauvaises langues diraient qu’elle se débrouille mal

        tout comme elle doit tout imprimer à la maison a SES frais
        l’éducation nationale ne fourni pas l’ordi, imprimante, papier, encre, accès internet, électricité ... mais fourni ‘généreusement’ (au sein de l’école) la photocopieuse (avec compteur) et il vaut mieux venir 30mn avant les collègues sous peine de ne pouvoir photocopier ou ne plus avoir d’encre

         
        • A déménagé le 17-9
          • Posté à 10h36 le 31/03/2010
          • Internaute 88579
            nc

          faux et archi faux
          les professeurs des écoles ont 27h de cours par semaine l
          Vous confondez avec les professeurs des collèges !

          • Simple-Mind
            • Posté à 10h42 le 31/03/2010
            • Internaute 89432

            vous avez raison je me suis mélangé les pineaux (idée première était de parler de mes enfants au collège)

            en fait, travail « effectif » 24h (8h30-11h30, 13h30-16h30)
            et je ne compte pas les parents qui veulent dialoguer avec les prof à 11h30 et à 16h30

      • Oodini
        Oodini répond à BobCat
        • Posté à 11h23 le 31/03/2010
        • Internaute 30418

        > Et les enseignants qui ont toujours effectué la moitié
        > du travail à la maison ? N’est-ce pas un mélange du
        > professionnel et du privé ?

        Certes, mais ça ne vient pas en plus de 35h de travail. Et comme le sujet concerne les cadres qui ont plus tendance à faire du 40h, voire 45h par semaine, ce n’est pas vraiment comparable.

        Sur tout le reste, je suis bien d’accord avec vous.

         
        • jmc70
          jmc70 répond à Oodini
          En hibernation
          • Posté à 22h41 le 31/03/2010
          • Internaute 106581
            En hibernation

          Difficile de comparer le privé et le public.
          Ces années passées j’assurais la formation de stagiaires IUFM (les futurs profs qui n’auront plus de formation du tout à la rentrée soit dit en passant). Ils devaient obtenir un C2i2e (certificat de compétences à l’utilisation pédagogique des technologies de l’information et de la communication). Petit à petit mes heures de cours ont diminué car certaines ont été remplacées par du suivi à distance à l’aide de plate-formes de formation, de collaboration ou d’évaluation des compétences (ce qui était un moyen de mettre les stagiaires en situation). En dehors des cours, je travaillais à la maison, ce qui était assez pratique, souvent tard le soir, le week-end, ou quand cela m’arrangeait. Les plates-formes sont des outils de flicages parfait et comptabilisent la totalité des heures passées et des interventions effectuées (l’année dernière, rien que pour régler divers problèmes personnels, j’ai réalisés un peu plus de 1000 posts à destination des étudiants - à raison d’une vingtaine de minutes en moyenne par post).
          Malheureusement l’Université (en l’occurrence lUFM à laquelle elle est rattachée) ne prend en compte que les heures de cours en présence d’étudiants. Même si quelques heures forfaitaires « d’évaluation C2i » m’ont finalement été accordées (1h pour 3 étudiants - j’en suivais 70 en deuxième année, soit moins de 24h que j’ai pu comptabiliser), le compte n’y était pas (300h effectives rien que pour les posts par exemple). Ce n’est pas l’impression d’avoir fait du bénévolat qui me navre (la formation me semblait plus efficace qu’avec des cours traditionnels), c’est qu’avec la diminution des heures en présentiel, j’ai eu toutes les peines du monde à avoir un service d’enseignement complet.
          Cette expérience peut sembler atypique, c’est néanmoins ce qui risque de se produire à relativement court terme pour les professeurs du second degré et à moyen terme pour le premier degré : les établissement mettent en place de plus en plus d’outils qui permettent le suivi individualisé des élèves (après le bulletin de note informatisé, le dernier en date : le cahier de texte électronique). On peut juger ou non de l’opportunité d’introduire de tels outils (mon opinion étant qu’ils constituent un plus pour l’efficacité du système). Il me semble cependant nécessaire de clarifier les tâches de chacun et de les quantifier précisément (ce que permettent d’ailleurs les outils) : un travail de suivi à distance d’élèves (fait à la maison) n’entre pas dans les tâches classiques de préparation du cours.
          Et si le cours, en plus, est mis en ligne, aura-t-on besoin de tant d’heures en présentiel ?

        1 autres commentaires
  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 19h38 le 30/03/2010
    • Internaute 53186
      inconsolable

    La nostalgie du prolétariat...

    ... dans l’enfer des tâcherons...

    Souvenez-vous comment on nous a vendu les horaires variables : ça devait être plus pratique pour emmener les enfants chez le docteur à 16 heures... bons dimanches à venir (c’est plus pratique pour faire les courses en famille) !

  • El Barto
    El Barto
    Karcherisable
    • Posté à 19h02 le 30/03/2010
    • Internaute 75535
      Karcherisable

    Moi c’est simple, une fois la porte de sortie du boulot passée je n’y pense plus jusqu’à ce que je la franchise le lendemain

  • raphael.w
    • Posté à 19h09 le 30/03/2010
    • Internaute 65284

    Pourtant RIEN ne nous oblige à ramener du boulot à la maison !
    J’ai l’impression que ceux qui le font le veulent bien. L’excuse de « je peux voir mes mails pro à la maison » n’est pas valable, oui on peut, non on ne le fait probablement pas pour plusieurs raisons ( autre activité que l’ordinateur, enfants à charge, sorties, apéro etc etc ) .
    Et si on est tellement accro au portable qu’on arrive même plus à l’éteindre pendant ses heures « libres » il ne faut pas venir se plaindre !

  • tessnel
    tessnel
    parce que fraise des bois
    • Posté à 19h09 le 30/03/2010
    • Internaute 102897
      parce que fraise des bois

    C’est vraiment trop injuste...

  • bleuet1
    bleuet1
    espère malgré tout
    • Posté à 19h20 le 30/03/2010
    • Internaute 65892
      espère malgré tout

    C’est mon cas, je suis des études à distance avec un statut d’étudiante salariée (je ne suis pas salariée, mais le statut était nécessaire pour fonctionner ainsi).
    C’est compliqué à gérer. Je travaille sur l’ordinateur, boîte mail toujours ouverte parce que je reçois les infos ainsi pour le travail, mais du coup je reçois aussi les autres mails en même temps et la tentation est grande de laisser en plan ce que je fais.
    Plus les coups de fil, la paperasse et le ménage... Je vis en couple, mais comme c’est moi qui suis à la maison dans la journée il est normal que ce soit moi qui gère la plupart des tâches ménagères et de la paperasse du ménage.

    Mais bon, en même temps, il faut que je m’y habitue : je serai bientôt enseignante. Je suis d’ailleurs surprise que vous n’ayez pas mentionné cette profession dans votre petite liste de témoignages, parce qu’un enseignant effectue à peu près le tiers, voire la moitié de son boulot chez lui !

    • Le Provençal
      Le Provençal répond à bleuet1
      Cadre
      • Posté à 19h46 le 30/03/2010
      • Internaute 61202
        Cadre

      ’’ parce qu’un enseignant effectue à peu près le tiers, voire la moitié de son boulot chez lui ’’

      T’exagères pas un peu ?
      Tu as déjà la pression avant de commençer à bosser....vivra pas vieux toi !

      • bleuet1
        bleuet1 répond à Le Provençal
        espère malgré tout
        • Posté à 22h38 le 30/03/2010
        • Internaute 65892
          espère malgré tout

        Mon prof de philo me disait qu’en début de carrière, il passait 4 heures à préparer une heure de cours. Alors non, je ne crois pas que mon propos soit exagéré.
        Évidemment, l’expérience venant, un professeur passe de moins en moins de temps en préparation, il travaille plus efficacement. Mais ce temps de travail personnel finit par se stabiliser, parce qu’il reste la correction des copies (c’est très chronophage). Je ne parke pas du reste, parce que c’est du temps passé sur l’établissement en réunions et rencontres diverses et variées, mais le temps passé à la maison est très conséquent.

         
        • framboise92
          framboise92 répond à bleuet1
          je choisis la campagne, la (...)
          • Posté à 09h48 le 31/03/2010
          • Internaute 24519
            je choisis la campagne, la (...)

          En maternelle et en primaire, chaque année est une nouvelle année.

        1 autres commentaires
      • framboise92
        framboise92 répond à Le Provençal
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 09h49 le 31/03/2010
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        sans compter la tête qui vibre durant les vacances ;
        On saigne, mais c’est super, au bout du compte !
        ciao

    • LienRag
      LienRag répond à bleuet1
      • Posté à 20h42 le 30/03/2010
      • Internaute 34767

      Certes, mais il est payé pour, comme d’ailleurs le VRP ou équivalent, ça fait partie du contrat, c’est plus proche du télétravail que de la (relativement nouvelle) porosité entre vie privée et vie professionnelle.

      • bleuet1
        bleuet1 répond à LienRag
        espère malgré tout
        • Posté à 22h32 le 30/03/2010
        • Internaute 65892
          espère malgré tout

        Je ne cherchais pas à démontrer que ma situation est moderne, je cherchais à illustrer le fait qu’il est compliqué de confondre vie privée et vie professionnelle au même endroit.

      • framboise92
        framboise92 répond à LienRag
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 09h50 le 31/03/2010
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        MAL, il est MAL payé !

      • Oodini
        Oodini répond à LienRag
        • Posté à 11h32 le 31/03/2010
        • Internaute 30418

        Non. Pleins de gens subissent ce genre de porosité, sans que cela fasse partie du contrat, ou que cela soit compensé par un salaire intéressant.

         
        • LienRag
          LienRag répond à Oodini
          • Posté à 17h40 le 31/03/2010
          • Internaute 34767

          C’est ce que je disais, c’est le sujet de l’article, le cas de l’enseignant ou du VRP ou d’autres travaux prévus pour être réalisés à domicile ne relève pas de la porosité relativement nouvelle entre travail et vie privée.

        1 autres commentaires
    • framboise92
      framboise92 répond à bleuet1
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 09h45 le 31/03/2010
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Bon courage !
      N’écoute pas les paroles blessantes et sache aussi te ménager. Plus tu donneras dans ce boulot, plus on t’en demandera.
      tata framboise.

  • Rudolfina
    Rudolfina
    Biltong
    • Posté à 19h22 le 30/03/2010
    • Internaute 102860
      Biltong

    Ma compagnie m’a donnée une blackberry. J’ai trouvé ca bien parce que j’en avais marre d’utiliser mon téléphone perso pour des appelles professionnels. J’ai très vite regretté parce que la compagnie a commencé a considérer normale que je sois joignable tout le temps, via mail ou téléphone. En plus, il y a quelque chose de quasi maladif, à entendre le bip indiquant le nouveau message, une curiosité malsaine me pousse toujours a lire le mail. Finalement j’ai trouvé comment la programmer pour qu’elle s’allume automatiquement a l’heure de début de mon travail et qu’elle s’éteigne a ma sortie du bureau.

    Eviter que le bureau n’envahissent la vie personnel, c’est presque une question de discipline. On se laisse trop facilement prendre et une fois qu’on commence a travailler chez soi, les employeurs trouve ca normale.

  • Nimch
    Nimch
    écololibriste
    • Posté à 19h30 le 30/03/2010
    • Internaute 84917
      écololibriste

    Je bosse en télétravail depuis quelques temps et je dois dire que je me protège assez bien contre le surmenage...

  • einna
    • Posté à 19h42 le 30/03/2010
    • Internaute 6227

    journée de travail en libéral : c’est de 10 à 12h par jour au bureau, 5 jours et demi sur 7.

    c’est le dimanche après midi à faire des courriers et comptes rendus professionnels parfois parce que le soir c’est diner et dodo. c’est le netbook dans le sac à main et les dossiers sur clé USB au cas où..

    mais le pire c’est quand je vais faire mon marché et que je rencontre des gens qui me connaissent professionnellement et qui m’accaparent pour parler boulot... résultat je ne fais plus mes courses qu’une fois par semaine « à la ville », je fais 20 km pour aller à la plage alors que j’habite à 2minutes de la plage.

    En province, il est parfois difficile de séparer vie professionnelle de vie privée.

  • Le Provençal
    • Posté à 19h44 le 30/03/2010
    • Internaute 61202
      Cadre

    Je viens de passer 5 mois en travaillant à la maison, le siège étant sur Paris. Au chomâge aujourd’hui......

    Pas facile au début d’arrêter à 19h, les enfants qui font du bruit, ma femme qui m’engueule, le collègue parisien qui t’appeles au milieu du repas.
    Il faut une discipline de fer pour dire ’’stop’’ c’est l’heure quand on se passionne pour un boulot.

    Dans 15 jours c’est ma femme qui prend un job en ’’home office’’, nous verrons donc la suite de la vie familiale dans quelques jours, mais je crois que çà va faire des étincelles.

  • Lurker
    Lurker
    Neant
    • Posté à 19h44 le 30/03/2010
    • Internaute 43564
      Neant

    Je n’ai qu’une seule boîte e-mail pour le boulot et le reste.
    je ne peux pas ne pas décrocher ou je vais m’arracher les cheveux à l’idée de rater un contrat.

    Donc les seules personnes que cela dérange le font *volontairement* ? J’ai du mal a comprendre. Si madame veut s’ouvrir un vrai mail perso, elle n’a que l’embarra du choix. Si monsieur ne veut pas rater un contrat ... qu’il ne prenne pas de RTT.
    Ces gens sont malades. Malades du boulot, au point de culpabiliser si leur vie privée empiète sur leur vie pro *en dehors des horaires de boulot*. Mais cette maladie se soigne très bien, il suffit d’arrêter d’être soumis à son petit chef constamment. Ou au pognon. Mais d’après ce que je vois, ces personnes n’ont aucune envie de changer quoi que ce soit. Donc pourquoi écrire « Il vit moins bien de devoir prolonger sa journée chez lui » alors qu’il ne doit rien du tout, il le dit lui même, c’est volontaire « pour ne pas rater un contrat ».
    Alors je réponds à la question :
    Emportez-vous du travail chez vous ? : Non.
    Comment réglez-vous la question de la séparation de votre vie professionnelle et de votre vie personnelle ? : En dehors du travail, on est pas au travail. La question ne se pose même pas. Ceux qui ont un soucis avec ça devraient aller voir un psy, ils ont un problème d’estime d’eux même, ou un complexe d’infériorité, ou que sais-je. Faire passer son boulot avant ses enfants, ça doit tout de même allumer un truc dans le cerveau, à un moment.

  • Mccoy
    Mccoy
    besoin de rien, appelle moi !
    • Posté à 19h45 le 30/03/2010
    • Internaute 52873
      besoin de rien, appelle moi !

    Ramener du travail chez moi, NON merci.
    Le tel portable PRO, en dehors du travail est éteint.
    Et mes supérieurs ne m’ont jamais reprochés quoique ce soit.
    Les heures sup ne sont pas payées donc ... demain il fera jour.

  • isadub
    isadub
    situation assise
    • Posté à 19h47 le 30/03/2010
    • Internaute 66598
      situation assise

    Dans mon cas, c’est un choix plutot positif.

    J’ai la chance d’avoir un boulot avec des horaires assez libres, dont une bonne partie consiste à élaborer et rédiger des interventions ou des projets sur ordinateur. Comme j’ai 3 enfants, je peux me permettre d’arriver le matin à 9h (car je les dépose à l’école à 8h30) et de repartir à 17h (pour les récupérer à 17h30). Arrivée chez moi, je m’accorde du temps pour moi ou pour ma famille, jusqu’au moment où les enfants sont au lit (vers 21h), après quoi je me remets à l’ordi pour travailler jusqu’au moment de m’endormir. La seule chose qui a changé, c’est que je ne regarde plus la télé ... ce que je ne regrette pas vraiment.

    Evidemment tout ceci n’aurait pas été possible sans un ordi portable et une connexion à Internet.

    • Allegro3
      Allegro3 répond à isadub
      (peu importe)
      • Posté à 11h13 le 01/04/2010
      • Internaute 97966
        (peu importe)

      Ce qui illustre les post précédents : la plupart des gens qui se laissent envahir par le boulot à la maison le veulent bien.
      Vous, vous l’avez choisi (et pas juste consenti), et géré : plages horaires boulot et perso ne se mélangent pas vraiment, sauf pour le lieu de travail. N’empêche, entre 17 h 30 et 21 h vous ne répondez pas aux appels pros (vous ne « vous traumatisez pas à l’idée de rater un contrat » pour reprendre les mots du témoin dans l’article), et après 21 h vous êtes au travail. Chez vous, mais en fait au travail.

      Tout ceci n’aurait pas été possible sans un ordi, une connexion... et votre capacité à décrocher du boulot et à instaurer une discipline.

      Ce qui n’est manifestement pas le cas des personnes citées dans l’article.

      Merci pour cet exemple intéressant ! ! !

  • heinpasdeux-
    heinpasdeux-
    Trollé par la modération...
    • Posté à 19h58 le 30/03/2010
    • Internaute 94001
      Trollé par la modération...

    « c’est pas faux »...

  • gabriel12
    gabriel12
    Etudiant
    • Posté à 20h16 le 30/03/2010
    • Internaute 42226
      Etudiant

    « Je n’ai qu’une seule boîte e-mail pour le boulot et le reste. »

    Alors ça c’est très con. Le jour ou elle se fera virer ou partira volontairement elle se retrouvera face à une situation bien embarrassante ; communiquer à tout ses contacts son nouveau mail, récupérer les anciens importants dans sa boite du bureau, de bons moments en perspective !

  • NonooStar
    NonooStar
    Informaticien
    • Posté à 20h21 le 30/03/2010
    • Internaute 34879
      Informaticien

    Ramener du travail à la maison, c’est complètement NIET ! ! ! Ça ne me dérange pas de rester jusqu’à très tard au bureau s’il y a urgence à finir un truc, mais ramener du boulot chez moi, c’est un mélange des genres qui ne me convient pas.

    Quant à ceux qui restent joignables n’importe quand, moi, j’appelle ça une astreinte... et soit elle est déclarée comme telle et elle me rapporte plus, soit ils peuvent toujours se brosser pour que je réponde.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 20h30 le 30/03/2010
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    moi je fous deja rien au bureau, alors.......

  • Alest
    Alest
    Prof en Suède
    • Posté à 20h35 le 30/03/2010
    • Internaute 86514
      Prof en Suède

    Étant enseignant, ça me parait normal, en France, de devoir ramener du travail à la maison, et de bosser à la maison, les dimanches, les soirs, pendant les vacances. On bosse même, en fait, sans s’en rendre compte, à se dire, quand on visite un musée ou un bâtiment « tiens, je pourrais intégrer cette notion à mon cours, en faisant comme-ci/comme-ça ».

    Depuis que je suis à l’étranger, que je fais mes 39 heures par semaine au travail (toujours une école, toujours enseignant), avec un bureau équipé, accès à internet etc, ma vie a changé : plus de copies à ramener, plus de cours que l’on peaufine jusqu’au bout de la nuit.

    Quand ma cloche sonne, je range rapidement, et je quitte mon travail, y laissant mes soucis, et gardant mes joies de la journée.

    Bon, je dois bien avouer qu’ayant un téléphone, un PC portable et d’autre équipement fourni par le travail, il m’arrive de bosser un peu à la maison, mais c’est vraiment en cas de rush, et pas très souvent.

    Et surtout, je bosse quand je le veux, en ayant toujours la possibilité de me dire « non, pas ce soir, chéri, j’ai mal à la tête ».

    • Hellsy
      Hellsy répond à Alest
      • Posté à 21h38 le 30/03/2010
      • Internaute 13421

      Pareil. Si on était mieux équipés (en France), on travaillerait plus efficacement sur place. Depuis l’année dernière seulement, nous disposons d’un ordinateur avec accès internet pour deux. Mais un seul pour six avec une imprimante... Je me suis formée seule, pour moi mais aussi pour le boulot, donc sur mon temps libre. De plus, si vous restez sur place, tout le monde vous dérange.
      Par contre, pendant les vacances, j’oublie complètement le boulot.

  • nahkira
    nahkira
    dessinateur
    • Posté à 20h47 le 30/03/2010
    • Internaute 71810
      dessinateur

    personnellement j’ai un avis à soumettre à l’opinion générale.
    je suis graphiste, intermittent du spectacle et passe un temps incroyable chez moi à me former à des logiciels pour tenter de rester « à niveaux » j’ai le sentiment d’etre embarqué dans dans une course sans fin.
    d’etre 24h sur 24 entrain de penser au boulot
    A votre avis est ce une forme d’intrusion du professionnel dans le privé ?

  • Sid_Mo
    Sid_Mo
    Cadre dirigeant de PME
    • Posté à 20h50 le 30/03/2010
    • Internaute 59795
      Cadre dirigeant de PME

    Il faut faire des choix et savoir quand on décroche ou pas. La peur de rater le contrat elle passe au bout d’un moment. Quand on est pas au boulot, on y est pas ! Mais quand on y est, on y est à cent pour cent.

    Car le risque de cette frontière poreuse entre vie privée et vie professionnelle, c’est que dans certains cas on n’est jamais ni dans l’un, ni dans l’autre. Et donc au bout du compte, on ne fait rien pleinement.

    Maintenant, il faut voir aussi qu’on cite ici uniquement des métiers où l’on ne pointe pas... Ca a ses avantages et ses inconvénients.

    J’en vois qui citent le télé-travail.

    Comme dirigeant, je fais et j’ai fait. Je diminue de plus en plus pour etre tranquile au travail et tranquile à la maison et pas le cul entre deux chaises. Car souvent, c’est le moyen de se casser la figure. Et quand c’est les enfants ou l’épouse, là, on tire vraiment la tronche !

  • Aimache
    Aimache
    Bourguinaute
    • Posté à 21h15 le 30/03/2010
    • Internaute 29156
      Bourguinaute

    Mouais ... je travaille en télétravail à 80% depuis plusieurs années, et ça ne m’empêche pas d’avoir une discipline de vie. Je ne commence pas avant 9h, je ne termine jamais après 19h, je prends une vraie pause le midi, et je ne prends aucun appel ensuite. Par contre oui, au milieu je suis efficace !

    En plus il ne me viendrait pas à l’idée de travailler le week-end ou même pendant les vacances. Pour moi ce serait un aveu de mauvaise organisation.

    Quelque chose me dit que ceux qui se font « bouffer » dans ce contexte se laissent aussi volontiers manger en travaillant dans un bureau.Savoir dire non, ça s’apprend. Et on est pas moins considéré, bien au contraire !

    • framboise92
      framboise92 répond à Aimache
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 22h18 le 30/03/2010
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Va dire non à l’EN !
      A part ruser !

      • Allegro3
        Allegro3 répond à framboise92
        (peu importe)
        • Posté à 11h19 le 01/04/2010
        • Internaute 97966
          (peu importe)

        Désolée mais mon père est prof, et il a réussi à réguler ce problème : faire le maximum de boulot (préparations, corrections...) au collège, et puis pour la partie à la maison, comme la personne ci-dessus : un bureau à la maison et quand il est au bureau, il n’est pas avec nous, point. Et quand il est avec nous, il n’est pas dans ses copies.

        Il a souvent en revanche corrigé des copies avec la télé allumé et la famille devant. Au lycée je me mettais en face de lui pour finir mes dissertations. Bien sûr c’est du mélange mais de toute façon c’est un temps où il n’avait pas véritablement besoin d’être à notre disposition. sa présence physique suffisait.

        Du reste il n’a jamais reçu de coups de téléphone pro à la maison, et finalement c’est une des choses les plus envahissante parce qu’on ne le maîtrise pas, jusqu’au jour où (enfin) on arrive à éteindre le téléphone pro à la maison ! ! !

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