28/03/2010 à 19h50

Le problème des commentaires ne vient pas des commentaires

Jeff Jarvis | http://www.buzzmachine.com/


Le mur John Lennon à Prague, devant l’ambassade de France (Eisenheim/Flickr)

J’en viens à penser que le problème avec la qualité des commentaires en ligne est une question de timing.

Quand, dans les médias, nous avons fini notre travail, nous autorisons le public à commenter. Nous envoyons notre produit de l’autre côté du mur et laissons les gens réagir tandis que nous nous retirons dans notre château pour ne pas les entendre. Ils savent alors qu’ils ne parlent qu’aux briques et, du coup, ils crient et les couvrent de graffitis. Nous avons simplement le pouvoir de nettoyer ce désordre mais nous avons déserté la scène et les murs du château se retrouvent rapidement couverts de graffitis.

Ce timing, insultant pour le public, vient de la manière dont les vieux médias voient Internet. Nous pensons qu’Internet est un média et que nous mettons en ligne des produits que les gens consomment.

Ouvrir la conversation plus tôt dans le processus

Lorsque, à la place, nous ouvrons la conversation plus tôt dans notre processus, alors là elle peut devenir plus collaborative et plus productive : nous demandons aux gens de nous éclairer avec ce qu’ils savent, ce qui représente une marque de respect et de valeur. Nous écoutons leurs conseils et leurs demandes. Nous en finissons avec la séparation du public, nous opérons la jonction. Attendre que nous ayons fini pour écouter, c’est trop tard.

Nous devons arrêter de regarder Internet comme un média. J’ai passé un long moment ce week-end à en parler avec une journaliste qui écrit un article sur les commentaires insultants et j’ai essayé de la convaincre que la vue issue du fonctionnement des médias que nous, les médias, tentons d’imposer sur Internet est la plus grande partie du problème.

Lorsque nous traitons Internet comme un média, nous voulons qu’il soit bien rangé et propre, contrôlé comme les journaux ou les magazines. Lorsque quelqu’un lâche une grossièreté ou un commentaire désobligeant, nous pensons qu’il ruine tout l’édifice, comme si un mauvais éditeur avait laissé passer le mot « merde » dans une lettre publiée par le New York Times.

Internet est un lieu, pas un média

Mais comme Doc Searls (blogueur, journaliste spécialiste des logiciels libres, ndt) me l’a enseigné, Internet n’est pas un média. Le prendre comme tel amène à toutes sortes d’a priori dangereux sur le contrôle, la propriété et la réglementation. Non, dit Doc, Internet est un lieu. C’est un parc ou un coin de rue où les gens passent et se rencontrent, se parlent et se disputent, où ils ont raison ou tort, où ils se connectent entre eux, ainsi qu’à des informations, et où ils agissent. C’est un endroit public.

Maintenant prenez les choses autrement : si vous croisez quelqu’un lâchant un juron dans les rues de New York, est-ce que vous vous promettez de ne plus y remettre les pieds ? Pas moi (d’autant que je suis peut-être celui que vous avez croisé).

Tout cela ne signifie pas que j’accepte, ou que nous devrions accepter, le niveau du discours sur Internet tel qu’il est. Non, j’en suis venu à penser que les commentaires sont une forme inférieure de conversation pour les raisons que je viens de souligner. A contrario, nous voyons se développer des formes supérieures, comme Twitter.

Twitter, comme Facebook, est construit essentiellement sur des identités réelles et sur le contrôle des relations. Je décide qui je suis et vous décidez si vous me suivez. C’est une méritocratie individuelle dans laquelle chacun de nous définit le mérite.

La question de l’anonymat n’est pas le problème principal

Auparavant -et toujours aujourd’hui- on entend que l’anonymat est un problème et que l’identité le résoudra. Ça n’a jamais été le cas. L’identité seule n’est pas suffisante. Je peux connaître l’identité de celui qui lâche des jurons dans les rues de New York et ça ne m’empêche pas de les entendre.

Des contrôles sociaux sont nécessaires pour que je puisse l’éviter. C’est ce que Twitter et Facebook nous offrent. Le résultat est une meilleure discussion. Je ne retrouve pas Twitter et Facebook remplis de détritus et, quand je tombe dessus, j’arrête de suivre ; quand quelqu’un me crache dessus, je le bloque (si seulement je pouvais à la place lui donner des médicaments) [...].

Les commentaires, comme forme de conversation, doivent-ils être éliminés ? Non, bien sûr que non. L’outil n’est pas le problème (pas plus que les outils de blogs ou les imprimeries). Si vous éliminez les commentaires, c’est encore plus insultant que de ne pas les écouter.

Vous risquez d’abandonner la valeur incroyable que le public peut apporter s’il y est encouragé (une valeur que j’ai clairement vue sous mes posts ici ou ici). La question n’est pas les commentaires ou l’identité ou l’enregistrement ou les outils. La question est comment vous vous comportez en tant qu’hôte.

► Publié initialement en anglais sous le titre « The problem with comments isn’t them » sur le blog Buzzmachine de Jeff Jarvis, traduit par Laurent Mauriac

Photo : le mur John Lennon à Prague, devant l’ambassade de France (Eisenheim/Flickr)

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  • plataneforever
    • Posté à 11h59 le 29/03/2010
    • Internaute 67389

    et oui c’est là qu’il faut faire très attention ...

    cela doit être inclus dans la charte des commentaires :
    - être non-insultant
    - ne pas balancer de fausses informations, citer les sources au maximum
    - ne pas se lnacer dans des discussions hors-sujets

    bref tout cela est assez banal, mais après quand on le confronte à la réalité on tombe sur les valeurs « morales » :
    qu’est ce qu’être constructif ?
    est-ce que les multiples mini-commentaires disant « carrément d’accord » etc sont constructifs ?

    pour moi non, il ne le sont pas. non il ne respecte pas la charte des commentaires.
    oui ils me gênent et noie l’information.

    c’est là dessus par exemple que je trouve que les auteurs pourrait assumer une position morale et être plus contraignant dans leur gestion des commentaire et donc des discussions ...

    • Anonyme répond à plataneforever

      Ca n’a rien à voir avec la morale ça. Vous nous parlez de discipline, là.

      • plataneforever
        • Posté à 18h19 le 30/03/2010
        • Internaute 67389

        ce sont des arguments moraux qui justifie la discipline.

    • LienRag
      LienRag répond à plataneforever
      • Posté à 15h17 le 29/03/2010
      • Internaute 34767

      est-ce que les multiples mini-commentaires disant « carrément d’accord » etc sont constructifs ?
      Clairement non, comme votre question le suggère. C’est pour cela que les « boules rouges » ne peuvent réellement servir, comme le prévoyait l’équipe de Rue89, uniquement à noter la pertinence des commentaires mais vont forcément être utilisées pour marquer les « camps » intellectuels et politiques sans encombrer les commentaires.

      • plataneforever
        plataneforever répond à LienRag
        • Posté à 18h22 le 30/03/2010
        • Internaute 67389

        on est d’accord la note ne peut servir uniquement à noter la pertinence.
        mais pour mo cette note de pertinence est intéressante également
        elle est pédagogique

        il faut deux notes à mon humbleavis.

        une de pertinence

        une d’accord

        • LienRag
          LienRag répond à plataneforever
          • Posté à 20h14 le 30/03/2010
          • Internaute 34767

          En fait il en faudrait trois, voire quatre : pertinence, intérêt (ce n’est pas exactement la même chose), qualité et validité politique (je préfère à « accord »). Mais c’est ingérable graphiquement...
          Et il faudrait, comme le propose paraît-il un autre site, pour chacun de ces critères (sauf peut-être le « +1 » et encore ce n’est même pas certain vu l’inutilité du +1 en terme de construction d’une pensée collective), un système de « points de modération » limités à dépenser sur les différents commentaires, aménagé par Yann Guéguan (les sérials nazeurs se voyant vite réduits à un point par jour ou par semaine, et les gens raisonnables comme moi voyant au fil du temps leur points de modération augmenter).
          Il faudrait aussi un moyen de converser entre riverains de façon semi-publique lorsque la discussion dérive sur un point secondaire : que ceux qui veulent suivre le fil hors-sujet puissent le faire mais que cela ne perturbe pas la lecture de ceux qui lisent les commentaires de l’article.
          Tout cela à peut-être l’air assez complexe, genre usine à gaz, mais en réalité si c’est bien pensé et construit je crois sincèrement que cela peut être simple à gérer. La seule difficulté sur laquelle je bute toujours est comme je l’ai déjà dit la représentation graphique, qui ne doit surtout pas dégoûter le lecteur habitué aux boules rouges évidentes à comprendre.

          • plataneforever
            plataneforever répond à LienRag
            • Posté à 21h31 le 30/03/2010
            • Internaute 67389

            super intéressant !

            moi je me limitais à deux notes car cela avait déjà pour avantage de séparer clairement le fait d’être d’accord ou non vace des arguments plus réfléchis (intérêt pertinence etc)

            ça permets dans ce cas de garder le système de boule rouge ...

            Sinon pour tes idées, je pense qu’une courbe de répartition des notes peut être très compréhensible car très visuelle
            après en terme d’affichage mmm

            profiter du fond blanc pour afficher le graphique en question ?
            (il faut de l’espace !)

  • Edouard Chastagnier
    Edouard Chastagnier
    Bogue la galère
    • Posté à 11h59 le 29/03/2010
    • Internaute 101113
      Bogue la galère

    Le Comité Moral Biomormon, pardi.

    • Anonyme répond à Edouard Chastagnier

      Ok, mais à une condition, c’est qu’ils admettent qu’en tant que phénomène naturel, la radioactivité c’est bio.

      • Edouard Chastagnier
        Edouard Chastagnier
        Bogue la galère
        • Posté à 12h51 le 29/03/2010
        • Internaute 101113
          Bogue la galère

        Ils n’admettent rien d’autre que leurs œillères et tiennent impérativement à imposer leur charte : celle des classes moyennes éduquées.

        Inutile de te préciser que tout ce qui ne passe pas au travers de leur tamis est impitoyablement rejeté. Un qui n’argumente pas selon leur norme étriquée est traité pire que chien galeux.

        Le mythe absurde soigneusement entretenu de l’internet en tant qu’instrument de mélange social tel qu’il est claironné ici −par exemple− est un affreux mensonge.

        Un seule caste a voix au chapitre.

        • Anonyme répond à Edouard Chastagnier
        • LienRag
          • Posté à 15h21 le 29/03/2010
          • Internaute 34767

          Le mythe absurde soigneusement entretenu de l’internet en tant qu’instrument de mélange social tel qu’il est claironné ici −par exemple− est un affreux mensonge.
          Un seule caste a voix au chapitre.
          La première phrase est exacte, il est assez illusoire de parler de communication sur internet en évacuant totalement les dynamiques de classe. Mais bon d’un expert internétique américain bien introduit dans les médias, c’est relativement attendu.
          La deuxième phrase est évidemment la marque d’un esprit aigri, c’est triste. Il suffit de lire les commentaires sur Rue89 et notamment comment les équilibres politiques varient d’un article à l’autre pour le comprendre, même s’il est vrai que toutes les positions sociales et intellectuelles ne sont pas à égalité.

          • Edouard Chastagnier
            Edouard Chastagnier répond à LienRag
            Bogue la galère
            • Posté à 16h03 le 29/03/2010
            • Internaute 101113
              Bogue la galère

            Esprit aigri ? c’est bien mal me connaître ; je suis un Joyeux déconnologue avant tout : -)))

            Ce que j’affirme en parlant d’esprit de caste est une réalité que des millions de gens vivent au quotidien. Une bonniche n’a pas sa place ici, ou alors elle sera vivement remise à sa place de paria par la foule des esprits desséchés.

            Combien de caissières de supermarché, ici ? combien de métallos ? (y en avait un −un copain− et il s’est barré, écœuré).

            Oui : nous vivons ici dans un système de castes aussi hermétiquement cloisonné que celui de l’Inde où j’ai longtemps vécu et cet apartheid a lieu tout aussi bien dans la vie du dehors que sur l’internet où la barrière de l’écrit est redoutable, tant pour les parias qui ne le maîtrisent pas, que pour ceux qui comme moi en ont chié pour le conquérir seuls.

            Les gens de caste sont formatés : pas nous.

            • LienRag
              • Posté à 22h51 le 29/03/2010
              • Internaute 34767

              Que les classes moyennes (à qui sont destinées, probablement inconsciemment, les médias participatifs) constituent une caste me paraît relativement douteux.
              Quand à l’appartenance sociale des riverains, elle me paraît plus large (dans son ensemble, je ne conteste pas que le gros de la troupe appartienne à un même milieu sociologique) que vous ne le dites.
              La barrière de l’écrit est quelque chose de fondamental certes, mais l’écrit ne définit plus à lui seul une barrière de classe - même s’il est vrai que cette barrière est quasiment invisible à qui l’a franchie dans son enfance.

  • obey-
    obey- répond à Pierre Serisier
     : -\
    • Posté à 23h18 le 28/03/2010
    • Internaute 66286
       : -\

    > La question de l’anonymat est à mon avis LE problème principal. La distance entre le commentateur et le rédacteur permet au commentateur de ne pas s’imposer les mêmes règles de bienséance que lors d’une conversation ordinaire.

    L’anonymat est relatif sur le net. Je dirais meme que les contributions ne sont pas anonymes, loin de la.

    - Concernant les commentaires desobligeants qu’ils pourraient y avoir à la suite d’un article et en face à face, c’est évident que le face à face réduit les possibilités de dérapage.

    - Concernant les commentaires desobligeants qu’ils pourraient y avoir à la suite d’un article PAPIER et en face à face, c’est évident que le face à face réduit les possibilités de dérapage et que les grossieretés sont filtrées par le journal papier.

  • freakfeatherfall
    freakfeatherfall répond à Pierre Serisier
    moonchild
    • Posté à 02h40 le 29/03/2010
    • Internaute 21024
      moonchild

    « Jamais, au grand jamais, certains commentaires ne seraient proférés tels quels s’il s’agissait d’une discussion face-à-face »

    au moins sur le net tu risques pas de te prendre un pain dans la gueule balancé par un anonyme croisé dans un bar...

  • Dissonance
    Dissonance répond à Pierre Serisier
    met le doigt où ça fait mal.
    • Posté à 14h01 le 29/03/2010
    • Internaute 70089
      met le doigt où ça fait mal.

    « Internet est bien un media. Autrement dit, un moyen (un outil sophistiqué) par lequel des idées et des propos sont échangés. »

    Faux. Quel est l’échange lors d’une retransmission télévisuelle ou de la lecture d’un article de presse papier ? Il n’y en a pas. La « science » de l’émetteur est diffusée sans droit de réponse - quand bien même les choses diffusées serait d’une qualité douteuse, et sauf à être reconnu par l’émetteur comme faisant parti du sérail (souvenons nous de Coluche évoquant les « milieux autorisés »).

    Le processus est à sens unique, ce que dénonce de façon assez pertinente le présent article. Ou alors, si Internet est bel et bien un médium, alors ce sont ces autres formes que j’évoquais qui ne le sont pas.

  • beuhrète-
    • Posté à 21h38 le 28/03/2010
    • Internaute 75660

    Le problème des commentaires n’en est pas un sinon pourquoi recevrais-je dans ma boîte de messagerie des invitations à m’exprimer ?

  • On the road
    On the road
    ici et ailleurs
    • Posté à 21h38 le 28/03/2010
    • Internaute 37561
      ici et ailleurs

    En pratique, ça s’appelle l’enquête participative, évolutive au gré des infos, des témoignages, des questions apportées par les lecteurs. ça existe déjà.
    Un exemple ici :
    Lien

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 21h51 le 28/03/2010
    • Internaute 45067
      Littéral

    Le concept de commentaire est ambigu.

    En effet, il est difficile dans certains cas de différentier la contribution anonyme de tiers à une publication et les commentaires qui illustrent des articles en les complémentant par une valeur ajoutée d’information.

    Les commentaires cesseront d’être un problème quand des outils permettront de les traiter automatiquement afin d’éliminer ceux qui n’ont rien à voir avec l’article qui les a suscités.
    C’est à dire à l’avènement du web 3.0, le web dont on dit qu’il sera sémantique.

    La gestion des commentaires est couteuse en temps/personne affecté à la modération.

    Pourtant la qualité de la modération entraine la qualité des commentaires.

    Plus l’article est «  pointu  » plus la modération est nécessaire pour ne garder que ceux qui sont pertinents.

    C’est le problème de tous les sites «  savants  », par exemple, de vérifier la pertinence des contributions en regard de l’expertise nécessaire pour pouvoir intervenir.
    Et comme on ne peut pas vérifier si le commentateur anonyme est es-qualité, il faut modérer à priori. Efficace mais lent et couteux car le modérateur doit lui aussi être du niveau d’expertise du contenu de l’article.

    Pour les sites d’information généraliste, la modération est un choix éditorial.
    On choisit le degré d’implication des commentaires dans la ligne éditoriale des articles :
    simple approbation de fan
    discussion polémique
    échange et complément d’information
    etc, ...

    La modération à priori crée un abîme entre le rédacteur de l’article et les commentateurs réduit à des simples faire-valoir car c’est toujours long l’intervention d’un modérateur et la curiosité des lecteurs est émoussée avant la parution des commentaires.

    La modération à postériori est plus dynamique si la modération consiste à animer la discussion. Tout dépend de l’implication rédactionnelle des commentateurs souhaitée par les auteurs des articles.

    Bref vivement le Web 3.0  ?

    • plataneforever
      plataneforever répond à egide
      • Posté à 21h58 le 30/03/2010
      • Internaute 67389

      eh oui !

      on se rend compte qu’il faudrait que l’auteur consacre 50% de son temps de travail à modérer ...

  • buffalo_soldier667-
    buffalo_soldier667-
    Célibertin
    • Posté à 22h05 le 28/03/2010
    • Internaute 88424
      Célibertin

    OUGA OUGA.
    La France aux français

  • LeTicien
    LeTicien
    Informaticien
    • Posté à 22h08 le 28/03/2010
    • Internaute 91779
      Informaticien

    Internet c’est du texte, des images, du son, de la video ect... le tout relie par un langage d’assemblage de base HTML. Ce langage permet de facon statique (une fois pour toutes) de composer une page web. Ce langage statique a beaucoup evolue sous des formes dynamiques et securisees DHTML, SHTML, XML, PHP, SPIP, .NET, C, C#, C++, Javascript, Java, Perl ect toute un foultitude de solutions heterogenes mais toujours avec le meme principe de base, par exemple quand vous composez un email les 3/4 du temps vous ecrivez une page web, il en va de meme avec le blogs les forums ect.
    La questions de la securite donc de l’identification est le probleme de base du www, du reseau wan (wide) a l’oppose du lan (local) car au depart internet (arpanet) de devait pas etre ouvert. Au depart internet etait un intranet la question de la secutite ne se posait pas donc pas de soucis.
    Aujourd’hui cette question se pose car n’importe qui peut publier n’importe quoi grace a la liberte qu’offre le wan.
    Ensuite pour indentifier un quidam il faut connaitre son IP sur le wan TCP/IP (TCP= protocole de transport, IP=identification du ou des serveurs auquel est connecte l’ordinateur client via le DNS associe). Avec des IP fixe c’est facile, on connait le serveur de transit grace a son IP puis on remonte a l’IP client. Avec des IPs dynamiques liees a l’etablissement d’une session donc a chaque connection une IP distincte attribuee le temps de la session wan et bien c’est deja bien plus difficile de depouiller les logs et de savoir ce qui se passe, mais si en plus le fournisseurs d’acces donc les ou les serveurs de transit est(sont) dans un pays lointain et exotique c’est vachement difficile. C’est pour ca que le service secret balances des trojans et autres mouchards sur les postes clients des internautes pour tracer a la source et s’eviter le merdier juridico bidouilleur pour savoir ’ou viennent les threads clients sur le wan. Peu de gens les savent ou s’en mefie mais quand on va sur internet on telecharge des pages web avec parfois du contenu dynamique qui flique en se deposant sur le disque dur client mais la n’est pas le plus dangereux car si l’on emet on recoit aussi. Le mieux pour s’evietr ce risque est de passer par un proxy ou un vpn.

    • jeffouletofou
      jeffouletofou répond à LeTicien
      cddiste
      • Posté à 22h20 le 28/03/2010
      • Internaute 43444
        cddiste

      soir,
      tite question, qu’est ce qu’un poste client ?

      merci

      • LeTicien
        LeTicien répond à jeffouletofou
        Informaticien
        • Posté à 22h39 le 28/03/2010
        • Internaute 91779
          Informaticien

        Ton PC ton Mac ect. Le poste client se connecte a un serveur qui lui dialogue avec tous les serveurs du reseau www (wan).

        Tu n’est jamais directement relie au reseau meme quand tu montes ton propre PC en mode serveur (par exemple pour permettre a tes copains de telecharger tes mp3, mpegs ect), celui ci dialogue en mode client/serveur avec le serveur de ton fournisseur d’acces.

         
        • jeffouletofou
          jeffouletofou répond à LeTicien
          cddiste
          • Posté à 22h51 le 28/03/2010
          • Internaute 43444
            cddiste

          ok c’etait simplement ça.
          une des solutions serait de faire un format c : regulierement alors ? .

          merci

          • Edouard Chastagnier
            Edouard Chastagnier répond à jeffouletofou
            Bogue la galère
            • Posté à 14h02 le 29/03/2010
            • Internaute 101113
              Bogue la galère

            Ouais : avec une masse de cinq kilos en acier et manche de hêtre.

            Tu frappes le disque dur de toutes tes forces et hop : fini la prise de tête.

            Un stylo-bille et un carnet = zéro bug.

        2 autres commentaires
  • nopseud
    nopseud
    Adm. Sys.
    • Posté à 22h11 le 28/03/2010
    • Internaute 90272
      Adm. Sys.

    Bonsoir,
    Je trouve votre réflexion particulièrement pertinente et je cite pour exemple ce très intéressant article de Messieurs Bilé & Goujon :
    Lien
    Malgré les nombreuses réactions suscitées, aucune réponse en retour de la part des auteurs, ce qui peut sembler très méprisant de leur part et contribuer ainsi à l’escalade dans l’invective. Vous imagez cette façon de faire avec un mur de château séparant l’auteur de ses lecteurs et au dessus duquel on lance l’article, j’irai quant à moi jusqu’à parler d’un os que l’on balance dans le chenil et dont on se détourne.
    Cordialement
    nops.

    • plataneforever
      plataneforever répond à nopseud
      • Posté à 22h03 le 30/03/2010
      • Internaute 67389

      oui
      le temps consacré par les auteurs pour modérés ou répondre aux coms signalés est très variable ...

      mais bon, qui sommes nous pour les juger ?

      ah ah je rigole. Ils font chier les auteurs qui ne modèrent pas, qui ne participent pas. ils prouvent par l’exemple qu’ils ne croient pas vraiment aux médias participatifs, le preuve ça ne les intéresse pas !

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 22h24 le 28/03/2010
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Papier pertinent qui donne un bon aperçu de ce qu’internet a changé. Aujourd’hui rien de plus horripilant que les papiers balancés d’en haut, et dont l’auteur ne se soucie pas du service après vente.
    Ca va de Françoise Benhamou dont on peut même se demander si elle survole les réactions, à des politiques comme Benoit Apparu ou Bruno le Maire qui postaient pratiquement des tracts et dont on voyait bien qu’ils n’avaient plus aucun regard sur l’objet une fois posté. Chez eux ils devaient y avoir un sentiment de faire partie de la modernité parce qu’ils avaient utilisé internet pour communiquer. Les malheureux ne doivent même pas avoir idée de ce qu’ils ont pu susciter comme réactions.

  • Edouard Chastagnier
    Edouard Chastagnier
    Bogue la galère
    • Posté à 22h32 le 28/03/2010
    • Internaute 101113
      Bogue la galère

    Berk.

    Article parfaitement débile et d’un autre âge, d’une autre culture que celle de l’internet, écrit par un vieux birbe pontifiant complètement méprisant pour nous autres, misérables rats taggeurs de catacombes.

    Comparer des plateformes bridées et ultra-conformistes telles que Facebook à des forums libres, c’est n’importe quoi.

    En vérité, en vérité je vous le dis : les jours de l’internet libre sont comptés : dans un futur très proche, le mélange bâtard de HTML et de PHP qu’est le Web 2.0 (un billet en haut et les coms en dessous) sera la nouvelle télé poubelle qui prendra le relai de la boîte à décervelage.

    Les esprits libres s’égayeront sur les réseaux cryptés.

  • LeTicien
    LeTicien
    Informaticien
    • Posté à 22h33 le 28/03/2010
    • Internaute 91779
      Informaticien

    Internet c’est du texte, des images, du son, de la video ect... le tout relie par un langage d’assemblage de base HTML. Ce langage permet de facon statique (une fois pour toutes) de composer une page web que l’on emet sur le reseau internet wan y compris quand il s’agit d’un blog, d’un forum le principe est idem. Ce langage statique a beaucoup evolue sous des formes dynamiques et securisees DHTML, SHTML, XML, PHP, SPIP, .NET, C, C#, C++, Javascript, Java, Perl ect toute une foultitude de solutions techniques heterogenes mais toujours avec le meme principe de base (get/put). Par exemple quand vous composez un email les 3/4 du temps vous ecrivez une page web, il en va de meme avec le blogs les forums ect.
    La question de la securite donc de l’identification est le probleme de base du www, du reseau wan (wide) a l’oppose du lan (local) car au depart internet (Arpanet) de devait pas etre ouvert donc on s’en foutait seule une poignee d’universitaires ou militaires connus utilisaient ce reseau. Donc au depart internet etait un intranet la question de la securite ne se posait meme pas donc pas de soucis. Le reseau etait local (lan = local area network, w = wide).
    Aujourd’hui cette question se pose car n’importe qui peut publier n’importe quoi de n’importe ou grace a la liberte qu’offre le wan. On a meme des reseaux dans le reseau (extranets) avec des solutions tres robustes pour connecter un masque de sous reseau au reseau maitre pour eviter une intrusion dans un reseau d’entreprise par exemple. Mais la n’est pas le plus difficile car si l’on sait empecher une intrusion sur le lan via la securite et l’authentification par contre on ne sait pas identifier quelqu’un de facon sure sur le wan. Sur le wan on a des solutions mais aucune n’est vraiment imbattable a 100%.
    Ensuite pour identifier un quidam (en gros un poste client = un PC) il faut connaitre son IP de session sur le wan TCP/IP (TCP = protocole de transport, IP = identification du ou des serveurs auquel est connecte l’ordinateur client via le DNS associe, TCP/IP = norme chapeau de tous les protocoles reseaux heterogenes, tous ramenent a ce standard, disons sont transposables a l’Internet Protocol et a la notion de port, donc IP + port = plaque d’immatriculation). Avec des IP fixes c’est facile, disons c’est assez facile, on connait le serveur de transit grace a son IP de domaine DNS puis on remonte a l’IP client dans l’arborescence. Avec des IPs dynamiques liees a l’etablissement d’une session donc a chaque connection une IP distincte attribuee le temps de la session wan et bien c’est deja bien plus difficile de depouiller les logs et de savoir ce qui se passe meme avec des logiciels specialises, mais si en plus le fournisseur d’acces donc les ou les serveurs de transit est(sont) dans un pays lointain et exotique c’est vachement difficile, il faut cracker les serveurs a distance donc pirater donc faire une intrusion serveur. C’est pour ca que les services secrets balancent des trojans et autres mouchards sur les postes client des internautes pour tracer a la source et s’eviter le merdier juridico bidouilleur pour savoir d’ou viennent les threads clients sur le wan. Peu de gens les savent ou s’en mefient mais quand on va sur internet on telecharge des pages web avec parfois du contenu dynamique qui flique en se deposant sur le disque dur client et qui emet ensuite dans le dos de l’internaute, donc il faut bien garder a l’esprit que sur le wan internet on emet mais on recoit aussi. Attention depuis peu cette pratique est legale en France. Le mieux pour s’eviter ce risque est de passer par un proxy ou un vpn. Dans la plupart des dictatures c’est ce que font les gens, ca ralentit un peu mais c’est beton... En Chine ect...

    Pour resumer si j’avais a preserver mon anomynat sur le web j’utiliserai un VPN (reseau prive virtuel = tunnel).

    • plataneforever
      • Posté à 22h05 le 30/03/2010
      • Internaute 67389

      pourquoi l’avenir ne me fait pas rêver ?

      le net a généré beaucoup de rêves et on est en train d’atterrir sévèrement je crois ...

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 22h39 le 28/03/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    Libérez Hulk.

    Le reste n’est que théorie.

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 22h56 le 28/03/2010
      • Internaute 61755

      non mais ! ©

      • Edouard Chastagnier
        Edouard Chastagnier répond à A déménagé le 1-6
        Bogue la galère
        • Posté à 22h58 le 28/03/2010
        • Internaute 101113
          Bogue la galère

        Ouais : assez de blabla et d’autojustification à la censure et à l’arbitraire.

         
        • A déménage le 14-03-2012
          • Posté à 16h16 le 29/03/2010
          • Internaute 98050

          Bonjour Edouard Chastagnier.

          Un commentaire que j’ai envie de faire depuis un bon moment, quand j’entends les cris déséspérés par la « censure » de Rue89.
          L’article s’y prête alors je me lance.

          Vous n’êtes pas sans savoir que les gens qui viennent dans la Rue s’inscrivent pour pouvoir laisser des commentaires.
          Ceux qui ne souhaitent pas s’inscrire peuvent s’informer, mais ils ne sont libres ni de commenter ni de voter.
          L’inscritpion ouvre ces portes. L’équipe de la Rue nous offre ces libertés, la seule contrepartie, c’est de lire les conditions générales d’utilisation et de s’engager à les respecter.

          Les CGU sont simples et sensées. On comprend qu’elles existent pour la pérénnité et la viabilité du site d’un coté, et la qualité des échanges qui s’y développent de l’autre.

          Je pense que peu respectent les CGU sur le bout des doigts (par exemple, moi, j’ai pris un pseudo et donné une adresse internet qui ne mentionnent pas mon patronyme, je suis conscient qu’on peut m’identifier si on le veut, mais je mets une barrière que les CGU ne stipulent pas).

          Vous criez à la censure ici, vous écrivez plus haut : « Un qui n’argumente pas selon leur norme étriquée est traité pire que chien galeux. . Pour avoir fréquenté d’autres sites, je pense que la Rue est particulièrement fréquentable et qu’il y fait bon vivre, notamment grâce à la diversité des personnalités que l’on laisse s’exprimer et à la souplesse de la modération.

          Ce site a pour vocation l’information participative (si j’ai bien compris).
          Parfois, sous un article, on se sent comme au comptoir du café du commerce, sous un autre dans une cour d’école, dans un autre encore sur un ring, voire dans un club de rencontre ou dans un sex shop. Si nous ne sommes pas les derniers à participer aux digressions, il est parfois utile de prendre du recul avant de crier à la censure...

          Faites comme moi, lisez les CGU régulièrement, ça prend peu de temps, et ça nous rappelle que ce site n’est pas le nôtre, conforme à notre vision de ce qu’il devrait être, mais qu’il est développé par une équipe qui souhaite le rendre agréable et informatif pour tous ceux qui sont en mesure d’en comprendre le fonctionnement.

          J’ai de prime abord mal appréhendé de terme “hôte” à la fin du présent article. Je l’ai interprété en tant qu’“invité” qui respecte la charte.
          Quand on lit la version en anglais, il s’agit du terme “host” et non “guest”

          “The issue isn’t comments or identity or registration or tools. The issue is how you play host”
          “La question est comment vous vous comportez en tant qu’hôte.”

          La responsabilité de celui qui nous reçoit.

          Imaginons que je pue des pieds (ce qui n’est pas le cas, mais ça, je ne peux vous le prouver). SI je vais chez des amis pour la première fois, et que je sais que la règle, c’est d’enlever ses chaussures avant d’entrer parce que le parquet est fragile :

          A) Ca m’ennuie, mais je respecte mes hôtes. Le cadre est sympa, le buffet est bon et j’ai vraiment envie d’aller à cette soirée où il y a plein de gens sympathiques avec lesquels je vais pouvoir échanger, débattre, m’informer.Comme le fait que je pue des pieds est connu de moi même et de mes hôtes, en acceptant le carton d’invitation, je m’engage non seulement à enlever mes chaussures, mais aussi à me laver les pieds et à mettre des chaussettes propres avant de venir. La soirée se passe à merveille. Je reconnais même d’autres invités qui, comme moi, sentent mauvais des pieds mais ont fait en sorte que ça ne se sente pas trop.

          B) Oups, je me rappelle que j’ai pris l’engagement d’enlever mes chaussures en acceptant l’invitation mais le jour J, ou au bout de quelques invitations, me sentant bien à l’aise chez mes hôtes, avec tout ce beau monde, j’oublie mon engagement et je m’aperçois que mes chaussettes sentent le fennec, c’est la cata.
          B-1) Je n’attends pas que mes hôtes me fassent remarquer que ça sent mauvais, je réalise que l’odeur n’est pas adequate à la situation, je retourne chez moi en coup de vent, prétextant un oubli quelconque, je me lave, change de chaussettes et je reviens tout frais tout beau discuter parmi la foule... D’autres ont commis le même impair, ils se sont contenté d’un coup de déodorant, mais c’est mieux que rien.
          B-2) Je réalise mon écart de conduite mais ne peux pas retourner chez moi : je me fais tout petit dans un coin. Mes hôtes ont bien vu que je n’en menais pas large, certains invités me charrient plus ou moins gentiment, me prêtent du déodorant... Je le prends bien et on repart sur de bonnes bases à la prochaine invitation.

          C) Il se peut aussi que je me fiche des convenances et que j’aie fait semblant d’accepter l’engagement sachant que je ne le respecterais pas, au nom de la liberté de ma petite personne :
          C1) : Je me présente à la porte de mes hôtes et tente de rentrer sans ôter mes chaussures
          C1-1) : il n’y a pas de portier (soirée modération a postériori). je rentre avec mes gros godillots qui endommagent le parquet, je donne des coups de tatanne un peu partout, personne ne veut me causer, certains s’échauffent, veulent me rentrer dedans, je suis content, j’étais venu la pour ça. Le modérateur se réveille un peu tard, me met dehors, mais la soirée est gâchée, certains invités meurtris physiquement ou moralement. Tout ça parce que mon hôte a cru, dans sa grande ouverture d’esprit, que tout le monde était respectueux des règles simples qu’il avait édictées au préalable.
          C12) : il y a un portier qui me rappelle à l’ordre et me fait enlever mes chaussures. Il me met en quarantaine cinq minutes dans le vestibule, me fait une petite morale, cependant il m’aime bien, il me connaît un peu et me laisse rentrer quand même avec mes pieds qui puent, il est indulgent, il connaît ma popularité dans les lieux : une soirée avec moi, c’est ambiance garantie, ça attire du monde. Alors, on tolère un peu mon odeur, je cause avec ceux qui ont un odorat peu développé, sont peu sensibles ou apprécient mon odeur. Je perçois néanmoins, le dégoût chez d’autres invités et parfois, ça m’amuse. Je vais m’asseoir à coté d’eux, agite mes pieds devant leur nez, pas pour être constructif, non, juste pour tester ma liberté et ses limites. A un moment, je me fais jeter, et parfois, plein de mauvaise foi, je me rebiffe, je fais des courriers, j’essaie de créer une émulation pour ma réintégration, je tente même de me déguiser pour entrer dans la prochaine soirée. C’est vrai quoi, y’en a plein d’autres qui puent des pieds ! Bref, je perds une énergie folle et j’en fais perdre à beaucoup d’autres, alors que le but de la soirée n’était franchement pas de tourner autour de mon nombril.
          C2) : mon hôte ne me laisse pas rentrer (le portier est un modérateur non a posteriori à cheval sur le réglement, qui tient à ce que son parquet ne subisse pas les affronts des semelles de mes chaussures). A moi de trouver un autre lieu où ma liberté n’empiète pas sur celle des autres et où mon nombril sera apprécié à sa juste valeur.

          Revenons en donc à ce que vous avez écrit :
          “Ouais : assez de blabla et d’autojustification à la censure et à
          l’arbitraire.”
          Dois-je comprendre que vous opteriez pour C2 pour le bien-être des riverains ?

          La modération d’un site ne doit pas être chose aisée. L’hôte invitant et l’hôte invité ont chacun un rôle à jouer.
          J’essaie de jouer le mien en tant qu’invité...

          Imagément vôtre

          nilslof.

          • Edouard Chastagnier
            Edouard Chastagnier répond à A déménage le 14-03-2012
            Bogue la galère
            • Posté à 16h24 le 29/03/2010
            • Internaute 101113
              Bogue la galère

            Houlà !

            Inutile d’en faire une telle tartine : je pue des pieds ; en plus j’ai des godillots cloutés plein de bouillasse.

            J’y peux rien : le monde dans lequel je vis plongé est une fosse septique et ça m’a collé une saleté de mycose entre les orteils. En plus je suis hideux et je refoule du goulot vu que je carbure au Saint-Nectaire hors-d’âge et à la gousse d’ail de Lautrec croquée à même la platebande.

            Non, sans déconner, je vais pas jouer les chouineuses, mais faut tenter de te foutre à notre place −pas que la mienne, je suis loin d’être le seul visé par la censure gueulométrique, ici− : j’en fais pas plus que nombre d’enfoirés aux pieds propres qui se fripent la poire comme des chameliers, digressent tant et plus, gerbent en chœur sur tel ou tel politicien ou phénomène de foire télévisuel, agressent en continu Trucmuche ou Machinette parce qu’ils ne peuvent pas les blairer, etc...

            Simplement je le dis et l’écris dans détour avec mes mots, qui ne sont pas convenus et agréés par les fameuses CGU (que je n’ai jamais lues et ne lirai jamais).

            Et ça, ça ne plaît pas.. enfin : ça ne plaît pas à une partie des autres commentateurs.

            Y en a plein d’autres à qui ça plaît, je sais pas si tu as remarqué ; -)

            D’abord on ne peut pas plaire à tout le monde. Non mais© !

            • A déménage le 14-03-2012
              • Posté à 17h19 le 29/03/2010
              • Internaute 98050

              Bah, j’ai beurré une belle tartine parce que j’en avais envie.
              Chacun se lâche comme il le souhaite et pue des pieds comme il l’entend ! Je m’apprête à vous en beurrer une deuxième puisque la première n’était pas assez beurrée car j’ai oublié l’option D que vous me soufflez, et je vous en remercie :

              D) je sais qu’il y a des engagements à prendre avant de rentrer, mais je ne veux pas en prendre connaissance, je fais comme si de rien : c’est ma liberté qui prime avant celle des autres.

              Je sais pertinemment qu’on ne peut plaire à tout le monde. Dans la vie, parfois je porte des godillots car je me sens bien avec, parfois, je mets des chaussures plus classes. Si j’arrive dans un lieu où un panneau m’interdit de porter des godillots, bah je les enlève. Ce n’est pas être mouton, c’est être respectueux, tout du moins à mes yeux. Ma pensée n’est pas différente quand je porte mes godillots ou mes pompes classes, c’est juste que je m’adapte au lieu que je visite sans me renier.
              J’apprécie énormément les avis différents des miens et la façon dont parfois, on arrive à un consensus léger tout en gardant son authenticité et sa marginalité intrinsèques.

              Je résume la tartine : au commencement de votre liberté de commenter ici ou ailleurs, il y a une inscription qui suppose certaines règles dont vous certifiez avoir pris connaissance.
              Libre à vous de ne pas les lire, de faire semblant de les accepter.
              Libre à vous ensuite de commenter comme bon vous semble. Je suis moi même parfois border line (pour le petit secret, c’est pour cela que mon avatar montre la sortie, ça me rappelle que je n’en suis jamais loin -mon déodorant en quelque sorte- et que les autres non plus).

              Ce que je veux dire, c’est qu’il faut savoir être beau joueur. Comme quand on était gosse et qu’on faisait des sottises à la récré. Parfois, on les faisait en cachette, parfois, on les faisait aux yeux de tous, pour faire le malin et être populaire, en se disant que ça allait passer, même si on savait que la maîtresse était plutôt pas cool. Mais si on se faisait choper, on n’allait pas se plaindre à papa aprés, on réfléchissait au pourquoi de la chose, parce que souvent, c’était une claque en rentrant.
              La tendance actuelle, quand on se fait choper, c’est de se regarder le nombril en oubliant de faire son auto-critique, même notre entourage nous soutient, parce que les autres font pareil, que nous sommes dans le pays des droits de l’homme où la liberté d’expression est un pilier, et qu’à coté c’est pire.

              Le nivellement par le bas (attention, je ne parle pas des idées, je parle du comportement).

              Alors voilà, je suis content qu’il y ait un article de ce type dans la Rue et des gens avec qui je peux discuter de ma vision des choses qui peut ne pas être partagée en toute cordialité.

              Cordialement donc.

              nilslof qui pue parfois des pieds, je sais, je me contredis par rapport à mon premier commentaire, mais c’est pour arriver à un consensus léger. Tout le monde a bien senti des pieds au moins une fois dans sa vie, surtout s’il chausse des godillots...

              • heinpasdeux-
                heinpasdeux- répond à A déménage le 14-03-2012
                Trollé par la modération...
                • Posté à 17h19 le 29/03/2010
                • Internaute 94001
                  Trollé par la modération...

                < : o)

              • Edouard Chastagnier
                Edouard Chastagnier répond à A déménage le 14-03-2012
                Bogue la galère
                • Posté à 20h06 le 29/03/2010
                • Internaute 101113
                  Bogue la galère

                Désolé, je change de sujet... enfin pas tout à fait...

                Voici ce que j’ai trouvé au courrier après le boulot :

                ***

                Rue89 Rue89
                à moi

                afficher les détails 17 : 06 (Il y a 2 heures)

                « Bonjour,

                Si vous ne cessez pas immédiatement de régler vos comptes sur Rue89 avec différents riverains et si vous continuez dans le hors sujet, votre compte sera désactivé.

                Cordialement,

                La rédaction. »

                ***

                Je crains donc désormais d’écrire quoi que ce soit à qui que ce soit ici, puisque manifestement je n’y suis pas bienvenu.

                Pourtant je n’ai pas l’impression d’avoir pratiqué le hors-sujet −du moins pas plus que la bonne moitié des autres commentateurs−, et encore moins d’avoir réglé des différends avec d’autres blogueurs... du moins pas ces derniers temps.

                Tu vois : je ne dis pas que des mensonges.

                Bonne soirée.

                • A déménage le 14-03-2012
                  • Posté à 21h12 le 29/03/2010
                  • Internaute 98050

                  Bonsoir,

                  Jamais je n’ai insinué que vous profériez des mensonges : je ne vous connais pas.

                  Je ne sais que vous répondre qui ne nous fasse nous enfoncer plus encore dans le hors sujet au risque de vous causer plus de misères.
                  Peut être que le fait que vous ayiez reconnu publiquement ne pas avoir lu les CGU et avoué n’en avoir cure aura chiffoné les portiers à l’entrée ?

                  Relisez la métaphore du gars qui pue des pieds.
                  La première chose qu’on nous demande, c’est de lire et d’accepter les CGU, d’essayer de les garder à l’esprit. Prenez éventuellement le temps de les lire pour voir si vous les trouvez sensées et surtout, entrevoir le pourquoi du remontage de bretelles fait par le portier.

                  A la lecture des CGU (et de la charte des commentaires), je vois plusieurs options non exhaustives :

                  A) Vous vous rendez compte que ce que l’on vous demande est intolérable, que votre liberté d’expression prime avant l’interêt commun, que vous ne pouvez accepter de telles demandes et qu’on ne vous imposera pas un comportement qui n’est pas le vôtre. Vous ne voulez pas rentrer dans cette « caste » (je reprends votre expression utilisée ce jour - caste qui englobe beaucoup de riverains divers et variés qui arrivent globalement à trouver leur place parmi les autres malgré leurs différences, à mon avis). Là, deux sous options :
                  A-1 : vous allez voir ailleurs si l’herbe est plus verte
                  A-2 : vous continuez comme si de rien était en commentant comme avant, sachant que vous avez déjà reçu des menaces de banissement. Parfois, un Edouard averti en vaut deux, parfois non.

                  B) C’est la révélation. Edouard pense : « Boudiou, ça fait du sens tout ça ! Je comprends mieux pourquoi elles ont été écrites, c’est plein de bon sens ! »
                  Vous identifiez ce qui ne colle pas dans vos commentaires (je ne les ai pas tous lus, quand je vois que vous partez dans vos commentaires d’habitués potaches, je zappe en général. Là, j’ai pris un peu de temps pour développer car le sujet s’y prêtait)
                  Et, surtout, vous ne vous donnez pas d’excuses en regardant ceux qui font comme vous et qui sont acceptés, c’est peut être injuste qu’eux soient tolérés et pas vous, mais si vous savez que vous êtes dans la ligne de mire, gardez à l’esprit qu’ici, c’est un peu chez vous, on vous ouvre la porte, mais c’est aussi un peu chez les autres et c’est tenu par des gens qui ont semble t’il à coeur de faire un site qui convienne au plus grand nombre. Evitez le nivellement par le bas (je ne parle toujours pas des idées, mais du comportement) et la calimérite aigüe.

                  Il y a certainement du C et du D, je suis sûr que vous lirez les CGU avant de vous coucher et que le petit bonhomme de chemin se fera. Vous êtes acteur, vous ne subissez pas, vous avez les cartes en main et la règle du jeu commune à tous.

                  YES YOU CAN !

                  Bonne soirée.

                  Grand frère nilslof.

                  • heinpasdeux-
                    heinpasdeux- répond à A déménage le 14-03-2012
                    Trollé par la modération...
                    • Posté à 21h43 le 29/03/2010
                    • Internaute 94001
                      Trollé par la modération...

                    AB ...JCVD

                    • A déménage le 14-03-2012
                      • Posté à 10h04 le 30/03/2010
                      • Internaute 98050

                      Bonjour heinpasdeux,

                      J’aimerais bien réagir à vos commentaires vidéo, le souci, c’est que mon PC est bridé et que je ne peux pas les lire. Je ne peux me fier qu’à la première image qui figure dans votre commentaire.
                      Donc, les bulletins de Louna et Jean Claude.
                      J’imagine qu’il y a un message humoristique et que vous comparez mes divagations aux monologues vandamesques ? Je comprends : -)
                      Peut être aurez vous l’amabilité de développer de manière à ce que je puisse comprendre où vous voulez en venir ?

                      Nous avons semble t’il sombré allégrement dans le hors sujet...

                      Cordialement.

                • Firmin
                  Firmin répond à Edouard Chastagnier
                  employé du mois
                  • Posté à 22h05 le 29/03/2010
                  • Internaute 54542
                    employé du mois

                  Bonsoir,

                  Je n’ai pas oublié que vous me deviez 35 euros, et ce n’est pas en vous cachant derrière la rédaction de rue89 que vous vous dispenserez de régler vos comptes avec moi.

                  Cordialement

          • plataneforever
            • Posté à 22h10 le 30/03/2010
            • Internaute 67389

            magnifique commentaire.

            l’image est super.

            tu peux le presque le copier coller pour en faire un article ...

    • Raslacouette
      • Posté à 19h57 le 29/03/2010
      • Internaute 59636

      « Ils savent alors qu’ils ne parlent qu’aux briques et, du coup, ils crient et les couvrent de graffitis. »

      T’as raison Liger, le reste n’est que théorie, passons à la pratique...

      • A déménagé le 1-6
        • Posté à 20h04 le 29/03/2010
        • Internaute 61755

        et aux chiottes les brogiloïdes multi-comptes !

         
        • Raslacouette
          • Posté à 11h35 le 30/03/2010
          • Internaute 59636

          Brogiloïdes et/ou autres multicomptes, y’a des jaloux dans la place on dirait ! T’es même signalé lamorille vilain pas beau !

          Enfin c’est jubilatoire de voir les réactions bouliques et signalesques suscitées. Des bisous baveux à ceux qui ont le clic qui les gratouille !

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