a la une 13/11/2007 à 11h56

SNCF : les cheminots ont-ils la vie duraille ?

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

Les cheminots sont-ils des privilégiés ? A la veille de la grève, Rue89 a demandé à trois d’entre eux de raconter leur métier.



Aux ateliers SNCF de Noisy-le-Sec (Meyer/Tendance floue).

Conditions de travail, sens du service public, « esprit cheminot » : David Gobé, de Lille, Bruno Picque, de Boulogne, et Daniel Tourlan, de Marseille, se sont livrés à Rue89. Tous trois syndiqués CGT, ils décrivent leur quotidien et expliquent les raisons de leur mobilisation contre le projet de réforme de leur régime spécial.


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Les débuts

Aucun de nos trois témoins n’est issu d’une famille de cheminots. Après sa terminale, Bruno Picque, a choisi de rejoindre la SNCF. C’était en 1972 :

“ Les trains, comme tous les gosses de l’époque, ça m’a fait rêver. A 17 ans, j’y suis allé. C’est vrai, ce n’était pas une vocation, mais ça l’est devenu. J’aimais mon travail, mais plus maintenant. Le service public que j’ai connu -on aurait tout fait pour satisfaire les usagers- n’existe plus.”

Selon ce quinquagénaire, la SNCF est désormais là “ pour faire du fric” .

A 33 ans, David Gobé fait partie, lui, de la génération qui a d’abord goûté au privé avant de se dire que “ la sécurité de l’emploi, c’était mieux” . Après avoir travaillé dans le BTP et en grande surface, l’agent de réserve a rejoint la SNCF en 1997, pour “ partir à la retraite à 55 ans, et avoir un travail peut-être moins bien payé, mais stable” .

Depuis 1979, Daniel Tourlan contrôle les passagers dans les trains. A peine majeur, il fait son entrée “ par accident” chez les cheminots. S’il n’est pas issu “ du sérail, des familles de cheminots” , le Marseillais fait depuis vingt-huit ans partie de ces hommes qui dorment trois jours par semaine loin de leur famille.

“ C’était un choix. Je n’ai pas beaucoup vu mes enfants” , confie-t-il. Ils sont grands, désormais, les enfants de ce quadragénaire, qui a vu les conditions de travail des cheminots s’améliorer :

“ Quand je suis arrivé, le Code du travail ne voulait rien dire à la SNCF. Depuis, les repos de rattrapage ont été instaurés.”


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Le métier

Cheminot, ce n’est pas que conducteur de train. A la SNCF, plus de 250 métiers existent, dont une trentaine sont consacrés au fret.

David Gobé fait partie de ces 25 000 agents de réserve de la SNCF. Cette dénomination recouvre une foultitude d’activités : tirer un wagon, aiguiller, enrayer… Les agents de réserve servent de renforts : d’un jour à l’autre, leur activité change, leurs horaires se modulent selon les besoins : ‘ Ici, on ne sait pas quarante-huit heures à l’avance ce qu’on va faire. On a des compensations financières.’

Sa journée type, David Gobé la passe au triage. Un peu comme à la Poste, sauf qu’il s’agit de wagons. Les détacher les uns des autres, les faire reculer sur une bosse, les laisser redescendre sur une pente depuis laquelle ils sont freinés par des sabots. Comme dans le tri postal, sauf que c’est plus lourd : la barre d’attelage peut peser jusqu’à 20 kilos.

David est dit ‘ sédentaire’ . Parfois, son grade le lui permet, il effectue des saisies pour savoir où vont ses wagons. Il peut également être affecté à toute sorte de d’activités administratives.

Gare de Marquise, dans le Pas-de-Calais. Bruno Picque aiguille les trains. Il s’occupe de contrôler les départs et les arrivées, les ‘ incidents ou accidents’ , les caténaires (ces câbles électriques qui alimentent les motrices)... Travaillant en ‘ deux huit’ , Bruno Picque commence parfois à 5h35 ou à 16h35, et alterne jours de travail et relâche :

‘ Le décalage horaire est pénible mais le stress, la fatigue sont surtout causés par la responsabilité. Le cheminot est responsable de son train.’

L’homme seul face à la machine : cet argument revient souvent. Contrôleur, Daniel Tourlan, tient le même discours sur la responsabilité :

‘ Dans un TGV double rame, il y a 500 passagers. Si elle est doublée, vous avez 1 000 passagers. 1 000 à faire en trois heures ! C’est impossible ! Mais vous le faites parce que vous êtes le seul responsable de votre train.’

Souvent raillés, ces propos sur la responsabilité sont souvent affaire d’honneur pour les cheminots. Selon eux, quoi qu’il arrive ils répondent présents. Ce qui rend la réforme prévue par le gouvernement encore plus difficile à accepter. Daniel Tourlan fulmine :

‘ On nous impose la double peine : gagner moins que les autres, partir en même temps que les autres. Et on a plus de responsabilités que les autres.’


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Le salaire

David Goubé, dix ans à la SNCF :

1 400 euros nets. Deux enfants. Ma femme est dans l’Education nationale. Elle fera grève le 20 novembre contre les suppressions d’emploi.’

Bruno Picque, trente-cinq ans à la SNCF :

‘ 1 900 euros bruts par mois. Ne m’appelez pas nanti.’

Daniel Tourlan, vingt-huit ans à la SNCF :

‘ 1 700 euros. Je ne suis pas au salaire du Président. Il gagne quinze fois plus que moi.’

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  • Anonyme

    Les cheminots en sont assurément pas des nantis mais de là à se considérer comme ayant le travail le plus pénible (ouh là là, 20kg la barre) et avec le plus de responsabilité...
    La stratégie de la culpabilisation et de la victimisation sont aussi stupides et mensongères l’une que l’autre.
    Il existe des statistiques simples qui permettent de justifier un régime spécial : l’espérance de vie. Elle est plus courte de plusieurs années pour les ouvriers que pour les cadres : ils méritent un régime spécial.
    Je ne pense pas que les députés meurent plus jeunes (même s’ils mangent trop gras...) que les autres donc pas de raison de conserver leurs privilèges...
    L’équité je vous dis, l’équité...
    Lui-même

    • juliettelucie
      juliettelucie
      Agitée du bocal
      • Posté à 12h27 le 13/11/2007
      • Internaute 4918
        Agitée du bocal

      20 kg, c’est rien selon vous ? ? ? ? vous savez comment ça peut vous abimer le dos, 20 kg à porter plusieurs fois par jours, pendant des années ?

      • Anonyme répond à juliettelucie

        Ne vous mèprenez pas. Ce que je trouve ridicule c’est l’utilisation de cet exemple comme mode de validation de la pénibilité du travail. Des boulots où vous devez manipuler des charges lourdes, où les conditions de travail sont particulièrement pénalisantes pour la santé sont légions. Du coup, il est peu convaincant pour ceux qui pensent que les cheminots sont des branleurs.
        La pénibilité des métiers peu se démontrer d’une manière un peu plus efficace que par de l’apitoiement...
        Lui-même

         
        • Anonyme

          Donc comme les autres travaillent jusqu’a 60 ans, les cheminots devraient en faire autant. Et pourquoi pas dans l’autre sens : le trvail est dur, on réduit le temps de cotisation. Et qui va profiter des augmentations de temps de cotisation ? les « autres » ? j’en doute fort.

          • Anonyme

            et pourquoi ouvrir les yeux devant cette zizanie orchestrée par les memes protagonistes qui gagnent retraites, avantages et autres compensations excessivement confortables..

            • Ehim
              Ehim
              http://ehim.over-blog.com
              • Posté à 13h49 le 15/11/2007
              • Internaute 9598
                http://ehim.over-blog.com

              N’est-il pas affligeant de voir dans les médias complaisants à l’égard du pouvoir, c’est-à-dire presque tous, une avalanche de témoignages de moutons qui, non contents d’être livrés aux prédateurs qui les dévorent et de se faire tondre par leurs bergers, ne trouvent rien de mieux que de critiquer les seuls qui ont le courage de se défendre.

              Après s’être fait sucrer leurs retraites sans réagir par Fillon il y a quelques années, et bien qu’ils passent leur temps à pleurnicher sur la baisse, mois après mois, de leur pouvoir d’achat, qu’ils voient l’argent de leurs impôts distribué aux contribuables les plus riches du pays, ces esclaves s’en prennent à ceux qui, au lieu de se laisser plumer comme des pigeons, ont le courage de résister.

              Mais où en est donc ce peuple d’avachis prêts à tout accepter pourvu qu’on leur organise une coupe du monde de foot de temps en temps, qu’on leur laisse de quoi s’acheter un 4x4 d’occasion, un écran plasma fabriqué en Chine par des esclaves moins payés qu’eux, des fringues « de marque “ fabriquées en Inde par des gamins qui bossent 16 heures par jour, et surtout de belles vacances organisées en troupeaux pour aller jouer les riches dans les pays pauvres ?

              Pendant ce temps-là, leurs parlementaires se paient des retraites de luxe où chaque année de cotisation compte double, leur président s’augmente de 206%, et leurs enfants étudiants, aussi veules et minables qu’eux, applaudissent quand les CRS chargent ceux qui bloquent les facs.

              Triste destin pour un peuple qui, le 4 août 1789, avait eu le courage de se débarrasser de ceux qui prétendaient ne justifier leurs privilèges que par leur hérédité.

              Lien

              • Anonyme répond à Ehim

                Ne généralisez pas de façon abusive : enseignante en collége j’ai fait grève pendant plus d ’un mois en 2003 et ce, avec 80°/° de mes collègues, autant pour défendre nos retraites que pour préserver un système d’éducation que ns sentions menacé.Si les régimes spéciaux s’étaient joints aux fonctionnaires, la « réforme “ Fillon ne serait peut-être pas passée...mais ils n’étaient pas concernés, ce qui montre bien la limite de leur solidarité.Néanmoins, je leur souhaite de réussir et je soutiens leur action !

              • Anonyme répond à Ehim

                Ils me font peur tous ces « apprentis sorciers » champions de la désinformation et de l’utilisation de la souris (informatique)pour jongler avec des appréciations virtuelles des situations et des solutions. Ca arrange de se référer aux situations des conducteurs de trains , des TGV particulièrement, et d’en faire une appréciation d’avantages a priori sans s’interroger sur les conditions d’exercice de leur métier. Mais ce qui est plus grave c’est que dans tout cela on oublie tous les autres cheminots et particulièrement ceux qui travaillent pour et sur les voies. C’est bien beau de dire comme je l’entendais encore aujourd’hui : « ….tout ce qu’ils vont gagner (les grévistes) c’est à terme l’automatisation des trains et donc plus besoin de conducteurs… » ! ! ! ! ! c’est vite oublier que pour faire rouler un train, il ne suffit pas qu’il y ait un conducteur ou qu’il y ait de l’automaticité, il faut aussi des voies et des installations entretenues pour garantir les circulations des trains (entre autre de l’automaticité fiable…) , leurs marches comme leur sécurités, et qu’il faut aussi des matériels fiables(motrices et wagons). Or en ce moment préoccupés par tous ces a priori , ces désinformations sur les situations des cheminots, ces matraquages généralistes , on oublie ceux des cheminots qui ont en charge l’entretien des installations et des matériels Déjà qu’ils sont au plus bas de l’échelle des salaires, avec des métiers très pénibles et à risques, avec cette réforme on est entrain de les acculer au désespoir de ne plus avoir leur maigre compensation à leurs conditions en fin de carrière et en retraite. Des métiers où on dit en fin de carrière qu’on est usé, si ce n’est « cassé ».On ne se rend pas compte de cette désespérance larvée, et les apprentis sorciers de la politique et de la gestion du travail feraient bien d’aller les voir avant qu’il ne soit trop tard, qui connaît ce que peuvent provoquer des situations désespérées et dans les conditions de provocations inadmissibles dues notamment à la désinformation sur les conditions des cheminots ?

      • Anonyme répond à juliettelucie

        un libraire soulève des cartons bien plus lourds et plusieurs fois par jour... doit-il partir en retraite avant tous les autres ?

         
        • Anonyme

          Et bien je pense que oui...
          La question n’est pas privée ou public mais pénibilité du travail. Un libraire ou même un vendeur dans une grande marque de meuble qui fait office de manutentionnaire devrait partir à la retraite avant que son dos ne puisse plus lui servir.
          La question n’est pas de nivelé par le bas, mais bien au contraire de s’appuyer sur une éventuelle victoire des cheminots pour que les salariés du privé (dont je fais parti) gagne les même droits

          • Anonyme

            Et comment comptez-vous juger de la penibilite du travail ? Doit-on egalement prendre en compte l’etat de sante de la personne : quelqu’un de sante plus fragile supportera beaucoup moins les lourdes charges qu’un autre. Doit-on pour cela moduler sa duree de cotisation ?
            Si l’on commence a dire que de nombreux agents SNCF ont un travail dont la penibilite et la responsabilite rendent une retraite anticipee souhaitable, que dire des autres professions ?
            Chacun va y aller de sa complainte particuliere :
            - de nombreux ouvriers ont egalement un travail penible qui justifieraient un regime special de retraite ;
            - que dire des vignerons, des charpentiers, des electriciens, des agents de maintenance, des macons, des couvreurs, des routiers, etc.
            Et quid de certains cadres, qui travaillent tellement qu’ils ne voient quasiment pas leur famille ? Doit-on egalement etablir un regime de faveur ? !
            Et les avocats, qui cotisent a hauteur de pres de 50% et qui passent souvent les WE au cabinet pour au final ne gagner que le SMIC (pour plus de 40% d’entre eux) et prendre leur retraite a 70 ans ?

            Cessons donc pour une fois de chacun regarder notre nombril, et pensons avant tout a la collectivite avant de penser a nos avantages acquis.
            Tous les indicateurs le prouvent, tous les chiffres l’indiquent,une reforme est indispensable si l’on veut que nos enfants n’aient pas a travailler jusqu’a 80 ans...

            On peut donc discuter de la methode et des modalites, mais il me semble que la reforme, sur le principe, doit etre maintenue.

            • Anonyme

              Des avantages ? des « privilèges » ? mais les quels ? j’écoute et pour une fois je n’aimerai pas avoir cette phrase passe partout sans arguments : « vous êtes des privilégiés » comme cela est véhiculé dans la presse et savamment orchestré depuis 95 avec force de mensonges ,erreurs de situations ou références d’un autre âge.
              Je suis parti en retraite à 55ans,pas moyen d’aller plus loin en ayant fait 38ans et demi dans l’entreprise (déja plus de 37 1/2) et je n’ai pas pour autant ma retraite complète.Une carrière de cheminot de l’équipement : voie, signalisation et caténaires, sans le droit à l’erreur (et heureusement)tant pour les circulations que pour soi,dans le métier dernière nous il n’y a plus personne pour la sécurité et pas question de partir du service si les installations ne fonctionnent pas. Savez-vous ce que c’est que de travailler avec les trains qui vous rasent les fesses, de nuit prticulièrement et par tous les temps, avec en plus les risques d’électrocution et de chute de hauteur ? et tout le stress en conséquence.Une vie en assurant près de 300 semaines d’astreinte (incluant les week-ends) c’est toute la famille qui la resent l’astreinte.Avec aussi une période de 15 années de mois de continuité de service où on peut vous solliciter à tous moments, m’étant employé à évoluer dans la fonction en me formant moi même et en passant 5 concours...Ah ! oui j’en ai un de privilège,car après avoir respiré sur la voie votre merde et votre pisse volatilisée des WC de trains mélangées aux poussieres d’amiante et de métaux sans oublier désherbant et autres défoliants des talus j’ai effectivement le privilège de ne viser une espérance de vie à 65 ans comme beaucoup de mes camarades.
              Quant à ma pension de retraite ,vous voulez des détails, après 5 années je dois renoncer à mes engagements bénévoles et asociatifs car je n’ai plus les moyens de suivre, c’est dire sa dimension.Vous voulez plus de détails ? , je suis prêt. Vous voulez savoir quelle a été la prime qui à l’époque a accompagné ma médaille des 35 ans de travail : 900 francs, quand dans beaucoup d’entreprises et notamment dans le privé c’est en mois de salaire qu’il faut compter pour cette prime....Vous voulez d’autres détails de mes« privilèges » et conditions que j’avais de travail ? ? ?

              • Anonyme

                vous n’aite pas le seul a vous lire il n’y a que a la sncf que il y a des conditions de travaille comme sa mais monsieur ouvrées les yeux moi j’ai trvaillé 43 années dans des conditions autrement que vous et je ne suis pas mort. les heures de nuits les jours fériers et ses 19 années lever a 3 heures du matin. et sous la pluie et autre. vous vous avait u 900 francs de prime moi en 43 ans 0 franc alors un peut de pudeur et moi je paye mon train et j’ai que 1100 par moi de retraite.

                • Anonyme

                  non il n’y a pas qu’à la SNCF qu’il y a de la pénébilité, et on n’y voit pas dit le contraire en me lisant mais on y voit qu’il y en a aussi et là contrairement à ce qui se dit haut et fort ici ou là. Et ayez l’amabilté d’annoncer quel était votre métier, juste pour voir ?

                • Anonyme

                  pourquoi n’est vous pas entré a la SNCF. Personnellement je toujours essayé de trouver le boulot qui m’allait le mieux. J’aime bien les vacances et les sous et aussi quand le boulot bouge. Je n’ai jamais pensé a changé ma paye ou conditions de vie un fois rentré mais je suis un ’fait avec’. Sarkosy lui est bien plus fort.
                  bonne galère en attendant

          • Anonyme

            Et comment comptez-vous juger de la penibilite du travail ? Doit-on egalement prendre en compte l’etat de sante de la personne : quelqu’un de sante plus fragile supportera beaucoup moins les lourdes charges qu’un autre. Doit-on pour cela moduler sa duree de cotisation ?
            Si l’on commence a dire que de nombreux agents SNCF ont un travail dont la penibilite et la responsabilite rendent une retraite anticipee souhaitable, que dire des autres professions ?
            Chacun va y aller de sa complainte particuliere :
            - de nombreux ouvriers ont egalement un travail penible qui justifieraient un regime special de retraite ;
            - que dire des vignerons, des charpentiers, des electriciens, des agents de maintenance, des macons, des couvreurs, des routiers, etc.
            Et quid de certains cadres, qui travaillent tellement qu’ils ne voient quasiment pas leur famille ? Doit-on egalement etablir un regime de faveur ? !
            Et les avocats, qui cotisent a hauteur de pres de 50% et qui passent souvent les WE au cabinet pour au final ne gagner que le SMIC (pour plus de 40% d’entre eux) et prendre leur retraite a 70 ans ?

            Cessons donc pour une fois de chacun regarder notre nombril, et pensons avant tout a la collectivite avant de penser a nos avantages acquis.
            Tous les indicateurs le prouvent, tous les chiffres l’indiquent,une reforme est indispensable si l’on veut que nos enfants n’aient pas a travailler jusqu’a 80 ans...

            On peut donc discuter de la methode et des modalites, mais il me semble que la reforme, sur le principe, doit etre maintenue.

            • Anonyme

              Je suis agréablement surpris que les avocats soient cités dans ce catalogue de « pénibilité » au travail. Les stéréotypes fantasmagoriques cachent en général la réelle situation sociale peu enviable des avocats.

        8 autres commentaires
      • Anonyme répond à juliettelucie

        A la lecture de ces témoignages, je ne découvre rien qui jusifie la pénibilité souvent évoquée par ce corps de métier. Elle n’est en rien supérieure à celle de la plupart des ouvriers d’usine, du bâtiment, de l’hotellerie sur le plan physique et que dire du plan psychique, là encore, en quoi le stress quotidien du travail serait supérieur à celui d’un employé du privé.
        Les horaires décalés ou les déplacements sont aussi le quotidien de nombre de salariés, ils font parfois l’objet de compensations financières salariales, mais ne justifient en aucun cas un régime de retraite spécifique.
        Très courtoisement, Michel D.

         
        • Grégory
          • Posté à 18h24 le 13/11/2007
          • Internaute 12569

          Je pense que plutot que de partir dans les généralités vous devriez comparez deux à deux des situations concrètes, et le cas échéant donnez votre avis sur comment devrait se faire le nivellement.

          Il me semble en tous cas que beaucoup de salariés du privé gagnent plus pour un travail moins pénible et pas forcément plus qualifié. On est loin des clichés anti fonctionnaires et des présentations powerpoint remplies de bobards qui remplissent nos boîtes mails, non ?

        • Salaves
          Salaves
          Métallo
          • Posté à 20h38 le 13/11/2007
          • Internaute 5988
            Métallo

          Et qui c’est qui décide que cela ne justifie pas un régime de retraite particulier ? Vous ?

        2 autres commentaires
      • Anonyme répond à juliettelucie

        Dans ce cas que pensez vous des ouvriers de TP qui sont à la pelle et à la pioche ou bien au dessus des revêtements à plus de 150°C toute la journée et ce tous les jours de l’année. Eux cotisent dans le privé en touchant le SMIC et n’ont pas droit à des repos compensateurs quand il dépassent de 10 minutes voire plus leur horaire de travail comme les gens de la SNCF.
        Si il y a des personnes qui doivent se plaindre c’est plutôt cette catégorie de personnel !

         
        • Anonyme

          il y a des gars aussi a la sncf qui bossent avec des pelles et des pioches,vous n’avez qu’a demander aux gens du « VB » quand ils doivent remettre en etat une voie ou un aiguillage, qu’il pleuvent,neige,gel de nuit comme de jour pour que ceux qui ne sont pas nantis puissent aller au travail en toute securité(1 metre de rail pese 60 kilo). ceci dit , je tire mon chapeau a gars du btp, comme a tous les autres travailleurs qui, quelque soit le metier meritent d’etre mieux considerés par notre patronat.

        • Salaves
          Salaves
          Métallo
          • Posté à 20h39 le 13/11/2007
          • Internaute 5988
            Métallo

          Et qu’est-ce qui les empêche de ce plaindre ? Les syndicats ?

        • mimi.44
          • Posté à 19h09 le 14/11/2007
          • Internaute 19936

          Mais bien sur que vous etes a plaindre.mais il faut vous plaindre,rien ne vous en empeche.vous préférez,ne pas avoir d’histoires,avec votre patron ou votre chef les revendications ne s’obtiennent au pied du bar le soir après la débauche,c’est sur le boulot,tu casse ton manche de pelle ou de pioche tu arretes de travailler,tu fais appeler ton patron ,et tu t’explique .Au moins tu seras un homme,pas une mauviette

        • Anonyme

          T’inquietes ! ils se plaignent... mais ils sont beaucoup moins organisés que les cheminots, avec moins de culture syndicale. Au bout du compte, par crainte du chômage et manque de solidarité, ils se font avoir. J’ai pas encore vu un gars du BTP de 60 ans sur le bord d’une route à goudronner. Ils arrêtent bien avant et finissent pour certains, à la chom’ sans trop d’espoir de retrouver du boulot : pas de qualif et avec souvent une santé précaire. C’est ce que tu souhaites pour tout le monde ?
          Y en a marre de la logique « pas de raison qu’y soient mieux qu’nous ».
          On voudrait tout le monde malade au lieu de souhaiter tout le monde en santé.
          Pauvres cons...

        • Anonyme

          Mais que dîtes-vous ? vous êtes bien mal renseigné , allez voir les gens qui travaillent sur les voies et dîtes leur cela vous verrez ce qu’ils en pensent.
          Et puis puisqu’on parle d’équité allons-y :
          Des avantages, des « privilèges », parlons-en !
          Qu’il soit dans : un service public, un fonctionnariat, en libéral ou en artisanat, en entreprises privées et dans les plus petites comme dans les plus grandes…il faudrait enfin s’en rendre compte, chaque métier a ses conditions particulières de rémunération dans les quelles il faut inclure toute disposition en marge qui peuvent être parfois qualifiées d’avantages. Avantages qui ne sont souvent, en fait, que de la compensation de sujétions particulières à l’exercice d’un métier et qui sans cette compensation auraient une rémunération grevée d’autant. Avantages encore qui ne compensent, en fait et pour autant que ce soit une compensation ! des conditions de pénibilité ou de risques, voire pour assumer le risque de maladies à terme ou autre blessure. Il faut y inclure aussi toutes dispositions qui sont effectivement des avantages de ce métier ou de cet emploi voire même si c’est pour une idée de dynamiser le développement de la production de ce métier. Dans le désordre et non limitatif cela peut aller : de la gratuité de la cantine ou de la fourniture de tickets restaurants gratuits ou semi gratuits ; repas dits « d’affaires » compensés et autres cadeaux ; la gratuité de la tenue de travail et de son renouvellement ou de l’aide à son nettoyage ; la gratuité ou les remises considérables sur l’achat de produits de l’entreprise (voire automobiles concernées) ou la gratuité de fournitures (gaz électricité et autre) mais aussi alimentation et autres électroménagers revendables ; activités subventionnées et autres aides dont réduction de prix à l’achat de carburants etc… ; bénéfice des réductions et prix accordés à son entreprise pour ses propres achats (pour aménagement de maisons à titre personnel ou pour tiers, etc…) ; primes spécifiques ou équivalentes à 13eme mois de salaire voire 14eme ; conditions de congés allant jusqu’à 7 ou 8 semaines par an ; des actions de l’entreprise en bourse ou encore des prêts à des taux privilégiés ; gratuité du transport ou compensation tout ou partie des frais de ceux -ci (carte orange et autres voire locations gratuites de véhicules ou remboursements kilométriques et carburants) ; mise à disposition de véhicule de service ou de fonction dont l’utilisation reste aussi à des fins personnelles voire même pour les week-ends ou les vacances ; ignorances bienveillantes parfois dans la double ou triple compensation de frais d’habillements ,de bouches, de déplacements (salaires, production, impôts) notamment dans les milieux du spectacle et du journalisme sans oublier aussi parfois dans des métiers du libéral si ce n’est d’autres aux nébuleuses rémunérations ; rémunération plusieurs fois d’un même travail ou équivalent (sujet relayé dans un média, commenté et animé sous un financement = rémunération en conséquence,ce sujet étant construit avec matériels et aides d’une équipe rédactionnelle, puis réutilisation du fruit de ce premier travail avec l’édition d’un livre et droit d’auteur en conséquence…) ; bénéfice de pouvoir s’appuyer sur les avantages en loisirs et accès culturel d’un comité d’entreprise ; mise à disposition de logements gratuits ou compensations tout ou partielles de loyers ; possibilités d’organisations de ses temps de travail dans son entreprise pour confort personnel ou pour s’assurer de faire une autre activité rémunérée dans une autre ; durée du travail (35 heures imposées au bénéfice de l’organisation de l’entreprise notamment) avec RTT et sans perte de salaire ou minoration de celles-ci ; bénéfice de voir compté double (si ce n’est avec d’autres subtilités) son temps de travail tant en rémunération qu’en considération pour la retraite etc…jusqu’au pot de peinture ou l’outil qu’on ramène à la maison pour son utilisation personnelle ainsi que la « rame » de papier pour son association ou l’école du « gamin »…etc…cela ne s’arrête pas là ,si toutefois il veut bien admettre celle-ci, libre à chacun mais en conscience d’examiner sa propre situation, et même si pour certains ces avantages ne sont pas clairement définies et vérifiables (voire limite illégaux),contrairement à d’autres aujourd’hui visés et affectés de tous les maux,
          A l’heure où il est beaucoup parlé d’équité, et où on vise certaines catégories en laissant croire que la collectivité paye pour eux, il ne faudrait pas oublier l’état de « toute » cette « collectivité », particulièrement de celle qui voudrait donner des leçons de solidarité et qui est au cœur de toute cette énumération non limitative de situations. Il lui faudrait, à cette « collectivité », qu’elle soit bien consciente que dans cette énumération, chacun paye à son tour pour celui qui en bénéficie (bien qu’il s’en défende) soit en impôt, soit en payant la compensation dans l’achat de produits ou par les taxes…
          A cela bien entendu il faut ajouter les conditions à terme pour faire valoir ses droits à la retraite (date de départ et montant de pension) dans lesquelles il ne faut cependant pas exclure de considérer ce dont on aura bénéficié avant de l’atteindre, tant en positif : l’énumération et plus ci-dessus, qu’en négatif : avec en activité des conditions de salaire moindre mais avec des prélèvements plus importants (notamment quand le départ est plus tôt, et qu’il n’y a pas parfois moyen d’y échapper structurellement,cas des cheminots) et pour une retraite qui finalement sera faible puisqu’en regard d’une rémunération faible en activité, et sans oublier que s’ajoutent à ceux là ceux que de toute façon on « sort » de la vie active avant l’âge prévu et qui n’auront pas leurs anuités…
          Aussi, quand on parle « d’avantages et de privilèges », que certains auraient et pas d’autres, encore faudrait-il pour tous ces donneurs de leçons qu’au préalable ils se montrent plus renseignés dans ce qu’ils avancent, autant que mesuré en considérant eux-mêmes leurs propres avantages et même véritables privilèges. Des avantages et « privilèges », outre que douteux parfois pour devoir en bénéficier, qui sont le plus souvent largement supérieurs à ceux qu’ils prétendent dénoncer chez les autres. Une mesure que n’ont pas aujourd’hui la plupart des médias, voire même qui « font » l’information et ne la rapporte pas ou encore la déforme relayant les déclarations d’hommes politiques mentant sciemment voire à limite du parjure. Cela ayant été savamment orchestré dès 1995 en prenant alors pour référence des écrits dépassés (des années 1950 à 1960) et très loin de la réalité des situations dites d’avantages et de privilèges notamment des cheminots (Monsieur de Closet, par exemple, ferait bien de se renseigner avant d’avancer que les cheminots ont un 14eme mois ! ! ! !)….Pour ce qui est des cheminots : « avantages » ? « privilèges » ? , le tour en est vite fait ! En ont-ils vraiment ? ? ? ? et si c’est la considération qu’il faut avoir de leurs maigres acquis au moins pour eux ils sont clairs, vérifiables dans la réalité de niveau autant que dans celle des modalités pour qu’ils se les payent.
          Alors avant de cibler, avant de désigner à la vindicte, des soi disant « nantis » que seraient cheminots et autres services publics, avec force de mensonges ou omissions d’informations, commençons donc par mettre tout à plat de ces avantages ou privilèges dans tous les secteurs du public au privé, en passant par le libéral et le fonctionnariat, sans omettre les hommes politiques et autres cette fois véritablement nantis… on verra qu’effectivement il y a à revoir des « régimes spéciaux » mais certainement pas chez ceux pour qui le terme est officiellement employé.

        5 autres commentaires
      • Anonyme répond à juliettelucie

        20 kg ? Plusieurs fois par jour ? Mon dieu ...

        Quand je pense au service logistique de mon entreprise où les personnes déplace 1,5 tonnes par jour (oui oui, à la main), je suis plutôt ébahi que cet argument soit mis en avant ...

        Sans même penser au maçon qui manipule des sacs de 50Kg qu’il mélange pour ensuite les transporter par seau ou autre ...

        Je suis d’accord que les métiers étaient difficiles, mais la pénibilité de nos jours est largement réduite. En revanche, les avantages ont été largement offerts et il me semble normal de les remettre à plat. Un acquis doit il vraiment l’être à vie ?

         
        • Anonyme

          les cheminots ne s’en plaindrons pas, mais je ne suis pas sûr que d’autres le voudront et surtout dans le privé et autres nébuleuses rémunérées :
          Qu’il soit dans : un service public, un fonctionnariat, en libéral ou en artisanat, en entreprises privées et dans les plus petites comme dans les plus grandes…il faudrait enfin s’en rendre compte, chaque métier a ses conditions particulières de rémunération dans les quelles il faut inclure toute disposition en marge qui peuvent être parfois qualifiées d’avantages. Avantages qui ne sont souvent, en fait, que de la compensation de sujétions particulières à l’exercice d’un métier et qui sans cette compensation auraient une rémunération grevée d’autant. Avantages encore qui ne compensent, en fait et pour autant que ce soit une compensation ! des conditions de pénibilité ou de risques, voire pour assumer le risque de maladies à terme ou autre blessure. Il faut y inclure aussi toutes dispositions qui sont effectivement des avantages de ce métier ou de cet emploi voire même si c’est pour une idée de dynamiser le développement de la production de ce métier. Dans le désordre et non limitatif cela peut aller : de la gratuité de la cantine ou de la fourniture de tickets restaurants gratuits ou semi gratuits ; repas dits « d’affaires » compensés et autres cadeaux ; la gratuité de la tenue de travail et de son renouvellement ou de l’aide à son nettoyage ; la gratuité ou les remises considérables sur l’achat de produits de l’entreprise (voire automobiles concernées) ou la gratuité de fournitures (gaz électricité et autre) mais aussi alimentation et autres électroménagers revendables ; activités subventionnées et autres aides dont réduction de prix à l’achat de carburants etc… ; bénéfice des réductions et prix accordés à son entreprise pour ses propres achats (pour aménagement de maisons à titre personnel ou pour tiers, etc…) ; primes spécifiques ou équivalentes à 13eme mois de salaire voire 14eme ; conditions de congés allant jusqu’à 7 ou 8 semaines par an ; des actions de l’entreprise en bourse ou encore des prêts à des taux privilégiés ; gratuité du transport ou compensation tout ou partie des frais de ceux -ci (carte orange et autres voire locations gratuites de véhicules ou remboursements kilométriques et carburants) ; mise à disposition de véhicule de service ou de fonction dont l’utilisation reste aussi à des fins personnelles voire même pour les week-ends ou les vacances ; ignorances bienveillantes parfois dans la double ou triple compensation de frais d’habillements ,de bouches, de déplacements (salaires, production, impôts) notamment dans les milieux du spectacle et du journalisme sans oublier aussi parfois dans des métiers du libéral si ce n’est d’autres aux nébuleuses rémunérations ; rémunération plusieurs fois d’un même travail ou équivalent (sujet relayé dans un média, commenté et animé sous un financement = rémunération en conséquence,ce sujet étant construit avec matériels et aides d’une équipe rédactionnelle, puis réutilisation du fruit de ce premier travail avec l’édition d’un livre et droit d’auteur en conséquence…) ; bénéfice de pouvoir s’appuyer sur les avantages en loisirs et accès culturel d’un comité d’entreprise ; mise à disposition de logements gratuits ou compensations tout ou partielles de loyers ; possibilités d’organisations de ses temps de travail dans son entreprise pour confort personnel ou pour s’assurer de faire une autre activité rémunérée dans une autre ; durée du travail (35 heures imposées au bénéfice de l’organisation de l’entreprise notamment) avec RTT et sans perte de salaire ou minoration de celles-ci ; bénéfice de voir compté double (si ce n’est avec d’autres subtilités) son temps de travail tant en rémunération qu’en considération pour la retraite etc…jusqu’au pot de peinture ou l’outil qu’on ramène à la maison pour son utilisation personnelle ainsi que la « rame » de papier pour son association ou l’école du « gamin »…etc…cela ne s’arrête pas là ,si toutefois il veut bien admettre celle-ci, libre à chacun mais en conscience d’examiner sa propre situation, et même si pour certains ces avantages ne sont pas clairement définies et vérifiables (voire limite illégaux),contrairement à d’autres aujourd’hui visés et affectés de tous les maux,
          A l’heure où il est beaucoup parlé d’équité, et où on vise certaines catégories en laissant croire que la collectivité paye pour eux, il ne faudrait pas oublier l’état de « toute » cette « collectivité », particulièrement de celle qui voudrait donner des leçons de solidarité et qui est au cœur de toute cette énumération non limitative de situations. Il lui faudrait, à cette « collectivité », qu’elle soit bien consciente que dans cette énumération, chacun paye à son tour pour celui qui en bénéficie (bien qu’il s’en défende) soit en impôt, soit en payant la compensation dans l’achat de produits ou par les taxes…
          A cela bien entendu il faut ajouter les conditions à terme pour faire valoir ses droits à la retraite (date de départ et montant de pension) dans lesquelles il ne faut cependant pas exclure de considérer ce dont on aura bénéficié avant de l’atteindre, tant en positif : l’énumération et plus ci-dessus, qu’en négatif : avec en activité des conditions de salaire moindre mais avec des prélèvements plus importants (notamment quand le départ est plus tôt, et qu’il n’y a pas parfois moyen d’y échapper structurellement,cas des cheminots) et pour une retraite qui finalement sera faible puisqu’en regard d’une rémunération faible en activité, et sans oublier que s’ajoutent à ceux là ceux que de toute façon on « sort » de la vie active avant l’âge prévu et qui n’auront pas leurs anuités…
          Aussi, quand on parle « d’avantages et de privilèges », que certains auraient et pas d’autres, encore faudrait-il pour tous ces donneurs de leçons qu’au préalable ils se montrent plus renseignés dans ce qu’ils avancent, autant que mesuré en considérant eux-mêmes leurs propres avantages et même véritables privilèges. Des avantages et « privilèges », outre que douteux parfois pour devoir en bénéficier, qui sont le plus souvent largement supérieurs à ceux qu’ils prétendent dénoncer chez les autres. Une mesure que n’ont pas aujourd’hui la plupart des médias, voire même qui « font » l’information et ne la rapporte pas ou encore la déforme relayant les déclarations d’hommes politiques mentant sciemment voire à limite du parjure. Cela ayant été savamment orchestré dès 1995 en prenant alors pour référence des écrits dépassés (des années 1950 à 1960) et très loin de la réalité des situations dites d’avantages et de privilèges notamment des cheminots (Monsieur de Closet, par exemple, ferait bien de se renseigner avant d’avancer que les cheminots ont un 14eme mois ! ! ! !)….Pour ce qui est des cheminots : « avantages » ? « privilèges » ? , le tour en est vite fait ! En ont-ils vraiment ? ? ? ? et si c’est la considération qu’il faut avoir de leurs maigres acquis au moins pour eux ils sont clairs, vérifiables dans la réalité de niveau autant que dans celle des modalités pour qu’ils se les payent.
          Alors avant de cibler, avant de désigner à la vindicte, des soi disant « nantis » que seraient cheminots et autres services publics, avec force de mensonges ou omissions d’informations, commençons donc par mettre tout à plat de ces avantages ou privilèges dans tous les secteurs du public au privé, en passant par le libéral et le fonctionnariat, sans omettre les hommes politiques et autres cette fois véritablement nantis… on verra qu’effectivement il y a à revoir des « régimes spéciaux » mais certainement pas chez ceux pour qui le terme est officiellement employé

        1 autres commentaires
      • Anonyme répond à juliettelucie

        Cheminot depuis 32 ans mon travail consiste a entretenir les voies les charges tous les jours min 35 kilo maxi de 100a 250 kilo a 4 personnes
        L’entretien des voies et un travail difficile dans toutes les condition jour nuit pluie, neige, froid par tous les temps(astriente etc ) a la SNCF il y a pas que des conducteurs la pénibilité c est tous les jours notre retraite a 55ans et mérité voila les raison de ma colère pour cette réforme injuste et je suis prêt a allez au bout de l action revendicative

    • Anonyme

      Aucun d’entre eux n’affirme avoir « le travail le plus pénible », il ne faut pas dire n’importe quoi et apprendre à lire. Les fonctionnaires sont souvent taxés de propos qui ne sont pas les leurs. Ca commence à bien faire. Que çe soient les profs ou autres... Qu ceux qui les critiquent aillent faire leur travail à leur place. En général, les critiqueurs ne sont pas d’accord.

      • Anonyme

        Ah ben, ils sont nombreux ceux qui voudraient bien avoir le boulot à leur place.

        Y a qu’à regarder le nombre candidats au boulot de facteur par exemple.

        Y a-t-il un seul concours d’accès à un poste du secteur public où il y ait moins de candidats que de postes à pourvoir ? Si oui, dites moi tout de suite, j’y cours.

         
        • Anonyme

          1) Les cheminots ne sont pas des fonctionnaires, leur contrat de travail relève du droit privé et leur statut de la convention collective.

          2) Il y a bien sur des tests d’embauche, mais pas de concours pour rentrer à la SNCF

          3) La SNCF peine à embaucher justement, car dès qu’on parle aux candidats potentiels qu’ils travailleront en 2x8 ou en 3x8, les samedi dimanche et fête, dehors été comme hivers et dans un environnement sale et souvent dangereux. Comme le dit l’article, à la SNCF il n’y a pas que des conducteurs de train et des contrôleurs. Mais aussi des agents de manœuvres (qui accrochent et décrochent les wagons), les agents de la voie (qui réparent et entretiennent les installations comme les les caténaires, les aiguillages ou la signalisation), les agents du matériel, etc.

          Il y a évidemment des métiers plus pénibles (notamment dans le BTP), mais est-ce la faute des cheminots s’ils ne bénéficient pas des mêmes avantages ?

        • mimi.44
          • Posté à 19h29 le 15/11/2007
          • Internaute 19936

          J’ai travaillé,avec des équipes ou etaient mélangés des fonctionnaires,et des employés du privé.Je peut vous dire que les employés du privé,n’etaient pas plus performants que les fonctionnaires,mais ils étaient mieux payes.souvent leurs revendication 2taient.la paye du prive,et les avantages du public(A MEDITER]

        2 autres commentaires
    • geubeul1
      geubeul1
      edité sur http://fils2prof.over (...)
      • Posté à 13h58 le 13/11/2007
      • Internaute 4028
        edité sur http://fils2prof.over (...)

      je viens de recevoir un mail
      d’un comité d’usager soutenant les cheminots

      je vous mets le lien :
      Lien

      • Anonyme répond à geubeul1

        merci purle lien sur votre blog, je pense aussi que cette manip des français contre leur service public est consciente et idéologique bien sûr ; dézinguer les principes de solidarité du conseil national de la résistance, qui avait réunis les différents voire oppposés de la résistance. Il y a toute une panoplie qui en découle : revoir le droit su travail sur d’autres principes, détruire toute particulariré du travail dont la pénibilité cara il y aurait un risque c’est de réclamer que soit mise à plat la santé et la pénibilité pour tous ces vieux fatigués au travail car bientôt il faudra travailler plus longtemps encore...

         
        • Anonyme

          Et puis on dit aujourd’hui qu’ils ne sont plus assez d’actifs en regard du nombre de retraités, mais au nom de quoi devraient-ils subir l’effet de la diminution de leurs effectifs décidée au nom de gains de productivité mal définis (on voit l’effet sur les services et l’état des installations)et d’une rentabilité que l’état empêche d’atteindre en ne compensant pas complètement et justement les blocages de prix qu’il demande ? Et puis si ils ont tellement d’« avantages », pourquoi n’y a-t-il pas plus de candidats à choisir un métier du chemin de fer, ou quand ils on fait le choix pourquoi ils s’en échappent autant et vite ?

        1 autres commentaires
      • Anonyme répond à geubeul1

        Mais si il a bien des gens pris en ôtages dans cette affaire ce sont les cheminots, pris en ôtages par l’état ,par la désinformation, le relayage des médias et la collectivité qui en ayant l’excuse de cette désinformation médiatique et des politiques relaye elle aussi la désinformation , en en oubliant de se regarder elle-même. Elle qui a bien souvent des « avantages/sujétions de métier“(dont on tait parfois l’illégalité)et bien supérieurs aux maigres acquis des cheminots qui eux sont totalement légaux et déclarés.

    • soffi
      soffi
      là bas, trés loin...
      • Posté à 14h10 le 13/11/2007
      • Internaute 2096
        là bas, trés loin...

      C est pas gentil ce que vous marquez anonyme pas courageux !

      On respecte ce que disent les principaux concernés, et leurs ressentis !

      Vous faites quoi dans la vie ?

    • ART MONIKA
      • Posté à 14h23 le 13/11/2007
      • Internaute 10855

      Le plus terrifiant dans la méthode Sarkozy, c’est la « guerre civile » larvée qu’elle instaure entre les citoyens. « Les fonctionnaires contre les gens du privé », c’est pourtant un très mauvais plan pour une société.
      A ceux qui parlent des conditions de travail désastreuses des ouvriers à la chaîne, on peut dire que ceci n’empêche pas cela. On peut s’intéresser à un groupe, à un moment donné, sans pour autant se désintéresser des autres.
      Mon père était cheminot (non roulant) et le plus contraignant était le travail posté (« les trois 8 »). L’irrégularité des séquences de veille et de sommeil est difficile pour l’agent et pour son environnement. Il est parti à la retraite à 55 ans (il avait commencé à travailler à 15 ans). Il touche 1300 € par mois. Juste de quoi payer sa maison de retraite. Donc, il n’est pas à plaindre. Il n’est pas certain que nous en aurons autant....
      Il est temps aujourd’hui de bien prendre en compte la « pénibilité » du travail, d’appliquer les mêmes règles au privé et au public (en matière de droits... et de salaire) et de tenir compte des déficits monstrueux des Comptes de l’Assurance Retraite, déficits notamment liés au taux de chômage.
      Ce qui me gêne dans cette histoire, c’est que ceux qui peuvent nuire le plus aux usagers sont également ceux qui ont le meilleur moyen de pression (les
      agents SNCF, RATP, les routiers). Quand les infirmières ou les sages-femmes ont manifesté (du temps de Jospin d’ailleurs), elles n’ont pas eu beaucoup d’échos. Ne parlons pas des gens du privé...
      Toute réalité est complexe. Mais sans discussion et concertation sociale, nous allons droit dans le mur. Quel gâchis !

      • Anonyme répond à ART MONIKA

        « Les fonctionnaires contre les gens du privé »

        ça a toujours été comme ça, vous sortez d’où ?
        sarkozy où pas, les divisions au sein de la société n’ont jamais manqué.

         
        • saturnin87
          • Posté à 18h38 le 13/11/2007
          • Internaute 21917

          Souvenez vous en 1993 lorsque le gouvernement a passe le secteur prive de 37,5 à 40 ans pas un fonctionnaire n’a bougé pour défendre les salariés du privé. maintenant c’est eux qui viennent nous parler de solidarite ? alors excusez moi mais démerdez vous avec vos problemes.

          • Libelluless
            Libelluless répond à saturnin87
            • Posté à 12h36 le 14/11/2007
            • Internaute 19697

            Et pour la grève en faveur du pouvoir d’achat (augmentation des salaires) est-ce que le privé va bouger ? ? ? ou est-ce encore le public qui va trinquer pour tout le monde ?

          • Anonyme répond à saturnin87

            vous plaisantez je suppose ? ou trop jeune pour ne pas connaître ce que les luttes des cheminots et autres services publics ont permis de préserver dans le privé.Et quand ils se battent pour garder des services publics, de la sécurité,et du matériel , vous trouvez que le privé les soutien beaucoup à défaut de les aider ? non ilest tellement plus facile d’avoir un alibi à les critiquer ensuite pour un état des installations et des services qu’ils doivent subir eux-aussi et qu’ils n’ont pas choisi d’avoir pour la collectivité.

        3 autres commentaires
      • Myosotis
        Myosotis répond à ART MONIKA
        Orthophoniste
        • Posté à 17h03 le 13/11/2007
        • Internaute 2013
          Orthophoniste

        Complètement d’accord et c’est distillé dans les discours depuis la campagne électorale.
        Ils disaient déjà : « si nous sommes élus, nous ferons ce que nous avons dit et ceux qui ne seront pas d’accord, auront à faire à ceux qui ont voté pour nous »... ( Nadine Morano a encore joué sur cela sur i-télé, aujourd’hui ainsi que sur la confusion 80% de participation électorale et 80% de vote pour Sarkozy )
        C’est une déresponsabilisation, c’est pervers de nous dresser les uns contre les autres et simpliste à souhait de penser que tous ceux qui ont voté Nicolas Sarkozy avaient réalisé dans les moindres détails ce qui les attendait, sans compter ceux qui avaient voté contre autre chose...
        Parler des 80% de participation , c’est aussi maintenir une confusion manipulatrice car les 43% qui ne voulait pas de ce programme existent encore... et c’est là, qu’en démocratie on respecte globalement le vote majoritaire sans oublier la part de compromis ( négociations et non discussions ) avec les minoritaires sinon ce n’est pas la peine de clamer qu’on est devenu le président de TOUS les Français !

         
        • Anonyme répond à Myosotis

          Pour une fois qu’un président fait ce que le candidat avait promis, on ne va pas s’en plaindre.

          Si Ségolaine s’était engagée à faire le même ménage, très franchement, j’aurais préféré le faire avec elle. Mais déjà, lors du face à face, j’ai bien vu, elle finassait : oui, il faut qu’on discute, et ceci, et celà.

          Ceci dit, y a pas que la Sncf et l’Edf.
          Faudra aussi s’attaquer aux agents immobiliers qui nourrissent la spéculation sur le logement.
          A certains patrons, qui ont un peu trop tendance à se servir dans la caisse dont ils sont les gardiens.
          Aux députés trop nombreux, et qui s’attribuent des avantages tout aussi indus.
          Aux multiples structures administratives qui se marchent sur les pieds.
          Mais chaque chose en son temps.
          Nettoyer les écuries d’Augias, c’est un sacré boulot, et on ne peut pas tout faire à la fois, et on ne peut pas se fâcher avec tout le monde en même temps, sinon on va encore tomber dans l’immobilisme Mitterand-Jospin-Chirac, pour le plus grand intérêt des privilégiés du sytème ancien.

          • Anonyme

            Au vu des premières mesures prises par l’administration Sarkozy, je n’ai pas l’impression que les privilégiés du système ancien aient beaucoup à s’en faire.

            Et je ne parle pas, bien évidemment, des « privilégiés » de la SNCF, de l’EDF, de l’Éducation Nationale, de la Presse (les journalistes aussi bénéficient de privilèges, et j’attend avec intérêt leur réaction si jamais on s’y attaque) et autres professions…

        • Anonyme répond à Myosotis

          Je suis cheminot et de plus j’habite Toul, circonscription de Nadine Morano. Cette dame représente vraiment le degré zéro de la politique, elle n’a jamais amenée aucune idée politique tout ces propos sont d’autres, elle n’a aucun courage politique : CPE ? Kleber, A32, etc. Cette parlementaire qui pourfend les avantages indignes des cheminots se garde bien de parler du régime particulier des députés et sénateurs, j’invite d’ ailleurs tous les internautes à s’informer sur leur régime trés trés spécial. Je vis très mal le fait d’être toujours désigné à la vindicte populaire, de voir colporter tous les mensonges du type « prime de charbon ou jour de grêve payé » J’espère que les salariés du privé,aprés la réforme des régimes spéciaux, vont se réveiller et enfin comprendre que leur difficulté de vivre n’est pas la faute des fonctionnaires mais de ceux qui leur ont fait des promesses qu’ils n’ont jamais eu l’intention de tenir.

        3 autres commentaires
    • pablico
      pablico
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h49 le 13/11/2007
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Parlons d’équité, je suis d’accord, mais il faut que les gens qui partent avec une retraite de 38 millions d euro entrent dans cette équité !
      donc faisons la fin des privilèges un 4 août en hiver ! !
      Qu’elle mentalité de faire de l’équité entre pauvres ! !
      De se tirer dans les pattes entres ’pauvres’ et pas nantis.
      Diviser pour régner. On n’est pas dans un reality show ! ! on est dans la vraie vie.

    • Anonyme

      ...la Liberté reconnaitra les siens ! ...
      (Moi je gagne trois fois moins que vous, au noir, et en plus vous m’empechez d’aller bosser ! ...)
      Continuons le combat ! ...
      Anarchie vaincra !

    • Anonyme

      mais votre commentaire il sert à quoi exactement, ou il veut dire quoi ? ? sur la question des 20 kgs, la moquerie pointe, sur votre opinion, vous vous cachez derrière des stats, des chiffres...en attendant, si les cheminots ne parlent pas de pénibilité, on a plus qu’à enterrer la question eet ce serait tout benef pour le MEDEF non ? ? car il y en a des situations pénibles hors SNCF et surtout s’il va falloir durer plus...en quel état ?
      je pense que les donneurs de leçons ou ceux pour qui tout va bien justement sont les héritiers d’une société meilleure, et ils en sont bénéficiaires, alors pourquoi tirent ils sur ceux qui, sont encore des éveilleurs de conscience pour le monde du travail.
      Comment pensez vous que vont pouvoir se défendre les travailleurs du privé sur la question de leur pénibilité ? S’en remettre au gouvernement ? ? vous leur feriez confiance , pour traiter ler probléme ? Ils nous traitent comme des enfants, on les désignet comme des irresponsables, ben voyons ! !
      le jour où vous aurez quelque chose à défendre (oui ouu non à l’autoroute, oui ou non à la décharge près de chez vous...) vous rencontrerez aussi le principe de réalité le rapport de force, lorsque l’on ne peux pas se faire entendre, mais dans ces cas là on est près du problème, tout près concerné jour après jour, et non pas très loin, avec des emporte pièces pour 1jugement à ....allez, je vous le fais à 1 kilo au bureau, mais vous c’est pour le plaisir peut être ! !

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