Entretien 19/03/2010 à 05h22

Mères porteuses : « Allez concevoir ailleurs si j'y suis ! »

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89


Le symbole d’une femme enceinte (Raebrune/Flickr)

L’affaire Mennesson n’est pas close avec l’arrêt rendu ce jeudi 18 mars par la cour d’appel de Paris, au contraire. La justice a reconnu la filiation au couple, dont les jumelles sont nées en 2000 d’une mère porteuse en Californie, mais a annulé leur inscription à l’état civil français. Une situation que regrette le sociologue Bertrand Pulman.


Bertrand Pulman

L’avocate du couple Mennesson, Nathalie Boudjerada, juge cette décision « contradictoire » mais estime que si la filiation avait été annulée, « cela aurait été pire » et annonce leur pourvoi en cassation pour faire reconnaître la gestation pour autrui (GPA).

Pour comprendre l’ambiguïté de la position française sur cette technique de procréation, prohibée depuis les lois de bioéthique de 1994, Rue89 a interrogé le sociologue Bertrand Pulman, qui vient de publier « Mille et une façons de faire les enfants », la révolution des méthodes de procréation » (Calmann-Lévy, 2010).

Que vous inspire la décision de la cour d’appel de Paris ?

La cour a voulu reconnaître la situation de fait. Cet arrêt contrasté montre que la cour a fait preuve d’humanité et de bon sens, en reconnaissant que les époux Mennesson assument pleinement le rôle de parents. Elle n’a cependant pas voulu aller à l’encontre de la législation. Malheureusement, l’intérêt supérieur des enfants n’a pas été suffisamment pris en compte et laisse les fillettes dans l’indétermination juridique, dix ans après leur naissance.

Les pouvoirs publics français savent que s’ils légalisaient les enfants Mennesson, bien d’autres parents ayant eu recours à la GPA demanderaient à régulariser la situation de leurs enfants. Aux yeux de la législation française, la mère est celle qui accouche.

Les associations estiment que 200 à 300 couples par an partent à l’étranger pour avoir recours à des mères porteuses, je pense qu’ils sont au moins une centaine.

Rappelons que les femmes qui ont recours à la gestation pour autrui sont confrontées à des situations terribles, des pathologies peu communes (maladie congénitale ou hystérectomie), et il serait regrettable qu’on empêche la science et la médecine de remédier à la situation dans lesquelles elles se trouvent. Tout se passe comme si la France disait à ces gens « Allez concevoir ailleurs si j’y suis ! ».

Tout ce qu’on peut faire médicalement ne doit pas nécessairement être autorisé. Comment faut-il aborder cette question sur le plan éthique ?

Bien sûr, toutes les expériences ne doivent pas être autorisées. La gestation pour autrui est autorisée dans d’autres pays et interdite en France depuis les lois de bioéthique de 1994. Celles-ci doivent être révisées cette année.

En Grande-Bretagne, où cette pratique n’a jamais été interdite, on compte une centaine de naissances par an et très peu de problèmes. Une psychologue suit un échantillon d’enfants depuis trois ans et on n’a pas connaissance de difficultés particulières. Aux Pays-Bas, elle est autorisée depuis 1994 de manière très encadrée (il n’y a pas de rémunération possible de la gestatrice) et il n’y a pas de problèmes insurmontables.

Pourquoi cette question divise-t-elle autant en France ?

C’est un des sujets qui touche le plus notre intimité et sur lequel on sent le plus le « polythéisme des valeurs » : il est trop subjectif et passionnel, je pense qu’il est vain d’espérer arriver à un consensus.

Ce qui me frappe en France, c’est que le cadre général est plutôt celui de la prohibition, alors que les Anglo-saxons sont beaucoup plus pragmatiques. Vue de l’étranger, cette culture de la prohibition et de la discussion préalable paraît très curieuse. Sans parler de l’écart considérable entre les normes et les grands principes éthiques affichés en France, et les aspirations et pratiques de franges importantes de la population.

Pensez-vous que l’on va vers une légalisation des mères porteuses ?


Un sondage

indique que plus de 60% des Français sont favorables à la GPA. Mais la question qui se posera bientôt, c’est le recours aux mères porteuses pour les homosexuels.

Pour l’instant, les associations qui militent pour la légalisation n’en parlent pas mais aux Etats-Unis, plus de la moitié de ces grossesses se font pour des couples homosexuels.

Une partie de la société française craint d’ouvrir les vannes pour des raisons médicales au départ, et ensuite de devoir s’adapter pour des raisons de convenance à des couples homosexuels.

Moi, je pense que c’est inévitable. Il faut se rendre compte que 30 000 à 300 000 enfants, selon les sources, vivent déjà dans des foyers de parents homosexuels. D’une certaine façon, l’heure n’est plus à se demander si c’est une bonne ou une mauvaise chose, mais à s’adapter à la situation. Certains sont dans la nostalgie d’un ordre familial classique qui n’a en réalité jamais existé.

  • 14187 visites
  • 211 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • amonhumbleavis
    amonhumbleavis
    Rue89 fait monter le FN
    • Posté à 09h27 le 19/03/2010
    • Internaute 93168
      Rue89 fait monter le FN

    Oui, pourquoi ?

    Je ne comprends pas est-ce vraiment l’intéret des enfants qui prime pour les parents ?
    Ne leur est-il pas possible d’officialiser l’adoption aux etats-unis ?

    • Lapocompris
      Lapocompris répond à amonhumbleavis
      étudiant
      • Posté à 10h00 le 19/03/2010
      • Internaute 87066
        étudiant

      Pas besoin d’adoption, les petites filles, nées aux Etats-Unis, y sont considérées légalement enfants du couple.

    • Enki
      Enki répond à amonhumbleavis
      alchimiste
      • Posté à 11h29 le 19/03/2010
      • Internaute 9562
        alchimiste

      C’est l’intéret des enfants qui a primé pour la cour, et on peut s’en réjouir. Mais on se retrouve face à une situation où une situation individuelle, de fait, prend la loi en otage.

      Un peu comme si l’on se mettait à autoriser les constructions littorales à cause des villas illégalement construites de tel ou tel milliardaire.

      Le point de vue de Lapocompris semble de bon sens, la justice est-elle devenue trop confuse pour être capable d’un jugement de Salomon ?

      Ce n’est pas le marché qui gère l’adoption en France, c’est l’Etat, et dans l’intéret de l’enfant d’abord.
      Le rôle de la médecine est de soigner, et nous défendre face à la nature, pas de nous rendre tout-puissants sur la biologie. Allons nous assister à l’émergence d’une médecine qui fabrique des enfants comme la chirurgie réparatrice se dévoye en chirurgie de fabrication de corps plastiques ?

      L’assistance conceptionnelle se justifie comme la prothèse mammaire d’une victime de mastectomie, mais la gestation par autrui est pire encore que l’implant de silicone à des fins d’amélioration esthétique : C’est l’équivalent d’implants mammaires qui seraient des greffons humains.

      L’énorme différence entre la GPA et la chirurgie plastique, c’est l’eugénisme, qui n’est pas un risque, mais une conséquence logique. Quand on ne peut procréer soit même, ne désirer entre tous enfants disponibles à l’adoption que celui qui nous soit génétiquement conforme est une démarche eugénique.

      Les considérations génétiques et les fantasmes de reproduction d’eux même des parents n’entrent pas en ligne de compte dans une parentalité saine, hormis pour ce qu’ils ont d’éducatif à transmettre. Si la situation des fillettes avait été prise en compte à leur naissance, c’est à dire l’abandon de maternité de leur mère biologique, elles auraient été proposées à l’adoption dans le circuit normal qui ne prend pas en compte la parentalité génétique.
      Mais elles ont une dizaine d’années, la priorité est de préserver leur sécurité affective, qui est de la responsabilité des parents qui ont tissé ce lien. Ils sont malgré tout en faute, et il y a quelque chose d’assez horrible à donner à un enfant l’histoire d’une naissance illégale.
      Dans leur égoïsme à vouloir des enfants qui soient génétiquement le prolongement d’eux mêmes, plutôt que d’adopter un enfant qui leur ressemblera par ce qu’ils partageront avec lui, ces parents ont pris leurs enfants en otage autant que la loi.

      Le jugement de Salomon eût consisté à donner aux parents le choix entre mettre les fillettes à la DDASS ou être extradés aux Etats Unis.

      Rien ne les eût empéchés de revenir en France avec une nationalité étrangère et assumer le merdier administratif que cela représente. Cela aurait fait réfléchir les prochains autant que les autorités américaines qui autorisent des ressortissants étrangers à se mettre en infraction avec leurs législations nationales.

      J’ai beau montrer la facture du coffee shop, si je me fais gauler avec de l’herbe en France, on ne me la laisse pas sous pretexte que je l’ai achetée en Hollande où c’est légal.

      Je suis malheureux pour les enfants que leurs égoïstes parents mettent dans une telle situation.

      A quand des petits clones ?

       
      • amonhumbleavis
        amonhumbleavis répond à Enki
        Rue89 fait monter le FN
        • Posté à 11h45 le 19/03/2010
        • Internaute 93168
          Rue89 fait monter le FN

        « A quand des petits clones ? »

        Je pense qu’ils n’en sont pas loin aux états-unis où on choisit son sperme comme on choisit un canapé, avec des critères physiques mais aussi des critères de réussite scolaire ou sociale.

        Ces points ne sont aucunement abordés dans cet article, pourtant c’est bel et bien ce qui nous guette.

        Lu dans le commentaire
        BP 1001
        sociologue | 09H28 | 19/03/2010
        « La loi devrait évoluer pour être plus proche des aspirations des gens »

        ça me fait vraiment peur !

      • Hulk
        Hulk répond à Enki
        Gros con de droite
        • Posté à 21h34 le 19/03/2010
        • Internaute 108405
          Gros con de droite

        Entièrement d’accord. Ce besoin du génétique est un eugénisme qui s’ignore.

      • ThatJazz
        ThatJazz répond à Enki
        étudiante
        • Posté à 11h50 le 20/03/2010
        • Internaute 46412
          étudiante

        Tout à fait d’accord, il y a une forte tentation d’eugénisme dans ces pratiques. Si on prend l’exemple de l’insémination artificielle aux USA la démarche l’est ouvertement : on choisi le QI, l’apparence, le statut social du donneur. Pour les mères porteuses c’est pareil.
        La légalisation n’est pas une solution. Imaginons qu’on légalise, comme pour l’insémination. On peut imaginer qu’en France la pratique serait encadrée, on ne pourrait pas formellement choisir la mère porteuse, celle-ci ne serait pas payée, mais défrayée. La procédure serait certainement longue et compliquée. Combien de personnes iraient alors à l’étranger parce que c’est plus simple et qu’on peut choisir. L’argument selon lequel il faut systématiquement s’aligner sur l’étranger est en fait issu d’une logique de marché. Alignons nous sinon nous perdrons le marché. C’est effrayant.

        • Enki
          Enki répond à ThatJazz
          alchimiste
          • Posté à 12h40 le 20/03/2010
          • Internaute 9562
            alchimiste

          On a déja un problème similaire avec l’adoption. En France, l’encadrement de l’adoption vise à préserver au maximum l’intéret de l’enfant en préservant la potentialité de maintenir le lien maternel. Ainsi, à moins que la mère ait accouché sous X, un enfant placé ne sera rendu disponible à l’adoption que lorsque la rupture du lien maternel sera confirmé : Il suffit d’une carte postale ou d’un coup de téléphone de la mère pour que l’enfant ne soit plus adoptable, ce qui repousse d’autant son age.

          Mais les couples qui font une demande d’adoption veulent un nourrisson, et le veulent tout de suite. Les enfants plus agés en attente d’une famille ne les interessent pas, alors ils se rabattent sur ce qu’il faut appeler le marché étranger, où l’on peut même se procurer des enfants qui ne sont pas réellement abandonnés comme dans le scandale de l’Arche de Zoé, voire s’accorder avec la mère avant son accouchement contre quelque soulagement de sa misère, en toute bonne conscience d’occidental charitable.

          Egoïsme, consumérisme, et ce retour de l’eugénisme que l’on doit à la vulgarisation de la génétique alors que la mythologie des « liens du sang » n’est pas encore abolie sont des plaies, et un symptome de régression de notre société, d’autant plus qu’il est tabou de ne pas considérer le désir d’enfant comme un droit absolu, ni le pseudo instinct maternel comme justifiant tout et n’importe quoi.

          A lire plus loin, le principe qui voudrait que ce soit le droit absolu d’un homme de voir quelques centimètres cubes de jus de couille se transformer en être humain à son image...

          Ces conceptions de la parentalité sont une régression de l’humanité.

          • ThatJazz
            ThatJazz répond à Enki
            étudiante
            • Posté à 17h11 le 20/03/2010
            • Internaute 46412
              étudiante

            Oui je suis d’accord avec vous sur l’adoption et je dois avouer qu’à part dans de rares cas, l’adoption à l’international me met souvent mal à l’aise. Beaucoup d’enfants sont nantis de parents intégralement défaillants, maltraitants, inattentifs et sont placés en foyer d’accueil parfois très jeunes. Ces enfants ne sont pas adoptables, en adoption plénière, mais auraient vraiment besoin d’un foyer aimant et stable. Pourtant on manque de familles d’accueil pour ces enfants qui sont du coup souvent trimballés à droite à gauche, ou qui restent en foyer. Il faut dire que l’institution en est aussi responsable, mais tout de même. Quand on voit le nombre de personnes qui brandissent comme raison d’adopter le fait d’aider un enfant malheureux, combien en réalité accueilleraient chez eux un de ces petits déracinés ?
            Il est vrai qu’on a passé beaucoup d’années à désacraliser les liens du sang et aujourd’hui ça revient en force, comme si le fait de partager ses gènes incarnait le fait d’être parent. Mon père est bien mon père biologique mais m’a toujours négligée, j’aurai préféré mille fois un papa qui ne soit pas mon géniteur, mais qui m’aime vraiment. Mais allez faire comprendre ça à ceux qui érigent l’ADN comme valeur !

      5 autres commentaires
  • Désinscrit le 21-6
    • Posté à 10h15 le 19/03/2010
    • Internaute 77771
      nc

    because ils veulent le beurre, l’argent du beurre et la beurette .

  • Anonyme

    Non la France n’est pas en retard, au contraire elle est en avance pour protéger la dignité des personnes et de leur corps !
    C’est non aux utérus sur pattes à louer à travers le monde !
    Ce n’est pas parce que d’autres femmes ont fait naître des enfants n’importe comment ici ou ailleurs, qu’en France qu’il faut légitimer cette méthode de production intensif d’enfant par ventre interposé !
    Les femmes ne sont pas des pondeuses sur pattes ! Ni des fabriques de viande à vendre à la découpe.
    Il va falloir inculquer à ces femmes malades de ne pouvoir être « mère » que leur existence ne saurait se réduire au statut de « mère à tout prix » ! Des centaines de milliers de femmes ne maîtrisant pas leur fécondité ont déjà fait naître des centaines de milliers d’enfants abandonnés et qui vivent misérablement dans des orphelinats. La véritable générosité, altruisme est dans l’adoption de ces malheureux !
    A ces femmes égoïstes qui veulent faire fabriquer un bébé au détriment de la santé physique et psychique d’autres femmes, il serait temps qu’elles apprennent de leur faire comprendre et inculquer une bonne fois pour toutes qu’on ne peut pas avoir un enfant à n’importe comment ! Ce n’est pas un objet de consommation courante ou un doudou pour combler les failles de leurs névroses !
    L’enfant a des droits légitimes, le premier étant celui de ne pas avoir été l’objet d’une marchandisation, et se voir cédé tel un objet qu’on se refile ou être abandonné !
    A lire d’urgence le livre de S Agacinski « corps en miettes »

    • nanabel
      nanabel
      1ère version
      • Posté à 08h11 le 19/03/2010
      • Internaute 97292
        1ère version

      Et le père dans tout ça. Il ne compte pas ? Alors sous prétexte que sa femme ne peut pas enfanter, il doit faire également une croix sur sa paternité biologique.

      Vous êtes de ceux qui pensent qu’il peut toujours changer de femme. Vouloir un enfant, c’est d’abord une histoire d’amour dans un couple et contrairement à vos propos ce n’est pas uniquement par égoïsme d’une femme en mal d’enfant.

      La démarche d’adoption d’un enfant qui n’a aucun lien biologique avec le couple est une autre réflexion, qui n’a rien à voir avec le problème de procréation.

      • Désinscrit le 15-6
        • Posté à 09h05 le 19/03/2010
        • Internaute 83404
          nc

        Tout à fait d’accord avec vous Nanabel , mais Kassandr n’a pas un discours très modéré sur la question c’est un donneur de leçon agressif.

        Kassandr :
        Non la France n’est pas en retard, au contraire elle est en avance pour protéger la dignité des personnes et de leur corps !
        Ça commence comme un slogan, c’est curieux à lire quand on sait que la France est le mauvais élève européen en matière de justice, de tolérance homosexuelle

        C’est non aux utérus sur pattes à louer à travers le monde !

        Bonjour le respect de la femme, mais sans doute Kassandr se considère t-il comme une paire de couille sur patte

        […] qu’il faut légitimer cette méthode de production intensif d’enfant par ventre interposé !

        En lisant l’article on voit que les pays ou c’est toléré, l’Angleterre, il y a environ 100 cas par an, il n’y a aucun débordement, il s’agit là d’un recours essentiel pour certains couples.

        Il va falloir inculquer à ces femmes malades de ne pouvoir être « mère » que leur existence ne saurait se réduire au statut de « mère à tout prix »

        Il s’agit sans doute d’inculquer de force j’imagine. Il les juge d’emblée malades.

        Bref voilà quelqu’un qui vient cracher son avis primaire sans aucune nuance.

         
        • nanabel
          nanabel répond à Désinscrit le 15-6
          1ère version
          • Posté à 09h05 le 19/03/2010
          • Internaute 97292
            1ère version

          Certaines personnes pensent agir dans l’intérêt collectif, elles ne se rendent pas compte que leur mode de pensée est emprisonné dans une morale religieuse.

          Se sont les mêmes personnes qui refusent le mariage gay ou sont contre l’avortement. Mais étrangement elles sont pour le choix des femmes qui font des bébés toutes seules. Alors qu’un père qui ferait un bébé tout seul sera considéré comme un salaud.

          C’est pareil pour les femmes porteuses, leur seul souci est de savoir à qui appartient l’enfant. Il n’y a pas d’amour dans leur réflexion.

          • Désinscrit le 15-6
            • Posté à 09h06 le 19/03/2010
            • Internaute 83404
              nc

            Exact et bien vu

          • amonhumbleavis
            amonhumbleavis répond à nanabel
            Rue89 fait monter le FN
            • Posté à 09h16 le 19/03/2010
            • Internaute 93168
              Rue89 fait monter le FN

            Franchement vous rangez dans la même catégorie des personnes qui n’ont rien de commun.

            Je suis pour l’avortement, le mariage gay, l’adoption par les couples homosexuels ... mais le recours aux mères porteuses me pose problème.

            • Poilagra
              • Posté à 09h43 le 19/03/2010
              • Internaute 103441

              « ...mais le recours aux mères porteuses me pose problème. »

              Le seul vrai problème c’est que si jamais le bébé n’est pas de la couleur attendue (les mystères de la génétique...) il risque d’être refusé par les parents potentiels, ou au mieux, accepté, mais alors il faudra lui expliquer plus tard pourquoi papa et maman sont blancs alors que lui (ou elle) est ....plus foncé (ou inversement) .

              C’est un peu (mais en plus grave) comme le choix du prénom : les parents se soucient peu des conséquences de leur choix sur l’enfant devenu adulte .

              • amonhumbleavis
                amonhumbleavis répond à Poilagra
                Rue89 fait monter le FN
                • Posté à 09h47 le 19/03/2010
                • Internaute 93168
                  Rue89 fait monter le FN

                Non, ce n’est pas le problème, encore des suppositions méchantes !

                Le problème que ça me pose c’est de payer la souffrance d’une femme qui va vivre un déchirement inouï quand elle devra se séparer du bébé. C’est de la rémunérer pour entraver ses libertés 24h/24 pendant 9 mois. C’est de rémunérer une partie de son corps comme aux états-unis on vend son sang ou on vole des reins dans les pays du tiers-monde.

                • nanabel
                  nanabel répond à amonhumbleavis
                  1ère version
                  • Posté à 10h10 le 19/03/2010
                  • Internaute 97292
                    1ère version

                  Vous connaissez visiblement mal les procédures qui encadrent la candidature des mères porteuses.

                  D’abord, les mères porteuses sont des femmes mariées qui ont déjà des enfants. La famille adhère à une association de mères porteuses (d’ailleurs on devrait dire de familles porteuses) la démarche n’est pas anodine et la famille a dû y réfléchir longuement avant de poussée la porte de l’association. La candidate doit suivre au préalable de sa demande une thérapie auprès d’un psychiatre ainsi que toute sa famille. Toute la famille adopte la même démarche. Il ne faut pas oublier que la mère porteuse donne l’enfant à son père biologique (ce n’est pas un étranger) et les couples demandeurs ne sont pas des Thénardier qui vont chercher dans les bas fonds une pauvre fille en manque d’argent.

                  L’argent versé sert aux paiements des frais médicaux, très élevés aux USA pour le bien-être de la porteuse et de sa famille. Il n’est nullement proposé de rémunération comme vous le laissez supposer.

                  • amonhumbleavis
                    amonhumbleavis répond à nanabel
                    Rue89 fait monter le FN
                    • Posté à 10h19 le 19/03/2010
                    • Internaute 93168
                      Rue89 fait monter le FN

                    Faux, il y a dans cet argent une « indemnité “ , qui est bel et bien une rémunération.

                  • Désinscrit le 21-6
                    • Posté à 10h24 le 19/03/2010
                    • Internaute 77771
                      nc

                    c’est faux ! Les frais médicaux etc sont la part visible de la rémunération . Ensuite il y a le dessous de table de ce trafic de viande . A combien l’estimez-vous ?

                    • nanabel
                      nanabel répond à Désinscrit le 21-6
                      1ère version
                      • Posté à 11h18 le 19/03/2010
                      • Internaute 97292
                        1ère version

                      Vous m’avez l’air bien renseigné sur le trafic de viande ou s’agit-il d’un phantasme malsain.

                      Ce que vous appelez indemnité n’est autre que l’avance des frais pour les soins de bien-être de la famille porteuse. A savoir : les vêtements de grossesse, les cours de sophrologie (auxquels les parents demandeurs peuvent participer), les soins de corps et tous le suivi médical, dès le début de la grossesse, qui est facultatif chez les anglo-saxons par exemple. Cela comprend les échographies et le suivi gynéco ainsi que le suivi psychologique de la famille porteuse.

                      A votre avis combien coûte réellement une grossesse ? En france l’accouchement est remboursé à 100%, mais ce n’est pas le cas ailleurs. Et à votre avis combien coûte un accouchement dans une clinique aux USA ?

                      Alors oui, une mère porteuse ça coûte très chère, mais ce n’est pas le prix d’un enfant, contrairement à ce que vous voulez croire.

                      • Désinscrit le 21-6
                        • Posté à 11h29 le 19/03/2010
                        • Internaute 77771
                          nc

                        BIS : A combien se monte le dessous de table ? Vous le faites exprès ou vous êtes complètement à l’ouest ?

                        • nanabel
                          nanabel répond à Désinscrit le 21-6
                          1ère version
                          • Posté à 11h37 le 19/03/2010
                          • Internaute 97292
                            1ère version

                          Il n’y a pas de dessous de table ! Et non, je ne suis pas à l’ouest, c’est vous qui fantasmez et voyez le mal partout. Ce n’est pas parce que c’est interdit en france que c’est forcément mafieux.

                          • Désinscrit le 21-6
                            • Posté à 11h56 le 19/03/2010
                            • Internaute 77771
                              nc

                            Maffia ! Voilà autre chose ! Rue89 vous a recrutée pour jouer le rôle de l’ingénue ?

            • ni soumise ni rebelle
              ni soumise ni rebelle répond à amonhumbleavis
              sans profession
              • Posté à 20h01 le 19/03/2010
              • Internaute 60828
                sans profession

              et nous sommes beaucoup a penser comme vous.

        • Central Scrutennizer
          Central Scrutennizer répond à Désinscrit le 15-6
          Scrutennizant
          • Posté à 09h39 le 19/03/2010
          • Internaute 77982
            Scrutennizant

          « Non la France n’est pas en retard, au contraire elle est en avance pour protéger la dignité des personnes et de leur corps ! »

          Affligeant.
          J’ai beau savoir que la vieille Europe est en pleine régression sociale, et que les vieux fantômes du début du 20ème sont ressorti des penderies, j’ai toujours du mal avec ces points de vues passéistes.

          Mais n’est ce pas le langage nouveau que d’user des mots de progrès pour toutes les régressions, et de qualifier d’immobilisme ou de « dépassé » tous les progrès sociaux ?

          La France est tellement en avance sur ces notions, que la mère par statut est toujours la mère biologique (quid-es de l’adoption ? aime-t-on moins bien ses enfants quand ils ont été adoptés ? la mère adoptive n’est elle qu’une logeuse ?).

          En ce doux et progressiste pays, l’homosexualité est toujours honteuse pour une grosse majorité de gens et la loi contribue à figer l’évolution des mentalités en ne reconnaissant pas les mêmes droits aux couples homos. On attend toujours que le droit à l’homoparentalité, ne soit plus qu’un simple droit à la parentalité. Et pour ce qui est du mariage, les médias continue à le traiter comme une curiosité folklorique.

          En ce beau pays, il deviens de plus en plus difficile d’avorter, et je peux témoigner des propos volontairement culpabilisants qu’assènent les praticiens à certaines jeunes femmes -parfois pas encore majeures- qui ont déjà bien du mal à gérer leur grossesse non souhaitée.

          En ce pays radieux, les formes de relations amoureuses plurielles sont considérées comme anormales ou adultérines.

          En ce beaux pays, on continue à qualifier d’arabe, d’africain, etc. des gens qui sont nés de parents eux mêmes nés sur son sol. Et j’en vois bien peu pour s’émouvoir que l’infâme réforme du droit du sol de Mr Pasqua ne soit abrogée.

          La France est en effet, n’est pas un « pays en retard », elle n’est juste pas sortie du 19ème siècle.

          Les femmes ne sont pas que des cuisinières-ménagères-pondeuses qui ne savent que parler chiffon et futilités mercantiles (n’en déplaise au gens de l’UMP), et elles savent aimer de tout leur corps leurs enfants -même s’’ils n’en sont « biologiquement issus ».
          Elle les ont porté dans leur coeur avec peut-être encore plus de désir et d’amour que celles qui ont la chance de pouvoir mettre au monde par les voies biologiques.

      • ni soumise ni rebelle
        ni soumise ni rebelle répond à nanabel
        sans profession
        • Posté à 19h56 le 19/03/2010
        • Internaute 60828
          sans profession

        en effet la demarche de procreation est differente de celle d’adoption et c’est sur j’aurais eu du mal a faire une croix sur ma maternite biologique mais d’un autre cote,en tant qu’etre humain,l’idee de passer par une petite eprouvette pour permettre au sperm de rejoindre l’ovule ne me plait pas beaucoup non plus ! !

    • emiboot
      emiboot
      No Homs land
      • Posté à 08h58 le 19/03/2010
      • Internaute 81944
        No Homs land

      On peut être pro ou anti, mais quoiqu’on choisisse comme camps, ne traitez pas ces femmes « d’égoïstes » sans avoir la moindre idée de ce qu’elles vivent, ressentent et endurent.
      Du reste, l’urgence de l’histoire, c’est de donner un statut légal à ces jumelles, de cesser de faire de la pub autour et de reconnaitre que d’accord ou pas, elles sont là.

    • ThatJazz
      ThatJazz
      étudiante
      • Posté à 11h41 le 19/03/2010
      • Internaute 46412
        étudiante

      Je suis d’accord avec vous, en France on ne peut pas louer son corps, pas plus que vendre son sang ou ses ovules/sperme comme on peut le faire aux USA. Le fameux « pragmatisme » américain n’est jamais qu’une tendance à faire du business à partir de tout et n’importe quoi.
      On fait face à cause de la pollution à une vague de stérilité qui selon toutes probabilités va devenir de plus en plus sérieuse dans les pays développés. Ajoutez à cela la nouvelle tentation du tout-biologique -avec la mode des tests ADN par exemple- et voilà que la filiation génétique est devenue l’alpha et l’omega de la parentalité. Je suis contre les mères porteuses, parce qu’on a le recul suffisant pour dire que les femmes qui accepteront de le devenir seront systématiquement des personnes pauvres ou modestes, qui loueront leurs ventres à des femmes stériles aisées. Malgré l’emballage rose bonbon qu’on essaie de nous montrer, le fait est que la « gestation pour autrui » n’est jamais que de l’exploitation, et est quelque part, un geste fondamentalement égoïste.
      Cela dit, l’adoption n’est pas forcément altruiste non plus. Il suffit de voir les dernières affaires d’achat d’enfants. Beaucoup de gens allant adopter à l’international veulent un enfant, n’importe quel enfant, n’importe comment, à n’importe quel prix. Il suffit de voir le nombre d’adoptant potentiels qui se plaignent des longueurs administratives, comme s’il n’était pas normal d’encadrer strictement les procédures d’adoption.

      Je crois que le fond du problème, c’est que depuis plusieurs années, nous sommes devenus des consommateurs, dont les désirs doivent être des ordres. Le désir d’enfant peut être un désir dévorant, et il est auréolé de pureté, comme si le fait de vouloir un enfant était en soi beau et bon et ne souffrait d’aucune critique. Or dans beaucoup de cas, ce n’est absolument pas aussi simple.

    • Claire_Zoom
      Claire_Zoom
      Citoyenne critique
      • Posté à 19h45 le 19/03/2010
      • Internaute 52943
        Citoyenne critique

      Votre propos est exactement à l’image du livre de S. Agacinski : caricatural et mensonger. Ces slogans insultants ne font pas grand poids face aux études sociologiques et anthropologiques sur le sujet qui démontrent exactement le contraire.

      De plus, ce bouquin d’Agacinski n’est qu’un laborieux recyclage du livre « Women as wombs » de la féministe radicale américaine Janyce Raymond publié en 1985 qui a été violemment critiqué par la quasi totalité des féministes. Quand on repompe des idées US d’il y a plus de 25 ans, comment prétendre que la France est en avance ?

      Côté féminisme et philosophie, il faut mieux se tourner vers E. Badinter qui travaille sur le sujet de la GPA depuis 20 ans et, on ne sera pas surpris plaide pour la légalisation de la GPA dans un cadre altruiste.

  • désabusée
    • Posté à 07h24 le 19/03/2010
    • Internaute 37604

    Je ne comprends pas trop, Monsieur Mennesson est bien le papa biologique des jumelles non ? alors où est le problème ? pourquoi ne pas accepter (l’état) qu’elles (les jumelles) soient inscrites sur les registres ? Heureusement que la filiation est reconnue, manquerait plus que ça !

    Franchement, la France est vraiment arriérée sur ces points mais en fait on sait bien pourquoi finalement, c’est dit dans l’article, tout ça c’est fait pour ne pas laisser les couples homos avoir d’enfants, c’est ça qui motive ce refus des autorités et rien d’autre.

    • bleuet1
      bleuet1 répond à désabusée
      espère malgré tout
      • Posté à 08h07 le 19/03/2010
      • Internaute 65892
        espère malgré tout

      La question se pose pour leur mère, car c’est justement le cadre de la GPA, elle n’a aucun lien biologique avec ces enfants ! C’est le père qui donne son sperme et la mère porteuse qui donne un ovule, c’est donc elle la mère biologique. Donc, corrigez-moi si je me trompe, en principe la mère qui les élève n’a aucun droit sur eux. Là je ne fais qu’une supposition, je ne suis pas sûre de moi.

      C’est pour ça que la question de la filiation se pose réellement, car la mère qui les élève n’est PAS leur mère biologique ! !

      • emiboot
        emiboot répond à bleuet1
        No Homs land
        • Posté à 09h09 le 19/03/2010
        • Internaute 81944
          No Homs land

        Oui il me semble aussi que c’est le soucis : elle n’a aucun droit légaux sur ses filles. Si le père a un pépin et décède (ne leur souhaitons pas mais bon) la mère se voit privée de ses filles et elles peuvent finir à la Dass. Si c pas absurde. De fait, c’est leur mère, biologique ou pas, c’est un autre débat.

      • désabusée
        désabusée répond à bleuet1
        • Posté à 09h46 le 19/03/2010
        • Internaute 37604

        alors qu’elle les adopte puisque le papa est reconnu comme tel, son épouse, qui les élève depuis 10 ans tout de même, ne le pourrait pas ? la mère porteuse est-elle déclarée comme la mère aux US ? je ne crois pas.

        Regardons l’inverse, lorsque la mère biologique vit seule et se marie et que le père biologique n’a pas reconnu les enfants, son mari peut les reconnaitre et devenir le père officiel non ? c’est bien lui qui les élève et le papa, c’est celui qui aime et élève l’enfant de mon point de vue, donc dans le cas présent, c’est la même chose, elle les élève, elle est la maman de fait.

      • Moksha
        Moksha répond à bleuet1
        Liberté chérie
        • Posté à 10h42 le 19/03/2010
        • Internaute 50250
          Liberté chérie

        Une mère porteuse est une femme qui porte le bébé à naître d’une autre femme. Elle ne fournit pas une contribution génétique, c’est-à-dire un ovule, mais elle ne fait en quelque sorte que prêter son utérus pour l’implantation d’un embryon, et à la naissance elle remet l’enfant aux parents biologiques. Dans l’article il est bien dit que le couple a été reconnu comme celui des parents légitimes, donc il s’agit bien des parents et c’est toute l’absurdité du problème pour ces deux petites filles. Votre débat manque de recul par rapport à ces deux enfants et leurs parents.

  • DeSuisse-
    DeSuisse-
    Je pense donc je gêne !
    • Posté à 07h39 le 19/03/2010
    • Internaute 101756
      Je pense donc je gêne !

    Faut-il voir là-dedans la main cachée de Sarkozy.... comme dans la majorité des sujets présentés d’une manière pessimiste ou négative par Rue89 ? ?

    Ce jugement est tout à fait normal. Les parents savaient pertinement qu’en agissant ainsi, ils auraient des problèmes à faire reconnaître leurs filles car la loi est conntre eux.

    Ils viennent maintenant tenter d’apitoyer l’opinion au prétexte que leurs filles vivent mal cette situation... C’est cela qui est scandaleux.

    • bleuet1
      bleuet1 répond à DeSuisse-
      espère malgré tout
      • Posté à 08h08 le 19/03/2010
      • Internaute 65892
        espère malgré tout

      Tout à fait d’accord, rien ne sert de se victimiser quand on sait très bien ce qu’on fait au départ.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à DeSuisse-
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 10h17 le 19/03/2010
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Ils sont en effet entrés dans un combat pour changer la loi, et sont un peu jusqu’au boutistes, mais agissent aussi pour que d’autres n’aient pas à subir les mêmes embuches qu’eux, c’est louable aussi...

      • Lapocompris
        Lapocompris répond à Sophie Verney-Caillat
        étudiant
        • Posté à 11h08 le 19/03/2010
        • Internaute 87066
          étudiant

        On peut imaginer le cas d’une femme non stérile mais souffrant d’un défaut physique rendant difficile la grossesse (e.g. un corps de mannequin) et épouse d’un milliardaire. Le couple voulant permettre à leur futur héritier d’échapper à l’ISF, paiera une citoyenne monégasque pour porter la grossesse dans une clinique américaine.

      • lifka
        • Posté à 11h45 le 19/03/2010
        • Internaute 37623

        Ce serait louable s’il s’agissait d’un combat pour une cause réellement moralement défendable, mais est-ce le cas ? C’est là que le bas blesse.

      • Désinscrit le 21-6
        • Posté à 11h59 le 19/03/2010
        • Internaute 77771
          nc

        Ce n’est pas plutôt un avocat en mal de réputation qui s’est lancé dans ce combat ?

      • ThatJazz
        ThatJazz répond à Sophie Verney-Caillat
        étudiante
        • Posté à 11h54 le 20/03/2010
        • Internaute 46412
          étudiante

        Je ne crois pas qu’il soit louable de mettre ses enfants dans une situation pareille. Les parents sont dans un combat égoïste, même s’ils mettent systématiquement leurs filles en avant. C’est essentiellement à base de « je veux je veux je veux » ; un caprice. N’allez pas ensuite parler de l’intérêt de l’enfant. On se sert toujours de ces innocents pour servir de paravent rose candy à des intérêts personnels qui n’ont absolument rien d’altruiste.
        C’est quand même fou qu’à notre époque on soit régulièrement obligés de répéter des évidences telles que « on n’achète pas des enfant » ou « on ne loue pas des corps » ou « on ne vend pas ses organes ».

    • Désinscrit le 21-6
      • Posté à 10h43 le 19/03/2010
      • Internaute 77771
        nc

      C’est bien ça qui me choque . Pourquoi ces gens ne sont-il pas restés aux Etats-Unis ? Parce-que là-bas il n’y a pas de sécu ? pas d’allocs ? Pourquoi ne vont-ils pas au bout de leur logique ? ça me fait penser aux constructions sauvages pour lesquelles on demande après coup un permis ou à ces nantis qui se paye un rein sur le dos d’un pauvre hère qui n’a pas eu d’autre choix que de se mutiler pour pouvoir nourrir ses enfants, . C’est la politique intolérable du fait accompli. Je trouve que l’agressivité se situe plutôt dans ce genre de comportements que dans les commentaires des anti- mères porteuses (pondeuses).

  • nanabel
    nanabel
    1ère version
    • Posté à 07h41 le 19/03/2010
    • Internaute 97292
      1ère version

    « Aux yeux de la législation française, la mère est celle qui accouche. “

    Une débilité bien de chez nous. Les adoptions plénières sont la preuve que la loi reconnait la maternité aux mères adoptantes pour les abandons sous X.

    Dans le cas d’un remariage après veuvage, la belle-mère obtient facilement la reconnaissance administrative de son autorité parentale.

    Dans certains cas d’une famille recomposée, la conjointe peut obtenir le statut de responsable légal, si l’enfant élu domicile principal chez elle.

    Qu’on encadre la procédure d’accord, mais de quel droit peut-on prohiber une procréation issue d’un amour ? Ces enfants là sont vraiment les enfants de l’amour.

    Le cas de la mère porteuse, revient à un accouchement sous X. Puisse que la porteuse abandonne définitivement l’enfant. A la différence que le père biologique est connu et reconnait l’enfant. Sa conjointe devient la mère par adoption de manière naturelle, puisse son conjoint est véritablement le père biologique.

    Je ne vois pas pourquoi faire un pataquès pour une filiation aussi simple : le père est bien le géniteur. A l’inverse, personne ne va vérifier si mon cousin est bien le fils de mon oncle.

    • bleuet1
      bleuet1 répond à nanabel
      espère malgré tout
      • Posté à 08h11 le 19/03/2010
      • Internaute 65892
        espère malgré tout

      Ce qui complique votre raisonnement, c’est que la mère biologique est bien vivante (ce qui supprime votre raisonnement en cas de décès), et qu’en plus il ne s’agit pas en général d’une sorte d’accouchement sous X. C’est plus ou moins ça en Inde puisque les parents n’ont souvent aucun rapport avec la mère porteuse, mais dans les pays plus riches les parents se rencontrent, et souvent même gardent un lien avec la mère biologique. Le lien est donc entretenu, il y a réellement une ambiguïté.
      C’est plus compliqué que la présentation que vous en faites.

      • Désinscrit le 15-6
        • Posté à 08h49 le 19/03/2010
        • Internaute 83404
          nc

        Nanabel à raison, et la mort ou non de la mère porteuse ne change rien.

        et puis de toute façon, les raisonnements juridiques n’ont rien a voir là dedans, c’est dit dans l’article (NE pas créer de jurisprudence et ne pas aboutir à l’adoption homosexuelle) et la commentatrice « Désabusée “ le resouligne :

        ‘Franchement, la France est vraiment arriérée sur ces points mais en fait on sait bien pourquoi finalement, c’est dit dans l’article, tout ça c’est fait pour ne pas laisser les couples homos avoir d’enfants, c’est ça qui motive ce refus des autorités et rien d’autre.’

      • nanabel
        nanabel répond à bleuet1
        1ère version
        • Posté à 08h52 le 19/03/2010
        • Internaute 97292
          1ère version

        Dans votre raisonnement, vous tenez compte uniquement de la mère et vous laissez de côté le père biologique. Comme la loi d’ailleurs. Il est quand même étrange qu’en france on reconnait l’égalité du couple pour la vie sociale, mais dès qu’il s’agit de procréation, l’homme est systématiquement mis de côté.

        La natalité serait donc qu’une histoire de mère et son enfant ? Le père n’aurait qu’un rôle de géniteur sans désire paternel ?

        Moi, je crois vraiment que le recours à une mère porteuse est une solution qui a dû être murement réfléchi par le couple, après un parcours difficile et éprouvant. La loi devrait prendre en compte le désir du père, quand toutes les solutions ont échoué.

        Il faut vraiment s’aimer pour faire ça. Le fait de garder un lien affectif avec la mère biologique, n’est pas forcément perturbant pour l’enfant. Il suffit de lui expliquer l’histoire de sa naissance. Les enfants ne sont pas si bêtes qu’on le pense parfois.

    • désabusée
      désabusée répond à nanabel
      • Posté à 09h48 le 19/03/2010
      • Internaute 37604

      + 1

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à nanabel
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 10h14 le 19/03/2010
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Vous avez raison, mais on ne va pas évoquer tous les cas particulier dans le même sujet, c’est suffisamment complexe.
      D’ailleurs beaucoup de couples qui sont passés par la GPA recourent à cette possibilité de devenir mère adoptive : ils négocient un accouchement sous X, pour un enfant reconnu pendant la grossesse par le père d’intention, puis la mère d’intention adopte l’enfant ;

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 5