A DEBATTRE 18/03/2010 à 18h12

Allemagne : Lagarde a-t-elle vraiment dit « n'importe quoi » ?

Pascal Riché | Redchef Rue89


Christine Lagarde, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy à un sommet européen à Bruxelles en mars 2009 (François Lenoir/Reuters)

Pauvre Christine Lagarde. A peine a-t-elle émis une petite critique sur la politique économique allemande que tout le monde lui tombe dessus ! Les défenseurs de l’orthodoxie se sont levés comme un seul homme. Comment la ministre de l’Economie et des Finances d’un pays aussi laxiste que la France peut-elle oser donner des « leçons » au modèle de vertu économique qu’est l’Allemagne ?

Sur France Inter ce jeudi matin, le député européen Daniel-Cohn Bendit, leader d’Europe Ecologie, français et allemand, fulminait :

« Moi je trouve que c’est ridicule. [...] Elle dit “Baissez les impôts”, mais le déficit budgétaire de l’Allemagne en 2009 était de 7,1%. Vous voulez me dire comment ils vont baisser les impôts ? C’est la Banque de France qui va leur filer du fric ? [...] Dans la crise, on dit un peu n’importe quoi ! » (Ecoutez le son)

Audio file

Daniel Cohn Bendit sur Inter

N’importe quoi ? Relisons ce qu’a déclaré Christine Lagarde dans sa fameuse interview au Financial Times :

« Ceux avec des excédents pourraient-ils faire un petit quelque chose ? Le tango, cela se danse à deux. [...] Il est clair que l’Allemagne a accompli un extrêmement bon travail au cours des dix dernières années environ, améliorant la compétitivité, mettant une forte pression sur le coût de sa main d’œuvre.

Quand vous regardez ce qu’ils ont fait de leurs coûts unitaires du travail, ils ont fait un travail formidable. Je ne suis pas sûre que ce soit un modèle viable à long terme et pour l’ensemble de l’eurogroupe. Il est clair que nous avons besoin d’une meilleure convergence. »

Le modèle « prédateur » de l’Allemagne

Derrière ce langage un peu codé, une accusation : l’Allemagne suit un modèle « non coopératif ». Un modèle prédateur, par lequel l’Allemagne gagnerait des parts de marchés en comprimant les salaires de ses propres travailleurs (donc les coûts de ses produits).

Sur RTL, la ministre a enfoncé le clou en conseillant à l’Allemagne de « diminuer les impôts pour encourager la consommation intérieure » et donc les exportation des autres pays. (Voir le graphique)



La ministre de l’Economie et des Finances est loin d’être la seule à raisonner ainsi. Cela fait plusieurs années que l’Allemagne est accusée de pratiquer une « déflation compétitive », au détriment des autres pays.

Martin Wolf, éditorialiste du Financial Times, constate ainsi qu’il est illusoire de penser que tout le monde pourrait suivre le modèle allemand. Car qui dit excédents dans un pays, dit déficits ailleurs :

« Les excédents structurels allemands, dégagés par le secteur privé et par la balance courante, rendent virtuellement impossible pour ses voisins d’éliminer leurs déficits budgétaires, à moins d’accepter un marasme prolongé. »

Et c’est vrai qu’il y a une certaine incohérence, de la part de l’Allemagne, à donner son modèle en exemple à l’eurozone. Si l’eurozone l’adoptait, il n’y aurait plus de modèle allemand ! C’est un peu comme si un enfant, sur la position haute d’un tape-cul, exigeait que son camarade soit lui aussi en haut...

Intransigeance allemande

Quelques jours avant l’interview de Christine Lagarde, Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, allait dans le même sens. Dans une adresse à nos amis allemands, publiée sur Rue89, il écrivait :

« Vous considérez généralement ces excédents comme un signe de la bonne santé de votre économie. Ce n’est pourtant pas le cas : vous savez bien que, du fait de cette austérité excessive, la pauvreté et les inégalités se sont envolées dans votre pays [...]

De plus, en voulant à tout prix punir sévèrement les Grecs, mais aussi les Portugais et les Espagnols, trop dépensiers, vous vous tirez une balle dans le pied : vous allez priver l’industrie allemande des débouchés qui lui ont permis de survivre malgré l’anémie de votre marché intérieur...

[...] Votre intransigeance risque de replonger toute l’Europe dans la récession. »

Si l’Allemagne relâchait un peu plus sa discipline budgétaire, l’Europe respirerait un peu mieux (à commencer par les pays en difficulté, comme la Grèce). Mais les Allemands, très attachés à la stabilité budgétaire et monétaire, n’entendent pas du tout changer de politique. Devant le Bundestag, mercredi, Angela Merkel a martelé :

« Nous n’allons pas abandonner nos atouts au prétexte que nos produits sont peut-être plus demandés que ceux d’autres pays. Cela serait la mauvaise réponse à apporter à la question de la compétitivité de notre continent. Un gouvernement économique européen doit s’aligner sur les Etats membres les plus rapides et les meilleurs, pas sur les plus faibles. »

Fermez le ban ! La chancelière a sèchement rejeté l’idée d’un « soutien rapide » aux Grecs, allant jusqu’à prôner la possibilité d’exclure un pays de la zone euro.

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  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 18h26 le 18/03/2010
    • Internaute 47359
      Retraité

    Merkel va sortir de l’euro puisqu’elle ne pourra pas virer les « pigs » + peut-être la France. Mais si les consommateurs ne peuvent plus acheter allemand que fera t-elle ? De plus les machines outils fer de lance des exportations finiront bien par être copiées que fera t-elle ? . Mme Merkel devient un peu trop arrogante, elle a jeté son masque.

    • Itaki
      Itaki répond à tlaloc
      OnTheAirTonignt
      • Posté à 10h30 le 19/03/2010
      • Internaute 63001
        OnTheAirTonignt

      L’allemagne a beaucoup exporté de machines-outils en Chine qui produisent des biens de consommation qui concurencent ceux des autres pays européens. Les capitalistes vendront la corde pour les pendre !

    • tlaloc
      tlaloc répond à tlaloc
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      • Posté à 11h58 le 19/03/2010
      • Internaute 47359
        Retraité

      On verra qui a raison

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 18h27 le 18/03/2010
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    hé oui c’est un peu la quadrature du cercle de la « bonne gouvernance »
    il faudrait que TOUT les pays exportent plus qu’ils n’importent
    c’est pas facile

  • grosnours
    grosnours
    ecoretraite
    • Posté à 18h29 le 18/03/2010
    • Internaute 94647
      ecoretraite

    Si l ’Allemagne persiste dans cette attitude qui consiste a enfoncer la tête sous l’eau de la Grèce , de l’Espagne et du Portugal elle se privera elle même de ressources à l’exportation et la fin de la zone euro actuelle serait inéluctable ! Joyeux capharnaum en perspective qui remettrait un jour ou l autre le traité de Lisbonne en question . Traitéque la france n’a pas voté ’(sauf par une manip foireuse de l’assemblee aux ordres de sSarko)
    Si on souhaite réellement que l’Europe perdure (mais le souhaite-t-on vraiment ?) la solidarité est impérative mais les recettes peuvent être engendrées par la taxation des profits monstrueux des banques qui ont mis la Grèce dans ce pétrin ! Prendre l’argent ou il est et pas dans la poche des contribuables ..mais ca ce n’est pas pour demain !

    • Tokani
      Tokani répond à grosnours
      Oldmole
      • Posté à 04h18 le 19/03/2010
      • Internaute 71184
        Oldmole

      Heureusement que les Allemands sont là pour endosser toutes les vilenies commises par autrui...
      La Grèce rongée par sa corruption , l’Espagne par une spéculation immobilière débile ,l’Italie exangue par Cosa Nostra , la France par son incapacité chronique à se réformer....
      Pas grave le Bosch est responsable par « nature “ puisqu’en plus en se privant et en s’imposant réforme et discipline il réussit ou nous échouons !
      Cette critique du vice à la vertu révèle bien notre tempérament de grandes gueules incompétentes...

      • grosnours
        grosnours répond à Tokani
        ecoretraite
        • Posté à 09h33 le 19/03/2010
        • Internaute 94647
          ecoretraite

        n etant pas un expert financier et ne connaissant de la situation economique europeenne que ce que je suis en mesure de lire dans la presse (y compris rue 89) il m apparait qu en dehors de la corruption et du laxisme des etats , les premiers responsables de cet etat de fait sont avant tout les speculateurs boursiers ou immobiliers qui ont provoque cette debandade massive et que ce sont les seuls qui n ont pas ete sanctionnes , mais au contraire aides par les gouvernements .
        ce sont ,bien entendu , l incompetence et l incurie des politiques qui ont accentue l effet domino ! donc a mon sens , puisque nous sommes dans la panade , il n y a pas soixante remedes , seule la solidarite peut eventuellement rattraper la donne quoique j en doute , la situation etant probablement engagee dans une spirale infernale qui va nous mener je ne sais ou !
        ce qui prouve une fois de plus que ce capitalisme cynique et decomplexe n engendre que ruine et desolation ne profitant plus qu aux actionnaires au detriment des entreprises et des populations , l allemagne par exemple ,voyant ses salaires bloques , et ses retraites differees a des ages que nous n oserions meme pas envisager chez nous ....et vous oubliez l islande ou la cupidite des banquiers va plonger le pays dans un processus d emprunt prohibitif a long terme que seuls les contribuables vont assumer !
        quant a l espagne (25% de chomeurs) et au portugal , la bulle ne va pas tarder a exploser . la france n est guere en meilleure situation en depit des affirmations des sarko and co et nous aussi nous allons payer la note du deficit budgetaire et de leur gestion calamiteuse .
        tout ceci nous prepare des lendemains qui dechantent et des reveils douloureux ou les priviligies s en sortiront peut etre sans dommage....
        mais quid de nous , pauvres citoyens lambdas ?

        la seule vraie question qui se pose aujourd hui , c est pourquoi ne taxe t on pas davantage les profits faramineux des speculateurs , pourquoi n a t on pas le courage de moraliser le capitalisme , pourquoi aucun des ces gouvernements minables et timores n a t il pas le courage de nettoyer les ecuries d augias ? qu attend t on pour arreter le massacre ? si aucun politique n a ce courage , ce qui est fort previsible , le capitalisme , non content de se detruire lui meme (ce qui ne serait pas pour me deplaire !) , va entrainer la destruction de toute l economie et pas seulement europeenne et ca c est plus grave que la faillite de quelques banksters .

  • copain.dabord
    copain.dabord
    retraite
    • Posté à 18h34 le 18/03/2010
    • Internaute 66528
      retraite

    et si la france resserait un peu sa discipline budjetaire ? ? ? ? ET si nos (hommes d etats ) montraint l exemple tien en renoncant a ce beau navion si onereux et si on arretait un peu de faire des cadeaux avec l argent qu on a pas et si on se mellait de nos affaires .....Il y a pus de 10 ans que la droite est au pouvoir en france l exemple allemand aurait peut etre regardé d un peu plus pres et notre dette serait maitrisée alors que elle s envole Vous etes bien mal placée madame LAGARDE votre maitre est un vrai apnier percé

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 18h37 le 18/03/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    L’Allemagne...dirige l’Europe ! ..sans Allemagne..pas d’Europe ! .
    C’est pas le p’tit Niaiseux qui raconte n’importe quoi...qui peut y faire quelque chose !
    Ce pays, un de ces quatre...va nous planter la...et reprendre leur ancienne monnaie !

  • gribouillemoqueur
    • Posté à 18h42 le 18/03/2010
    • Internaute 36141

    Sommes nous en train de vivre une révolution ?
    Ca fait des années que nos représentants politiques nous donnent l’Allemagne comme un exemple à suivre. Et on découvre aujourd’hui que sa compétitivité ne vient pas de l’innovation ou du progrès technique comme cela doit être. Mais qu’elle est artificiellement assise sur la compression de la masse salariale dans le cadre d’une forme de dumping social mise en oeuvre volontairement depuis 2002.
    Tous les économistes le savaient, les politiques le savaient et on a culpabilisé les salariés français de n’être pas assez compétitifs alors que c’était l’Allemagne qui ne jouait pas avec les mêmes règles du jeu afin de prendre des parts de marché et des emplois à ses vosins et principaux partenaires commerciaux (on rappellera que l’Allemagne est à la fois notre premier client et fournisseur, c’est dire les dégats pour notre économie nationale).
    Super Union Européenne qui a encouragé ces agissements ! , Super monnaie unique qui nous a lié les mains quand un des membres de la zone euro a adopté des politiques économiques non coopératives !

    • mattzz
      • Posté à 19h16 le 18/03/2010
      • Internaute 28590

      J’aimerais bien être d’accord, mais malheureusement l’Allemagne joue précisément les règles du jeu qui ont maintenant cours un peu partout dans le monde : laissez faire la concurrence, et que le « meilleur » (ou moins-disant) gagne. Une sorte de gigantesque appel d’offre à l’échelle planétaire où chacun va proposer des sacrifices locaux aux répercussions globales...

      Et il faut être honnête, en faisant cela, elle ne trahit pas les autres Etats européens. Si vous analysez la construction européenne, vous verrez que l’UE s’est bien plus construite sur l’idée de concurrence que sur celle de solidarité... que défend aujourd’hui Sarkozy ! Ca ferait presque sourire, non ?

      • nemo3637
        nemo3637 répond à mattzz
        Déchoukeur
        • Posté à 02h33 le 19/03/2010
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        +1
        Il y a quand même quelquechose de paradoxal à reprocher à l’Allemagne de faire ce qui était jusqu’à présent le modèle de toute bonne économie libérale : exporter le mieux possible, faire des économies sur la masse salariale...
        La France - Madame Lagarde - fait figure de « mauvaise joueuse ».
        Il est vrai que l’Allemagne se dit prête à sortir les PIIGS de la zone euro, groupe qui risque bien de s’agrandir d’un nouveau « paria » : la France...

    • Viking
      Viking répond à gribouillemoqueur
      Barbare
      • Posté à 22h00 le 18/03/2010
      • Internaute 42830
        Barbare

      Madame Lagarde est une vraie financière qui réfléchit comme tel avec des leviers de mécanismes financiers.
      Après il y a une réalité industrielle, implacables les Allemands ont une industrie avec un tissus de PME incroyablement plus dense que les Francais et des produits innovants à léchelle mondiale.
      La preuve qu’ils sont les meilleurs, Sarkozy et Estrosi veulent copier les Allemands en tout point au niveau industriel (Pôle de Compétitivité, Participation des sous traitanst et PME aux grands projets de recherche etc...)
      ALors après les salaires et les impôts c’est secondaire...si les produits ne sont pas innovants et compétitifs on peut utiliser les leviers fianciers que l’on veut cela ne change rien...
      Lagarde se trompe de cible à mon avis on ferait mieux de dire aux Irlandais et aux Grecs de réagir.

      • gribouillemoqueur
        • Posté à 10h51 le 19/03/2010
        • Internaute 36141

        Il existe un phénomène de fétichiseme industriel qui vient de l’idée que la puissance d’une économie se mesure à son industrie.
        Ce qui est plus que discutable car la part de l’industrie à l’image de l’agriculture est condamnée à se contracter avec les gains de productivité. Les actions de Sarkozy ou d’Estrosi en direction de l’industrie ne peuvent se concevoir que comme du clientèlisme à l’égard de certains intérêts économiques, et non comme la poursuite d’un intérêt collectif.

    • Peureux anonyme
      • Posté à 00h05 le 19/03/2010
      • Internaute 24415

      « Et on découvre aujourd’hui que sa compétitivité ne vient pas de l’innovation ou du progrès technique comme cela doit être. Mais qu’elle est artificiellement assise sur la compression de la masse salariale dans le cadre d’une forme de dumping social mise en oeuvre volontairement depuis 2002. »

      Je crains que cette vision d’un dumping social mis en oeuvre depuis 2002 ne résiste pas à un examen sérieux.

      Le « dumping social » n’est pas si contraignant qu’il rende les Allemands plus pauvres que les Français, au contraire.

      A y regarder de près, on constate en Allemagne un « dumping démographique » vieux de près de 40 ans.

      La fécondité allemande est de 1,3 enfants par femme, contre 2 en France et ce depuis le début des année 70. Cela conduit aujourd’hui à la naissance de 800000 bébés par an en France pour 63 millions d’habitants contre 500000 bébés en Allemagne pour 82 millions d’habitants. Une classe d’age du Baby Boom représentait un million d’allemands, soit 2 fois plus que les classes d’age nées ces dernières décennies. Par rapport à une situation de renouvellement de la population comme nous la connaissons en France , il manque 20 millions d’allemands entre zéro et quarante ans.

      Les allemands ferment les crèches et les écoles, ont relativement peu de jeunes chômeurs (par manque de jeunes), demandent à leurs seniors de travailler longtemps, 67 ans aujourd’hui, 75 ans demain, 80 ans bientôt (car il n’y a pas de relève).

      Dans ces conditions, on comprend que les besoins des salariés allemands sont bien moindre que ceux des salariés français :
      -en matière d’éducation des enfants (ils ont 1/3 d’enfants en moins),
      -en matière de cotisation chômage (ils ont beaucoup moins de jeunes demandeurs d’emploi),
      -en matière de cotisation retraite (ils ne partiront pas en retraite).

      Il n’y a pas de compression artificielle, loin de là, bien au contraire, il y a compression malthusienne.

      • gribouillemoqueur
        • Posté à 11h09 le 19/03/2010
        • Internaute 36141

        Les salaires de salariés allemands se sont contractés de 10% (les chiffres sont connus).
        Et cette contraction n’est pas la conséquence du libre jeu du marché ou de négociations salariales entre les salariés et leurs employeurs mais est la résultante d’une pression du politique en faveur d’une stratégie de croissance assise sur les exportations.
        Et pour quels résultats ? Les marges des entreprises se sont améliorées mais les conséquences sur les performances économiques de l’Allemagne sont plus que discutables car l’impact négatif de la baisse des salaires sur la la consommation n’a pas été compensé par les exportations. Les entreprises sont plus riches avec des marges supérieures à leurs homologues françaises mais pas les citoyens (drôle de politique économique !).
        Et quand on compare la croissance de l’Allemagne avec la France, elle a été globalement inférieure à la France ces dernières années. Et la croissance par tête égale mais pour des raisons démographiques bien compréhensibles quand votre fécondité est en berne.

         
        • Peureux anonyme
          • Posté à 12h00 le 19/03/2010
          • Internaute 24415

          Ne pas confondre l’évènementiel et le fondamental.

          Que les salaires allemands se soient contractés à partir de 2002, qu’ils reculent l’age de la retraite,.. ; , ok, c’est de l’événementiel.

          La cause fondamentale qui rend cela possible n’est pas une pression du politique, mais c’ est l’impasse faite par la société allemande dans son ensemble en matière de relève des générations, ou si vous préférez de reproduction (domaine qui échappe un peu au politique)

          On pourrait en dire autant de l’Italie, de l’Espagne, voire de la Grèce, des pays de l’Est, des scandinaves... Tous ces pays produisant nettement moins de richesses par habitant que l’Allemagne, ils ne peuvent prétendre durablement au même niveau de vie, mais peuvent l’optimiser en tirant partie de leur faible fécondité, ce que ne peuvent pas faire la France ou l’Irlande.

          • gribouillemoqueur
            • Posté à 12h46 le 19/03/2010
            • Internaute 36141

            Attention l’élévation du niveau de vie n’est pas une donnée exogènes sur lequel on ne pourrait pas agir. Il est plus simple pour augmenter le revenu par tête de produire comme des allemands que d’agir sur la féconditié. La recette est simple vous apportez à un européen de l’est (souvent mieux éduqué qu’un français), le capital par tête nécessaire et la technologie occidentale. Son salaire augmentera au rythme de ses gains de productivité pour finalement arriver à la fin du processus au niveau des salaires de l’Europe de l’Ouest. Le problème d’un Allemand ou d’un Français réside surtout dans la difficulté à élever son niveau de vie, non parce qu’il subirait une concurrence internationale qui ferait pression sur les salaires, mais parce qu’une fois arrivé au sommet de la productivité par tête, il est extrêmement difficile d’avoir une croissance qui va plus vite que le progrès technique.

            • Peureux anonyme
              • Posté à 15h19 le 19/03/2010
              • Internaute 24415

              Les allemands ont agi sur leur fécondité pour augmenter leur richesse par tête en diminuant le nombre de têtes. C’est un phénomène assez commun dans les sociétés confrontées à la consommation de masse.

              La France et l’Irlande n’ont pas suivi cette voie, pour des raisons sur lesquelles les sociologues du futur ne manqueront pas de débattre.

              L’utilisation de main d’oeuvre étrangère et de délocalisations est pleinement cohérente avec la décroissance de la population allemande. Les analyses en termes de technologie et de capital par tête ne font que détailler un phénomène dont la logique forte est dans la démographie.

              • gribouillemoqueur
                • Posté à 17h08 le 19/03/2010
                • Internaute 36141

                On peut effectivement influencer la fécondité mais c’est avant tout la conséquences des coupes budgétaires dans la politique familiale qui doivent être pointées du doigt.
                Je vous conseille de lire :
                Lien

        4 autres commentaires
    • ZYXXYO
      ZYXXYO répond à gribouillemoqueur
      Ingénieur Informaticien
      • Posté à 12h50 le 21/03/2010
      • Internaute 13909
        Ingénieur Informaticien

      Faux sur de nombreux points.
       »...sa compétitivité ne vient pas de l’innovation ou du progrès technique comme cela doit être.. »
      L’Allemagne n’innove pas ? c’est nouveau ça...Juste un exemple l’airbus A380 il est pas seulement français...
      et le « comme cela doit être » cela ne veut absolument rien dire, doit être par rapport à quoi ? une loi ? une promesse ?

      « elle est artificiellement assise sur la compression de la masse salariale “
      Que vient faire le mot artificiel ici ? augmenter sa compétitivité en jouant sur les salaires n’a malheureusement rien d’artificiel.
      Les français ont aussi des salaires qui n’augmentent pas beaucoup mais les délocalisations demeurent.

      ‘l’Allemagne qui ne jouait pas avec les mêmes règles du jeu’
      Idem par rapport à comme cela doit être.Quelles règles du jeu ? l’économie est elle un jeu ? elle est plutôt régie par des règles (Europe, OMC), si elle ne respecte pas ces règles là, citez au moins un cas concret !

      ‘un des membres de la zone euro a adopté des politiques économiques non coopératives’ C’est surtout la démagogie de certains (Grêce, France...) qui met en péril la bonne santé de l’Europe.La stabilité de l’euro est en grande part liée à la présence de l’Allemagne (comparez à ce sujet l’ancien DM de l’ancien FF ou de la lire italienne)

      • gribouillemoqueur
        • Posté à 14h51 le 21/03/2010
        • Internaute 36141

        Vous n’avez pas compris que la notion de compétitivité vaut pour une entreprise mais pas pour un pays. Dans un pays qui jouit d’une souveraineté monétaire, il suffit de dévaluer sa monnaie pour régler un problème de compétitivité, si bien que c’est une notion tès relative entre pays.
        La politique de l’Allemagne est non coopérative car le gvt à pesé volontairement sur les salaires pour gagner des parts de marché sur ses voisins et principaux partenaires commerciaux. Cette stratégie n’aurait pas pu fonctionner en dehors d’une zone monétaire (où par nature, les parités monétaires sont fixes). C’est en cela que l’Allemagne n’a pas respecté une règle non écrite de saine concurrence entre pays, membres d’une même zone monétaire
        Enfin, il n’est pas pertinent d’invoquer la mondialisation, la concurrence des pays à bas salaires pour expliquer la baisse des rémunéraitons Allemagne. Ne confondez par la volonté du gvt Allemand visant à faire pression sur les syndicats, et le jeu du marché pour fixer les salaires.
        Si on prend l’évolution du coût du travail entre 1998 et 2008, base 100. On est à 104 pour l’Allemagne, 119.2 pour l’ensemble de la zone Euro, 129 pour l’Italie, 120,2 pour la France et 127.8 pour le RU.
        Comment se fait-il que, dans un même environnement concurrentiel (la mondialisation est la même pour tous), l’Allemagne connaisse une telle évolution aussi divergente ? ca s’appelle le dumping social et ça n’a rien à voir avec la concurrence.

  • Alain Jpeg
    Alain Jpeg
    Echange modo Vs yaourt nature
    • Posté à 18h46 le 18/03/2010
    • Internaute 78455
      Echange modo Vs yaourt nature

    Un tape-cul... Je ne savais pas comment ça s’appelait mais j’ai tout de suite compris de quoi il s’agissait ! Cet article est formidablement instructif, merci beaucoup.

  • raspo
    • Posté à 18h50 le 18/03/2010
    • Internaute 29511

    Je crois qu’il y a au début de l’article une erreur de transcription qui crée un non-sens :

    Cohn Bendit dit
    « le déficit budgétaire de l’Allemagne était 7,1% »
    et non
    « le déficit budgétaire de l’Allemagne n’était que de 7,1% ».

  • Ruski
    Ruski
    Gracchus
    • Posté à 18h57 le 18/03/2010
    • Internaute 50606
      Gracchus

    Si l’on regarde la réalité économique, budgétaire et politique de l’Allemagne il n’est pas difficile de pronostiquer que très prochainement les choses vont commencer à aller très mal. En effet, la prévision du déficit cumulé de l’état pour 2010 est de 78% du PIB, et avec une baisse de ce dernier de 6% en 2009 (une récession jamais vue depuis la seconde guerre mondiale), une situation économique grippée, puisque l’Allemagne avait misé sur le tout export, une situation sociale inquiétante, puisque ces dernières quinze années, le PIB par habitant à fortement décliné, et surtout l’introduction dans la constitution de l’interdiction de tout déficit public supérieur à 0,35% du PIB à partir de 2016. On voit mal le futur gouvernement ne pas être obligé de pratiquer une politique d’austérité draconienne qui se traduira par des centaines de milliers de chômeurs supplémentaires.
    Quant à la « bonne gouvernance » que l’Allemagne exige de ses partenaires, qu’elle n’oublie pas que l’UE représente 62% de ses exportations, autrement dit, que les déficits financent son économie !

  • Monard
    • Posté à 19h23 le 18/03/2010
    • Internaute 19095

    J’aime bien l’hommage du vice à la vertu : « c’est bien , vous avez comprimé les salaires , diminuez les impôts (ceux des riches évidemment !) “

    J’aimerais en rire si la politique de notre bouffon n’était pas si dramatique...

    C’est la faute à l’Allemagne, si le Brésil n’achète pas nos rafales , si les US n’achètent pas nos airbus ,et si l’Arabie Saoudite n’achète pas nos EPR ?

    Et si notre brave Lagarde empêchait les délocalisations vers les pays qui ne nous achètent rien ?

  • Monard
    • Posté à 19h28 le 18/03/2010
    • Internaute 19095

    J’ajoute que si l’Allemagne connait la crise actuellement , le pouvoir d’achat des salariés reste très élevé ...Y compris celui des fonctionnaires de base..

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 19h36 le 18/03/2010
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Boutin avec ses subprimes, Fillon avec EADS, Lagarde avec les exportations allemandes et ses crédits revolvings, Sakozy avec sa moralisation de la finance, les dirigeants français montrent qu’ils n’ont toujours pas pris la mesure de la situation économique mondiale.

    Sur les ruines encore fumantes du programme du CNR ils se croient néo-libéraux et s’énervent que les autres ne respectent pas les « règles » et que ce n’est pas de jeu.

    La seule règle du néolibéralisme, c’est le chacun pour soit.

    Les socialistes eux au moins l’avaient compris depuis 1983.

  • Gastlag
    Gastlag
    flâneur | identi.ca/gastlag
    • Posté à 19h47 le 18/03/2010
    • Internaute 8274
      flâneur | identi.ca/gastlag

    Cohn Bendit a raison : ça ne servirai à rien de baisser les impôts. Il n’y a vraiment qu’une ministre de droite pour penser que c’est en baissant les impôts qu’on relance la consommation. C’est les salaires qu’il faut augmenter. Or l’Allemagne a fait tout son travail de déflation compétitive en diminuant les salaires relatifs, et ça Lagarde ne le critique pas, au contraire elle l’admire !

    De plus il manque une information importante qui est que trop peu souvent dite : le premier partenaire économique de l’Allemagne c’est la France (et de loin) et inversement (et de loin).
    Donc oui quand l’Allemagne a fait sa politique de déflation compétitive ça a été pour prendre des parts de marché en France. Et cela a aussi eu pour effet de pénaliser l’économie française, étant donné que son principal client commercial n’avait plus de pouvoir d’achat.

  • Xavier Denamur
    Xavier Denamur
    Restaurateur
    • Posté à 19h49 le 18/03/2010
    • Internaute 48550
      Restaurateur

    Ce n’est pas la première fois que madame Lagarde dit n’importe quoi. Souvenez-vous en novembre 2008, elle disait en s’alignant sur la position de l’Allemagne : « La grande incertitude quand on baisse le taux de TVA, c’est de savoir à qui cela profite. Si cela profitait complètement aux consommateurs, ce serait sûrement une bonne mesure. » et le premier juillet 2009, suite à la baisse de la TVA dans la restauration qu’elle a finalement soutenu, elle lançait aux consommateurs « profitez-en ! ».

    En ce qui concerne la réussite de l’Allemagne à exporter, madame Lagarde ferait mieux de réfléchir aux difficultés des petites et moyennes entreprises françaises et trouver des solutions pour les dynamiser au lieu de préconiser des baisses d’impôts ou de favoriser nos multinationales qui s’arrangent pour ne pas payer leur part à la collectivité.

    • Spool
      Spool répond à Xavier Denamur
      ici
      • Posté à 20h36 le 18/03/2010
      • Internaute 52054
        ici

      réfléchir aux difficultés des petites et moyennes entreprises françaises et trouver des solutions pour les dynamiser

      plutôt inculte en économie et ce qui tourne autour, c’est la réflexion que je me faisais intuitivement ; quels leviers bloqués ? R&D ? qualité ? technologies de l’information ? marketing ? service ? après vente ? ajustement des méthodes ? de l’organisation ?

    • alberich
      alberich répond à Xavier Denamur
      fumiste
      • Posté à 23h23 le 18/03/2010
      • Internaute 84604
        fumiste

      Votre premier paragraphe souligne la bonne foi de Mme Lagarde. Si elle parle du consommateur lambda, elle a raison de s’interroger sur les baisses ou hausses de TVA qui ne bénéficient pas toujours au consommateur car il existe des prix de marché et des seuils psychologiques et ces prix sont TTC. Vous le savez bien vous qui êtes dans la restauration, vous avez un menu à 31.65 € ?

      Ensuite il a bien fallu qu’elle s’aligne sur la décision présidentielle et ferme sa gueule.

      • Xavier Denamur
        Xavier Denamur répond à alberich
        Restaurateur
        • Posté à 23h47 le 18/03/2010
        • Internaute 48550
          Restaurateur

        C’est bien comme cela que j’avais analysé le revirement de madame Lagarde en novembre 2008.
        Lien

        J’ai bien un menu à 31 €. Lien
        Dans mon cas, je ne suis pas sûr qu’il s’agisse d’un seuil psychologique à ne pas dépasser.

        En fait, la restauration est un secteur où les grandes variantes de prestations offertes et les prix qui leurs sont associés sont très élastiques en fonction des zones de chalandises. Le grand mensonge pour justifier la baisse de la TVA consistait à faire croire aux citoyens que le jeu de la concurrence pousseraient les opérateurs à baisser leurs prix. Cela aurait pu fonctionné si le secteur avait été structuré comme la GD, heureusement il y a encore quelques résistants et beaucoup d’escrocs qui n’ont pas voulu joué le jeu de dupes sans obligation de Novelli et Lagarde.
        Les fonds de pension essayent donc de reprendre en main la communication via les organisations patronales d’où la situation rocambolesque de l’UMIH.
        Si le sujet vous passionne, sur Lien vous pourrez suivre la fin de la première saison de cette série à 3 milliards d’euros étrangement subventionnée par la SACEM.

         
        • alberich
          alberich répond à Xavier Denamur
          fumiste
          • Posté à 00h27 le 19/03/2010
          • Internaute 84604
            fumiste

          Cher ami, je n’ai pas balancé mon prix au hasard :)

          31 n’est pas 31.65, Vous rétorquerez qu’il n’y aucunes raisons que le le prix HT soit rond, par contre ils en existent pour le prix TTC.

          Loin de moi de vous donner des leçons dans votre métier que je ne connais guère ne faisant que du B to B donc sans zone de chalandise, bien que votre premier client soit potentiellement le voisin.

          Par ailleurs étant un peu vieux, j’ai connu les taux normaux de TVA de 17.6, 18.6, 19.6, et 20.6. taux impossibles à répercuter sur les prix TTC. (en B to C of course)

          (votre lien Sacem, je ne vois pas trop le rapport avec la choucroute)

        1 autres commentaires
  • marcelamon
    • Posté à 19h55 le 18/03/2010
    • Internaute 31356

    Pire que la France de sarko, l’Allemagne de merkel avec sa droite encore plus libérale et abjecte, et ses 80 millions de moutons qui se font tondre de plus en plus sans émettre un seul bêlement.

    • Poilagra
      Poilagra répond à marcelamon
      • Posté à 10h02 le 19/03/2010
      • Internaute 103441

      « ..ses 80 millions de moutons qui se font tondre de plus en plus sans émettre un seul bêlement. »

      Les moutons allemands môssieur, ils bèèèèlent pas, ils broutent .

      La différence avec les moutons français, c’est que eux, ils gueulent et ils défilent en troupeaux, ce qui n’a malheureusement pas souvent de résultats concrets .

  • rue_de_la_paix
    rue_de_la_paix
    c'est plus compliqué que ça
    • Posté à 20h37 le 18/03/2010
    • Internaute 61977
      c'est plus compliqué que ça

    « Les excédents structurels allemands, dégagés par le secteur privé et par la balance courante, rendent virtuellement impossible pour ses voisins d’éliminer leurs déficits budgétaires, à moins d’accepter un marasme prolongé. »

    Je comprends pas trop ce raisonnement. Si les produits allemands s’exportent bien, c’est à cause de la qualité et de l’innovation de ses produits.
    Si les autres pays fabriquait des produits qui puissent rivaliser, alors la balance commerciale s’équilibrerait entre clients et les fournisseurs.
    On ne peut pas demander à l’Allemagne de faire des produits moins bons pour rééquilibrer les échanges.

    « l’Allemagne suit un modèle “ non coopératif ”. Un modèle prédateur, par lequel l’Allemagne gagnerait des parts de marchés en comprimant les salaires de ses propres travailleurs (donc les coûts de ses produits). »

    La aussi j’ai du mal à comprendre. Je n’ai pas l’impression que les salaires Allemands soient plus faibles que ceux du reste de l’Europe. L’argument est recevable pour les produits chinois mais pas pour les produits allemands. Et la compression des salaires provient bien plus du taux de chômage qui déséquilibre le marché de l’emploi.

    On reproche à la Grèce d’avoir été négligeante avec ses comptes publics et on reproche à l’Allemagne d’être trop rigoureuse avec les siens. Il faut faire quoi alors ?

    • Gastlag
      Gastlag répond à rue_de_la_paix
      flâneur | identi.ca/gastlag
      • Posté à 22h34 le 18/03/2010
      • Internaute 8274
        flâneur | identi.ca/gastlag

      Ce n’est peut être pas assez bien expliqué dans l’article, mais non les produits allemand n’ont pas gagné des parts de marché que parce qu’ils sont de meilleur qualité. Ils ont pu le faire parce que les salaires ont été comprimés par les politiques de Schröder (du SPD et qui travaille actuellement pour Poutine à Gazprom). Pour plus d’information je vous renvoi au magazine alternative économique qui a fait des bons articles dessus.

      L’Allemagne n’a pas été rigoureuse avec ses comptes publics, elle a comprimé ses salaires. Cette politique ne marchait que si tous ses partenaires économiques (donc en grande majorité les pays européen) ne faisait pas la même politique. En plus même si l’Allemagne a beaucoup d’exportation sa croissance n’a jamais été folichonne.

      • Secco
        Secco répond à Gastlag
        Touriste
        • Posté à 23h38 le 18/03/2010
        • Internaute 51642
          Touriste

        Moui enfin en même temps, il y a à peine 10 ans, quand un Professeur d’université en Allemagne parlait à ses étudiants des « pays à bas coûts », la France était une des premières visées. Et l’Allemagne était déjà la locomotive de l’Europe.

        Alors j’ai un peu de mal à imaginer que ce soient les « bas salaires » de l’Allemagne qui boostent les importations. Que les masses salariales soient sous contrôle pour maintenir la compétitivité acquise entre autres en permettant le développement de PME innovantes (et les économistes sont quasi unanimes à dire que ce sont les PME qui créent de l’emploi et soutiennent l’économie d’un pays), d’accord, mais c’est une mesure conservatoire et non une mesure de « dumping » ou je ne sais quoi.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 22h08 le 18/03/2010
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    On ne peut qu’être admiratif devant la bonne santé économique de l’Allemagne quand on sait que le coût de sa réunification avec l’ex RDA est estimé à 1300 milliards d’euros entièrement financé par les Allemands. Il y a toujours une disparité sociale entre les deux anciens blocs, mais les efforts consentis pour les réunir sont exceptionnels.
    Que Lagarde se permette de critiquer ces efforts qui mettent l’Allemagne en première position mondiale pour l’exportation, et ceci aux détriments des autres partenaires européens, montre que l’espace économique Européen est malade. Le traité de Lisbonne qui devait être l’alpha et l’oméga de la résolution de nos problèmes est une vaste baudruche libérale , une grenouille qui voulait être aussi gros qu’un beauf.
    Les institutions européennes sont en pleine déliquescence (financière, monétaire, diplomatique) et le chacun pour soi prend le dessus. Merci Sarkozy d’avoir fait voter de traité par le parlement après avoir été refusé par les Français

  • sarahappy
    • Posté à 22h25 le 18/03/2010
    • Internaute 9117

    ahhh, si la france fabriquait des produits Bosch - synonyme de qualité, fiabilité, longévité... si l’agriculture était dominé par de produits bio, que les Verts avaient une véritable voix dans la politiK, que les ouvriers « couraient pour chercher le marteau » ... on peut rever , non ?

  • cossery
    cossery
    résistant
    • Posté à 22h32 le 18/03/2010
    • Internaute 85601
      résistant

    L’Allemagne, un modèle à suivre ? ? Ah Ah Ah comme je me marre ! ! ! Bientôt on va conseiller de généraliser Hartz IV en Europe, si ça continue.

  • Bruno_75-
    Bruno_75-
    libre
    • Posté à 23h02 le 18/03/2010
    • Internaute 107512
      libre

    Je suis étonné que Madame Lagarde ne dise pas qu’il n’y a pas de crise économique en Grèce, c’était pourtant bien ses dires à propos de la crise mondiale en 2008...

  • renmi21
    renmi21
    retraité
    • Posté à 23h30 le 18/03/2010
    • Internaute 74148
      retraité

    Il ne faut pas critiquer les patrons de l’Europe (les Allemands) que les français prennent exemple sur eux et la France se portera mieux

  • tambourin
    tambourin
    musicien
    • Posté à 00h00 le 19/03/2010
    • Internaute 107866
      musicien

    La garde prend tour, la garde prend tour, ne se laisse pas abattre.
    La meilleure économiste du monde ne saurait faillir à sa réputation.
    L’excédent des déficits compulsifs n’engrange nullement la décroissance vertigineuse des ratios de Behr. Le paradoxe de Woodrow a montré l’incohérence des althussiennes politiques de malthus germées d’orge naissant. L’Allemagne de la ruthénie n’a pas à rougir d’être un pays de l’est comme le chili con carne est à l’ouest de nouveau. La France donne le la l’Allemagne le vent. Chacun son métier. Walkyrie vendredi dimanche récoltera.

    • lestaq
      lestaq répond à tambourin
      bucheron
      • Posté à 11h13 le 19/03/2010
      • Internaute 62298
        bucheron

      A mon tour : Si Lagarde erre , c’est que le pauvre hère la garde.

  • xxav
    xxav
    .
    • Posté à 01h36 le 19/03/2010
    • Internaute 95011
      .

    L’Allemagne a tout à fait le droit de faire de la concurrence libre et NON FAUSSEE à ses voisins européens.
    Mais au fait, qui définit que la concurrence est non faussée ? ... La main invisible peut-être !
    De toute façon, avec la concurrence des pays en voie de développement, nous n’avons aucune marge de manoeuvre : nous devons nous aligner sur le moins disant social. Les allemands l’ont compris. Ce mouvement descendant n’est pas prêt de s’arrêter, malheureusement !

  • buddy
    buddy
    Ingénieur
    • Posté à 02h20 le 19/03/2010
    • Internaute 62172
      Ingénieur

    l’allemagne exporte des Mercedes, Des BMW, des Audis, des machines outils, etc, la France exporte .... quoi au fait ?
    Au liban j’ai conduit une mercedes qui avait fait 1 million de kilometres !
    il faudrait peut-être regarder de ce côté là.

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