16/03/2010 à 10h16

Travail, logement : les effets bénéfiques d'une dose de libéralisme

Hugues Serraf | Chroniqueur

Ça fait déjà un sacré bail, mais je me souviens encore très bien de m’être étonné, en signant celui de mon premier appartement en Angleterre, de ne pas avoir été forcé de constituer le fameux « dossier » sans lequel il serait impensable d’obtenir un logement en France.

Vous savez bien, cette épaisse liasse de documents comprenant l’original et les photocopies de vos soixante-douze dernières fiches de paye, de votre carte d’identité, de votre avis d’imposition et d’une attestation de votre employeur -sans parler du pedigree de vos garants, de leurs éléments de revenus, de leur relevé de taxe foncière et des quittances de loyer de votre appartement précédent…

J’étais jeune et chevelu, mais pas crétin

A l’agent immobilier qui me remettait les clés de ce petit deux-pièces de Battersea, un quartier du sud de Londres rendu célèbre par la pochette d’un disque des Pink Floyd, j’avais même naïvement demandé pourquoi il m’accordait sa confiance avec autant de légèreté :

  • j’étais étranger
  • je venais de débarquer dans le pays
  • je n’avais commencé à travailler que deux semaines plus tôt
  • ce loyer, en engloutissant près de la moitié de mon salaire, explosait totalement les proportions auxquelles les propriétaires gaulois sont plus attachés que les banques suisses au ratio Cooke.

« Ben j’imagine que si vous prenez cet appartement, c’est que vous pouvez payer, non ? », avait-il répondu en haussant les épaules. « Car vous avez bien de quoi payer, hein ? » « Oui, oui, évidemment… », avais-je bredouillé en empochant les clés, regrettant presque d’avoir provoqué la suspicion de cet administrateur de biens si ingénu.

Et de fait, quelle autre réponse aurais-je pu lui donner ? Bien sûr que j’avais de quoi payer. J’avais beau être jeune et chevelu, je n’étais pas complètement crétin et j’avais choisi un appartement dont le loyer correspondait à peu près à ce que je pouvais me permettre.

« Non, c’est pas légal, mais c’est efficace »

Colin, mon distingué collègue de bureau à la Continental Shipping & Travel Ltd., m’avait ensuite expliqué :

- « De toute manière, si tu ne payes pas, tu ne vas pas tarder à te retrouver sur le palier avec ta valise et ta téloche, m’avait par la suite expliqué Colin, mon distingué collègue de bureau à la Continental Shipping & Travel Ltd. Ça marche comme ça ici.

C’est pas comme chez vous, où l’on peut rester des années sans payer avant d’avoir un huissier sur le dos. Et si tu refuses de dégager, le proprio t’envoie deux costauds pour te faire une “offer you can’t refuse” (“une offre que tu ne peux pas refuser”), façon “Le Parrain”.

- Quoi, c’est légal ?

- Légal ? Non, c’est pas légal, mais c’est efficace… »

Hum, brutal, hein ? On ne te demande pas de raconter ta vie ou de fournir des informations sur le groupe sanguin de ta grand-mère, mais on te loue l’appartement de ton choix et on te vire prestement si tu ne payes pas…

Moi, en tout cas, j’ai toujours payé et je n’ai donc jamais fait la connaissance des costauds.

Rien ne ressemble d’ailleurs davantage aux marchés du logement en Grande-Bretagne et en France que leurs marchés du travail respectifs. Côté nord, hors période de crise :

  • une fluidité et un dynamisme qui permettent aux salariés de ne pas craindre le chômage puisque d’autres jobs sont disponibles
  • des employeurs recrutant sans risque puisqu’il est leur facile de licencier
  • des locataires dénichant aisément un logement puisqu’on se contente de leur demander de payer leur loyer
  • des propriétaires peu regardants, rassurés qu’ils sont par la possibilité de se débarrasser sans difficulté d’un mauvais payeur…

Côté sud, et quelle que soit la conjoncture :

  • des salariés barricadés derrière un code du travail toujours plus dense, mais terrifiés à l’idée de perdre leur emploi puisqu’ils sont convaincus qu’ils n’en retrouveront pas un autre
  • des entreprises freinant leur propre développement en ne recrutant pas, puisqu’elles savent qu’il sera coûteux et difficile de licencier si les carnets de commande se remplissent moins vite que prévu
  • des locataires quadragénaires forcés de demander à leurs parents d’être leurs garants
  • des propriétaires préférant conserver des biens vides plutôt que de risquer de se retrouver encombrés, parfois des années durant, d’un locataire ne payant plus son loyer…

Ça peut sembler étrange, cette idée que l’empilement de règlements et de dispositifs de protection des salariés et des locataires ne produise, in fine, que de la pénurie et de l’inconfort pour ceux-là même qu’il est censé protéger.

Plus de logements HLM en Grande-Bretagne qu’en France

Surtout lorsque la première réaction des « résistants » à la fin de la « trêve hivernale » qui empêche les mauvais payeurs d’être fichus dehors est d’exiger un « moratoire » sur les expulsions. On comprend toutefois qu’une telle mesure ne rassurera guère le petit propriétaire qui hésitait à louer ce studio sur lequel il paye encore un crédit, où grâce auquel il pensait compléter sa retraite…

Non pas, d’ailleurs, qu’une protection moindre du locataire soit nécessairement le corollaire d’un désengagement de l’Etat en matière de logement social, puisque la quantité de HLM est nettement plus élevée en Grande-Bretagne qu’en France (85 logements pour 1 000 habitants contre moins de 70).

Ou même que les locataires du privés soient moins aidés outre-Manche : les allocations logement y sont une tradition à peu près aussi ancrée que le goût pour les fromages à pâte molle chez nous. Elles sont même à la fois plus élevées et plus largement distribuées que les nôtres.

Mais c’est plutôt qu’une autre philosophie est à l’œuvre, dans le cadre de laquelle le marché s’autorégule sans intervention massive de l’Etat -en parallèle d’une politique d’assistance à ceux qui en ont vraiment besoin.

OK, la crise du logement n’en est pas pour autant résolue chez les voisins du dessus, confrontés à des problèmes de démographie et d’urbanisme que nous ne connaissons pas (autant d’habitants qu’en France, pour moitié moins de place).

L’on imagine pourtant que l’importation raisonnée et pragmatique de leurs recettes aurait peut-être un impact positif sur des problèmes que nous sommes, manifestement, incapables de résoudre.

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  • Tyb
    Tyb répond à Hugues Serraf
    (par ici, par là)
    • Posté à 17h50 le 16/03/2010
    • Internaute 24914
      (par ici, par là)

    Et on est bien sur au vu de vos articles que quand vous serez amené à louer votre appart, vous traiterez votre futur locataire comme un client et non comme un quémandeur.

  • A.V.
    A.V. répond à Hugues Serraf
    • Posté à 10h57 le 17/03/2010
    • Internaute 24685

    Faciliter les conditions d’accession à la location ne résoudrait pas vraiment le problème dans la mesure où les loyers ont augmenté beaucoup plus vite que les salaires. A Londres, où les prix du foncier restent record, le marché locatif est aussi plus accessible ; pour les raisons que tu as évoquées, mais aussi parce que les salaires sont proportionnellement plus élevés et la colocation très répandue. En France, la loi du marché et l’interventionnisme se neutralisent mutuellement, illustrant une spécificité nationale : la révolution a créé deux antagonismes profonds qui, loin de trouver un compromis équilibré, se soldent par une surabondance de lois et de dispositifs contradictoires. Alors oui, tout semble plus facile dans le monde binaire anglo-saxon. J’ai débarqué au Canada un jour de 1997 la valise à la main et j’ai obtenu en un mois ce qui prend une vie ici : CDI 2,5 fois le smic + grosses primes + avantages sociaux + bureau au dernier étage de la plus haute tour de Montréal + appart standing de 85 m2. Et pourtant, je suis revenu. Parce que tout ce qui relève du service public y est pourri, à commencer par la santé, l’éducation, les transports... Et leurs alternatives privées, lorsqu’elles existent, sacrifient l’efficacité sur l’autel d’un mercantilisme anarchique. Sans parler de la crise des subprimes...

    Pour ces raisons, la solution est plus compliquée que d’injecter une dose de modèle anglo-saxon dans le système français. Nous avons une sorte de culture économique bancale, ni vraiment libérale ni vraiment étatique, mais c’est une troisième voie qui tient une partie de ses promesses et qu’il est important de continuer à explorer.

     
    • Anonyme répond à A.V.

      « Et pourtant, je suis revenu. »

      On dit qu’il y a au Canada abondance de moustiques, cela nuit-il ?

      Du haut de votre tour, vous deviez avoir une très belle vue sur les épandages par aéronefs...

      • A.V.
        • Posté à 21h28 le 17/03/2010
        • Internaute 24685

        Les moustiques nuisent. Impossible de se balader dans la nature l’été, à moins de courir vite et longtemps. Ils appellent ensuite leurs copains papillons de nuit qui sont tellement endémiques qu’ils nuisent nuit et jour (je ne sais pas comment ils font). Les papillons passent le relais aux mouches noires qui bouffent les petits bouts de peau restés entre les piqûres et nuisent encore plus que leurs copains. Tout ça malgré les épandages. Avant que ça existe, je ne sais pas comment les gens survivaient... Ils devaient passer leur journée à se rouler dans la terre et le Saint-Laurent... la terre et le Saint-Laurent... la terre et le Saint-Laurent...
        Heureusement qu’il y a l’hiver six mois par an. Enfin... en hiver, on se dit qu’heureusement il y a l’été.

        P.S. Des trois grandes tours, la mienne était celle de droite (1250 René-l’Evesque). J’avais une vue magnifique sur le Mont-Royal.

        Lien

        • Anonyme répond à A.V.

          Et de ce côté-ci, j’imagine qu’il doit y en avoir aussi, non ?

          Clin d’oeil en passant à notre vaticinateur, grand amateur de Cohen.

    3 autres commentaires
  • Georges D.-
    Georges D.- répond à A.V.
    ok
    • Posté à 01h47 le 17/03/2010
    • Internaute 104005
      ok

    Moi je peux comparer, car j’ai un enfant étudiant à Londres, un à Washington et un à Lyon, après un an à Paris.

    Dans les deux premiers cas, aucune paperasse, aucune demande de quelque garantie ni caution que ce soit, aucun justificatif de salaire ni de revenu : ils ont cherché leur logement, trouvé leur logement, choisi celui qui leur plaisait le mieux dans la fourchette de loyer possible, signé le contrat et emménagé - en ce qui concerne Washington, ça c’est fait entièrement sur internet. Point. Dans le 3ème cas, galère inimaginable, cautions de cautions et dossier de 70 pages tel que décrit par Hugues Serraf.

    La différence vient effectivement du fait qu’il est impossible à Washington ou à Londres de rester des années dans un logement sans payer le loyer.

    Le tissu d’insultes venimeuses que vaut son billet à Hugues Serraf montre que la majorité des riverains trouve que le système français - où il faut être fonctionnaire catégorie A, ou enfant de fonctionnaire de catégorie A - pour qu’une agence immobilière consente à seulement ouvrir votre dossier, est le « meilleur du monde » - parce qu’ils n’ont jamais été voir ailleurs, est la seule explication possible.

    Ca explique pourquoi tous le monde rêve de devenir fonctionnaire en France.

    Les Franchouillards sont incapables de concevoir que les dispositifs les mieux intentionnées et les plus généreux (protéger les gentils locataires contre les très très méchants propriétaires) peuvent avoir de graves effets pervers et se retourner contre ceux qu’ils prétendent protéger. C’est le cas pour les locataires en France, particulièrement en Île de France.

    Pour lutter contre la grave crise du logement que nous connaissons, il est anormal de décourager l’investissement locatif : un enfant de 5 ans comprendrait ça. Si les propriétaires ont besoin de locataires, les locataires ont aussi besoin (encore plus) d’un propriétaire. Il existe des pays dans lesquels les rapports sociaux ne sont pas conçus en termes de guerre nucléaire et où l’intérêt bien compris de chacun est respecté. Ces pays ont généralement un niveau de vie supérieur au nôtre : étonnant, non ?

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 13h08 le 16/03/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    En plus, çà ferait baisser le prix des loyers, comme à Londres...

  • A déménagé le 8-10 2
    • Posté à 13h14 le 16/03/2010
    • Internaute 41917
      nc

    Je n’arrive pas à comprendre par quel masochisme vous avez pu quitter un si beau pays (le Maggyblairland) pour revenir vivre dans un pays aussi moche (le nôtre).

    • Hugues Serraf
      Hugues Serraf répond à A déménagé le 8-10 2
      Auteur(e) de l'article Chroniqueur
      • Posté à 17h35 le 16/03/2010
      • Internaute 26641
        Chroniqueur

      Bravo ! Encore un effort et vous le lâcherez, le « aimez-la ou quittez-la » qui semble vous traverser l’esprit. Je suis ici, je parle de ce qui s’y passe, je donne mon avis et vous le vôtre. Vous n’aimez pas le pluralisme ?

      • A déménagé le 8-10 2
        • Posté à 22h26 le 16/03/2010
        • Internaute 41917
          nc

        Ah, je n’y avais pas pensé, votre love it or leave it.

        Et, nonobstant l’envie qui semble vous traverser l’esprit, je ne vais pas davantage y penser.

        Je n’aimerais pas le pluralisme ? Ah, certainement plus que ceux qui, suivant leur égérie Maggie, heu, Maggy, pensent que « There Is No Alternative ». Et, à TINA Thatcher, je préfère TINA Turner !

        PS : vous n’aimez pas la contradiction ?

      • kk
        kk répond à Hugues Serraf
        au vert
        • Posté à 22h29 le 16/03/2010
        • Internaute 13480
          au vert

        Le pluralisme, je ne sais pas, mais feu le code du travail sur lequel vous crachez en bon libéral (de gôôôche), oui, je l’aimais assez.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 13h13 le 16/03/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Et puis çà créerait de l’emploi chez les casseurs de genoux et les coupeurs de doigts...

  • Brédala
    Brédala
    NB : dernières lignes dans " (...)
    • Posté à 13h20 le 16/03/2010
    • Internaute 63792
      NB : dernières lignes dans " (...)

    « Pour commencer nous exigeons la preuve que vous étiez réellement chevelu un jour ! “

    (Pétrole Hahn et Angelo Branduardi quasi à bout de nerfs)

  • vdolot
    vdolot
    en sursis au pied des usines
    • Posté à 13h44 le 16/03/2010
    • Internaute 29592
      en sursis au pied des usines

    Bon alors il y va ou pas ?
    Quelque soit la destination l’italie (pour la mafia) ou l’angleterre pour les gentils traders, on vous soutiens à fonds m’sieur seraf : allez-y... UN bon reportage de fond, sur votre expérience personnelle... une grande enquête de genre 27 ans... ensuite vous passez une dizaine d’année à l’écrire et dans 40 ans vous revenez nous raconter... allez-y on vous attend....

  • vdolot
    vdolot
    en sursis au pied des usines
    • Posté à 14h04 le 16/03/2010
    • Internaute 29592
      en sursis au pied des usines

    Libéral j’ai trouvé (difficile de le manquer), mais je cherche toujours « gauche » et « journaliste »... quelqu’un les a vus quelque part ?

    • Firmin
      Firmin répond à vdolot
      employé du mois
      • Posté à 14h14 le 16/03/2010
      • Internaute 54542
        employé du mois

      « Journaliste » : il est blogueur (ceci expliquant cela).
      « Gauche » : je crois que c’est rapport au gant de boxe : c’est un gant gauche.

      « Nous ne voyons pas d’autre explication. »

      • guerzit-
        guerzit- répond à Firmin
        Incomprenant majeur
        • Posté à 15h15 le 16/03/2010
        • Internaute 28472
          Incomprenant majeur

        En fait c’est « le libéral gauche »...

        C’est un anarchiste libéral qui croit que son individualisme est le seul point commun qu’il a avec ses concitoyens... De là une volonté puérile de parler à ses semblables pour obtenir leur adhésion ou tout simplement se sentir moins seul...

        En fait il aurait voulu être scout et faire des jamboree...

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 14h53 le 16/03/2010
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    @ratiocinateur
    Quand on écrit des trucs pareils on est tout sauf de gauche.
    Faut vous lâcher le ratiocinateur. Plutôt que de rester dans une posture compliquée, avec une présentation en oxymore (« libéral de gauche », faites votre coming out. Dites que vous êtes de droite, gaulliste, zemmourien, que sais-je ? Ca ira mieux après, je vous le garantis.

    • Hugues Serraf
      Hugues Serraf répond à C. Creseveur
      Auteur(e) de l'article Chroniqueur
      • Posté à 17h31 le 16/03/2010
      • Internaute 26641
        Chroniqueur

      « Zemmourien » ? Je crois que c’est en train de passer dans le langage courant comme insulte suprême, après ultralibéral, bien sûr. Mais pour votre édification, pour ce que j’en sais, Zemmour est un conservateur souverainiste et légèrement xénophobe. De mon côté, je suis plutôt un progressiste partisan d’un Europe fédérale, internationaliste et profondément antiraciste (et libéral, oui, libéral). Il faut vous faire à l’idée que tous les gens que vous n’aimez pas ne se ressemblent pas.

      Je sais, je sais, c’est compliqué.

      • C. Creseveur
        C. Creseveur répond à Hugues Serraf
        D'actualité, de dessin surtout
        • Posté à 22h04 le 16/03/2010
        • Internaute 7715
          D'actualité, de dessin surtout

        Je ne suis pas là pour vous aimer ou ne pas vous aimer. Vos problèmes narcissiques ne me concernent pas.
        En revanche vous vous exposez dans une posture qui me semble une supercherie. C’est que je pointe.

      • vdolot
        vdolot répond à Hugues Serraf
        en sursis au pied des usines
        • Posté à 10h28 le 17/03/2010
        • Internaute 29592
          en sursis au pied des usines

        Ha ben tiens, ça faisait longtemps que m’sieur Serraf nous l’avait pas faite : vous êtes pas d’accords parce que vous comprenez pas ! ! ! trop drôle...

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 15h08 le 16/03/2010
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Bon bah voila...

    M’fait penser à mon tonton Alzheimer qui raconte n’importe quoi, toute la journée, tous les jours...

  • Homere elmero
    Homere elmero
    communiste primitif
    • Posté à 16h38 le 16/03/2010
    • Internaute 87706
      communiste primitif

    He Huguolin, tu te fais descendre severe, mon gars... Faut dire que t’es plus a dire une connerie de plus ou de moins, mon ptit gars, mais la tu derouilles sec, tu t’en prends dans les chailles, tu semes tes ratiches sur le ring et t’arroses le tapis au grenat : on te l’a deja dit ptit gars, soigne ta gauche, sois liberal, tape.

    • Hugues Serraf
      Hugues Serraf répond à Homere elmero
      Auteur(e) de l'article Chroniqueur
      • Posté à 17h27 le 16/03/2010
      • Internaute 26641
        Chroniqueur

      Bof, « dérouiller », c’est quand on a un adversaire en face de soi, avec des arguments qu’on aurait du mal à parer. Là, franchement, vu la facilité avec laquelle je pense pouvoir esquiver les meuglements inarticulés d’usage, je crois que je vais tenir encore quelques rounds...

      • Homere elmero
        Homere elmero répond à Hugues Serraf
        communiste primitif
        • Posté à 17h47 le 16/03/2010
        • Internaute 87706
          communiste primitif

        et puis tu viens pas seul, il y a le club des supporters-nazeurs qui deboule le boulevard...

         
        • Tyb
          Tyb répond à Homere elmero
          (par ici, par là)
          • Posté à 17h53 le 16/03/2010
          • Internaute 24914
            (par ici, par là)

          Au vu des l’inversion subite et massive des votes sur l’intégralité des messages de ce sujet (y compris des messages à peine postés qui prennent 10*5 boules en 30s) , j’ai des gros doutes là sur le fait que ce club soit composé de plus d’une personne...

        1 autres commentaires
  • Veilleur
    Veilleur
    écoute
    • Posté à 16h44 le 16/03/2010
    • Internaute 75755
      écoute

    On en déduit quoi ? Que « l’Afrique commence à Calais » ?

    M. Serraf qui nous raconte sa jeunesse chevelue, ça doit remonter à un peu de temps, non ? Ce serait bien d’avoir le point de vue de quelqu’un qui vit en Grande-Bretagne actuellement, je doute que le tableau soit aussi radieux !
    (C’est pas pour autant que je défends le système français, on vient encore d’expulser deux squats d’immeubles abandonnés depuis des années dans mon quartier, alors que les mecs avaient même réouvert le petit bistrot en ruine qui s’y trouvait...maintenant il va être muré, génial !)

  • rko
    rko
    • Posté à 16h59 le 16/03/2010
    • Internaute 90061

    « L’on imagine pourtant que l’importation raisonnée et pragmatique de leurs recettes aurait peut-être un impact positif sur des problèmes que nous sommes, manifestement, incapables de résoudre. »
    C’est beau ! On pressent l’école de journalisme dans laquelle la copie, on la pisse...ou on la revoit.

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 17h14 le 16/03/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    BOF........... !

  • JLOUP
    JLOUP
    CONSEIL A L'EXPORT
    • Posté à 17h30 le 16/03/2010
    • Internaute 104461
      CONSEIL A L'EXPORT

    Je suis parfaitement d’accord avec l’analyse d’Hugues Serraf. J’ai un métier qui m’oblige à beaucoup voyager et donc à voir ce qui se passe ailleurs....et permet de regarder sous un autre jour notre merveilleux « modèle social Français ». L’excès de règlementation est une gangrène qui mine l’économie. Il faudrait juste sortir des dogmes qui nous font tant de mal et devenir bêtement pragmatiques. C’est vrai que ça ne fait pas rêver, mais si nous avions la modestie de nous pencher sur les solutions qui fonctionnent chez nos voisins plutôt que de nous étriper sur des mots dont la majorité ne connaissent même plus le sens (Par ex le libéralisme...)...nous pourrions surmonter quelques uns de nos problèmes.

    Le droit du travail Français,est, par exemple, un frein considérable à l’embauche. Qui crée de l’emploi en France ? les toutes petites entreprises, les artisans et les commerçants. 90% des entreprises Françaises ont moins de 10 salariés. On n’en parle jamais, alors que c’est là que se crée l’emploi. Si vous voulez que ces entreprises embauchent, et elles le peuvent, il faut aussi qu’elles puissent licencier, parce qu’aucune entreprise privée n’est capable de garantir son activité et donc l’emploi. A force de règlementer le licenciement, on crée chez les employeurs potentiels la peur de se retrouver demain avec une baisse d’activité et d’être incapables de licencier leurs salariés. Ils préfèrent donc sous traiter ou gèrent en permanence des contrats en sous effectif. C’est pour ça que dans beaucoup de secteurs, on attend des mois avant d’être servi.
    Nous en sommes arrivés à un système profondément injuste et inefficace. La France est devenue un pays de castes : Tout en haut, les fonctionnaires, avec leur emploi à vie. En dessous, les salariés avec un contrat à durée indéterminée, très très protégés, surtout s’ils travaillent dans un grand groupe. En dessous les contrats à durée déterminée, puis les intérimaires et enfin les chômeurs. La précarité des uns ne sert qu’à payer la sécurité des autres. C’est ça, un modèle social ? ? ?

    Je préfère largement les pays dans lesquels l’embauche et le licenciement sont libres. Ce sont souvent des pays de plein emploi et, contrairement aux idées reçues, la balance y pèse souvent en faveur des salariés qui, dès lors qu’ils sont compétents et travailleurs, sont sollicités en permanence par des entreprises qui leur proposent une meilleure rémunération et de meilleures conditions de travail. Je préfère un système qui donne du travail à tout le monde et à chacun sa chance, même s’il s’appelle libéral, à un système qui derrière un paravent social habillé par de jolies formules, perpétue des injustices et enferme des millions de personnes dans l’assistanat forcé.

    • guerzit-
      guerzit- répond à JLOUP
      Incomprenant majeur
      • Posté à 17h39 le 16/03/2010
      • Internaute 28472
        Incomprenant majeur

      Bah écoute tu sais ce qu’il te reste à faire...

      • JLOUP
        JLOUP répond à guerzit-
        CONSEIL A L'EXPORT
        • Posté à 19h57 le 16/03/2010
        • Internaute 104461
          CONSEIL A L'EXPORT

        Pour ta gouverne, je suis travailleur indépendant. je n’ai pas besoin de m’exiler pour n’avoir droit à rien. Je n’ai pas droit au chômage, la quasi certitude de ne toucher aucune retraite et je suis responsable de mes dettes professionnelles sur mes biens propres. Mes impôts en revanche, financent la sécurité des autres... Je sais donc de quoi je parle. Maintenant avec des raisonnements comme le tien, on fait avancer les choses....c’est pas Le Pen qui a dit « aimez la ou quittez la ? ? ? »...Monsieur ne serait pas un tantinet facho sur les bords ? ? ?

         
        • guerzit-
          guerzit- répond à JLOUP
          Incomprenant majeur
          • Posté à 10h05 le 17/03/2010
          • Internaute 28472
            Incomprenant majeur

          Quand je disais « ce qui te reste à faire » je pensais juste à :

          - t’engager en politique, dans un parti qui satisfasse tes envies de plus de concurrence, de violence et d’animosité entre les gens... Ou même créer ton propre parti au service des gentils défenseurs du « laisser-faire le marché s’autorégule, merci »
          - voter dès la semaine prochaine pour un parti soucieux du bien-être des citoyens, et qui pour cela promeut la guerre économique entre individus ;
          - aller à l’étranger t’inspirer des grandes avancées démocratique et humanistes des USA, ou d’autres... mais je précise partir pou mieux revenir, tel l’Ulysse d’Homère, quoi...
          - défendre dans la rue, sur les marchés, le bilan des grandes démocratiques, mais selon des critères justes de rendement, de rentabilité des investissements, de retour sur investissement à long terme (entre 6 et 10 mois)...

          Bon bah j’ai bien rigolé à lire la somme de tes convictions qui , semblent à te lire naitre d’une profonde frustration et de jalousies mal assumées envers les « autres », ceux qui ont plus ou mieux que toi, forcément de manière injuste...

          Pour votre assertion sur mon fascisme présumé, je me montrerai moins tatillon que vous en laissant pisser...

          • JLOUP
            JLOUP répond à guerzit-
            CONSEIL A L'EXPORT
            • Posté à 14h41 le 17/03/2010
            • Internaute 104461
              CONSEIL A L'EXPORT

            Je te rassure, je n’envie personne et surtout pas ceux qui vivent à l’abri du confortable parapluie de l’état. J’assume pleinement ma liberté et les risques qu’elle entraine. Le fait de justement n’avoir droit à rien est pour moi une fierté. L’argent que je gagne, je ne le dois qu’à moi même, à mon travail et aux risques que je prends.
            Je ne fais pas partie de cette cohorte d’assistés qui passent leurs semaines dans la rue à demander plus à l’état (c’est à dire, aux autres). Au delà de cela, j’ai de surcroit le plaisir d’être utile à la collectivité, puisque j’exporte des produits fabriqués en France, et permet à des agriculteurs et à des petits entrepreneurs de viabiliser leurs entreprises en leur ouvrant de nouveaux marchés.
            Cela me donne justement le droit de donner un avis sur le système, et l’envie d’améliorer ce qui ne va pas. Merci pour tes conseils sur les moyens à employer.
            Pour ce qui est de tes observations « de fond » qui visent à résumer le libéralisme à une doctrine économique et à l’assimiler au capitalisme sauvage, c’est juste la récitation de lieux communs, du prêt à penser bobo. Je t’invite donc à d’abord creuser le sujet, à lire les écrits de Turgot, Tocqueville, Benjamin Constant et les très nombreux auteurs et philosophes, notamment Français, qui ont formulé la doctrine libérale. Tu découvriras alors que le libéralisme est une doctrine humaniste, respectueuse de l’homme, qui défend l’égalité des chances et condamne la spéculation, bien éloignée de la caricature qu’en donnent aujourd’hui les gens comme toi. Elle a inspiré la révolution dont les premières mesures étaient libérales.Très éloignée aussi du système que nous avons aujourd’hui en France. L’UMP est Gaulliste, dirigiste, et pas du tout libérale. Donc oui, j’aimerais qu’on essaie enfin les recettes libérales en France, notamment celles qui ont fait ailleurs la démonstration de leur efficacité.

            • guerzit-
              guerzit- répond à JLOUP
              Incomprenant majeur
              • Posté à 15h24 le 17/03/2010
              • Internaute 28472
                Incomprenant majeur

              Pour résumer votre propos :

              - J’ai le doit d’ouvrir ma gueule parce que selon mon point de vue, je suis un gars qui n’en veut... Et donc les bobos et les fonctionnaires c’est le baillon, hein, bon... Ou même la lanterne...

              - t’es qu’un bobo... donc tu as de l’argent, tu es naif, tu es responsable de la spéculation immobilière, foncière, énergétique, des atteintes aux droits de l’homme, de la pollution, du non respect des principe bidon de l’économie de marché...

              - va lire Tocqueville, ignare, tu t’apercevras que le libéralisme d’il y a 2 siècles et demi, c’était super (si, entre temps, le terme à pu évoluer et prendre d’autre colorations, sachez aussi rester droit dans vos bottes et pratiquer le 1er degré en le niant absolument). Dans le même genre d’idées, je vous conseille d’adorer la démocratie athénienne, il parait que c’était bien fun en matière de liberté d’expression (en tant qu’homme libre, bien sûr, mais ça)...

              - la libéralisme n’est pas appliqué en France... C’est bien connu que nous vivons encore dans une société de castes médiévales...

              Et bah vous avez gagné le match des lieux communs. Merci pour la leçon en tout cas...

        • guerzit-
          guerzit- répond à JLOUP
          Incomprenant majeur
          • Posté à 10h04 le 17/03/2010
          • Internaute 28472
            Incomprenant majeur

          Ah oui, pour le fun :

          « je n’ai pas besoin de m’exiler pour n’avoir droit à rien »

          Belle phrase qui m’aurait éviter ce trop long paragraphe au dessus...

        4 autres commentaires
  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 18h49 le 16/03/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    En même temps, il y a de l’idée : envoyer des sbires casser les genoux des proprios qui ne louent pas, ça pourrait débloquer le marché.

    Mais c’est illégal...

  • heinpasdeux-
    heinpasdeux-
    Trollé par la modération...
    • Posté à 19h29 le 16/03/2010
    • Internaute 94001
      Trollé par la modération...

    Quand on voit toute la pub pour le » shuttle « 
    et les “super week-ends ‘ pour les soldes ou les fripes’ a Londres ..
    No thanks...On n’est pas sorti du tunnel.

  • jacques13
    • Posté à 19h51 le 16/03/2010
    • Internaute 8827

    Encore ce discours libéral moisi avec maintenant en point d’orgue la justice et la police privées .A quand la peine de mort ou une balle dans les genoux (décidé par le prêteur )pour non remboursement d’emprunt ,je suis sur que l’on pourrait prêter plus facilement de l’argent aux jeunes sans demander beaucoup de garantie et rendrait enfin ce marché plus fluide.
    Vous êtes dans le délire ,mais je ne suis pas sur que ça se soigne.

  • France Terre Chrétienne
    • Posté à 20h50 le 16/03/2010
    • Internaute 108721

    Je suis d’accord avec M. Serraf : quand un locataire ne paye pas son loyer, il met son propriétaire en grave difficulté et s’approprie, en quelque sorte, son bien. D’où la peur de beaucoup de propriétaires. Faciliter les expulsions serait effectivement débloquer beaucoup de logements, aujourd’hui vacants, à la location.

    Pour les expulsions « manu militari », il faut reconnaître que l’accès à la justice est lent et coûteux. L’état ne peut pas être partout. Laisser les citoyens participer, sous des formes prévues par la loi, au maintien de l’ordre est une bonne chose.

    Enfin, pour le monde du travail, il faut gérer le contrat de travail comme n’importe quel contrat et supprimer le code du travail, obsolète et qui bloque la création d’emplois.

    M. Serraf a parfaitement raison.

    Il n’y a que deux choses que je rajouterait :

    1/ Réserver les allocations logements et les logements sociaux à nos concitoyens. Pour les étrangers, ou les gens récemment naturalisés, il faut mettre à contribution les états d’origine, car il n’y a pas de raisons que ce soit nos concitoyens qui fournissent l« effort qu’ils n’ont pas à fournir sur leurs territoires.

    2/ Le code du travail ne peut être supprimé qu’à condition que les patrons s’engagent à respecter la morale chrétienne, et ne cherchent pas à exploiter indument leurs employés.

    • Firmin
      Firmin répond à France Terre Chrétienne
      employé du mois
      • Posté à 22h09 le 16/03/2010
      • Internaute 54542
        employé du mois

      Je ne suis pas d’accord avec votre 2/, les patrons doivent respecter la morale klingonne. J’ai dit.

      • France Terre Chrétienne
        • Posté à 22h25 le 16/03/2010
        • Internaute 108721

        Lien

        Je préfère la morale chrétienne, étant opposé à la peine de mort et plus favorable au pardon qu’à la punition.

  • kk
    kk
    au vert
    • Posté à 22h24 le 16/03/2010
    • Internaute 13480
      au vert

    C’est génial ! ! !
    Serraf sélectionne ses propres commentaires en rafale !
    D’un autre côté, c’est pratique pour nazer (le contenu et la méthode)
    On croit toujours qu’il a touché le fond mais là, il se surpasse.
    Après son vélo et ses joints, il nous parle de ses cheveux longs ; vraiment quel rebelle !
    Sans compter le contenu tout puant de la chronique.

    Si jamais ce mec me répond, qu’il n’oublie surtout pas de sélectionner sa réponse.

  • Anonyme

    Le classement des pays suivant l’indice de développement humain devrait tempérer les ardeurs de ceux qui pensent que l’herbe est toujours plus verte ailleurs (classement 2007) :

    Développement humain élevé

    1 Norvège 0.971
    2 Australie 0.970
    3 Islande 0.969
    4 Canada 0.966
    5 Irlande 0.965
    6 Pays-Bas 0.964
    7 Suède 0.963
    8 France 0.961
    9 Suisse 0.960
    10 Japon 0.960
    ......
    13 Etats-Unis 0.956
    .....
    21 Royaume-Uni 0.947
    22 Allemagne 0.947

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 23h22 le 16/03/2010
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Je connais aussi la solution de la bonne dose de communisme...
    Elle est encore plus radicale pour que chacun ait droit à un logement à un prix décent en lieu et place de la pénurie organisée pour en faire un investissement spéculatif aux dépens des caisses des allocations familiales !
    Je suis presque sûr qu’il n’y aurait pas besoin de beaucoup de paperasserie...

  • Georges D.-
    • Posté à 01h34 le 17/03/2010
    • Internaute 104005
      ok

    « Libéral » ne veut même plus dire seulement « de gauche » dans les pays anglophones, mais presque carrément « gauchiste ». Ce mot désigne tous les progressistes, il est opposé à « de droite » et à « conservateur ».

    Les libéraux ont seulement inventé le concept de liberté et d’égalité universelle en dignité et en droits : ça mérite bien que les Français leur crachent dessus...

    A lire les commentaires sur l’« Angleterre » - ils veulent dire le Royaume Uni - on est revenus à l’époque de la « perfide Albion », c’est incroyable. On est carrément dans la xénophobie.

    Oui, c’est le Royaume Uni qui a inventé le libéralisme (Adam Smith n’était pas « anglais », il était écossais), avec les Français, tous ces gens qu’on a appelés les Lumières. C’est le Royaume Uni qui a inventé la démocratie moderne, avec quelques broutilles qui ont changé la vie des Européens : Magna Carta (fin du pouvoir absolu du roi, 1215), Habeas Corpus (obligation de présenter toute personne arrêtée à un juge, 1679), Bill of Rights and Liberties (Déclaration des droits et libertés, 1689), etc...

    Les libéraux sont des gens qui sont attachés à la liberté en général et aux libertés en particulier. Ils ont inventé la démocratie, rien que ça. En économie, ça signifie la liberté d’entreprendre : un scandale !

    Bref, il faut avoir l’esprit tordu comme un Franchouillard pour faire du beau mot « libéral » un repoussoir.

    La tribune d’Hugues Serraf se borne à faire un constat, que tous les gens qui ont mis un jour les pieds hors de leur village natal ont tous fait : c’est une galère innommable de trouver à louer en France, c’est humiliant et abrutissant, alors que dans d’autres pays à peu près semblables au nôtre, ce n’est pas du tout le cas. Cette situation est indubitablement un effet pervers de la trop grande tolérance dont bénéficient dans notre pays les mauvais payeurs (qui bien entendu ne sont qu’une petite minorité, mais les bons, comme on dit, paient pour les mauvais). Ce simple constat - que personne ne conteste (je me suis fadé la lecture de tous les messages, je n’ai pas été déçu) - lui vaut comme toujours des insultes, des invectives et des invitations à quitter le territoire national.

    On ne conteste pas le constat, mais comme ça énerve, on insulte.

    Entre ça et la féroce xénophobie anti-britannique, on s’étonne que le FHaine fasse de jolis scores dans notre beau pays ? Le terrain est propice : l’étranger fait peur, la liberté est honnie, la soif d’égalitarisme est telle qu’on est prêt à ratiboiser tout le monde pour que pas une tête ne dépasse...

    Tant qu’à me faire tout plein de nouveaux amis, je tiens à ajouter en post scriptum aux Franchouillards qui détestent les « Rozbifs », qu’ils font un contre-sens total sur leur système de santé, car si celui-ci a été si longtemps aussi catastrophique (ça va mieux maintenant), c’est justement parce qu’il a été entièrement socialisé après la guerre, avec des médecins, des dentistes et des personnels de santé tous FONCTIONNAIRES, rémunérés par l’Etat au sein d’un système financé par l’Etat. C’est donc par manque de ce qu’ils appellent bêtement « ultra » ou « néo-libéralisme » qu’il est devenu catastrophique dès les années 60-70 : on a vu ça ailleurs, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.

    • Anonyme répond à Georges D.-

      D’abord, on ne discute pas du mot « liberal » en anglais mais du mot « libéral » en français.

      Ensuite, on ne dit pas que les britanniques sont inférieurs à nous, on conteste simplement le fait de dire qu’ils nous sont supérieurs. Surtout quand les faits prouvent (voir le classement IDH) que ce n’est pas le cas.

      Pour ce qui est du système de santé britannique, j’ignorais que Margaret Thatcher avait échoué à réformer un système stalinien issu de la seconde guerre mondiale et que les médecins britanniques étaient regroupés en kolkozes. J’en apprends tous les jours.

      Défendre l’idée qu’on puisse expulser des locataires avec des hommes de main, c’est faire l’apologie de la violence.

      Penser qu’il est nécessaire d’injecter une dose de libéralisme économique au pays de Sarkozy, c’est crétin.

      Pour le reste :
      Lien

      • Georges D.-
        • Posté à 17h29 le 17/03/2010
        • Internaute 104005
          ok

        D’abord, on discute de ce qu’on veut : en l’occurrence de l’étonnante dérive du sens du mot « libéral » en français, alors qu’il a gardé son sens d’origine dans les pays anglophones. C’est un phénomène extrêmement intéressant au pays de la Révolution française - grande révolution libérale s’il en est, avec la « Glorieuse révolution » britannique de 1689 et la Révolution américaine de 1776 qui l’ont précédée.

        Encuite, personne n’a prétendu que les Britanniques étaient « supérieurs » ou « inférieurs » à quiconque : ceux qui connaissent le pays ont simplement fait remarquer l’incroyable facilité avec laquelle on trouve à louer un logement au Royaume Uni, et même à Londres (où les loyers sont plus chers qu’à Paris) sans caution, même quand on est un jeune étranger sans ressources, par rapport à l’incroyable difficulté qu’il y a à faire la même chose en France. C’est ce constat qui vous énerve, mais que vous seriez bien en peine de réfuter, puisqu’il est exact.

        Pour ce qui est du système de santé britannique : non, Thatcher n’a pas supprimé le principe du fonctionnariat dans le système de santé publique, elle a seulement établi des passerelles avec le système privé, et tout le monde a salué cette mesure car les listes d’attente pour se faire soigner même dans le cas de maladies graves avaient dépassé le seuil de l’admissible. Donc, quand le système public s’avère incapable de soigner ou d’opérer en temps voulu, le patient se fait soigner et opérer dans le privé aux frais du public. Effectivement, je crois que vous avez beaucoup de choses à apprendre : les défauts majeurs du système de santé britanniques viennent bel et bien d’un manque de libéralisme et d’un excès d’étatisme.

        Personne n’a jamais défendu l’idée qu’on puisse faire expulser des locataires par des hommes de mains. On constate qu’en France il faut des années à l’Etat pour faire respecter la loi, et que c’est une des causes de la crise du logement que nous connaissons. Il est anormal que des propriétaires préfèrent laisser un logement vide plutôt que de prendre le risque de le louer - il est anormal que louer un logement soit un « risque », car ceux qui en pâtissent le plus sont précidément ceux qu’on prétend protéger.

        Ce qui est « crétin », c’est de croire que la France soit un pays « ultra-libéral », alors que l’Etat y a une place immense, pour des raisons historiques et traditionnelles. Vous rêvez d’un pays de fonctionnaires - permettez que ce ne soit pas un idéal pour tout le monde.

         
        • Anonyme répond à Georges D.-

          1/ On discute de ce qu’on veut mais
          on évite de détourner les mots et les
          notions qu’ils recouvrent pour leur
          faire dire n’importe quoi.

          2/ Le libéralisme à la révolution
          c’est se libérer de l’absolutisme
          royal. Comparer la monarchie de droit
          divin à l’Etat républicain, pour disqualifier
          toute forme de régulation est, a minima,
          un contresens historique.

          3/ Je ne conteste pas qu’il soit plus
          facile de se loger au Royaume-Uni (relisez
          ce que j’ai écrit). Le manque de logements
          sociaux y fait beaucoup. Mais vos amis
          libéraux vont encore se plaindre que
          l’Etat dépense trop d’argent en France.

          4/ Sur le dénigrement systématique
          de la France et des français, je vous
          renvoie à un spécialiste :

          « Bref, il faut avoir l’esprit tordu comme
          un Franchouillard pour faire du beau
          mot “libéral” un repoussoir. »

          Je passe sur le fait que pour vous, ne
          pas être d’accord avec la politique du
          Royaume-Uni, c’est forcément être
          d’extrême-droite.

          Quant au texte d’origine, il suffit de
          le relire.

          5/ Moi, sur le système britannique de santé,
          je lis ce genre de chose :

          « La principale faiblesse de ce modèle est
          la longueur des listes d’attente, du fait du
          manque d’investissement et de la lourdeur
          de l’organisation du système. »

          « Manque d’investissement », sous-entendu de
          l’état, tendrait à dire qu’il n’y a pas
          assez d’état, au contraire.

          6/ « Personne n’a jamais défendu l’idée qu’on
          puisse faire expulser des locataires par
          des hommes de mains. »

          « Et si tu refuses de dégager, le proprio
          t’envoie deux costauds pour te faire une
          “offer you can’t refuse” (“une offre que
          tu ne peux pas refuser”), façon “Le Parrain”.

          Inutile de commenter plus.

          7/ Voir tous les français comme des
          fonctionnaires, le béret sur la tête et la
          baguette de pain sous le bras, ça c’est
          de l’objectivité “libérale”.

          • Georges D.-
            • Posté à 21h01 le 17/03/2010
            • Internaute 104005
              ok

            Il y a DAVANTAGE de logement sociaux au RU qu’en France (et les aides au logement y sont plus généreuses). Il faut être un Franchouillard à l’esprit tordu pour croire que le manque de logements sociaux (ou autres) pourrait entraîner une plus grande facilité à trouver un logement... C’est carrément n’importe quoi.

            Le « manque d’investissement et la lourdeur
            de l’organisation » du système de santé britannique tient au fait que c’est un système étatisé et donc bureaucratique. Que l’Etat n’investisse pas suffisamment ne prouve pas que l’Etat n’y est pas assez présent, il prouve même le contraire.

            Le libéralisme c’est une philosophie qui met au premier plan les libertés fondamentales en politique et la liberté d’entreprendre en économie. Comme tous les Franchouillards (mais pas comme tous les Français, heureusement), vous confondez « libéralisme » et « capitalisme ».

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