Sur le terrain 11/11/2007 à 13h36

Ni putes ni soumises : y a-t-il une vie après Fadela Amara ?

Guillemette Faure | Journaliste

Réuni en Assemblée générale, le mouvement se déchire sur la participation de sa fondatrice au gouvernement.


Les participantes au débat d’hier (Audrey Cerdan/Rue89).

« Bernard Laporte est au gouvernement et on va continuer à regarder le rugby… “ Yves Dodin, trésorier du comité de Bretagne de Ni Putes Ni Soumises, a des comparaisons singulières pour expliquer pourquoi l’entrée de Fadela Amara, fondatrice du mouvement, au gouvernement ne l’empêchera pas de rester membre de l’association. ‘ On est là pour les valeurs : laïcité, égalité, mixité...’

A Dourdan, dans l’Essonne, l’Université de Ni Putes de Ni Soumises est sur la défensive. Des comités ont annoncé qu’ils quittaient l’association féministe. Des membres ont décidé de boycotter bruyamment la rencontre d’automne. Ils ne digèrent pas que Fadela Amara, fille des banlieues et fondatrice du mouvement, puisse faire partie du même gouvernement que Brice Hortefeux ou que Christine Boutin.

La décision d’Amara de rejoindre le gouvernement de Nicolas Sarkozy n’appartient qu’à elle, a fait savoir la nouvelle présidente par intérim, Sihem Habchi. Un argument que reprennent la plupart des adhérents. Mais les critiques continuent à douter de l’indépendance politique du mouvement. La secrétaire d’Etat à la Politique de la ville Fadela Amara vient justement de passer faire le tour des lieux. Des copines la traitent en star. Sihem Habchi s’absente d’une table ronde sur l’obscurantisme pour lui dire au revoir.

Egalement en ligne de mire, Mohamed Abdi, toujours secrétaire général du mouvement alors qu’il est depuis cet été conseiller spécial de Fadela Amara au secrétariat d’Etat à la Ville. ‘ Apparatchik ! lance une militante, mi blagueuse, mi sérieuse.


Silhem Habchi, la présidente de NPNS (Audrey Cerdan/Rue89).

Les participants à la cinquième université hésitent. Ce pied dans la porte est-il une chance pour le mouvement ? La possibilité de pouvoir passer de l’opposition à l’action ? Ou une perte de légitimité du mouvement porté par des filles des banlieues ? Le signe que l’association née dans le cités a perdu de son contre-pouvoir ?

Surprise d’abord qu’Amara, malgré le dégueulasse’ lâché à propos de l’amendement ADN n’ait pas encore claqué la porte. ‘ Je pensais qu’elle ne resterait pas’ dit Marile Kudhr, venue avec une association qui travaille à raccourcir les délais d’adoption des enfants du Maghreb.

‘ Mais je n’ai pas compris les dissensions [au sein de NPNS, ndlr], sa présence donne une autre image des banlieues’ .

Sophia Laroche, du Comité de la Réunion, traite les critiques et les démissionnaires d’ ‘ aigris’ :

‘ Chez nous [à la Réunion] depuis que Fadela est plus visible, les élus font plus attention à notre groupe.’

Un homme du comité d’Angoulême reconnaît que des militants lui ont dit ‘ qu’on était foutu’ avec l’entrée d’Amara au gouvernement. ‘ Quand elle a été nommée, certains lui ont envoyé de messages de félicitation. Je ne l’ai pas fait’ , résume Annaig Lemoël, présidente du comité de Bretagne, 24 ans, marrante, grande gueule assumée, ‘ on les jugera à leur bilan’ , ajoute –telle à l’attention d’Amara et Abdi. La vingtaine de comités locaux qui ont publié un communiqué de ‘ démissions en bloc’ ? ‘ La moitié étaient déjà morts, et dans l’autre moitié beaucoup ne faisaient pas grand-chose’ , assure la Bretonne.


Le comité de Bretagne à Dourdan (Audrey Cerdan/Rue89).

A l’association, on rappelle que seul le comité de Grenoble a officiellement démissionné, et que trois autres l’ont fait informellement. Oui, le fonctionnement de l’association manque de transparence et de mécanismes démocratiques, regrette t-on dans les couloirs de ce petit hôtel de l’Essonne, mais ceux qui sont là lui donnent le bénéfice du doute : ‘ Une association, ça vit, y a des crises, c’est comme un parti’ , lâche Mauricette De Belvalet, 58 ans, féministe depuis 40 ans.

‘ Fadela Amara avait un certain charisme’ , regrette une participante pour expliquer la baisse de participation de la rencontre. Sihem Habchi, sa remplaçante, est plus discrète. ‘ Elle est moins charismatique ? Oui et c’est tant mieux’ , estime Annaig Lemoël. ‘ L’association a passé trop de temps en communication. Notre légitimité, elle se fait sur le terrain’ dit-elle à propos des appels du commissariat qui l’alertent de femmes victimes de violences conjugales.

Zermane Hacina, 35 ans, séropositive depuis seize ans, semble errer sans trop comprendre ces histoires de divisions internes :

‘ Parce que c’est difficile de parler du sida dans les banlieues, j’ai perdu des années à balancer dans la précarité… On ne peut quand même pas se passer d’association…’

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  • thierry reboud
    • Posté à 13h52 le 11/11/2007
    • Internaute 20923

    Les passages de la gauche vers le gouvernement de Sarkozy/Fillon sont en fait assez différents les uns des autres.
    Le ralliement de Besson, par exemple, me paraît relever du pur et simple opportunisme. Ceux de Kouchner ou Bockel manifestent plutôt le retour de deux hommes respectables dont les convictions et les positions qu’ils ont défendues n’auraient jamais dû leur permettre de demeurer au Parti Socialiste. Après tout, ni l’atlantisme (pour dire vite) de Kouchner, ni le libéralisme de Bockel ne datent d’hier, et de plus ils ne les ont jamais cachés.

    Quant à Hirsch et Amara, ils sont essentiellement le signe de l’échec du Parti Socialiste.
    Ces deux-là proviennent d’associations qui ont, l’une et l’autre, vocation à travailler avec le pouvoir quel qu’il soit. Cette position est en gros celle des syndicats qui ne choisissent pas leurs interlocuteurs.

    On peut discuter de l’opportunité qu’il y a à accepter un poste de ministre, et on aurait pu préférer qu’Amara occupe un poste de haut-commissaire. Il reste qu’Amara (c’est moins vrai d’Hirsch) a plusieurs manifesté sa volonté de travailler dans le cadre du PS, et sa volonté d’être élue. Le PS n’a pas jugé utile de donner suite.

    Il me semble qu’il est inutile de s’opposer à Besson. On peut s’opposer à Kouchner et Bockel sur leurs positions politiques. Je crois qu’on ne pourra s’opposer à Hirsch et Amara que sur leurs résultats, ou sur l’absence de résultat.

    • Anonyme répond à thierry reboud

      je ne suis pas d’accord , il y a beaucoup de choses à faire en dehors d’un poste ministériel , kouchner et bockel amara et bockel ont montré leur vrai visage ! quand on a plus d’idéologie ,mais une ambition il est facile de passer de la gauche à la droite ! pour moi j’ai fait mon deuil de ce genre de personnage , ils me donnent la nausée

      • ART MONIKA
        • Posté à 17h49 le 11/11/2007
        • Internaute 10855

        Oui, il y a beaucoup de choses à faire en dehors d’un Ministère et d’un Gouvernement Sarkozy.
        Si elle avait été démocrate, Fadela aurait discuté de l’opportunité d’entrer au gouvernement avec NPNS (je déteste cette appellation). Elle a joué son jeu solitaire. « Le PS n’est pas allé assez loin, donc je passe chez Sarko où j’ai la possibilité de faire des choses » dit-elle en substance. Je ne suis pas convaincue qu’elle fera grand chose, à part des déclarations d’intention et quelques coups de gueule, qui s’arrêtent d’ailleurs aux adjectifs (cf l’ADN).
        Je n’apprécie pas non plus la façon dont les Ministres s’amusent de ses « glandouille » et autre « dégueulasse ». Elle apparaît malheureusement comme un gadget qui apporte sa caution formelle « de banlieue » à ces bourgeois qui, dans le fond, doivent lui porter une estime très réduite.

         
        • Alice77
          Alice77 répond à ART MONIKA
          • Posté à 12h40 le 12/11/2007
          • Internaute 11594

          La pauvre Fadela a interêt à mettre des ronds de côté car cela ne passera jamais, sauf chez Sarko, qui a sa date limite et après c’est périmé, très terminé. C’est incroyable ce que le pouvoir fait faire aux gens, ou révèle de leur inconscient.
          Finalement, quand on a commencé la démagogie avec ni putes ni soumises, voilà ou on se retrouve ;
          A propos de « perdre son temps », je vous recommande les cyber-cafés où de jeunes blancs de 5 à 35 ans dépensent des fortunes pour jouer à des jeux vidéos plus stupide on ne trouve pas. Non, eux, ils ne « glandent “ pas, ils font des bêtises, c’est de leur âge.
          Pauvre Fadela !

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        Que l’on puisse faire beaucoup de choses utiles hors des gouvernements (politiques ou entreprises...) c’est vrai, mais d’avoir le référent(ex présidente-fondatrice) dans la place et un conseiler(secrétaire de l’assoce) pour tenir la porte entrouverte et de passer les plats (les informations venant du terrain)il faut etre maso pour se faire « harakiri » !
        Isoler une association des instances dirigeante crée une grande perte de position à etre écouter par ceux qui peuvent décider et « payer ».

    • Anonyme répond à thierry reboud

      Je pense profondément que fadela est allée à la soupe comme d’autres... Militante de base au PS je suis ecoeurée que l’on puisse revendiquer d’être élu, sinon, on passe dans le camp adverse, où sont les valeurs que l’on défend ? De plus F. Amara était elue à Clermont Ferrand mais cela na suffisait pas à ses ambitions ! et traiter le PS de raciste alors que le gouvernement dont elle fait partie expulse de façon scandaleuse des pauvres gens qui essayent de nourrir leurs enfants ; lorsque une chinoise préfère se jetter par la fenêtre plutôt que d’être arrettée, celà n’interpelle pas F.A. et que dire des tests ADN ! ! « c’est dégueulasse » et on passe à autre chose ; Avez vous remarqué que N. S. ne l’emmene jamais dans ses voyages,contrairement à DATI et YADE elle fait tache ?
      Fadela tu vas te rammasser et ça va te faire très mal !

      • meg
        meg
        • Posté à 19h20 le 11/11/2007
        • Internaute 12017

        Le comble du cynisme c’est de dépendre du ministère de Boutin (anti-IVG notoire, farouche homophobe, exhibeuse de bible à l’assemblé) tout en se prétendant féministe égalitariste et defendresse de la laïcité.

        Au moins c’est claire, la laïcité version Amara c’est de l’islamophobie à peine voilé, son féminisme un cache-sexe raciste, et son gauchisme du carrièrisme (le plan anti-glandouille c’est tout de même copieux dans le genre mépris de classe). Son ralliement au gouvernement discredite totalement les NPNS, ainsi que les féministes en générale qui n’avaient vraiment pas besoin de ca.

         
        • Anonyme répond à meg

          Je ne vois pas en quoi le plan « anti glandouille » serait du « mépris de classe ».
          Oui il y a des gamins qui glandouillent dans les banlieus et ailleurs !
          Oui notre civilisation ne les aide pas à comprendre qu’on peut remplir sa vie de choses passionnantes, ou à défaut, pour gagner sa vie !
          Je n’ai pas voté NS et regarde l’entrée des gens de « gauche » au gouvernement avec beaucoup de septicisme, mais je ne suis pas d’accord avec votre vision blanc/noir des choses.

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        N’ a telle pas tenu compte de ce qui est arrivé à Azouz Begag qui lui aussi y avait cru
        et s’ est fait rammasser en beauté !
        Avoir encore la naiveté de croire que ,si on est applellé dans un gouvernement ,sans se préoccuper de l’ideologie qu’il trimballe, on pourra y remplir sa mission sans se compromettre
        c’est d’une naiveté indigne d’une personne ayant la prétention d’agir à un niveau national
        donc exit ce gerne de personne dont la colonne vertébrale est en caoutchouc !
        on a du boulot de reflmexion important si on veut être defendu par des gens honnête intellectuellemnt !

    • Anonyme répond à thierry reboud

      Je pense profondément que fadela est allée à la soupe comme d’autres... Militante de base au PS je suis ecoeurée que l’on puisse revendiquer d’être élu, sinon, on passe dans le camp adverse, où sont les valeurs que l’on défend ? De plus F. Amara était elue à Clermont Ferrand mais cela na suffisait pas à ses ambitions ! et traiter le PS de raciste alors que le gouvernement dont elle fait partie expulse de façon scandaleuse des pauvres gens qui essayent de nourrir leurs enfants ; lorsque une chinoise préfère se jetter par la fenêtre plutôt que d’être arrettée, celà n’interpelle pas F.A. et que dire des tests ADN ! ! « c’est dégueulasse » et on passe à autre chose ; Avez vous remarqué que N. S. ne l’emmene jamais dans ses voyages,contrairement à DATI et YADE elle fait tache ?
      Fadela tu vas te rammasser et ça va te faire très mal !

  • Anonyme

    Ni putes, ni soumises mais instrumentalisées ; Cette association née de nulle part a explosé à un moment où il fallait diaboliser certains habitants des « quartiers ». La loi contre le voile a permis comme cette assocaition ont permis d’ouvrir un espace de « racisme politiquement correct ». on pouvait dire du mal comme cela d’une partie des musulmans en agitant tous les fantasmes post-coloniaux : populations farouches, peu civilisées...les principaux partis politiques ne s’y sont pas trompés en mettant en avant sa dirigeante. Elle possait implicitement la barrière entre le bon et le mauvais immigré. cette agtiation a permis d’oublier la réalité sociale, ainsi que la question de la place de jeunes tiraillés entre deux cultures, plongés dans des clichés tant islamistes que états-uniens (phénomène de bande). Il est amusant de noter que Mme Amara, comme M Sarkozy utilisent le même registre de langue que les populations stigmatisées.

    • Anonyme

      et bien cette association n’est pas tombée de nulle part elle est une émanation bien connue du PS
      et Mme AMARA quand elle a compris qu’elle ne pouvait plus rien tirer du ps puique pas élu... se met à cracher sur ceux qui l’ont amenée là, et ce n’est pas un bel exemple pour les jeunes debanlieue !
      en plus elle parle vulgairement pour faire style banlieue et si elle veut avoir une vraie aura elle
      doit avoir du respect pour les autres ,les amis immigrés qui survivent dans nos banlieues , ont tant de difficultés et en plus courent le risque de se faire expulser par un gouvernement raciste ,
      comment peux ton collaboreravec un tel gouvernement
      et pouvoir se regarder dans la glace le matin

  • Le Grain de Sable
    • Posté à 14h13 le 11/11/2007
    • Internaute 21753

    On ne peut dire qu’un mot : Bravo !

    Oui bravo M. Sarkosy ! Le Parti socialiste a vécu pendant des années dans l’ambiguïté avec des personnalités pas franchement à gauche. M. Sarkosy nous en a débarassés ! Des Koukouchner, des DSK, des Lang,... ont enfin écouté la voix de leur maître. Bon débaras ! Quant à Fadela Amara, elle n’a même pas trahi des idées qu’elle n’a jamais eu. Elle n’est qu’une arriviste qui cherchait constamment où était la caméra... Bon débaras ! La Gauche mérite mieux que ces fantoches...

    • Anonyme répond à Le Grain de Sable

      D’accord entièrement avec « grain de sable », le PS doit se recomposer avec des gens déterminés à changer et s’unir pour gagner en faisant abstraction de leurs petites ambitions, nous sommes des millions à attendre.

    • Anonyme répond à Le Grain de Sable

      D’accord entièrement avec « grain de sable », le PS doit se recomposer avec des gens déterminés à changer et s’unir pour gagner en faisant abstraction de leurs petites ambitions, nous sommes des millions à attendre.

      • Anonyme

        Il est étonnant devoir revenir un argument dans la bouche de tous ici : ambition personnelle et convictions seraient incompatibles... Cela me laisse pensif comme réthorique... Ce n’est pas un peu simpliste ? Je pose juste une question, sur un site ou tout le monde semble avoir détenir la vérité sur tout.

         
        • les_canards
          • Posté à 08h14 le 12/11/2007
          • Internaute 20527

          Quand l’ambition personnelle est au service des convictions, l’alliance des deux est une excellente chose. Lorsque c’est le contraire...

        1 autres commentaires
    • Alice77
      • Posté à 17h25 le 12/11/2007
      • Internaute 11594

      Il n’a pris que les plus vieux, les plus creux, les plus nuls. La Fadela, la pauvre Fadela. C’est une sacrée crise d’identité qu’elle doit avoir.
      N’empêche que le PS là les gars il va falloir faire encore un effort pour être Evolutionnaire, du moins crédible, sinon, moi je vote ailleurs. Ni droite : pouah, ni gauche : trop déçue. Je vote pour quoi ? Pas la Marine un effet boeuf, normal, elle est rouge.
      Vu que PS et UMP c’est Blanche Capote et Capote Blanche.
      (Vous avez trop déconné les gars !).

  • Anonyme

    Usurpation d’identité ! !
    Avec ces ralliements successifs et cette ambiguïté régnante dans le mouvement, il est impératif de ne plus appeler ce mouvement « Ni Putes Ni Soumises » . Il s’agit en fait d’un agrégat d’opportunistes dont l’action sur le terrain est quasi synonyme de zéro. Pire, ce mouvement entache pour longtemps toute tentative de conduire le changement à partir d’une soit-disant identité qui donnerait une authenticité ou une image de vérité aux actions . La preuve est faite que ces militants sont les premiers à trahir ce qui devrait leur servir de barrières contre la récupération par des politiciens plus malins qu’eux.

    • Anonyme

      Toute difficulté d’une association est de durer au-delà de la simple dénonciation des inégalités. Pour avoir été responsable d’une associuation qui a gagné son combat, j’ai effecivement constaté que les adhérents adhéraient dans la mesure où qq’un prenait en compte leurs revendications. Je me rappelle que lors d’une réunion avec le Député local, celui-ci m’a demandé si je voulais sa place. Je comprends que Fadela ait sauté sur l’opportunité qui lui a été offerte. Comme le type d’Emmaus dont j’ai déjà oublié le nom. Cela fait partie de l’ascenseur social.
      Ce qui me gêne le plus c’est qu’on accepte du jour au lendemain de se compromettre (ex : ADN).
      Fadela a montré qu’elle n’est plus crédible. Elle passe à la TV. Elle a son discours avec les vrais mots de la banlieue. Elle est maintenant dans le business politique. C’est devenue une vraie bourgeoise, au sens marxien elle a changé de classe.
      C’est effectivement difficile pour ceux qui sont restés u bord de la route de comprendre qu’il n’y a plus rien à attendre de ce côté. NI PUTE NI SOUMISE se doit de trouver un autre leader (si c’est vraiment nécessaire) et de poursuivre le combat. Même s’il s’agit de lutter contre Fadela.

      • Anonyme

        Un bon exemple qu’une association basee sur le charisme de quelqu’un n’a aucune vie propre, c’est vrai pour les parti politique et l’UMP qui a ete le RPR (parti pour Chirac) et le support de de Gaulle avant ca, quand il n’y a plus de tete charismatique, le parit disparait !

        La partie grave est quand les associations adressent un vrai probleme, la figure charismatique devient un danger car ce n’est plus le groupe qui pousse a l’action mais une seule personne, si elle defecte comme Fadela il n’y a plus qu’a laiser tomber.

        Est-ce que tout ces gens savent seulement pourquoi il font partie de cette association, qu’en attendent-ils ?

  • Anonyme

    Ce que je me dis c’est si Fadela Amara est entrée comme ministre dans un gouvernement PS, il n’y aurait pas eu autant de problèmes...
    Et oui les associations comme Ni putes ni soumises ou encore SOS Racisme ont toujours été sous influence PS, elles sont gangrénées par ce parti qui n’apporte qu’immobilisme.

  • Anonyme

    Les socialites : collabos.
    Les Sarkozystes : Vichy.
    Les musulmans : pas bons.
    Les chrétiens : calottards.
    La Droite : pas bonne.
    Les communisteS : staliniens.
    Le FN : fasciste.
    Les juifs : sionistes.
    Les Etats-Unis : impérialistes.
    L’U. E. : Club Financier.
    Les « riches “ : profiteurs.
    Le Medef : exploiteurs.

    Tout est piégé.
    Quel est le bon chemin ?
    Merci !

  • Anonyme

    concernant fadela amara dans le PS il faut quand même précisé qu’elle avait été élue au conseil municipal de clermont ferrand au sein du groupe socialiste et qu’elle ne s’est rendu que deux fois à ce conseil (elle devra s’appliquer son plan anti-glandouille)
    Donc fadela amara n’est qu’une opportuniste de plus comme on en trouve partout seulement préocuppée par son poste et son image médiatique

  • Anonyme

    Depuis toujours, nous savons que nous ne sommes pas racistes et que l’ethno-différencialisme que nous prônons est aux antipodes de haine ou u mépris de l’autre. Depuis toujours, nous dénonçons dans les tenants du système occidental les véritables racistes. Jusqu’alors nous étions vox clamans in deserto…

    Or, ne voilà-t-il pas qu’un antifasciste et antiraciste patenté, Pierre Tévanian abonde dans notre sens en dénonçant dans un ouvrage qui vient de paraître le « racisme métaphorique » de la gauche française.

    Dans le livre La République du mépris, publié à La Découverte, il dresse le bilan de ce qu’il nomme « le racisme républicain », à travers les détours qu’il a pris, et les déguisements dont il s’est paré : « la sécurité » et « le combat féministe » en 2002-2003 (notamment autour des « Ni putes ni soumises »), « la laïcité » en 2003-2004 (notamment autour de la loi sur le voile), « la liberté d’expression » en 2006-2007 (avec notamment « l’Affaire des caricatures du Prophète » et « l’Affaire Redeker »), etc..

    Pour Pierre Tévanian ce « racisme républicain », selon ses propres termes « respectable » et « vertueux » et n’a absolument rien à voir avec le mouvement national, est le point de convergence des différents « débats » ci-dessus évoqués. Tous sont construits sur le même mode, suivant la même logique du « deux poids deux mesures », et ils convergent vers un même bouc émissaire, rendu responsable de tous les maux : grosso modo, le « jeune », de sexe masculin le plus souvent, qui vit dans les quartiers populaires et qui est issu de l’immigration post-coloniale, à fortiori quand il est de confession musulmane. C’est lui qui menace la liberté d’expression, les acquis du féminisme ou de la laïcité ; c’est lui qui « tyrannise » la France ! Tevanian parle d’un racisme « métaphorique », parce que dans la littéralité du discours, la gauche française prétend toujours parler de choses beaucoup plus générales, et évidemment ne pas verser dans la stigmatisation. Dans chacun de ses discours (le discours pseudo-sécuritaire, pseudo-féministe, pseudo-laïque, pseudo-libertaire…), elle prétend toujours parler d’autre chose que de race ou de groupes racisés : elle prétend parler de la condition des femmes, de la laïcité, de « la question de la mémoire », de la « liberté d’expression »... Ces thématiques jouent donc le rôle de métaphores : un mot qu’on emploie à la place d’un autre, pour désigner quelque chose d’autre – en l’occurrence : pour parler d’une seule et même autre chose : « la menace arabo-musulmane » !

    Dans le même temps, par une perversion de la pensée et du langage en elle-même fascinante, c’est l’autre – c’est à dire nous - qui est accusé de racisme et ainsi démonisé !

    A lire Tévanian, avec lequel nous n’avons pourtant sur le fond aucun point commun, nous comprenons mieux pourquoi nous avons toujours été intuitivement hostile à toutes les campagnes contre le voile à l’école, en faveur de Ni putes ni soumises, pour Redecker et les caricatures danoises, etc.

    Si nous avons toujours lutté contre l’immigration et se effets c’est parce que, en disciples de Herder, nous souhaitions pouvoir rester nous-même et que les autres restent autres, en cela nous ne faisions nullement acte de racisme comme on nous en accusait.

    Les antiracistes eux n’avaient aucune réticence vis-à-vis des autres, à condition qu’ils cessent de l’être et si les malheureux immigrés souhaitaient conserver leur identité et leurs spécificités, ils étaient voués aux gémonies…

    Nous avions toujours pensé que là était le véritable racisme. Merci à Tévanian de lui donner un nom et de nous donner raison.

    C.B

    • thierry reboud
      • Posté à 15h39 le 11/11/2007
      • Internaute 20923

      Je ne saisis pas le rapport qu’il y a entre votre très longue contribution et le sujet de l’article que vous commentez. Je passe sur votre lecture du livre de Tévanian : premièrement, je ne l’ai pas encore lu ; deuxièmement, elle n’est qu’une lecture, c’est-à-dire par nature une interprétation.

      Je m’arrête toutefois sur votre conclusion. « Disciple de Herder », vous proclamez-vous. C’est bien là que le bât blesse (et, au passage, ce qui me fait supposer que vous êtes également l’auteur du message qui renvoyait au site des Jeunesses Identitaires... pardon si je me trompe).
      Se revendiquer comme disciple de Herder, cela signifie-t-il (entre autres nuances de pensée) reconnaître cette « âme des peuples » si délibérément völkish qui fit fureur à partir du romantisme allemand ? Si tel devait être le cas, je vous invite à lire Les Racines intellectuelles du troisième reich de G. Mosse (aux éditions Calmman-Lévy).

      Je me méfie comme de la peste (brune) de ce courant de pensée essentialiste, qui voudrait que l’autre soit autre par nature, de toute éternité et pour les siècles des siècles. Je préfère croire que je suis autre, sujet à changement, à fluctuations et à évolution. L’autre me fait différent de ce que j’étais, je le fais différent de ce qu’il était, et c’est ainsi que nous avançons.
      Mon but n’est pas de demeurer inchangé. Demeurer inchangé, c’est être mort.

    • Maria Rosa
      • Posté à 21h25 le 11/11/2007
      • Internaute 16292

      je n’ai pas compris qui est ce « nous » ?

      • thierry reboud
        • Posté à 23h32 le 11/11/2007
        • Internaute 20923

        Salut Maria Rosa...

        Puisque Christian Bouchet, que J. Babenco signale comme étant l’un de ses inspirateurs, ne répond pas...

        D’après son texte, M. Bouchet est un disciple de Johann Gottfried Herder, penseur allemand du 18ème siècle. Il est l’une des sources de la pensée völkish qui irriguera toute la pensée nationaliste allemande (mais pas seulement) tout au long du 19ème siècle. L’héritage le plus « remarquable » de cette pensée völkish est probablement le nazisme.
        Exaltation de l’âme allemande, du génie du peuple allemand, de la symbiose du peuple et de la terre (en général, avec beaucoup de majuscules)... Herder n’était certes pas nazi, pour de simples raisons de dates, mais certains de ses lecteurs ont assurément construit le cadre conceptuel du national-socialisme.

        Lire : George Mosse, Les Racines intellectuelles du troisième reich (Ed. Calmann-Lévy)

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 15h08 le 11/11/2007
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Certaines mauvaises langues ont sur sur le bout des lèvres une petite pensée pour une ex « ni pute, ni soumise »..
    Je n’irais pas jusque là...
    Sarkozby, lui, s’en fout...
    Il débauche, il débauche...
    A droite à gauche
    de Boutin, proche des pro-vies
    (Lien)
    à Amara...
    (Lien)

    Et les associations trinquent...
    Que dire du travail social ?

    Sarkozy veut l’élite, le reste il s’en fout, il gère...
    Ses ministres et secrétaires d’état servent de faire-valoir...
    Et pendant ce temps là,
    la banlieue a du mal à penser ses plaies...

    Nous aussi...
    Lien
    blog actif et militant

  • farchouette
    • Posté à 15h29 le 11/11/2007
    • Internaute 19543

    Cher gaebus, quel rapport a votre commentaire avec l’article cité plus haut ?

    Au sujet des francs-tireurs qui ont accepté la proposition de M Sarkozy de participer à son gouvernement, libre à eux, je ne suis pour ma part pas persuadée que Mme Royal aurait eu la même « générosité »... Ils n’ont fait que saisir la branche que l’on leur tendait. Après, vont-il agir dans la droite ligne de leurs convictions ? Que peut faire un ministre contre la bétise masculine et les actes barbares de certains ? Parce que c’est quand même pour cela qu’elle s’est battu, non ? L’assoc’ NPNS a médiatisé des faits insupportables, a donné la parole à des femmes qui ont vécu des violences terribles et a permis lors de nombreux débats de faire entendre un autre discours que celui de la violence simpliste et clanique (soit dit en passant, celle-ci n’est pas l’apanage de l’islam, les viols collectifs et les asservissements des filles existent depuis toujours et n’ont pas de lien avec la religion de ceux qui les commentent)
    L’asociation NPNS a peu de membres sur le terrain ? Oui, mais les partis politiques aussi, les syndicats encore moins, ainsi que les associations féministes en général... Et cela n’est pas dù à l’incurie de leur dirigeants ni au manque d’enthousiasme de leurs membres, mais au fait que les français participent moins à la vie associative en général, que beaucoup craignent la « récupération » et préfèrent créer des structures locales, et enfin, quand une association stigmatise par son discours une branche violente, il faut du courage à ses membres pour se mettre en avant, il est beaucoup plus facile de lutter contre les « tournantes » derrière un micro que lorsqu’on habite à deux portes des violeurs ! celà n’enlève aucune légitimité à cette lutte. Mais cela mùontre la difficulté d’agir réellement. Alors que tous ceux qui se permettent de juger F Amara m’expliquent comment il faudrait que cette association agisse pour changer les choses ?

    • thierry reboud
      • Posté à 15h48 le 11/11/2007
      • Internaute 20923

      J’aime « assez beaucoup » votre point de vue. Il me semble du reste que ce type d’association doit se réjouir de voir son combat être récupéré. Le travail des associations doit bien, à un moement ou à un autre, déboucher sur quelque chose, non ? Et si ce quelque chose est politique, eh bien tant mieux...

      (Ce qui, je m’empresse de le préciser, ne préjuge en rien de l’accord qu’on peut avoir soit sur les présupposés de l’association, soit sur sa traduction politique, soit sur les deux.)

      • Anonyme répond à thierry reboud

        Désolé, mais ce n’est pas le combat qui est récupéré. Quel est le combat d’un Lang, d’un Koucner, d’un Jouyet ou d’un Bockel ? C’est les hommes ou les femmes qui sont récupérés. Point barre. Le reste n’est que justification .. de personnes qui ne pensent qu’à leur carrière et qui sont surtout achetables.
        Il n’est pas impossible que quelques uns soient toujours prêts à toujours suivre le chef, et les suivent. Mais ils risquent d’être rares.
        Que va-t-il devenir de Mister LANG ou de MISTER BOCKEL ? Vivement les prochaines éléctions.

         
        • thierry reboud
          • Posté à 16h56 le 11/11/2007
          • Internaute 20923

          Il me semble que le débat porte plus sur Amara que sur Kouchner, Bockel ou Jouyet...
          (En toute modestie, c’est ce que j’exposais dans le message du début de discussion.)

          • Anonyme répond à thierry reboud

            J’accepte la remarque. Que reste-t-il de Amara aujourd’hui à part qq videos et de beaux textes imagés qui remuent l’UMP ?
            Qui durera plus longtemps Amara ou NPS ?
            Vivement, le prochain remaniement ministériel ...

          • Anonyme répond à thierry reboud

            J’accepte la remarque. Que reste-t-il de Amara aujourd’hui à part qq videos et de beaux textes imagés qui remuent l’UMP ?
            Qui durera plus longtemps Amara ou NPS ?
            Vivement, le prochain remaniement ministériel ...

        • Alice77
          • Posté à 17h31 le 12/11/2007
          • Internaute 11594

          Ils vont cuver leur fric et leur image d’eux même totalement déformée dans des miroirs de verre. Dans des châteaux, seuls, ou plus personne ne viendra les voir, sauf pour leur taxer du fric.

        4 autres commentaires
      • Prolo du livre
        • Posté à 13h47 le 12/11/2007
        • Internaute 12784

        Quelques petites précisions sur N.P.N.S. :

        Lien

        Si rue89 pouvait recouper quelques infos provenants de cet article...

  • Anonyme

    Doivent s’emmerder les hommes avec des mousmées comme ça. On comprend mieux le succès du « troisième genre “.

  • Anonyme

    Elles auraient bien fait rire des féministes comme
    Anaïs Nin.
    Tout ça passera, comme le reste.

    • thierry reboud
      • Posté à 15h58 le 11/11/2007
      • Internaute 20923

      La question est de savoir si Anaïs Nin était féministe ou libertine. Les deux sont estimables, sans doute, mais c’est assez différent.
      (Pour ma part, je penche plutôt pour la deuxième hypothèse. Certes, il est possible qu’elle ait été l’une et l’autre, mais ce n’est pas l’impression que j’en ai.)

    • Anonyme

      Anaïs Nin était, autant que je sache, une sale petite péripatéticienne fort peu soumise.

  • Anonyme

    On peut dire ce qu’on veut : qui entre au gouvernement de Sarkozy défend et revendique :

    - le fichage génétique et le déterninisme génétique (« je me félicite d’être né hétérosexuel » disait Sarkozy
    - le classement génétique des délinquants à la meternelle
    - le Ministère de l’identité nationale et de la peur de l’étranger
    - Un atlantisme pro-Bush à la limite du délire
    - les cadeaux fiscaux aux plus riches alors qu’on pompe l’argent des plus démunis avec les franchises médicales, la hausse des prix,etc...
    - la culpabilisation des chômeurs, des malades, des pauvres,... comme réponse à leurs problèmes.
    - etc...

    Vous voulez d’autres exemples : L’autre jour, MArtin Hirsch, sur France-Inter, proposait, pour résoudre l’extraordinaire crise du logement, une mesure définitive et radicale : « inciter les propriétaires à la modération » (sic !)

    Ces gens à qui le PS n’aurait pas offert des places à la heuteur de leurs ambitions, ne font de la politiuqe que pour saitsfaire ces mêmes ambitions. Ils n’ont d’autre conviction que leur promotion et leur enrichissement. Un ministre c’est très bien payé...

    Qu’ils crèvent avec leurs « postes » et ne nous fatiguent pas avec leurs états d’âme. Ce sont, en ce sens, des gens de droite musclée et ils doivent être considérés et analysés comme tels.

    • Pupuce
      • Posté à 16h57 le 11/11/2007
      • Internaute 5040

      Je partage votre opinion.

      A une nuance près, ils sont ni de droite ni de gauche : ce sont juste des opportunistes.

      Mais qui font bien plus de dégâts que les membres historiques de la droite, car ils tendent à crédibiliser l’« ouverture » de sarkosy (qui se frotte les mains de leurs gesticulations et de leurs braillements), et à saper l’image de leurs partis et associations d’origine.

  • Anonyme

    Il est regrettable de voir que le mouvement Ni putes ni soumises ait mis autant de temps a réveler sa vraie nature : celle d’une coquille vide.

    Le mouvement apparu comme le rapellait un lecteur précédent a point nommé pour représenter cette partie de femmes qui courageusement révélaient leur identité féministe au sein des quartiers. Il est vrai que des femmes comme F. Amara ou S. Bellil passaient mieux à la télé que de vieilles militantes féministes d’organisation beaucoup moins faciles à marketer et que C. Autain avait déjà été usée et politiquement marquée.

    Alors qu’aujourd’hui on s’appitoie sur la mort du mouvement est une bien petite chose, au vu de ses ambitions et comparé à ses résultats ce mouvement est un échec total, il n’a servi qu’a porter F. Amara à une position qu’elle aurait pu acquérir au sein du PS, il lui eut fallu être juste un peu plus patiente.
    Il aura en outre bien servi a rajeunir une image du féminisme que les principaux médias voyaient et illustraient comme caricaturale et vieillisante.

    Il est bien dommage que ce n’eut pas été un véritable mouvement, mais rien d’autre qu’une marque déposée par Mme Amara (ce qui lui a servi a contrôler le discours officiel de l’association), et un tremplin pour elle.

    J’ai une pensée pour les militants et militantes de l’association qui doivent être les plus déçus.

    Alexandre

    • thierry reboud
      • Posté à 16h52 le 11/11/2007
      • Internaute 20923

      « Une postion qu’elle aurait pu acquérir au sein du PS, il lui eut fallu être juste un peu plus patiente », écrivez-vous.
      Le cas dépasse la personne d’Amara : la marche des beurs, c’était les années 80. On peut considérer qu’il eût fallu que le PS soit plus vif à la réaction...
      (Comprenez-moi, je ne défends pas le passage d’Amara chez Sarkozy, je pense seulement qu’il est assez compréhensible.)

      Tout à fait d’accord avec vous pour juger l’apport le plus net, tout compte fait, de NPNS a été d’introduire le féminisme, ou une forme de féminisme, dans les quartiers pauvres (ceux qu’on dit sensibles).
      Que ce féminisme soit discutable, pourquoi pas, mais il a le mérite d’être présent. C’est tout de même autre chose que les très bourgeoises Chiennes de garde.

      Reste à espérer que les quartiers s’empareront de la question féminine... (Ce qui ne signifie pas que tout soit pour le mieux pour les quartiers riches !)

  • Anonyme

    c’est une insulte ? ou un constat partagé par nombre de femmes qui n’ont profité en rien des gesticulations opportunistes d’une femme au physique ingrat qui s’est servie de la condition quotidienne des autres femmes vivant dans les cités à dominante musulmane (et représentant un « électorat » non négligeable), pour s’en sortir, elle, tout simplement, tout misérablement.

    fadela se soucie du sort des femmes pauvres (car c’est en banlieue que le clivage pute ou soumise existe en grand), comme de sa première chemise. Il n’est que de constater l’absence de prise de parole qu’elle aurait pu (dû ?) combler pour l’émancipation de ces femmes (ou même sa simple évocation) ; vu la vitrine dont elle dispose.

    fadela, c’est du vent pour les têtes vides.

    qui pourrait lui en vouloir à elle, personnellement ?

    ce n’est pas fadela qui est responsable de l’hypocrisie fondamentale de ce pouvoir. elle n’en est qu’une petite complice mal payée. (elle ne coûte vraiment pas cher).

  • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
    • Posté à 17h06 le 11/11/2007
    • Internaute 21776

    Jusqu’à l’entrée de fadela Amara au gouvernement des femmes et des hommes qui croient à l’égalité pour tous ainsi qu’à la laïcité se sont rapprochés afin de mener un combat solidaire contre certaines formes de discriminations.

    L’approche « sarkosiste » a certainement changé le fonctionnement de ces associations,car il ne faut pas oublier qu’il y a une clique de profiteurs qui séme la zizanie en dénonçant le sexisme et surtout la montée de l’intégrisme.Diviser pour mieux régner....

    Tous ces militants se sont certainement rendus à l’évidence de certaines magouilles et il n’y a aucune raison que Madame Amara les empêche de continuer ce qu’ils ont commencé.
    Elle ne leur est plus nécessaire ...
    Travailler sans elle devrait les aider à grandir,car lorsque une femme soi-disant de gauche ,vient en plus faire des déclarations à un journal télévisé afin de dire que la priorité actuelle c’est le découpage des zones à urbaniser en priorité(ZUP)..Supprimer cela et faire uniquement une classification sous forme de couleur :
    ROUGE=zone très sensible
    ORANGE=zone sensible
    JAUNE=peu sensible

    C’est un affront envers les personnes qui demeurent dans ces banlieues.
    Les jeunes seront encore plus « fichés » par exemple lors d’ une démarche professionnelle...

    Madame Fadela Amara a choisi son camp depuis longtemps déjà..

  • Anonyme

    Bonjour,
    Je trouve votre chapeau completement décalé avec la réalité...et avec le reste de l’article !
    J’ai passé trois jours dans cet hotel de Dourdan et le mouvement n’est pas « déchiré » par l’entrée de Fadela Amara au gouvernement. Nous avons passé trois jours à traiter des discriminations, de la diversité en politique, de la situation des femmes iraniennes et des femmes moteurs de la lutte contre les obscurantismes religieux. Nous avons travaillé en séminaire sur les violences faites aux femmes, le sexisme en milieu scolaire et la laicité.
    Dans les couloirs, bien sur on a évoqué les comités démissionnaires (l’AFP a rétabli la vérité samedi en les comptabilisant à 4 et non 26), le départ de Fadela et l’arrivée de Sihem, de façon critique et positive. Il est plus facile de détruire que de construire, beaucoup de médias sont rentrés d’ailleurs dans le jeu de détracteurs qui ne pensent plus beaucoup aux valeurs qu’ils ont un jour défendu.
    Le reste de l’article est plus proche de la réalité même si je regrette que vous ne parliez finalement pas de ce sur quoi nous avons travaillé et des objectifs de cette rencontre. Alors pourquoi un tel chapeau ? ! !
    Stéphanie Caradec

  • Anonyme

    Depuis toujours, nous savons que nous ne sommes pas racistes et que l’ethno-différencialisme que nous prônons est aux antipodes de haine ou un mépris de l’autre. Depuis toujours, nous dénonçons dans les tenants du système occidental les véritables racistes. Jusqu’alors nous étions vox clamans in deserto…

    Or, ne voilà-t-il pas qu’un antifasciste et antiraciste patenté, Pierre Tévanian abonde dans notre sens en dénonçant dans un ouvrage qui vient de paraître le « racisme métaphorique » de la gauche française.

    Dans le livre La République du mépris, publié à La Découverte, il dresse le bilan de ce qu’il nomme « le racisme républicain », à travers les détours qu’il a pris, et les déguisements dont il s’est paré : « la sécurité » et « le combat féministe » en 2002-2003 (notamment autour des « NI PUTES NI SOUMISES »), « la laïcité » en 2003-2004 (notamment autour de la loi sur le voile), « la liberté d’expression » en 2006-2007 (avec notamment « l’Affaire des caricatures du Prophète » et « l’Affaire Redeker »), etc..

    Pour Pierre Tévanian ce « racisme républicain », selon ses propres termes « respectable » et « vertueux » et n’a absolument rien à voir avec le mouvement national, est le point de convergence des différents « débats » ci-dessus évoqués. Tous sont construits sur le même mode, suivant la même logique du « deux poids deux mesures », et ils convergent vers un même bouc émissaire, rendu responsable de tous les maux : grosso modo, le « jeune », de sexe masculin le plus souvent, qui vit dans les quartiers populaires et qui est issu de l’immigration post-coloniale, à fortiori quand il est de confession musulmane. C’est lui qui menace la liberté d’expression, les acquis du féminisme ou de la laïcité ; c’est lui qui « tyrannise » la France ! Tevanian parle d’un racisme « métaphorique », parce que dans la littéralité du discours, la gauche française prétend toujours parler de choses beaucoup plus générales, et évidemment ne pas verser dans la stigmatisation. Dans chacun de ses discours (le discours pseudo-sécuritaire, pseudo-féministe, pseudo-laïque, pseudo-libertaire…), elle prétend toujours parler d’autre chose que de race ou de groupes racisés : elle prétend parler de la condition des femmes, de la laïcité, de « la question de la mémoire », de la « liberté d’expression »... Ces thématiques jouent donc le rôle de métaphores : un mot qu’on emploie à la place d’un autre, pour désigner quelque chose d’autre – en l’occurrence : pour parler d’une seule et même autre chose : « la menace arabo-musulmane » !

    Dans le même temps, par une perversion de la pensée et du langage en elle-même fascinante, c’est l’autre – c’est à dire nous - qui est accusé de racisme et ainsi démonisé !

    A lire Tévanian, avec lequel nous n’avons pourtant sur le fond aucun point commun, nous comprenons mieux pourquoi nous avons toujours été intuitivement hostile à toutes les campagnes contre le voile à l’école, en faveur de Ni putes ni soumises, pour Redecker et les caricatures danoises, etc.

    Si nous avons toujours lutté contre l’immigration et se effets c’est parce que, en disciples de Herder, nous souhaitions pouvoir rester nous-même et que les autres restent autres, en cela nous ne faisions nullement acte de racisme comme on nous en accusait.

    Les antiracistes eux n’avaient aucune réticence vis-à-vis des autres, à condition qu’ils cessent de l’être et si les malheureux immigrés souhaitaient conserver leur identité et leurs spécificités, ils étaient voués aux gémonies…

    Nous avions toujours pensé que là était le véritable racisme. Merci à Tévanian de lui donner un nom et de nous donner raison.

    Christian Bouchet

    Note : Pierre Tévanian, La République du mépris, La Découverte, octobre 2007.

    • thierry reboud
      • Posté à 17h28 le 11/11/2007
      • Internaute 20923

      Message déjà délivré aujourd’hui à 14h54.
      Voir ci-dessus.

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