Tribune 16/03/2010 à 11h20

Ces entreprises qui donnent dans l'éthique... A leurs dépens

Christian Harbulot | Directeur de l'Ecole de Guerre Economique


Un arbre pousse dans une pile de pièces de monnaie (Pfala/Flickr)

Quand les spécialistes du marketing font des effets d’annonce sur de grands principes comme le développement durable, ils ont parfois des surprises. Loin de l’effet prévu. Après la polémique sur la pêche de certaines espèces de poissons menacées de disparition, comme le thon rouge, de grands distributeurs tels Leclerc ont voulu jouer la carte de l’acteur responsable.

« Retirer de la vente certains poissons menacés ne doit pas faire du pêcheur une espèce en voie de disparition »

C’est la publicité qu’a lancée le groupe Leclerc. Une façon d’utiliser le thon rouge pour se positionner en tant qu’acteur du commerce solidaire et défenseur de la pêche artisanale. En réponse à cette campagne publicitaire, l’ONG Greenpeace a immédiatement accusé le groupe de « flagrant délit de manipulation publicitaire ».

Un barrage hydroélectrique... néfaste pour l’environnement

Début 2010, à l’issue du Forum de Davos, l’ONG Greenpeace a remis à GDF-Suez le « Public eye award » de la pire entreprise en matière de responsabilité sociale et environnementale.

En 2009, après le lancement d’un « programme d’accélération de la croissance » voulu par le président Lula, GDF-Suez a remporté un marché de production d’hydroélectricité avec la construction du barrage de Jirao dans la forêt amazonienne au Brésil.

Ce projet a en réalité eu des impacts sociaux et environnementaux non-négligeables : déplacement de populations autochtones et destruction d’une partie de la faune locale. Greenpeace et d’autres associations se sont acharnées à dénoncer de tels agissements.

Cette campagne des ONG affecte sérieusement la communication du groupe qui déclare pourtant dans le même temps placer le développement durable au centre de sa stratégie.

Une barre chocolatée commerce équitable... faite par des enfants


La barre de Kit-Kat fair trade (DR)

Début janvier 2010, la firme Nestlé était, elle, accusée d’esclavagisme d’enfants après la commercialisation d’une barre Kit-Kat, vendue comme « fair trade », issue du « commerce équitable » au Royaume-Uni et en Irlande. Ce sont des ONG, dont « Baby Milk Actions » qui sur leurs sites Internet ont attaqué la firme. Notamment en dénonçant le travail des enfants en Afrique.

D’autres géants de l’industrie sont concernés par cette problématique comme le groupe Kraft. La quasi-totalité du cacao, pour le chocolat belge de sa marque Cote d’Or, provient de fermes soupçonnées d’employer des enfants-esclaves.

Cette polémique vise pour l’instant Nestlé et épargne la barre chocolatée Dairy Milky de Cadburry également labellisée « fair trade » et nouvellement lancée.

« Fair trade » est un label international ayant pour but de donner à des paysans de l’hémisphère sud les moyens de lutter eux-mêmes contre la pauvreté.

Mais ce label est mis en doute par Oxfam international, un regroupement de quatorze associations à l’échelle internationale, et l’ONG suisse Déclaration de Berne.

Ces dernières dénoncent la non abolition du travail d’enfants dans les cultures de cacao en Cote d’Ivoire ainsi que dans la coopérative équitable Kavioka qui regroupe plus de 6 000 producteurs locaux. Le groupe Kraft a été victime d’une attaque similaire en Belgique lancée par Oxfam International.

Le plus étonnant dans ces affrontements est l’attitude des entreprises : elles s’avèrent incapables pour l’instant de créer une cohérence entre leur communication moralisatrice et leurs actes.

Les communicants, comme on les appelle dans le monde de l’entreprise, cherchent à peaufiner l’image des groupes industriels sans tenir compte des nouvelles formes d’affrontement que génèrent ces formes de storytelling plus ou moins opportunistes.

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  • ysengrimus
    • Posté à 11h58 le 16/03/2010
    • Internaute 12674

    Et, bien trop souvent, sur ces écolo-question factices : menacé, oui, non ? Boycottons oui, non ? L’expertise : valide ? bidon ? Symptôme purulent de ce libéralisme concurrentiel vert, le phénomène fort irritant de la promotion cyclique...Les consignes écolo-environnementales se mordent la queue sans fin

    Lien

    C’est pestant et hautement révélateur.

    Paul Laurendeau

  • ec1-london
    ec1-london
    I fight poverty, i work...
    • Posté à 11h49 le 16/03/2010
    • Internaute 7771
      I fight poverty, i work...

    Encore un article enfoncant des portes ouvertes....
    Bref, passons....

  • Majesté
    Majesté
    On respire enfin
    • Posté à 12h00 le 16/03/2010
    • Internaute 77564
      On respire enfin

    « ... les entreprises s’avèrent incapables de créer une cohérence entre leur communication moralisatrice et leurs actes. »

    Ben oui, quoi de plus normal ? On sait depuis deux siècles que le capitalisme n’a que faire de l’éthique, du respect de l’environnement, et du respect de la personne humaine.

    La logique même du capitalisme, son idéal, c’est de faire un profit maximum, donc au détriment de tout ce qui peut représenter un obstacle. En pillant les ressources naturelles sans limite, et en exploitant la main-d’oeuvre au maximum (esclavagisme, jadis, dans les plantations de coton, travaux presque forcés en Chine, exploitation des enfants, ...).

    Comme toujours, les opportunistes sautent sur la moindre occasion de peaufiner leur image de marque (toujours et uniquement pour maximiser leurs profits), sauf que dans ce cas-ci, les deux sont hautement incompatibles. Cruel dilemme.

    • sbastien
      sbastien répond à Majesté
      • Posté à 12h15 le 16/03/2010
      • Internaute 8791

      Vrai... on ne peut pas faire confiance aux multi-nationales. Le coté entreprises responsables, commence à me gonfler sévère, tout cela relayer par les politiques et les médias (en général)

      Ceux qui croient que le capitalisme vert va sauver la planète, se fourrent encore une fois le doigt dans l’oeil.

      Capitalisme = exploitation (de la nature et des hommes).

      On ne peut pas faire confiance aux politiques qui nous lobotomisent avec leur développement durable ou encore « une autre croissance est possible »... quelle farce.

      En Midi Py, par exemple, EE soutient la création de la LGV (alors qu’ils sont contre en Aquitaine ! ! !), tout cela par copinage avec le PS qui est pour.

      Si quelqu’un comprend quelque chose, qu’il m’explique (mode boutade !).

      Le FG est lui dans un flou le plus total, le PG est contre, le PCF est pour (rien d’étonnant).

      Il n’y a que le NPA (faisant liste commune avec les objecteurs de croissance) qui a pris ses responsabilités et qui dénonce inlassablement la construction de la LGV... résultat 2.8%.

      Les gens préfèrent, sans doute, la lutte des places, à la lutte des classes. Le green washing, à l’éco-socialisme.

      • Pi.K
        Pi.K répond à sbastien
        Vilain Parisien
        • Posté à 15h53 le 16/03/2010
        • Internaute 105016
          Vilain Parisien

        Mais pourquoi donc refuser la LGV ? C’est très bien, les LGV, du moment que la desserte locale n’est pas abandonnée.

         
        • sbastien
          sbastien répond à Pi.K
          • Posté à 16h15 le 16/03/2010
          • Internaute 8791

          Et non justement le principe de la LGv, est de ne pas desservir les gares des villes et villages intermédiaires (juste Toulouse-Bressol ou Montbartier-Agen-Bordeaux) !

          De plus il n’y aura pas de fret qui roulera dessus, juste des bobos et des hommes d’affaires.

          La LGV est un projet pharaonique, démentiel, qui va endetter la région et les collectivités territoriales pendant 40/50 ans, qui n’est pas écologique, qui va enclaver des villes et des départements entiers, qui ne va pas créer d’emploi, et va enrichir les multi nationales genre Bouyges et autres.

          C’est le caprice de Malvy, soutenu par quelques barons locaux comme Baylet... que du bon ! ! !

          C’est pour cela que je ne comprends pas la position d’EE en Midi Py, hors stratégie électorale. Pour un parti qui veut faire de la politique autrement c’est déjà perdu. A trop fréquenter le PS, cela déteint.

          Si le sujet t’intéresses, tu as pas mal d’info sur cet excellent blog :

          Lien

          • Pi.K
            Pi.K répond à sbastien
            Vilain Parisien
            • Posté à 16h29 le 16/03/2010
            • Internaute 105016
              Vilain Parisien

            Pas de LGV, ça enclave toute la région. Et ça favorise l’avion pour les déplacements rapides. La mise en place de LGV n’implique au demeurant pas l’enclavement des villes intermédiaires et des petites villes : à Paris, malgré ses (lourds) défauts, le réseau régional (RER/Transilien) continue de fonctionner et de desservir les villes alentour, (mal) complété par les réseaux de bus et de cars départementaux.

            Idem du côté de Lyon : j’ai un pote qui habite à une cinquantaine de bornes de Lyon, dans un coin assez paumé (à quelque distance de Tarare). Pour aller chez lui, c’est deux heures en TGV et 45 minutes en TER (la région Rhône-Alpes, pour ce que j’en ai vu, a un bon réseau régional).

            En revanche, en Bretagne, il n’y a ni LGV ni bon réseau régional. Résultat : quatre heures trente (minimum) de train pour aller voir ma grand-mère à Brest, alors que j’en aurais pour trois heures si elle était à Marseille, qui est plus loin de Paris.

            • sbastien
              sbastien répond à Pi.K
              • Posté à 16h44 le 16/03/2010
              • Internaute 8791

              Tu ne peux pas comparer la région parisienne et lyonnaise avec la notre. Nous sommes une région agricole, le reseau TER est dans un état lamentable (voir rapport de la cour des comptes sur le sujet).

              La LGV permettra juste le sur-développement de Toulouse et Bordeaux et enclavera les villes entre, tout le nord du T&G, du Lot, la Creuse,...

              De plus la LGV n’est pas un remède au tout avion, voir les études dessus (notamment celle sur le développement du trafic aérien sur Toulouse Blagnac). La LGV est une catastrophe écologique, financière, et un déni de démocratie (elle est imposée sans aucune concertation).

              De plus pour rejoindre Paris, la POLT (ou PALITO), c’est quand même plus logique.

              Je suis partisans de l’aménagement des voies actuelles, avec la possibilité d’y faire rouler des TGV pendulaires, du fret et des TER (TER gratuits, mais ça c’est le programme du NPA Midi Py, donc on attendra encore 4 ans).

              Je ne sais pas où tu vis, mais si tu viens vers chez nous, notamment à Valence d’Agen, tu verras, une centrale nucléaire, des pylônes hautes tension, une autoroute... et on veut y rajouter une LGV... c’est de la folie, c’est même criminel pour cette région.

              Mais bon c’est sans doute ça le développement durable.

              • Pi.K
                Pi.K répond à sbastien
                Vilain Parisien
                • Posté à 17h06 le 16/03/2010
                • Internaute 105016
                  Vilain Parisien

                Je suis à Paris, et effectivement je ne suis pas très au courant de ce qui se passe en détail du côté des Midi-Pyrénées. Je parle pour ma chapelle, en quelque sorte. À Paris, les terminus de LGV (vers l’Alsace, le sud, Lille, l’Europe du Nord...) n’empêchent pas le réseau régional de fonctionner, même s’il y a encore des efforts considérables à faire (et Huchon a intérêt à s’y coller, notamment pour normaliser les relations entre SNCF et RATP sur les RER). Le tout, c’est de maintenir un bon équilibre entre le réseau TGV et le réseau local/régional, pour ne pas enclaver les petites villes.

                • sbastien
                  sbastien répond à Pi.K
                  • Posté à 17h28 le 16/03/2010
                  • Internaute 8791

                  « Le tout, c’est de maintenir un bon équilibre entre le réseau TGV et le réseau local/régional, pour ne pas enclaver les petites villes. »

                  Budget région Midi Py 2010 : 1.250 milliards euros.
                  Budget des transports 2010 : 455 millions €.

                  Cout de la LGV 3 milliards € (prévisions 2005, sans les dépassements).

                  Financement votés pour 2010 :
                  Total Midi-Pyrénées : 1162 millions d’euros.
                  Conseil régional Midi-Pyrénées : 423 M€
                  Conseils généraux et les com com pour environ 739 M€.

                  Tout cela par l’emprunt et par le rognage des budgets transports.

                  Maintenant je voudrais bien savoir avec quoi ils vont financer le réseau TER, le développement des TER, etc...

                  La province ce n’est pas la région parisienne, tout est à faire (ou à consolider) notamment au niveau des désertes locales.

                  Aujourd’hui c’est l’inverse, le réseau est à l’abandon, les arrêts en gare sont en baisses (Caussade, Gourdon, Souillac juste vers chez moi).

                  Si tu descends par chez nous, prend plutôt le Corail, c’est plus long, mais tu traverseras des paysages magnifiques, tu t’arrêteras dans de petites gares de village, où monteront des personnes qui ont besoins de transports collectifs... un bon bouquin, discuter avec tes voisins, tu verras le temps passe vite.

                  Enfin et on n’en parle jamais, c’est l’ouverture à la concurrence des TGV et des TER... on finance avec nos impôts des infrastructures, dont l’usufruit ira aux compagnies privées (Véolia par exemple).

                  Le rentable au privé, le pas rentable au public...comme d’hab.
                  C’est ça aussi le démantèlement du service public.

                  Merci à l’UMP, le PS/PRG, EE Midi Py, le FG Midi Py, le MODEM,...

                  « Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles. »
                  William Shakespeare

        5 autres commentaires
      • yoms
        yoms répond à sbastien
        • Posté à 16h00 le 16/03/2010
        • Internaute 67829

        Lien « 

         
        • sbastien
          sbastien répond à yoms
          • Posté à 16h05 le 16/03/2010
          • Internaute 8791

          C’est mon fond d’écran ! ! !

          • yoms
            yoms répond à sbastien
            • Posté à 16h12 le 16/03/2010
            • Internaute 67829

            Lien « 

            Hé hé hé hé !

            • sbastien
              sbastien répond à yoms
              • Posté à 16h15 le 16/03/2010
              • Internaute 8791

              Excellent...

              • sbastien
                sbastien répond à sbastien
                • Posté à 16h28 le 16/03/2010
                • Internaute 8791

                En cherchant de belles images comme celles de yoms, je suis tombé sur ça...

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                Un petit tour sur le site (regardez les objets à 1€), c’est la gerbe assurée.

                « Le grand problème de la production capitaliste n’est plus de trouver des producteurs et de décupler leurs forces mais de découvrir des consommateurs, d’exciter leurs appétits et de leurs créer des besoins factices. »

                [Paul Lafargue]

                « La seule liberté possible, est que l’homme social, les producteurs associés, règlent rationnellement leur échange de matière avec la nature, [...] qu’ils accomplissent ces échanges en dépensant le minimum de force et dans les conditions les plus conformes à la nature humaine. »

                [Karl Marx]

                • yoms
                  yoms répond à sbastien
                  • Posté à 16h42 le 16/03/2010
                  • Internaute 67829

                  AAAAARGH ! Sbastien tu veux nous rendre fou !

                  Putain les trucs à 1 euros c’est le must les 3/4 des produits sont en plastique et t’en as deux ou trois qui sont recyclés ou recyclables, quoi qu’il en soit ça produit tout un tas de merdes qu’il faudra traiter en gestion des déchets !

                  Merci pour tes citations, j’imagine que tu connais la réthorique de l’esclave moderne ?

                  « de la servitude moderne » jean françois brient

                  Lien

                  • sbastien
                    sbastien répond à yoms
                    • Posté à 16h46 le 16/03/2010
                    • Internaute 8791

                    Oui on m’avait fait passer le lien... bonne humeur assurée.

                    • yoms
                      yoms répond à sbastien
                      • Posté à 17h19 le 16/03/2010
                      • Internaute 67829

                      eh, faut bien avouer que si tu te tires pas une balle juste après c’est que t’as de bonne réserves de weed ou de rosé chez toi pour décompresser !

                      Mais si ça fait cet effet là, c’est parce que ça tape là où ça fait mal... Ceci dit c’est une reprise de guy debord en grande partie, en fait je trouve que ça montre que tout à déjà été dit, maintenant à nous de réagir, ou pas...

        7 autres commentaires
  • Bad Time For Human Kind
    Bad Time For Human Kind
    Chieur Public
    • Posté à 12h15 le 16/03/2010
    • Internaute 53377
      Chieur Public

    « Le plus étonnant dans ces affrontements est l’attitude des entreprises : elles s’avèrent incapables pour l’instant de créer une cohérence entre leur communication moralisatrice et leurs actes. “

    Elles s’en foutent ! ! !

    Vendre une image, c’est de la pub (un truc censé rapporter du pognon)... Agir en cohérence c’est de la perte d’argent !

  • a déménagé le 10 décembre
    • Posté à 13h09 le 16/03/2010
    • Internaute 42623
       ? ? ?

    bien souvent, quand des entreprises font des opérations de reboisement (style 1 arbre planté par article acheté...) : le budget pour le panneau explicatif à l’entrée de la parcelle avec le logo de la société consomme plus de la moitié du budget de l’opération (sans parler du reste de la com...)
    Et quand on sait le nombre d’arbres qu’on plante à l’hectare, la surface plantée est souvent ridicule.... par contre, en nombre de plants, pour un néophyte, ça peut éblouir...

    • Oodini
      • Posté à 13h55 le 16/03/2010
      • Internaute 30418

      edit : Désolé, cela n’avait pas vocation à être une réponse à votre commentaire.

      Je ne connais pas un seul pays qui ait atteint le statut de « développé » sans passer par le travail des enfants. Cela semble nécessaire à l’enrichissement et au développement d’un pays.

      Si vous n’êtes pas d’accord, citez-moi un pays développé où cela n’a pas eu lieu.

  • claire_ob
    claire_ob
    Etudiante
    • Posté à 13h55 le 16/03/2010
    • Internaute 50988
      Etudiante

    Ce ne sont pas les exemples qui manquent dans ce domaine.
    Tiens, pour contrebalancer les communiqués respsonsables de BNP Paribas, un beau document qui rappelle où l’on fait des sous dans une banque.

    Huile de palme chez BNP (eco-sapiens)
    Lien

  • gongio
    • Posté à 14h46 le 16/03/2010
    • Internaute 67257

    GDF-Suez a dû faire fort pour avoir son prix. J’ai récemment relevé un exemple caractéristique :

    Lien

    « We aim not only to minimise damage to the environment from our projects but to make a net positive impact on the environment wherever we work. »

    Read more ? ...

    Lien
    Lien

    Sans oublier, en bout de ligne, nous :

    Lien

  • tessnel
    tessnel
    parce que fraise des bois
    • Posté à 15h17 le 16/03/2010
    • Internaute 102897
      parce que fraise des bois

    A Leclerc je dis que j’irai faire mes courses dans un magasin de proximité je payerai un peu plus cher mais c’est aussi ça le marché équitable.

  • Oli6er
    Oli6er
    Cadre
    • Posté à 15h26 le 16/03/2010
    • Internaute 99281
      Cadre

    [humour noir on]
    Quand on voit que les enfants d’ailleurs sont capables de fabriquer des barres chocolatés, des chaussures de sport, des mobiles, etc. etc. on se dit que notre système éducatif est vraiment à la ramasse.
    [humour noir off]

  • coatl
    coatl
    SR
    • Posté à 16h06 le 16/03/2010
    • Internaute 50522
      SR

    haha, vous me faites marrer avec votre « guerre économique ». Votre constat candide est fort sympathique, mais quelle ne serait pas votre surprise, avouez-le, si une entreprise de la taille de celles que vous évoquez jouait vraiment le jeu du « développement durable » ou du commerce équitable.
    La logique économique veut bien sûr qu’elles tentent de jouer sur les deux tableaux : produire au moindre coût (pollution, exploitation des travailleurs) ET vendre plus cher grâce à un label de complaisance.
    Le seul et unique problème se nomme « capitalisme » et tant que ça existera, les entreprises tenteront par tous les moyens de maximiser leurs gains en contournant les normes sociales et environnementales.
    Ce qui est intéressant dans le green ou le social washing, c’est que les normes ne sont même pas imposées juridiquement, elles le sont par les « consommateurs » qui, manque de bol, sont parfois moins cons qu’ils en ont l’air...
    Conclusion : le capitalisme scie la branche sur laquelle il est assis. CQFD, mais on le savait déjà, merci quand même et bonne « guerre »...

  • tous_les_plaisirs
    tous_les_plaisirs
    et pas que du chocolat
    • Posté à 23h29 le 16/03/2010
    • Internaute 73078
      et pas que du chocolat

    Dans le genre croquignolesque « pour sauver la planète », offrez vous un McDo et lisez bien la plaquette affiché pas loin des caisses.
    C’est à mourir de rire.
    (mais j’aime bien leur trash food quand même)

  • freakfeatherfall
    freakfeatherfall
    moonchild
    • Posté à 05h32 le 17/03/2010
    • Internaute 21024
      moonchild

    « Le plus étonnant dans ces affrontements est l’attitude des entreprises : elles s’avèrent incapables pour l’instant de créer une cohérence entre leur communication moralisatrice et leurs actes. »

    un peu bisounours comme étonnement, non ?
    c’est pas leur comm mais leur marketing qui est moralisateur...
    le fair trade ? un marché, c’est tout... faut pas prendre les gens pour des cons...

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 20h01 le 17/03/2010
    • Internaute 23078
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    « le développement durable »

    ► Moi, quand j’entends parler du développement du rable,
    j’ai le sentiment qu’on me pose un lapin.